Sur ]0,π/2[, la dérivée s'annule en xn tel que sin(xn)=n+11.
Alors cos(xn)=1−n+11=n+1n.
Le maximum de ∣fn∣ est atteint en xn (et par symétrie en π−xn) :
En utilisant l'équivalent (1−1/n)n→e−1, on obtient :
∥fn∥∞∼n1e−1/2n→+∞0
La convergence est donc uniforme vers 0 sur [0,π].
fnU0 sur [0,π]
Convergence simple de la série ∑fn.
Si x=0, fn(0)=0, la série converge et S(0)=0.
Si x=π, fn(π)=0, la série converge et S(π)=0.
Si x∈]0,π[, on reconnaît une série géométrique de raison q=cos(x) avec ∣q∣<1.
S(x)=n=0∑∞sin(x)cosn(x)=sin(x)1−cos(x)1
En utilisant sin(x)=2sin(x/2)cos(x/2) et 1−cos(x)=2sin2(x/2), on a :
S(x)=2sin2(x/2)2sin(x/2)cos(x/2)=cotan(2x)
∀x∈]0,π[,S(x)=cotan(2x) et S(0)=S(π)=0
Convergence normale.
D'après l'étude de la question 1, nous avons :
∥fn∥∞∼en1
C'est le terme général d'une série de Riemann divergente (α=1/2≤1).
La seˊrie ∑fn ne converge pas normalement sur [0,π]
Convergence uniforme.
Supposons que la série converge uniformément sur [0,π]. Comme chaque fn est continue sur [0,π], la somme S devrait être continue sur [0,π].
Or, nous avons vu que :
x→0+limS(x)=x→0+limcotan(2x)=+∞
La fonction somme n'est même pas bornée au voisinage de 0, elle n'est donc pas continue en 0.
Ceci contredit l'hypothèse de convergence uniforme.
La seˊrie ∑fn ne converge pas uniformeˊment sur [0,π]
Note : On peut cependant montrer la convergence uniforme (et même normale) sur tout segment [a,π] avec a>0.
Confondre convergence de la suite et convergence de la série.
L'étude de la continuité de la somme est l'outil principal pour nier la convergence uniforme.