Convergence simple. Soit x∈[0,+∞[ fixé. On a :
fn(x)=exp(−(1+n1)ln(1+x)) Par continuité de la fonction exponentielle en −ln(1+x) :
n→+∞lim−(1+n1)ln(1+x)=−ln(1+x) On en déduit que :
n→+∞limfn(x)=exp(−ln(1+x))=1+x1 La suite (fn)n∈N∗ converge donc simplement sur [0,+∞[ vers la fonction f définie par :
f(x)=1+x1
Convergence uniforme. Soit x∈[0,+∞[. Étudions l'écart entre f et fn :
f(x)−fn(x)=1+x1−(1+x)1+1/n1=(1+x)1+1/n(1+x)1/n−1 On remarque que pour tout x≥0, (1+x)1/n≥1, donc f(x)−fn(x)≥0.
Considérons la fonction ϕ:t↦(1+t)α avec α=n1.
Puisque 0<α≤1, la fonction ϕ est concave sur [0,+∞[.
Sa courbe représentative est donc située sous sa tangente au point d'abscisse 0.
L'équation de cette tangente est y=ϕ(0)+ϕ′(0)t=1+αt. On a donc :
∀t≥0,(1+t)1/n≤1+nt En appliquant cette inégalité à notre expression de l'écart, il vient :
0≤f(x)−fn(x)≤(1+x)1+1/n1+nx−1=n(1+x)1+1/nx On peut simplifier cette majoration en observant que pour x≥0 :
(1+x)1+1/nx≤1+xx≤1 On obtient ainsi l'inégalité suivante, valable pour tout x∈[0,+∞[ :
0≤f(x)−fn(x)≤n1 Ceci montre que :
∥f−fn∥∞,[0,+∞[≤n1 Puisque limn→+∞n1=0, on conclut que la suite de fonctions (fn) converge uniformément vers f sur [0,+∞[.