BCE Maths approfondies emlyon ECS 2006Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2006
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2006.
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Concepteur : EM LYON
MATHÉMATIQUES
Mardi 2 mai 2006 de 8 heures à 12 heures
Les candidats ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Problème I
Préliminaires
1.a. Justifier, pour tout
n ∈ ℕ : t^n e^(− t^2) = o_(t → + ∞)(1/(t^2)) .
b. Montrer que, pour toutn ∈ ℕ , l'intégrale .
∫_(− ∞)^(+ ∞)t^n e^(− t^2) dt est convergente.
2. En déduire que, pour tout polynômeP de
ℝ[X] , l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)P(t)e^(− t^2) dt converge.
b. Montrer que, pour tout
2. En déduire que, pour tout polynôme
On admet dans tout le problème :
∫_(− ∞)^(+ ∞)e^(− t^2) dt = √π .
On note, dans tout le problème, pour toutn ∈ ℕ : I_n = ∫_(− ∞)^(+ ∞)t^n e^(− t^2) dt .
3.a. Établir, à l'aide d'une intégration par parties, pour toutn ∈ ℕ : I_(n + 2) = (n + 1)/2I_n .
b. Montrer, pour toutp ∈ ℕ : I_(2p + 1) = 0 .
c. Montrer, pour toutp ∈ ℕ : I_(2p) = ((2p)!)/(2^(2p)p!)√π .
On note, dans tout le problème, pour tout
3.a. Établir, à l'aide d'une intégration par parties, pour tout
b. Montrer, pour tout
c. Montrer, pour tout
I Recherche d'extrémums locaux pour une fonction de deux variables réelles
On note
F : ℝ^2 ⟶ ℝ l'application définie, pour tout
(x, y) ∈ ℝ^2 , par :
- Montrer, pour tout
(x, y) ∈ ℝ^2 : F(x, y) = 3/4 + 1/2(x^2 + 4xy + y^2) + x^2 y^2 . - Calculer les dérivées partielles premières de
F en tout point(x, y) deℝ^2 , et en déduire les trois points critiques deF . - Déterminer les extrémums locaux de
F . En chacun de ceux-ci, préciser s'il s'agit d'un minimum local ou d'un maximum local, et préciser la valeur deF en chacun de ces points.
II Calcul d'intégrales dépendant d'un paramètre
- Montrer que, pour tout
x ∈ ℝ , les intégrales∫_0^(+ ∞)sin(xt)e^(− t^2) dt et∫_0^(+ ∞)tcos(xt)e^(− t^2) dt convergent.
On note
S : ℝ ⟶ ℝ et
C : ℝ ⟶ ℝ les applications définies, pour tout
x ∈ ℝ , par :
- Établir, pour tout
a ∈ ℝ et toutλ ∈ ℝ : |sin(a + λ) − sina − λcosa| ⩽ (λ^2)/2 .
On pourra utiliser l'inégalité de Taylor-Lagrange.
3.a. Démontrer, pour toutx ∈ ℝ : (S(x + h) − S(x))/h − C(x)→−_(h → 0)^0 .
b. En déduire queS est dérivable sur
ℝ et que, pour tout
x ∈ ℝ, S^′(x) = C(x) .
4.a. À l'aide d'une intégration par parties, établir, pour toutx ∈ ℝ : C(x) = 1/2 − x/2S(x) .
b. Montrer, pour toutx ∈ ℝ : 2e^((x^2)/4)S(x) = ∫_0^x e^((t^2)/4) dt .
c. En déduire, pour toutx ∈ ℝ : S(x) = 1/2e^(− (x^2)/4)∫_0^x e^((t^2)/4) dt et
C(x) = 1/2 − x/4e^(− (x^2)/4)∫_0^x e^((t^2)/4) dt .
3.a. Démontrer, pour tout
b. En déduire que
4.a. À l'aide d'une intégration par parties, établir, pour tout
b. Montrer, pour tout
c. En déduire, pour tout
III Obtention d'un développement limité
- Montrer que, pour tout
x ∈ ℝ , l'intégrale∫_(− ∞)^(+ ∞)1/(1 + x^2 t^2)e^(− t^2) dt converge.
On note
g : ℝ ⟶ ℝ l'application définie, pour tout
x ∈ ℝ , par :
g(x) = ∫_(− ∞)^(+ ∞)1/(1 + x^2 t^2)e^(− t^2) dt .
2.a. Montrer, pour toutu ∈ [0; + ∞[ : 0 ⩽ (1 − u + u^2) − 1/(1 + u) ⩽ u^3 .
b. En déduire, pour toutx ∈ ℝ : 0 ⩽ ∫_(− ∞)^(+ ∞)(1 − x^2 t^2 + x^4 t^4)e^(− t^2) dt − g(x) ⩽ (15√π)/8x^6 .
3. Montrer queg admet un développement limité à l'ordre 5 en 0 , et former ce développement limité.
2.a. Montrer, pour tout
b. En déduire, pour tout
3. Montrer que
IV Nature d'une série
- Montrer que, pour tout
p ∈ ℕ , l'intégrale∫_(− ∞)^(+ ∞)(t^(2p))/(t^2 + (2p)!)e^(− t^2) dt converge.
On note, pour tout
p ∈ ℕ : u_p = ∫_(− ∞)^(+ ∞)(t^(2p))/(t^2 + (2p)!)e^(− t^2) dt .
2. Montrer, pour toutp ∈ ℕ : 0 ⩽ u_p ⩽ (I_(2p))/((2p)!) .
2. Montrer, pour tout
En déduire que la série de terme général
u_p est convergente.
Problème II
Soit
n un entier supérieur ou égal à 2 . On désigne par
I_n la matrice unité de
M_n(ℂ) .
On considère unn -uplet (
a_0, a_1, …, a_(n − 1) ) de
ℂ^n et le polynôme
P = X^n + a_(n − 1)X^(n − 1) + ⋯ + a_1 X + a_0 .
On noteC la matrice de
M_n(ℂ) définie par
C = (0, ⋯, ⋯, ⋯, 0, − a_0; 1, ⋱, (0), ⋮, − a_1; 0, ⋱, ⋱, ⋮, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, ⋱, ⋮, ⋮; ⋮, (0), ⋱, ⋱, 0, − a_(n − 2); 0, ⋯, ⋯, 0, 1, − a_(n − 1)) .
On dit queC est la matrice compagnon du polynôme
P .
On noteB_0 = (e_1, …, e_n) la base canonique de
ℂ^n .
On note id l'application identité deℂ^n et on appelle
f l'endomorphisme de
ℂ^n tel que
C soit la matrice associée à
f relativement à la base
B_0 .
On notef^0 = id et, pour tout entier naturel
k, f^(k + 1) = f^k ∘ f .
1.a. Exprimer, pour touti ∈ [ [1; n − 1] ] ,
f(e_i) en fonction de
e_(i + 1) .
b. En déduire :∀j ∈ [ [1; n − 1] ], f^j(e_1) = e_(j + 1) et
f^n(e_1) = − (a_0 e_1 + a_1 e_2 + ⋯ + a_(n − 1)e_n) .
2. Soitg l'endomorphisme de
ℂ^n défini par
g = f^n + a_(n − 1)f^(n − 1) + ⋯ + a_1 f + a_0 id .
a. Vérifier :g(e_1) = 0 .
b. Montrer :∀i ∈ ℕ, g ∘ f^i = f^i ∘ g .
c. En déduire :∀i ∈ [ [1; n] ], g(e_i) = 0 .
d. Montrer que le polynômeP est annulateur de l'endomorphisme
f .
On considère un
On note
On dit que
On note
On note id l'application identité de
On note
1.a. Exprimer, pour tout
b. En déduire :
2. Soit
a. Vérifier :
b. Montrer :
c. En déduire :
d. Montrer que le polynôme
Application 1 : Déterminer une matrice
A ∈ M_5(ℂ) telle que
A^5 = A^3 + 2A^2 + I_5 .
e. Établir que toutes les valeurs propres deC sont des racines du polynôme
P .
3.a. SoitQ = α_0 + α_1 X + ⋯ + α_(n − 1)X^(n − 1) un polynôme non nul et de degré inférieur ou égal à
n − 1 . On note
Q(f) l'endomorphisme de
ℂ^n défini par
Q(f) = α_0 id
+ α_1 f + ⋯ + α_(n − 1)f^(n − 1) . Calculer
Q(f)(e_1) .
b. En déduire qu'il n'existe pas de polynôme non nul, de degré inférieur ou égal àn − 1 et annulateur de
f .
c. Soitλ une racine du polynôme
P .
e. Établir que toutes les valeurs propres de
3.a. Soit
b. En déduire qu'il n'existe pas de polynôme non nul, de degré inférieur ou égal à
c. Soit
Il existe donc un unique polynôme
R ∈ ℂ[X] tel que
P = (X − λ)R .
Vérifier que(f − λid) ∘ R(f) = 0~ , où
0~ est l'endomorphisme nul de
ℂ^n .
d. Conclure que toutes les racines du polynômeP sont des valeurs propres de
C .
4.a. Montrer que, pour tout nombre complexex , la matrice
(C − xI_n) est de rang supérieur ou égal à
n − 1 . En déduire que chaque sous-espace propre de
C est de dimension 1 .
b. En déduire queC est diagonalisable si et seulement si
P admet
n racines deux à deux distinctes.
5.a. Application 2 : Montrer que la matriceA_1 = (0, 0, 0, 1; 1, 0, 0, 0; 0, 1, 0, 0; 0, 0, 1, 0) de
M_4(ℂ) est diagonalisable.
b. Application 3 : Montrer que la matriceA_2 = (0, 0, 0, 4; 1, 0, 0, − 8; 0, 1, 0, 3; 0, 0, 1, 2) de
M_4(ℂ) n'est pas diagonalisable.
6. On noteB = ^t C la matrice transposée de
C .
a. Montrer que, pour tout nombre complexet , la matrice
(B − tI_n) est inversible si et seulement si la matrice
(C − tI_n) est inversible.
b. En déduire que les matricesB et
C ont les mêmes valeurs propres.
c. Soitλ une valeur propre de
B . Déterminer une base du sous-espace propre de
B associé à
λ .
d. On suppose que le polynômeP admet
n racines
λ_1, …, λ_n deux à deux distinctes. Montrer que
B est diagonalisable et en déduire que la matrice
V = (1, 1, ⋯, 1; λ_1, λ_2, ⋯, λ_n; λ_1^2, λ_2^2, ⋯, λ_n^2; ⋮, ⋮, ⋮; λ_1^(n − 1), λ_2^(n − 1), ⋯, λ_n^(n − 1)) est inversible.
7. SoitE un
ℂ -espace vectoriel de dimension
n et
u un endomorphisme de
E admettant
n valeurs propres
μ_1, …, μ_n deux à deux distinctes.
L'endomorphismeu est donc diagonalisable et on note
E = (ε_1, …, ε_n) une base de
E constituée de vecteurs propres de
u respectivement associés à
μ_1, …, μ_n .
a. Soita = ε_1 + ε_2 + ⋯ + ε_n . Montrer que la famille
B_a = (a, u(a), …, u^(n − 1)(a)) est une base de
E .
b. Montrer qu'il existe un polynômeP_1 = X^n + b_(n − 1)X^(n − 1) + ⋯ + b_1 X + b_0 tel que la matrice associée à
u relativement à la base
B_a = (a, u(a), …, u^(n − 1)(a)) soit la matrice compagnon du polynôme
P_1 .
Vérifier que
d. Conclure que toutes les racines du polynôme
4.a. Montrer que, pour tout nombre complexe
b. En déduire que
5.a. Application 2 : Montrer que la matrice
b. Application 3 : Montrer que la matrice
6. On note
a. Montrer que, pour tout nombre complexe
b. En déduire que les matrices
c. Soit
d. On suppose que le polynôme
7. Soit
L'endomorphisme
a. Soit
b. Montrer qu'il existe un polynôme
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