On considère l'espace vectoriel muni de la norme de la convergence uniforme . Soit un noyau continu s'annulant sur la partie supérieure du domaine, c'est-à-dire :
Pour la question 1, procéder par récurrence. L'expression de s'obtient en injectant la définition de dans celle de . Utiliser le théorème de continuité sous le signe intégral pour la régularité.
Pour la question 2, une récurrence sur couplée à une intégration directe de la puissance de permettra d'obtenir la factorielle au dénominateur.
Pour la question 3, majorer à l'aide de la borne obtenue sur et reconnaître le terme général d'une série exponentielle pour conclure à la convergence normale.
Composition d'opérateurs à noyau (noyaux de Volterra).
Utilisation de l'interversion intégrale-intégrale (Fubini sur domaine triangulaire).
Majoration de type exponentielle pour les opérateurs intégraux.
Convergence normale dans un espace de Banach (ici ).
Résolution.
Initialisation : Pour , convient par définition de .
Hérédité : Supposons qu'il existe vérifiant les propriétés demandées. Soit , on a :
La continuité de sur se démontre à l'aide du théorème de continuité sous le signe intégral (ou par convergence dominée) appliqué à la fonction où les tildes désignent les prolongements par zéro.
Montrons par récurrence sur la propriété .
Pour : . L'inégalité est vérifiée.
Supposons vraie pour un certain . Pour :
Soit et . Pour tout :
La série de fonctions converge donc normalement, et par suite \boxed{\text{uniformément sur } [a, b]}.
Mauvaise gestion des bornes d'intégration lors de la composition des noyaux.
Les opérateurs de Volterra sont quasinilpotents (rayon spectral nul).