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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2020

Machine à courant continu et Hacheur, Funiculaire, Chlore et eau de Javel

Ce sujet très complet et accessible balaye une grande part des compétences clés du programme de physique-chimie de la filière PSI. Il associe l'électromagnétisme des milieux conducteurs (effet de peau), le génie électrique (machine à courant continu, hacheur abaisseur et sa commande MLI par amplificateurs opérationnels), les transferts thermiques (modélisation dynamique d'un composant et profil de température d'une ailette de radiateur) ainsi qu'une étude de cas mécanique sur un funiculaire urbain. L'épreuve s'achève par une partie chimie classique articulée autour des diagrammes potentiel–pH et du dosage indirect de l'eau de Javel.

C'est un excellent sujet de révision pour consolider les automatismes de modélisation physique, la lecture de schémas électroniques de commande et l'analyse de bilans énergétiques sans piège mathématique lourd.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10/20)
Temps estimé
≈ 2 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

21 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    Q25 : La consigne omet la température du transistor T_t(t) dans la liste des grandeurs à relier. Le boîtier recevant de la chaleur issue du transistor via la conductance G_{tb}, la variable T_t(t) intervient obligatoirement dans le bilan thermique.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Conducteur ohmique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : loi d'ohm locale, conductivité électrique

Rappeler la formulation locale de la loi d'Ohm en faisant intervenir d'abord le champ électrique puis le potentiel électrique . Donner un ordre de grandeur de la conductivité électrique du cuivre à température ambiante.

Voir l'indice

Rappeler la relation fondamentale entre \vec{j} et \vec{E}, puis exprimer le champ électrique comme l'opposé du gradient du potentiel électrostatique V.

Voir la réponse courte

Énoncer \vec{\jmath} = \gamma\vec{E} = -\gamma\vec{\nabla} V et citer l'ordre de grandeur de la conductivité du cuivre \gamma \approx 6\cdot 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Dans un conducteur ohmique isotrope, la loi d'Ohm locale s'écrit en fonction du vecteur champ électrique \vec{E} :

\boxed{\vec{j} = \gamma \vec{E}}

En régime stationnaire, le champ électrique dérive d'un potentiel scalaire selon \vec{E} = -\vec{\nabla} V. La loi d'Ohm locale exprimée en fonction du potentiel électrique V devient donc :

\boxed{\vec{j} = -\gamma \vec{\nabla} V}

À température ambiante (T \approx 300\text{ K}), le cuivre est un excellent conducteur électrique ; sa conductivité électrique a pour ordre de grandeur :

\boxed{\gamma_{\text{Cu}} \approx 6 \times 10^{7}\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} \quad (\text{ou }\Omega^{-1}\cdot\text{m}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'ordre de grandeur de la conductivité électrique du cuivre doit être connu.

« l’ordre de grandeur de la conductivité électrique du cuivre manque souvent. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de fourier, analogie

Proposer simplement une loi analogue appartenant à un autre domaine de la physique et préciser les unités de toutes les grandeurs qui interviennent.

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Citer la loi de Fourier pour le transport conductif de chaleur ou la loi de Fick pour la diffusion de matière, en précisant l'unité de chaque terme.

Voir la réponse courte

Analogie directe avec la loi de Fourier \vec{\jmath}_Q = -\lambda\vec{\nabla} T (ou loi de Fick) en précisant les unités de chaque grandeur.

Voir le corrigé complet

Une loi analogue dans le domaine de la thermique est la loi de Fourier, qui régit le transfert thermique par conduction :

\boxed{\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda \, \vec{\operatorname{grad}}\, T}

Les grandeurs mises en jeu et leurs unités dans le Système International sont :

  • \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} : vecteur densité de flux thermique (ou densité de courant thermique), exprimé en watt par mètre carré (\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}) ;
  • \lambda : conductivité thermique du milieu conducteur, exprimée en watt par mètre par kelvin (\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1}) ;
  • T : température, exprimée en kelvin (\mathrm{K}), dont le gradient \vec{\operatorname{grad}}\, T est en kelvin par mètre (\mathrm{K}\cdot\mathrm{m}^{-1}).

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : densité de courant, loi d'ohm

Donner, en fonction de , et des caractéristiques géométriques du conducteur, les expressions du courant électrique traversant ce conducteur et de la différence de potentiel aux bornes de ce conducteur.

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Intégrer le flux uniforme de la densité volumique de courant à travers la section S, puis intégrer le champ électrique scalaire constant sur la longueur h.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant I comme le flux du vecteur densité de courant volumique \vec{j} à travers une section droite du conducteur.
  2. Exprimer le champ électrique \vec{E} à partir de la loi d'Ohm locale, puis en déduire la différence de potentiel U par circulation du champ le long du cylindre en convention récepteur.
Voir la réponse courte

Calcul du flux I = j \pi R^2 et de la circulation U = E L = j L / \gamma.

Voir le corrigé complet

Le courant électrique I traversant une section droite S orientée selon \vec{e}_y correspond au flux de la densité de courant \vec{j} = j\,\vec{e}_y :

I = \iint_{S} \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{S} j \, \mathrm{d}S

La densité de courant étant uniforme sur toute la section :

\boxed{I = j \, S}

D'après la loi d'Ohm locale rappelée en Q1, le champ électrique dans le conducteur s'écrit :

\vec{E} = \frac{\vec{j}}{\gamma} = \frac{j}{\gamma}\,\vec{e}_y

En adoptant la convention récepteur, la différence de potentiel U entre l'entrée (y = 0) et la sortie (y = h) du cylindre correspond à la circulation de \vec{E} :

U = V(0) - V(h) = \int_{y=0}^{h} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{0}^{h} \frac{j}{\gamma} \, \mathrm{d}y

Le champ étant uniforme, on obtient :

\boxed{U = \frac{j\,h}{\gamma}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Répondez directement à la question sans chercher à redémontrer inutilement la résistance électrique.

« correctement traitées même si certains candidats ont eu du mal à se détacher de la démonstration du cours et ont commencé par démontrer l’expression de la résistance électrique. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : résistance électrique, loi d'ohm

En déduire en fonction de et des caractéristiques géométriques, la résistance électrique de ce conducteur.

Voir l'indice

Former le rapport de la tension U sur le courant I pour retrouver l'expression classique de la résistance d'un cylindre homogène de géométrie simple.

Voir la réponse courte

Expression classique de la résistance d'un conducteur cylindrique : R_\Omega = U/I = L / (\gamma \pi R^2).

Voir le corrigé complet

Par définition macroscopique de la résistance électrique d'un dipôle ohmique en convention récepteur, la loi d'Ohm s'écrit :

U = R_\Omega I

En utilisant les expressions obtenues à la question précédente :

\begin{aligned} I &= j S \\ U &= \frac{j h}{\gamma} \end{aligned}

il vient immédiatement pour la résistance R_\Omega :

\begin{aligned} R_\Omega &= \frac{U}{I} = \frac{\dfrac{j h}{\gamma}}{j S} \end{aligned}

soit finalement :

\boxed{R_\Omega = \frac{h}{\gamma S}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Déduisez l'expression demandée sans vous perdre dans des démonstrations de cours superflues.

« correctement traitées même si certains candidats ont eu du mal à se détacher de la démonstration du cours et ont commencé par démontrer l’expression de la résistance électrique. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Notions : équation de diffusion, équation de la chaleur

Comment nomme-t-on ce type d'équation ? Préciser l'unité de .

Voir l'indice

Reconnaître une équation de diffusion unidimensionnelle et déduire la dimension de la diffusivité D par cohérence dimensionnelle spatio-temporelle.

Voir la réponse courte

Identification d'une équation de diffusion unidimensionnelle, où le coefficient de diffusion D est homogène à des \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

L'équation admise :

D \frac{\partial^2 \vec{j}(x, t)}{\partial x^2} = \frac{\partial \vec{j}(x, t)}{\partial t}

est une équation de diffusion (également appelée équation de la chaleur ou équation de Fick unidimensionnelle).

Pour déterminer l'unité de D, réalisons une analyse dimensionnelle :

[D]\,\frac{[j]}{L^2} = \frac{[j]}{T} \iff [D] = L^2\cdot T^{-1}

Dans le Système International d'unités (SI), l'unité de D est donc le :

\boxed{\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas les équations de diffusion, de propagation et de conservation.

« le nom de l’équation a pu poser problème. Il y a souvent confusion entre les notions de diffusion et de propagation, voire parfois de conservation. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : effet de peau, valeur efficace

Définir, à l'aide d'une intégrale double, l'expression de l'intensité instantanée du courant transporté par ce conducteur. On donne une primitive : de la fonction . En déduire l'expression de la valeur efficace de ce courant en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer le flux de \vec{j}(x,t) à travers la section infinie en x et d'épaisseur p en z à l'aide de la primitive fournie, puis extraire l'amplitude et la valeur efficace du signal sinusoïdal.

Voir la stratégie
  1. Identifier la section droite traversée par les lignes de courant afin d'exprimer le flux du vecteur densité volumique de courant sous forme d'intégrale double.
  2. Calculer cette intégrale à l'aide de la primitive fournie en prenant garde aux bornes d'intégration en x \in [0, +\infty[ et z \in [0, p].
  3. Identifier l'amplitude du courant sinusoïdal obtenu pour en déduire sa valeur efficace I_{\text{eff}} = I_{\max}/\sqrt{2}.
Voir la réponse courte

Intégration de la densité de courant sur la section semi-infinie et détermination de la valeur efficace I_{\text{eff}} = j_0 p \delta / 2.

Voir le corrigé complet

Le courant circule selon l'axe (Oy), puisque \vec{j}(x,t) = j(x,t)\,\vec{e}_y. La section droite \Sigma du conducteur est donc située dans le plan (xOz), définie par x \in [0, +\infty[ et z \in [0, p].

En orientant l'élément de surface selon \vec{e}_y, soit d\vec{S} = dx\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_y, l'intensité instantanée i(t) s'exprime comme le flux du vecteur densité volumique de courant à travers \Sigma :

i(t) = \iint_{\Sigma} \vec{j}(x,t) \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \int_{z=0}^p \mathrm{d}z \int_{x=0}^{+\infty} j(x,t)\,\mathrm{d}x

En remplaçant par l'expression de \vec{j}(x,t) :

\begin{aligned} i(t) &= p\,j_0 \int_{0}^{+\infty} e^{-x/\delta} \cos\left(\omega t - \frac{x}{\delta}\right) \mathrm{d}x \\ &= p\,j_0 \Big[ F(x) \Big]_0^{+\infty} \end{aligned}

D'après la primitive fournie par l'énoncé, comme \lim_{x \to +\infty} e^{-x/\delta} = 0, on a \lim_{x \to +\infty} F(x) = 0. Il vient alors :

\begin{aligned} i(t) &= p\,j_0 \left(0 - F(0)\right) \\ &= -p\,j_0 \left( -\frac{\delta}{\sqrt{2}} \cos\left(\omega t - \frac{\pi}{4}\right) \right) \\ &= \frac{p\,j_0\,\delta}{\sqrt{2}} \cos\left(\omega t - \frac{\pi}{4}\right) \end{aligned}

Le courant obtenu est sinusoïdal d'amplitude :

I_{\max} = \frac{p\,j_0\,\delta}{\sqrt{2}}

Pour un régime sinusoïdal, la valeur efficace est reliée à l'amplitude par I_{\text{eff}} = \frac{I_{\max}}{\sqrt{2}}, d'où :

\boxed{I_{\text{eff}} = \frac{p\,j_0\,\delta}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez le calcul intégral jusqu'au bout sans erreur en exploitant la primitive fournie.

« les correcteurs ont valorisé les candidats capables de mener le calcul complet sans erreur d’autant que la primitive était donnée par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, effet joule

Rappeler l'expression de la puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule dans un conducteur ohmique. L'intégration de cette grandeur sur le volume du conducteur, non demandée ici, permet de déterminer l'expression de la puissance moyenne dissipée par effet Joule dans ce conducteur : . Exprimer la résistance du conducteur en fonction de , , et et interpréter la dénomination « épaisseur de peau » associée à la grandeur .

Voir l'indice

Rappeler \mathcal{P}_v = \vec{j} \cdot \vec{E}, puis identifier la résistance à partir de P_{\text{Joule}} = R I_{\text{eff}}^2 pour justifier que le courant ne circule pratiquement que sur une épaisseur \delta sous la surface.

Voir la réponse courte

Rappel de \mathcal{P}_v = j^2/\gamma, identification R = h/(\gamma p \delta) et interprétation de \delta comme profondeur de pénétration des courants.

Voir le corrigé complet

La puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule dans un conducteur ohmique s'écrit :

\mathcal{P}_{v,\text{Joule}} = \vec{\jmath} \cdot \vec{E} = \frac{\vec{\jmath}^{\,2}}{\gamma}

Par définition de la résistance équivalente R en régime sinusoïdal, la puissance moyenne dissipée par effet Joule est liée à la valeur efficace de l'intensité du courant par :

P_{\text{Joule}} = R\,I_{\text{eff}}^2

D'après la question Q6, l'intensité efficace vaut I_{\text{eff}} = \dfrac{p\,j_0\,\delta}{2}. Par conséquent :

\begin{aligned} R &= \frac{P_{\text{Joule}}}{I_{\text{eff}}^2} \\ &= \frac{\dfrac{j_0^2 p h \delta}{4\gamma}}{\left(\dfrac{p j_0 \delta}{2}\right)^2} = \frac{j_0^2 p h \delta}{4\gamma} \times \frac{4}{p^2 j_0^2 \delta^2} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{R = \frac{h}{\gamma p \delta}}

En comparant cette expression à celle de la résistance d'un conducteur cylindrique de section uniforme S (Q4), R_\Omega = \dfrac{h}{\gamma S}, tout se passe comme si le courant ne circulait uniformément que dans une tranche superficielle de section efficace :

S_{\text{eff}} = p \times \delta

La grandeur \delta correspond donc à la profondeur effective de pénétration du courant le long de l'axe Ox sous l'effet du terme d'amortissement exponentiel \mathrm{e}^{-x/\delta}. Le courant reste confiné dans une fine couche en surface du conducteur, d'où la dénomination d'« épaisseur de peau ».

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective ayant obtenu relativement peu de bonnes réponses.

« relativement peu de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet joule, conducteur parfait

Que peut-on dire de dans le cas d'une conductivité infinie ? D'une conductivité nulle ?

Voir l'indice

Analyser la limite de l'expression de la puissance Joule moyenne lorsque la conductivité tend vers l'infini (conducteur parfait) puis vers zéro, à courant efficace fixé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne dissipée par effet Joule P_{\text{Joule}} en fonction de la valeur efficace imposée I_{\text{eff}} et des paramètres du problème, notamment la conductivité \gamma.
  2. Étudier les limites mathématiques et physiques lorsque \gamma \to +\infty puis lorsque \gamma \to 0.
Voir la réponse courte

Lorsque \gamma \to \infty, l'effet Joule tend vers zéro (conducteur parfait) ; de même si \gamma \to 0 faute de courant transporté.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q6 et Q7, pour un courant de valeur efficace I_{\text{eff}} fixée, la puissance moyenne dissipée par effet Joule s'écrit :

P_{\text{Joule}} = R \, I_{\text{eff}}^2 = \frac{h}{\gamma p \delta} I_{\text{eff}}^2

En remplaçant l'épaisseur de peau par son expression \delta = \sqrt{\dfrac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}, il vient :

P_{\text{Joule}} = \frac{h}{p} \sqrt{\frac{\mu_0 \omega}{2\gamma}} \, I_{\text{eff}}^2

1. Cas d'une conductivité infinie (\gamma \to +\infty) :

\lim_{\gamma \to +\infty} P_{\text{Joule}} = 0

Pour un conducteur parfait (\gamma \to +\infty), la résistance tend vers zéro et le champ électrique à l'intérieur du matériau s'annule : la puissance dissipée par effet Joule est nulle.

2. Cas d'une conductivité nulle (\gamma \to 0) :

\lim_{\gamma \to 0} P_{\text{Joule}} = +\infty

Un matériau de conductivité nulle est un isolant parfait. Pour y maintenir un courant d'intensité efficace I_{\text{eff}} non nulle, il faudrait appliquer un champ électrique infini (ou une tension infinie), ce qui conduirait à une puissance dissipée par effet Joule infinie. En pratique, aucun courant ne peut circuler.

\boxed{\text{Si } \gamma \to +\infty, \; P_{\text{Joule}} \to 0 \quad \text{et si } \gamma \to 0, \; P_{\text{Joule}} \to +\infty}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous avec soin sur les données fournies dans le texte de l'énoncé.

« questions qualitatives s’appuyant sur des données d’énoncé. Seule la détermination de α a posé problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, résistance

Comparer à haute et à basse fréquences. La résistance du conducteur dépend de la fréquence suivant la loi : , où est une fréquence de référence quelconque. Déterminer la valeur de l'exposant .

Voir l'indice

Exprimer la dépendance de l'épaisseur de peau \delta vis-à-vis de la pulsation \omega = 2\pi f pour en déduire la loi de puissance reliant la résistance à la fréquence.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne dissipée par effet Joule P_{\text{Joule}} en fonction de la résistance R et de la fréquence f à valeur efficace I_{\text{eff}} fixée.
  2. En déduire l'évolution qualitative et la comparaison de P_{\text{Joule}} à basse et haute fréquences via l'épaisseur de peau \delta.
  3. Expliciter la dépendance en fréquence de R(f) pour identifier la valeur de l'exposant \alpha.
Voir la réponse courte

Comme \delta \propto f^{-1/2}, la résistance croît en f^{1/2} d'où \alpha = 1/2, augmentant significativement les pertes Joule en haute fréquence.

Voir le corrigé complet

À intensité efficace I_{\text{eff}} fixée, la puissance moyenne dissipée par effet Joule s'écrit :

P_{\text{Joule}} = R \, I_{\text{eff}}^2

D'après les résultats de la question Q7, la résistance s'exprime par :

R = \frac{h}{\gamma p \delta}

avec l'épaisseur de peau :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} = \sqrt{\frac{1}{\pi \mu_0 \gamma f}}

On en déduit l'expression de la résistance et de la puissance dissipée en fonction de la fréquence f :

\begin{aligned} R(f) &= \frac{h}{p}\sqrt{\frac{\pi \mu_0}{\gamma}} \, \sqrt{f} \\ P_{\text{Joule}}(f) &= \frac{h}{p}\sqrt{\frac{\pi \mu_0}{\gamma}} \, I_{\text{eff}}^2 \, \sqrt{f} \end{aligned}

Comparaison à haute et basse fréquences :

  • À haute fréquence (f élevée), l'épaisseur de peau \delta est très faible. Le courant se concentre sur une bande superficielle très étroite, ce qui restreint la section utile de conduction : la résistance effective augmente et la puissance dissipée par effet Joule est donc plus élevée qu'à basse fréquence.
  • À basse fréquence (f faible), l'épaisseur de peau \delta est plus grande, le courant pénètre plus profondément dans l'épaisseur du matériau, la résistance apparente est plus faible et la puissance dissipée par effet Joule est plus faible.

Détermination de l'exposant \alpha :

Le rapport des résistances entre une fréquence quelconque f et une fréquence de référence f_0 s'écrit :

\frac{R(f)}{R(f_0)} = \frac{\sqrt{f}}{\sqrt{f_0}} = \left(\frac{f}{f_0}\right)^{1/2}

Par identification avec la relation proposée R(f) = R(f_0) \left(\frac{f}{f_0}\right)^\alpha, on obtient :

\boxed{\alpha = \frac{1}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination du paramètre alpha a posé difficulté aux candidats.

« questions qualitatives s’appuyant sur des données d’énoncé. Seule la détermination de α a posé problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie II : Machine à Courant Continu (M.C.C.)

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : machine à courant continu, induit

Quel couple de bornes A ou B correspond a priori aux enroulements de l'induit ? Aux enroulements de l'inducteur ?

Voir l'indice

Se référer aux indications du texte : l'inducteur est formé de très nombreuses spires de fil fin (forte résistance et inductance), alors que l'induit doit laisser passer un courant fort (faible résistance).

Voir la stratégie

Pour identifier les bornes de chaque enroulement, on s'appuie sur la description technologique de la machine fournie par le texte introductif et sur l'ordre de grandeur des grandeurs électriques (R et L).

Voir la réponse courte

L'induit présente la plus faible résistance pour limiter les pertes par effet Joule sous fort courant d'alimentation.

Voir le corrigé complet

D'après le texte introductif :

  • L'inducteur est constitué d'un grand nombre de spires N en série et fonctionne sous un courant d'excitation i_{\text{exc}} de faible intensité. L'inductance propre d'un bobinage étant proportionnelle au carré du nombre de spires (L \propto N^2) et la résistance augmentant avec la longueur totale de fil en série, l'inducteur présente une résistance R et une inductance L élevées.
  • L'induit (rotor) est constitué de spires montées en parallèle, destinées à être traversées par un courant d'induit I élevé. Pour limiter les pertes Joule dissipées (\mathcal{P}_{\text{Joule}} = R I^2) et maximiser le rendement, la résistance de l'induit doit être la plus faible possible. Son inductance est également nettement plus faible que celle de l'inducteur.

Les mesures du tableau 1 montrent que :

R_A \ll R_B \quad \text{et} \quad L_A \ll L_B

avec R_A \sim {5\,\mathrm{\Omega}}, L_A \sim {3\,\mathrm{mH}} et R_B \sim {100\,\mathrm{\Omega}}\text{ à }{900\,\mathrm{\Omega}}, L_B \sim {0{,}5\,\mathrm{H}}\text{ à }{0{,}8\,\mathrm{H}}.

On en déduit donc que :

\boxed{\text{Le couple A correspond à l'induit et le couple B correspond à l'inducteur.}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, loi de faraday, loi de lenz

Comment expliquez-vous que les résistances puissent augmenter avec la fréquence ? En électromagnétisme, rappeler l'équation locale de Maxwell-Faraday ainsi que la loi de Lenz. Comment expliquez-vous que les inductances puissent diminuer avec la fréquence ?

Voir l'indice

Relier la hausse de résistance à la restriction de section efficace imposée par l'effet de peau. Relier la baisse d'inductance à l'apparition de courants induits (courants de Foucault) s'opposant aux variations de flux magnétique.

Voir la réponse courte

L'effet de peau accroît la résistance ; les courants de Foucault induits (loi de Lenz) s'opposent aux variations de flux, réduisant l'inductance.

Voir le corrigé complet

1. Augmentation de la résistance avec la fréquence :

  • Effet de peau (établi en partie I) : lorsque la fréquence f augmente, la pulsation \omega augmente et l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \gamma \omega)} diminue. Les courants sont refoulés vers la périphérie des conducteurs du bobinage. La section efficace de passage du courant diminue, ce qui augmente la résistance effective (R \propto 1/\delta \propto \sqrt{f}).
  • Pertes fer : les pertes par courants de Foucault et par hystérésis dans le circuit magnétique en fer augmentent avec la fréquence et sont modélisées par une résistance équivalente série croissante.

2. Équation de Maxwell-Faraday et loi de Lenz :

  • L'équation locale de Maxwell-Faraday relie la circulation du champ électrique à la variation temporelle du champ magnétique :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Loi de Lenz : « Les phénomènes d'induction ont des effets qui s'opposent à la cause qui leur donne naissance. »

3. Diminution de l'inductance avec la fréquence :

  • D'après l'équation de Maxwell-Faraday, la variation temporelle du champ magnétique créé par le courant principal induit un champ électrique, lequel génère des courants induits (courants de Foucault) au sein du noyau magnétique et des conducteurs.
  • D'après la loi de Lenz, ces courants induits créent un champ magnétique induit qui s'oppose au champ magnétique inducteur (effet d'écran magnétique).
  • Le champ magnétique résultant et le flux magnétique total \Phi embrassé par l'enroulement pour un courant I donné diminuent donc lorsque la fréquence augmente. Puisque l'inductance propre est définie par L = \Phi / I, la valeur de L diminue lorsque la fréquence augmente.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Mobilisez les résultats de la première partie et ne confondez pas la loi de Lenz avec celle de Faraday.

« cette question a posé problème. Les candidats ont oublié les résultats de la première partie et surtout il y a une grosse confusion entre la loi de Lenz et la loi de Faraday. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : machine à courant continu, constante de temps

Justifier la nécessité de bloquer le rotor de la M.C.C.. Évaluer alors les valeurs de la résistance , de l'inductance et de la constante de temps électrique de l'association alimentation-M.C.C.. Ces valeurs sont-elles compatibles avec les relevés de la première expérience ?

Voir l'indice

Bloquer le rotor permet d'annuler la force contre-électromotrice induite de rotation. Identifier ensuite la résistance par la valeur asymptotique I_\infty = V_0/R et la constante de temps à 63% de la réponse indicielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi des mailles de l'induit en tenant compte de la force contre-électromotrice (f.c.é.m.) pour justifier le blocage du rotor.
  2. Exploiter le régime permanent de la réponse indicielle pour déterminer la résistance R, puis la constante de temps \tau'_e par la méthode des 63\,\% ou de la tangente à l'origine, et en déduire l'inductance L.
  3. Comparer les grandeurs obtenues aux valeurs mesurées pour le couple A dans le tableau 1.
Voir la réponse courte

Le blocage du rotor annule la f.c.e.m. induite ; calcul de R, L et \tau'_e = L/R, confrontés aux données expérimentales.

Voir le corrigé complet

1. Nécessité de bloquer le rotor

L'équation électrique régissant l'induit d'une machine à courant continu s'écrit :

u(t) = R\,i(t) + L\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t) + e(t)

où e(t) = k\,\Omega(t) est la f.c.é.m. induite par la rotation du rotor à la vitesse angulaire \Omega(t).

Si le rotor est libre de tourner, l'échelon de tension entraîne une mise en mouvement mécanique, ce qui fait apparaître e(t) \neq 0 et couple la dynamique électrique à la dynamique mécanique. En bloquant le rotor, on impose \Omega = 0, donc e(t) = 0 à tout instant. L'induit se comporte alors comme un simple dipôle passif (R, L) série, ce qui permet d'identifier directement ses paramètres électriques intrinsèques.

2. Évaluation des grandeurs R, \tau'_e et L

Pour un échelon de tension V_0 = 10\text{ V} appliqué à un dipôle (R, L) avec une condition initiale de courant nul, la réponse en courant s'écrit :

I_A(t) = I_{\max}\left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau'_e}\right) \quad \text{avec} \quad I_{\max} = \frac{V_0}{R} \quad \text{et} \quad \tau'_e = \frac{L}{R}
  • Résistance R : Sur la figure 4, l'asymptote en régime permanent donne :

    I_{\max} \approx 2{,}0\text{ A}

    On en déduit la résistance totale du circuit (alimentation, câbles et induit) :

    R = \frac{V_0}{I_{\max}} = \frac{10}{2{,}0} = 5{,}0\ \Omega
    \boxed{R \approx 5{,}0\ \Omega}
  • Constante de temps \tau'_e : À la date t = \tau'_e, le courant atteint 63\,\% de sa valeur finale :

    I_A(\tau'_e) = 0{,}63 \times 2{,}0\text{ A} \approx 1{,}26\text{ A}

    La lecture graphique sur la figure 4 pour I_A \approx 1{,}26\text{ A} (ou par l'intersection de la tangente à l'origine avec l'asymptote horizontale) donne :

    \boxed{\tau'_e \approx 0{,}7\text{ ms} = 7 \times 10^{-4}\text{ s}} \quad (\text{valeur comprise entre } 0{,}6\text{ ms et } 0{,}8\text{ ms})
  • Inductance L : On calcule ensuite l'inductance de l'enroulement :

    L = R\,\tau'_e = 5{,}0 \times 0{,}7 \times 10^{-3} = 3{,}5 \times 10^{-3}\text{ H}
    \boxed{L \approx 3{,}5\text{ mH}}

3. Compatibilité avec les relevés de la première expérience

D'après la question Q10, l'induit correspond au couple A, pour lequel les mesures à f = 120\text{ Hz} indiquent :

R_A = 4{,}61\ \Omega \quad \text{et} \quad L_A = 3{,}30\text{ mH}
  • La résistance R \approx 5{,}0\ \Omega est très proche de R_A = 4{,}61\ \Omega. L'écart résiduel d'environ 0{,}4\ \Omega s'explique naturellement par la résistance interne de l'alimentation, la résistance des fils de connexion et le contact balais-collecteur (l'énoncé précise bien qu'il s'agit de l'association « alimentation-M.C.C. »).
  • L'inductance L \approx 3{,}5\text{ mH} est en excellent accord avec L_A = 3{,}30\text{ mH}.

Les valeurs obtenues sont donc pleinement compatibles avec les relevés de la première expérience.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Comprenez la nécessité du blocage du rotor et posez rigoureusement l'équation électrique du système.

« cette question ouverte a été relativement bien traitée par ceux qui ont saisi la nécessité de bloquer le rotor. Les candidats posant avec rigueur l’équation électrique du système s’en sont mieux sortis. La détermination de L est plus délicate. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (20 % des questions, partie IV), Ondes électromagnétiques dans les milieux (13 %, partie I), Oxydoréduction et électrochimie (13 %, partie VI) et Conversion de puissance (12 %, parties II et V). Plus ponctuellement : Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Circuits électriques et régimes transitoires, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Atomistique, liaisons et cristallographie…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 13 questions sur 42 (31 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q13 à Q15, Q17, Q18, Q31 et Q36 à Q42. Avec les autres programmes de première année : 15 en MP2I, 10 en TSI1 et 17 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 40 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q31 (puissance mécanique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Questions de cours : Q1 (loi d'ohm locale), Q2 (loi de fourier), Q5 (équation de diffusion), Q7 (effet de peau), Q11 (effet de peau), Q17 (amplificateur linéaire intégré), Q19 (comparateur à hystérésis), Q23 (résistance thermique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (densité de courant), Q4 (résistance électrique), Q13 (pont diviseur de tension), Q15 (hacheur), Q18 (montage inverseur), Q20 (oscillateur de relaxation), Q24 (premier principe), Q25 (premier principe)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (34 sur 42), par exemple : Q1 à Q5, Q7 à Q11, Q13 à Q19, Q22 à Q27, Q29 et Q33 à Q42.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury signale de nombreuses questions de cours ou d'application directe et note que la plupart des candidats ont abordé les six parties, tout en qualifiant l'épreuve de sélective. Moyenne : 10/20 (écart-type 3,46, 5 085 présents).

Quelle surface d'échange latéral retenir pour l'ailette en Q28 ?

Prendre \mathrm{d}S = 2 b \, \mathrm{d}x. L'épaisseur e étant négligeable devant la largeur b, l'échange conducto-convectif avec l'air ambiant s'effectue principalement par les deux faces opposées de l'ailette (face supérieure et face inférieure).

Pourquoi doit-on bloquer le rotor de la machine en Q12 ?

Pour annuler la force contre-électromotrice induite e = k \Omega. En immobilisant le rotor (\Omega = 0), on supprime le couplage électromécanique afin d'identifier directement la résistance R et l'inductance L du bobinage à partir de la réponse électrique transitoire.

Pourquoi n'acidifie-t-on pas l'eau de Javel avant l'étape 3 en Q40 ?

Pour éviter un dégagement toxique de dichlore gazeux. En milieu acide, les ions hypochlorite \mathrm{ClO}^- et chlorure \mathrm{Cl}^- coexistant dans l'eau de Javel réagissent par médiamutation en formant du \mathrm{Cl}_2 volatil, ce qui fausserait la quantité d'oxydant dosée.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.