1. Existence.
Pour que un soit défini pour n grand, il faut que nα+(−1)n>0.
Ceci est vrai dès que nα→+∞ (donc α>0) ou si nα>1 pour n grand.
Si α⩽0, la suite (nα) est bornée, et nα+(−1)n peut s'annuler ou être négatif pour une infinité d'indices (par exemple si α=0 et n impair).
De plus, si α⩽0, un ne tend pas vers 0, donc la série diverge grossièrement.
On suppose deˊsormais α>0 2. Développement asymptotique.
Factorisons par nα sous la racine :
un=nα/21+nα(−1)n(−1)n=nα/2(−1)n(1+nα(−1)n)−1/2 Utilisons le développement (1+x)−1/2=1−21x+O(x2) quand x→0 :
un=nα/2(−1)n(1−2nα(−1)n+O(n2α1)) En distribuant le terme (−1)n/nα/2, on obtient :
un=nα/2(−1)n−2n3α/21+O(n5α/21) 3. Analyse de la convergence.
- La série ∑nα/2(−1)n est une série alternée qui converge par le CSSA car α/2>0 et la suite est décroissante vers 0.
- La série ∑2n3α/21 est une série de Riemann. Elle converge si et seulement si :
23α>1⟺α>32
- Le terme de reste vn=O(n5α/21) correspond à une série absolument convergente si :
25α>1⟺α>52
Conclusion :
Si α>2/3, alors 3α/2>1 et 5α/2>1, tous les termes (sauf le premier qui est alterné convergent) définissent des séries absolument convergentes.
Si 0<α⩽2/3, le terme −2n3α/21 est le terme général d'une série divergente vers −∞, tandis que les autres termes forment une série convergente.
∑un converge ⟺α>32