BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2014Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2014
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2014.
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Concours d'admission de 2014
OPTION ECONOMIQUE
MATHÉMATIQUES
Vendredi 9 mai 2014, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Ce problème est constitué de trois parties. Les résultats de la partie 1 sont utilisés dans les parties 2 et 3 . Les parties 2 et 3 sont indépendantes entre elles.
Dans tout le sujet,
I = ]a, b[ est un intervalle ouvert non vide de
ℝ , où
a et
b sont réels ou infinis. On dit qu'une densité de probabilité
f vérifie l'hypothèse
CSP(I) lorsque
f est :
- continue sur
I ; - strictement positive sur
I ; - nulle en dehors de
I .
On écrira alors simplement :
f est
CSP(I) .
On admettra que les principaux résultats du cours concernant l'indépendance des variables aléatoires discrètes s'appliquent également aux variables aléatoires continues.
On admettra que les principaux résultats du cours concernant l'indépendance des variables aléatoires discrètes s'appliquent également aux variables aléatoires continues.
Partie 1 - Calcul d'une probabilité
On considère dans cette partie :
-
X une variable aléatoire réelle continue à valeurs dansI , de fonction de répartitionF et admettant une densité de probabilitéf qui estCSP(I) . -
U une variable aléatoire qui suit la loi uniforme sur]0, 1[ et qui est indépendante deX . -
h une fonction continue surI à valeurs dans[0, 1] .
On se propose d'établir la formule suivante :
On définit sur
I la fonction
Ψ par :
∀x ∈ I, Ψ(x) = P([X ⩽ x] ∩ [U ⩽ h(X)]) .
- Pour tous réels
x ety dansI tels quex < y , on poseM(x, y) = max_(t ∈ [x, y])h(t) etm(x, y) = min_(t ∈ [x, y])h(t) .
(a) Soitx dansI . Justifier que pour touty dans l'intervalle]x, b[ , il existeα_y dans l'intervalle[x, y] tel queM(x, y) = h(α_y) .
(b) En déduire:lim_(y → x; y > x)M(x, y) = h(x) .
(c) Montrer de même que pour touty dansI, lim_(x → y; x < y)M(x, y) = h(y) .
On montrerait de manière analogue (on ne demande pas de le vérifier) :
lim_(y → x; y > x)m(x, y) = h(x) et
lim_(x → y; x < y)m(x, y) = h(y) .
2. Soitx et
y des réels de
I tels que
x < y .
(a) Établir l'inclusion suivante entre événements :
2. Soit
(a) Établir l'inclusion suivante entre événements :
En déduire l'inégalité :
(b) Établir une minoration analogue pour
Ψ(y) − Ψ(x) , puis l'encadrement
(c) Montrer que
Ψ est dérivable sur
I , et exprimer sa dérivée en fonction de
f et
h .
3. (a) En déduire que, pour toutx et
y dans
I :
3. (a) En déduire que, pour tout
(b) Établir : pour tout
x dans
I, Ψ(x) ⩽ F(x) , puis montrer :
lim_(x → a)Ψ(x) = 0 . En déduire :
(c) Établir : pour tout
x dans
I, P([X > x] ∩ [U ⩽ h(X)]) = P([U ⩽ h(X)]) − Ψ(x) .
En déduire :
lim_(x → b)Ψ(x) = P([U ⩽ h(X)]) , puis
- Montrer que
P([U < h(X)]) = 1 − P([1 − U ⩽ 1 − h(X)]) , et en déduire
Partie 2 - Le modèle économique de Leontiev fermé
Soit
α et
β deux nombres réels appartenant à l'intervalle
]0, 1[ .
On s'intéresse à un modèle économique composé de trois secteurs d'activitéS_1, S_2 et
S_3 . On suppose que :
On s'intéresse à un modèle économique composé de trois secteurs d'activité
- pour produire une unité de biens du secteur 1 , il faut
α unités du secteur 1 etα unités du secteur 2 . - pour produire une unité de biens du secteur 2 , il faut
β unités du secteur 1 etα unités du secteur 3 . - pour produire une unité de biens du secteur 3, il faut
β unités du secteur 2 etβ unités du secteur 3 . On dira que ce modèle est viable s'il existe des quantités de productionsx_1, x_2 etx_3 des secteurs respectifsS_1, S_2 etS_3 , strictement positives et telles que chaque secteur soit excédentaire en quantité.
- (a) Montrer que le modèle est viable si et seulement s'il existe
x_1 > 0, x_2 > 0, x_3 > 0 tels que :
(b) On considère la matrice
A = (α, β, 0; α, 0, β; 0, α, β) . Montrer que le modèle est viable si et seulement s'il existe une matrice colonne
X à composantes strictement positives telle que la matrice colonne
X − AX n'a que des composantes strictement positives.
6. (a) Vérifier queα + β est valeur propre de
A et déterminer le sous-espace vectoriel associé.
(b) En déduire que siα + β < 1 , alors le modèle est viable.
6. (a) Vérifier que
(b) En déduire que si
On admet pour la suite que le modèle est viable si et seulement si le spectre de
A est inclus dans
] − 1, 1 [.
7. (a) Montrer que le modèle est viable si et seulement siα + β < 1 .
(b) Déterminer les valeurs propres deA autres que
α + β , et vérifier qu'elles sont dans l'intervalle ]
− 1, 1[ .
8. On suppose, dans cette question, seulement queα est une variable aléatoire qui suit la loi uniforme sur
]0, 1[ et que
β est une variable aléatoire à valeurs dans
]0, 1[ , admettant une densité de probabilité
f qui est
CSP(]0, 1[) .
En utilisant les résultats de la partie 1, montrer que la probabilité que le modèle soit viable vaut1 − E(β) .
9. On suppose désormais queα et
β sont tels que le modèle est viable. Pour
i = 1, 2 ou 3 , on note
y_i le coût de production d'une unité de bien dans le secteur
i , et
y_i + z_i le prix de vente d'une unité de bien du secteur
i . La marge
z_i est appliquée uniquement en cas de vente à un autre secteur, l'achat à l'intérieur d'un même secteur se faisant au prix coûtant
y_i .
On définit les deux matrices lignes :Y = (y_1, y_2, y_3) et
Z = (z_1, z_2, z_3) ainsi que la matrice carrée
B = (0, β, 0; α, 0, β; 0, α, 0) .
(a) Établir la relation matricielle (1) :Y = YA + ZB .
(b) Justifier sans calculs l'inversibilité deI_3 − A .
7. (a) Montrer que le modèle est viable si et seulement si
(b) Déterminer les valeurs propres de
8. On suppose, dans cette question, seulement que
En utilisant les résultats de la partie 1, montrer que la probabilité que le modèle soit viable vaut
9. On suppose désormais que
On définit les deux matrices lignes :
(a) Établir la relation matricielle (1) :
(b) Justifier sans calculs l'inversibilité de
En déduire que pour
Z fixé, il existe un unique
Y vérifiant la relation (1).
Partie 3 - Simulation de variables aléatoires
La plupart des langages informatiques possèdent un générateur de nombres aléatoires. En Pascal par exemple, on dispose de l'instruction random. Ces générateurs produisent une suite de variables aléatoires indépendantes de loi uniforme sur ]
0, 1[ .
On propose dans la suite deux méthodes permettant de simuler des lois continues quelconques en utilisant ces générateurs aléatoires.
On propose dans la suite deux méthodes permettant de simuler des lois continues quelconques en utilisant ces générateurs aléatoires.
Jusqu'à la fin du problème : on note
Z une variable aléatoire continue à valeurs dans
I , de fonction de répartition
G et admettant une densité
g qui est
CSP(I) .
3a - Simulation par la méthode d'inversion
- (a) On note
H la restriction deG àI . Montrer queH réalise une bijection deI sur]0, 1[ . On noteH^(− 1) la bijection réciproque. Dresser le tableau de variations deH^(− 1) ,
SoitU une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur]0, 1 [. On poseX = H^(− 1)(U) , et on noteF la fonction de répartition deX .
(b) Montrer que pour toutx dansI, F(x) = G(x) .
(c) En déduire queX suit la même loi queZ . - Simulation de lois exponentielles.
On suppose dans cette question que
Z suit la loi exponentielle de paramètre
λ > 0 .
(a) Expliciter l'intervalleI et les fonctions
g, G et
H^(− 1) .
(b) Écrire une fonction en Pascal d'en-tête function expo(lambda:real):real qui simule la loi exponentielle.
12. Simulation de la loi de Laplace.
(a) Expliciter l'intervalle
(b) Écrire une fonction en Pascal d'en-tête function expo(lambda:real):real qui simule la loi exponentielle.
12. Simulation de la loi de Laplace.
On cherche dans cette question à simuler une variable aléatoire de densité
g donnée par :
Soit
Y une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètre 1.
SoitV une variable aléatoire indépendante de
Y suivant la loi uniforme sur
{ − 1, 1} , ce qui signifie
P([V = − 1]) = P([V = 1]) = 1/2 .
On poseX = VY .
(a) Vérifier queg est une densité de probabilité qui est
CSP(ℝ) .
(b) Établir :
Soit
On pose
(a) Vérifier que
(b) Établir :
- pour tout
x ⩾ 0, P([X > x]) = 1/2P([Y > x]) ; - pour tout
x ⩽ 0, P([X ⩽ x]) = 1/2P([Y ⩾ − x]) .
(c) En déduire une expression de la fonction de répartition deX .
(d) Conclure queX est une variable aléatoire continue admettantg comme densité.
(e) Compléter la fonction Pascal suivante pour qu'elle simule la loi de Laplace :
function laplace:real;
var y,v:real;
begin
y:=expo(1);
v:=random;
if ... then
laplace:=y
else
laplace:=...;
end;
3b - Simulation par la méthode du rejet
Dans la méthode dite du rejet, pour simuler la loi de
Z de densité
g (voir les notations en préambule de la partie 3), on commence par déterminer une loi de probabilité que l'on sait simuler, de densité
f qui est
CSP(I) , et qui vérifie : il existe une constante
c > 0 telle que
∀x ∈ I, g(x) ⩽ cf(x) .
13. Montrer qu'il existe une fonctionh continue sur
I et à valeurs dans
[0, 1] telle que, pour tout
x ∈ I, g(x) = cf(x)h(x) .
On considère alors :
13. Montrer qu'il existe une fonction
On considère alors :
- une suite de variables aléatoires
(U_k)_(k ∈ ℕ^∗) qui suivent la loi uniforme sur]0, 1[ . - une suite de variables aléatoires
(X_k)_(k ∈ ℕ^∗) à valeurs dans]a, b[ , ayant toutes la même loi de densité de probabilitéf et de fonction de répartitionF .
On suppose de plus que pour tout entiern ⩾ 1 , les variablesX_1, …, X_n, U_1, …, U_n sont mutuellement indépendantes.
On définitN la variable aléatoire prenant comme valeur le premier indicek vérifiantU_k ⩽ h(X_k) .
- En utilisant la partie 1, prouver l'égalité, pour tout
k ∈ ℕ^∗, P([U_k ⩽ h(X_k)]) = 1/c .
En déduire que
N suit une loi géométrique dont on précisera le paramètre, l'espérance et la variance.
On définit la variable aléatoireX commé étant la valeur de
X_N , c'est-à-dire la valeur de
X_k pour le premier indice
k vérifiant
U_k ⩽ h(X_k) .
15. Soitx ∈ I .
(a) Soitn ∈ ℕ^∗ .
On définit la variable aléatoire
15. Soit
(a) Soit
Exprimer l'événement
[X ⩽ x] ∩ [N = n] à partir des événements
[X_n ⩽ x] ∩ [U_n ⩽ h(X_n)] et
[U_k > h(X_k)] pour
k ∈ [ [1, n − 1] ] .
(b) En utilisant la question 3.(b), montrer que pour toutn ∈ ℕ^∗ :
(b) En utilisant la question 3.(b), montrer que pour tout
(c) En déduire
P([X ⩽ x] ∩ [N = n]) en fonction de
c et de
G(x) .
(d) Montrer finalement :P([X ⩽ x]) = G(x) .
16. Conclure.
17. Simulation de la loi normale.
(d) Montrer finalement :
16. Conclure.
17. Simulation de la loi normale.
Dans cette question,
Z suit la loi normale centrée et réduite, donc
I = ℝ .
Soitf la densité de Laplace (question 12), définie par
∀x ∈ ℝ, f(x) = 1/2e^(− |x|) .
(a) Donner une densitég de
Z qui est
CSP(ℝ) .
(b) Étudier les variations sur[0, + ∞[ de la fonction
a : x ↦ e^(x − (x^2)/2) .
(c) Expliciter une constantec > 0 telle que, pour tout
x ⩾ 0 : g(x) ⩽ c/2e^(− x) .
(d) En déduire que pour toutx réel,
g(x) ⩽ cf(x) .
(e) Expliquer alors comment mettre en place la méthode du rejet pour simuler la loi normale centrée et réduite. On explicitera en particulier la fonctionh introduite à la question 13.
(f) Compléter la fonction Pascal suivante pour qu'elle simule la loi normale centrée réduite :
Soit
(a) Donner une densité
(b) Étudier les variations sur
(c) Expliciter une constante
(d) En déduire que pour tout
(e) Expliquer alors comment mettre en place la méthode du rejet pour simuler la loi normale centrée et réduite. On explicitera en particulier la fonction
(f) Compléter la fonction Pascal suivante pour qu'elle simule la loi normale centrée réduite :
function normale:real;
var x,u:real;
begin
repeat
x:=laplace;
u:=random;
until ...
normale:=...;
end;
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