BCE Maths appliquées emlyon ECE 2005Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2005
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Annale de maths appliquées BCE emlyon pour la filiere ECE, session 2005.
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Concepteur : EM LYON
1^(ère) épreuve (option économique)
MATHÉMATIQUES
Lundi 9 mai 2005 de 8 heures à 12 heures
Les candidats ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Exercice 1
On considère les éléments suivants de
M_3(ℝ) :
On note
E le sous-espace vectoriel de
M_3(ℝ) engendré par
I, J et
K .
Pour toute matriceM de
E , on note
M^0 = I , et si
M est inversible, on note, pour tout entier naturel
k ,
M^(− k) = (M^(− 1))^k , et on rappelle qu'alors
M^k est inversible et que
(M^k)^(− 1) = M^(− k) .
Pour toute matrice
- Déterminer la dimension de
E . - Calculer
J^2, JK, KJ etK^2 . - Soit la matrice
L = I + J .
a. Montrer, pour tout entier natureln :
b. Vérifier que
L est inversible et montrer, pour tout entier relatif
n :
c. Exprimer, pour tout entier relatif
n, L^n à l'aide de
I, L, L^2 et
n .
On considère la matrice
A = (0, 2, − 1; 1, 0, 1; 2, − 3, 3) de
M_3(ℝ) et on note
f l'endomorphisme de
ℝ^3 représenté par la matrice
A dans la base canonique de
ℝ^3 et
e l'application identique de
ℝ^3 dans lui-même.
4. Montrer quef admet une valeur propre et une seule que l'on déterminera.
4. Montrer que
Est-ce que
f est diagonalisable?
5.a. Soitw = (1, 0, 0) .
5.a. Soit
Calculer
v = (f − e)(w) et
u = (f − e)(v) .
Montrer que (u, v, w ) est une base de
ℝ^3 .
b. Déterminer la matrice associée àf relativement à la base (
u, v, w ).
c. Montrer quef est un automorphisme de
ℝ^3 et, pour tout entier relatif
n , exprimer
f^n à l'aide de
e, f, f^2 et
n .
Montrer que (
b. Déterminer la matrice associée à
c. Montrer que
Exercice 2
On considère l'application
f : ℝ → ℝ définie, pour tout réel
t , par :
- Tracer l'allure de la courbe représentative de
f . - Montrer que
f est une densité de probabilité. - Montrer que, pour tout réel
x , l'intégrale∫_(− ∞)^x f(t)dt converge, et calculer cette intégrale.
On distinguera les cas
x ⩽ 0 et
x > 0 .
4. Déterminer un réel positifα tel que
∫_0^α f(t)dt = 1/2 .
5. Soitx ∈ [0; + ∞[ fixé.
4. Déterminer un réel positif
5. Soit
On considère la fonction
φ_x définie sur
[0; + ∞[par : ∀u ∈ [0; + ∞[, φ_x(u) = ∫_(x − u)^(x + u)f(t)dt .
a. Calculerφ_x(0) et
lim_(u → + ∞)φ_x(u) .
b. Montrer :∀(u, v) ∈ ([0; + ∞[)^2, u < v ⟹ φ_x(v) − φ_x(u) ⩾ ∫_(x + u)^(x + v)f(t)dt .
a. Calculer
b. Montrer :
En déduire que
φ_x est strictement croissante sur
[0; + ∞[ .
c. On admet queφ_x est continue sur
[0; + ∞[ . Montrer que l'équation
φ_x(u) = 1/2 , d'inconnue
u , admet une solution et une seule dans
[0; + ∞[ .
On noteU : [0; + ∞[ → ℝ l'application qui, à tout réel
x ∈ [0; + ∞[ , associe
U(x) l'unique solution de l'équation
φ_x(u) = 0 .
Ainsi, pour toutx ∈ [0; + ∞[ , on a :
∫_(x − U(x))^(x + U(x))f(t)dt = 1/2 .
6.a. Vérifier, pour toutx ∈ [0; 1/2[ : U(x) = 1 − x .
b. Pour toutx ∈ [1/2; + ∞[ , montrer :
φ_x(x) ⩾ 1/2 , puis :
x − U(x) ⩾ 0 , et en déduire :
U(x) = √(4 + (x + 1)^2) − 2 .
7.a. Montrer que l'applicationU est continue sur
[0; + ∞[ .
b. Étudier la dérivabilité deU sur
[0; + ∞[ .
c. Montrer que la droite d'équationy = x − 1 est asymptote à la courbe représentative de
U .
d. Tracer l'allure de la courbe représentative deU .
8. On considère la suite réelle(a_n)_(n ∈ ℕ) définie par
{a_0 = 1; ∀n ∈ ℕ, a_(n + 1) = U(a_n).
a. Montrer :∀n ∈ ℕ, a_n ⩾ 1/2 .
b. Montrer que la suite(a_n)_(n ∈ ℕ) est décroissante.
c. En déduire que la suite(a_n)_(n ∈ ℕ) converge et montrer que sa limite est égale à
1/2 .
d. Écrire un programme en Turbo-Pascal qui calcule et affiche le plus petit entiern ∈ ℕ tel que :
c. On admet que
On note
Ainsi, pour tout
6.a. Vérifier, pour tout
b. Pour tout
7.a. Montrer que l'application
b. Étudier la dérivabilité de
c. Montrer que la droite d'équation
d. Tracer l'allure de la courbe représentative de
8. On considère la suite réelle
a. Montrer :
b. Montrer que la suite
c. En déduire que la suite
d. Écrire un programme en Turbo-Pascal qui calcule et affiche le plus petit entier
Exercice 3
1. Préliminaire :
Soit
x ∈ ]0; 1[ . Dans une succession d'épreuves de Bernoulli indépendantes, de même probabilité d'échec
x , on définit deux suites de variables aléatoires
(S_n)_(n ⩾ 1) et
(T_n)_(n ⩾ 1) de la façon suivante :
- pour tout entier naturel
n non nul,S_n est la variable aléatoire égale au nombre d'épreuves nécessaires pour obtenir len -ième succès ;
⋆T_1 est la variable aléatoire égale àS_1 et pour tout entier natureln ⩾ 2, T_n est la variable aléatoire égale au nombre d'épreuves supplémentaires nécessaires pour obtenir len -ième succès après le(n − 1) -ième succès.
Ainsi, pour toutn ⩾ 2, T_n = S_n − S_(n − 1) et pour toutn ⩾ 1, S_n = T_1 + T_2 + ⋯ + T_n .
a. Pour tout entier natureln non nul, déterminer la loi deT_n et, sans calcul, donner l'espérance et la variance deT_n .
b. Pour tout entier natureln ⩾ 2 , justifier l'indépendance des variables aléatoiresT_1, T_2, …, T_n .
c. Pour tout entier natureln non nul, montrer que l'espérance et la variance deS_n sont définies et montrer :E(S_n) = n/(1 − x) etV(S_n) = (nx)/((1 − x)^2) .
d. Soitn un entier naturel non nul. Déterminer la loi deS_n .
Que peut-on dire, sans calcul, de la valeur de
∑_(k = n)^(+ ∞)P(S_n = k) ?
e. En déduire, pour toutx ∈ ]0; 1[ et pour tout entier naturel
n non nul :
e. En déduire, pour tout
- Deux joueurs
A etB procèdent chacun à une succession de lancers d'une même pièce. À chaque lancer, la probabilité d'obtenir pile estp(p fixé,p ∈ ]0; 1[) , et la probabilité d'obtenir face estq = 1 − p .
Le joueurA commence et il s'arrête quand il obtient le premier pile. On noteX la variable aléatoire égale au nombre de lancers effectués par le joueurA .
Le joueurB effectue alors autant de lancers que le joueurA et on noteY la variable aléatoire égale au nombre de piles obtenu par le joueurB .
a. Rappeler la loi deX et, pour toutk ⩾ 1 , donner la loi conditionnelle deY sachantX = k .
b. Quelles sont les valeurs prises parY ?
c. Montrer :
d. Soit
n un entier naturel non nul.
Montrer :
puis, en utilisant 1.e,
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