Soit une fonction -périodique. On suppose que est -höldérienne avec , c'est-à-dire qu'il existe une constante telle que :
Pour la question 1, utiliser l'expression intégrale de et effectuer le changement de variable pour faire apparaître un accroissement de .
Pour la question 2, considérer la fonction et lui appliquer la formule de Parseval.
Pour la question 3, découper la somme par blocs dyadiques () et utiliser l'inégalité de Cauchy-Schwarz sur chaque bloc en exploitant le résultat de la question 2.
Relation entre régularité locale (Hölder) et décroissance des coefficients de Fourier.
Utilisation du décalage de la variable dans l'intégrale pour exploiter la périodicité.
Identité de Parseval pour lier norme et coefficients de Fourier.
Découpage dyadique pour la convergence absolue (Théorème de Bernstein).
Résolution.
Effectuons le changement de variable . On a et par -périodicité de la fonction sous l'intégrale :
En sommant les deux expressions, on obtient :
Grâce à l'hypothèse de -höldérianité :
On en déduit immédiatement :
Appliquons l'identité de Parseval à la fonction , qui est continue et -périodique :
Or, par l'hypothèse Hölder, . Ainsi :
En posant , on obtient :
Utilisons le résultat de la question 2 avec . Pour , l'argument vérifie . Sur cet intervalle, . Donc :
On en déduit . D'où :
Comme , la série géométrique converge. \boxed{\text{La série } \sum |c_n(f)| \text{ est donc convergente.}}
Ne pas confondre continuité et convergence absolue de la série de Fourier.
Théorème de Bernstein : f est alpha-höldérienne avec alpha > 1/2 implique la convergence absolue de sa série de Fourier.