WikiPrépaLivrets

BCE Maths appliquées EDHEC ECE 2003Sujet, corrigé et rapport du jury

Epreuve de maths appliquées - ECE 2003

Téléchargements

Description

Annale de maths appliquées BCE EDHEC pour la filiere ECE, session 2003.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

MATHÉMATIQUES EDHEC 2003 OPTION ÉCONOMIQUE

Exercice On note f la fonction définie, pour tout réel x strictement positif, par : f(x) = (e^(1/x))/(x^2).
  1. a) Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1 , montrer que l'intégrale I_n = ∫_n^(+ ∞)f(x)dx est convergente et exprimer I_n en fonction de n.
    b) En déduire que I_n ∼ _(+ ∞)1/n.
  2. Montrer que la série de terme général u_n = f(n) est convergente.
  3. a) Établir que: ∀k ∈ ℕ^∗, f(k + 1) ⩽ ∫_k^(k + 1)f(x)dx ⩽ f(k).
    b) En sommant soigneusement cette dernière inégalité, montrer que :
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = n + 1)^(+ ∞)u_k ⩽ I_n ⩽ ∑_(k = n + 1)^(+ ∞)u_k + (e^(1/n))/(n^2)
c) Déduire des questions précédentes un équivalent simple, lorsque n est au voisinage de + ∞, de ∑_(k = n + 1)^(+ ∞)(e^(1/k))/(k^2).

Exercice

Dans cet exercice, n désigne un entier naturel non nul.
  1. Soit f_n la fonction définie par : f_n(x) = {nx^(n − 1), si x ∈ [0; 1]; 0, sinon
Montrer que f_n est une densité de probabilité.
2. On considère une variable aléatoire X_n réelle dont une densité de probabilité est f_n. On dit alors que X_n suit une loi monôme d'ordre n.
a) Reconnaître la loi de X_1.
b) Dans le cas où n est supérieur ou égal à 2 , déterminer la fonction de répartition F_n de X_n, ainsi que son espérance E(X_n) et sa variance V(X_n).
3. On considère deux variables aléatoires U_n et V_n définies sur le même espace probabilisé ( Ω, A, P ), suivant la loi monôme d'ordre n(n ⩾ 2) et indépendantes, c'est-à-dire qu'elles vérifient en particulier l'égalité suivante :
∀x ∈ ℝ, P(U_n ⩽ x ∩ V_n ⩽ x) = P(U_n ⩽ x)P(V_n ⩽ x)
On pose M_n = sup(U_n, V_n) et on admet que M_n est une variable aléatoire définie, elle aussi, sur (Ω, A, P).
a) Pour tout réel x, écrire, en justifiant la réponse, l'événement ( M_n ⩽ x ) à l'aide des événements (U_n ⩽ x) et ( V_n ⩽ x ).
b) En déduire une densité de M_n. Vérifier que M_n suit une loi monôme dont on donnera l'ordre, puis déterminer sans calcul E(M_n).
c) On pose T_n = inf(U_n, V_n). Exprimer M_n + T_n en fonction de U_n et V_n, puis en déduire, sans calcul d'intégrale, la valeur de E(T_n).

Exercice

  1. Montrer que : ∀x ∈ ℝ^∗, (e^x − 1)/x > 0.
On considère la fonction f définie sur ℝ par : {f(x) = ln((e^x − 1)/x); f(0) = 0 si x ≠ 0
2. Montrer que f est continue sur ℝ.
3. Montrer que f est de classe C^1 sur ] − ∞; 0[ et sur ]0; + ∞[, puis préciser f^′(x) pour tout x de ℝ^∗.
4. a) Montrer que lim_(x → 0)f^′(x) = 1/2.
b) En déduire que f est de classe C^1 sur ℝ et donner f^′(0).
5. a) Etudier les variations de la fonction g définie par: ∀x ∈ ℝ, g(x) = xe^x − e^x + 1
b) En déduire le signe de ( x ), puis dresser le tableau de variations de f (limites comprises).
On considère la suite ( u_n ) définie par la donnée de son premier terme u_0 > 0 et par la relation, valable pour tout entier naturel n : u_(n + 1) = f(u_n).
6. Montrer que: ∀n ∈ ℕ, u_n > 0.
7. a) Vérifier que: ∀x ∈ ℝ, f(x) − x = f(− x).
b) En déduire le signe de f(x) − x sur ℝ_+^∗.
c) Montrer que la suite ( u_n ) est décroissante.
8. En déduire que ( u_n ) converge et donner sa limite.
9. Écrire un programme en Pascal permettant de déterminer et d'afficher le plus petit entier naturel n pour lequel u_n ⩽ 10^(− 3), dans le cas où u_0 = 1.

PROBLÈME

Un joueur participe à un jeu se jouant en plusieurs parties. Ses observations lui permettent d'affirmer que :
  • s'il gagne deux parties consécutives, alors il gagne la prochaine avec la probabilité 2/3.
  • s'il perd une partie et gagne la suivante, alors il gagne la prochaine avec la probabilité 1/2.
  • s'il gagne une partie et perd la suivante, alors il gagne la prochaine avec la probabilité 1/2.
  • s'il perd deux parties consécutives, alors il gagne la prochaine avec la probabilité 1/3.
Pour tout entier naturel n non nul, on note A_n l'événement: le joueur gagne la n^(ième) partie. De plus, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2 , on pose :
E_n = A_(n − 1) ∩ A_n F_n = A_(n − 1)^– ∩ A_n G_n = A_(n − 1) ∩ A_n^– H_n = A_(n − 1)^– ∩ A_n^–
  1. On admet que ( E_n, F_n, G_n, H_n ) est un système complet d'événements.
    a) Utiliser la formule des probabilités totales pour montrer que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2 , on a : P(E_(n + 1)) = 2/3P(E_n) + 1/2P(F_n).
    b) Exprimer de la même façon (aucune explication n'est exigée) les probabilités P(F_(n + 1)), P(G_(n + 1)) et P(H_(n + 1)) en fonction de P(E_n), P(F_n), P(G_n) et P(H_n).
    c) Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, on pose : U_n = (P(E_n); P(F_n); P(G_n); P(H_n)).
Vérifier que U_(n + 1) = MU_n, où M = (2/3, 1/2, 0, 0; 0, 0, 1/2, 1/3; 1/3, 1/2, 0, 0; 0, 0, 1/2, 2/3).
2. a) Soient P = (1, 1, 3, 3; − 2, − 1, − 1, 2; 2, − 1, 1, 2; − 1, 1, − 3, 3) et Q = (− 1, − 3, 3, 1; 2, − 3, − 3, 2; 2, 1, − 1, − 2; 1, 1, 1, 1).
Calculer PQ. En déduire que P est inversible et donner son inverse.
b) On note C_1, C_2, C_3 et C_4 les colonnes de P. Calculer MC_1, MC_2, MC_3 et MC_4, puis en déduire que − 1/3, 1/6, 1/2 et 1 sont les valeurs propres de M.
c) Justifier que M = PDP^(− 1), où D est une matrice diagonale que l'on déterminera.
Dans toute la suite, on suppose que le joueur a gagné les deux premières parties.
3. a) Montrer par récurrence que: ∀n ∈ ℕ, M^n = PD^n P^(− 1).
b) Montrer, également par récurrence, que : ∀n ⩾ 2, U_n = M^(n − 2)U_2.
c) Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2 , donner la première colonne de M^n, puis en déduire P(E_n), P(F_n), P(G_n) et P(H_n).
d) Montrer que l'on a :
lim_(n → + ∞)P(E_n) = 3/(10) lim_(n → + ∞)P(F_n) = 2/(10) lim_(n → + ∞)P(G_n) = 2/(10) lim_(n → + ∞)P(H_n) = 3/(10)
  1. Pour tout entier naturel k non nul, on note X_k la variable aléatoire qui vaut 1 si le joueur gagne la k^(ième) partie et qui vaut 0 sinon ( X_1 et X_2 sont donc deux variables certaines).
    a) Pour tout entier naturel k supérieur ou égal à 2 , exprimer A_k en fonction de E_k et F_k.
    b) En déduire, pour tout entier naturel k supérieur ou égal à 2 , la loi de X_k.
  2. Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2 , on note S_n la variable aléatoire égale au nombre de parties gagnées par le joueur lors des n premières parties.
    a) Calculer P(S_n = 2) en distinguant les cas n = 2, n = 3 et n ⩾ 4.
    b) Déterminer P(S_n = n).
    c) Pour tout entier n supérieur ou égal à 3 , écrire S_n en fonction des variables X_k, puis déterminer E(S_n) en fonction de n.

Pas de description pour le moment