Déterminer l'ensemble de définition de ces trois fonctions.
Étudier la convergence uniforme de ces séries sur tout intervalle de la forme [a,+∞[ avec a>0. En déduire que ces fonctions sont continues sur ]0,+∞[.
Déterminer un équivalent simple de f(x), g(x) et h(x) lorsque x tend vers 0+.
1.
Pour la convergence, utiliser l'équivalent sinh(u)∼21eu lorsque u→+∞.
2.
Pour la continuité, montrer la convergence normale sur les compacts de l'ensemble de définition.
3.
Pour les équivalents en 0+, utiliser une comparaison série-intégrale. On pourra effectuer le changement de variable u=xt dans l'intégrale associée.
Idées clés
•
Étude de la convergence par comparaison à des séries géométriques.
•
Convergence normale sur [a,+∞[ pour la régularité.
•
Comparaison série-intégrale pour le comportement asymptotique en 0.
1. Domaines de définition.
Soit x∈R. Pour f et g, le terme général n'est défini que si nx=0 pour tout n≥1, donc x=0.
Par symétrie (imparité de sinh), on restreint l'étude à x>0.
Lorsque n→+∞ :
sinh(nx)=2enx−e−nx∼2enx
On en déduit les équivalents des termes généraux :
sinh(nx)1∼2e−nxetsinh2(nx)1∼4e−2nx
Comme x>0, e−x<1, ces termes sont les restes de séries géométriques convergentes.
Par symétrie, les séries convergent aussi pour x<0.
Pour h, le terme n=0 vaut 1/cosh(0)=1. Pour x=0, le raisonnement est identique car cosh(nx)∼2en∣x∣.
Pour x=0, 1/cosh(0)=1, la série ∑1 diverge grossièrement.
Df=Dg=R∗etDh=R∗
2. Convergence uniforme et continuité.
Soit a>0. Pour tout x∈[a,+∞[ et n≥1 :
sinh(nx)≥sinh(na)>0
Ainsi :
sinh(nx)1≤sinh(na)1
Comme la série ∑sinh(na)1 converge, la série définissant f converge normalement, donc uniformément, sur [a,+∞[.
Chaque terme x↦sinh(nx)1 étant continu sur ]0,+∞[, la somme f est continue sur tout [a,+∞[, donc sur ]0,+∞[.
Le raisonnement est identique pour g et h.
3. Équivalents en 0+.
Considérons f(x) pour x→0+. La fonction t↦sinh(xt)1 est décroissante sur [1,+∞[.
Par comparaison série-intégrale :
∫1+∞sinh(xt)dt≤f(x)≤sinh(x)1+∫1+∞sinh(xt)dt
Effectuons le changement de variable u=xt (du=xdt) dans l'intégrale :
I(x)=∫1+∞sinh(xt)dt=x1∫x+∞sinh(u)du
Au voisinage de 0, sinhu1=u1+O(u). Ainsi :
∫x1sinhudu=∫x1(u1+O(u))du=−ln(x)+O(1)
Puisque ∫1+∞sinhudu converge, on a ∫x+∞sinhudu=−lnx+O(1).
Comme sinhx1∼x1 est négligeable devant xlnx, on obtient :
f(x)x→0+∼−xlnx
Pour g(x), on utilise J(x)=x1∫x+∞sinh2udu.
Au voisinage de 0, sinh2u1∼u21.
L'intégrale ∫x+∞sinh2udu est dominée par sa borne inférieure :
∫x+∞sinh2udu∼∫x1u2du∼x1
D'où :
g(x)x→0+∼x21
Pour h(x), avec n=0 inclus, on compare à K(x)=∫0+∞cosh(xt)dt=x1∫0+∞coshudu.
On calcule L=∫0+∞coshudu=∫0+∞e2u+12eudu=2[arctan(eu)]0+∞=2(2π−4π)=2π.
D'où :