1. Existence et localisation du maximum.
La fonction fn est continue sur le segment [0,1], elle y est donc bornée et atteint ses bornes.
Comme fn(0)=fn(1)=0 et que fn(t)>0 sur ]0,1[, le supremum un est un maximum atteint en au moins un point αn∈]0,1[.
La fonction fn est dérivable sur ]0,1[, sa dérivée est donnée par :
fn′(t)=n[ntn−1sin(πt)+πtncos(πt)]=ntn−1[nsin(πt)+πtcos(πt)] Un point critique αn vérifie fn′(αn)=0. Comme αn=0 et sin(παn)=0 (car cos(παn)=0 impliquerait sin(παn)=0, ce qui est impossible), on obtient :
nsin(παn)+παncos(παn)=0⟺tan(παn)=−nπαn Sur ]0,1[, nπαn>0, donc tan(παn)<0.
Cela impose παn∈]2π,π[, soit :
αn∈]21,1[ 2. Analyse asymptotique de αn.
Lorsque n→+∞, l'équation tan(παn)=−nπαn montre que tan(παn)→0.
Comme παn∈]2π,π[, on en déduit que παn→π, d'où αn→1.
Posons αn=1−εn avec εn→0+. L'équation devient :
tan(π−πεn)=−nπ(1−εn)⟺−tan(πεn)=−nπ(1−εn) Ainsi, tan(πεn)=nπ−nπεn. Comme πεn→0, on a tan(πεn)∼πεn.
Par équivalence, il vient πεn∼nπ, soit :
εn=n1+o(n1) 3. Calcul de la limite de un.
On a un=fn(αn)=nαnnsin(παn).
En utilisant αn=1−εn, on a sin(παn)=sin(π−πεn)=sin(πεn).
D'une part :
nsin(πεn)∼n(πεn)∼n(nπ)=π D'autre part, pour le terme de puissance :
αnn=(1−εn)n=exp(nln(1−εn)) En utilisant le développement limité de ln(1−x) et le fait que εn=n1+o(n1) :
nln(1−εn)=n(−n1+o(n1))=−1+o(1) Par continuité de l'exponentielle :
n→+∞limαnn=e−1 En regroupant les deux résultats, on conclut :
n→+∞limun=π⋅e−1 n→+∞limt∈[0,1]supfn(t)=eπ