BCE Maths approfondies emlyon ECS 2014Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2014
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2014.
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BANQUE COMMUNE D'ÉPREUVES
Conception : EMLYON Business School
MATHÉMATIQUES
Mardi 29 avril 2014 de 8 heures à 12 heures
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
PROBLÈME 1
On note
E le
ℝ -espace vectoriel des applications de
ℝ dans
ℝ continues,
E_1 le
ℝ -espace vectoriel des applications de
ℝ dans
ℝ de classe
C^1 . On remarquera que
E_1 est inclus dans
E .
On note, pour tout élément
f de
E, T(f) l'application de
ℝ dans
ℝ définie, pour tout
x ∈ ℝ , par :
Partie I : Propriétés générales de
T
- Établir que, pour tout élément
f deE, T(f) appartient àE_1 et que, pour toutx ∈ ℝ :
On note
T : E ⟶ E l'application qui, à
f , associe
T(f) .
2. Montrer queT est un endomorphisme de
E .
3. Est-ce queT est surjectif?
4. Soitf ∈ E . Montrer que, si
f est paire (respectivement impaire), alors
T(f) est paire (respectivement impaire).
À cet effet, on pourra utiliser le changement de variableu = − t dans une intégrale.
5. Soitf ∈ E . Montrer que, si l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)dt converge, alors
T(f)(x) tend vers 0 lorsque
x tend vers
+ ∞ et lorsque
x tend vers
− ∞ .
6. On notes : ℝ ⟶ ℝ l'application qui, à tout
t ∈ ℝ , associe
s(t) = sin(πt) . Calculer
T(s) . Est-ce que
T est injectif?
2. Montrer que
3. Est-ce que
4. Soit
À cet effet, on pourra utiliser le changement de variable
5. Soit
6. On note
Partie II : Premier exemple
On note, pour tout
a ∈ ℝ : f_a : ℝ ⟶ ℝ, t ⟼ f_a(t) = e^(at) .
7. Calculer, pour touta ∈ ℝ et tout
x ∈ ℝ, T(f_a)(x) .
7. Calculer, pour tout
On note :
φ : ℝ ⟶ ℝ, a ⟼ φ(a) = {(e^a − e^(− a))/(2a), si a ≠ 0; 1, si a = 0.
8. Établir :∀a ∈ ℝ, T(f_a) = φ(a)f_a .
9. Montrer queφ est dérivable sur
ℝ et calculer, pour tout
a ∈ ℝ, φ^′(a) . Étudier, selon
a ∈ ℝ , le signe de
e^a(a − 1) + e^(− a)(a + 1) .
En déduire les variations deφ et tracer l'allure de sa représentation graphique.
10. En déduire que, pour toutλ ∈ [1; + ∞[ , il existe
f ∈ E − {0} tel que :
T(f) = λf .
8. Établir :
9. Montrer que
En déduire les variations de
10. En déduire que, pour tout
Partie III : Deuxième exemple
On note
: h : ℝ ⟶ ℝ, t ⟼ h(t) = 1/(|t| + 1) .
11. Vérifierh ∈ E et calculer, pour tout
x ∈ ℝ, T(h)(x) .
11. Vérifier
À cet effet, on remarquera que
h est paire, et on distinguera les cas
0 ⩽ x ⩽ 1 et
1 < x .
12. Étudier les variations deT(h) et tracer l'allure de sa représentation graphique.
12. Étudier les variations de
On précisera les tangentes aux points d'abscisses 0 et 1 . On donne
ln2 ≈ 0, 69…, ln3 ≈ 1, 10…
13. Est-ce que la réciproque du résultat obtenu dans la question 5. est vraie, c'est-à-dire, est-ce que, pour tout élémentf de
E , si
T(f)(x) tend vers 0 lorsque
x tend vers
+ ∞ et lorsque
x tend vers
− ∞ , alors l'intégrale
∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)dt converge ?
13. Est-ce que la réciproque du résultat obtenu dans la question 5. est vraie, c'est-à-dire, est-ce que, pour tout élément
Partie IV: Recherche d'extrémums locaux pour une fonction réelle de deux variables réelles
On note:
F : ]1; + ∞[ ⟶ ℝ, x ⟼ F(x) = ln(x + 2) − ln(x) , de sorte que
F(x) = 2T(h)(x) , où
h a été définie dans la partie III, et on note:
- Montrer que
H est de classeC^1 sur]1; + ∞[^2 et calculer les dérivées partielles premières deH en tout(x, y) ∈ ]1; + ∞[^2 . - Établir que
H admet un point critique et un seul, que l'on calculera.
On note (
x_0, y_0 ) les coordonnées de ce point critique.
16. On admet queH est de classe
C^2 sur
]1; + ∞[^2 et que
16. On admet que
Est-ce que
H admet un extrémum local sur
]1; + ∞[^2 ?
Partie V : Transformée d'une densité
Soit
f ∈ E . On suppose, dans cette partie, que
f est une densité.
17. Montrer, pour tout(A, B) de
ℝ^2 :
17. Montrer, pour tout
- Montrer :
∀B ∈ ℝ, |1/2∫_(B − 1)^(B + 1)(B − x)f(x)dx| ⩽ T(f)(B) .
En déduire la limite de
1/2∫_(B − 1)^(B + 1)(B − x)f(x)dx lorsque
B tend vers
+ ∞ .
19. Établir queT(f) est aussi une densité.
19. Établir que
PROBLÈME 2
Dans tout le problème,
n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2 .
Pour touti de
[ [1; n] ] , on note
V_i la matrice colonne de
M_(n, 1)(ℝ) dont tous les coefficients sont nuls, sauf celui de la
i -ième ligne qui est égal à 1 . On admet que la famille
(V_i)_(i ∈ [1; n]) est une base de
M_(n, 1)(ℝ) .
Pour tout(i, j) de
[ [1; n] ]^2 , on note
E_(i, j) = V_i^t V_j . Ainsi, pour tout
(i, j) de
[ [1; n] ]^2 , la matrice
E_(i, j) est la matrice carrée de
M_n(ℝ) dont tous les coefficients sont nuls, sauf celui à l'intersection de la
i -ième ligne et de la
j -ième colonne qui est égal à 1 . On admet que la famille
(E_(i, j))_((i, j) ∈ [1; n]^2) est une base de
M_n(ℝ) .
On noteI_n la matrice identité de
M_n(ℝ) .
SoitA une matrice quelconque de
M_n(ℝ) telle que, pour tout
λ de
ℝ, A ≠ λI_n .
On considère l'applicationΦ_A de
M_n(ℝ) dans
M_n(ℝ) définie par :
Pour tout
Pour tout
On note
Soit
On considère l'application
Partie I: Quelques généralités
- Montrer que
Φ_A est un endomorphisme deM_n(ℝ) . - Calculer
Φ_A(I_n) . L'endomorphismeΦ_A est-il injectif? surjectif?
Partie II : Étude d'un cas particulier
On suppose, dans cette partie seulement, que
n = 2 et
A = (1, 1; 0, 3) .
3. Justifier que la matriceA est diagonalisable dans
M_2(ℝ) et donner les valeurs propres de
A .
3. Justifier que la matrice
On note
B la base de
M_2(ℝ) constituée des quatre matrices suivantes :
- Écrire la matrice de
Φ_A dans la baseB , puis calculer le rang de cette matrice. - Déterminer les valeurs propres de
Φ_A et montrer queΦ_A est diagonalisable.
Partie III : Étude du cas où
A est diagonalisable
On suppose, dans cette partie seulement, que la matrice
A est diagonalisable dans
M_n(ℝ) .
6. Montrer que^t A est diagonalisable dans
M_n(ℝ) et que
A et
^t A ont les mêmes valeurs propres.
7. SoientX, Y ∈ M_(n, 1)(ℝ) tels que
X (resp.
Y ) est un vecteur propre de
A (resp.
de^t A ).
6. Montrer que
7. Soient
Montrer que
X^t Y est un vecteur propre de
Φ_A .
8. Soient(X_1, X_2, …, X_n) et
(Y_1, Y_2, …, Y_n) deux bases de
M_(n, 1)(ℝ) .
8. Soient
On note
F la famille
F = (X_i^t Y_j)_((i, j) ∈ [1; n]^2) .
Montrer que, pour tout(i, j) de
[ [1; n] ]^2, V_i^t V_j appartient au sous-espace vectoriel de
M_n(ℝ) engendré par
F , et en déduire que la famille
F est une base de
M_n(ℝ) .
9. Établir queΦ_A est diagonalisable.
10. Montrer que l'ensemble des valeurs propres deΦ_A est l'ensemble des différences
λ − μ lorsque
λ et
μ décrivent les valeurs propres de
A .
Montrer que, pour tout
9. Établir que
10. Montrer que l'ensemble des valeurs propres de
Partie IV: Étude d'un sous-espace propre de
Φ_A associé à une valeur propre non nulle
Soient
λ une valeur propre non nulle de
Φ_A et
T ∈ M_n(ℝ) un vecteur propre associé; on a alors :
- À l'aide d'un raisonnement par récurrence, montrer :
∀k ∈ ℕ, Φ_A(T^k) = λkT^k . - En raisonnant par l'absurde, montrer qu'il existe un entier
q deℕ^∗ tel que :T^q = 0 etq ⩽ n^2 .
On note
p l'entier de
ℕ^∗ tel que
T^p = 0 et
T^(p − 1) ≠ 0 .
13. Justifier qu'il existeX ∈ M_(n, 1)(ℝ) tel que
T^(p − 1)X ≠ 0 .
13. Justifier qu'il existe
Montrer que la famille
(X, TX, …, T^(p − 1)X) est libre dans
M_(n, 1)(ℝ) , et en déduire :
p ⩽ n .
Partie V : Étude du cas où
A est symétrique
On suppose, dans cette partie seulement, que la matrice
A est symétrique ; il existe donc une matrice
P ∈ M_n(ℝ) orthogonale telle que
P^(− 1)AP est diagonale. On note
C_1, C_2, …, C_n les colonnes de
P .
Pour toutes matrices
M = (m_(i, j))_((i, j) ∈ [1; n]^2) et
N = (n_(i, j))_((i, j) ∈ [1; n]^2) de
M_n(ℝ) , on définit :
- Montrer que l'application (.|.) est un produit scalaire sur
M_n(ℝ) . - Montrer :
∀(M, N) ∈ M_n(ℝ)^2, (M|N) = (M^t N|I_n) . - Pour tout
(i, j) de[ [1; n] ]^2 , calculer^t C_i C_j . - Pour tout
(i, j) de[ [1; n] ]^2 , déterminer les coefficients diagonaux de la matriceC_i^t C_j et en déduire la valeur de(C_i^t C_j|I_n) . - Pour tout (
i, j, k, ℓ ) de[ [1; n] ]^4 , calculer (C_i^t C_j|C_k^t C_ℓ ). - On considère la famille
G = (C_i^t C_j)_((i, j) ∈ [1; n]^2) deM_n(ℝ) .
Montrer que
G est une base orthonormée pour le produit scalaire (.|.) de
M_n(ℝ) et que
G est constituée de vecteurs propres de
Φ_A .
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