BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2003Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2003
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2003.
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ESSEC option Eco 2003 Maths III
Exercice 1 Suites récurrentes et algèbre linéaire
Soit
a un nombre réel. On note
ℝ^ℕ l'ensemble des suites réelles définies sur
ℕ , et
F le sous- ensemble de
ℝ^ℕ formé des suites
(u_n)_(n ∈ ℕ) qui vérifient :
∀n ∈ ℕu_(n + 3) = 3au_(n + 1) + (1 − 3a)u_n .
L'objet de ce problème est l'étude de l'ensembleF .
I. Étude du cas particuliera = 1 .
L'objet de ce problème est l'étude de l'ensemble
I. Étude du cas particulier
Soit
(u_n)_(n ∈ ℕ) la suite définie par ses trois premiers termes
u_0, u_1, u_2 , et la relation de récurrence
Pour tout entier naturel
n , on pose :
X_n = (u_n; u_(n + 1); u_(n + 2)) et on note
M la matrice carrée
(0, 1, 0; 0, 0, 1; − 2, 3, 0)
- Reconnaître, pour tout entier naturel
n , le produitMX_n .
En déduire l'expression de
X_n en fonction des matrices
M, X_0 et de l'entier naturel
n .
2. a) Déterminer les valeurs propres de la matriceM et leur sous-espace propre associé.
b) La matriceM est-elle diagonalisable ?
3. On notef l'endomorphisme de
ℝ^3 canoniquement associé à
M , c'est-à-dire tel que
M soit la matrice de
f dans la base canonique
B de
ℝ^3 .
a) Déterminer une baseB^′ = (e_1^′, e_2^′, e_3^′) telle que la matrice
T de
f dans
B^′ vérifie
T = (− 2, 0, 0; 0, 1, 1; 0, 0, 1) , et que les vecteurs
e_1^′, e_2^′, e_3^′ aient respectivement pour première composante 1,1 et 0 .
b) Déterminer, pour tout entier natureln , l'expression de
T^n
4. SoitP la matrice de passage de la base
B à la base
B , . Exprimer
M en fonction de
T, P et
P^(− 1) , puis
M^n en fonction des mêmes matrices et de l'entier naturel
n .
5. a) CalculerP^(− 1) (les calculs devront figurer sur la copie)
b) Pour tout entier natureln , calculer les coefficients de la première ligne de
M^n ; en déduire l'expression de
u_n en fonction de
u_0, u_1, u_2 et de l'entier naturel
n .
2. a) Déterminer les valeurs propres de la matrice
b) La matrice
3. On note
a) Déterminer une base
b) Déterminer, pour tout entier naturel
4. Soit
5. a) Calculer
b) Pour tout entier naturel
II . Étude du cas général .
On revient au cas général où
a est un réel quelconque.
1. Structure de F .
a) Démontrer que
F est un sous-espace vectoriel de
ℝ^ℕ
b) On considère l'applicationφ : F → ℝ^3
b) On considère l'application
Démontrer que
φ est un isomorphisme d'espaces vectoriels ; en déduire que
F est de dimension finie et préciser sa dimension.
c) Justifier que des suites(u_n)_(n ∈ ℕ), (v_n)_(n ∈ ℕ), (w_n)_(n ∈ ℕ) de
F forment une base de
F si, et seulement si, la matrice
(u_0, v_0, w_0; u_1, v_1, w_1; u_2, v_2, w_2) est inversible.
d) On suppose dans cette question:a = 0 .
c) Justifier que des suites
d) On suppose dans cette question:
On note
s, s^′, s^(′′) les suites définies par:
Déterminer
s, s^′, s^(′′) (on donnera les dix premiers termes de chacune de ces trois suites); en déduire la forme générale d'un élément de
F .
e) Reprendre la question précédente dans le casa = 1/3
e) Reprendre la question précédente dans le cas
2. Suites géométriques de F .
a) Démontrer que la suite
(r^n)_(n ∈ ℕ) appartient à
F si, et seulement si, le réel
r est racine de la fonction polynomiale
p : x → x^3 − 3ax + 3a − 1
(avec la convention :0^0 = 1 )
b) Déterminer, en fonction du réela , le nombre de racines de la fonction
p ainsi que leur valeur.
(avec la convention :
b) Déterminer, en fonction du réel
3. Cas où p admet trois racines distinctes.
a) Démontrer que, lorsque la fonction
p admet trois racines distinctes
1, r_1 et
r_2 , les suites
(1)_(n ∈ ℕ), (r_1^n)_(n ∈ ℕ) et
(r_2^n)_(n ∈ ℕ) forment une base de l'espace vectoriel
F
b) Dans le cas oùa = 7 , exprimer, en fonction de l'entier naturel
n , le terme général
u_n de la suite, appartenant à
F , qui vérifie:
u_0 = 1, u_1 = 10, u_2 = − 8
b) Dans le cas où
4. Cas où p admet une racine double.
a) Soit
r un nombre réel et
(u_n)_(n ∈ ℕ) la suite de terme général
nr^n . Démontrer que, pour tout
n de
ℕ :
b) En déduire que, lorsque
p admet une racine double
r_0 et une racine simple
r_1 la suite
(nr_0^n)_(n ∈ ℕ) appartient à
F , et démontrer que les suites
(r_0^n)_(n ∈ ℕ), (nr_0^n)_(n ∈ ℕ) et
(r_1^n)_(n ∈ ℕ) forment une base de
F .
c) Dans le cas oùa = 1/4 , exprimer le terme général
u_n d' un élément quelconque
(u_n)_(n ∈ ℕ) de
F en fonction de
u_0, u_1 et
u_2 et de l'entier naturel
n ; préciser la limite de
(u_n)_(n ∈ ℕ) .
c) Dans le cas où
Exercice 2: probabilités et simulation informatique.
I. Exemple introductif.
On effectue des lancers successifs (indépendants) d'un dé cubique équilibré, dont les faces sont numérotées de 1 à 6 , et on note
X_1, X_2, …X_n, … , les variables aléatoires donnant le numéro amené par le dé aux premier lancer, deuxième lancer, ... .
Pour tout entier natureln non nul, on note
Y_n , la somme des points obtenus aux
n premiers lancers. Enfin, pour tout entier naturel
k non nul, la variable aléatoire
T_k compte le nombre de celles des variables aléatoires
Y_1, Y_2, …, Y_n, … qui prennent une valeur inférieure ou égale à
k .
Par exemple, si les cinq premiers numéros amenés par le dé sont, dans l'ordre:3, 1, 2, 3, 6 , alors les événements suivants sont réalisés :
(Y_1 = 3), (Y_2 = 4), (Y_3 = 6), (Y_4 = 9), (Y_5 = 15) , et les variables aléatoires
T_2, T_3, T_9 et
T_(12) prennent respectivement pour valeurs
0, 1, 4 et 4 .
Pour tout entier naturel
Par exemple, si les cinq premiers numéros amenés par le dé sont, dans l'ordre:
1. On s'intéresse dans cette question à la variable aléatoire
T_(12) .
a) Donner les valeurs prises par
T_(12)
(On explicitera un exemple de résultat correspondant à chacune des deux valeurs extrêmes). Quelle est la probabilité queT_(12) prenne la valeur 12 ?
b) Simulation informatique
(On explicitera un exemple de résultat correspondant à chacune des deux valeurs extrêmes). Quelle est la probabilité que
b) Simulation informatique
Compléter les lignes marquées par les symboles . . . du programme Pascal ci-dessous, de façon qu'il simule l'expérience aléatoire étudiée et affiche la valeur de
T_(12) .
On rappelle que random(6) fournit un entier aléatoire parmi0, 1, 2, 3, 4, 5 .
On rappelle que random(6) fournit un entier aléatoire parmi
Program ESSEC2003A;
var x,y,t:integer;
begin
randomize;
y:=0;t:=0;
repeat
x:=random(6)+1;
y:=...;
t:=...;
until ...;
writeln(T=',t);
end.
2. On s'intéresse dans cette question à la variable aléatoire
T_2
a) Déterminer la loi de probabilité de
T_2 .
b) Qu'obtient-on à l'affichage en exécutant le programme ci-dessous ?
b) Qu'obtient-on à l'affichage en exécutant le programme ci-dessous ?
program Essec2003B;
var i,d1,d2:integer;
loi:array[0..2] of integer;
begin
for i:=0 to 2 do loi[il:=0;
for d1:=1 to 6 do for d2:=1 to 6 do
if d1 > 2 then loi[0]:=loi[0]+1 else
if d1+d2 > 2 then loi[1]:=Ioi[1]+1
else loi[2]:=Ioi[2]+1;
for i:=0 to 2 do write(loi[i]/36);
end.
Dorénavant, on considère une suite
(X_i)_(i ≥ 1) de variables aléatoires, définies sur un même espace probabilisé (
Ω; T; P ), mutuellement indépendantes, de même loi, à valeurs positives ou nulles.
Pour tout entier natureln non nul, on pose alors :
Y_n = X_1 + X_2 + ⋯ + X_n et on note
F_n la fonction de répartition de la variable aléatoire
Y_n .
On fixe un réel strictement positifx , et on s'intéresse au nombre
T_x des variables aléatoires
Y_n telles que l'événement (
Y_n ≤ x ) soit réalisé.
Pour tout entier naturel
On fixe un réel strictement positif
II. Cas général.
- Démontrer que la suite
(F_n(x))_(n ≥ 1) est décroissante. - Démontrer chacune des deux relations suivantes :
-
P(T_x = 0) = 1 − F_1(x) - pour tout entier naturel
n non nul,P(T_x = n) = F_n(x) − F_(n + 1)(x)
- En déduire l'équivalence :
Autrement dit,
T_x est une variable aléatoire si, et seulement si :
lim_(n → + ∞)F_n(x) = 0
III. Cas d'une loi géométrique.
Dans cette troisième partie, les variables aléatoires
X_i, i ∈ ℕ^∗ , suivent la loi géométrique
G(p) de paramètre
p, (0 < p < 1) , et on pose :
q = 1 − p .
De plus,x est ici un entier naturel non nul fixé.
On rappelle que, par convention :C_n^m = 0 si
n et
m sont des entiers naturels tels que
m > n .
De plus,
On rappelle que, par convention :
- Loi de
Y_n, n ∈ ℕ^∗
a) PréciserY_n(Ω)
b) Par un calcul de loi de somme, déterminer la loi deY_2 , puis celle deY_3 .
c) Démontrer que, pour tous entiers naturelsm etn tels quem ≥ n , on a l'égalité :
d) Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel
n non nul :
si
k est un entier supérieur ou égal à
n .
2. Calcul deP(T_x = n) .
a) Justifier queT_x est une variable aléatoire et préciser
T_x(Ω) . Calculer
P(T_x = 0)
b) Vérifier chacune des deux égalités :
2. Calcul de
a) Justifier que
b) Vérifier chacune des deux égalités :
En utilisant II.2. , en déduire le calcul de
P(T_x = n) pour
n entier supérieur ou égal à 1 .
c) Reconnaître la loi deT_x ; préciser son espérance et sa variance.
3. Sachant que les variables aléatoiresX_1, X_2… sont des temps d'attente, et en observant que la réalisation de
n premiers succès équivaut à la réalisation du
n^(ième) succès, donner une interprétation, soigneusement exposée, de chacune des variables aléatoires
Y_n et
T_x , et retrouver ainsi la loi de
T_x .
c) Reconnaître la loi de
3. Sachant que les variables aléatoires
IV. Cas d'une loi exponentielle.
Dans cette dernière partie, les variables aléatoires
X_n suivent la loi exponentielle
E(λ) de paramètre
λ > 0 .
On admettra qu'alorsY_n admet pour densité la fonction
f_n définie sur
ℝ par :
On admettra qu'alors
- À l'aide de II.2. , calculer
P(T_x = 0) , puisP(T_x = n) pour tout entier natureln non nul. - Reconnaître la loi de
T_x ; préciser son espérance et sa variance.
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