Vous en pensez quoi des prépas scientifiques vs commerciales ?

Edgg, post:20, topic:135275 a écrit:

[quote=« zede, post:19, topic:135275 »]
Et de toute façon, on ne rentre pas en IAE sur dossier !

Du bac au master 2, comment entrer en IAE ? - L'Etudiant.

« Deuxième possibilité d’accéder à un IAE : l’entrée en licence 3, après deux années d’études, pour une année encore relativement généraliste. « Nous avons beaucoup d’étudiants qui viennent de parcours d’économie-gestion, mais aussi de DUT ou de BUT, quelques licences AES ou encore des BTS - par exemple comptabilité-gestion ou assistant de gestion », énumère Stéphane Bellini, directeur des études de l’IAE de Poitiers. Ainsi que des étudiants issus de classes préparatoires qui souhaitent se diriger vers le milieu académique. »

Pour prendre l’exemple des prépas scientifiques. Des étudiants intègrent l’Insa Lyon ou un magistère de math de Dauphine. On ne considère pas cela comme des lots consolations. On peut avoir une bonne école et préférer un de ces deux choix.

Mon avis personnel sur les IAE est très positif. D’ailleurs le contenu des cours à GEM laisse à désirer par rapport à ce qui se fait à l’IAE de Grenoble.
[/quote]

Loin de moi l’idée de te contrarier, mais je n’ai rien lu qui me laisse penser qu’on puisse y entrer sur dossier…

Mais bon, je persiste à penser que le profil IAE est différent du profil GE, mais il est probable que je sois engoncé dans mes à priori.

Puisqu’on parle de lot de consolation, je vais te donner moi aussi un exemple.
Mon fils est à l’ENS, son objectif est l’agrégation, il veut clairement enseigner, que ce soit en lycée ou en collège.

Il sait donc où il va, et pourquoi.

Il est quasiment le seul de sa promo de 10 à vouloir faire ça, tous les autres veulent faire de la recherche et de l’enseignement dans le supérieur.

Quand ils comprendront qu’il y a un poste par an qui se libère, ils passeront aussi l’agreg pour pouvoir manger.

Ca sera donc un lot de consolation, avec la probabilité qu’ils soient aigris en se disant qu’ils sont normaliens mais ont les mêmes débouchés professionnels que quelqu’un qui est passé par la fac.

La conséquence sera soit une déprime, soit un coté vaguement puant (je caricature).

Ca sera la même chose si les IAE s’ouvrent massivement aux CPGE, tu auras des étudiants qui se sentiront supérieurs car ils auront été anoblis par deux ou trois années de « souffrance et de stress tests ».

father, post:21, topic:135275 a écrit:

Loin de moi l’idée de te contrarier, mais je n’ai rien lu qui me laisse penser qu’on puisse y entrer sur dossier…

Faire une recherche « iae dossier » sur google permet de facilement confirmer ce que je dis.
(de nombreuses IAE demandent pour le dossier de passer un test maison appelé SIM et également TOEIC et/ou TOEFEL. Mais ce n’est pas un concours, uniquement un élément du dossier. Il est possible de passer plusieurs fois le SIM)

Pour un poste en recherche après une ENS, tout dépend quel est le domaine visé pour un poste.

Si c’est en mathématiques théorique c’est effectivement très compliqué. Si c’est en mathématiques appliquées ou en biologie, c’est plus jouable.
Cela dépend donc de ce qu’il fait en ENS.

Il y a aussi la possibilité de partir à l’étranger.

Bon, tu as peut être raison, de toute façon, ça a beaucoup changé depuis mon époque au niveau du recrutement.
Au début des années 90, l’IAE, c’était pour les pauvres, les EC, c’était pour les petits bourges.
Mais nous nous rejoignons totalement sur le fait que l’IAE dispense une excellente formation et qu’une GEC ne présente pas d’avantage concurrentiel en deçà du top 3/6.

Je vais balayer devant ma porte…
Si les masters constituent le fer de lance des IAE (dont les MAE = M2 pour non gestionnaires), le niveau des recrutements (et leurs modalités) sont désormais très variés.
Sur 38 IAE, 42% co-portent/estampillent des L1.
Et 82% co-portent/estampillent des L3. Ca va de la gestion au tourisme en passant par le marketing et de nombreuses L3 de comptabilité.

Poitiers indique qd même pour sa L3 de gestion :
« Les étudiants qui intègrent cette licence 3 sont le plus souvent en provenance d’un premier cycle court d’étude du type BTS ou DUT GEA »
Il n y a pas d exclusive. Un ECG qui n a pas eu une école qu il juge décente et/ou qui ne veut pas mettre 45k sur la table peut très bien rejoindre une L3 universitaire.
Qu elle soit tatouée IAE ou pas.

Mais c est pas le pb qui est posé : cursus scientifique ou de gestion en post bac.
Et le fait est qu on peut aller sans difficulté de la technique vers le management.
Dans l autre sens c est beaucoup plus compliqué.

Pour le diagnostic des BS, 2 de mes relations ont jugé qu il n y avaient pas suffisamment appris.
Ils ont donc complété par des M2 universitaires spécialisés (à l’iAE d’Aix et à Dauphine). Du bon niveau…

Une petite pensée pour les gamins (et/ou les parents) qui ont payé des sommes folles pour le cursus de la BS de Pau et qui viennent d’apprendre que leur diplôme était salement dévalué …
https://etudiant.lefigaro.fr/article/etudes/ecoles-de-commerce-l-esc-pau-perd-son-grade-de-master-20230927/

Sup de co-pau ca nous faisait déjà rigoler il y a 30ans…
Ca doit concerner les nouvelles cohortes non ?

E3A_4ever, post:26, topic:135275 a écrit:

Sup de co-pau ca nous faisait déjà rigoler il y a 30ans…
Ca doit concerner les nouvelles cohortes non ?

Il y avait aussi Toulon qui nous faisait rire.
Mais oui, ce sont les nouveaux diplômés, mais je pense que les gens feront l’amalgame.
Sinon, j’ai appris il y a peu que l’IPAG était maintenant une grande école de commerce, membre de la confédération, tout ça…
L’IPAG quoi, à ce rythme, ça va bientôt être le tour de Pigier… :laughing:

C est pour donner un exemple du concept de mépris de classe ?

E3A_4ever, post:26, topic:135275 a écrit:

Sup de co-pau ca nous faisait déjà rigoler il y a 30ans…

Vous êtes certain que le niveau en mathématiques de tous les élèves de prépa MPSI / PCSI d’aujourd’hui est supérieur à celui des entrants sur concours à l’ESC Pau d’il y a 30 ans ?

Ai je dit cela ?
J évoquais l’acronyme et non le niveau des élèves.
Je ne me serais pas permis.
D autant que les critères d évaluation sont différents.
Ceci dit les prepas Hec duraient à l époque 1an.
Et les X considéraient a l époque les Hec comme des super bepc (l expression n est pas de moi) donc par relation d ordre.
Ceci dit, des taupins de très bas niveau sans aucune école au bout de 3ans j en ai très bien connus (a cette époque) :joy:
Nul doute que c était la même chose en épice.
L esc Pau recrute chaque année de moins en moins de prepa et de plus en plus loin. C est factuel.
Et ce n est qu un élément parmi d autres dans le retrait d agrément plus triste qu autre chose.
Sup de Pau avait développé plusieurs thématiques (sport, immobilier compta…).
Mais aujourd’hui il faut aligner des profs bardés de phd.
Certaines s en sont mieux sortie que d autres. C est la loi du genre.

Le retrait du grade n est pas certain.
https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/lesc-pau-incertain-sur-son-grade-master-devient-eklore-ed-school-of-management.html
Et un rebond est tenté.

Toujours pas de nouvelles du posteur…

Mais aujourd’hui il faut aligner des profs bardés de phd.

Un seul suffit. En français ca s appelle le doctorat et ça a toujours été la norme pour l’enseignement supérieur.

les X considéraient a l époque les Hec comme des super bepc (l expression n est pas de moi) donc par relation d ordre.

Ca en dit plus sur les X en question que sur HEC.
Et sur la tendance détestable de classer les gens par leur niveau supérieur en math.
Pour les bacheliers, les C étaient donc sensé être supérieur au D. C est dernier était supérieur au A.
Quand au B, leurs math étant triviales et ne pouvant pas prétendre être des artistes…
Bref un peu comme dans le meilleur des mondes

De ce de vue on vie clairement une époque décadente (dans les annee 70 y avait des espaces vectorielles et des Z/nZ au bac).
Ou peut être on peut éviter de se moquer.

W.

Concernant les ecoles de commerces, elles étaient historiquement pilotées par les CCI (certaines le sont encore) et les ‹ profs › etaient en ces temps reculés très loin de tous disposer d’un PhD.
Qu il s’agisse de contractuels ou du corps enseignant lui même.
Fussent ils excellentissimes.
Dans les annees 90/2000 il y a eu une course aux rankings internationaux dont l un des critères était le % de profs titulaires d’un phd.
On a alors fait comprendre à certains profs (très compétents ) qu ils devraient acquérir le sésame… ou changer de crèmerie (c’est du vécu).
Mais un prof avec un doctorat de gestion, qui trouve donc du boulot sans difficulté, avec souvent un profil international ca coute cher.
Si on ajoute le retrait au moins partiel des CCI, certaines écoles ont rencontré des difficultés.
D ou la hausse des frais de scolarité et la stratification observée.
Ce n’est pas le meilleur des mondes ou bienvenue à Gattaca mais la réalité.

Au fait, HEC a annoncé un Bachelor.. ils ont fini par craquer.
Le prix : 70 000 euros pour un bac+3.
Les écoles de commerce ont pour moi amorcé leur descente aux enfers.
Ceux qui pensent que c’est un bon plan à cause du nom HEC se leurent.
Vous n’imaginez pas ce que pense les recruteurs de ceux qui s’achètent un diplôme, ni du mépris de ceux qui auront fait la vraie école HEC.

A ce prix là je paie à mon gamin un studio pour qu’il démarre sereinement dans la vie et je l’envoie en prepa ou en but.

@father : on connaît l’histoire de la course au ranking et au désengagement des cci.
Mais pour moi le problème n’est pas la. La question centrale est ou va l’argent.

grenadine, post:29, topic:135275 a écrit:

[quote=« E3A_4ever, post:26, topic:135275 »]
Sup de co-pau ca nous faisait déjà rigoler il y a 30ans…

Vous êtes certain que le niveau en mathématiques de tous les élèves de prépa MPSI / PCSI d’aujourd’hui est supérieur à celui des entrants sur concours à l’ESC Pau d’il y a 30 ans ?
[/quote]

Sans aucun doute.

Hart, post:34, topic:135275 a écrit:

@father : on connaît l’histoire de la course au ranking et au désengagement des cci.
Mais pour moi le problème n’est pas la. La question centrale est ou va l’argent.

Dans un nouveau complexe immobilier à Pantin pour l’école de management de Grenoble.
Pare ce que la province, c’est pour les paysans, pas pour les futurs winners de l’économie !

Pas sûr que ça upgrade l’école.

Multiplier les sites ne me semblent pas être judicieux. Mais je suppose qu’ils savent faire un business plan.

Zocipal, post:31, topic:135275 a écrit:

Mais aujourd’hui il faut aligner des profs bardés de phd.

Un seul suffit. En français ca s appelle le doctorat et ça a toujours été la norme pour l’enseignement supérieur.

les X considéraient a l époque les Hec comme des super bepc (l expression n est pas de moi) donc par relation d ordre.

Ca en dit plus sur les X en question que sur HEC.
Et sur la tendance détestable de classer les gens par leur niveau supérieur en math.
Pour les bacheliers, les C étaient donc sensé être supérieur au D. C est dernier était supérieur au A.
Quand au B, leurs math étant triviales et ne pouvant pas prétendre être des artistes…
Bref un peu comme dans le meilleur des mondes

De ce de vue on vie clairement une époque décadente (dans les annee 70 y avait des espaces vectorielles et des Z/nZ au bac).
Ou peut être on peut éviter de se moquer.

W.

Désolé, mais c’était le bac E qui écrasait tous les autres en maths.

Flavie07, post:37, topic:135275 a écrit:

Pas sûr que ça upgrade l’école.

Multiplier les sites ne me semblent pas être judicieux. Mais je suppose qu’ils savent faire un business plan.

Ah ça, ils savent faire !
Partir sur des données théoriques, et extrapoler les courbes.
Et quand ça plante parce que la réalité ne correspond pas à leurs modèles, c’est que c’était la faute de la réalité. :laughing:

Hibiscus, post:38, topic:135275 a écrit:

Désolé, mais c’était le bac E qui écrasait tous les autres en maths.

Le programme de terminale E était le même que celui de terminale C non ?