BCE Maths approfondies emlyon ECS 2016Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2016
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Annale de maths approfondies BCE emlyon pour la filiere ECS, session 2016.
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Conception : EMLYON Business School
1 ère épreuve (OPTION SCIENTIFIQUE)
MATHÉMATIQUES
mardi 26 avril 2016, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
PROBLEME 1
PARTIE I: Étude d'un exemple
On considère, dans cette partie, les matrices de
M_3(ℝ) : A = (4, 0, 0; − 5, 9, 0; − 5, 5, 4) et
I_3 = (1, 0, 0; 0, 1, 0; 0, 0, 1) .
- Trouver, en fonction de
I_3 et deA , deux matricesP_1 etP_2 deM_3(ℝ) telles que :
Expliciter ensuite les coefficients de
P_1 et ceux de
P_2 .
2. a. Calculer les matricesP_1^2, P_1 P_2, P_2 P_1 et
P_2^2 .
b. En déduire:∀k ∈ ℕ, A^k = 4^k P_1 + 9^k P_2 .
3. Trouver au moins une matriceB de
M_3(ℝ) , dont on explicitera les coefficients, telle que
B^2 = A .
4. Quelles sont les valeurs propres deA ?
2. a. Calculer les matrices
b. En déduire:
3. Trouver au moins une matrice
4. Quelles sont les valeurs propres de
Dans toute la suite du problème,
E désigne un
ℝ -espace vectoriel de dimension finie supérieure ou égale à 1 et
f un endomorphisme de
E .
On notee l'endomorphisme identité de
E qui, à chaque élément de
E , associe lui-même, et
0˜ l'endomorphisme nul de
E qui, à chaque élément de
E , associe l'élément nul de
E .
On suppose qu'il existe un entierm de
ℕ^∗ , des réels
λ_1, …, λ_m deux à deux distincts et des endomorphismes
p_1, …, p_m de
E tous différents de
0˜ , tels que :
∀k ∈ [ [0; m] ], f^k = ∑_(i = 1)^m λ_i^k p_i .
On note
On suppose qu'il existe un entier
Enfin, on considère les polynômes :
On admet que, pour tous polynômes
P et
Q de
ℝ[X] : (P × Q)(f) = P(f) ∘ Q(f) .
PARTIE II : Étude des puissances def
5. Montrer, pour tout polynômeP de
ℝ_m[X] : P(f) = ∑_(i = 1)^m P(λ_i)p_i .
6. En déduire :N(f) = 0˜ .
7. a. Montrer que, pour tout couple(i, j) de
[ [1; m] ]^2, L_i(λ_j) est égal à 1 sì
i = j et égal à 0 si
i ≠ j .
b. En déduire, pour touti de
[ [1; m] ] : L_i(f) = p_i .
8. a. Montrer :e = ∑_(i = 1)^m p_i .
b. En déduire queE est la somme des
m sous-espaces vectoriels
Im(p_1), …, Im(p_m) .
9. Soiti appartenant à
[ [1; m] ] .
a. Vérifier :N = M_i(λ_i)(X − λ_i)L_i .
b. En déduire, en utilisant le résultat de la question 6. :Im(p_i) ⊂ Ker(f − λ_i e) .
10. Déduire des questions précédentes quef est diagonalisable, que les valeurs propres de
f sont les réels
λ_1, …, λ_m et que, pour tout
i de
[ [1; m] ] , le sous-espace propre de
f associé à la valeur propre
λ_i est
Im(p_i) .
11. a. Montrer, pour tout couple(i, j) de
[ [1; m] ]^2 tel
i ≠ j : p_i ∘ p_j = 0˜ .
b. En déduire, en utilisant le résultat de la question 8.a., pour touti de
[ [1; m] ] : p_i ∘ p_i = p_i .
c. Établir, pour touti de
[ [1; m] ] :
p_i ∘ f = λ_i p_i .
12. Montrer :∀k ∈ ℕ, f^k = ∑_(i = 1)^m λ_i^k p_i, puis, pour tout polynôme
P de
ℝ[X] : P(f) = ∑_(i = 1)^m P(λ_i)p_i .
PARTIE II : Étude des puissances de
5. Montrer, pour tout polynôme
6. En déduire :
7. a. Montrer que, pour tout couple
b. En déduire, pour tout
8. a. Montrer :
b. En déduire que
9. Soit
a. Vérifier :
b. En déduire, en utilisant le résultat de la question 6. :
10. Déduire des questions précédentes que
11. a. Montrer, pour tout couple
b. En déduire, en utilisant le résultat de la question 8.a., pour tout
c. Établir, pour tout
12. Montrer :
PARTIE III : Intervention de produits scalaires
On munit le
ℝ -espace vectoriel
E d'un produit scalaire
⟨., .
⟩.
On considère l'applicationφ de
E × E dans
ℝ définie, pour tout
(x, y) ∈ E × E , par :
On considère l'application
- Montrer que
φ est un produit scalaire surE .
On remarquera qu'ainsi
E est muni de deux produits scalaires,
⟨., .
⟩etφ .
14. Montrer quef est un endomorphisme symétrique de
E pour le produit scalaire
φ . Quel résultat de la partie II peut-on alors retrouver sans calcul?
15. Démontrer que, pour touti de
[ [1; m] ], p_i est le projecteur orthogonal sur
Im(p_i) pour le produit scalaire
φ .
14. Montrer que
15. Démontrer que, pour tout
PROBLEME 2
PARTIE I : Étude d'une fonction définie par la somme d'une série
On s'intéresse dans cette partie, pour toutx de
ℝ , à la série
∑_(n ∈ ℕ^∗)((− 1)^(n + 1))/(n^x) .
On s'intéresse dans cette partie, pour tout
- Justifier que, pour tout
x deℝ^− , la série∑_(n ∈ ℕ^∗)((− 1)^(n + 1))/(n^x) diverge. - Soit
x ∈ ℝ^(+ ∗) . On note, pour toutn deℕ^∗, u_n = ∑_(k = 1)^n((− 1)^(k + 1))/(k^x) .
a. Montrer que les suites(u_(2p))_(p ∈ ℕ^∗) et(u_(2p − 1))_(p ∈ ℕ^∗) sont adjacentes, puis en déduire qu'elles convergent vers une même limite notéeS(x) .
b. En déduire:∀ε > 0, ∃n_0 ∈ ℕ^∗/∀n ⩾ n_0, |u_n − S(x)| ⩽ ε .
c. Justifier alors que la série∑_(n ∈ ℕ^∗)((− 1)^(n + 1))/(n^x) converge et que l'on a :S(x) = ∑_(n = 1)^(+ ∞)((− 1)^(n + 1))/(n^x) .
d. Justifier :∀p ∈ ℕ^∗, u_(2p) ⩽ S(x) ⩽ u_(2p + 1) ⩽ u_(2p − 1) .
e. En déduire:∀n ∈ ℕ^∗, |S(x) − u_n| ⩽ 1/((n + 1)^x) .
On pourra séparer les cas
n pair et
n impair.
f. En déduire une fonction en Scilab qui, étant donnés deux réelsx > 0 et
ε > 0 , renvoie une valeur approchée de
S(x) à
ε près.
3. Soientx ∈ ℝ^(+ ∗) et
p ∈ ℕ^∗ . Montrer :
f. En déduire une fonction en Scilab qui, étant donnés deux réels
3. Soient
- On pose, pour tout
n deℕ^∗, v_n = ∑_(k = 1)^(2n)((− 1)^(k + 1))/k .
a. Soitn ∈ ℕ^∗ . Montrer, en utilisant la question 3. :v_n = ∑_(k = n + 1)^(2n)1/k = 1/n∑_(k = 1)^n 1/(1 + k/n) .
b. En déduire la convergence et la limite de la suite(v_n)_(n ∈ ℕ^∗) , puis la valeur deS(1) . - On admet que
∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^2) = (π^2)/6 . Déterminer la valeur deS(2) .
PARTIE II : Étude d'une fonction définie par une intégrale
On rappelle que la fonctionΓ est définie sur
]0; + ∞[ par :
∀x ∈ ]0; + ∞[, Γ(x) = ∫_0^(+ ∞)t^(x − 1)e^(− t) dt .
On rappelle également l'égalité suivante :∀n ∈ ℕ^∗, Γ(n) = (n − 1) !.
6. Soitx ∈ ℝ . Montrer que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(t^x)/(1 + e^t) dt converge si et seulement si
x > − 1 .
On rappelle que la fonction
On rappelle également l'égalité suivante :
6. Soit
On pose, pour tout réel
x de
] − 1; + ∞[, I(x) = ∫_0^(+ ∞)(t^x)/(1 + e^t) dt .
7. Soitx ∈ ] − 1; + ∞[ . On définit la fonction
g_x : ]0; + ∞[ ⟶ ℝ, t ⟼ (t^x)/(1 + e^t) .
a. Montrer :∀n ∈ ℕ^∗, ∀t ∈ ℝ^(+ ∗), g_x(t) = (− 1)^n g_x(t)e^(− nt) + ∑_(k = 1)^n(− 1)^(k + 1)t^x e^(− kt) .
b. Justifier, pour toutk ∈ ℕ^∗ , que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)t^x e^(− kt) dt converge et que l'on a:
7. Soit
a. Montrer :
b. Justifier, pour tout
c. Montrer que, pour tout
n ∈ ℕ^∗ , l'intégrale
∫_0^(+ ∞)g_x(t)e^(− nt) dt converge, puis que la limite de
∫_0^(+ ∞)g_x(t)e^(− nt) dt, lorsque l'entier
n tend vers
+ ∞ , est égale à 0.
d. En déduire la relation :I(x) = S(x + 1)Γ(x + 1) , où la fonction
S a été définie dans la partie
I .
8. En utilisant la partie I., déterminer la valeur deI(1) .
d. En déduire la relation :
8. En utilisant la partie I., déterminer la valeur de
PARTIE III : Étude d'une variable aléatoire
On considère la fonction
f définie sur
ℝ par :
∀t ∈ ℝ, f(t) = (e^t)/((1 + e^t)^2) .
9. Vérifier que la fonctionf est paire.
10. Montrer quef est une densité d'une variable aléatoire réelle.
9. Vérifier que la fonction
10. Montrer que
On considère une variable aléatoire réelle
X à densité, de densité
f .
11. Déterminer la fonction de répartition deX .
12. a. Soitn ∈ ℕ^∗ . Montrer que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)t^n f(t)dt converge.
11. Déterminer la fonction de répartition de
12. a. Soit
En déduire que
X admet un moment d'ordre
n , que l'on note
m_n(X) .
b. Justifier :∀p ∈ ℕ, m_(2p + 1)(X) = 0 .
c. A l'aide d'une intégration par parties, montrer :∀p ∈ ℕ^∗, m_(2p)(X) = 4pI(2p − 1) .
13. En déduire l'existence et la valeur de l'espérance et de la variance deX .
14. On considère une suite de variables aléatoires réelles(X_n)_(n ∈ ℕ^∗) mutuellement indépendantes et de même densité
f .
On pose, pour toutn de
ℕ^∗ : Y_n = max(X_1, …, X_n) et
Z_n = Y_n − ln(n) .
a. Pour toutn de
ℕ^∗ , déterminer la fonction de répartition de
Y_n puis la fonction de répartition de
Z_n .
b. En déduire que la suite(Z_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge en loi vers une variable aléatoire réelle à densité dont on précisera une densité.
b. Justifier :
c. A l'aide d'une intégration par parties, montrer :
13. En déduire l'existence et la valeur de l'espérance et de la variance de
14. On considère une suite de variables aléatoires réelles
On pose, pour tout
a. Pour tout
b. En déduire que la suite
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