Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2020 (page 2/3 : Parties III et IV)
Machine à courant continu et Hacheur, Funiculaire, Chlore et eau de Javel
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Partie III : Commande de la machine
Question 13
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : pont diviseur de tension
Un étudiant E1 propose d'intercaler, entre la source de tension continue et la M.C.C., un pont diviseur de tension résistif composé d'une résistance et d'une résistance variable (figure 5). Exprimer, en supposant l'impédance de la M.C.C. grande devant la résistance , la tension , aux bornes de la M.C.C., en fonction de , de et de .
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Appliquer la formule classique d'un pont diviseur de tension non chargé constitué des deux résistances R_1 et R_2.
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- Modéliser la charge constituée par la machine à courant continu en parallèle avec la résistance R_2.
- Utiliser l'hypothèse d'une forte impédance de la M.C.C. devant R_2 pour négliger le courant dérivé dans le moteur et appliquer directement la relation du pont diviseur de tension.
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La machine à courant continu (M.C.C.) est connectée en parallèle avec le conducteur ohmique de résistance variable R_2. Notons Z_{\text{M.C.C.}} l'impédance équivalente de la machine.
L'impédance de l'association parallèle s'écrit :
Puisque l'impédance de la M.C.C. est supposée très grande devant R_2 (Z_{\text{M.C.C.}} \gg R_2), le courant appelé par la machine est négligeable devant celui qui traverse R_2. On a donc :
Le circuit se réduit alors à un diviseur de tension résistif non chargé alimenté par la source idéale de tension continue U_0. La tension aux bornes de la M.C.C. est donc :
Résultat
Question 14
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : pont diviseur de tension, condensateur
Un étudiant E2 suggère au contraire d'utiliser un pont diviseur de tension capacitif, dont la capacité du condensateur 2 est réglable (figure 6). Exprimer, en supposant l'impédance de la M.C.C. grande devant celles des capacités, la tension , aux bornes de la M.C.C., en fonction de , de et de .
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Déterminer la tension continue aux bornes du condensateur C_2 en considérant les impédances capacitives ou la conservation de la charge stockée en régime continu.
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- Considérer le diviseur capacitif à vide en négligeant le courant dérivé dans la machine à courant continu (l'impédance de la M.C.C. étant supposée très grande devant celle des condensateurs).
- Exprimer la tension V'_{\text{M.C.C.}} aux bornes de C_2 soit par la relation charge-tension des deux condensateurs en série, soit par la formule du pont diviseur d'impédances.
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Puisque l'impédance de la M.C.C. est supposée très grande devant celle des capacités, la machine ne perturbe pas le circuit et l'on peut considérer le pont diviseur capacitif à vide.
Les condensateurs de capacités C_1 et C_2 sont alors montés en série et portent la même charge électrique q(t) :
où u_1 est la tension aux bornes du condensateur de capacité C_1. La loi des mailles s'écrit :
En éliminant la charge q = C_2\,V'_{\text{M.C.C.}}, on obtient :
soit :
Remarque : On retrouve ce résultat par la formule du pont diviseur de tension en utilisant les impédances complexes \underline{Z}_1 = \frac{1}{jC_1\omega} et \underline{Z}_2 = \frac{1}{jC_2\omega} :
ce rapport étant strictement indépendant de la fréquence.
Résultat
Question 15
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : hacheur, valeur moyenne
Un étudiant E3 suggère d'utiliser un amplificateur linéaire qui fonctionne en comparateur, de façon à délivrer sur une période de hachage (figure 7) une tension hachée d'amplitude pour et d'amplitude pour . Déterminer en fonction de et de , la valeur moyenne de la tension hachée .
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Calculer la valeur moyenne temporelle sur la période T en intégrant séparément sur les intervalles [0, \alpha T] et [\alpha T, T].
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Pour calculer la valeur moyenne d'un signal périodique U_1(t) de période T, on applique la définition intégrale de la moyenne sur une période :
L'intégrale se découpe naturellement sur les deux intervalles où la tension prend des valeurs constantes.
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D'après la définition temporelle du signal U_1(t) sur une période :
D'où l'expression de la valeur moyenne :
Résultat
Question 16
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : hacheur, rendement
Présenter les avantages et les inconvénients de ces trois propositions en une dizaine de lignes au maximum.
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Discuter le rendement énergétique de chaque solution (dissipation Joule inévitable dans les résistors), la compatibilité avec un courant continu (blocage par les condensateurs) et la limitation en courant des ALI.
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Étudiant E1 (pont diviseur résistif) :
- Avantage : montage très simple, délivrant une tension continue sans perturbations électromagnétiques ni ondulation de courant.
- Inconvénients : rendement énergétique déplorable en raison des pertes par effet Joule considérables dans les résistances lorsque l'induit appelle un courant I important ; tension V_{\mathrm{M.C.C.}} s'effondrant en charge car la condition Z_{\mathrm{M.C.C.}} \gg R_2 n'est plus respectée.
Étudiant E2 (pont diviseur capacitif) :
- Avantage : pas de pertes Joule au repos dans des condensateurs idéaux.
- Inconvénient rédhibitoire : les condensateurs se comportent comme des circuits ouverts en régime continu ; ils sont incapables de débiter le courant continu permanent requis pour le fonctionnement de la machine.
Étudiant E3 (ALI en comparateur) :
- Avantages : réglage aisé de la tension moyenne par modulation du rapport cyclique \alpha, et possibilité de fonctionnement dans les deux sens de rotation (tension bipolaire).
- Inconvénient : un ALI est un composant de commande/signal, limité en courant de sortie à quelques dizaines de milliampères ; il ne peut pas délivrer la puissance requise par un moteur électrique.
Question 17
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : amplificateur linéaire intégré, saturation
Préciser pour chacun des amplificateurs linéaires, s'il fonctionne, a priori, en régime linéaire ou saturé.
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Analyser le bouclage de chaque montage : la contre-réaction sur l'entrée inverseuse assure un régime linéaire, tandis que la réaction sur l'entrée non inverseuse impose une saturation.
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Pour déterminer le régime de fonctionnement d'a priori d'un amplificateur linéaire (supposé parfait, de gain différentiel infini), on analyse les boucles de rétroaction entre la sortie et les entrées :
- Une boucle de rétroaction sur l'entrée inverseuse (-) sans réaction concurrente correspond à une contre-réaction stabilisatrice : le fonctionnement s'effectue a priori en régime linéaire.
- Une boucle de rétroaction sur l'entrée non-inverseuse (+) correspond à une réaction positive déstabilisatrice : le fonctionnement s'effectue a priori en régime saturé.
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- Pour l'amplificateur A.Li.1 :
La sortie est rebouclée sur la borne inverseuse (-) via le condensateur C, tandis que la borne non-inverseuse (+) est reliée à la masse. Il s'agit d'une boucle de contre-réaction pure (rétroaction négative). L'amplificateur A.Li.1 fonctionne donc, a priori, en régime linéaire. - Pour l'amplificateur A.Li.2 :
La sortie est reliée à la borne non-inverseuse (+) par la résistance R_5, et l'entrée inverseuse (-) est reliée à la masse. Il y a une boucle de réaction positive sans contre-réaction. Cette configuration déstabilise l'amplificateur et fait diverger la tension différentielle d'entrée vers les butées d'alimentation. L'amplificateur A.Li.2 fonctionne donc, a priori, en régime saturé (V_B = \pm V_{\text{sat}}).
Résultat
Question 18
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : montage intégrateur, fonction de transfert
Déterminer, en fonction de et , la fonction de transfert du montage lié à l'amplificateur linéaire A.Li.1. Quelle est la fonction réalisée par cette partie du montage ?
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Écrire la relation courant-tension aux bornes du condensateur et de la résistance en utilisant la masse virtuelle (V^- = 0) pour reconnaître un montage intégrateur inverseur.
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- Exploiter le modèle de l'amplificateur linéaire idéal en régime linéaire (i^- = 0 et V^- = V^+).
- Appliquer la loi des nœuds en notation complexe à la borne inverseuse pour relier \underline{V_A} à \underline{V_B}.
- En déduire l'expression de la fonction de transfert et identifier la fonction de traitement du signal associée.
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L'amplificateur linéaire A.Li.1 est supposé idéal, de sorte que le courant entrant sur sa borne inverseuse est nul (i^- = 0). De plus, la présence d'une boucle de rétroaction négative (via le condensateur C) assure un fonctionnement en régime linéaire (d'après la question Q17).
La tension différentielle d'entrée est donc nulle :
En régime sinusoïdal de pulsation \omega, l'impédance complexe du condensateur s'écrit \underline{Z}_C = \frac{1}{jC\omega}.
La loi des nœuds appliquée à la borne inverseuse s'écrit :
En tenant compte de \underline{V}^- = 0 :
On en déduit l'expression de la fonction de transfert :
Dans le domaine temporel, cette relation correspond à :
Le montage lié à l'amplificateur A.Li.1 réalise donc la fonction d'intégrateur inverseur (ou intégrateur pur).
Résultat
Question 19
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : comparateur à hystérésis
Quelle fonction réalise le montage lié à l'amplificateur linéaire A.Li.2. ?
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Reconnaître un comparateur à hystérésis (trigger de Schmitt) non inverseur et déterminer les deux seuils de commutation en écrivant V^+ = 0.
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- Exprimer le potentiel de l'entrée non inverseuse V^+ en fonction de la tension d'entrée du bloc V_A et de la tension de sortie V_B.
- Identifier la condition de basculement (\varepsilon = V^+ - V^- = 0) pour déterminer les seuils et qualifier la fonction réalisée.
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L'amplificateur linéaire A.Li.2 possède une rétroaction sur son entrée non inverseuse (+) et fonctionne en régime saturé (cf. question Q17), sa tension de sortie ne pouvant prendre que deux valeurs :
L'entrée inverseuse étant reliée à la masse, on a V^- = 0.
Le courant d'entrée i^+ étant nul, le théorème de Millman au nœud non inverseur donne :
La tension différentielle d'entrée est \varepsilon = V^+ - V^- = V^+. Le basculement de la sortie se produit pour \varepsilon = 0, soit V^+ = 0, ce qui conduit à :
On distingue deux seuils de basculement selon l'état de la sortie :
Si V_B = -V_{\text{sat}}, la sortie bascule vers +V_{\text{sat}} dès que V_A dépasse le seuil haut :
V_{\text{seuil}}^{+} = +\frac{R_4}{R_5} V_{\text{sat}}Si V_B = +V_{\text{sat}}, la sortie bascule vers -V_{\text{sat}} dès que V_A descend sous le seuil bas :
V_{\text{seuil}}^{-} = -\frac{R_4}{R_5} V_{\text{sat}}
Le montage lié à l'amplificateur A.Li.2 réalise donc la fonction de comparateur à deux seuils (ou comparateur à hystérésis, ou trigger de Schmitt non inverseur), symétrique et centré sur zéro.
Résultat
Question 20
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : oscillateur de relaxation, comparateur à hystérésis
On suppose que . En veillant à indiquer toutes les informations nécessaires, tracer sur un même graphe, l'allure des deux tensions et en fonction du temps. Comment sont modifiées ces tensions lorsqu'on augmente la résistance ?
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Intégrer les pentes successives imposées par la sortie \pm V_{\text{sat}} pour tracer une onde triangulaire oscillant symétriquement entre les deux seuils de basculement du comparateur.
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- Identifier le régime de fonctionnement en couplage : l'intégrateur (A.Li.1) transforme les créneaux de V_B en rampes linéaires pour V_A, tandis que le comparateur à deux seuils (A.Li.2) fait commuter V_B lorsque V_A atteint ses valeurs de seuil.
- Déterminer les équations d'évolution de V_A(t) et la période du cycle en partant de la condition initiale V_A(0) = \frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}}.
- Tracer les deux signaux sur un même graphe en précisant les amplitudes, pentes et durées remarquables.
- Analyser l'influence de la résistance réglable R_3 sur l'amplitude et la fréquence des signaux.
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D'après la question Q18, le montage intégrateur impose :
Le comparateur à hystérésis non inverseur A.Li.2 possède pour seuils de basculement :
À t=0, la condition initiale est V_A(0) = V_{\text{seuil}}^{+} = \frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}}. À cette valeur haute de déclenchement, la sortie bascule à V_B = +V_{\text{sat}} :
Pour t \in [0\,;\, T/2], V_B(t) = +V_{\text{sat}}. La dérivée de V_A est constante et négative :
\frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t} = -\frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C}V_A(t) décroît linéairement depuis V_{\text{seuil}}^{+} jusqu'à V_{\text{seuil}}^{-} en une durée \frac{T}{2} vérifiant :
\Delta V_A = V_{\text{seuil}}^{+} - V_{\text{seuil}}^{-} = 2\frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}} = \frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C} \frac{T}{2} \implies \frac{T}{2} = 2 R_3 C \frac{R_4}{R_5}- À t = T/2, V_A atteint V_{\text{seuil}}^{-}, ce qui provoque le basculement de la sortie du comparateur à V_B = -V_{\text{sat}}.
Pour t \in [T/2\,;\, T], V_B(t) = -V_{\text{sat}}. La dérivée devient positive :
\frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t} = +\frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C}V_A(t) croît linéairement de V_{\text{seuil}}^{-} à V_{\text{seuil}}^{+}, atteint en une même durée \frac{T}{2}.
Le système oscille donc indéfiniment de façon périodique avec une période :
Effet d'une augmentation de la résistance R_3 :
- Les niveaux de tension extrêmes \pm V_{\text{sat}} de V_B et \pm \frac{R_4}{R_5} V_{\text{sat}} de V_A ne dépendent pas de R_3 : les amplitudes restent inchangées.
- La valeur absolue de la pente des rampes \left|\frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t}\right| = \frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C} diminue, ce qui augmente la durée nécessaire pour parcourir l'écart de tension entre les seuils.
- Par conséquent, la période T augmente (proportionnellement à R_3), ce qui correspond à une diminution de la fréquence d'oscillation f = \frac{1}{T}.
Résultat
Question 21
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : comparateur, modulation de largeur d'impulsion
On connecte le point A du circuit précédent (figure 10) au point C du circuit décrit sur la figure 11. Un potentiomètre relié à un ensemble de deux condensateurs et une source de tension constante , permettent d'imposer le potentiel de l'entrée non inverseuse de l'amplificateur linéaire A.Li.3. On a ainsi : . Sur quel intervalle varie la grandeur ? Dessiner l'allure de la tension dans les deux cas correspondant à et .
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Identifier la plage de la fraction potentiométrique \beta \in [-1/2, 1/2] et comparer graphiquement l'onde triangulaire V_A(t) à la tension continue de référence \beta V_m.
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- Déterminer les potentiels extrêmes applicables sur l'entrée non inverseuse V^+ grâce au diviseur capacitif et au potentiomètre, afin d'en déduire le domaine de variation de \beta.
- Établir le fonctionnement de l'amplificateur A.Li.3 (comparateur simple) et exprimer sa sortie V_D(t) en comparant V^+ = \beta V_m à V^- = V_A(t).
- Calculer les dates de basculement sur une période T à partir de l'expression de la rampe V_A(t), puis tracer les chronogrammes demandés.
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1. Intervalle de variation de \beta
La source de tension continue impose une tension V_m = 15\text{ V} aux bornes de deux condensateurs identiques C_0 montés en série. La prise de masse centrale impose un potentiel nul (0\text{ V}) au point milieu.
Par symétrie, les potentiels des deux rails d'alimentation du potentiomètre sont :
Le curseur du potentiomètre permet de sélectionner continûment tout potentiel compris entre ces deux bornes, soit :
Comme V^+ = \beta V_m, on en déduit immédiatement :
2. Fonctionnement de l'amplificateur A.Li.3
L'amplificateur A.Li.3 fonctionne en boucle ouverte (sans aucune rétroaction), donc en régime saturé. Les potentiels d'entrée sont :
- sur l'entrée non inverseuse : V^+ = \beta V_m ;
- sur l'entrée inverseuse : V^- = V_C = V_A(t).
La tension de sortie V_D(t) prend donc les valeurs :
3. Dates de basculement et allure de V_D(t)
Avec R_5 = 2R_4 et V_{\text{sat}} = V_m, la tension triangulaire V_A(t) oscille symétriquement entre -V_m/2 et +V_m/2 avec la période T = 4 R_3 C \frac{R_4}{R_5} = 2 R_3 C (résultat de la question Q20). D'après la condition initiale V_A(0) = +V_m/2 :
- Pour t \in [0, T/2], V_A(t) décroît : V_A(t) = \dfrac{V_m}{2} - \dfrac{2V_m}{T} t.
- Pour t \in [T/2, T], V_A(t) croît : V_A(t) = -\dfrac{V_m}{2} + \dfrac{2V_m}{T}\left(t - \frac{T}{2}\right).
Le franchissement du seuil V_A(t) = \beta V_m a lieu aux instants :
Cas \beta = 1/3 :
t_1 = \left(\frac{1}{4} - \frac{1}{6}\right)T = \frac{T}{12}, \qquad t_2 = \frac{11T}{12}V_D(t) = -V_{\text{sat}} pour t \in [0, T/12] \cup [11T/12, T] et V_D(t) = +V_{\text{sat}} pour t \in [T/12, 11T/12]. La durée à l'état haut vaut \frac{5}{6}T.
Cas \beta = -1/3 :
t_1 = \left(\frac{1}{4} + \frac{1}{6}\right)T = \frac{5T}{12}, \qquad t_2 = \frac{7T}{12}V_D(t) = -V_{\text{sat}} pour t \in [0, 5T/12] \cup [7T/12, T] et V_D(t) = +V_{\text{sat}} pour t \in [5T/12, 7T/12]. La durée à l'état haut vaut \frac{1}{6}T.
Résultat
Question 22
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : hacheur, rapport cyclique
La tension est utilisée pour commander le transistor du hacheur série qui alimente la M.C.C., on a ainsi : . Préciser les relations qui relient la fréquence de hachage et le rapport cyclique du hacheur aux différents éléments présents dans les circuits électroniques représentés sur les figures 10 et 11.
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Relier la période de découpage à la constante de temps R_3 C, puis exprimer la durée pendant laquelle la rampe triangulaire reste inférieure au seuil pour en déduire le rapport cyclique \alpha'.
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- Exprimer la fréquence de hachage f_h = 1/T_h à partir de la période de l'oscillateur triangulaire déterminée à la question Q20, en tenant compte de la condition R_5 = 2R_4.
- Identifier la condition de conduction du transistor (V_{\text{com}} = +V_{\text{sat}}) liée au comparateur A.Li.3.
- Calculer la durée t_{\mathrm{on}} pendant laquelle la tension triangulaire V_A(t) est inférieure au seuil \beta V_m, puis en déduire le rapport cyclique \alpha' = t_{\mathrm{on}}/T_h.
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D'après la question Q20, la période du signal délivré par le montage astable (générateur de signaux triangulaires et rectangulaires) vaut :
L'énoncé stipulant que R_5 = 2R_4, la période de hachage se simplifie en :
La fréquence de hachage f_h = \frac{1}{T_h} s'écrit donc :
Le transistor est passant lorsque la tension de commande est à l'état haut :
avec V_m = V_{\text{sat}} = 15\text{ V}.
La tension V_A(t) oscille symétriquement entre -V_M et +V_M, où :
Pendant la phase de croissance de V_A(t) (durée T_h/2), la pente vaut :
La durée \Delta t_1 pendant laquelle V_A(t) croît depuis la valeur minimale -V_M jusqu'au seuil \beta V_{\text{sat}} est :
Par symétrie du signal triangulaire, la durée \Delta t_2 passée sous la valeur seuil \beta V_{\text{sat}} au cours de la demi-période de décroissance est identique (\Delta t_2 = \Delta t_1).
La durée totale de conduction du transistor sur une période est donc :
On en déduit le rapport cyclique \alpha' = \frac{t_{\mathrm{on}}}{T_h} :
Résultat
Partie IV : Aspects thermiques
Question 23
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : résistance thermique, conductance thermique
Rappeler brièvement le lien qui existe entre une résistance thermique et une conductance thermique. Préciser l'unité d'une conductance thermique.
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Rappeler que la conductance thermique est l'inverse de la résistance thermique et déduire son unité SI à partir de la loi d'Ohm thermique flux-température.
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Par analogie avec l'électrocinétique, pour deux milieux à des températures T_1 et T_2, le flux thermique \Phi transféré entre ces deux milieux sous l'effet de l'écart de température s'écrit :
La conductance thermique G_{\mathrm{th}} est donc l'inverse de la résistance thermique R_{\mathrm{th}} :
Le flux thermique \Phi s'exprimant en watts (\mathrm{W}) et l'écart de température en kelvins (\mathrm{K}), la résistance thermique s'exprime en \mathrm{K}\cdot\mathrm{W}^{-1}. Par conséquent, l'unité de la conductance thermique dans le Système international est le :
Résultat
Question 24
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : bilan thermique, capacité thermique
En faisant un bilan thermique sur le transistor, écrire l'équation différentielle reliant , , , et .
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Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle au transistor en tenant compte de la puissance dissipée et du transfert conductif vers le boîtier.
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- Définir le système thermodynamique (le transistor) de capacité thermique C_t et de température uniforme T_t(t).
- Exprimer les puissances thermiques échangées avec l'extérieur du système : la puissance générée par effet Joule P_s(t) et le flux thermique cédé au boîtier par conduction.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle.
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Considérons le transistor comme un système fermé indéformable, de capacité thermique C_t, à la température supposée uniforme T_t(t).
Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation d'énergie interne du transistor s'écrit :
D'après le premier principe de la thermodynamique, cette variation provient des puissances thermiques échangées :
- la puissance thermique produite au sein du transistor : \mathcal{P}_{\text{source}} = P_s(t) ;
le flux thermique transféré du transistor vers le boîtier à la température T_b(t) :
\Phi_{t \to b}(t) = G_{tb} \bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr)
Le bilan thermique s'écrit donc :
Ce qui conduit directement à l'équation différentielle :
Résultat
Question 25
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : bilan thermique, résistance thermique
En faisant un bilan thermique sur le boîtier, écrire l'équation différentielle reliant , , , et .
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Appliquer le premier principe au boîtier en sommant les flux thermiques conductifs nets échangés avec le transistor et avec le milieu ambiant extérieur.
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- Définir le système fermé constitué par le boîtier, assimilé à un corps indéformable de capacité thermique C_b et de température spatiale uniforme T_b(t).
- Identifier les transferts thermiques conducto-convectifs avec les deux milieux en contact (le transistor à la température T_t(t) et l'extérieur à la température T_{\text{ext}}).
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme de bilan de puissance pour obtenir l'équation différentielle.
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On choisit pour système le boîtier, de température T_b(t) et de capacité thermique C_b. Le boîtier étant assimilé à une phase condensée indéformable, la variation de son énergie interne pendant une durée \mathrm{d}t s'écrit :
Pendant cette durée, le boîtier échange de l'énergie thermique par conduction et convection avec :
le transistor, recevant un flux thermique :
\Phi_{t \to b} = G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr)le milieu extérieur, auquel il cède un flux thermique :
\Phi_{b \to \text{ext}} = G_{be}\bigl(T_b(t) - T_{\text{ext}}\bigr)
Le premier principe de la thermodynamique appliqué au boîtier sous forme différentielle s'écrit :
En remplaçant les flux par leurs expressions :
Soit sous forme ordonnée :
Résultat
Question 26
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : résistance thermique, analogie électrothermique
Une analogie thermique-électrique permet de construire le schéma électrique équivalent suivant (figure 13). Remplacer les bulles , et par les éléments électrocinétiques adéquats. Préciser à quoi correspondent les potentiels , et .
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Associer les potentiels aux températures respectives, les sources de courant aux flux de chaleur, les résistances électriques aux inverses des conductances thermiques et les condensateurs aux capacités thermiques.
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- Rappeler le dictionnaire de l'analogie électrothermique en reliant les grandeurs thermiques aux grandeurs électriques correspondantes.
- Identifier les potentiels des nœuds V_1, V_2 et V_3 à partir des températures intervenant dans les bilans établis aux questions précédentes.
- Écrire la loi des nœuds en termes de potentiels et identifier les dipôles B_1, B_2 et B_3.
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L'analogie formelle entre transfert thermique et conduction électrique repose sur les correspondances suivantes :
| Domaine thermique | \longleftrightarrow | Domaine électrique |
| Température T | \longleftrightarrow | Potentiel électrique V |
| Puissance thermique P (flux) | \longleftrightarrow | Intensité du courant I |
| Capacité thermique C | \longleftrightarrow | Capacité électrique C |
| Conductance thermique G | \longleftrightarrow | Conductance électrique G = 1/R |
1. Identification des potentiels :
Le nœud 1 reçoit la puissance dissipée P_s(t) et est relié à la capacité thermique du transistor C_t ; son potentiel correspond donc à la température du transistor :
\boxed{V_1 \longleftrightarrow T_t(t)}Le nœud 2 est le nœud intermédiaire représentant le boîtier ; son potentiel correspond donc à la température du boîtier :
\boxed{V_2 \longleftrightarrow T_b(t)}Le potentiel V_3, imposé par une source de tension continue par rapport à la masse, sert de référence thermique constante ; il correspond donc à la température extérieure :
\boxed{V_3 \longleftrightarrow T_{\mathrm{ext}}}
2. Identification des dipôles :
D'après la question Q24, le bilan sur le transistor s'écrit :
P_s(t) = C_t \frac{\mathrm{d}T_t}{\mathrm{d}t} + G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr)En appliquant la loi des nœuds au potentiel V_1, le courant injecté P_s(t) se sépare entre la branche capacitive C_t \frac{\mathrm{d}(V_1-V_3)}{\mathrm{d}t} = C_t \frac{\mathrm{d}V_1}{\mathrm{d}t} (car V_3 est constant) et la branche reliant V_1 à V_2. Le courant traversant B_1 est donc de la forme G_{tb}(V_1 - V_2) = \frac{V_1 - V_2}{R_{tb}}.
L'élément \text{B}_1 est donc un conducteur ohmique de résistance :
\boxed{R_{tb} = \frac{1}{G_{tb}}}D'après la question Q25, le bilan sur le boîtier s'écrit :
G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr) = C_b \frac{\mathrm{d}T_b}{\mathrm{d}t} + G_{be}\bigl(T_b(t) - T_{\mathrm{ext}}\bigr)La loi des nœuds au potentiel V_2 montre que le courant issu de B_1 se sépare entre deux branches en parallèle connectées à la ligne de potentiel V_3 :
- une branche capacitive absorbant C_b \frac{\mathrm{d}(V_2-V_3)}{\mathrm{d}t} = C_b \frac{\mathrm{d}V_2}{\mathrm{d}t} ;
- une branche résistive absorbant \frac{V_2 - V_3}{R_{be}} = G_{be}(V_2 - V_3).
Les dipôles \text{B}_2 et \text{B}_3 jouent des rôles symétriques en parallèle : l'un est un condensateur de capacité \mathbf{C_b}, l'autre est un conducteur ohmique de résistance \mathbf{R_{be} = 1/G_{be}}.
En résumé :
Résultat
Question 27
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : loi de newton, conducto-convectif
Quelle est l'unité de ? Pourquoi est-il nécessaire, pour notre étude, de décomposer le transfert thermique entre l'ailette et l'air ambiant en éléments infinitésimaux de longueur ?
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Utiliser la loi phénoménologique de Newton pour trouver la dimension de h et justifier la décomposition en tranches infinitésimales par la variation continue de la température selon l'axe de l'ailette.
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D'après la loi phénoménologique de Newton pour les échanges convectifs fournie par l'énoncé, la puissance thermique élémentaire échangée s'écrit :
En analysant les dimensions des grandeurs physiques mises en jeu :
- la puissance thermique \mathrm{d}P s'exprime en watts (\mathrm{W}) ;
- l'écart de température T(x) - T_a s'exprime en kelvins (\mathrm{K}) ;
- la surface élémentaire \mathrm{d}S s'exprime en mètres carrés (\mathrm{m}^2).
On en déduit la dimension et l'unité SI du coefficient de transfert convectif h :
Nécessité du découpage en tranches élémentaires \mathrm{d}x :
La conduction thermique suivant l'axe Ox combinée aux pertes convectives latérales induit une diminution de la température T(x) de l'ailette de la base (x = 0) vers l'extrémité (x = a).
La température de l'ailette n'étant pas uniforme le long de l'axe Ox, l'écart de température local T(x) - T_a, et par conséquent la densité surfacique de flux thermique cédée à l'air ambiant, varie continûment avec la coordonnée x. On ne peut donc pas évaluer directement le flux global par une expression globale du type h\,(T - T_a)\,S_{\text{tot}}.
Il est donc indispensable d'isoler une tranche élémentaire de longueur \mathrm{d}x, comprise entre x et x+\mathrm{d}x, suffisamment fine pour que sa température puisse être considérée comme spatialement uniforme et égale à T(x), afin d'établir un bilan d'énergie en régime stationnaire.
Résultat
Question 28
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : ailette thermique, équation différentielle
Établir l'équation différentielle vérifiée par en faisant apparaître une longueur caractéristique qui s'exprime en fonction de , et . Calculer puis comparer les valeurs de et .
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Établir le bilan d'énergie stationnaire sur une tranche d'ailette comprise entre x et x+dx en combinant la loi de Fourier et les pertes latérales vers l'air pour identifier la longueur caractéristique L.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un bilan thermique en régime stationnaire sur une tranche d'ailette comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x.
- Exprimer le flux conductif par la loi de Fourier et la puissance échangée avec l'air ambiant par les deux faces principales en exploitant l'approximation b \gg e.
- Identifier la longueur caractéristique L, calculer sa valeur numérique et la comparer à a.
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Considérons le système fermé constitué par la tranche d'ailette comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de section droite transverse S = b\,e.
En régime stationnaire, l'énergie interne du système est constante, si bien que le bilan thermique s'écrit :
où :
- \Phi(x) = -\lambda S \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = -\lambda b e \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} est le flux thermique conductif traversant la section S à l'abscisse x, d'après la loi de Fourier ;
- \Phi(x+\mathrm{d}x) - \Phi(x) = \dfrac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}x} \mathrm{d}x = -\lambda b e \dfrac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} \mathrm{d}x ;
\mathrm{d}P est la puissance thermique perdue par la surface latérale \mathrm{d}S de la tranche. Comme b \gg e, le périmètre de la section vaut \mathcal{P} = 2(b+e) \approx 2b, de sorte que l'aire latérale se résume à celle des faces supérieure et inférieure : \mathrm{d}S \approx 2b\,\mathrm{d}x. On a ainsi :
\mathrm{d}P = h\bigl(T(x) - T_a\bigr)\,\mathrm{d}S = 2hb\bigl(T(x) - T_a\bigr)\,\mathrm{d}x
En injectant ces expressions dans le bilan thermique, on obtient :
En simplifiant par b\,\mathrm{d}x \neq 0 et en divisant par \lambda e :
En introduisant la longueur caractéristique L :
Application numérique :
La longueur de l'ailette vaut a = 20\text{ cm}, d'où :
La longueur a de l'ailette est ainsi très grande devant la longueur caractéristique L.
Résultat
Question 29
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : ailette thermique, profil de température
Expliquer pourquoi on peut considérer comme infinie, puis déterminer le profil de température .
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Comparer la longueur réelle a à la longueur caractéristique L pour justifier l'approximation semi-infinie et exclure la composante exponentielle croissante non physique.
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- Justifier l'approximation de l'ailette semi-infinie en comparant la longueur réelle a à la longueur caractéristique L établie à la question Q28.
- Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre vérifiée par l'écart de température \theta(x) = T(x) - T_a.
- Déterminer les constantes d'intégration à l'aide de la condition de température bornée à l'infini et de la condition aux limites en x=0.
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D'après la question Q28, la longueur de l'ailette a = 20\text{ cm} est très grande devant la longueur caractéristique de décroissance thermique L = 1{,}0\text{ cm} :
Un écart de température s'atténuant exponentiellement selon le facteur \mathrm{e}^{-x/L}, à l'extrémité x = a, l'atténuation vaut \mathrm{e}^{-a/L} = \mathrm{e}^{-20} \approx 2 \times 10^{-9} \ll 1. La perturbation thermique est donc totalement amortie bien avant d'atteindre l'extrémité de l'ailette, dont la température y est quasiment égale à la température ambiante T_a. Les conditions aux limites effectives en x = a n'ont ainsi aucune influence sur le comportement thermique de l'ailette : on peut modéliser celle-ci par une ailette semi-infinie (a \to +\infty).
Posons l'écart de température \theta(x) = T(x) - T_a. D'après l'équation établie en Q28 :
L'équation caractéristique associée r^2 - \frac{1}{L^2} = 0 admet pour racines r = \pm \frac{1}{L}, d'où la solution générale :
Déterminons les constantes d'intégration :
Pour a \to +\infty, la température doit rester finie et tendre vers T_a (soit \lim_{x\to +\infty} \theta(x) = 0), ce qui impose :
B = 0- En x = 0, la température imposée est T(0) = T_0, d'où \theta(0) = T_0 - T_a = A.
On en déduit l'expression du profil de température :
Résultat
Question 30
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : ailette thermique, flux thermique
Exprimer en fonction de , , , , et la puissance thermique totale évacuée par l'ailette. Peut-on réduire la longueur de l'ailette sans diminuer sensiblement son efficacité ? Si oui, proposer une nouvelle longueur notée . Commenter la forme des radiateurs apparaissant sur la figure 14.
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Calculer le flux thermique entrant en x=0 via le gradient de température initial et déterminer la distance au-delà de laquelle l'écart de température avec l'air devient négligeable.
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- Calculer la puissance totale évacuée soit en intégrant les pertes conducto-convectives sur les deux faces de l'ailette, soit en déterminant le flux conductif entrant en x = 0.
- Analyser la décroissance spatiale de la température sur la longueur a = 20 L pour justifier le raccourcissement possible et proposer une longueur a' \sim 3 L à 5 L.
- Interpréter la géométrie à ailettes multiples des radiateurs industriels à partir de ces considérations.
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1. Puissance thermique totale évacuée par l'ailette :
En régime stationnaire, la conservation de l'énergie impose que la puissance totale dissipée vers l'air ambiant par les faces de l'ailette, P_{\text{tot}}, soit égale au flux thermique entrant par conduction à la base de l'ailette en x = 0.
La section droite de l'ailette vaut S = e \cdot b. D'après la loi de Fourier :
D'après l'expression du profil de température établie à la question Q29, T(x) = T_a + (T_0 - T_a)\,\mathrm{e}^{-x/L}, la dérivée spatiale en x = 0 vaut :
En injectant l'expression de la longueur caractéristique L = \sqrt{\frac{\lambda e}{2h}} (établie à la question Q28) :
Remarque : on retrouve de façon équivalente ce résultat en intégrant la puissance échangée sur toute la surface latérale utile \mathrm{d}S = 2b\,\mathrm{d}x :
2. Réduction de la longueur de l'ailette :
L'écart de température \Delta T(x) = T(x) - T_a décroît exponentiellement selon \mathrm{e}^{-x/L} :
- pour x = 3L, \mathrm{e}^{-3} \approx 0{,}05 (l'écart de température n'est plus que de 5\,\% de l'écart initial) ;
- pour x = 5L, \mathrm{e}^{-5} \approx 0{,}007 (moins de 1\,\%).
La portion de l'ailette au-delà de x \approx 3L à 5L se trouve donc pratiquement à la température ambiante T_a, si bien que les échanges thermiques y sont négligeables.
Comme actuellement a = 20\text{ cm} = 20 L, les trois quarts de l'ailette n'apportent aucun gain significatif en refroidissement, tout en augmentant la masse, le coût et l'encombrement.
On peut donc réduire la longueur de l'ailette sans perte sensible d'efficacité en choisissant une nouvelle longueur :
3. Commentaire sur la forme des radiateurs (figure 14) :
Les radiateurs sont formés d'un grand nombre d'ailettes minces, courtes et parallèles (structure en peigne) :
- une longueur modérée (a' \sim \text{quelques centimètres}) évite le gaspillage de matière en zone isotherme à T_a ;
- la multiplication d'ailettes minces permet d'augmenter considérablement la surface totale d'échange conducto-convectif dans un volume extérieur restreint.
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