BCE Maths approfondies emlyon ECS 2000Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2000
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2000.
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Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon
École Supérieure de Commerce de Lyon
CONCOURS D'ENTRÉE 2000
MATHEMATIQUES
1ère épreuve (option scientifique)
Mardi 2 mai 2000 de 8 heures à 12 heures
Les candidats ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
PREMIER PROBLÈME
Notations :
- n désigne un entier supérieur ou égal à 3 .
-
M_n(ℝ) est l'ensemble des matrices carrées d'ordren à coefficients réels.
I_n désigne la matrice identité deM_n(ℝ) .
La transposée d'une matriceM est notée^t M . -
ℝ^n est muni du produit scalaire canonique noté⟨., .⟩définipar :
six = (x_1, x_2, …, x_n) ety = (y_1, y_2, …, y_n) , alors⟨x, y⟩ = ∑_(k = 1)^n x_k y_k .
En notant les matrices unicolonnesX = (x_1; ⋮; x_n) etY = (y_1; ⋮; y_n) et en confondant les matrices d'ordre 1 et les scalaires, on a alors⟨x, y⟩ = ^t XY .
La norme associée à ce produit scalaire est notée‖‖ . -
B = (e_1, e_2, …, e_n) désigne la base canonique deℝ^n .
On rappelle que la matrice de passage
P d'une base orthonormale de
ℝ^n à une autre base orthonormale de
ℝ^n vérifie
^t P = P^(− 1) .
Les parties I et II sont indépendantes.
Partie I
- On considère les matrices suivantes de
M_3(ℝ) :
a. Justifier que
S est diagonalisable dans
M_3(ℝ) .
b. Montrer qu'il existe une matrice diagonaleD de
M_3(ℝ) telle que
S = PD^t P .
2. On considère la matriceM = (2, 1, 0; 0, 2, 1; 1, 0, 2) de
M_3(ℝ) .
a. Vérifier que(M − 2I_3)^3 = I_3 .
b.M est-elle diagonalisable dans
M_3(ℝ) ?
c. Calculer le produit^t MM .
b. Montrer qu'il existe une matrice diagonale
2. On considère la matrice
a. Vérifier que
b.
c. Calculer le produit
Partie II
Soit
A une matrice de
M_n(ℝ) . On note
f l'endomorphisme de
ℝ^n associé à la matrice
A relativement à la base
B et
g l'endomorphisme de
ℝ^n associé à la matrice
^t A relativement à la base
B .
- Montrer, pour tout
x et touty deℝ^n :
- Montrer que l'endomorphisme
g ∘ f est symétrique. - Montrer que
g ∘ f est diagonalisable et que ses valeurs propres sont positives ou nulles. - Justifier l'existence d'une base orthonormale
B^′ = (e_1^′, e_2^′, …, e_n^′) deℝ^n constituée de vecteurs propres deg ∘ f .
On note
Q la matrice de passage de la base
B à la base
B^′ .
5. Montrer l'existence den réels positifs ou nuls
μ_1, μ_2, …, μ_n (non nécessairement distincts) tels que la matrice diagonale
Δ = (μ_1, 0, …, 0; 0, μ_2, ⋱, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, 0; 0, …, 0, μ_n) de
M_n(ℝ) vérifie :
^t AA = QΔ^2 tQ .
6. Montrer que la famille(f(e_1^′), f(e_2^′), …, f(e_n^′)) est une famille orthogonale et que pour tout entier
j de
{1, 2, …, n}, ‖f(e_j^′)‖ = μ_j .
7. Dans cette question, on suppose queA est inversible.
a. Vérifier que les nombres réelsμ_1, μ_2, …, μ_n sont tous non nuls.
b. Montrer que la famillee = (1/(μ_1)f(e_1^′), 1/(μ_2)f(e_2^′), …, 1/(μ_n)f(e_n^′)) est une base orthonormale de
ℝ^n .
c. SoitR la matrice de passage de la base
B à la base
C . Montrer que
A = RΔ^t Q .
5. Montrer l'existence de
6. Montrer que la famille
7. Dans cette question, on suppose que
a. Vérifier que les nombres réels
b. Montrer que la famille
c. Soit
Partie III
Déterminer deux matrices orthogonales
Q et
R d'ordre 3 et une matrice diagonale
Δ d'ordre 3 telles que
M = RΔ^t Q où
M est la matrice définie dans I.2.
DEUXIÈME PROBLÈME
Dans tout ce problème,
a est un réel tel que
0 < a < 1 .
I - Calcul d'une somme et d'une intégrale
- Pour tout
n ∈ ℕ^∗ et toutx ∈ [0; π] , on note :
a. Montrer, pour tout
n ∈ ℕ^∗ et tout
x ∈ [0; π] :
b. Etablir, pour tout nombre complexe
z tel que
z ≠ 1 :
c. En déduire, pour tout
n ∈ ℕ^∗ et tout
x ∈ ]0; π] :
- Soit
n ∈ ℕ^∗ . Montrer que l'intégraleJ_n = ∫_0^π(sin((n + 1/2)x))/(2sin(x/2))dx existe et calculer sa valeur.
On note
φ : [0; π] ⟶ ℝ l'application définie par :
- Montrer que
φ est de classeC^1 sur[0; π] et calculerφ^′(0) . - On note, pour tout
n ∈ ℕ^∗ : I_n = ∫_0^π φ(x)sin((n + 1/2)x)dx .
Montrer, grâce à une intégration par parties, que
I_n tend vers 0 quand l'entier
n tend vers l'infini.
II - Calcul de la somme d'une série
On note, pour
n ∈ ℕ^∗ : u_n = ∫_0^π cos(ax)cos(nx)dx .
- Montrer, pour tout
n ∈ ℕ^∗ :
- En déduire que la série
∑_(n ⩾ 1)u_n converge, et calculer sa somme (on pourra utiliser les résultats de I. 2. et I.4.). - Calculer, pour tout
n ∈ ℕ^∗, u_n en fonction dea et den . - Etablir :
III - Calcul d'une intégrale
Dans cette partie,
α désigne un réel tel que
α > 1 .
- Justifier l'existence de l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(dt)/(1 + t^α) .
On note :
F(α) = ∫_0^(+ ∞)(dt)/(1 + t^α), G(α) = ∫_0^1(dt)/(1 + t^α), H(α) = ∫_1^(+ ∞)(dt)/(1 + t^α) .
2.a. Montrer, pour tout réelt de
[0; 1] et tout
n de
ℕ :
2.a. Montrer, pour tout réel
b. Montrer que
∫_0^1(t^((n + 1)α))/(1 + t^α)dt tend vers 0 lorsque l'entier
n tend vers l'infini.
c. En déduire que la série∑_(k ⩾ 0)((− 1)^k)/(kα + 1) converge et que :
G(α) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)((− 1)^k)/(kα + 1) .
3.a. En utilisant le changement de variable défini paru = t^(1 − α) , montrer :
c. En déduire que la série
3.a. En utilisant le changement de variable défini par
et en déduire:
b. Etablir :
- En utilisant le résultat de II. 4., établir finalement :
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