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Soient (α,β)∈R2(\alpha, \beta) \in \mathbb{R}^{2}. On s'intéresse à la série de terme général :

un=(−1)nnα+(−1)nnβu_{n}=\frac{(-1)^{n}}{n^{\alpha}+(-1)^{n} n^{\beta}}

  1. Déterminer le domaine des couples (α,β)(\alpha, \beta) pour lesquels la suite (un)(u_n) est bien définie pour nn assez grand.
  2. Étudier la nature de la série ∑un\sum u_n en discutant selon les valeurs de α\alpha et β\beta.

1.

Commencer par le cas α=β\alpha = \beta.

2.

Si α≠β\alpha \neq \beta, déterminer un équivalent simple de unu_n pour traiter les cas de divergence grossière ou d'absolue convergence.

3.

Dans le cas où il y a convergence du terme général sans absolue convergence, effectuer un développement asymptotique de unu_n à une précision suffisante pour isoler une série alternée et une série à termes positifs.

Idées clés

•

Étude de la divergence grossière (limite du terme général).

•

Utilisation des équivalents pour l'absolue convergence.

•

Développement asymptotique pour les séries semi-convergentes.

1. Domaine de définition.

Si α=β\alpha = \beta, on a nα+(−1)nnα=nα(1+(−1)n)n^\alpha + (-1)^n n^\alpha = n^\alpha (1 + (-1)^n).

Pour nn impair, le dénominateur s'annule : unu_n n'est pas définie.

On suppose donc désormais α≠β\alpha \neq \beta. Dans ce cas, le terme prépondérant au dénominateur ne s'annule jamais pour nn assez grand.

La suite (un) est deˊfinie pour n≫1  ⟺  α≠β\boxed{ \text{La suite } (u_n) \text{ est définie pour } n \gg 1 \iff \alpha \neq \beta }

2. Étude de la convergence.

Cas 1 : α<β\alpha < \beta.

Le terme prépondérant au dénominateur est (−1)nnβ(-1)^n n^\beta. On a :

un=(−1)n(−1)nnβ(1+(−1)nnα−β)=1nβ(1+(−1)nnα−β)u_n = \frac{(-1)^n}{(-1)^n n^\beta (1 + (-1)^n n^{\alpha-\beta})} = \frac{1}{n^\beta (1 + (-1)^n n^{\alpha-\beta})}

Ainsi, on obtient l'équivalent :

un∼1nβu_n \sim \frac{1}{n^\beta}

Par comparaison avec une série de Riemann :

  • Si β>1\beta > 1, la série ∑un\sum u_n converge absolument.
  • Si β⩽1\beta \leqslant 1, la série ∑un\sum u_n diverge.

Cas 2 : α>β\alpha > \beta.

Le terme prépondérant est nαn^\alpha. On a :

un=(−1)nnα(1+(−1)nnα−β)u_n = \frac{(-1)^n}{n^\alpha \left(1 + \frac{(-1)^n}{n^{\alpha-\beta}}\right)}

Sous-cas 2.1 : α⩽0\alpha \leqslant 0.

Alors nαn^\alpha ne tend pas vers +∞+\infty. Comme α>β\alpha > \beta, on a aussi β<0\beta < 0.

Alors unu_n ne tend pas vers 00, la série diverge grossièrement.

Sous-cas 2.2 : α>0\alpha > 0.

On peut effectuer un développement asymptotique :

un=(−1)nnα(1−(−1)nnα−β+o(1nα−β))u_n = \frac{(-1)^n}{n^\alpha} \left( 1 - \frac{(-1)^n}{n^{\alpha-\beta}} + o\left(\frac{1}{n^{\alpha-\beta}}\right) \right)

Ce qui donne :

un=(−1)nnα−1n2α−β+o(1n2α−β)u_n = \frac{(-1)^n}{n^\alpha} - \frac{1}{n^{2\alpha-\beta}} + o\left(\frac{1}{n^{2\alpha-\beta}}\right)

Analyse des termes :

  • La série ∑(−1)nnα\sum \frac{(-1)^n}{n^\alpha} converge par le critère spécial des séries alternées car α>0\alpha > 0.
  • La nature de ∑un\sum u_n dépend donc du terme 1n2α−β\frac{1}{n^{2\alpha-\beta}}.

La série ∑un\sum u_n converge si et seulement si ∑1n2α−β\sum \frac{1}{n^{2\alpha-\beta}} converge (le reste étant négligeable).

Pour α>β et α>0,∑un converge   ⟺  2α−β>1\boxed{ \text{Pour } \alpha > \beta \text{ et } \alpha > 0, \sum u_n \text{ converge } \iff 2\alpha - \beta > 1 }

Utiliser un équivalent pour une série dont le terme général change de signe.

La méthode de factorisation par le terme dominant pour les séries perturbées.