Résolution.
Notons un(x)=sin(nx)xn le terme général de la série pour n∈N et x∈R.
- Cas où ∣x∣<1 :
Pour tout n∈N et tout x∈R, on a la majoration classique ∣sin(nx)∣≤1. On en déduit :
∣un(x)∣≤∣x∣n
Comme ∣x∣<1, la série géométrique ∑∣x∣n converge.
Par comparaison de séries à termes positifs, la série ∑un(x) est absolument convergente, donc convergente.
- Cas où x est un multiple de π :
Supposons qu'il existe k∈Z tel que x=kπ.
Alors pour tout n∈N, on a nx=nkπ, d'où sin(nx)=0.
Le terme général un(x) est donc constamment nul, ce qui assure la convergence de la série (sa somme est nulle).
- Cas où ∣x∣≥1 et x∈/πZ :}
Raisonnons par l'absurde en supposant que la série ∑un(x) converge.
D'après la condition nécessaire de convergence, la suite (un(x)) doit tendre vers 0.
Puisque ∣x∣≥1, on a :
∣un(x)∣=∣sin(nx)∣⋅∣x∣n≥∣sin(nx)∣
Ainsi, la convergence de (un(x)) vers 0 implique nécessairement que :
n→+∞limsin(nx)=0
Utilisons maintenant la formule d'addition du sinus :
∀n∈N,sin((n+1)x)=sin(nx)cos(x)+cos(nx)sin(x)
Par passage à la limite dans cette égalité, comme sin(nx)→0 et sin((n+1)x)→0, on obtient :
n→+∞limcos(nx)sin(x)=0
Or, nous avons supposé x∈/πZ, donc sin(x)=0. On en déduit que :
n→+∞limcos(nx)=0
Enfin, en utilisant la relation pythagoricienne sin2(nx)+cos2(nx)=1, le passage à la limite donne :
02+02=1
Cette contradiction prouve que la suite (un(x)) ne tend pas vers 0. La série diverge donc grossièrement.
Conclusion :
L'ensemble de définition D de la fonction f est la réunion de l'intervalle ouvert ]−1,1[ et de l'ensemble des multiples de π.
D=]−1,1[∪{kπ∣k∈Z}