BCE Maths appliquées HEC ECE 2012Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2012
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2012.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CONCOURS D'ADMISSION DE 2012
Conceptions : H.E.C.
Code épreuve : 289
Code épreuve : 289
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES
Mercredi 2 mai 2012, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
EXERCICE
Soit
m un réel donné strictement positif et
f l'endomorphisme de
ℝ^3 dont la matrice
M dans la base canonique de
ℝ^3 est donnée par :
M = (0, 1/m, 1/m^2; m, 0, 1/m; m^2, m, 0) .
On note
I la matrice identité de
M_3(ℝ) et Id l'endomorphisme identité de
ℝ^3 .
Pour tout endomorphismeg de
ℝ^3 , on pose
g^0 = Id et pour tout
k de
ℕ^∗, g^k = g ∘ g^(k − 1) .
Pour tout endomorphisme
- Déterminer le noyau
Kerf et l'imageImf de l'endomorphismef . La matriceM est-elle inversible?
2.a) Montrer que la matriceM^2 est une combinaison linéaire deI et deM .
b) Déterminer un polynôme annulateur non nul de la matriceM .
c) Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres deM . La matriceM est-elle diagonalisable? - À l'aide des résultats de la question 2.c), indiquer une méthode, sans faire les calculs, qui permettrait d'obtenir pour tout
n deℕ , l'expression deM^n en fonction den . - On pose :
p = 1/3(f + Id) etq = − 1/3(f − 2Id) .
a) Calculerp ∘ q etq ∘ p , puis pour toutn deℕ, p^n etq^n .
b) En déduire pour toutn deℕ , l'expression def^n en fonction dep etq .
c) Déterminer les deux suites réelles(a_n)_(n ∈ ℕ) et(b_n)_(n ∈ ℕ) telles que pour toutn deℕ , on a :M^n = a_n I + b_n M .
d) La formule précédente reste-t-elle valable sin appartient àℤ ?
PROBLÈME
Sous réserve d'existence, on note
E(U) et
V(U) respectivement, l'espérance mathématique et la variance d'une variable aléatoire
U définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ).
Pourp entier supérieur ou égal à 2 , on dit que les variables aléatoires à densité
U_1, …, U_p sont indépendantes si pour tout
p -uplet (
u_1, …, u_p ) de réels, les événements
[U_1 ⩽ u_1], …, [U_p ⩽ u_p] sont indépendants.
L'objet du problème est l'étude de quelques propriétés d'une loi de probabilité utilisée notamment en fiabilité. Les parties I et II sont largement indépendantes. La partie III est indépendante des parties I et II.
Pour
L'objet du problème est l'étude de quelques propriétés d'une loi de probabilité utilisée notamment en fiabilité. Les parties I et II sont largement indépendantes. La partie III est indépendante des parties I et II.
Partie I. Loi à 1 paramètre
On note
λ un paramètre réel strictement positif. On considère la fonction
f_λ de
ℝ dans
ℝ définie par :
1.a) Montrer que la fonction
f_λ est de classe
C^2 sur
ℝ_+^∗ .
b) Dresser le tableau de variation def_λ sur
ℝ_+^∗ et préciser les limites suivantes :
lim_(x → 0^+)f_λ(x) et
lim_(x → + ∞)f_λ(x) .
c) Établir la convexité de la fonctionf_λ sur
ℝ_+^∗ .
d) Tracer l'allure de la courbe représentative def_1 dans le plan rapporté à un repère orthogonal.
2.a) Vérifier que la fonctionx ⟼ − e^(− λ√x) est une primitive de
f_λ sur
ℝ_+^∗ .
b) Établir la convergence de l'intégrale∫_0^(+ ∞)f_λ(x)dx et calculer sa valeur.
c) En déduire que la fonctionf_λ est une densité de probabilité sur
ℝ .
3. SoitX une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), à valeurs strictement positives, ayant
f_λ pour densité. On note
F_λ la fonction de répartition de
X et on pose :
Y = λ√X .
a) Calculer pour toutx réel,
F_λ(x) .
b) Montrer queY suit la loi exponentielle de paramètre 1.
c) Établir pour toutr de
ℕ^∗ , l'existence de
E(Y^r) .
d) Montrer que pour toutr de
ℕ^∗ , on a :
E(Y^(r + 1)) = (r + 1)E(Y^r) .
e) En déduire pour toutr de
ℕ^∗, E(Y^r) et
E(X^r) . En particulier, calculer
E(X) et
V(X) .
4. Soit(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) une suite de variables aléatoires définies sur
(Ω, A, P) , indépendantes et de même loi que
X . Soit
(a_n)_(n ∈ ℕ^∗) et
(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) deux suites de réels strictement positifs vérifiant
lim_(n → + ∞)n^2 a_n = 1 et
lim_(n → + ∞)n^2 b_n = 0 . On pose pour tout
n de
ℕ^∗ : M_n = min_(1 ⩽ k ⩽ n)(X_k) et
J_n = (M_n − b_n)/(a_n) . On admet que
M_n et
J_n sont des variables aléatoires à densité définies sur (
Ω, A, P ).
Montrer que la suite(J_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers une variable aléatoire dont on précisera la loi.
b) Dresser le tableau de variation de
c) Établir la convexité de la fonction
d) Tracer l'allure de la courbe représentative de
2.a) Vérifier que la fonction
b) Établir la convergence de l'intégrale
c) En déduire que la fonction
3. Soit
a) Calculer pour tout
b) Montrer que
c) Établir pour tout
d) Montrer que pour tout
e) En déduire pour tout
4. Soit
Montrer que la suite
Partie II. Estimation ponctuelle de
λ
Pour
n entier de
ℕ^∗ , on note
(X_1, X_2, …, X_n) un
n -échantillon de variables aléatoires à valeurs strictement positives, indépendantes et de même loi que la variable aléatoire
X définie dans la question 3 .
On rappelle queY = λ√X , et on pose pour tout
k de
[ [1, n] ] : Y_k = λ√(X_k), S_k = ∑_(j = 1)^k Y_j et
g_k une densité de
S_k .
On admet que pour tout entiern supérieur ou égal à 2 , les variables aléatoires
Y_1, Y_2, …, Y_n sont indépendantes et que pour tout
k de
[ [1, n − 1] ] , les variables aléatoires
S_k et
Y_(k + 1) sont indépendantes.
On admet que siT et
Z sont deux variables aléatoires à densité indépendantes définies sur le même espace probabilisé, de densités respectives
f_T et
f_Z telles que
f_T (ou
f_Z ) soit bornée, alors la variable aléatoire
T + Z admet une densité
f_(T + Z) définie pour tout
x réel par :
f_(T + Z)(x) = ∫_(− ∞)^(+ ∞)f_T(y)f_Z(x − y)dy .
5.a) En utilisant les propriétés admises, montrer que :g_2(x) = {xe^(− x), si x > 0; 0, si x ⩽ 0 .
b) À l'aide d'un raisonnement par récurrence, montrer que pour toutn de
ℕ^∗ , on a :
On rappelle que
On admet que pour tout entier
On admet que si
5.a) En utilisant les propriétés admises, montrer que :
b) À l'aide d'un raisonnement par récurrence, montrer que pour tout
c) On admet que pour tout
n de
ℕ^∗, 1/(S_n) est une variable aléatoire à densité. Pour quelles valeurs de
n , l'espérance
E(1/S_n) et la variance
V(1/S_n) existent-elles ? Calculer alors leurs valeurs respectives.
6. On note(x_1, x_2, …, x_n) un
n -uplet de
(ℝ_+^∗)^n constituant une réalisation du
n -échantillon
(X_1, X_2, …, X_n) . On suppose que le paramètre
λ est inconnu. Soit
H la fonction de
ℝ_+^∗ dans
ℝ définie par :
6. On note
Montrer que la fonction
H admet un maximum atteint en un unique point
λ_0 dont on donnera la valeur.
7. On pose pour tout entiern supérieur ou égal à 3 :
λ_n^∗ = n/(∑_(k = 1)^n√(X_k)) .
a) Que représenteλ_0 pour
λ_n^∗ ?
b) Construire à partir deλ_n^∗ un estimateur sans biais
λˆ_n de
λ et calculer le risque quadratique
ρ(λˆ_n) de
λˆ_n .
c) Calculerlim_(n → + ∞)ρ(λˆ_n) . Commenter.
7. On pose pour tout entier
a) Que représente
b) Construire à partir de
c) Calculer
Partie III. Loi à 2 paramètres
- Soit
λ etα deux paramètres réels strictement positifs etf_((λ, α)) la fonction définie surℝ par :
où exp désigne la fonction exponentielle.
a) Montrer quef_((λ, α)) est une densité de probabilité sur
ℝ .
a) Montrer que
Soit
W une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), à valeurs strictement positives, de densité
f_((λ, α)) . On dit que
W suit la loi
WB(λ, α) .
b) On noteF_((λ, α)) la fonction de répartition de
W . Calculer pour tout
x réel,
F_((λ, α))(x) .
c) Montrer que la variable aléatoireF_((λ, α))(W) suit la loi uniforme sur
[0, 1] .
d) Écrire une fonction Pascal d'en-tête function W (lambda, alpha : real) : real ; permettant de simulerW .
9. SoitK une variable aléatoire à densité définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ), à valeurs strictement positives, de densité
f_K nulle sur
ℝ_− , continue sur
ℝ , de classe
C^1 sur
ℝ_+^∗ et strictement positive sur
ℝ_+^∗ . On note
F_K la fonction de répartition de
K .
On pose pour toutx réel :
R(x) = − ln(1 − F_K(x)) et
r(x) = R^′(x) (où
R^′ est la fonction dérivée de
R ).
a) On suppose dans cette question queK suit la loi
WB(λ, 2) avec
λ > 0 .
b) On note
c) Montrer que la variable aléatoire
d) Écrire une fonction Pascal d'en-tête function W (lambda, alpha : real) : real ; permettant de simuler
9. Soit
On pose pour tout
a) On suppose dans cette question que
Établir les propriétés (i) et (ii) suivantes:
(i) la fonctionr est continue et strictement croissante sur
ℝ_+ , et
r(0) = 0 .
(ii) la variable aléatoirer(K) suit la loi
WB(1/(4λ), 2) .
b) Réciproquement, on suppose dans cette question que les propriétés (i) et (ii) sont vérifiées.
(i) la fonction
(ii) la variable aléatoire
b) Réciproquement, on suppose dans cette question que les propriétés (i) et (ii) sont vérifiées.
Montrer que
K suit la loi
WB(λ, 2) . Conclusion.
Dans les questions 10 et 11 , l'entiern est supérieur ou égal à 2 . On note
w_1, w_2, …, w_n des réels strictement positifs et non tous égaux.
10. Soitφ la fonction de
ℝ_+^∗ dans
ℝ définie par:
φ(x) = (∑_(k = 1)^n(w_k)^x(lnw_k))/(∑_(k = 1)^n(w_k)^x) − 1/x .
a) Soity_1, y_2, …, y_n des réels non tous nuls et
z_1, z_2, …, z_n des réels quelconques.
Dans les questions 10 et 11 , l'entier
10. Soit
a) Soit
En étudiant la fonction polynomiale du second degré
Q définie sur
ℝ par
Q(t) = ∑_(k = 1)^n(z_k − ty_k)^2 , établir l'inégalité :
(∑_(k = 1)^n y_k z_k)^2 ⩽ (∑_(k = 1)^n y_k^2) × (∑_(k = 1)^n z_k^2) .
b) Montrer que la fonctionφ est strictement croissante sur
ℝ_+^∗ .
c) On noten_0 le nombre d'entiers
k_0 de
[ [1, n] ] vérifiant
w_(k_0) = max_(1 ⩽ k ⩽ n)(w_k) . Montrer que :
1 ⩽ n_0 ⩽ n − 1 .
d) Donner un équivalent de∑_(k = 1)^n(w_k)^x en fonction de
n_0 et
w_(k_0) , lorsque
x tend vers
+ ∞ .
e) Calculer en fonction dew_(k_0) , la limite de
φ(x) lorsque
x tend vers
+ ∞ . (on distinguera les deux cas :
w_(k_0) = 1 et
w_(k_0) ≠ 1 )
f) En déduire que surℝ_+^∗ , l'équation
φ(x) = 1/n∑_(k = 1)^n(lnw_k) admet une unique solution.
11. On note(W_1, W_2, …, W_n) un
n -échantillon de variables aléatoires à valeurs strictement positives, indépendantes et de même loi
WB(λ, α) définie dans la question 8 , dont une réalisation est le
n -uplet
(w_1, w_2, …, w_n) . On suppose que les paramètres
λ et
α sont inconnus.
SoitG la fonction de
(ℝ_+^∗)^2 dans
ℝ définie par :
G(λ, α) = ln(∏_(k = 1)^n f_((λ, α))(w_k)) .
a) Montrer que la fonctionG admet un unique point critique
(λˆ, αˆ)sur(ℝ_+^∗)^2 .
b) Montrer que la fonctionG admet un maximum local au point
(λˆ, αˆ) .
b) Montrer que la fonction
c) On note
d) Donner un équivalent de
e) Calculer en fonction de
f) En déduire que sur
11. On note
Soit
a) Montrer que la fonction
b) Montrer que la fonction
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