BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2010Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2010
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2010.
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EDHECMATS
ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
MATHEMATIQUES
Option scientifique
Vendredi 7 mai 2010 de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
Dans cet exercice,
n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2 .
On considère la fonctionf_n définie, pour tout
(x_1, x_2, …, x_n) de l'ouvert
U = ]0, + ∞[^n , par :
On considère la fonction
- Montrer que
f_n est de classeC^2 surU . - Montrer que
f_n possède une infinité de points critiques(a_1, a_2, …, a_n) et les déterminer. - a) Déterminer les dérivées partielles secondes de
f_n .
b) Vérifier que la hessienneH_n def_n en un point critique quelconque def_n est proportionnelle à la matriceK_n = nI_n − J_n , oùI_n désigne la matrice unité deℳ_n(ℝ) etJ_n la matrice deℳ_n(ℝ) dont tous les éléments valent 1 . - a) Déterminer le rang de
J_n . En déduire que 0 est valeur propre deJ_n et déterminer la dimension du sous-espace propre associé.
b) Vérifier que le vecteurv_n , élément deℳ_(n, 1)(ℝ) , dont tous les éléments sont égaux à 1 , est un vecteur propre deJ_n .
c) À l'aide des questions précédentes, donner les valeurs propres deJ_n , puis celles deK_n .
d) Montrer que l'on ne peut pas, de cette façon, conclure à l'existence d'un extremum local def_n surU . - Étude du cas
n = 2
a) Comparer les réels(x_1 + x_2)^2 et4x_1 x_2 .
b) En déduire quef_2 admet sur]0, + ∞[ × ]0, + ∞[ un minimum global et donner sa valeur.
- Étude du cas général.
On considère l'espace euclidien
ℝ^n muni de son produit scalaire canonique. En appliquant l'inégalité de Cauchy-Schwarz à deux vecteurs bien choisis de
ℝ^n , montrer que
f_n admet un minimum global sur
U , égal à
n^2 .
Exercice 2
On se place dans un espace euclidien
E de dimension
n , où
n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2 .
Le produit scalaire des vecteursx et
y de
E est noté
(x/y) et la norme de
x est notée
‖x‖ .
On désigne par Id l'endomorphisme identique deE .
On considère un vecteuru de
E dont la norme est égale à 1 , un réel
λ non nul et on note
f_λ l'application qui, à tout vecteur
x de
E associe
f_λ(x) = λ(x/u)u + x .
Le produit scalaire des vecteurs
On désigne par Id l'endomorphisme identique de
On considère un vecteur
- Donner la dimension de
(vect(u))^⊥ . - Montrer que
f_λ est un endomorphisme deE . - Montrer que le polynôme
X^2 − (λ + 2)X + (λ + 1) est un polynôme annulateurdef_λ . - a) Montrer que
f_λ est un endomorphisme symétrique deE .
b) Déterminerf_λ(u) etf_λ(v) pour tout vecteurvde(vect(u))^⊥ .
c) Établir alors quef_λ possède deux valeurs propres distinctes et donner les sous-espaces propres associés à ces deux valeurs propres. - Dans cette question on suppose que
λ = − 1 .
a) Vérifier quef_(− 1) est un projecteur.
b) Montrer plus précisément quef_(− 1) est le projecteur orthogonal sur(vect(u))^⊥ .
Exercice 3
Dans cet exercice,
a désigne un réel strictement positif.
On considère deux variables aléatoiresX et
Y , définies sur un espace probabilisé
(Ω, A, P) , indépendantes, et suivant toutes deux la loi uniforme sur [0,
a [.
On poseZ = |X − Y| et on admet que
− Y, X − Y et
Z sont des variables aléatoires à densité, elles aussi définies sur l'espace probabilisé (
Ω, A, P ).
On considère deux variables aléatoires
On pose
- a) Déterminer une densité de
− Y .
b) En déduire que la variable aléatoireX − Y admet pour densité la fonctiong définie par :
On note
G la fonction de répartition de
X − Y .
2) a) Exprimer la fonction de répartitionH de la variable aléatoire
Z en fonction de
G .
b) En déduire qu'une densité deZ est la fonction
h définie par :
2) a) Exprimer la fonction de répartition
b) En déduire qu'une densité de
- Montrer que
Z possède une espérance et une variance et les déterminer. - Simulation informatique.
On rappelle qu'en Turbo Pascal, la fonction random permet de simuler la loi uniforme sur
[0, 1[ . Compléter la déclaration de fonction suivante pour qu'elle retourne à chaque appel un nombre réel choisi selon la loi de
Z .
Problème
Préliminaire : un résultat utile pour la partie 2.
- a) Montrer que, pour tout
k deℕ^∗ , on a :1/(√(k + 1)) ≤ ∫_k^(k + 1)1/(√t)dt ≤ 1/(√k) .
b) En déduire que, pour tout entier natureln supérieur ou égal à 2 , on a :
- Montrer enfin que :
Partie 1 : convergence complète.
- Soit une suite
(X_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires définies sur un espace probabilisé (Ω, A, P ) et une variable aléatoireX , elle aussi définie sur cet espace probabilisé.
On suppose que la suite (X_n ) converge complètement versX , c'est-à-dire que, pour tout réelε strictement positif, la série de terme généralP(|X_n − X| ≥ ε) est convergente.
Montrer que la suite (X_n ) converge en probabilité versX . - On se propose dans cette question d'étudier un exemple montrant que la réciproque de cette propriété est fausse.
Pour ce faire, on considère une suite(Y_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires définies sur un espace probabilisé (Ω, A, P ), indépendantes et suivant toutes la loi de Poisson de paramètre1/n
a) Déterminer la probabilitéP(Y_n ≥ 1) .
b) Soitε un réel strictement positif. Montrer que :∀ε > 0, 0 ≤ P(Y_n ≥ ε) ≤ 1 − e^(− 1/n) .
c) En déduire que la suite (Y_n ) converge en probabilité vers la variable aléatoire nulle.
d) Utiliser la valeur deP(Y_n ≥ 1) pour en déduire que la suite(Y_n) ne converge pas complètement vers la variable aléatoire certaine nulle.
Partie 2 : étude d'un exemple.
Dans cette partie, on considère une suite
(B_k)_(k ≥ 1) de variables aléatoires, toutes définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ), et telles que, pour tout entier naturel
k non nul,
B_k suit la loi de Bernoulli de paramètre
1/(√k) . On suppose que les variables aléatoires
B_k sont deux à deux indépendantes.
Pour tout entier naturel
n non nul, on pose
S_n = ∑_(k = 1)^n B_k et
Z_n = (S_n)/(E(S_n)) et on admet que les variables aléatoires
S_n et
Z_n sont, elles aussi, définies sur
(Ω, A, P) .
On se propose, dans les questions 1) et 2), de montrer que la suite (Z_n ) converge en probabilité vers la variable aléatoire certaine égale à 1 et, dans les questions suivantes, de montrer que la suite (
Z_n ) converge complètement vers cette même variable.
On se propose, dans les questions 1) et 2), de montrer que la suite (
- a) Pour tout
n deℕ^∗ , donner sous forme de sommes les expressions deE(S_n) etV(S_n) .
b) Vérifier queV(S_n) ≤ E(S_n) . - a) Montrer que
P(|Z_n − 1| ≥ ε) ≤ 1/(ε^2 E(S_n)) .
b) Établir que la suite(Z_n) converge en probabilité vers la variable aléatoire certaine égale à 1 . - À l'aide de l'inégalité établie à la question 2a) de cette même partie, montrer que la série de terme général
P(|Z_(n^4) − 1| ≥ ε) est convergente. - On désigne par
e_n la partie entière den^(1/4) , et on a donc :e_n^4 ≤ n < (e_n + 1)^4 .
a) Montrer que, pour toutn deℕ^∗ , on a :(S_(e_n^4))/(E(S_((e_n + 1)^4))) ≤ Z_n ≤ (S_((e_n + 1)^4))/(E(S_(e_n^4))) .
b) En déduire que, pour toutn deℕ^∗ , on a :(E(S_(e_n^4)))/(E(S_((e_n + 1)^4)))Z_(e_n^4) ≤ Z_n ≤ (E(S_((e_n + 1)^4)))/(E(S_(e_n^4)))Z_((e_n + 1)^4) . - a) Établir que
lim_(n → + ∞)(E(S_((e_n + 1)^4)))/(E(S_(e_n^4))) = 1 .
b) En déduire que, pour tout réelε strictement positif et pourn assez grand, on a :
c) Montrer que, pour tout réel
ε strictement positif et pour
n assez grand, on a :
(Z_n ≤ 1 − ε) ⊂ (Z_(e_n^4) − 1 ≤ − ε^2) et
(Z_n ≥ 1 + ε) ⊂ (Z_((e_n + 1)^4) − 1 ≥ ε/2) .
d) En déduire alors que, pour tout réelε strictement positif et pour
n assez grand, on a :
d) En déduire alors que, pour tout réel
e) Conclure qu'effectivement, la suite (
Z_n ) converge complètement vers la variable aléatoire certaine égale à 1 .
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