BCE Maths appliquées HEC ECE 2001Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2001
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2001.
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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES
CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Mardi 8 Mai 2001, de 8h. à 12h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE I
On note
m un paramètre réel et on considère les matrices
H_m définies par
On note
h_m l'endomorphisme de
ℝ^3 représenté par
H_m dans la base canonique de
ℝ^3 .
- a) On suppose dans cette question que
m = 2 . Déterminer les valeurs propres de la matriceH_2 et les sous-espaces propres associés.
b) La matriceH_2 est-elle diagonalisable? Si oui, donner une base de vecteurs propres. - Etudier de même les valeurs propres et les sous-espaces propres de la matrice
H_0 . Cette matrice est-elle diagonalisable ? - a) Montrer qu'il existe un récl
a , qu'on déterminera, qui est une valeur propre de la matriceH_m pour toutes les valeurs du paramètrem .
b) Déterminer, pour chaque valeur dem , le sous-espace propre deH_m associé à la valeur propre a. Montrer qu'on peut trouver un vecteur non nulv_1 appartenant à tous ces sous-espaces. - Soit
F le sous-espace deℝ^3 engendré par les vecteursv_2 = (1, 0, 1) etv_3 = (1, 1, 0) .
Déterminer les vecteurs
h_m(v_2) et
h_m(v_3) et montrer que ces vecteurs appartiennent à
F pour tout
m réel.
5. En se plaçant dans la base deℝ^3 formée par les vecteurs
v_1, v_2 et
v_3 , déterminer les valeurs de
m pour lesquelles la matrice
H_m est diagonalisable.
5. En se plaçant dans la base de
EXERCICE II
On réalise une suite de lancers indépendants d'une pièce de monnaie équilibrée. On associe à cette expérience une suite
(X_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires indépendantes, définies sur un espace probabilisé
(Ω, A, P) et suivant la loi de Bernoulli de paramètre
1/2 .
Pour tout entiern supérieur ou égal à 1 , on pose
S_n = X_1 + ⋯ + X_n .
Notation : SiZ est une variable aléatoire définie sur (
Ω, A, P ), on note
E(Z) son espérance.
N.B. La partie II peut être traitée indépendamment de la partie I.
Pour tout entier
Notation : Si
N.B. La partie II peut être traitée indépendamment de la partie I.
I. Préliminaire
- a) Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire
S_n .
b) Quelles sont l'espérance et la variance deS_n ? - a) Montrer que, pour tout réel
ε strictement positif, on peut trouver une constanteK_ε telle que, pour tout entiern supérieur ou égal à 1 , on ait l'inégalitéP(|(S_n)/n − 1/2| ≥ ε) ≤ (K_ε)/n .
b) Déduire de la majoration obtenue que, pour tout réelr vérifiant0 < r < 1/2 , on a :
- Montrer d'autre part, à l'aide du théorème de la limite centrée, que la suite définie pour
n supérieur ou égal à 1 parn ↦ P(|(S_n)/n − 1/2| > 1/(√n)) admet une limite non nulle.
L'objet de la suite de l'exercice est l'étude d'une majoration de la probabilité
P(|(S_n)/n − 1/2| ≥ ε) meilleure que la majoration obtenue à la question 2.a.
II. Étude de fonctions
On considère la fonction
f définie sur
ℝ par
f(x) = ln((e^x + 1)/2) .
- a) Étudier les variations de la fonction
f .
b) Montrer qu'il existe des réelsα etβ , que l'on déterminera, tels que l'on ait :
c) Montrer de même qu'il existe des réels
α^′ et
β^′ , tels que l'on ait :
- Soit
a un réel vérifiant0 < a < 1 et soitφ_a la fonction définie surℝ parφ_a(x) = f(x) − ax .
a) Étudier les variations de la fonctionφ_a et préciser les valeurs deφ_a(0) et deφ_a^′(0) . Montrer que la fonctionφ_a atteint un minimum en un unique pointx_a deℝ dont on donnera l'expression en fonction dea .
b) Étudier le signe dex_a suivant les valeurs dea . Montrer, pour tout réela vérifianta ≠ 1/2 , l'inégalité :e^(φ_a(x_a)) < 1 .
Dans toute la suite, pour tout réel a vérifiant
0 < a < 1 , on pose
h_a = e^(φ_a(x_a)) .
III. Étude de l'écart de(S_n)/n à sa moyenne
III. Étude de l'écart de
- Montrer que si
Z est une variable aléatoire prenant un nombre fini de valeurs réelles positivesz_1, z_2, …, z_r , on a la majorationP(Z ≥ 1) ≤ E(Z) . - Calculer, pour tout réel
u et tout entiern supérieur ou égal à 1 , l'espéranceE(e^(uS_n)) . En déduire que, pour tout entiern supérieur ou égal à 1 , sia est un réel vérifiant0 < a < 1 ett un réel quelconque, on a :
- On suppose, dans cette question, que a est un réel vérifiant
1/2 < a < 1 .
a) Montrer que, pour tout réelt strictement positif et tout entiern supérieur ou égal à 1 , on a l'inégalité :
b) En donnant à
t , dans l'inégalité précédente, une valeur convenablement choisie, établir, pour tout entier
n supérieur ou égal à 1 , l'inégalité
- Soit un réel
ε vérifiant0 < ε < 1/2 ; on posea = 1/2 + ε .
a) Comparer, pour tout entiern supérieur ou égal à 1 , les lois de probabilité des variables aléatoiresS_n etn − S_n . En déduire l'égalité :
puis la majoration :
En quoi cette majoration peut-elle être considérée, pour
ε strictement positif fixé, comme meilleure que celle de la question I.2.a ?
b) À l'aide de l'expression dex_a trouvée à la question II.2.a, établir l'égalité :
b) À l'aide de l'expression de
- a) En déduire qu'on a :
φ_(1/2 + ε)(x_(1/2 + ε)) = − 2ε^2 + o(ε^2) , quandε tend vers 0 .
b) Montrer qu'on peut retrouver ainsi la limite obtenue à la question I.2.b.
IV. Étude d'un algorithme
On se propose d'illustrer cet exercice par une simulation. On considère pour cela le programme Turbo-Pascal Simulation reproduit ci-dessous dans lequel RANDOM (100) désigne un nombre entier tiré au hasard par l'ordinateur, avec la loi uniforme, dans l'intervalle [0,99] (la procédure RANDOMIZE sert à initialiser la fonction RANDOM).
- Que fait la procédure EP de ce programme ?
- Quels nombres entiers sont comptabilisés dans les variables
U, V etW à la fin du programme ? - De quels nombres les valeurs de P1, P2 et P3 fournies par le programme sont-elles des estimations ?
- À quoi peut-on s'attendre pour la valeur de P1 ?
PROGRAM Simulation;
VAR
n,K,U,V,W,i,j,X : INTEGER;
S : REAL;
CONST
nombre_de_lancers = 20000;
nombre_d_essais = 2000;
PROCEDURE EP(n:INTEGER);
BEGIN
S:= 0;
FOR i:=1 TO n DO
BEGIN
X:= RANDOM(100);
IF X>49 THEN S:= S+1;
END;
END;
BEGIN
RANDOMIZE;
n:=nombre_de_lancers;
K:=nombre_d_essais;
U:=0; V:=0; W:=0;
FOR j:=1 TO K DO
BEGIN
EP(n);
IF Abs(S/n-0.5) > exp((-0.4)*Ln(n)) THEN U:=U+1;
IF Abs(S/n-0.5) > exp((-0.5)*Ln(n)) THEN V:=V+1;
IF Abs(S/n-0.5) > exp((-0.9)*Ln(n)) THEN W:=W+1;
END;
WRITELN ('P1 = ' ,U/K);
WRITELN ('P2 = ' ,V/K);
WRITELN ('P3 = ' ,W/K);
END.
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