BCE Maths approfondies HEC ECS 2006Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2006
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Description
Annale de maths approfondies BCE HEC pour la filiere ECS, session 2006.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Concepteur : H.E.C.
OPTION : SCIENTIFIQUE
CODE EPREUVE :
280
HEC_M1_S
280
HEC_M1_S
MATHEMATIQUES I
Mercredi 3 Mai 2006, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Pour tout couple
(p, q) d'entiers strictement positifs, on note
M_(p, q)(ℝ) l'ensemble des matrices à
p lignes et
q colonnes à coefficients réels. Si
A est un élément quelconque de
M_(p, q)(ℝ) , on note
A^T la transposée de
A .
Dans tout le problème, pourn dans
ℕ^∗ , on identifie
ℝ^n et l'ensemble
M_(n, 1)(ℝ) des matrices colonnes à
n lignes et à coefficients réels. L'espace vectoriel
ℝ^n est muni de sa structure euclidienne canonique, le produit scalaire de deux vecteurs
X et
Y étant noté
⟨X, Y⟩ ou
Y^T X .
Pour tout vecteurX = (x_0; x_1; ⋮; x_(n − 1)) de
ℝ^n , sa norme est donnée par
‖X‖ = √(X^T X) = (∑_(k = 0)^(n − 1)x_k^2)^(1/2) .
Le module et le conjugué d'un nombre complexez sont notés respectivement
|z| et
z¯ . On rappelle que
|z|^2 = zz¯ . Le nombre complexe de module 1 et d'argument
π/2 est noté
i .
L'objet du problème est l'étude de quelques propriétés de la matriceH_n = (h_(k, j)^((n)))_(1 ⩽ k, j ⩽ n) (appelée matrice de Hilbert) de
M_(n, n)(ℝ) , de terme générique
h_(k, j)^((n)) = 1/(k + j − 1) , les entiers
k et
j décrivant
[ [1, n] ] .
Pour tout entiern supérieur ou égal à 1 , la matrice
H_n s'écrit donc :
Dans tout le problème, pour
Pour tout vecteur
Le module et le conjugué d'un nombre complexe
L'objet du problème est l'étude de quelques propriétés de la matrice
Pour tout entier
Préliminaire
On rappelle que la restriction de la fonction tangente à l'intervalle
] − π/2, π/2 [ admet une fonction réciproque notée arctan. On note (
arctan)^′ sa dérivée.
- a) Pour tout réel
x , rappeler l'expression de(arctan)^′(x) en fonction dex .
b) Montrer, pour toutx deℝ^(+ ∗) , l'égalité :arctanx + arctan1/x = π/2 .
c) Établir, pour toutx deℝ^+ , l'encadrement :0 ⩽ arctanx ⩽ x . - a) Montrer que la fonction
ψ définie surℝ parψ(x) = 1/(π(1 + x^2)) est une densité de probabilité surℝ .
b) SoitU une variable aléatoire réelle de densitéψ . On noteF sa fonction de répartition. Déterminer la loi de la variable aléatoireF(U) .
c) On rappelle que la fonction Pascal random rend un nombre aléatoire de l'intervalle[0, 1] suivant une loi uniforme sur cet intervalle. Écrire, dans le langage Pascal, une fonction Cauchy simulant la variable aléatoireU .
Partie I. Dimension du sous-espace propre associé à la plus grande valeur propre de
H_n
- Calculer, pour tout couple
(k, j) de[ [1, n] ]^2 , l'intégrale∫_0^1 t^(k + j − 2)dt .
En déduire, pour tout vecteur
X = (x_0; x_1; ⋮; x_(n − 1)) de
ℝ^n , l'égalité :
X^T H_n X = ∫_0^1(x_0 + x_1 t + ⋯ + x_(n − 1)t^(n − 1))^2 dt .
2. a) Justifier l'existence d'une matrice diagonaleD à coefficients diagonaux strictement positifs, et d'une matrice orthogonale
P telles que :
H_n = PDP^T .
b) On désigne parα_n (resp.
β_n ) la plus petite (resp. la plus grande) valeur propre de
H_n .
2. a) Justifier l'existence d'une matrice diagonale
b) On désigne par
Montrer, pour tout vecteur
X de
ℝ^n , l'encadrement suivant :
- On note
V le sous-espace propre deH_n associé à la valeur propreβ_n .
a) SoitY un vecteur deV . Montrer queY^T H_n Y = β_n‖Y‖^2 .
b) Réciproquement, soitY un vecteur non nul deℝ^n vérifiantY^T H_n Y = β_n‖Y‖^2 . Montrer queY appartient àV . - Soit
X_0 = (x_0; x_1; ⋮; x_(n − 1)) un vecteur non nul deV . On note|X_0| = (|x_0|; |x_1|; ⋮; |x_(n − 1)|) le vecteur dont les composantes sont les valeurs absolues des composantes deX_0 .
a) Établir l'inégalité :|X_0|^T H_n|X_0| ⩾ X_0^T H_n X_0 .
b) En déduire que|X_0| est un élément deV .
c) Montrer que les composantes du vecteurH_n|X_0| sont toutes strictement positives. En déduire que le vecteurX_0 n'a aucune composante nulle.
d) En utilisant le fait queX_0^T H_n X_0 = |X_0|^T H_n|X_0| , montrer que les composantes deX_0 sont toutes de même signe. - a) Montrer qu'il n'existe pas deux vecteurs non nuls de
V orthogonaux.
b) En déduire la dimension du sous-espace propreV .
Partie II. Croissance et convergence de la suite
(β_n)_(n ⩾ 1)
On rappelle que
β_n désigne la plus grande valeur propre de la matrice
H_n .
- Soit
X^′ = (x_0^′; x_1^′; ⋮; x_(n − 1)^′) ∈ ℝ^n un vecteur propre deH_n associé àβ_n . SoitZ le vecteur deℝ^(n + 1) défini parZ = (x_0^′; x_1^′; ⋮; x_(n − 1)^′; 0) . Montrer queZ^T H_(n + 1)Z = X^T H_n X^′ . En déduire que la suite(β_n)_(n ⩾ 1) est croissante. - Soit
φ_1 etφ_2 deux fonctions définies et continues sur le segment[a, b] deℝ . On définit le nombre complexe∫_a^b(φ_1(θ) + iφ_2(θ))dθpar :
et on rappelle que pour tout réel
x , on a :
e^(ix) = cosx + isinx .
a) Calculer, pour toutk de
ℤ , les deux nombres complexes :
∫_(− π)^π e^(ikθ)dθ et
∫_0^π e^(ikθ)dθ .
b) Montrer, pour tout entierp de
ℕ , l'égalité :
∫_(− 1)^1 x^p dx = − i∫_0^π e^(i(p + 1)θ)dθ .
c) En déduire, pour tout polynômeP à coefficients complexes, l'égalité :
∫_(− 1)^1 P(x)dx = − i∫_0^π P(e^(iθ))e^(iθ)dθ .
d) Dans le cas oùP est un polynôme à coefficients réels, établir l'inégalité suivante :
a) Calculer, pour tout
b) Montrer, pour tout entier
c) En déduire, pour tout polynôme
d) Dans le cas où
Dans les questions 3 et 4, on désigne par
X = (x_0; x_1; ⋮; x_(n − 1)) un vecteur quelconque de
ℝ^n .
3. a) Établir l'encadrement :0 ⩽ X^T H_n X ⩽ ∫_(− 1)^1(x_0 + x_1 t + ⋯ + x_(n − 1)t^(n − 1))^2 dt .
b) En déduire que l'on a :0 ⩽ X^T H_n X ⩽ ∫_0^π|x_0 + x_1 e^(iθ) + ⋯ + x_(n − 1)e^(i(n − 1)θ)|^2 dθ .
4. a) Soitφ la fonction définie sur
ℝ par :
φ(θ) = |∑_(k = 0)^(n − 1)x_k e^(ikθ)|^2 .
3. a) Établir l'encadrement :
b) En déduire que l'on a :
4. a) Soit
Montrer que
φ est
2π -périodique et paire ; en déduire l'égalité :
∫_0^π φ(θ)dθ = 1/2∫_(− π)^(+ π)φ(θ)dθ .
b) Établir l'inégalité :X^T H_n X ⩽ π‖X‖^2 .
c) En déduire que la suite(β_n)_(n ⩾ 1) est majorée, puis qu'elle est convergente.
b) Établir l'inégalité :
c) En déduire que la suite
Partie III. Limite de la suite
(β_n)_n ⩾ 1
Dans cette partie, le vecteurW de
ℝ^n est défini par
W = (1; 1/√2; ⋮; 1/√n) .
Dans cette partie, le vecteur
- Montrer les égalités suivantes :
- En déduire, pour
n ⩾ 2 , l'inégalité suivante :
(on pourra utiliser le développement du produit de deux polynômes)
Dans les questions suivantes,p est un entier supérieur ou égal à 2 .
3. a) Étudier les variations de la fonctiong définie sur
]0, p[par : g(x) = 1/(√(x(p − x))) .
b) En déduire, quelle que soit la parité dep , l'inégalité suivante :
Dans les questions suivantes,
3. a) Étudier les variations de la fonction
b) En déduire, quelle que soit la parité de
- Justifier la validité du changement de variable
x = p/(1 + t^2) dans l'intégrale∫_1^(p − 1)(dx)/(√(x(p − x))) , et établir la relation :
- On pose :
u_p = 1/(p − 1)arctan(1/(√(p − 1))) . Montrer que la série de terme généralu_p est convergente. - a) Montrer que
‖W‖^2 est équivalent àlnn , lorsquen tend vers+ ∞ .
b) En déduire la limite de la suite(β_n)_(n ⩾ 1) .
Pas de description pour le moment
