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BCE Maths appliquées ESC ECE 2008Sujet et corrigé

Epreuve de maths appliquées - ECE 2008

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Annale de maths appliquées BCE ESC pour la filiere ECE, session 2008.

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Concepteur Epreuves ESC : ESC CHAMBERY

Code sujetOPTION ECONOMIQUE293ESC ____ MATE

MATHEMATIQUES

Mercredi 14 mai 2008, de 14 h. à 18 h.
N.B.
Il n'est fait usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.

EXERCICE 1

On note ℬ𝒞 la base canonique de ℝ^3 et on définit les matrices:
I = (1, 0, 0; 0, 1, 0; 0, 0, 1), N = (0, 1, 0; 0, 0, 1; 0, 0, 0), P_y = (0, 2, 1; 4, 0, y; 4, 2, 0), A = (3, 1, − 1; 1, 1, 1; 2, 0, 2).
On note f l'endomorphisme de ℝ^3 de matrice A dans la base canonique 𝔅ℭ.
On note id l'endomorphisme de ℝ^3 de matrice I dans la base canonique ℬ𝒞.
  1. (a) Calculer (A − 2I)^2 puis vérifier que (A − 2I)^3 = O_3 (matrice nulle de M_3(ℝ) ).
    (b) En déduire que le réel 2 est l'unique valeur propre de A et déterminer une base et la dimension du sous-espace propre de A associé à la valeur propre 2.
  2. Montrer par une méthode du pivot que P_y est inversible si et seulement si y ≠ − 1.
  3. On note dans toute la suite les vecteurs : u_1 = (0, 4, 4) et u_2 = (2, 0, 2).
    (a) Déterminer l'unique vecteur u_3 de la forme u_3 = (1, y, 0) tel que : f(u_3) = u_2 + 2u_3.
    (b) Donner la matrice de passage P de la base 𝔅ℭ à la famille 𝔅^′ = (u_1, u_2, u_3). Montrer à l'aide de la question 2 que P est inversible puis justifier que la famille B^′ est une base de ℝ^3.
    (c) Exprimer f(u_1) en fonction de u_1, puis f(u_2) en fonction de u_1 et u_2.
En déduire que la matrice T de l'endomorphisme f dans la base ℬ^′ est T = 2I + N.
Donner, en la justifiant en une seule ligne, la relation liant les matrices A, T, P et P^(− 1).
On cherche maintenant à déterminer l'ensemble S des endomorphismes h de ℝ^3 vérifiant la relation [R] :
[R] : f ∘ h = h ∘ f
  1. (a) On note M^′ la matrice de l'endomorphisme h relativement à la base ℬ^′.
Montrer que : [R] ⇔ (NM^′ = M^′ N).
(b) En posant M^′ = (a, a^′, a^(′′); b, b^′, b^(′′); c, c^′, c^(′′)), montrer que : [R] ⇔ M^′ = (a, a^′, a^(′′); 0, a, a^′; 0, 0, a).
(c) Calculer la matrice N^2 et en déduire que S = Vect(id, f − 2id, (f − 2id)^2).
(d) On note G = (I, N, N^2). Montrer que G est libre et en déduire la dimension de S.
On note 𝔉^′ = ( id , f, f^2). Montrer que 𝔉^′ est une base de S.

EXERCICE 2

Soit n un entier naturel non nul. On considère dans cet exercice une variable aléatoire X_n qui suit la loi normale de paramètres m = 0 et σ^2 = 1/n ⋅ (loiN(0, 1/n)).
  1. (a) Justifier que la fonction f_n définie sur ℝ par f_n(t) = √(n/(2π))e^(− (n/2t^2)) est une densité de X_n.
    (b) Justifier que f_n est paire.
    (c) Dans cette question uniquement on considère que n = 4, et on donne √(2/π) ≈ 0, 8.
Représenter l'allure de la courbe représentative de f_4 dans un repère orthonormé et situer les points d'inflexion de cette courbe en donnant leur abscisse ( leur ordonnée vaut environ 0,5 ).
(d) Justifier graphiquement l'égalité : P(X_n ≤ 0) = P(X_n ≥ 0) = 1/2.
On note Φ la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite, définie sur ℝ par la relation :
Φ(x) = ∫_(− ∞)^x 1/(√(2π))e^(− 1/2t^2)dt
On donne en outre la valeur approchée Φ(1) ≈ 0, 8.
2. (a) Justifier que Φ(0) = 1/2 puis montrer que pour tout x ∈ ℝ, Φ(x) = 1/2 + ∫_0^x 1/(√(2π))e^(− 1/2t^2)dt.
(b) En déduire que Φ est de classe C^1 sur ℝ et que pour tout x ∈ ℝ, Φ^′(x) = f_1(x).
(c) Justifier que la variable √nX_n suit la loi normale centrée réduite.
En déduire : P(0 ≤ X_n ≤ 1/(√n)) ≈ 0, 3.
On note dans toute la suite H la fonction définie sur ℝ par {H(x) = e^(− 1/x)Φ(x) si x ≠ 0; H(0) = 0
3. (a) Etablir les résultats suivants :
lim_(x → 0; >)H(x) = 0, lim_(x → 0; <)H(x) = + ∞, lim_(x → + ∞)H(x) = 1, lim_(x → − ∞)H(x) = 0.
(b) Justifier que H est de classe C^1 sur ℝ^∗ et que H est continue à droite en 0.
(c) Montrer que pour tout réel x > 0, H^′(x) = 1/(x^2)e^(− 1/x)Φ(x) + 1/(√(2π))e^(− 1/x − 1/2x^2). Justifier lim_(x → 0; >)1/(x^2)e^(− 1/x) = 0.
En déduire que H est dérivable à droite en 0 et que H_d^′(0) = 0.
(d) Etudier les variations de H et tracer l'allure de la courbe de H dans un repère orthonormé.
(On fera apparaître les caractéristiques étudiées, et on utilisera H(1) ≈ 0, 3 )

EXERCICE 3

Les parties A et B sont indépendantes .

Un joueur A dispose d'une pièce qui a la propriété de faire PILE avec la probabilité 1/3.
Un joueur B dispose d'une pièce qui a la propriété de faire PILE avec la probabilité p ∈ ]0; 1[.
Les résultats des lancers de ces pièces seront toujours supposés indépendants.

PARTIE A

Dans cette partie on effectue le jeu suivant :
Les joueurs A et B lancent leur pièce simultanément jusqu'à ce qu'au moins une des deux pièces donne PILE.
Si A et B font PILE simultanément, le jeu s'arrête sans que personne n'ait gagné d'argent.
Sinon, le premier à obtenir PILE s'arrête et l'autre continue ses lancers jusqu'à obtenir PILE également et paye un euro à son adversaire à chacun des lancers de cette série " en solitaire " .
Par exemple si A a obtenu PILE pour la première fois à son 7^∘ lancer et si B a obtenu PILE pour la première fois à son 11^∘ lancer, c'est B qui doit payer à A la somme de 4 euros.
On note X la variable aléatoire réelle égale au nombre de lancers effectués par le joueur A, Y la variable aléatoire réelle égale au nombre de lancers effectués par le joueur B et Z = Y − X.
  1. Justifier que les variables X et Y suivent des lois géométriques dont on donnera le paramètre .
Préciser X(Ω), Y(Ω) et les valeurs de P(X = k), P(Y = k), E(X), E(Y), V(X), V(Y).
2. (a) Montrer que E(Z) = (1 − 3p)/p et V(Z) = (6p^2 − p + 1)/(p^2).
(b) Montrer que ∑_(k = 1)^(+ ∞)P(X = k)P(Y = k) = p/(1 + 2p) et en déduire P(Z = 0).
(c) Soit n ∈ N^∗. Montrer que P(Z = n) = p/(1 + 2p)(1 − p)^n et en déduire P(Z > 0).
En déduire P(Z < 0) puis interpréter les événements (Z = 0), (Z > 0), (Z < 0).

PARTIE B

On veut d'abord programmer en Turbo-Pascal le lancer simultané des deux pièces par les joueurs A et B .
  1. En utilisant la fonction random, recopier et compléter la fonction suivante pour qu'elle simule ce lancer simultané et renvoie 0 si les résultats de A et B sont identiques et 1 s'ils sont différents.
function lancer(p : real): integer;
var A,B:char;
begin
    if ( ............................... ) then A:= 'P' else A:= 'F';
    if ( ............................... ) ) then B:= 'P' else B:= 'F';
    if ( .............................. ) then lancer := 0 else lancer := 1;
end;
  1. Montrer que la probabilité que les lancers de A et B soient différents est (1 + p)/3.
On procède alors au jeu suivant : ( N est un entier naturel fixé non nul ).
Les joueurs A et B lancent leur pièce simultanément N fois de suite
Le joueur B paye un euro à A à chaque fois que les pièces n'affichent pas le même résultat.
On note H_N la variable aléatoire égale à la somme payée par le joueur B au joueur A .
3. Justifier que H_N suit une loi classique que l'on détaillera.
4. Montrer que ((3H_N)/N − 1) est un estimateur sans biais du réel p et déterminer son risque quadratique.

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