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On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=e−x2f(x) = e^{-x^2}.

Pour tout réel t>0t > 0, on pose :

S(t)=∑n=0+∞f(nt)S(t) = \sum_{n=0}^{+\infty} f(nt)

  1. Justifier que pour tout t>0t > 0, la série définissant S(t)S(t) est convergente.
  2. Déterminer un équivalent de S(t)S(t) lorsque tt tend vers 0+0^+.

1.

Pour la convergence, utiliser une comparaison avec une série de Riemann ou la rapidité de la décroissance de l'exponentielle.

2.

Pour l'équivalent, utiliser la méthode de comparaison série-intégrale pour une fonction décroissante sur [0,+∞[[0, +\infty[.

3.

Ne pas oublier d'effectuer un changement de variable dans l'intégrale pour faire apparaître l'intégrale de Gauss ∫0+∞e−u2du=π2\int_0^{+\infty} e^{-u^2} du = \frac{\sqrt{\pi}}{2}.

Idées clés

•

Convergence des séries à termes positifs.

•

Encadrement par comparaison série-intégrale.

•

Calcul de l'intégrale de Gauss.

Résolution.

  1. Soit t>0t > 0 fixé. Étudions la nature de la série ∑n≥0e−(nt)2\sum_{n \ge 0} e^{-(nt)^2}. Comme t2>0t^2 > 0, on a n2t2→+∞n^2 t^2 \to +\infty quand n→+∞n \to +\infty. Par croissance comparée, on sait que :
    n2e−(nt)2→n→+∞0n^2 e^{-(nt)^2} \xrightarrow[n \to +\infty]{} 0
    Il existe donc un rang n0n_0 tel que pour tout n≥n0n \ge n_0 :
    0≤e−(nt)2≤1n20 \le e^{-(nt)^2} \le \frac{1}{n^2}
    Comme la série de Riemann ∑1n2\sum \frac{1}{n^2} converge, par théorème de comparaison des séries à termes positifs :
    La seˊrie ∑n≥0e−(nt)2 converge pour tout t>0.\boxed{\text{La série } \sum_{n \ge 0} e^{-(nt)^2} \text{ converge pour tout } t > 0.}

  2. Soit t>0t > 0. On considère la fonction g:x↦e−(xt)2g : x \mapsto e^{-(xt)^2}. La fonction gg est continue, positive et strictement décroissante sur [0,+∞[[0, +\infty[. D'après le théorème de comparaison série-intégrale, on a l'encadrement suivant :
    ∫0+∞g(x) dx≤∑n=0+∞g(n)≤g(0)+∫0+∞g(x) dx\int_0^{+\infty} g(x)   dx \le \sum_{n=0}^{+\infty} g(n) \le g(0) + \int_0^{+\infty} g(x)   dx
    Calculons l'intégrale I(t)=∫0+∞e−(xt)2 dxI(t) = \int_0^{+\infty} e^{-(xt)^2}   dx. On effectue le changement de variable u=xtu = xt, d'où du=t dxdu = t   dx (puisque t>0t > 0). \begin{align*} I(t) &= \int_0^{+\infty} e^{-u^2} \frac{du}{t}
    &= \frac{1}{t} \int_0^{+\infty} e^{-u^2}   du \end{align*} On utilise le résultat classique sur l'intégrale de Gauss : ∫0+∞e−u2 du=π2\int_0^{+\infty} e^{-u^2}   du = \frac{\sqrt{\pi}}{2}. On en déduit :
    I(t)=π2t\boxed{ I(t) = \frac{\sqrt{\pi}}{2t} }
    En injectant ce résultat dans l'encadrement de S(t)S(t), on obtient :
    π2t≤S(t)≤1+π2t\frac{\sqrt{\pi}}{2t} \le S(t) \le 1 + \frac{\sqrt{\pi}}{2t}
    Multiplions l'inégalité par tt (qui est strictement positif) :
    π2≤tS(t)≤t+π2\frac{\sqrt{\pi}}{2} \le t S(t) \le t + \frac{\sqrt{\pi}}{2}
    Par le théorème des gendarmes, lorsque t→0+t \to 0^+, on a :
    lim⁡t→0+tS(t)=π2\lim_{t \to 0^+} t S(t) = \frac{\sqrt{\pi}}{2}
    Ce qui se traduit par l'équivalent :
    S(t)∼t→0+π2t\boxed{ S(t) \underset{t \to 0^+}{\sim} \frac{\sqrt{\pi}}{2t} }

Oubli de la monotonie ou erreur sur les bornes de l'encadrement.

Méthode de comparaison série-intégrale pour obtenir un équivalent.