BCE Maths appliquées HEC ECE 2001, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2001
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2001.
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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES E.S.C.P. - E.A.P. ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE LYON
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES II
Abstract
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs. Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
On dispose de
Étant donné deux entiers
On admettra que cette expérience aléatoire peut être modélisée par la donnée de l'univers
Si
Si
Préliminaire
Montrer l'égalité :
Partie 1 : Première sous-suite croissante
Par exemple, si
- a) Quelles sont la plus petite et la plus grande des valeurs prises par
L ? Que vautP([L = n]) ?
b) Montrer que, pour tout entierk de{1, 2, …, n} , on a :P([L ⩾ k]) = 1/(k!) . En déduire la loi deL . - Donner la valeur de
E(L) sous forme d'une somme et déterminer la limite deE(L) quandn tend vers l'infini.
Partie 2 : Deuxième sous-suite croissante
Soit
Par exemple, si
- Quelles sont la plus petite et la plus grande des valeurs prises par
L^′ ? Que vautP([L^′ = 0]) ? - On suppose, dans cette question seulement, que
n est égal à 3 .
a) Montrer que la loi du couple(L, L^′) est donnée par le tableau suivant:
|
|
|||
|
|
1 | 2 | 3 |
| 0 | 0 | 0 |
|
| 1 |
|
|
0 |
| 2 |
|
0 | 0 |
c) Calculer la covariance de
3) On suppose à nouveau que n est un entier quelconque supérieur ou égal à 2 .
a) Dénombrer les parties de l'ensemble
b) En déduire
c) Montrer de même que, pour tout entier
d) Donner la valeur de
e) En déduire
Partie 3 : Nombre de sous-suites croissantes
Soit
Par exemple, si
- a) Donner la loi de
T dans le cas oùn vaut 2 . Calculer son espérance et sa variance.
b) Donner la loi deT dans le cas oùn vaut 3 . Calculer son espérance et sa variance. - On suppose désormais l'entier
n supérieur ou égal à 4 .
a) CalculerP([T = 1]) etP([T = n]) .
b) Comparer les événements[L + L^′ = n] et[T ⩽ 2] . En déduire la valeur deP([T = 2]) .
c) Donner la loi deT dans le cas oùn vaut 4 . Calculer son espérance et sa variance. - Pour tout entier
i de{1, 2, …, n − 1} , soitA_i l'événement égal à l'ensemble des permutations (a_1, a_2, …, a_n ) vérifianta_i > a_(i + 1) , et soitX_i la variable aléatoire qui, à toute permutationω , associe 1 siω ∈ A_i et 0 sinon.
a) Montrer queX_i suit la loi de Bernoulli de paramètre1/2 . Donner son espérance et sa variance.
b) Donner une expression deT en fonction deX_i . En déduire l'égalité :E(T) = (n + 1)/2 .
c) Montrer que l'on a:∀i ∈ {1, …, n − 2}, P(A_i ∩ A_(i + 1)) = 1/6 . En déduire la valeur dcCov(X_i, X_(i + 1)) .
d) Montrer que, pour tout couple(i, j) d'entiers vérifiant1 ⩽ i < i + 2 ⩽ j ⩽ n − 1 , les événementsA_i etA_j sont indépendants.
En déduire l'égalité :Cov(X_i, X_j) = 0 .
e) Établir enfin l'égalité :V(T) = (n + 1)/(12) . - On suppose maintenant que
n est égal à 5 . On considère 1000 variables aléatoiresT_1, …, T_(1000) , mutuellement indépendantes, de même loi que la variableT et on noteS la variable aléatoire égale à1/(1000)∑_(i = 1)^(1000)T_i .
On noteφ la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite et on donne la valeur approchée suivante :φ(√5) ≃ 0, 987 .
Calculer une valeur approchée de la probabilitéP([2, 95 < S < 3, 05]) .
Partie 4 : Simulation informatique
On rappelle que, dans l'exécution d'une boucle for i
procedure aleatoire(var A :tableau);
var aux,i,alea : integer;
begin
for i :=1 to 5 do A[i] :=i ;
for i :=5 downto 2 do begin
alea := random(i)+1 ;
aux :=A[alea] ;
A[alea] :=A[i] ;
A[i] :=aux;
end
end;
- a) On suppose que les valeurs successives de alea sont
4, 2, 3 et 2 . Donner les valeurs deA[1], A[2], A[3] , A [4] et A [5] à la fin de l'exécution de la procédure.
b) Quelles valeurs successives doit prendre alea pour obtenir, à la fin de l'exécution de la procédure le tableau:A[1] = 3, A[2] = 5, A[3] = 2, A[4] = 4, A[5] = 1 ?
c) Expliquer pourquoi la procédure ci-dessus permet de simuler l'expérience aléatoire définie au début du problème. - Écrire une fonction d'en-tête function T (A :tableau) :integer; qui renvoie le nombre de sous-suites croissantes du tableau A correspondant à une permutation de
{1, …, 5} . - On suppose que le programme contient les déclarations var A :tableau; var k :integer; var S :real; et que le corps principal du programme est le suivant:
randomize ;
S :=0 ;
for k :=1 to 1000 do begin
aleatoire(A) ;
S :=S+T(A) ;
end;
S :=S/1000 ;
writeln(S) ;
end.
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