Soit . On considère une fonction que l'on suppose -höldérienne, c'est-à-dire qu'il existe une constante telle que :
Pour tout entier , on définit le -ième polynôme de Bernstein associé à par :
Démontrer que la suite de polynômes converge uniformément vers sur et que la vitesse de convergence vérifie :
Introduire pour chaque une variable aléatoire suivant une loi binomiale .
Exprimer comme une espérance faisant intervenir .
Utiliser l'inégalité de Jensen pour la fonction concave .
Interprétation probabiliste des polynômes de Bernstein.
Utilisation de la concavité et de l'inégalité de Jensen.
Majoration de la variance d'une loi binomiale.
Résolution.
Soit . On considère une variable aléatoire suivant la loi binomiale .
D'après le théorème de transfert, l'espérance de la variable aléatoire est donnée par :
Comme la somme des probabilités d'une loi binomiale vaut , on peut écrire :
On en déduit l'expression de l'écart par linéarité de l'espérance :
En utilisant l'inégalité triangulaire pour l'espérance, puis l'hypothèse de höldérienneté de :
Posons . L'expression précédente s'écrit :
Comme , on a . La fonction est donc concave sur . Par l'inégalité de Jensen, on obtient :
Or, est le moment d'ordre 2 de l'écart entre et son espérance . Il s'agit de la variance de :
L'étude de la fonction montre qu'elle atteint son maximum en sur , d'où . Ainsi :
En injectant ce résultat dans notre majoration :
Cette majoration étant indépendante de , nous avons :
On conclut que :
Vérifier la concavité avant d'utiliser Jensen.
L'interprétation probabiliste des polynômes de Bernstein simplifie les calculs de convergence.