BCE Maths appliquées ESCP ECE 2003Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2003
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Annale de maths appliquées BCE ESCP pour la filiere ECE, session 2003.
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ESCP-EAP
OPTION ÉCONOMIQUE
MATHÉMATIQUES III
Jeudi 15 mai 2003 , de 8 h à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE
Soit
a, b deux entiers naturels non nuls et
s leur somme.
Une urne contient initialementa boules noires et
b boules blanches indiscernables au toucher.
On effectue dans cette urne une suite infinie de tirages au hasard d'une boule selon le protocole suivant :
Une urne contient initialement
On effectue dans cette urne une suite infinie de tirages au hasard d'une boule selon le protocole suivant :
- si la boule tirée est blanche, elle est remise dans l'urne ;
- si la boule tirée est noire, elle est remplacée dans l'urne par une boule blanche prise dans une réserve annexe.
Avant chaque tirage, l'urne contient donc toujourss boules.
On désigne par (Ω, B, P ) un espace probabilisé qui modélise cette expérience et, pour tout entier natureln non nul, on note : -
B_n l'événement << lan -ième boule tirée est blanche > ; -
X_n la variable aléatoire désignant le nombre de boules blanches tirées au cours desn premiers tirages; -
u_n l'espérance de la variable aléatoireX_n , c'est-à-direu_n = E(X_n) .
1. Étude d'un ensemble de suites
Soit
A l'ensemble des suites
(x_n)_(n ⩾ 1) de réels qui vérifient :
a) Soit
α et
β deux réels et
(v_n)_(n ⩾ 1) la suite définie par:
∀n ∈ ℕ^∗, v_n = αn + β .
Déterminer en fonction de
b et de
s les valeurs de
α et
β pour que la suite
(v_n)_(n ⩾ 1) appartienne à
A .
b) Soit(x_n)_(n ⩾ 1) une suite appartenant à
A, (v_n)_(n ⩾ 1) la suite déterminée à la question précédente et
(y_n)_(n ⩾ 1) la suite définie par :
∀n ∈ ℕ^∗, y_n = x_n − v_n .
Montrer que la suite(y_n)_(n ⩾ 1) est une suite géométrique et expliciter, pour tout entier naturel
n non nul,
y_n puis
x_n en fonction de
x_1, b, s et
n .
b) Soit
Montrer que la suite
2. Expression de la probabilité
P(B_(n + 1)) à l'aide de
u_n
a) Donner, en fonction de
b et de
s , les valeurs respectives de la probabilité
P(B_1) et du nombre
u_1 .
b) Calculer la probabilitéP(B_2) et vérifier l'égalité :
P(B_2) = (b + 1 − u_1)/s .
c) Soitn un entier naturel vérifiant
1 ⩽ n ⩽ a . Montrer que, pour tout entier
k de l'intervalle
[ [0, n] ] , la probabilité conditionnelle
P(B_(n + 1)/[X_n = k]) est égale à
(b + n − k)/s .
En déduire l'égalité :P(B_(n + 1)) = (b + n − u_n)/s .
d) Soitn un entier naturel vérifiant
n > a .
b) Calculer la probabilité
c) Soit
En déduire l'égalité :
d) Soit
Si
k est un entier de l'intervalle
[0, n − a − 1] , quel est l'événement
[X_n = k] ?
Sik est un entier de l'intervalle
[n − a, n]] , justifier l'égalité :
P(B_(n + 1)/[X_n = k]) = (b + n − k)/s .
Montrer enfin que l'égalitéP(B_(n + 1)) = (b + n − u_n)/s est encore vérifiée.
Si
Montrer enfin que l'égalité
3. Calcul des nombres
u_n et
P(B_n)
a) Soit
n un entier naturel non nul. Établir, pour tout entier
k de l'intervalle
[ [n + 1 − a, n] ] , l'égalité :
Vérifier cette égalité pour
k = n + 1, k = n − a et pour tout entier
k de l'intervalle
[ [1, n − a − 1] ] .
b) Calculer, pour tout entier natureln non nul,
u_(n + 1) en fonction de
u_n et de
n . En déduire que la suite
(u_n)_(n ⩾ 1) appartient à l'ensemble
A étudié dans la question 1 .
c) Donner, pour tout entier natureln non nul, les valeurs de
u_n et de
P(B_(n + 1)) en fonction de
b, s et
n .
d) Quelles sont les limites des suites(u_n)_(n ⩾ 1) et
(P(B_n))_(n ⩾ 1) ?
b) Calculer, pour tout entier naturel
c) Donner, pour tout entier naturel
d) Quelles sont les limites des suites
PROBLÈME
Dans tout le problème, on désigne par
C l'espace vectoriel des applications continues de
ℝ dans
ℝ . À toute application
f de
C , on associe l'application
D(f) de
ℝ dans
ℝ définie par :
Les parties
A, B et
C sont indépendantes.
Question préliminaire :D est-il un endomorphisme de
C ?
Question préliminaire :
Partie A: Image par
D d'une fonction de répartition
- Soit
F une application deC . Rappeler les propriétés que doit posséderF pour être considérée comme une fonction de répartition. - Soit
F une application deC qui est une fonction de répartition etg l'applicationD(F) .
a) Montrer queg est positive.
b) Prouver, pour tout réelx , la double inégalité :F(x) ⩽ ∫_x^(x + 1)F(t)dt ⩽ F(x + 1) .
En déduire que les limites
lim_(x → − ∞)∫_x^(x + 1)F(t)dt et
lim_(x → + ∞)∫_x^(x + 1)F(t)dt existent et préciser leurs valeurs.
c) SoitA et
B deux réels vérifiant
A < 0 < B et
I(A, B) l'intégrale :
I(A, B) = ∫_A^B g(t)dt .
c) Soit
Justifier l'égalité :
I(A, B) = ∫_B^(B + 1)F(t)dt − ∫_A^(A + 1)F(t)dt .
d) Prouver alors soigneusement queg est une densité de probabilité.
d) Prouver alors soigneusement que
3. Un exemple
On suppose, dans cette question, que
F est la fonction de répartition d'une variable aléatoire qui suit la loi uniforme sur l'intervalle
[0, 1] et on pose :
g = D(F) .
Déterminerg(x) pour tout réel
x , en distinguant les cas
x < − 1, − 1 ⩽ x < 0, 0 ⩽ x < 1 et
1 ⩽ x . Représenter graphiquement l'application
g .
Déterminer
Partie B : Recherche des valeurs propres de
D
Si
λ est un réel, on dit que
λ est une valeur propre de
D s'il existe une application
f de
C , distincte de l'application nulle, vérifiant :
D(f) = λf .
- Soit
a un réel. On noteg_a l'application deC définie par :∀x ∈ ℝ, g_a(x) = e^(ax) .
Déterminer l'application
D(g_a) .
2. En déduire que tout réelλ strictement supérieur à -1 est une valeur propre de
D .
3. Soita un réel. On note
h_a l'application de
C définie par :
∀x ∈ ℝ, h_a(x) = sin(πx)e^(ax) .
2. En déduire que tout réel
3. Soit
Déterminer l'application
D(h_a) .
4. En déduire que tout réelλ strictement inférieur à -1 est une valeur propre de
D .
5. Le réel -1 est-il une valeur propre deD ?
4. En déduire que tout réel
5. Le réel -1 est-il une valeur propre de
Partie C : Image par
D d'une application polynomiale
Pour tout entier naturel
p , on désigne par
E_p le sous-espace de
C dont les éléments sont les applications polynomiales de degré au plus
p .
On noteX l'application
x ↦ x et, pour tout entier naturel non nul
k , on note
X^k l'application
x ↦ x^k . Soit
(H_i)_(i ∈ ℕ) la suite d'applications polynomiales définie par :
On note
- Préciser
H_1, H_2, H_3 et montrer queU_3 = (H_0, H_1, H_2, H_3) est une base deE_3 . - Soit
B_3 = (1, X, X^2, X^3) la base canonique deE_3 .
a) Écrire la matrice de passageP de la baseB_3 à la baseU_3 et calculer la matriceP^(− 1) .
b) Soita_0, a_1, a_2, a_3 des réels etQ l'application polynomialea_0 + a_1 X + a_2 X^2 + a_3 X^3 .
Quelles sont les coordonnées de
Q dans la base
U_3 ?
En particulier, vérifier l'égalité :X^3 = H_1 + 6H_2 + 6H_3 .
En particulier, vérifier l'égalité :
3. Application : moment d'ordre 3 d'une variable aléatoire de Poisson
Soit
a un réel strictement positif et
Z une variable aléatoire suivant la loi de Poisson de paramètre
a .
a) Pour tout entier natureln supérieur ou égal à 3 , on pose :
S_n = ∑_(k = 0)^n(k^3 a^k)/(k!) .
a) Pour tout entier naturel
Transformer
S_n à l'aide de la relation :
∀k ∈ ℕ, k^3 = H_1(k) + 6H_2(k) + 6H_3(k) .
En déduire que la série de terme général(n^3 a^n)/(n!) est convergente et préciser
∑_(n = 0)^∞(n^3 a^n)/(n!) .
b) En déduire que la variable aléatoireZ admet un moment d'ordre 3 donné par :
En déduire que la série de terme général
b) En déduire que la variable aléatoire
- Dans cette question,
p est un entier naturel non nul fixé.
a) Montrer que, siQ appartient àE_p, D(Q) appartient aussi àE_p .
On note alors
D_p l'endomorphisme de
E_p qui, à tout
Q de
E_p , associe
D(Q) .
b) Montrer que la familleU_p = (H_0, H_1, …, H_p) est une base de
E_p .
c) DéterminerD_p(H_0), D_p(H_1) et prouver, pour tout entier
i vérifiant
0 < i ⩽ p , l'égalité :
D_p(H_i) = H_(i − 1) .
d) Écrire la matriceM_p représentative de
D_p dans la base
U_p .
e) Préciser la ou les valeurs propres deM_p . Cette matrice est-elle diagonalisable?
b) Montrer que la famille
c) Déterminer
d) Écrire la matrice
e) Préciser la ou les valeurs propres de
5. Application : moment d'ordre
p d'une variable aléatoire de Poisson
Soit
p un entier naturel non nul fixé et
b_0, b_1, …, b_p les réels vérifiant
Par une méthode analogue à celle de la question 3., montrer que la variable aléatoire
Z définie dans la question 3. admet un moment d'ordre
p donné par
E(Z^p) = ∑_(i = 0)^p(b_i a^i)/(i!) .
6. Dans cette question,p est un entier naturel non nul et, pour tout entier
i vérifiant
0 ⩽ i ⩽ p , on considère l'application
φ_i de
E_p dans
ℝ qui, à tout élément
Q de
E_p , associe le réel :
6. Dans cette question,
où
C_i^k désigne le coefficient binomial d'indices
i et
k .
a) Montrer que, pour tout entieri vérifiant
0 ⩽ i ⩽ p , l'application
φ_i est linéaire.
b) Soiti et
j deux entiers vérifiant
0 ⩽ i ⩽ p et
0 ⩽ j ⩽ p ; établir les égalités :
a) Montrer que, pour tout entier
b) Soit
c) En déduire, pour tout entier
i vérifiant
0 ⩽ i ⩽ p , la relation :
b_i = ∑_(k = 0)^i(− 1)^(i − k)C_i^k k^p .
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