BCE Maths appliquées HEC ECE 2004Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2004
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2004.
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ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE LYON
CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Année 2004
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE
- Étude d'une suite et programmation
On note
(c_n)_(n ∈ ℕ ×) la suite réelle définie pour tout entier
n strictement positif par :
(a) Montrer que
(c_n)_(n ∈ ℕ ×) est une suite décroissante de réels positifs.
(b) Montrer que, pour tout entiern strictement positif, l'on a :
c_(n + 1) + c_n = 1/n
(c) Établir, pour tout entiern supérieur ou égal à 2 , la double inégalité :
(b) Montrer que, pour tout entier
(c) Établir, pour tout entier
En déduire un équivalent simple de
c_n quand
n tend vers l'infini.
(d) Calculerc_1 et prouver, pour tout entier
n supérieur ou égal à 2 , l'égalité :
(d) Calculer
(e) Écrire un programme en Turbo-Pascal qui, pour une valeur d'un entier
n strictement positif entrée par l'utilisateur, calcule et affiche la valeur de
c_n .
2. Étude d'une suite de variables aléatoires à densité
Pour tout entier
n strictement positif, on note
f_n l'application de
ℝ dans
ℝ définie par :
(a) À l'aide d'un changement de variable, établir pour tout entier
n strictement positif et pour tout réel
x supérieur ou égal à 1 , l'égalité :
(b) En déduire que, pour tout entier
n strictement positif,
f_n est une densité de probabilité. Dans la suite de l'exercice, on suppose que
(X_n)_(n ∈ ℕ ×) est une suite de variables aléatoires définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ), telle que, pour tout entier
n strictement positif,
X_n prend ses valeurs dans
[1, + ∞[ et admet
f_n comme densité. On note
F_n la fonction de répartition de
X_n .
(c) Pour quelles valeurs den la variable aléatoire
X_n admet-elle une espérance? Dans le cas où l'espérance de
X_n existe, calculer cette espérance en fonction de
c_n et de
c_(n − 1) .
(d) Dans cette question, exclusivement, on suppose quen est égal à 1. Préciser la fonction
F_1 .
(c) Pour quelles valeurs de
(d) Dans cette question, exclusivement, on suppose que
En déduire l'ensemble des réels
y vérifiant
P([X_1 ⩽ y]) ⩾ 1/2 Déterminer une densité de la variable aléatoire
Z = ln(X_1) .
(e) Soitx un réel strictrement supérieur à 1 .
(e) Soit
Justifier l'encadrement :
En déduire la limite suivante :
Transformer, pour tout entier naturel
n non nul,
F_n(x) à l'aide d'une intégration par parties et en déduire l'égalité suivante :
(f) Que vaut
lim_(n → + ∞)F_n(x) si
x est un réel inférieur ou égal à 1 ?
Montrer que la suite de variables aléatoires
(X_n)_(n ∈ ℕ) × converge en loi vers une variable que l'on précisera.
PROBLÈME
Dans ce problème,
n désigne un entier naturel non nul et
E désigne l'espace vectoriel des polynômes à coefficients réels, de degré inférieur ou égal à
2n .
Pour tout entier naturel non nulk , on note
X^k le polynôme
x ↦ x^k et on rappelle que la famille
(1, X, …, X^(2n)) est une base de
E .
Sia_0, a_1, …, a_(2n) sont
2n + 1 réels et
Q est le polynôme défini sur
ℝ par :
Pour tout entier naturel non nul
Si
on définit le polynôme
s(Q) par :
Autrement dit,
s(Q) est le polynôme obtenu à partir de
Q en "inversant l'ordre des coefficients".
Par exemple, si n est égal à 2 et siQ(x) = 4x^4 + 7x^3 + 2x^2 + 1 , on obtient
s(Q)(x) = x^4 + 2x^2 + 7x + 4 .
Les trois parties de ce problème sont largement indépendantes.
Par exemple, si n est égal à 2 et si
Les trois parties de ce problème sont largement indépendantes.
PARTIE A
1. Linéarité de
s
Montrer que l'application
s : Q ↦ s(Q) est une application linéaire de
E dans lui-même.
2. Diagonalisation dans un cas particulier
(a) On considère la matrice carrée d'ordre
3 : M = (0, 0, 1; 0, 1, 0; 1, 0, 0) .
Justifier sans calcul que la matrice
M est diagonalisable. Déterminer les valeurs propres de
M et, pour chacune d'entre elles, donner une base du sous-espace propre associé.
(b) Vérifier que, dans le cas particuliern = 1, M est la matrice de l'application linéaire
s dans la base
(1, X, X^2) . Donner alors une base de vecteurs propres pour
s .
(b) Vérifier que, dans le cas particulier
3. Etude du cas général
On définit la famille de polynômes (
A_0, …, A_(2n) ) par :
(a) Déterminer l'endomorphisme
s ∘ s .
(b) SoitP un polynôme non nul et
λ un réel vérifiant
s(P) = λP .
(b) Soit
Calculer
s ∘ s(P) et en déduire que les valeurs propres de
s appartiennent à
{1, − 1} .
(c) Déterminers(A_k) pour tout entier
k vérifiant
0 ⩽ k ⩽ 2n .
(d) Montrer que la famille (A_0, …, A_(2n) ) est libre.
(e) En déduire que l'endomorphismes est diagonalisable, préciser ses valeurs propres et la dimension de chacun de ses sous-espaces propres.
(c) Déterminer
(d) Montrer que la famille (
(e) En déduire que l'endomorphisme
PARTIE B
1. Préliminaires
On définit une suite
(R_k)_(k ∈ ℕ ×) de polynômes par : pour tout réel
x ,
et pour tout entier
k supérieur ou égalà 2 ,
(a) Déterminer les polynômes
R_3 et
R_4 .
(b) Montrer que, pour tout entierk strictement positif,
R_k est un polynôme de degré
k vérifiant pour tout réel
x non nul, l'égalité :
(b) Montrer que, pour tout entier
(c) Pour tout réel
a , déterminer, s'ils existent, les réels
x non nuls qui vérifient la relation suivante :
x + 1/x = a .
2. Étude des racines des polynômes vecteurs propres de
s associés à la valeur propre 1
Dans cette question,
Q désigne un polynôme de degré
2n défini par :
Q(x) = ∑_(k = 0)^(2n)a_k x^k , tel que
a_(2n) soit non nul et tel que, pour tout entier
k de l'intervalle
[ [0, n] ] , l'on ait :
a_k = a_(2n − k) .
On définit alors le polynômeQ˜ par :
On définit alors le polynôme
(a) Vérifier que 0 n'est pas racine de
Q .
(b) Soitx un réel non nul, on pose :
y = x + 1/x .
(b) Soit
Montrer que
(Q(x))/(x^n) est nul si et seulement si
Q˜(y) est nul.
Quel est l'intérêt de ce résultat dans la recherche des racines deQ ?
(c) On suppose quen est égal à 3 et que
Q est défini par :
Quel est l'intérêt de ce résultat dans la recherche des racines de
(c) On suppose que
Déterminer les racines de
Q .
PARTIE C
Dans cette partie,
p désigne un entier supérieur ou égal à 2 .
On désigne parΩ l'ensemble des éléments de
E dont les coefficients sont des entiers de l'intervalle
[ [1, p] ] , par
A l'ensemble des parties de
Ω et par
P la probabilité uniforme sur
A , c'est à dire que, pour tout polynôme
Q de
Ω , l'on a :
On désigne par
Si
Q est un élément de
Ω et
i un entier naturel non nul, on dit que
Q et
s(Q) présentent
i coïncidences lorsqu'il existe exactement
i entiers
k qui vérifient
a_k = a_(2n − k) .
On définit alors la variable aléatoireZ qui, à tout polynôme
Q de
Ω , associe le nombre de coïncidences entre
Q et
s(Q) .
Par exemple pourn = 2 , si
Q(x) = x^4 + 7x^3 + 2x^2 + 5x + 1 , on a
Z(Q) = 3 .
On définit alors la variable aléatoire
Par exemple pour
1. Description d'un cas simple
Dans cette question, on suppose que
n est égal à 1 et que
p est égal à 2 .
Ecrire tous les éléments deΩ puis déterminer la loi, l'espérance et la variance de
Z .
2. Étude générale de la variable aléatoireZ
Ecrire tous les éléments de
2. Étude générale de la variable aléatoire
On revient au cas général :
n est strictement positif et
p est supérieur ou égal à 2 .
(a) Calculer le cardinal deΩ .
(b) Montrer que la plus petite valeur que peut prendreZ est 1 et justifier l'égalité suivante :
(a) Calculer le cardinal de
(b) Montrer que la plus petite valeur que peut prendre
(c) Montrer que la plus grande valeur que peut prendre
Z est
2n + 1 et justifier l'égalité suivante :
(d) Montrer que
Z ne peut prendre que des valeurs impaires et, pour un entier
j vérifiant
0 ⩽ j ⩽ n , calculer
P([Z = 2j + 1]) .
(e) On poseY = (Z − 1)/2 . Montrer que
Y suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
(e) On pose
En déduire l'espérance et la variance de
Z en fonction de
n et de
p .
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