BCE Maths approfondies emlyon ECS 2007Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2007
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2007.
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BANQUE COMMUNE D'ÉPREUVES
Concepteur : EM LYON
Première épreuve (option scientifique)
MATHÉMATIQUES
Lundi 30 avril 2007 de 8 heures à 12 heures
Les candidats ne doivent faire usage d'aucun document; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Premier problème
On considère l'application
Partie I
Étude de l'application
f
- Montrer que
f est continue sur[0; + ∞[ . - On considère l'application
a. Montrer que
f est de classe
C^1 sur
]0; + ∞[ et que, pour tout
x ∈ ]0; + ∞[, f^′(x) = (A(x))/(x^2) .
b. Montrer quef^′ admet
− 1/2 comme limite en 0 à droite.
c. Démontrer quef est de classe
C^1 sur
[0; + ∞[ et préciser
f^′(0) .
d. Dresser le tableau de variation deA .
b. Montrer que
c. Démontrer que
d. Dresser le tableau de variation de
En déduire que
f est strictement décroissante sur
[0; + ∞[ .
e. Déterminer la limite def en
+ ∞ .
3. On considère l'application
e. Déterminer la limite de
3. On considère l'application
a. Montrer que
f est deux fois dérivable sur
]0; + ∞[ , et que, pour tout
x ∈ ]0; + ∞[, f^(′′)(x) = (B(x))/(x^3) .
b. Dresser le tableau de variation deB .
b. Dresser le tableau de variation de
En déduire que
f est convexe sur
]0; + ∞[ .
4. Tracer l'allure de la courbe représentative def .
4. Tracer l'allure de la courbe représentative de
Partie II Un développement en série
- Montrer, pour tout
N ∈ ℕ et toutt ∈ [0; 1] :
- En déduire, pour tout
N ∈ ℕ et toutx ∈ [0; 1] :
où on a noté
J_N(x) = ∫_0^x((− 1)^(N + 1)t^(N + 1))/(1 + t) dt .
3. Établir, pour toutN ∈ ℕ et tout
x ∈ [0; 1] : |J_N(x)| ⩽ (x^(N + 2))/(N + 2) .
4. En déduire que, pour toutx ∈ [0; 1] , la série
∑_(n ⩾ 1)((− 1)^(n − 1)x^n)/n converge et que :
3. Établir, pour tout
4. En déduire que, pour tout
Partie III
Égalité d'une intégrale et d'une somme de série
- Montrer, en utilisant le résultat de II.3., pour tout
N ∈ ℕ et toutx ∈ [0; 1] :
- Montrer que la série
∑_(n ⩾ 1)((− 1)^(n − 1))/(n^2) converge et que :∫_0^1 f(x)dx = ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^(n − 1))/(n^2) . - Montrer, pour tout
N ∈ ℕ^∗ :
- On admet que
∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^2) = (π^2)/6 . Montrer :∫_0^1 f(x)dx = (π^2)/(12) .
Partie IV
Recherche d'extremum pour une fonction réelle de deux variables réelles
On note
F : ]0; + ∞[ ⟶ ℝ, x ⟼ F(x) = ∫_0^x f(t)dt
- Montrer que
G est de classeC^2 sur]0; + ∞[^2 .
Exprimer, pour tout
(x, y) ∈ ]0; + ∞[^2 , les dérivées partielles premières et secondes de
G en
(x, y) en fonction de
x, y, f(x), f(y), f(xy), f^′(x), f^′(y), f^′(xy) .
2. Établir queG admet
(1, 1) comme unique point critique.
3. Est-ce queG admet un extremum local ?
2. Établir que
3. Est-ce que
DEUXIÈME PROBLÈME
On note
n un nombre entier fixé supérieur ou égal
2, E le sous-espace vectoriel de
ℝ[X] constitué des polynômes de degré inférieur ou égal à
n et
B = (1, X, …, X^n) la base canonique de
E .
Partie I
Étude d'un endomorphisme de
E
- Montrer que, pour tout polynôme
P deE , le polynôme((X^2 − 1)P)^(′′) est élément deE , où((X^2 − 1)P)^(′′) désigne le polynôme dérivée seconde de(X^2 − 1)P .
On noteφ : E ⟶ E l'application qui, à tout polynômeP deE , associeφ(P) = ((X^2 − 1)P)^(′′) . - Vérifier :
φ(1) = 2, φ(X) = 6X . - Montrer que
φ est un endomorphisme deE . - Calculer
φ(X^k) pour toutk ∈ {0, …, n} et écrire la matriceA deφ dans la baseB . - a. Montrer que
φ admetn + 1 valeurs propres deux à deux distinctes que l'on noteraλ_0, λ_1, …, λ_n avecλ_0 < λ_1 < ⋯ < λ_n .
b. Est-ce queφ est bijectif ?
c. Montrer queφ est diagonalisable et déterminer, pour toutk ∈ {0, …, n} , la dimension du sousespace propre deφ associé àλ_k . - Soient
k ∈ {0, …, n} etP un vecteur propre deφ associé à la valeur propreλ_k .
a. Montrer que le degré du polynômeP est égal àk .
b. Montrer que le polynômeQ défini parQ(X) = P(− X) est un vecteur propre deφ associé àλ_k . - En déduire qu'il existe une unique base
(P_0, P_1, …, P_n) deE constituée de vecteurs propres deφ telle que, pour toutk ∈ {0, …, n}, P_k est un polynôme de degrék , de coefficient dominant égal à 1 et vérifiantP_k(− X) = (− 1)^k P_k(X) .
Que peut-on en déduire sur la parité deP_k ? - Calculer
P_0, P_1, P_2, P_3 .
Partie II
Un produit scalaire sur
E
- Montrer que l'application :
(P, Q) ⟼ (P|Q) = ∫_(− 1)^1(1 − x^2)P(x)Q(x)dx est un produit scalaire surE .
On munit dorénavant
E de ce produit scalaire noté (.|.).
2. a. À l'aide d'intégrations par parties, établir queφ est un endomorphisme symétrique de
E .
b. Montrer que la base(P_0, P_1, …, P_n) de
E obtenue à la question
I.7 est orthogonale.
2. a. À l'aide d'intégrations par parties, établir que
b. Montrer que la base
Soit
j ∈ {1, …, n} .
3. a. Montrer que pour tout polynômeS de degré inférieur ou égal à
j − 1 , on a :
(S|P_j) = 0 .
b. En considérant(1|P_j) , montrer que
P_j ne garde pas un signe constant sur l'intervalle
] − 1; 1[ .
c. En déduire queP_j admet au moins, dans l'intervalle ]
− 1; 1[ , une racine d'ordre de multiplicité impair.
4. On note{x_1, …, x_m} l'ensemble des racines d'ordre de multiplicité impair de
P_j appartenant à l'intervalle ]
− 1; 1[ et
S_m = (X − x_1)(X − x_2)⋯(X − x_m) .
a. Justifier :m ⩽ j .
b. Montrer que le polynômeS_m P_j (produit des polynômes
S_m et
P_j ) garde un signe constant sur l'intervalle ] -
1; 1[ .
c. En considérant(S_m|P_j) , montrer que
m = j .
d. En déduire queP_j admet
j racines simples réelles toutes situées dans l'intervalle
] − 1; 1[ .
3. a. Montrer que pour tout polynôme
b. En considérant
c. En déduire que
4. On note
a. Justifier :
b. Montrer que le polynôme
c. En considérant
d. En déduire que
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