BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2002, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2002
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2002.
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CONCOURS D'ADMISSION DE 2002
Option économique
MATHEMATIQUES II
Lundi 6 Mai 2002 de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
On désigne par
N un nombre entier supérieur à 1 et par
a un nombre réel strictement positif. L'objet du problème est d'étudier la rentabilité d'un investissement en fonction du taux d'intérêt ce qui conduit à l'étude dans les parties II et III des équations suivantes pour
0 < x < 1 :
Dans la partie I, on étudie la première de ces équations dans deux cas particuliers (
N = 2 et 3 ).
PARTIE I
On considère dans cette question la fonction
a) Montrer que l'équation
x^2 + x − 1 = 0 a une et une seule racine réelle appartenant à
]0 , 1 [, et préciser la valeur de cette racine
r_2 .
b) Montrer, six désigne un nombre réel appartenant à
[1/2, 1] , que
f(x) appartient à
[1/2, 1] .
c) Calculer la dérivéef^′ de
f et prouver l'inégalité suivante pour
1/2 ≤ x ≤ 1 :
b) Montrer, si
c) Calculer la dérivée
d) On considère la suite définie par
u_0 = 1 et
u_(n + 1) = f(u_n) .
Prouver l'inégalité suivante et la convergence de la suite
(u_n) vers
r_2 :
On considère dans cette question la fonction
a) Montrer que l'équation
x^3 + x^2 + x − 1 = 0 a une seule racine réelle
r_3 appartenant à
]0, 1[ .
b) Montrer, six désigne un nombre réel appartenant à
[1/3, 1] , que
f(x) appartient à
[1/3, 1] .
c) Calculer les dérivéesf^′ et
f^(′′) de
f , et en déduire le maximum de la valeur absolue de
f^′(x) pour
x appartenant à
[1/3, 1] .
d) On considère la suite définie paru_0 = 1 et
u_(n + 1) = f(u_n) .
b) Montrer, si
c) Calculer les dérivées
d) On considère la suite définie par
Majorer
|u_n − r_3| en fonction de
n et prouver la convergence de la suite (
u_n ) vers
r_3 .
PARTIE II
On note
a) Montrer que l'équation
b) Montrer la relation
4
^∘ ) Racine positive de l'équation
x^N + x^(N − 1) + … + x − a = 0
a) Montrer que
f_(N + 1)(x_N) > f_N(x_N) et en déduire que la suite (
x_N ) est strictement décroissante.
En déduire que la suite (
x_N ) converge vers un nombre réel
x^∗ appartenant à [ 0,1 [.
b) Montrer que0 < x_N ≤ x_A , puis que
0 < (x_N)^N ≤ (x_A)^N lorsque
N ≥ A où
A est un entier naturel non nul. En choisissant
A ≥ a , en déduire la limite de la suite (
x_N^N ) lorsque
N tend vers
+ ∞ , puis, à l'aide de la relation (*), exprimer la limite
x^∗ en fonction de
a .
b) Montrer que
On convient alors de poser
x_N = a/(a + 1)(1 + ε_N) , et
ε_N tend donc vers 0 lorsque
N tend vers
+ ∞ .
c) Etablir à l'aide de la relation (*) l'égalité suivante :
c) Etablir à l'aide de la relation (*) l'égalité suivante :
En déduire les limites de
(N + 1)ε_N et de
(1 + ε_N)^(N + 1) lorsque
N tend vers
+ ∞ , puis déterminer à l'aide de la relation (*) un équivalent de
ε_N en fonction de
a et
N .
On considère un investissement qui nécessite l'apport initial d'une somme
S_0 > 0 l'année 0 , puis qui rapporte ensuite la même somme
S > 0 pendant chacune des
N années suivantes, c'est à dire pendant les années
1, 2, …, N ..
Lorsque le taux d'intérêt des placements est supposé constant au cours du temps et égal à
r > 0 , on sait que le placement d'une somme
s à l'issue de l'année 0 conduit à une somme
s_1 = (1 + r)s à l'issue de l'année
1, … , à une somme
s_n = (1 + r)^n s à l'issue de l'année
n, …
Dans ce contexte, on obtiendra une sommeS_n à l'issue de l'année
n si et seulement si on obtient une somme
S_n/(1 + r)^n à l'issue de l'année 0 (puisque le placement d'une telle somme
S_n/(1 + r)^n conduit précisément à l'obtention de la somme
S_n à l'issue de
n années de placement). Aussi appellera-t-on dans ce contexte valeur présente de la somme
S_n la somme
S_n/(1 + r)^n .
Dans ce contexte, on obtiendra une somme
5^∘ ) Taux d'intérêt permettant la réalisation de l'investissement
a) Montrer que la valeur présente (à la fin de l'année 0 ) de l'investissement décrit ci-dessus est égale, compte tenu de la dépense initiale
S_0 et des revenus attendus, à :
L'investissement précédent est alors réalisé si et seulement si l'inégalité VP(
r )
≥ 0 est vérifiée, c'est à dire s'il est financièrement plus intéressant de réaliser l'investissement projeté que de placer la somme
S_0 au taux d'intérêt
r des placements comme on l'a décrit plus haut.
b) Montrer que l'équationVP(r) = 0 possède une racine strictement positive
r_N et une seule si
N > S_0/S , et donner l'expression de celle-ci en fonction de
x_N et montrer que l'investissement décrit est réalisé si et seulement si
r ≤ r_N .
c) Préciser le sens de variation et la limiter^∗ de la suite (
r_N ), puis exprimer cette limite
r^∗ en fonction de
S et
S_0 et préciser un équivalent de l'erreur
r^∗ − r_N faite en remplaçant
r_N par
r^∗ .
b) Montrer que l'équation
c) Préciser le sens de variation et la limite
PARTIE III
On note
a) Montrer que l'équation
b) Montrer la relation (**) :
a) Montrer que
En déduire que la suite
(y_N) converge vers un nombre réel
y^∗ appartenant à
[0, 1[ .
b) Montrer que0 < Ny_N^N ≤ Ny_A^N pour
N ≥ A où
A est un nombre entier tel que
A(A + 1) > 2a .
b) Montrer que
En déduire la limite de la suite (
Ny_N^N ) lorsque
N tend vers
+ ∞ , et, à l'aide de la relation (**), exprimer la limite
y^∗ en fonction de
a .
On modifie les hypothèses précédentes et on suppose désormais que l'investissement considéré, qui nécessite toujours l'apport initial d'une somme
S_0 l'année 0 , rapporte de plus en plus pendant chacune des
N années suivantes, comme suit : une somme
S l'année 1 , une somme
2S l'année 2 , une somme
3S l'année
3, … , une somme
NS l'année
N .
8^∘ ) Taux d'intérêt permettant la réalisation de l'investissement
a) Montrer que la valeur présente (à la fin de l'année 0 ) de l'investissement décrit est égale à :
L'investissement précédent est alors réalisé si et seulement si l'inégalité VP(
r )
≥ 0 est vérifiée.
b) Montrer que l'équationVP(r) = 0 possède une racine strictement positive
r_N et une seule lorsque
N(N + 1) > 2S_0/S , puis donner l'expression de celle-ci en fonction de
y_N et montrer que l'investissement décrit est réalisé si et seulement si
r ≤ r_N .
c) Préciser le sens de variation et la limiter^∗ de la suite (
r_N ), puis exprimer cette limite
r^∗ en fonction de
S et
S_0 .
b) Montrer que l'équation
c) Préciser le sens de variation et la limite
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