Bonjour,
J’aurai aimé avoir un apperçu de la façon dont vous gérez votre stress, parce que personnellement j’ai passé une année de sup infecte à cause de ça (bon infecte est un bien grand mot, mais la prépa pourrai être génial si on avait pas cette pression constante). Quand ça reste du stress, ça va, ça motive, mais quand ça passe à l’angoisse voir aux crises (envie de vomir, insomnie) c’est assez embêtant.
Sur la fin de l’année j’ai trouvé un médicament (spasmine) pour empécher le stress de se transformer en angoisse, ça semble avoir bien marché mais je vais quand même aller voir un médecin bientôt : en MP* par question de subir encore cette situation, j’ai atteind mes limites psychologiques sans traitement, maintenant il faut faire quelque chose.
(c’est une angoisse surtout dûe aux colles : avoir une tolle en DS ne me dérange pas du tout, tant que je n’ai pas un examinateur devant moi qui me signifie que mon travail ne vaut rien je ne stress pas. Mais la perspective d’une kholle m’empèche de me concentrer une bonne demi-journée).
Alors si vous avez des solutions à me proposer, je suis tout ouï !
Sun
EDIT : j’ai dû poster dans la mauvaise section, je n’avais pas vu que « Question diverses » était suivit de « sur les concours et cie » en plus petit, donc si un moderateur veut bien déplacer mon topic dans la bonne section…
Je pense que l’année de spé est beaucoup moins stressante que la sup. Je suppose qu’une raison de ton stress est la concurrence directe avec les autres élèves pour le passage en MP*, c’est courant… En revanche, en spé, la pression est mise par les concours, et tu es un peu moins directement « contre » tes petits camarades. En médecine, le fait que le concours soit commun à seulement un amphi accentue le stress, et je pense que là c’est pareil…
Sinon, ce que je faisais, c’est que la veille des DS (ils avaient lieu le samedi), je m’interdisais totalement d’ouvrir un livre ou de faire un sujet : c’est contre-productif si on a bien travaillé avant, et ça ne fait qu’accentuer votre stress. Tu peux étendre aux colles si tu trouves ça utile en spé…
Ba au niveau des DS c’est toujours ce que j’ai fais. Pour les kholles, elles étaient en général le jeudi soir et vendredi soir, et n’ayant pas cours le mercredi après midi et le jeudi après midi, j’avais largement le temps de réviser à fond les veilles. Ce n’est pas la concurrence pour le passage en MP* qui me stressait puisque l’ordre de la classe était assez fixe : toujours le même premier en maths (parfois égalisé à 20 par moi ou un autre), toujours le même premier en physique, voir le même deuxième, toujours le même premier en info (moi), etc. Bref on savait très bien qui ils allaient faire passer en étoile ou pas.
Le truc c’est que j’ai toujours bossé (en terminale surtout) pour obtenir une certaine reconnaissance de la part des profs, chose que j’obtenais en terminale, mais que je ne peux plus espérer avoir en prépa, donc avoir de mauvais commentaires faces aux profs en colle m’angoisse, et par extension l’idée d’avoir de mauvaises appréciations m’angoisse, et j’irai même jusqu’à dire que l’idée d’avoir l’idée d’une mauvaise appréciation m’angoisse (ça peut aller loin… appréhender non pas la colle du soir, mais l’après midi de stress…).
Le truc c’est que j’ai toujours bossé (en terminale surtout) pour obtenir une certaine reconnaissance de la part des profs
Je pense que c’est surtout de cette idée qu’il faut que tu te détaches. Un peu de reconnaissance fait toujours plaisir mais soyons franc : c’est vraiment très loin d’être l’objectif. Dis-toi que tu bosses uniquement pour toi, pour reussir tes concours et avoir une bonne école, ce que les profs pensent de toi importe peu tant que tu fais de ton mieux.
Quand aux colles, si en sup elles pouvaient influencer le passage en étoile, dis-toi bien qu’en spe elles ne représentent absolument rien. Ce ne sont que des entrainements et les colleurs sont là pour te faire progresser. Ils ne mettent pas toujours de bonnes appréciations ? Ces derniers sont presque tous diplomés d’une grande école et voient défiler de très bons élèves régulièrement, s’ils devaient relever les qualités de chacun ils ne s’en sortirai pas… et cela ne servirai pas à grande chose ! Ils vont forcement insister sur ce que tu n’as pas su faire, les choses que tu dois retravailler, les points ou tu peux encore t’améliorer…
Je ne pense pas (évidemment je ne suis pas médecin…) qu’augmenter les doses de médicament soit vraiment une solution. Dans quel état vas-tu arriver aux oraux de concours si les colles engendrent déjà une journée de stress ? Il faut simplement dédramatiser tout ça, les appréciations négatives des colleurs ne sont pas là pour te reprocher un manque de sérieux (vu tes bons résultats à l’écrit) mais pour t’aider à progresser.
Lorsqu’on te dit que ce passage de l’exercice n’allait pas du tout, cela veut aussi dire que le reste était très bien !
J’imagine que ce n’est pas si facile que ca de changer sa vision de la chose mais courage, tu sembles avoir fait une bonne sup alors ne te laisse pas démonter par de banales appréciations et continue comme ca. La prepa est un long combat 
Sandy a écrit:
Dans quel état vas-tu arriver aux oraux de concours si les colles engendrent déjà une journée de stress ?
et bien ça dépend des gens, en sup j’étais méga stressée mais à un point qu’on ne peut pas imaginer et étant en bcpst il y a l’horrible stress des colles de bio où l’on doit parler de son sujet pendant 1/4 heure, encore pire que les colles de maths ou de physique pour les gens timides et pourtant en bcpst, ce n’est pas le passage en étoile qui me stressait…
En spé, ça a été un peu mieux sauf à partir d’avril avec la pression des concours qui arrivaient, j’ai un peu stressé pour les écrits quand même, mais ça me stressait moins que les oraux.
Et là pour les oraux, miracle, le stress s’est envolé… j’avais déjà révisé une première fois pour les écrits, je revois tout encore une fois, bref je me suis sentie prête et ça a été beaucoup mieux. C’est surtout aussi une espèce de saturation et d’envie de vacances qui a chassé ce stress, j’avais tellement été sous pression jusqu’aux écrits que je ne pouvais plus stresser… là je suis en train de finir mes oraux et je peux vous dire que dans toutes les matières que j’ai déjà passées, j’étais moins stressée qu’en colle durant l’année…
alors il ne faut pas stresser à l’idée qu’on va stresser et paniquer pour les oraux
Conclusion : stressez tout ce que vous pouvez pendant l’année pour épuiser votre réserve de stress… 
marionc21 a écrit:
étant en bcpst il y a l’horrible stress des colles de bio où l’on doit parler de son sujet pendant 1/4 heure
Comme quoi, on ferait bien de nous entraîner à ça aussi en taupe : à mon oral de physique hier, j’ai eu un exposé de cours à développer pendant vingt minutes (mon sujet était : Deuxième principe de la thermodynamique, Fonction d’état entropie, Entropies créée et échangée, Transformations réversibles et irréversibles, Identités thermodynamiques, Application à la détente de Joule-Gay-Lussac, pour ceux que ça intéresse) avant l’exercice. Quand on a plus de question de cours en colle depuis un an (et encore, ici, ce n’est même pas une vraie question de cours), c’est pas facile !
Perso, les colles, je ne les trouvaient stressantes qu’en physique.. Maintenant , aux concours, ça s’étend même au français, à l’allemand (bon, je suis nul de toute manière), aux maths et cie.. Je ne stresse pas du tout pour les écrits, heureusement.
Mais j’avoue que j’espère passer les derniers oraux de ma vie ; après, pour gérer son stress, se dire que ce n’est QU’une colle (ou qu’un oral qui va décider de ta vie future -_-), et utiliser des images mentales appaisantes (des paquerettes, oui pourquoi pas) ^^
Je pense qu’il faut essayer d’être serein en colle durant l’année, parce que sinon pendant les concours ça devient la folie (je trouve) (certaines écoles ont des couloirs particulièrement stressants)..
J’ai toujours été très résistant au stress, mais je dois avouer que le premier oral à l’X, c’était hyper flippant
, avis aux amateurs… 
Il n’y a pas de recette miracle, il faut DEDRAMATISER et RELATIVISER, et comme dit plus haut: tu travailles pour toi bon sang, qu’importe ce que les autres pensent!
raorg a écrit:
(certaines écoles ont des couloirs particulièrement stressants)..
J’ai surnommé celui de l’X « le couloir de la mort », avec des beaux spécimens de taupins fossilisés par le stress (tiens, ça pourrait intéresser les BCPST)
MooMooB a écrit:
[quote=« raorg »]
(certaines écoles ont des couloirs particulièrement stressants)..
J’ai surnommé celui de l’X « le couloir de la mort », avec des beaux spécimens de taupins fossilisés par le stress (tiens, ça pourrait intéresser les BCPST)
[/quote]
Tu n’es pas le seul à l’avoir surnommé comme ça 
J’ai décidé de ne plus aller que quelques minutes avant la convocation près des salles, sinon c’est insupportable. Les couloirs menant aux salles d’ADS sont affreux aussi (enfin ils étaient plongés dans le noir quand je suis passé devant), ça donne très envie d’y aller…
raorg a écrit:
J’ai décidé de ne plus aller que quelques minutes avant la convocation près des salles, sinon c’est insupportable.
Moi de même. Je conseille de faire de même aux futurs admissibles de la série4…
Heu, petite question:
l’oral consiste à faire un exercice au tableau ou rien à voir? (si c’est le 2e cas, j’aimerai bien qu’on m’éclaire
)
Alors quelle difference entre un exercice au tableau et un exercice à l’écrit? 
(je demande pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais fait d’exo au tableau
)
john_kennedy a écrit:
Alors quelle difference entre un exercice au tableau et un exercice à l’écrit? 
(je demande pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais fait d’exo au tableau
)
Faire un exercice tout seul sur sa feuille ça n’a rien à voir, on peut faire des fautes, écrire n’importe quoi, se permettre tout ce qu’on veut.
Un exercice (au tableau donc) a pour but de tester l’aptitude du candidat à la recherche d’une solution. L’examinateur ne donne à la base aucune indication, et c’est en fait un dialogue avec lui, il teste la réactivité quand il donne une indication, il recadre quand on part dans une mauvaise direction, etc..
john_kennedy a écrit:
Alors quelle difference entre un exercice au tableau et un exercice à l’écrit? 
(je demande pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais fait d’exo au tableau
)
Je trouve que les colles sont finalement assez proches d’exercices faits à l’écrit. Le fait d’etre 3 eleves pour 1 examinateur y est pour bcp : chacun fait son exo dans son coin et de temps en temps on explique ce qu’on est en train de faire, pourquoi on le fait, et on réagit à ses indications.
Pour un oral j’ai pu constater la semaine derniere que c’est très différent : tu as bien sur un examinateur pour toi tout seul et celui-ci ne te lache pas d’une semelle, est toujours derrière toi à regarder tout ce que tu fais et à demander des précisions sur le moindre point ou tu sembles hesiter (le « oui oui, je vois tout à fait » si pratique en colle ne marche plus ici
).
Du coup j’avais un peu l’impression d’etre sous une épée de Damoclès : il faut rester concentré et bien réfléchir à tout ce qu’on va dire ou écrire, essayer de choisir des mots justes et précis et savoir que la moindre connerie risque de faire perdre des points. Meme si les examinateurs ne sont pas sadiques à attendre la moindre erreur pour diminuer notre note de 10 points, tout ca fait que le stress est plus important que face à une feuille de papier, seul.
Sandy a écrit:
Pour un oral j’ai pu constater la semaine derniere que c’est très différent : tu as bien sur un examinateur pour toi tout seul et celui-ci ne te lache pas d’une semelle, est toujours derrière toi à regarder tout ce que tu fais et à demander des précisions sur le moindre point ou tu sembles hesiter.
Ou alors, il est juste endormi, ou en train de regarder par la fenêtre. Ce qui, au final, revient à faire un exo à l’écrit, mais à voix haute.
Ca dépend carrément de l’examinateur (voire du concours?), un peu comme en colle.
J’ai déjà eu, en deux semaines d’oraux, des extrèmes (de celui qui chipote en physique sur tous les détails au point que l’oral dure 1h20 à celle qui fait « ouioui » en hochant la tête, quoi qu’on dise). Et c’est la même chose en colle, il y a ceux qui te laissent faire ton exo tranquille dans ton coin, et ceux qui te harcèlent de questions sur tous les détails.
'fin, c’est clairement plus stressant qu’à l’écrit, mais c’est surtout (pour moi) parcequ’on ne sait pas sur quoi (ou plutot qui) on va tomber, et que la part d’aléatoire due à l’attitude de l’examinateur parait beaucoup plus grande.
Et pour les brouillons vous faites comment? Vous essayez d’aller le plus loin possible dans votre raisonnement pour voir si ca colle (le jeu de mot n’était pas souhaité mais je trouve pas de synonyme à cette heure ci…) ?
il n’y a pas toujours de préparation
Je pense que c’est fonction du concours qu’on passe.
Aux oraux de centrale j’ai trouvé les examinateurs super sympa, alors que je suis ultra mauvais en ce moment.
Pour liie, ils me rappelent un peu les kholles de sup …
En sup ca casse toujours un peu, en spé beaucoup moins (en general).