BCE Maths appliquées ESCP ECE 2000Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2000
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Annale de maths appliquées BCE ESCP pour la filiere ECE, session 2000.
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E.S.C.P Eco III 2000 Maths 3
Exercice 1
Dans tout l'exercice,
α désigne un paramètre réel. On considère la matrice
et on note
φ_α l'endomorphisme de
ℝ^3 représenté par
A_α dans la base canonique de
ℝ^3 .
- a) Montrer que, quelque soit
α , l'endomorphismeφ_α admet la valeur propre 1 .
b) On noteE_1(α) le sous espace propre deφ_α associé à la valeur propre 1 . Déterminer, suivant les valeurs deα , une base deE_1(α) . - On considère les vecteurs
et on note
F_1 le sous espace de
ℝ^3 engendré par
f_1 et
f_2 .
a) Montrer que (f_1, f_2 ) est une base de
F_1 .
b) Montrer que l'image parφ_α de tout vecteur de
F_1 appartient à
F_1 .
c) Soitφ_α ˆ l'endomorphisme de
F_1 induit par
φ_α , c'est à dire vérifiant, pour tout vecteur
V de
F_1, φ_α ˆ(V) = φ_α(V) .
Donner la matrice deφ_α ˆ dans la base
(f_1, f_2) de
F_1 .
3. Montrer que, pour tout réelα , l'endomorphisme
φ_α admet la valeur propre
α − 1 et que l'on peut trouver un vecteur
f_3 de
ℝ^3 ne dépendant pas de
α , qui soit, pour tout réel
α , vecteur propre de
φ_α associé à la valeur propre
α − 1 .
4. a) Montrer que (f_1, f_2, f_3 ) est une base de
ℝ^3 . Donner la matrice de
φ_α dans cette base.
b) Pour quelles valeurs du paramètreα l'endomorphisme
φ_α est-il diagonalisable ?
a) Montrer que (
b) Montrer que l'image par
c) Soit
Donner la matrice de
3. Montrer que, pour tout réel
4. a) Montrer que (
b) Pour quelles valeurs du paramètre
Exercice 2
I. Etude d'une suite vérifiant une relation de récurrence linéaire
Etant donné un paramètre réel
α > 0 , on note
E l'espace vectoriel des suites
U = (u_n)_(n ≥ 0) de réels qui vérifient, pour tout
n positif, la relation
- Montrer que l'on peut trouver deux réels
r ets , avecr < s , tels que les suitesR = (r_n)_(n ≥ 0) etS = (s_n)_(n ≥ 0) forment une base de l'espace vectorielE . Exprimerr ets en fonction deα et comparer|r| et|s| . - Etant donné un élément
U = (u_n)_(n ≥ 0) deE s'écrivantU = aR + bS avec(a, b) ∈ ℝ^2 , donner l'expression dea etb en fonction deu_0 etu_1 . - On suppose, dans cette question, que l'on a
0 < α < 1/2 . SoitU = (u_n)_(n ≥ 0) un élément deE .
a) Montrer que la suiteU converge vers 0 .
b) Siu_1 − u_0 r n'est pas nul, montrer qu'il existe un indicen_0 tel que, pourn > n_0, u_n ne s'annule pas et garde un signe constant et que l'on a
c) Montrer que si, au contraire,
u_1 − u_0 r est nul et si la suite
(u_n)_(n ≥ 0) n'est pas identiquement nulle, alors, pour tout entier
n positif,
u_n et
u_(n + 1) sont de signes contraires. Quel équivalent peut-on donner, dans ce cas, de
ln|u_n| ?
4. On suppose, dans cette question, que l'on a1/2 < α .
4. On suppose, dans cette question, que l'on a
A quelle condition sur
u_0 et
u_1 l'élément
U = (u_n)_(n ≥ 0) de
E est-il une suite bornée? Montrer que les éléments de
E qui sont des suites bornées forment un sous espace vectoriel de
E dont on précisera la dimension.
II. Etude d'une récurrence non linéaire
Soit
β un réel strictement positif. On note
m = min(1, β) le plus petit des nombres 1 et
β et
M = max(1, β) le plus grand de ces deux nombres.
On considère la suiteV = (v_n)_(n ≥ 0) vérifiant
v_0 = 0, v_1 = β et, pour tout
n positif, la relation
On considère la suite
- Montrer, pour tout
n strictement ppsitif, l'inégalitém ≤ v_n ≤ 4M . - Montrer que si la suite
V admet une limite, cette limite est nécessairement égale à 4 .
On se propose de montrer que, pour tout
β strictement positif, la suite
V admet effectivement pour limite 4 .
3. Montrer, pour toutn positif, l'inégalité
3. Montrer, pour tout
- On pose
α = 1/(√m + 2) et on considère la suiteU = (u_n)_(n ≥ 0) vérifiant la relation de récurrence linéaireu_(n + 2) = α(u_(n + 1) + u_n) et les conditions initialesu_0 = |v_1 − 4| etu_1 = |v_2 − 4| . Montrer que, pour toutn strictement positif,|v_n − 4| ≤ u_(n − 1) . - En conclusion, montrer à l'aide des résultats de la première partie que la suite
V converge vers 4. - Ecrire un programme en Turbo-Pascal qui lise un entier
N et un réelβ et qui affiche, en sortie, lesN premiers termes de la suiteV .
Exercice 3
Sachant qu'un appareil a fonctionné correctement pendant un certaine durée
x , on s'intéresse à la probabilité qu'il continue à bien fonctionner pendant encore au moins une durée
y . Pour cela on convient de représenter la durée de vie de ce type d'appareil par une variable aléatoire réelle
X définie sur un espace probabilisé dont on notera la probabilité
P . L'exercice a pour objet l'étude de quelques fonctions liées à cette durée de vie.
I. On suppose d'abord queX prend ses valeurs dans
N^∗ et que, pour tout
n de
N^∗ ,
P(X = n) n'est pas nul.
I. On suppose d'abord que
On pose, pour tout
n de
ℕ^∗ ,
- Justifier les inégalités
0 < p_n < G_n ≤ 1 et0 < Z_n < 1 . - Soit
n un entier naturel. Etablir l'égalitéP(X ≥ n + 1/X ≥ n) = 1 − Z_n . - a) Montrer que la suite
(P(X ≥ n + 1/X ≥ n))_(n ≥ 0) est constante si et seulement si la suite(Z_n)_(n ≥ 0) est constante.
b) Vérifier que les conditions précédentes sont réalisées dans le cas où la loi deX est une loi géométrique.
c) Réciproquement, on suppose qu'il existe une constantep appartenant à]0, 1[ telle que la suite(Z_n)_(n ≥ 0) soit la suite constante égale àp . Montrer par récurrence queX suit une loi géométrique. - Montrer que si, pour tout entier
m deℕ^∗ , la suite((p_(n + m))/(p_n))_(ne0) est décroissante, alors la suite(Z_n)_(n ≥ 0) est croissante et la suite(P(X ≥ n + 1/X ≥ n))_(n ≥ 0) est décroissante. (On dit alors qu'il y a vieillissement de l'appareil dontX est la durée de vie.)
II. On suppose maintenant que la variable aléatoire
X prend ses valeurs dans
R^(+ ∗) et admet une densité
f continue et strictement positive sur
R^(+ ∗) .
On pose, pour tout réel strictement positif
x ,
- a) Si
x ety sont des réels strictement positifs, on poseH(x, y) = (G(x + y))/(G(x)) . Montrer que l'on a alors, pour tout couple(x, y) deℝ^(+ ∗) , l'égalité :
b) Montrer que la fonction
x ↦ Z(x) est une fonction croissante sur
ℝ^(+ ∗) si et seulement si, pour tout réel
y strictement positif fixé, la fonction
x ↦ P(X ≥ x + y/X ≥ x) est une fonction décroissante.
2. a) Montrer que si la loi deX est une loi exponentielle, alors la fonction
Z est constante.
b) Réciproquement, montrer que siZ est la fonction constante égale au réel strictement positif
λ , alors la fonction
x ↦ e^(λx)G(x) est constante. Quelle est alors la loi de
X ?
2. a) Montrer que si la loi de
b) Réciproquement, montrer que si
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