BCE Maths approfondies emlyon ECS 2008Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2008
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2008.
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BANQUE COMMUNE D'ÉPREUVES
Code sujet
295
EML____ MATS
295
EML
Les candidats ne doivent faire usage d'aucun document; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée
PROBLÈME
On confond polynôme et application polynomiale de
ℝ dans
ℝ .
On noteE l'ensemble des applications
u : ℝ → ℝ continues sur
ℝ et telles que l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)(u(x))^2 e^(− x^2) dx converge.
On noteF le
ℝ -espace vectoriel des applications polynomiales de
ℝ dans
ℝ .
On note, pour toutn ∈ ℕ, F_n le
ℝ -espace vectoriel des applications polynomiales de
ℝ dans
ℝ de degré inférieur ou égal à
n .
On note
On note
On note, pour tout
Préliminaire : Valeur de l'intégrale de Gauss
En considérant une variable aléatoire suivant une loi normale, justifier :
Partie I : Un produit scalaire sur
E
- Établir, pour tout
(α, β) ∈ [0; + ∞[2 : αβ ⩽ 1/2(α^2 + β^2) . - En déduire que, pour tout
(u, v) ∈ E^2 , l'intégrale∫_(− ∞)^(+ ∞)u(x)v(x)e^(− x^2) dx converge.
On note (.|.) l'application de
E^2 dans
ℝ qui, à tout
(u, v) ∈ E^2 , associe
1/(√π)∫_(− ∞)^(+ ∞)u(x)v(x)e^(− x^2) dx . On notera la présence du facteur
1/(√π) .
3. a. Démontrer queE est un
ℝ -espace vectoriel.
b. Montrer que l'application (.|.) est un produit scalaire surE .
4. Démontrer :F ⊂ E .
3. a. Démontrer que
b. Montrer que l'application (.|.) est un produit scalaire sur
4. Démontrer :
On note encore (.|.) la restriction à
F ou à
F_n , pour
n ∈ ℕ , du produit scalaire (.|.) sur
E . On admet que cette restriction est encore un produit scalaire sur
F ou sur
F_n .
On note
‖ .
‖lanormesurE associée au produit scalaire (.|.), définie, pour tout
u ∈ E , par :
Partie II : Polynômes d'Hermite
On note
w l'application de
ℝ dans
ℝ , de classe
C^∞ , définie pour tout
x ∈ ℝ par
w(x) = e^(− x^2) . Pour tout
n ∈ ℕ , on note
H_n l'application de
ℝ dans
ℝ définie pour tout
x ∈ ℝ par
En particulier :
H_0(x) = 1 .
- Calculer, pour tout
x ∈ ℝ, H_1(x), H_2(x), H_3(x) .
Faire figurer les calculs sur la copie.
2. a. Montrer, pour toutn ∈ ℕ et tout
x ∈ ℝ :
2. a. Montrer, pour tout
b. En déduire que, pour tout
n ∈ ℕ, H_n est un polynôme de degré
n .
c. Contrôler alors les résultats obtenus en II. 1 et calculerH_4 .
c. Contrôler alors les résultats obtenus en II. 1 et calculer
Faire figurer les calculs sur la copie.
3. Déterminer, pour toutn ∈ ℕ , le coefficient du terme de plus haut degré de
H_n .
4. Montrer, pour toutn ∈ ℕ et tout
x ∈ ℝ :
H_n(− x) = (− 1)^n H_n(x) . Qu'en déduit-on, en terme de parité, pour l'application
H_n ?
3. Déterminer, pour tout
4. Montrer, pour tout
Partie III : Lien entre le produit scalaire et les polynômes d'Hermite
- a. Montrer, pour tout
n ∈ ℕ^∗ et toutP ∈ F :
où (. .) est le produit scalaire sur
F défini en I.4.
À cet effet, on pourra commencer par effectuer une intégration par parties sur un intervalle fermé borné.
b. En déduire, pour toutn ∈ ℕ^∗ et tout
P ∈ F_(n − 1) : (P|H_n) = 0 .
c. En déduire que, pour toutn ∈ ℕ , la famille
(H_0, …, H_n) est orthogonale dans
F .
2. Établir que, pour toutn ∈ ℕ , la famille
(H_0, …, H_n) est une base de
F_n .
3. Soitn ∈ ℕ .
a. Montrer :‖H_n‖^2 = (H_n^((n))|H_0) , où
‖ .
‖estdéfinieenI.4.
b. En déduire la valeur de‖H_n‖ .
À cet effet, on pourra commencer par effectuer une intégration par parties sur un intervalle fermé borné.
b. En déduire, pour tout
c. En déduire que, pour tout
2. Établir que, pour tout
3. Soit
a. Montrer :
b. En déduire la valeur de
Partie IV : Un endomorphisme symétrique
On note
f, g, h les applications définies de
F dans
F , pour tout
P ∈ F , par :
Ainsi, par exemple, pour tout
P ∈ F et tout
x ∈ ℝ : (g(P))(x) = 2xP(x) − P^′(x) .
- Montrer que
f est un endomorphisme deF .
On admet que
g et
h sont aussi des endomorphismes de
F , et on note
Id_F l'application identique de
F .
2. a. Établir :g ∘ h = f − Id_F et
h ∘ g = f + Id_F .
b. En déduire :f ∘ g − g ∘ f = 2g .
3. Montrer que, pour toutλ ∈ ℝ et tout
P ∈ F , si
f(P) = λP , alors
f(g(P)) = (λ + 2)g(P) .
4. a. Calculerf(H_0) .
b. Calculer, pour toutk ∈ ℕ, g(H_k) , et en déduire, pour tout
k ∈ ℕ : f(H_k) = (2k + 1)H_k .
5. Établir, pour tout(P, Q) ∈ F^2 :
2. a. Établir :
b. En déduire :
3. Montrer que, pour tout
4. a. Calculer
b. Calculer, pour tout
5. Établir, pour tout
À cet effet, on pourra commencer par effectuer une intégration par parties sur un intervalle fermé borné.
6. Soitn ∈ ℕ .
a. Montrer :∀P ∈ F_n, f(P) ∈ F_n .
6. Soit
a. Montrer :
On note
f_n l'endomorphisme de
F_n défini par:
b. Montrer que
f_n est un endomorphisme symétrique de
F_n .
c. Donner une base orthonormale deF_n constituée de vecteurs propres de
f_n .
c. Donner une base orthonormale de
Partie V : Intervention d'exponentielles
On note, pour tout
a ∈ ℝ, φ_a l'application de
ℝ dans
ℝ définie, pour tout
x ∈ ℝ , par :
φ_a(x) = e^(ax) .
- Vérifier, pour tout
a ∈ ℝ : φ_a ∈ E . - Montrer, pour tout
(a, b) ∈ ℝ^2 : (φ_a|φ_b) = e^(((a + b)/2)^2) . - Déterminer la nature de la série
∑_(n ⩾ 1)‖φ_(√(lnn))‖^(− 2) . - Montrer que la série
∑_(n ⩾ 0)‖φ_(√n)‖^(− 2) converge et calculer sa somme.
Partie VI: Une limite de probabilité conditionnelle
Soit la fonction
Φ définie sur
]0; + ∞[ par :
- Montrer que
Φ est de classeC^1 sur]0; + ∞[ et déterminer sa dérivéeΦ^′ . - Soient
G etK les fonctions définies sur]0; + ∞[ par :
a. Déterminer les limites des fonctions
Φ, G et
K en
+ ∞ .
b. Déterminer les sens de variation des fonctionsG − Φ et
Φ − K .
c. En déduire :∀x ∈ ]0; + ∞[, G(x) ⩽ Φ(x) ⩽ K(x) .
d. Montrer :
b. Déterminer les sens de variation des fonctions
c. En déduire :
d. Montrer :
- Soit
X une variable aléatoire normale d'espérance égale à 0 et d'écart-type égal à1/(√2) .
a. Pour tout réelx strictement positif, exprimer la probabilitéP(X ⩽ x) à l'aide de la fonctionΦ .
b. Soitc un réel strictement positif.
Pour tout réel
x , on considère la probabilité conditionnelle
P_((X > x))(X ⩽ x + c) .
Montrer :
Montrer :
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