CAPLP biologie externe 2025, épreuve 2, option santé-environnementSujet et rapport du jury
CAPLP externe section biotechnologies option santé - environnement - Sujet de la seconde épreuve écrite de la session 202
- Perception sensorielle des aliments
- Dénutrition des personnes âgées
- Nutrition et alimentation en collectivité
- Pédagogie : construction de séquence, compétences et évaluation
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- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
Alimentation et personnes âgées : analyse documentaire et séquence pédagogique en CAP Agent accompagnant au grand âgeAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
L'épreuve disciplinaire appliquée demande d'exploiter un dossier documentaire sur l'alimentation des personnes âgées, puis de concevoir une séquence pédagogique pour un CAP Agent accompagnant au grand âge (AAGA). Elle évalue la capacité à synthétiser des documents, à conduire une analyse critique argumentée, puis à construire une séquence pédagogique conforme à un cahier des charges donné.
- 1Question 1 : synthèse des facteurs de la perception sensorielle des alimentsProposer une synthèse des facteurs intervenant dans la perception sensorielle des aliments à partir du dossier documentaire.
- 2Question 2 : analyse des actions favorisant la prise alimentaireAnalyser et justifier les actions mises en œuvre pour favoriser la prise alimentaire chez les personnes âgées.
- 3Question 3 : conception d'une séquence pédagogiqueConcevoir, pour un CAP Agent accompagnant au grand âge, une séquence pédagogique réinvestissant des informations du dossier, avec contexte, séances, activité et évaluation.
Ce qu'a observé le jury
4 erreurs relevéesProblématique absente ou trop large · Annexes paraphrasées plutôt qu'exploitées · Conclusion sans élargissementAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
4 erreurs relevéesLe jury a constaté qu'un certain nombre de candidats n'a pas pris en compte l'ensemble des éléments du contexte et des documents, ce qui a limité la réflexion et la synthèse. Il regrette un manque de qualité rédactionnelle et une structuration incomplète de la copie chez de nombreux candidats.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Problématique absente ou trop large
Le jury a constaté un manque d'exploitation des documents d'accroche en introduction, une fréquente absence de problématique contextualisée ou une problématique trop large.
- 2Annexes paraphrasées plutôt qu'exploitées
Il était attendu d'utiliser toutes les annexes sans les paraphraser ni les énumérer, mais aussi d'établir des liens entre les divers éléments de l'ensemble documentaire.
- 3Conclusion sans élargissement
La conclusion ne doit pas se limiter à une reprise des points abordés dans le sujet mais doit proposer un élargissement avec des pistes de réflexion sur les enjeux écologiques, économiques et sociétaux.
- 4Fiche de déroulé de séance produite à tortQuestion 3
Le jury regrette le manque de réinvestissement des données du dossier documentaire dans la séquence pédagogique ; la production d'une fiche de déroulé de séance n'était pas demandée dans le cahier des charges.
Ce qui a été bien réussi
- Certaines copies ont su utiliser des outils appropriés, comme des schémas, des cartes mentales ou des tableaux, pour structurer la synthèse des documents.
Conseils du jury
- Faire une étude fine du dossier documentaire et soigner l'introduction avec une problématique et un plan réfléchis.
- Mobiliser des connaissances de niveau master pour l'analyse critique, au-delà des seules données du dossier.
- Respecter précisément le cahier des charges de la séquence pédagogique demandée (contexte, séances, activité, évaluation).
- Porter une attention particulière aux verbes d'action des questions pour bien cerner ce qui est attendu.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel CAPLP externe en biologie, session 2025.
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CONCOURS EXTERNE
L'épreuve a pour objectif de vérifier, dans l'option choisie, que le candidat est capable de mobiliser l'ensemble de ses connaissances scientifiques, technologiques et professionnelles, d'exploiter les documents qui lui auront été éventuellement fournis pour construire un développement structuré, argumenté dans le cadre d'un sujet de synthèse relatif aux disciplines fondamentales alimentant les champs de la spécialité.
INFORMATION AUX CANDIDATS
- Concours externe du CAPLP de l'enseignement public
| E | F |
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\end{tabular}
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- Concours externe du CAPLP de l'enseignement privé :
| E | F |
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\end{tabular}
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\end{tabular}
ALIMENTATION ET PERSONNES ÂGÉES
Le risque de dénutrition des personnes âgées est difficile à admettre dans nos sociétés. Pourtant, il est réel. Les personnels soignants sont massivement concernés. Le Docteur Hervé Canart, médecin coordonnateur et Nathalie Louvet, infirmière référente sur la nutrition, nous parlent de ces personnes fragiles qu'ils accompagnent au quotidien dans le contexte d'un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et des familles qui gagneraient à être plus présentes...
Quels sont les facteurs qui contribuent à la dégradation de l'état nutritionnel des personnes en EHPAD ?
N.L. : Beaucoup ont des problèmes de mastication. On leur donne une nourriture mixée peu appétissante. Combien de fois j'ai vu des regards envieux aller vers la viande et les frites de celui qui peut encore mâcher...
H.C. : La perte du goût est un autre facteur. Les papilles gustatives disparaissent et, petit à petit, plus rien n'a de goût, à l'exception des aliments sucrés. Et avec la nourriture mixée, plus rien n'a de couleur ! S'ajoute un assèchement des glandes salivaires et des désagréments, les mycoses de la langue par exemple, auxquels peu de médecins sont sensibilisés. En troisième facteur, je mettrai la polymédication. Plus on prend de comprimés, moins on a faim.
Enquêteur : - Depuis quand avez-vous cette impression ?
Répondant : - L'odorat... Ça fait bien 3 ou 4 ans...
Enquêteur : - Associez-vous cela à un événement particulier, à une maladie ?
Répondant : - Non, non... C'est la vieillesse et ça s'est usé. Usé par le temps !
« Manger est une expérience multi-sensorielle », Charles Spence
En tant que professeur et directeur du Laboratoire de recherche Crossmodal, Département de psychologie expérimentale, à l'Université d'Oxford, Charles Spence s'intéresse à l'intégration des informations à travers les différents systèmes sensoriels par le biais de diverses techniques.
Comment nos sens contribuent-ils à notre expérience alimentaire ?
« Ce que nous voyons joue un rôle majeur dans nos attentes, et par conséquent dans notre expérience alimentaire. Nous vivons actuellement une époque où l'apparence visuelle des aliments est fondamentale. Comment apparaîtra ce plat dans mon prochain livre de cuisine, comment sont les photos publiées sur le réseau par les gastro-touristes ? Mais au-delà de tout ceci, je pense vraiment que le son est le sens de la saveur oublié. Ce sens est bien plus important que ce que la plupart des chefs et nous-mêmes pouvons imaginer. Nous organisons actuellement des événements pendant lesquels nous offrons aux gens des boissons et nous observons dans quelle mesure en changeant tout simplement d'environnement musical nous pouvons faire évoluer le goût de la boisson qu'ils ont dans leur verre. Les sons aigus, le tintement d'un piano font ressortir les notes sucrées tandis que les sons plus graves, de préférence cuivrés font ressortir les notes plus amères du chocolat/café noir. Pensez à Pavarotti chantant Nessun dorma... D'une certaine façon c'est une sorte de synesthésie [association constante d'impressions venant de domaines sensoriels différents] et je pense qu'il annonce le début des expériences alimentaires dites synesthétiques où le plaisir d'un repas réside autant dans ce qui se trouve en dehors de l'assiette que dans l'assiette. Il suffit de voir tous ces nouveaux restaurants qui attirent l'attention sur les expériences multisensorielles. Nous fournissons les informations scientifiques pour conforter les intuitions. »
QUESTION 1
QUESTION 2
QUESTION 3
- -le contexte et la situation professionnelle retenue ;
- -le nombre, la durée, le titre des séances avec les objectifs visés et les compétences à acquérir par les élèves ;
- -une activité comprenant :
- -les consignes données aux élèves ;
- -un document support proposé aux élèves adapté d'une annexe extraite du dossier documentaire en vue d'une exploitation en classe ;
- -la production attendue des élèves.
- -une évaluation de votre choix.
Dossier documentaire
ANNEXE 2. La mesure du « goût de ... » ..... 4
ANNEXE 3. Des qualités organoleptiques des aliments aux choix alimentaires ..... 5
ANNEXE 4. Évaluation de l'appréciation de la qualité sensorielle des repas servis en établissement de santé ..... 5
ANNEXE 5. Le goût d'un aliment, c'est quoi ? ..... 6
ANNEXE 6. Des colorants trompeurs ..... 7
ANNEXE 7. Les mécanismes complexes du goût ..... 7
ANNEXE 8. Impact de l'environnement sur la saveur des aliments ..... 8
ANNEXE 9. Les troubles des sens ..... 8
ANNEXE 10. Présentation des troubles de l'odorat et du goût ..... 8
ANNEXE 11. Les changements sensoriels chez les aînés ..... 9
ANNEXE 12. Extrait du Programme National Nutrition Santé (PNNS) 2019-2023 ..... 10
ANNEXE 13. La restauration, pilier du bien vieillir ..... 11
ANNEXE 14. Sécurité alimentaire, convivialité et qualité de vie, les champs des possibles dans le cadre de la méthode HACCP ..... 12
ANNEXE 15. Extraits du référentiel du CAP Agent Accompagnant au Grand Âge ..... 13
ANNEXE 1. Les cinq sens, la mémoire et les souvenirs
De nos cinq sens, c'est l'olfaction qui serait la plus à même de nous ramener vers des épisodes passés de notre vie. Dans l'épisode de la madeleine de Proust, c'est pourtant le goût qui joue le rôle essentiel. Au-delà de la fonction de réactivation de souvenirs, la mémoire des odeurs, des goûts, comme celle des autres sens, est utile à des fins de reconnaissance immédiate. Sans aucun effort conscient de notre part, à partir d'un simple élément sensoriel, notre cerveau reconstruit automatiquement un objet, un son, une texture...
« L'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir » (Marcel Proust, 1913).
« C'est ce que l'on appelle l'amorçage perceptif », commente Francis Eustache, directeur d'une unité de recherche dédiée à l'étude de la mémoire humaine à Caen. Ce processus s'opère de manière implicite et « n'a en rien la plénitude du souvenir ». Dès ses premiers jours de vie, le nourrisson y a recours pour repérer la présence de sa mère, dont la voix et l'odeur sont perçues très tôt. Et le processus tient une place importante dans notre quotidien.
On utilise par exemple la mémoire sensorielle pour s'orienter lorsqu'on chemine le long des rues qui nous conduisent de notre domicile jusqu'à la boulangerie du quartier : en marchant, un détail en appelle un autre, la première rue est instinctivement reconnue, et l'on sait automatiquement à quel moment il faut tourner à gauche, emprunter une seconde rue, et ainsi de suite jusqu'à se retrouver devant le boulanger. Ou encore, pour savoir, en le humant, puis en le goûtant, que l'on boit du café, non du thé ou du chocolat chaud.
ANNEXE 2. La mesure du « goût de ...»

La distinction entre le « goût de » l'aliment et le « goût pour » l'aliment est importante. Le « goût de » l'aliment est la perception complexe de ses multiples qualités sensorielles. Le « goût pour » l'aliment est la disposition à l'accepter ou à le rejeter. Quelques dispositions sont présentes à la naissance et sont probablement mises en place dès la fin de la vie fœtale. L'expérience alimentaire permet ensuite de former une hiérarchie de préférences et de rejets alimentaires propre à chacun. Un mécanisme d'apprentissage biologique de type pavlovien, par lequel les qualités sensorielles de l'aliment sont associées aux conséquences métaboliques de l'ingestion, met en place, pour chaque mangeur, le répertoire des goûts et des rejets alimentaires. L'expérience d'un malaise digestif instaure une aversion alimentaire conditionnée. L'expérience postingestive d'effets bénéfiques assure l'acceptation future de l'aliment par le mangeur. Grâce à ce mécanisme, une préférence pour des aliments riches en énergie se développe facilement. Des appétits spécifiques peuvent aussi apparaître pour les aliments qui fournissent à l'organisme des nutriments particuliers. Le « goût pour » les aliments varie également en fonction du statut nutritionnel ou de l'expérience sensorielle récente. La notion de rassasiement sensoriel spécifique souligne le fait qu'au cours de l'ingestion d'un aliment, le plaisir à consommer cet aliment diminue progressivement jusqu'au rassasiement, alors que le plaisir à manger d'autres aliments présentant des caractéristiques sensorielles différentes n'est pas affecté. Ce concept, dont les mécanismes cérébraux commencent à être identifiés, souligne l'importance de la stimulation sensorielle dans la commande du comportement alimentaire, parallèlement à celle des signaux physiologiques reflétant le statut nutritionnel. Le « goût pour » l'aliment est donc un aspect puissant de la stimulation à manger qui varie pendant toute la vie, en fonction de facteurs aussi bien sensoriels que physiologiques.
ANNEXE 4. Évaluation de l'appréciation de la qualité sensorielle des repas servis en établissement de santé

LE GOÛT D'UN ALIMENT C'EST QUOI ?
OLFACTION

GUSTATION

SYSTÈME TRIGÉMINAL

Pour mieux comprendre les interactions entre la couleur d'un aliment et son goût, c'est sur un test que Dominique Valentin, enseignante-chercheuse en psychologie alimentaire à l'Université de Bourgogne, propose de revenir. «II s'agit d'une expérimentation très simple que je soumets à mes étudiants : nous goûtons dans des verres transparents une solution avec un arôme fraise et un colorant vert. Au cours de la dégustation, une majorité d'entre eux est convaincue de boire un sirop à la menthe ! », s'amuse-t-elle. Autrement dit, la couleur d'un aliment dicte son goût, le cerveau l'associant immédiatement au souvenir d'aliments aux caractéristiques similaires. « Pour traiter les informations que nous apporte notre environnement, nous disposons de deux routes, que nous combinons en permanence », poursuit-elle.
« La reconnaissance visuelle de l'aliment emprunte la première route, dite "top down" (du haut vers le bas) : ce que l'on perçoit attire notre attention et nous donne une image du goût à venir. » Et la seconde ? « C'est la route dite "bottom up" (du bas vers le haut) : lorsque la couleur de l'aliment n'éveille rien en mémoire, on se concentre alors sur ce que l'on goûte et l'on en décortique en bouche la flaveur, c'est-à-dire la somme des sensations olfactives et gustatives perçues par le nerf trijumeau, responsable par exemple des yeux humides ou des picotements nasaux lorsque vous mangez de la moutarde », complète-t-elle.
Puissant référent organoleptique, la couleur des aliments tient un rôle central dans les comportements alimentaires. Elle est même une composante essentielle de l'appétit. «En mangeant, on se fait plus plaisir que l'on ne calme sa faim, explique Agnès Giboreau, directrice de la recherche à l'Institut Paul-Bocuse. L'état de satiété n'est compris par le corps qu'une vingtaine de minutes après l'ingestion de l'aliment. Ce qui est immédiat, c'est l'anticipation de cette satiété et le plaisir de manger. » Ce dernier passe aussi par la couleur : dès le milieu des années 1980, des travaux scientifiques ont mis en évidence le rôle de la variété dans l'entretien de l'appétit. « II s'agit de la satiété sensorielle spécifique, qui montre qu'une alimentation monotone érode le plaisir de manger. Au contraire, un nouveau plat, de nouvelles couleurs le réveillent. »
ANNEXE 7. Les mécanismes complexes du goût
Un grand nombre de cellules et de messages sont impliqués pour donner vie aux sensations gustatives.
- -La subjectivité olfactive
- -Perception olfactive optimale avec le chaud
- -Les autres perceptions en jeu
« Les humains apprécient non seulement le sucré, le salé des aliments, mais ils sont influencés par l'environnement dans lequel ils mangent. Les scientifiques de l'alimentation de l'Université Cornell ont utilisé la réalité virtuelle pour montrer comment la perception des vrais aliments peut être modifiée par leur environnement, selon une étude publiée dans le Journal of Food Science. « Lorsque nous mangeons, nous percevons non seulement le goût et l'arôme des aliments, mais nous obtenons des informations sensorielles de notre environnement - nos yeux, nos oreilles, même nos souvenirs de l'environnement », a déclaré Robin Dando, professeur agrégé de science alimentaire et auteur principal de l'étude.
Environ 50 panélistes qui ont utilisé des casques de réalité virtuelle pendant qu'ils mangeaient ont reçu trois échantillons identiques de fromage bleu. Les participants à l'étude ont été virtuellement placés dans une cabine sensorielle standard, un banc de parc agréable et l'étable à vaches pour voir des vidéos à 360 degrés enregistrées sur mesure.
Les panélistes ne savaient pas que les échantillons de fromage étaient identiques et ont évalué le piquant du fromage bleu significativement plus élevé dans le cadre de l'étable que dans la cabine sensorielle ou le banc virtuel du parc. »
Le goût et l'odorat sont des facteurs essentiels de la régulation de l'appétit. Ils jouent par conséquent un rôle très important dans les problèmes anorexiques des personnes âgées. À partir de 50 ans, le vieillissement physiologique entraîne des modifications de ces deux sens, altérant ainsi la détection des saveurs, et diminuant le plaisir de manger. Ceci a pour conséquence une modification du comportement alimentaire (diminution de l'appétit et de la soif), aboutissant dans la majorité des cas à des phénomènes de dénutrition. Outre le vieillissement naturel des sens, d'autres facteurs modifient les capacités sensorielles d'un individu : certains médicaments, des facteurs nutritionnels (déshydratation, carence en vitamine B3 et zinc, cirrhose, alcool), des facteurs locaux (brûlures, mycoses, produits chimiques), des facteurs neurologiques et d'autres facteurs pathologiques.
Après l'âge de 50 ans, la capacité à sentir et à goûter commence progressivement à diminuer. Les muqueuses nasales deviennent plus minces et plus sèches et les nerfs utilisés pour l'odorat se détériorent. Les personnes âgées peuvent toujours sentir les odeurs fortes, mais les odeurs subtiles sont plus difficiles à distinguer.
Le nombre de papilles gustatives diminue également avec l'âge et celles qui restent deviennent moins sensibles. Ces changements ont tendance à réduire davantage la capacité à goûter le sucré et le salé que celle à goûter l'acide et l'amer. Ainsi, de nombreux aliments commencent à avoir un goût amer.
Comme l'odorat et le goût diminuent avec l'âge, beaucoup d'aliments semblent souvent fades. Une sécheresse de la bouche est plus souvent présente, réduisant encore plus la capacité à sentir et à goûter. Aussi, de nombreuses personnes âgées souffrent de troubles ou prennent des médicaments qui contribuent à la sécheresse de la bouche. En raison de ces changements, les personnes âgées peuvent manger moins. Ne pouvant pas obtenir les nutriments nécessaires à une bonne santé, leur état peut s'en trouver aggravé, en particulier si elles souffrent déjà de certains troubles.
Le goût peut être testé en utilisant des substances qui sont sucrées (sucre), acides (jus de citron), salées (sel) et amères (aspirine, quinine ou aloès).
ANNEXE 11. Les changements sensoriels chez les aînés
- -Perte ou gain de poids notable
- -Augmentation ou diminution de l'appétit
- -Plaintes fréquentes associées au manque de goût des aliments
- -Utilisation excessive des épices et des assaisonnements
- -Commentaires relatifs au goût acide ou amer des aliments
- -Incapacité à identifier un aliment seulement à son goût
- -Rendre la nourriture appétissante - L'utilisation d'aliments de couleurs et de formes différentes comme des fruits ou des légumes colorés rend la nourriture plus attrayante
- -Servir la nourriture tiède plutôt que froide
- -Donner de la texture à la nourriture, la texture peut compenser le peu de goût et d'arôme
- -Augmenter la saveur des aliments, l'ajout de saveurs naturelles ou artificielles contribue à augmenter les saveurs et les arômes
- -Assaisonner les aliments, l'utilisation de différentes herbes et épices rehausse les saveurs des plats
- -Encourager les résidents à mastiquer longtemps la nourriture, une longue mastication permet un meilleur contact entre les morceaux de nourriture et les récepteurs gustatifs et olfactifs
- -Encourager les résidents à alterner d'un aliment à l'autre à chaque bouchée, l'alternance entre les aliments durant le repas augmente le goût et les saveurs
- -Si la personne a besoin d'assistance pour se nourrir, ne pas mélanger les aliments entre eux. Le mélange de la nourriture empêche la personne de distinguer les saveurs, car ces dernières se fondent l'une dans l'autre.
ANNEXE 12. Extrait du Programme National Nutrition Santé (PNNS) 2019-2023
39. Action : Promouvoir la Charte nationale pour une alimentation responsable et durable dans les établissements médico-sociaux
L'amélioration de l'alimentation représente un enjeu majeur de santé en milieu médico-social qui doit s'inscrire au cœur des réflexions des acteurs concernés afin de promouvoir la santé et le bien-être des personnes accueillies ; d'où l'importance de développer une philosophie de « prévention » par la qualité de vie, dont l'alimentation, pour réduire les risques de dénutrition.
La prise en compte de cet enjeu majeur de la nutrition en établissement médico-social s'est concrétisée par la signature en 2017 d'une « charte nationale pour une alimentation responsable et durable dans les établissements médico-sociaux » entre la ministre des affaires sociales et de la santé et le ministre de l'agriculture. Cette charte s'inscrit en cohérence avec les actions du PNNS et du PNA (Programme National pour l'Alimentation). Elle vise à promouvoir le plaisir à table, à améliorer, pour leur santé et leur bien-être, l'alimentation des personnes accueillies, à lutter contre le gaspillage alimentaire et à garantir un approvisionnement local et de qualité.
Le texte de la charte pourra être révisé afin de tenir compte notamment de la question de la durée du jeûne nocturne ainsi que d'un apport calorique et protéique minimum.
40. Action : Améliorer la formation initiale et continue des professionnels travaillant dans les établissements médicaux
L'alimentation joue un rôle central dans la prévention de la perte d'autonomie. Elle permet aux personnes accueillies dans les établissements de se sentir bien et de limiter les phénomènes de dénutrition.
Bien manger est un des plaisirs que les établissements sociaux et médico-sociaux doivent prendre en compte dans leur projet d'établissement pour promouvoir la santé et le bien-être des personnes accueillies et lutter contre le gaspillage alimentaire.
Les repas sont également des occasions de partage et de convivialité. Des animations autour des repas sont des facteurs d'intégration sociale et de liens entre résidents et personnels (ateliers culinaires, potagers en EHPAD, organisation d'évènements thématiques, etc ...).
C'est pourquoi la sensibilisation de l'ensemble des professionnels du champ médico-social, des aidants et des personnels accueillis et de la question de la dénutrition chez les personnes âgées, les personnes handicapées et les populations précaires est un objectif prioritaire en termes d'amélioration de la qualité de vie de ces personnes.
Il s'agit de veiller, en lien avec l'évolution des métiers, à l'adaptation des formations initiales et continues pour les professionnels du champ social, médico-social et paramédical travaillant dans les établissements médico-sociaux :
- -Personnels encadrants (soignants, accompagnateurs...) ;
- -Personnels techniques (cuisiniers, acheteurs...) ;
- -Directeurs d'établissements médico-sociaux.
ANNEXE 13. La restauration, pilier du bien vieillir
Restauration et soin
Dans le cas de résidents présentant des troubles cognitifs ou souffrant d'arthrite ou d'arthrose, le « manger main » a également trouvé sa place. Le plaisir de manger peut donc aussi prendre la forme de « plats adaptés », les résidents éprouvant ainsi moins de difficultés à se nourrir.
Restauration et plaisir
ANNEXE 14. Sécurité alimentaire, convivialité et qualité de vie, les champs des possibles dans le cadre de la méthode HACCP
- Point de vigilance sur les préparations
Toutes les préparations froides, destinées à la consommation doivent être stockées à une température située entre 0 et 3 degrés. Elles seront sorties du réfrigérateur au plus près de leur consommation pour limiter le temps passé à température ambiante.
Toutes les préparations chaudes doivent être conservées à une température égale ou supérieure à 63 degrés Celsius dans un contenant adapté (étuve ou bain-marie) pour procéder au bon maintien. Cette température doit être respectée dans la mesure où elle permet d'éviter une intoxication alimentaire (elle peut être vérifiée avec un thermomètre alimentaire).
- Point de vigilance
- Point de vigilance sur la tenue des résidents
- Point de vigilance sur les ateliers confiture
ANNEXE 15. Extraits du référentiel du CAP Agent Accompagnant au Grand Âge (AAGA ou 2AGA)
RÉFÉRENTIEL DES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES
Finalité
Le titulaire du CAP « agent accompagnant au grand âge » de niveau 3 accompagne la personne âgée dans les actes de la vie quotidienne (premier niveau de qualification).
Personnes âgées en structures sociales et médico-sociales.
Lieux d'activités
Il exerce ses activités au sein des structures sociales ou médico-sociales accueillant des personnes âgées.
Maintien de l'autonomie de la personne
Afin de favoriser et/ou de maintenir l'autonomie de la personne, l'accompagnement envisagé est adapté aux capacités, habitudes de vie mais également à la culture de l'usager.
Le titulaire du CAP Agent accompagnant au grand âge exerce ses tâches sous l'autorité d'un responsable hiérarchique. Il applique les règles d'hygiène et de sécurité. Il adopte une attitude professionnelle adaptée dans le respect de l'intimité de la personne et de ses croyances.
Il prend en compte dans l'ensemble de ses activités la prévention des risques professionnels.
Usage du numérique et de la domotique
Ce professionnel intègre dans ses activités l'usage de la domotique et de l'outil numérique, en prenant en compte leur évolution dans le contexte professionnel.
| Pôles d'activités | Activités |
| Pôle 1: Services et entretien dans l'environnement collectif de la personne | A1.1. Mise en place et service des repas A1.2. Remise en état des matériels et des espaces collectifs A1.3. Entretien du linge |
| Pôle 2 : Promotion de l'autonomie de la personne dans son espace privé | A2.1. Promotion de l'autonomie dans les actes essentiels de la vie quotidienne A2.2. Entretien et personnalisation de la sphère privée |
- -Préparation de l'espace de repas et de distribution
- -Maintien ou remise en température des préparations
- -Service
- -Espace de restauration collectif
- -Matériel de restauration
- -Equipements
- -Protocoles liés à l'organisation des repas
| Bloc n° 1 - Services et entretien dans l'environnement collectif de la personne | ||||||||||||||||||||||||||||
| Activité A1.1 Mise en place et service des repas | Performances attendues | Critères évaluation | Savoirs associés | Limites de connaissances | ||||||||||||||||||||||||
| C1.1. Assurer la mise en place et le service des repas | ||||||||||||||||||||||||||||
| C1.1.1. Maintenir et remettre en température des préparations culinaires élaborées à l'avance |
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| C1.1.2. Mettre en place des éléments nécessaires au service et dresser l'assiette |
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| C1.1.3. Servir le repas en toute conformité |
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- Source : rapport du groupe PNNS sur la qualité gustative des aliments et environnement des repas : restauration scolaire, hospitalière et aide alimentaire. Extrait des résultats des enquêtes de satisfaction menées par l'AP-HM (Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille) en 2008 et 2009. (non publié. Transmis par l'AP-HM).
- Programme National Nutrition Santé 2019-2023
Extrait de : Rapport-Elior-2020 ehpad et restauration, quels modèles pour demain ?
- Programme National Nutrition Santé 2019-2023
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte l'épreuve disciplinaire appliquée du CAPLP biotechnologies santé environnement 2025 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte l'épreuve disciplinaire appliquée du CAPLP biotechnologies santé environnement 2025 ?
Le sujet 2025 porte sur l'alimentation des personnes âgées : perception sensorielle des aliments, actions contre la dénutrition, et conception d'une séquence pédagogique pour un CAP Agent accompagnant au grand âge.
Quelles compétences évalue l'épreuve 2 du CAPLP santé environnement 2025 ?
Elle évalue l'exploitation et la synthèse de documents, l'analyse critique argumentée, et la conception d'une séquence pédagogique conforme à un cahier des charges.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur cette épreuve disciplinaire appliquée CAPLP 2025 ?
Le jury signale une problématique souvent absente ou trop large, des annexes paraphrasées plutôt qu'exploitées, et des conclusions sans élargissement sur les enjeux plus larges.
Faut-il produire une fiche de déroulé de séance pour cette épreuve du CAPLP santé environnement 2025 ?
Non, le jury précise que la production d'une fiche de déroulé de séance n'était pas demandée dans le cahier des charges de la séquence pédagogique.
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