BCE Maths appliquées ESC ECE 2008Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2008
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Annale de maths appliquées BCE ESC pour la filiere ECE, session 2008.
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MATHEMATIQUES
Mercredi 14 mai 2008, de 14 h. à 18 h.
N.B.
N.B.
Il n'est fait usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE 1
On note
ℬ𝒞 la base canonique de
ℝ^3 et on définit les matrices:
On note
f l'endomorphisme de
ℝ^3 de matrice
A dans la base canonique
𝔅ℭ .
On note id l'endomorphisme deℝ^3 de matrice
I dans la base canonique
ℬ𝒞 .
On note id l'endomorphisme de
- (a) Calculer
(A − 2I)^2 puis vérifier que(A − 2I)^3 = O_3 (matrice nulle deM_3(ℝ) ).
(b) En déduire que le réel 2 est l'unique valeur propre deA et déterminer une base et la dimension du sous-espace propre deA associé à la valeur propre 2. - Montrer par une méthode du pivot que
P_y est inversible si et seulement siy ≠ − 1 . - On note dans toute la suite les vecteurs :
u_1 = (0, 4, 4) etu_2 = (2, 0, 2) .
(a) Déterminer l'unique vecteuru_3 de la formeu_3 = (1, y, 0) tel que :f(u_3) = u_2 + 2u_3 .
(b) Donner la matrice de passageP de la base𝔅ℭ à la famille𝔅^′ = (u_1, u_2, u_3) . Montrer à l'aide de la question 2 queP est inversible puis justifier que la familleB^′ est une base deℝ^3 .
(c) Exprimerf(u_1) en fonction deu_1 , puisf(u_2) en fonction deu_1 etu_2 .
En déduire que la matrice
T de l'endomorphisme
f dans la base
ℬ^′ est
T = 2I + N .
Donner, en la justifiant en une seule ligne, la relation liant les matricesA, T, P et
P^(− 1) .
On cherche maintenant à déterminer l'ensembleS des endomorphismes
h de
ℝ^3 vérifiant la relation
[R] :
Donner, en la justifiant en une seule ligne, la relation liant les matrices
On cherche maintenant à déterminer l'ensemble
- (a) On note
M^′ la matrice de l'endomorphismeh relativement à la baseℬ^′ .
Montrer que :
[R] ⇔ (NM^′ = M^′ N) .
(b) En posantM^′ = (a, a^′, a^(′′); b, b^′, b^(′′); c, c^′, c^(′′)) , montrer que :
[R] ⇔ M^′ = (a, a^′, a^(′′); 0, a, a^′; 0, 0, a) .
(c) Calculer la matriceN^2 et en déduire que
S = Vect(id, f − 2id, (f − 2id)^2) .
(d) On noteG = (I, N, N^2) . Montrer que
G est libre et en déduire la dimension de
S .
(b) En posant
(c) Calculer la matrice
(d) On note
On note
𝔉^′ = ( id
, f, f^2) . Montrer que
𝔉^′ est une base de
S .
EXERCICE 2
Soit
n un entier naturel non nul. On considère dans cet exercice une variable aléatoire
X_n qui suit la loi normale de paramètres
m = 0 et
σ^2 = 1/n ⋅ (loiN(0, 1/n)) .
- (a) Justifier que la fonction
f_n définie surℝ parf_n(t) = √(n/(2π))e^(− (n/2t^2)) est une densité deX_n .
(b) Justifier quef_n est paire.
(c) Dans cette question uniquement on considère quen = 4 , et on donne√(2/π) ≈ 0, 8 .
Représenter l'allure de la courbe représentative de
f_4 dans un repère orthonormé et situer les points d'inflexion de cette courbe en donnant leur abscisse ( leur ordonnée vaut environ 0,5 ).
(d) Justifier graphiquement l'égalité :P(X_n ≤ 0) = P(X_n ≥ 0) = 1/2 .
(d) Justifier graphiquement l'égalité :
On note
Φ la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite, définie sur
ℝ par la relation :
On donne en outre la valeur approchée
Φ(1) ≈ 0, 8 .
2. (a) Justifier queΦ(0) = 1/2 puis montrer que pour tout
x ∈ ℝ, Φ(x) = 1/2 + ∫_0^x 1/(√(2π))e^(− 1/2t^2)dt .
(b) En déduire queΦ est de classe
C^1 sur
ℝ et que pour tout
x ∈ ℝ, Φ^′(x) = f_1(x) .
(c) Justifier que la variable√nX_n suit la loi normale centrée réduite.
2. (a) Justifier que
(b) En déduire que
(c) Justifier que la variable
En déduire :
P(0 ≤ X_n ≤ 1/(√n)) ≈ 0, 3 .
On note dans toute la suiteH la fonction définie sur
ℝ par
{H(x) = e^(− 1/x)Φ(x) si x ≠ 0; H(0) = 0
3. (a) Etablir les résultats suivants :
On note dans toute la suite
3. (a) Etablir les résultats suivants :
(b) Justifier que
H est de classe
C^1 sur
ℝ^∗ et que
H est continue à droite en 0.
(c) Montrer que pour tout réelx > 0, H^′(x) = 1/(x^2)e^(− 1/x)Φ(x) + 1/(√(2π))e^(− 1/x − 1/2x^2) . Justifier
lim_(x → 0; >)1/(x^2)e^(− 1/x) = 0 .
En déduire queH est dérivable à droite en 0 et que
H_d^′(0) = 0 .
(d) Etudier les variations deH et tracer l'allure de la courbe de
H dans un repère orthonormé.
(On fera apparaître les caractéristiques étudiées, et on utiliseraH(1) ≈ 0, 3 )
(c) Montrer que pour tout réel
En déduire que
(d) Etudier les variations de
(On fera apparaître les caractéristiques étudiées, et on utilisera
EXERCICE 3
Les parties
A et
B sont indépendantes .
Un joueur A dispose d'une pièce qui a la propriété de faire PILE avec la probabilité
1/3 .
Un joueur B dispose d'une pièce qui a la propriété de faire PILE avec la probabilitép ∈ ]0; 1[ .
Les résultats des lancers de ces pièces seront toujours supposés indépendants.
Un joueur B dispose d'une pièce qui a la propriété de faire PILE avec la probabilité
Les résultats des lancers de ces pièces seront toujours supposés indépendants.
PARTIE A
Dans cette partie on effectue le jeu suivant :
Les joueurs A et B lancent leur pièce simultanément jusqu'à ce qu'au moins une des deux pièces donne PILE.
Si A et B font PILE simultanément, le jeu s'arrête sans que personne n'ait gagné d'argent.
Sinon, le premier à obtenir PILE s'arrête et l'autre continue ses lancers jusqu'à obtenir PILE également et paye un euro à son adversaire à chacun des lancers de cette série " en solitaire " .
Les joueurs A et B lancent leur pièce simultanément jusqu'à ce qu'au moins une des deux pièces donne PILE.
Si A et B font PILE simultanément, le jeu s'arrête sans que personne n'ait gagné d'argent.
Sinon, le premier à obtenir PILE s'arrête et l'autre continue ses lancers jusqu'à obtenir PILE également et paye un euro à son adversaire à chacun des lancers de cette série " en solitaire " .
Par exemple si A a obtenu PILE pour la première fois à son
7^∘ lancer et si B a obtenu PILE pour la première fois à son
11^∘ lancer, c'est B qui doit payer à A la somme de 4 euros.
On note
X la variable aléatoire réelle égale au nombre de lancers effectués par le joueur A,
Y la variable aléatoire réelle égale au nombre de lancers effectués par le joueur B et
Z = Y − X .
- Justifier que les variables
X etY suivent des lois géométriques dont on donnera le paramètre .
Préciser
X(Ω), Y(Ω) et les valeurs de
P(X = k), P(Y = k), E(X), E(Y), V(X), V(Y) .
2. (a) Montrer queE(Z) = (1 − 3p)/p et
V(Z) = (6p^2 − p + 1)/(p^2) .
(b) Montrer que∑_(k = 1)^(+ ∞)P(X = k)P(Y = k) = p/(1 + 2p) et en déduire
P(Z = 0) .
(c) Soitn ∈ N^∗ . Montrer que
P(Z = n) = p/(1 + 2p)(1 − p)^n et en déduire
P(Z > 0) .
2. (a) Montrer que
(b) Montrer que
(c) Soit
En déduire
P(Z < 0) puis interpréter les événements
(Z = 0), (Z > 0), (Z < 0) .
PARTIE B
On veut d'abord programmer en Turbo-Pascal le lancer simultané des deux pièces par les joueurs A et B .
- En utilisant la fonction random, recopier et compléter la fonction suivante pour qu'elle simule ce lancer simultané et renvoie 0 si les résultats de A et B sont identiques et 1 s'ils sont différents.
function lancer(p : real): integer;
var A,B:char;
begin
if ( ............................... ) then A:= 'P' else A:= 'F';
if ( ............................... ) ) then B:= 'P' else B:= 'F';
if ( .............................. ) then lancer := 0 else lancer := 1;
end;
- Montrer que la probabilité que les lancers de A et B soient différents est
(1 + p)/3 .
On procède alors au jeu suivant : (
N est un entier naturel fixé non nul ).
Les joueurs A et B lancent leur pièce simultanémentN fois de suite
Le joueur B paye un euro à A à chaque fois que les pièces n'affichent pas le même résultat.
On noteH_N la variable aléatoire égale à la somme payée par le joueur B au joueur A .
3. Justifier queH_N suit une loi classique que l'on détaillera.
4. Montrer que((3H_N)/N − 1) est un estimateur sans biais du réel
p et déterminer son risque quadratique.
Les joueurs A et B lancent leur pièce simultanément
Le joueur B paye un euro à A à chaque fois que les pièces n'affichent pas le même résultat.
On note
3. Justifier que
4. Montrer que
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