BCE Maths appliquées ESCP ECE 2004Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2004
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Description
Annale de maths appliquées BCE ESCP pour la filiere ECE, session 2004.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES E.S.C.P.-E.A.P. ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE LYON CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Année 2004
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE
On désigne par
E l'espace vectoriel
ℝ^6 et par
B sa base canonique:
B = (e_1, e_2, e_3, e_4, e_5, e_6) .
On poseB_1 = (e_1, e_2, e_3) et
B_2 = (e_4, e_5, e_6) , et on désigne respectivement par
E_1 et
E_2 les sous-espaces vectoriels de
E engendrés par
B_1 et
B_2 .
Enfin,A est la matrice carrée d'ordre 3 à coefficients réels suivante :
On pose
Enfin,
- Soit
u l'endomorphisme deE_1 dont la matrice dans la baseB_1 estA .
Déterminer les valeurs propres de
u ainsi qu'une base de vecteurs propres.
2. Soitf l'application linéaire de
E_1 vers
E_2 définie par :
f(e_1) = e_4, f(e_2) = e_5 et
f(e_3) = e_6 .
2. Soit
Montrer que
f est un isomorphisme et déterminer la matrice de son isomorphisme réciproque
f^(− 1) relativement aux bases
B_2 et
B_1 .
3. (a) Montrer que, si (x_1, x_2 ) est un élément de
E_1 × E_2 vérifiant l'égalité
x_1 + x_2 = 0 , les vecteurs
x_1 et
x_2 sont nuls.
(b) En déduire que, si (x_1, x_2 ) et (
y_1, y_2 ) sont deux éléments de
E_1 × E_2 vérifiant l'égalité
x_1 + x_2 = y_1 + y_2 , alors on a :
x_1 = y_1 et
x_2 = y_2 .
4. Pour tout vecteurx de
E dont les coordonnées dans la base
B sont
(λ_1, λ_2, λ_3, λ_4, λ_5, λ_6) , on pose :
3. (a) Montrer que, si (
(b) En déduire que, si (
4. Pour tout vecteur
(a) Prouver que l'application
F qui à tout vecteur
x de
E associe le vecteur
F(x) , est un endomorphisme de
E .
(b) Déterminer le noyau deF et en déduire que
F est un automorphisme.
(c) Montrer que la matriceM de
F dans la base
B peut s'écrire sous la forme :
(b) Déterminer le noyau de
(c) Montrer que la matrice
- On suppose, dans cette question, que
μ est une valeur propre deF et quex est un vecteur propre associé àμ ; on définit les vecteursx_1 deE_1 etx_2 deE_2 comme dans la question précédente.
(a) Justifier que la valeur propreμ n'est pas nulle.
(b) Utiliser les résultats de la question 3 pour prouver que les vecteursx_1 etx_2 sont tous les deux non nuls et quex_1 est un vecteur propre deu associé à la valeur propreμ − 1/μ . - Étudier la fonction
φ définie surℝ^× parφ(x) = x − 1/x et en donner une représentation graphique. - On suppose, dans cette question, que
λ est une valeur propre deu et quex_1 est un vecteur propre deu associé àλ .
(a) Montrer que l'équation d'inconnueμ suivante :λ = μ − 1/μ admet deux solutions distinctesμ_1 etμ_2 .
(b) Montrer queμ_1 etμ_2 sont des valeurs propres deF .
Donner, en fonction de
x_1 , un vecteur propre de
F associé à
μ_1 et un vecteur propre de
F associé à
μ_2 .
8. La matriceM est-elle diagonalisable ?
8. La matrice
PROBLÈME
Dans tout le problème,
r désigne un entier naturel vérifiant
1 ⩽ r ⩽ 10 . Une urne contient 10 boules distinctes
B_1, B_2, …, B_(10) . Une expérience aléatoire consiste à y effectuer une suite de tirages d'une boule avec remise, chaque boule ayant la même probabilité de sortir à chaque tirage. Cette expérience est modélisée par un espace probabilisé (
Ω, A, P ).
Partie I : Etude du nombre de tirages nécessaires pour obtenir au moins une fois chacune des boules
B_1, …, B_r
On suppose que le nombre de tirages nécessaires pour obtenir au moins une fois chacune des boules
B_1, …, B_r définit une variable aléatoire
Y_r sur(Ω, A, P) .
- Cas particulier
r = 1 .
Montrer que la variable aléatoire
Y_1 suit une loi géométrique; préciser son paramètre, son espérance et sa variance.
2. On suppose quer est supérieur ou égal à 2 .
(a) Calculer la probabilité pour que lesr boules
B_1, B_2, …, B_r sortent dans cet ordre aux
r premiers tirages.
(b) En déduire la probabilitéP([Y_r = r]) .
(c) Préciser l'ensemble des valeurs que peut prendre la variable aléatoireY_r .
3. On suppose encore quer est supérieur ou égal à 2 . Pour tout entier
i vérifiant
1 ⩽ i ⩽ r , on désigne par
W_i la variable aléatoire représentant le nombre de tirages nécessaires pour que, pour la première fois,
i boules distinctes parmi les boules
B_1, B_2, …, B_r soient sorties (en particulier, on a :
W_r = Y_r ).
On pose:X_1 = W_1 et, pour tout
i vérifiant
2 ⩽ i ⩽ r, X_i = W_i − W_(i − 1) .
On admet que les variables aléatoiresX_1, …, X_r sont indépendantes.
(a) Exprimer la variable aléatoireY_r à l'aide des variables aléatoires
X_1, …, X_r .
(b) Interpréter concrètement la variable aléatoireX_i pour tout
i vérifiant
1 ⩽ i ⩽ r .
(c) Montrer que, pour touti vérifiant
1 ⩽ i ⩽ r , la variable aléatoire
X_i suit une loi géométrique; préciser son espérance et sa variance.
(d) On pose :S_1(r) = ∑_(k = 1)^r 1/k et
S_2(r) = ∑_(k = 1)^r 1/(k^2)
2. On suppose que
(a) Calculer la probabilité pour que les
(b) En déduire la probabilité
(c) Préciser l'ensemble des valeurs que peut prendre la variable aléatoire
3. On suppose encore que
On pose:
On admet que les variables aléatoires
(a) Exprimer la variable aléatoire
(b) Interpréter concrètement la variable aléatoire
(c) Montrer que, pour tout
(d) On pose :
Exprimer l'espérance
E(Y_r) et la variance
V(Y_r) de
Y_r à l'aide de
S_1(r) et de
S_2(r) .
4. (a) Sik est un entier naturel non nul, préciser le minimum et le maximum de la fonction
t ↦ 1/t sur l'intervalle
[k, k + 1] et en déduire un encadrement de l'intégrale
∫_k^(k + 1)1/tdt .
(b) Sir est supérieur ou égal à 2 , donner un encadrement de
S_1(r) et en déduire la double inégalité :
4. (a) Si
(b) Si
(c) Si
r supérieur ou égal à 2 , établir par une méthode analogue à celle de la question précédente, la double inégalité :
En déduire un encadrement de
V(Y_r) .
Partie II : Etude du nombre de boules distinctes parmi les boules
B_1, B_2, …, B_r tirées au moins une fois au cours des
n premiers tirages
Pour tout entier
n supérieur ou égal à 1 , on suppose que le nombre de boules distinctes parmi les boules
B_1, B_2, …, B_r tirées au moins une fois au cours des
n premiers tirages, définit une variable aléatoire
Z_n sur (
Ω, A, P ); on note
E(Z_n) l'espérance de
Z_n et on pose
Z_0 = 0 .
Pour tout entier natureln non nul et pour tout entier naturel
k , on note
p_(n, k) la probabilité de l'événement [
Z_n = k ] et on pose :
p_(n, − 1) = 0 .
Pour tout entier naturel
- Etude des cas particuliers
n = 1 etn = 2 .
(a) Déterminer la loi deZ_1 et donner son espérance.
(b) On suppose, dans cette question, quer est supérieur ou égal à 2 .
Déterminer la loi de
Z_2 et montrer que son espérance est donnée par :
E(Z_2) = (19r)/(100)
2. Établir, pour tout entier natureln non nul et pour tout entier naturel
k au plus égal à
r , l'égalité :
2. Établir, pour tout entier naturel
Vérifier que cette égalité reste vraie dans le cas où
k est supérieur ou égal à
r + 1 .
3. Pour tout entier naturel non nuln , on définit le polynôme
Q_n par : pour tout réel
x ,
3. Pour tout entier naturel non nul
(a) Préciser les polynômes
Q_1 et
Q_2 .
(b) CalculerQ_n(1) et exprimer
Q_n^′(1) en fonction de
E(Z_n) (
Q_n^′ désignant la dérivée du polynôme
Q_n ).
(c) En utilisant l'égalité (1), établir, pour tout réelx et pour tout entier naturel
n non nul, la relation suivante :
(b) Calculer
(c) En utilisant l'égalité (1), établir, pour tout réel
(d) En dérivant membre à membre l'égalité (2), former, pour tout entier naturel
n non nul, une relation entre les espérances
E(Z_n) et
E(Z_(n − 1)) .
En déduire, pour tout entier natureln , la valeur de
E(Z_n) en fonction de
n et de
r .
4. (a) Pour tout entier natureln , le polynôme
Q_n^(′′) désigne la dérivée du polynôme
Q_n^′ .
En déduire, pour tout entier naturel
4. (a) Pour tout entier naturel
En utilisant une méthode semblable à celle de la question précédente, trouver pour tout entier naturel
n non nul, une relation entre
Q_n^(′′)(1) et
Q_(n − 1)^(′′)(1) .
En déduire que, pour tout entier natureln non nul, l'égalité suivante :
En déduire que, pour tout entier naturel
(b) Calculer, pour tout entier naturel
n , la variance de la variable aléatoire
Z_n en fonction de
n et de
r .
Pas de description pour le moment