BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2017, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2017
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Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2017.
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Conception : HEC Paris - ESCP Europe
MATHÉMATIQUES II
Mercredi 3 mai 2017, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document, L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document, L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Dans tout le problème:
- toutes les variables aléatoires introduites sont supposées définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ); - on note
θ un paramètre réel.
Partic I. Une démonstration probabiliste de la formule de Stirling
Pour tout
n ∈ N^∗ , soit
h_n la fonction définie par :
∀x ∈ [0, 1], h_n(x) = ((1 − x)e^x)^n .
Pour toutn ∈ N^∗ , on pose :
I_n = ∫_0^1 h_n(x)dx .
1.a) À l'aide du changement de variableu = n(1 − x) , montrer que :
∀n ∈ N^∗, I_n = (e^n)/(n^(n + 1))∫_0^n u^n e^(− u) du .
b) Montrer que pour toutx ∈ [0, 1] , on a :
x + ln(1 − x) ⩽ − (x^2)/2 .
c) En se référant à une densité de la loi normale centrée réduite, en déduire que :∀n ∈ N^∗, 0 ⩽ I_n ⩽ √(π/(2n)) .
2. On noteh_n^∗ la restriction à l'intervalle ] 0,1 [ de la fonction
h_n .
Pour tout
1.a) À l'aide du changement de variable
b) Montrer que pour tout
c) En se référant à une densité de la loi normale centrée réduite, en déduire que :
2. On note
On pose pour tout
x ∈ ]0, 1[ : h_n^∗(x) = exp(− (nx^2)/2H(x)) et
g(x) = (1 − x)ln(1 − x) + x − (x^2)/2 .
a) Montrer queH est prolongeable par continuité en 0 . On note encore
H la fonction ainsi prolongée.
b) Montrer que la fonctiong est convexe et strictement positive sur
]0, 1[ .
c) En déduire que la fonctionH réalise une bijection strictement croissante de
[0, 1[sur[1, + ∞[ .
3. Soit(u_n)_(n ∈ N^∗) une suite convergente de limite nulle telle que :
lim_(n → + ∞)u_n√n = + ∞ et
∀n ∈ N^∗, 0 < u_n < 1 .
a) Donner un exemple d'une telle suite(u_n)_(n ∈ N^∗) .
b) Soit(v_n)_(n ∈ N^∗) la suite définie par :
∀n ∈ N^∗, v_n = H(u_n) . Montrer que la suite
(v_n)_(n ∈ N^∗) est convergente et préciser sa limite.
c) Établir pour toutn ∈ N^∗ , l'encadrement :
I_n ⩾ ∫_0^(u_n)h_n(x)dx ⩾ 1/(√(nv_n))∫_0^(u_n√(nv_n))exp(− (y^2)/2)dy .
d) Déduire des questions 1.c) et 3.c), un équivalent deI_n lorsque
n tend vers
+ ∞ .
4. Soit(T_n)_(n ∈ N^∗) une suite de variables aléatoires définies sur (
Ω, A, P ), mutuellement indépendantes et de même loi exponentielle de paramètre 1. Pour tout
n ∈ N^∗ , on pose :
S_n = T_1 + T_2 + ⋯ + T_n .
a) Rappeler la loi suivie par la variable aléatoireS_n et montrer que
lim_(n → + ∞)P([S_n ⩽ n]) = 1/2 .
b) Pour toutn ∈ N^∗ , on pose :
U_n = (T_(n + 1))/(√n) . Montrer que la suite
(U_n)_(n ∈ N^∗) converge en probabilité vers la constante 0 .
c) En déduire quelim_(n → + ∞)P([S_(n + 1) ⩽ n]) = 1/2 .
5. Montrer quen! ∼ _(n → + ∞)n^n e^(− n)√(2πn) (formule de Stirling),
a) Montrer que
b) Montrer que la fonction
c) En déduire que la fonction
3. Soit
a) Donner un exemple d'une telle suite
b) Soit
c) Établir pour tout
d) Déduire des questions 1.c) et 3.c), un équivalent de
4. Soit
a) Rappeler la loi suivie par la variable aléatoire
b) Pour tout
c) En déduire que
5. Montrer que
Partie II. Quelques propriétés de la loi de Cauchy
- On rappelle que la fonction Arctan est la fonction réciproque de la restriction à l'intervalle ouvert
] − π/2, π/2[ de la fonction tan, qu'elle est de classeC^∞ surR admettant pour dérivée la fonctionx ⟼ 1/(1 + x^2) pour toutx ∈ R et qu'elle réalise une bijection deR sur] − π/2, π/2[ .
a) Montrer que la fonction Arctan est impaire.
b) Justifier l'existence d'un développement limité à l'ordre 3 de la fonction Arctan en 0 et le déterminer.
c) Établir pour toutx ∈ R_+ , l'encadrement :0 ⩽ Arctan(x) ⩽ x .
d) Montrer que pour toutx ∈ R_+^∗ , on a :Arctan(x) + Arctan(1/x) = π/2 .
7.a) Montrer que la fonctionx ⟼ 1/π × 1/(1 + (x − θ)^2) est une densité de probabilité surR .
Dans toute la suite du problème, on note
X une variable aléatoire à valeurs réelles, de densité
f_X telle que :
On dit que
X suit une loi de Cauchy de paramètre
θ et on note :
X↪C_θ .
b) La variable aléatoireX admet-elle une espérance?
c) Pourθ = 0 , tracer la courbe représentative de
f_X dans le plan rapporté à un repère orthogonal.
8.a) On noteF_X la fonction de répartition de
X . Pour tout
x ∈ R , calculer
F_X(x) .
b) Montrer que l'équationF_X(x) = 1/2 d'inconnue
x , admet une unique solution que l'on déterminera.
b) La variable aléatoire
c) Pour
8.a) On note
b) Montrer que l'équation
Cette solution est la médiane théorique de
X .
Partie III. La loi de la moyenne empirique
- Pour tout
n ∈ N^∗ et pour toutx ∈ R , soitφ_(n, x) la fonction définie surR par :
On admet l'existence d'un unique quadruplet
(α, β, γ, δ) de réels indépendants de
t pour lesquels on a :
Pour tout
n ∈ N^∗ et pour tout
x ∈ R , on pose :
σ_(n, x) = (x^2 + (n + 1)^2)(x^2 + (n − 1)^2) .
On admet sans démonstration que :α = (2nx)/(σ_(n, x)), β = (1 + x^2 − n^2)/(σ_(n, x)), γ = − (2n^3 x)/(σ_(n, x)), δ = (n^2(3x^2 + n^2 − 1))/(σ_(n, x)) .
a) Établir la convergence de l'intégrale∫_(− ∞)^(+ ∞)φ_(n, x)(t)dt .
b) À l'aide d'une primitive de la fonctionψ_(n, x) : t ⟼ (2t)/(1 + t^2) − (2n(nt − x))/(1 + (x − nt)^2) , montrer que
∫_(− ∞)^(+ ∞)ψ_(n, x)(t)dt = 0 .
c) Établir la relation :∀n ∈ N^∗, ∀x ∈ R, ∫_(− ∞)^(+ ∞)φ_(n, x)(t)dt = ((n + 1)π)/(x^2 + (n + 1)^2) .
10. On pose :Y = X − θ . Pour
n entier de
N^∗ , soit
(Y_1, Y_2, …, Y_n) un
n -échantillon de variables aléatoires indépendantes et de même loi que
Y .
Pour toutn ∈ N^∗ , on pose :
S_n = ∑_(i = 1)^n Y_i et
Y¯_n = (S_n)/n (moyenne empirique de l'échantillon
(Y_1, Y_2, …, Y_n) ).
a) Déterminer la fonction de répartitionF_Y de
Y . Quelle est la loi de
Y ?
b) Quelle est la fonction de répartition deS_2 ? En déduire la loi de
Y_2^– .
c) Déterminer pour toutn ∈ N^∗ , la loi de la variable aléatoire
Y¯_n .
d) La loi faible des grands nombres s'applique-t-elle à la suite(Y¯_n)_(n ∈ ℕ^∗) ? Pourquoi ?
11. Soit(N, n) ∈ N^(∗2) . On veut simuler
N réalisations de la moyenne empirique'
Y¯_n .
On admet sans démonstration que :
a) Établir la convergence de l'intégrale
b) À l'aide d'une primitive de la fonction
c) Établir la relation :
10. On pose :
Pour tout
a) Déterminer la fonction de répartition
b) Quelle est la fonction de répartition de
c) Déterminer pour tout
d) La loi faible des grands nombres s'applique-t-elle à la suite
11. Soit
On suppose que l'on connait une fonction Scilab cauchy telle que la commande
A = cauchy(N, n) retourne une matrice
A ∈ M_(N, n)(R) , réalisation d'une famille
(Y_(i, j))_(1 ⩽ i ⩽ N; 1 ⩽ j ⩽ n) de variables aléatoires indépendantes de loi
C_0 .
Soit
M une matrice de
M_(N, n)(R) avec
(N, n) ∈ N^(∗2) . On rappelle que dans le langage Scilab :
- la commande sum(M) retourne une matrice de
M_(1, 1)(R) contenant la somme de tous les éléments deM ; - la commande sum (
M , 'r') retourne un vecteur ligne deM_(1, n)(R) contenant les sommes des éléments deM calculées colonne par colonne; - la commande sum (
M , 'c ') retourne un vecteur colonne deM_(N, 1)(R) contenant les sommes des éléments deM calculées ligne par ligne; - la commande linspace(a,b,m) retourne un vecteur ligne de
m valeurs régulièrement espacées entrea etb et l'on obtient le même vecteur avec la commande (a :ℓ : b) en prenantℓ = (b − a)/(m − 1) ; - la commande histplot(y,data) permet de représenter les éléments du vecteur data sous la forme d'un histogramme; les classes de l'histogramme sont définies par le vecteur strictement croíssant y ; si ce vecteur contient
m élémentsy(1), y(2), …y(m) tels quey(1) < y(2) < … < y(m) , alors la première classe de l'histogramme est l'intervalle [y(1), y(2)] et les autres classes sont les intervalles ]y(i), y(i+1)] pour2 ⩽ i≼m .
a) Compléter le programme suivant afin que la matrice MoyEmp contienne 12000 réalisations de la moyenne empiriqueY¯_(200) .
histogramme 1

histogramme 2

b) Les histogrammes 1 et 2 ont été obtenus à l'aide de ce programme. Expliquer en quoi ce couple d'histogrammes illustre le résultat de la question 10.c).
Partie IV. La loi de la médiane empirique
Dans les questions 19, 14 et 15, on suppose que le paramètre
θ est inconnu.
On rappelle queX↪C_0 . Pour
n entier de
N^∗ , on note
(X_1, X_2, …, X_(2n + 1)) un (
2n + 1 )-échantillon de variables aléatoires indépendantes et de même loí que
X .
On admet l'existence de (2n + 1 ) fonctions
g_1, g_2, …, g_(2n + 1) continues sur
R^(2n + 1) à valeurs réelles, telles que les variables aléatoires réelles
X^_1, X^_2, …, X^_(2n + 1) définies par:
∀k ∈ [ [1, 2n + 1] ], X^_k = g_k(X_1, X_2, …, X_(2n + 1)) soient des variables aléatoires à densité et que pour tout
ω ∈ Ω , les réels
X^_1(ω), X^_2(ω), …, X^_(2n + 1)(ω) soient un réarrangement par ordre croissant de
X_1(ω), X_2(ω), …, X_(2n + 1)(ω) : ∀ω ∈ Ω, X^_1(ω) ⩽ X^_2(ω) ⩽ … ⩽ X^_(2n + 1)(ω) . En particulier, la variable aléatoire
X^_(n + 1) est la médiane empirique de l'échantillon
(X_1, X_2, …, X_(2n + 1)) .
12. Pour touth ∈ R_+^∗ et pour tout
x ∈ R , on note
Z la variable aléatoire discrète définie par :
On rappelle que
On admet l'existence de (
12. Pour tout
On note
A et
B les deux événements suivants :
A = [x < Xˆ_(n + 1) ⩽ x + h] et
B = A ∩ [Z = 1] .
a) Établir la relation:P(B) = (n + 1)((2n + 1)/n)(F_X(x))^n(F_X(x + h) − F_X(x))(1 − F_X(x + h))^n .
b) On suppose que le réelx est fixé. Montrer qu'il existe un réel
K indépendant de
h pour lequel on a :
a) Établir la relation:
b) On suppose que le réel
c) Montrer que
X^_(n + 1) admet une densité
f_(X^_(n + 1)) donnée par :
13.a) Établir l'équivalence suivante :
xf_(X^_(n + 1))(x) ∼ _(x → + ∞)(n + 1)((2n + 1)/n)1/(π^(n + 1)) × 1/(x^(n + 1)) .
b) En déduire l'existence de l'espéranceE(Xˆ_(n + 1)) de la variable aléatoire
X^_(n + 1) .
c) Justifier queX^_(n + 1) est un estimateur du paramètre
θ . Calculer
E(X^_(n + 1) − θ) . Conclure.
d) À quelle condition nécessaire et suffisante portant surn , la variable aléatoire
X^_(n + 1) admet-elle une variance?
14. On noteF_(X^_(n + 1)) la fonction de répartition de
X^_(n + 1) . Soit
ε un réel strictement positif.
a) Établir la relation :∀t ∈ R, f_(Xˆ_(n + 1))(2θ − t) = f_(Xˆ_(n + 1))(t) . En déduire que
P([|Xˆ_(n + 1) − θ| ⩾ ε]) = 2F_(Xˆ_(n + 1))(θ − ε) .
b) Montrer que la suite d'estimateurs(X^_(n + 1))_(n ∈ ℕ^∗) converge en probabilité vers
θ .
c) La suite(Xˆ_(n + 1))_(n ∈ ℕ^∗) , converge-t-elle en loi vers la variable certaine
θ ?
15. Pour tout entiern ⩾ 2 , on pose :
W_(n + 1) = (2√(2n + 1))/π(X˙_(n + 1) − θ) .
a) On notef_(W_(n + 1)) la densité continue sur
R de
W_(n + 1) . Montrer que :
b) En déduire l'existence de l'espérance
c) Justifier que
d) À quelle condition nécessaire et suffisante portant sur
14. On note
a) Établir la relation :
b) Montrer que la suite d'estimateurs
c) La suite
15. Pour tout entier
a) On note
b) Montrer que pour tout
x ∈ R , on a :
lim_(n → + ∞)f_(W_(n + 1))(x) = 1/(√(2π))exp(− (x^2)/2) .
On admet que ce résultat implique la convergence en loi de la suite de variables aléatoires
(W_(n + 1))_(n ⩾ 2) vers une variable aléatoire
T qui suit la loi normale centrée réduite.
c) On noteΦ la fonction de répartition de
T . Soit
α un réel vérifiant
0 < α < 1 ; on pose :
t_α = Φ^(− 1)(1 − α/2) .
c) On note
Déterminer un intervalle de confiance asymptotique pour
θ , centré sur
X^_(n + 1) , au niveau de confiance
1 − α .
16. Dans le langage Scilab, la fonction gsort permet de trier les éléments d'une matrice réelleA :
16. Dans le langage Scilab, la fonction gsort permet de trier les éléments d'une matrice réelle
- la commande gsort(A, 'r') renvoie une copie de
A triée colonne par colonne, par ordre décroissant (chaque colonne est triée indépendamment des autres); - la commande gsort ( A , ' c ') renvoie une copie de
A triée ligne par ligne, par ordre décroissant (chaque ligne est triée indépendamment des autres).
On suppose queθ = 0 et on considèrep réalisations (p ⩾ 10^4 ) du (2n + 1 )-échantillon (X_1, X_2, …, X_(2n + 1) ). Recopier et compléter le code suivant afin que son exécution retourne un vecteur MedianeEmp dep réalisations de la médiane empiriqueX^_(n + 1) , puis un vecteur W dep réalisations deW_(n + 1) .
A=cauchy(p,2*n+1)
Smgsort ..........
MedianeEmp= .........
W= .........
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