Soit (un)n∈N une suite réelle positive et décroissante. On suppose qu'il existe une bijection strictement croissante φ:N→N telle que pour tout k∈N∗ :
uφ(k)≥φ(k)1
Étudier la nature de la série ∑un.
1.
Minorer les sommes par tranches entre φ(k) et φ(k+1).
2.
Comparer la série obtenue à une intégrale ou à la croissance de ln(φ(k)).
Idées clés
•
Sommation par blocs (tranches de Cauchy).
•
Utilisation de la décroissance pour minorer les termes intermédiaires.
Résolution.
Considérons la somme par blocs entre deux valeurs consécutives de la bijection φ :
Par décroissance de la suite (un), pour j≤φ(k+1), on a uj≥uφ(k+1). D'où :
j=φ(k)+1∑φ(k+1)uj≥(φ(k+1)−φ(k))uφ(k+1)
En utilisant l'hypothèse uφ(k+1)≥φ(k+1)1, on obtient :
j=φ(k)+1∑φ(k+1)uj≥φ(k+1)φ(k+1)−φ(k)
Étudions la nature de la série de terme général vk=φ(k+1)φ(k+1)−φ(k).
On remarque que :
vk=1−φ(k+1)φ(k)
Si φ(k+1)φ(k) ne tend pas vers 1, alors vk ne tend pas vers 0 et la série diverge.
Si φ(k+1)φ(k)→1, alors vk∼−ln(φ(k+1)φ(k))=ln(φ(k+1))−ln(φ(k)).
La somme partielle de ces termes est :
k=1∑n−1vk≈ln(φ(n))−ln(φ(1))
Comme φ est une bijection strictement croissante de N dans N, on a φ(n)≥n, donc limn→+∞ln(φ(n))=+∞.
La série des vk diverge vers +∞.
La seˊrie ∑un diverge.
Intuition trompeuse sur la convergence.
La minoration par tranches pour prouver la divergence.