BCE Maths appliquées emlyon ECE 2013Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2013
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Annale de maths appliquées BCE emlyon pour la filiere ECE, session 2013.
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Concepteur : EMLYON Business School
1^(ère) épreuve (option économique)
MATHÉMATIQUES
Lundi 29 avril 2013 de 8 heures à 12 heures
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
lls ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
lls ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1
Partie I - Calcul d'une intégrale dépendant d'un paramètre
On considère l'application
g : [0; 1] ⟶ ℝ définie, pour tout
t ∈ [0; 1] , par :
- Montrer que
g est continue sur[0; 1] . - À l'aide d'une intégration par parties, calculer, pour tout
x ∈ ]0; 1[ , l'intégrale∫_x^1 g(t)dt . - En déduire que l'intégrale
∫_0^1 g(t)dt converge et que :
Partie II - Exemple de densité
On considère l'application
f : ℝ ⟶ ℝ définie, pour tout
t ∈ ℝ par :
- Montrer que
f est continue sur] − ∞; 1[ et sur]1; + ∞[ .
Est-ce que
f est continue en 1 ?
2. Établir que l'intégrale∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)dt converge et que :
∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)dt = 1 .
3. Montrer quef est une densité.
4. a. Montrer quef est de classe
C^2 sur
]0; 1[ et calculer
f^′(t) et
f^(′′)(t) pour tout
t ∈ ]0; 1[ .
b. En déduire que l'équationf^′(t) = 0 , d'inconnue
t ∈ ]0; 1[ , admet une solution et une seule, notée
α , et montrer :
1/e < α < 1 .
c. Écrire un programme en Turbo-Pascal qui calcule et affiche une valeur approchée deα à
10^(− 3) près, mettant en oeuvre l'algorithme de dichotomie.
2. Établir que l'intégrale
3. Montrer que
4. a. Montrer que
b. En déduire que l'équation
c. Écrire un programme en Turbo-Pascal qui calcule et affiche une valeur approchée de
Partie III - Calcul d'une fonction de répartition
On admet qu'il existe une variable aléatoire réelle
X ayant
f pour densité (l'application
f a été définie au début de la partie II) et on note
F la fonction de répartition de
X .
- Calculer, pour tout
x ∈ ]0; 1[ , l'intégrale∫_x^1 f(t)dt .
(On pourra utiliser le résultat obtenu à la question I.2.) - Calculer
F(x) pour toutx ∈ ℝ . - Tracer l'allure de la courbe représentative de
F .
Partie IV - Étude d'extremum local pour une fonction de deux variables réelles
On note
D l'ensemble des couples (
x, y ) appartenant à
]0; + ∞[^2 tels que :
x + y < 1 et
2x < 1 .
On considère l'applicationG : D ⟶ ℝ , de classe
C^2 sur l'ouvert
D , définie, pour tout
(x, y) ∈ D , par :
On considère l'application
l'application
f ayant été définie au début de la partie II.
- Représenter l'ensemble
D . - Calculer, pour tout
(x, y) ∈ D , les dérivées partielles premières deG en(x, y) , en fonction dex, y, f^′ . - Soit
(x, y) ∈ D . Montrer que(x, y) est un point critique deG si et seulement si :
- En déduire que
G admet un point critique et un seul, et qu'il s'agit de(α/2, α/2) , le réelα ayant été défini en II 4.b. - Est-ce que
G admet un extremum local ?
Exercice 2
On note
A = (0, 0, 0, 2; 0, 0, 1, 0; 0, 1, 0, 0; 2, 0, 0, 0) ∈ M_4(ℝ) .
- Est-ce que
A est diagonalisable dansM_4(ℝ) ? - Déterminer les valeurs propres de
A et, pour chaque valeur propre deA , déterminer une base du sous-espace propre associé. - En déduire une matrice diagonale
D ∈ M_4(ℝ) , à coefficients diagonaux rangés dans l'ordre croissant, et une matrice inversibleP ∈ M_4(ℝ) , à coefficients diagonaux tous égaux à 1 , telles queA = PDP^(− 1) , et calculerP^(− 1) .
On appelle commutant de
A , et on note
C_A , l'ensemble des matrices
M de
M_4(ℝ) telles que
On appelle commutant de
D , et on note
C_D , l'ensemble des matrices
N de
M_4(ℝ) telles que
- Montrer que
C_A est un sous-espace vectoriel deM_4(ℝ) . - Soit
M ∈ M_4(ℝ) . On noteN = P^(− 1)MP . Montrer :
- Déterminer
C_D , en utilisant les coefficients des matrices. - En déduire :
- Déterminer une base de
C_A et la dimension deC_A .
Exercice 3
Soit
n un entier supérieur ou égal à 2 .
On considère une urneU contenant
n boules numérotées de 1 à
n et indiscernables au toucher. On effectue une suite de tirages d'une boule avec remise de la boule dans l'urne
U .
On considère une urne
Partie I
Soit
k un entier supérieur ou égal à 1 . Pour tout
i ∈ [ [1; n] ] , on note
X_i la variable aléatoire égale au nombre d'obtentions de la boule numéro
i au cours des
k premiers tirages.
- Soit
i ∈ [ [1; n] ] . Donner la loi deX_i . Rappeler l'espérance et la variance deX_i . - Les variables aléatoires
X_1, X_2, …, X_n sont-elles indépendantes? - Soit
(i, j) ∈ [ [1; n] ]^2 tel quei ≠ j .
a. Déterminer la loi de la variable aléatoireX_i + X_j . Rappeler la variance deX_i + X_j .
b. En déduire la covariance du couple (X_i, X_j ).
Pour tout entier
k supérieur ou égal à 1 , on note
Z_k la variable aléatoire égale au nombre de numéros distincts obtenus au cours des
k premiers tirages et on note
E(Z_k) l'espérance de
Z_k .
Partie II
- Déterminer la loi de la variable aléatoire
Z_1 et la loi de la variable aléatoireZ_2 .
En déduire
E(Z_1) et
E(Z_2) .
2. Soitk un entier supérieur ou égal à 1 .
a. DéterminerP(Z_k = 1) et déterminer
P(Z_k = k) .
b. Montrer, pour toutℓ ∈ [ [1; n] ] : P(Z_(k + 1) = ℓ) = ℓ/nP(Z_k = ℓ) + (n − ℓ + 1)/nP(Z_k = ℓ − 1) .
c. En déduire :E(Z_(k + 1)) = (n − 1)/nE(Z_k) + 1 .
3. a. Montrer que la suite(v_k)_(k ⩾ 1) , de terme général
v_k = E(Z_k) − n , est une suite géométrique.
b. En déduire, pour tout entierk supérieur ou égal à 1 :
E(Z_k) = n(1 − ((n − 1)/n)^k) .
2. Soit
a. Déterminer
b. Montrer, pour tout
c. En déduire :
3. a. Montrer que la suite
b. En déduire, pour tout entier
Partie III
On suppose maintenant que
n = 4 ; ainsi l'urne
U contient quatre boules numérotées de 1 à 4 . Soit
k un entier supérieur ou égal à 4 . On se propose de déterminer la loi de
Z_k .
- Rappeler la valeur de
P(Z_k = 1) . DéterminerP(Z_k ⩾ 5) . - Montrer:
P(Z_k = 2) = 6(2^k − 2)/(4^k) . - On note, pour tout
i de[ [1; 4] ], A_i l'événement :
« la boule numéroi n'a pas été obtenue au cours desk premiers tirages ».
a. Montrer :P(Z_k ⩽ 3) = 4P(A_1) − 6P(A_1 ∩ A_2) + 4P(A_1 ∩ A_2 ∩ A_3) .
b. CalculerP(A_1), P(A_1 ∩ A_2) etP(A_1 ∩ A_2 ∩ A_3) .
c. En déduire:P(Z_k ⩽ 3) , puisP(Z_k = 3) etP(Z_k = 4) .
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