BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2002, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2002
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Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2002.
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CONCOURS D'ADMISSION DE 2002
Option scientifique
MATHEMATIQUES II
Lundi 6 Mai 2002 de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
L'objectif du problème est d'étudier parmi les portefeuilles boursiers de rentabilité moyenne donnée ceux qui font courir à leurs porteurs un risque minimal en un sens qui sera précisé plus loin.
On identifie dans la suite tout vecteur
x de l'espace vectoriel
ℝ^n (avec
n ≥ 2 ) à la matrice-colonne de ses composantes
x_1, x_2, …, x_n dans la base canonique de
ℝ^n , soit :
et
^′ x désigne alors la matrice transposée de
x , autrement dit la matrice-ligne égale à (
x_1, x_2, …, x_n ). On note enfin
< ., . > le produit scalaire canonique de
ℝ^n défini pour tout couple
(x, y) de
ℝ^n par :
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AFFILIES A LA CHAMBRE DE COMMERCE ET DINDUSTRIE DE VERSAILLES VAL DOOISE-YVELINES
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PRELIMINAIRE
On rappelle que l'orthogonal d'un sous-espace vectoriel
F de
ℝ^n est la partie
F^⊥ de
ℝ^n qui est formée des vecteurs orthogonaux à tous les vecteurs de
F , c'est à dire :
a) Montrer que
F^⊥ est un sous-espace vectoriel de
ℝ^n .
(b) On supposeF de dimension
p(0 ≤ p ≤ n) et on considère une base orthonormale (
e_1, …, e_p ) de
F que l'on complète en une base orthonormale (
e_1, …, e_p, e_(p + 1), …, e_n ) de
ℝ^n .
Montrer queF^⊥ = Vect(e_(p + 1), …, e_n) , ensemble des combinaisons linéaires de
e_(p + 1), …, e_n .
En déduire la dimension deF^⊥ en fonction de la dimension de
F .
c) Déterminer de même l'orthogonal deF^⊥ .
(b) On suppose
Montrer que
En déduire la dimension de
c) Déterminer de même l'orthogonal de
En déduire que
(F^⊥)^⊥ = F où
(F^⊥)^⊥ est l'orthogonal de
F^⊥ .
PARTIE I
On désigne par
C = (c_(ij)) une matrice symétrique réelle d'ordre
n et par
Q la fonction définie de
ℝ^n dans
ℝ par
Q(x)=<x, Cx > , autrement dit par
Q(x) = ^t xCx . On suppose de plus que
Q(x) = ^t xCx > 0 pour tout vecteur non nul
x de
ℝ^n .
1^∘ ) Exemple d'une telle matrice
On suppose dans cette question, et dans cette question seulement, que
n = 3 avec :
a) Calculer
^t xC_0 x pour tout vecteur
x de composantes
x_1, x_2, x_3 dans la base canonique de
ℝ^3 .
b) Montrer que^t xC_0 x > 0 pour tout vecteur non nul
x de
ℝ^3 (on calculera
^t xC_0 x − (x_1 + x_2 + x_3)^2 ).
c) Montrer queC_0 est inversible et déterminer la matrice inverse de
C_0 .
d) Calculer^4 xC_0^(− 1)x pour tout vecteur
x de composantes
x_1, x_2, x_3 dans la base canonique de
ℝ^3 .
e) Montrer que^1 xC_0^(− 1)x > 0 pour tout vecteur non nul
x de
ℝ^3 .
2^∘ ) Inversibilité de la matrice
C
a) Vérifier, pour tout couple(x, y) de vecteurs de
ℝ^n , que
^′ xCy est un nombre réel et que :
b) Montrer que
c) Montrer que
d) Calculer
e) Montrer que
a) Vérifier, pour tout couple
b) On considère un vecteur
x appartenant au noyau de
C , c'est à dire tel que
Cx = 0 .
Montrer que
^′ xCx = 0 et en déduire que la matrice
C est inversible.
c) MontrerC^(− 1) est une matrice symétrique réelle d'ordre
n , autrement dit que
^i(C^(− 1)) = C^(− 1) .
(On pourra transposer l'égalitéCC^(− 1) = C^(− 1)C = I_n où
I_n désigne la matrice-identité d'ordre
n ).
d) En posantx = Cy , montrer que
txC^(− 1)x > 0 pour tout vecteur non nul
x de
ℝ^n .
c) Montrer
(On pourra transposer l'égalité
d) En posant
Etablir l'égalité suivante dans laquelle
u, v sont deux vecteurs linéairement indépendants de
ℝ^n :
Préciser le signe de ce trinôme du second degré en
λ et prouver l'inégalité suivante :
On désigne ici par
a) Montrer, pour tout couple (
b) On suppose que
Q(x) ≤ Q(x + h) pour tout vecteur
h tel que
⟨u, h⟩ = 0 .
- Etablir l'inégalité suivante pour tout vecteur
h tel que< u, h>=0 :
- En déduire que
< h, Cx>=0 pour tout vecteurh tel que< u, h>=0 . - En déduire que
Cx est colinéaire au vecteuru , c'est à dire quex est colinéaire àC^(− 1)u .
c) Etablir inversement, siCx est colinéaire àu , queQ(x) ≤ Q(x + h) si< u, h>=0 .
d) La condition précédente est désormais supposée vérifiée et on note doncCx = αu . - Montrer que
α = a < u, x > oùa désigne un nombre réel dépendant deu etC^(− 1) tel quea > 0 . - Montrer que
Q(x) = a(⟨u, x⟩)^2 .
4^∘ ) Condition pour queQ(x) ≤ Q(x + h) lorsque⟨u, h⟩ = ⟨v, h⟩ = 0
On désigne ici parx un vecteur deℝ^n et paru etv deux vecteurs linéairement indépendants deℝ^n .
a) On suppose queQ(x) ≤ Q(x + h) pour tout vectcurh tel que< u, h > − < v, h>=0 . - Etablir comme précédemment que
< h, Cx>=0 pour tout vecteurh tel que< u, h>=<v, h>=0 . - En déduire que
Cx appartient àVect(u, v) , c'est à dire quex appartient àVect(C^(− 1)u, C^(− 1)v) .
b) Etablir inversement, siCx appartient àVect(u, v) , queQ(x) ≤ Q(x + h) si< u, h>=<v, h>=0 .
c) La condition précédente est désormais supposée vérifiée et on note doncCx = αu + βv . - Montrer que les nombres réels
α etβ sont solutions du système suivant :
- Montrer que ce système admet une solution unique, et que celle-ci est de la forme suivante :
où
a, b, c désignent trois nombres réels dépendant de
u, v et
C^(− 1) tels que
a > 0 et
c > 0 .
- Montrer que
Q(x) = a(⟨u, x⟩)^2 − 2b⟨u, x⟩⟨v, x⟩ + c(⟨v, x⟩)^2 .
PARTIE II
On considère deux variables aléatoires
La covariance des deux variables aléatoires
a) Etablir la formule suivante pour tout nombre réel
b) En considérant le signe de ce trinôme du second degré en
λ , en déduire que :
Etablir de plus que
(Cov(X, Y))^2 = V(X)V(Y) si et seulement s'il existe deux nombres réels
λ et
μ tels qu'on ait
λX + Y = μ avec une probabilité égale à 1 .
c) En déduire que le coefficient de corrélationρ des variables aléatoires
X, Y appartient à
[ − 1, + 1] , puis préciser à quelle condition nécessaire et suffisante
ρ est égal à -1 ou +1 .
c) En déduire que le coefficient de corrélation
On considère pendant une période donnée un marché financier où coexistent
n actifs financiers notés
A_1, A_2, …, A_n . Ces actifs sont détenus positivement ou négativement (ce qui signifie alors qu'ils sont vendus à découvert)
^1 au sein de portefeuilles qu'on ne modifie pas dans la période.
On désigne parR_1, R_2, …, R_n les
n variables aléatoires qui représentent les taux de rentabilité des actifs
A_1, A_2, …, A_n au cours de la période considérée (ce qui signifie qu'une unité monétaire de l'actif
A_i donne un gain aléatoire
R_i à la fin de la période). On suppose que ces
n variables aléatoires
R_1, R_2, …, R_n , qui sont définies sur un même espace probabilisé, admettent :
On désigne par
- des espérances
E(R_1) = m_1, E(R_2) = m_2, …, E(R_n) = m_n supposées non toutes égales. - des variances
V(R_1) = σ_1^2, V(R_2) = σ_2^2, …, V(R_n) = σ_n^2 supposées strictement positives.
6^∘ ) Etude des portefeuilles dans le cas
n = 2
(Cette question est sans influence sur les suivantes qui peuvent être abordées indépendamment). On considère ici un portefeuille contenant les actifs
A_1 et
A_2 en proportions respectives
x et
1 − x . La variable aléatoire
R indiquant le taux de rentabilité du portefeuille est alors
R = xR_1 + (1 − x)R_2 . On note
ρ le coefficient de corrélation des variables aléatoires
R_1, R_2 , supposé tel que
− 1 < ρ < 1 .
a) Exprimer l'espéranceE(R) et la variance
V(R) en fonction de
x, m_1, m_2, σ_1, σ_2 et
ρ .
b) Etablir, sim_1 ≠ m_2 , qu'il existe des nombres réels
a, b, c avec
a > 0 et
c > 0 , indépendants de
x (c'est à dire indépendants de la composition du portefeuille) tels qu'on ait
V = a − 2bm + cm^2 où
V = V(R) et
m = E(R) désignent respectivement la variance et l'espérance de
R .
7^∘ ) Matrice de variances-covariances des variables aléatoires
R_1, …, R_n
On désigne parC la matrice symétrique réelle dont le coefficient de la
i^(ième) ligne et
j^(ième) colonne (où
1 ≤ i, j ≤ n) est la covariance
Cov(R_,, R_j) des variables aléatoires
R_i et
R_j .
a) Etablir, pour tout vecteurx de
ℝ^n de composantes
x_1, x_2, …, x_n dans la base canonique :
a) Exprimer l'espérance
b) Etablir, si
On désigne par
a) Etablir, pour tout vecteur
b) En déduire qu'on a '
xCx ≥ 0 pour tout vecteur
x de
ℝ^n et donner une condition nécessaire et suffisante portant sur
R_1, R_2, …, R_n pour que
^′ xCx > 0 pour tout vecteur non nul
x de
ℝ^n .
On supposera désormais cette condition bien vérifiée par
R_l, R_2, …, R_n et on posera
Q(x) = ^′ xCx .
8^∘ ) Etude des portefeuilles efficaces dans le cas général
On étudie ici un portefeuille contenant les actifs
A_1, A_2, …, A_n en proportion
x_1, x_2, …, x_n . La variable aléatoire
R indiquant le taux de rentabilité de ce portefeuille au cours de la période considérée est alors
R = x_1 R_1 + x_2 R_2 + … + x_n R_n .
Ce portefeuille est dit efficace s'il est de variance minimale parmi tous les portefeuilles dont l'espérance de gainE(R) = m est donnée (en effet, la variance constitue ici un risque pour le gain de l'investisseur qu'il importe donc de minimiser).
a) Montrer que le vecteurx de
ℝ^n de composantes
x_1, x_2, …, x_n considéré ci-dessus vérifie :
Ce portefeuille est dit efficace s'il est de variance minimale parmi tous les portefeuilles dont l'espérance de gain
a) Montrer que le vecteur
b) Montrer que le portefeuille considéré ici est efficace si et seulement si on a
Q(x) ≤ Q(x + h) pour tout vecteur
h de
ℝ^n de composantes
h_1, h_2, …, h_n telles que :
c) Etablir à l'aide de I. 4 qu'il existe des nombres réels
a, b, c avec
a > 0 et
c > 0 tels que :
où
V = V(R) et
m = E(R) désignent respectivement la variance et l'espérance de
R .
d) Déterminer la nature de la courbe représentative de cette fonction associant la varianceV à l'espérance
m et représenter celle-ci (on rappelle que
a > 0 et
c > 0 , et on supposera
b > 0 ).
Expliquer pourquoi seuls les portefeuilles dont l'espérancem et la variance
V appartiennent à la portion de cette courbe telle que
m ≥ b/c sont intéressants pour les investisseurs (et c'est cette portion de la courbe qui est la "frontière efficace" de Markowitz, du nom de l'économiste qui a reçu le prix Nobel en 1990).
d) Déterminer la nature de la courbe représentative de cette fonction associant la variance
Expliquer pourquoi seuls les portefeuilles dont l'espérance
^1 Cette situation se produit notamment dans le cadre des marchés à réglements mensuels.
Pas de description pour le moment