Soit une suite de nombres réels positifs ou nuls. On s'intéresse à la nature des trois séries de termes généraux respectifs :
Montrer que ces trois séries sont de même nature, c'est-à-dire qu'elles convergent ou divergent simultanément.
Commencer par examiner le cas où la suite ne converge pas vers .
Dans le cas où , utiliser des équivalents des termes généraux et en fonction de .
Pour le terme intégral , on pourra utiliser le théorème fondamental de l'analyse ou un encadrement simple de la fonction sous l'intégrale au voisinage de .
Condition nécessaire de convergence (divergence grossière).
Comparaison par équivalence pour les séries à termes positifs.
Comportement local d'une fonction définie par une intégrale à borne variable.
Résolution.
Considérons les deux cas de figure possibles selon le comportement de la suite .
Premier cas : la suite ne tend pas vers .
Si la suite ne converge pas vers , alors il existe une sous-suite de qui reste éloignée de . De plus, si (ou si elle est non bornée), on observe les comportements suivants :
Dans cette situation, les termes généraux et ne tendent pas vers .
Deuxième cas : la suite converge vers .
Supposons désormais que . Nous allons chercher un équivalent de chaque terme général.
Conclusion sur la nature des séries :
Les suites , et sont des suites de réels positifs. D'après le théorème de comparaison des séries à termes positifs par équivalence, ces trois séries ont la même nature que la série .
Oublier le cas où le terme général ne tend pas vers 0 (divergence grossière).
Le critère d'équivalence pour les séries à termes positifs est un outil puissant pour ramener l'étude d'une série compliquée à une série plus simple.