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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PSI 2022

Conception d'un prototype de machine à pancakes

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique des fluides, Transformations chimiques, Électromagnétisme · 10 incontournables · 6 questions de première année
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Ce sujet pluridisciplinaire d'ingénierie culinaire aborde la conception globale d'un appareil automatisé de cuisson de pancakes à travers trois parties thématiques totalement indépendantes. La première partie propose une étude complète du chauffage par induction, débutant par un onduleur autonome alimentant une charge RLC à la résonance, suivie du calcul des courants de Foucault et d'une analyse thermique en régime stationnaire. La deuxième partie s'intéresse à la mécanique des fluides du déversoir de pâte, confrontant un modèle de fluide parfait non visqueux à un modèle tenant compte des pertes de charge régulières de Darcy-Weisbach en écoulement laminaire. Enfin, la troisième partie analyse l'hydrodynamique visqueuse d'un film de sirop d'érable entraîné par un cylindre en rotation, avant d'aborder la physico-chimie du saccharose (thermochimie, cinétique d'inversion et abaissement cryoscopique).

Très guidé et particulièrement fidèle aux exigences du programme de PSI, ce sujet constitue un excellent support de révision transversal. Il met en jeu une riche variété de méthodes classiques du cours : adaptation de fréquence sur charge oscillante, équations locales et intégrales de l'électromagnétisme, bilans macroscopiques et microscopiques de transport, ainsi que l'utilisation rigoureuse des potentiels chimiques en solution idéale.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Très partiellement en PCSI, MPSI et PTSI : 6 questions sur 41.

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q1, Q16 et Q26 : Les trois parties portant sur le chauffage par induction, le déversoir de pâte et le sirop d'érable sont totalement indépendantes et peuvent être traitées séparément.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

41 questions
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Partie I : Chauffage des poêles par induction

I.1 · Onduleur RLC série

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : onduleur, source de courant, continuité du courant

Rappeler brièvement l'objectif d'un onduleur. Préciser si la charge RLC série est une source de courant ou de tension en justifiant la continuité d'une grandeur électrique dans ce circuit.

Voir l'indice

Rappeler le rôle d'un onduleur (conversion continu-alternatif) et justifier que la présence de la bobine d'inductance L impose la continuité de i(t), conférant à la charge un comportement de source de courant.

Voir la stratégie
  1. Définir la fonction de conversion d'énergie électrique réalisée par un onduleur (nature des grandeurs d'entrée et de sortie).
  2. Analyser les composants réactifs de la charge RLC série pour identifier la grandeur électrique d'état continue lors des commutations, et en déduire la nature de la charge au sens de l'électronique de puissance.
Voir la réponse courte

L'onduleur convertit une tension continue en tension alternative ; la bobine imposant la continuité du courant i, la charge RLC série est une source de courant.

Voir le corrigé complet

Un onduleur est un convertisseur statique continu-alternatif (DC/AC). Il permet de convertir une grandeur continue (tension ou courant) en une grandeur alternative (périodique de valeur moyenne nulle ou non, et de fréquence ajustable).

La charge est constituée d'une association RLC série comprenant une bobine d'inductance L. L'énergie emmagasinée sous forme magnétique dans cette bobine vaut :

\mathcal{E}_L(t) = \frac{1}{2} L \, i(t)^2

Pour une puissance finie échangée par la bobine, cette énergie est une fonction continue du temps. En conséquence, l'intensité du courant i(t) circulant dans la bobine — et donc dans toute la branche série — est une grandeur continue.

Puisqu'un élément ou un dipôle imposant la continuité de son courant se comporte vis-à-vis des commutations comme une source de courant :

\boxed{\text{La charge } RLC \text{ série est de nature source de courant.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas inverser le rôle d'un onduleur ni à confondre signal alternatif et sinusoïdal.

« plusieurs candidats qui inversent la transformation effectuée par un onduleur. »

« Certains candidats confondent signal alternatif et signal sinusoïdal. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : onduleur, signal créneau

Tracer soigneusement la courbe sur deux périodes.

Voir l'indice

Tracer un signal en créneaux symétriques prenant la valeur +E sur les demi-périodes où K_1 et K_3 conduisent, et -E sur les demi-périodes où K_2 et K_4 sont fermés.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état des interrupteurs sur chaque demi-période pour déterminer le potentiel électrique de chaque borne de la charge par rapport à la masse.
  2. En déduire la valeur de la tension u(t) selon la convention choisie sur le schéma.
  3. Tracer le créneau obtenu sur l'intervalle [0, 2T] en faisant apparaître clairement les grandeurs caractéristiques (E, -E, T/2, T, etc.).
Voir la réponse courte

Tracé de la tension en créneau bipolaire de niveaux +E et -E de rapport cyclique 1/2 sur deux périodes.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2, la flèche représentant la tension u(t) est orientée de la droite vers la gauche, ce qui correspond à la différence de potentiel :

u(t) = V_{\text{gauche}}(t) - V_{\text{droite}}(t)

Étudions la tension u(t) sur une période T :

  • Pour t \in \left[nT, \left(n+\frac{1}{2}\right)T\right[ (n \in \mathbb{N}) : K_1 et K_3 sont fermés tandis que K_2 et K_4 sont ouverts. Le point situé à gauche de la charge est relié au pôle positif du générateur (V_{\text{gauche}} = E), et le point situé à droite est relié au pôle négatif (V_{\text{droite}} = 0). Il vient :

    u(t) = +E
  • Pour t \in \left[\left(n+\frac{1}{2}\right)T, (n+1)T\right[ : K_2 et K_4 sont fermés tandis que K_1 et K_3 sont ouverts. Le point gauche est relié au pôle négatif (V_{\text{gauche}} = 0) et le point droit au pôle positif (V_{\text{droite}} = E). Il vient :

    u(t) = -E

La tension u(t) est donc un signal en créneau alternatif, symétrique, de période T, d'amplitude E et de valeur moyenne nulle.

Voir ce qu'a relevé le jury

Graduez précisément les axes et veillez à ne pas inverser les valeurs E et -E.

« Des inversions entre les tensions E et −E. »

« Certains candidats, heureusement peu nombreux, n’indiquent aucune valeur sur les axes. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rlc série, équation différentielle canonique, facteur de qualité

Écrire l'équation différentielle liant à tout instant , la tension et l'intensité du courant et la mettre sous la forme canonique :

On explicitera les expressions de (facteur de qualité) et de (pulsation propre) en fonction de , et .

Voir l'indice

Appliquer la loi des mailles au circuit RLC série u(t) = L\,\mathrm{d}i/\mathrm{d}t + R\,i(t) + u_C(t), puis dériver la relation par rapport au temps sachant que i = C\,\mathrm{d}u_C/\mathrm{d}t.

Voir la réponse courte

Loi des mailles dérivée par rapport au temps pour obtenir la forme canonique avec \omega_0 = 1/\sqrt{LC} et Q = \frac{1}{R}\sqrt{L/C}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi des mailles appliquée à l'association série représentée sur la figure 3, en convention récepteur pour chaque dipôle :

u(t) = u_L(t) + u_C(t) + u_R(t)

Les relations constitutives des composants s'écrivent :

u_L(t) = L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}, \qquad i(t) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}, \qquad u_R(t) = R i(t)

En dérivant la loi des mailles par rapport au temps t, il vient :

\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = L \frac{\mathrm{d}^2 i}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + R \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = L \frac{\mathrm{d}^2 i}{\mathrm{d}t^2} + R \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{C} i

En divisant cette relation par l'inductance L, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 i}{\mathrm{d}t^2} + \frac{R}{L} \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC} i = \frac{1}{L} \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}

Par identification terme à terme avec la forme canonique demandée :

\frac{\mathrm{d}^2 i}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q} \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 i = \frac{1}{L} \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}

on identifie la pulsation propre \omega_0 et le facteur de qualité Q :

\omega_0^2 = \frac{1}{LC} \implies \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}

puis :

\frac{\omega_0}{Q} = \frac{R}{L} \implies Q = \frac{L\omega_0}{R} = \boxed{\frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez les relations constitutives des dipôles passifs et soignez la notation de la dérivée seconde.

« Certains candidats ne maîtrisent pas les relations courant-tension des dipôles passifs R, L et C. »

« Attention également à soigner la notation d’une dérivée seconde : d2i/dt2. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : admittance complexe, fonction de transfert, équivalent asymptotique

Préciser la dimension de , puis l'exprimer en fonction de , , et de . Déterminer le comportement de son module pour les grandes et les petites pulsations.

Voir l'indice

Remarquer que \underline{H}(\mathrm{j}\omega) est une admittance complexe homogène à des siemens (\Omega^{-1}), et factoriser par R au dénominateur avant d'étudier les limites \omega \to 0 et \omega \to \infty.

Voir la réponse courte

\underline{H} = \underline{I}/\underline{U} est une admittance (en \Omega^{-1}) de la forme \frac{1/R}{1+\mathrm{j}Q(\omega/\omega_0 - \omega_0/\omega)}, tendant vers 0 en 0 et l'infini.

Voir le corrigé complet

Par définition, la fonction de transfert s'écrit :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{\underline{i}(t)}{\underline{u}(t)}

Elle est le rapport d'une intensité sur une tension : elle est homogène à l'inverse d'une résistance, c'est-à-dire à une admittance (de dimension [I]\cdot[U]^{-1}, dont l'unité SI est le siemens \mathrm{S} = \mathrm{\Omega^{-1}}).

L'impédance complexe de l'association RLC série est :

\underline{Z}(\mathrm{j}\omega) = R + \mathrm{j}L\omega + \frac{1}{\mathrm{j}C\omega} = R + \mathrm{j}\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)

En utilisant les définitions obtenues à la question Q3, \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} et Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}} = \frac{L\omega_0}{R} = \frac{1}{RC\omega_0}, la partie imaginaire se factorise sous la forme :

L\omega - \frac{1}{C\omega} = R \left( \frac{L\omega_0}{R}\frac{\omega}{\omega_0} - \frac{1}{RC\omega_0}\frac{\omega_0}{\omega} \right) = RQ\left(\frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega}\right)

On en déduit l'expression canonique de la fonction de transfert :

\boxed{\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{1}{R}\frac{1}{1 + \mathrm{j}Q\left(\dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega}\right)}}

Le module G(\omega) = |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| s'écrit alors :

G(\omega) = \frac{1}{R}\frac{1}{\sqrt{1 + Q^2\left(\dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega}\right)^{\!2}}}

Étudions les comportements asymptotiques de G(\omega) :

  • Petites pulsations (\omega \to 0) :

    \frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega} \sim -\frac{\omega_0}{\omega} \implies G(\omega) \sim \frac{1}{RQ}\frac{\omega}{\omega_0} = C\omega \xrightarrow[\omega \to 0]{} 0
  • Grandes pulsations (\omega \to +\infty) :

    \frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega} \sim \frac{\omega}{\omega_0} \implies G(\omega) \sim \frac{1}{RQ}\frac{\omega_0}{\omega} = \frac{1}{L\omega} \xrightarrow[\omega \to +\infty]{} 0

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Respectez la forme demandée pour la fonction de transfert et ne confondez pas dimension et ordre du filtre.

« De nombreux candidats ne donnent pas l’expression de H sous la bonne forme : l’énoncé précise bien de l’exprimer en fonction de R, ω, ω0 et Q. »

« Plusieurs confusions entre dimension d’une grandeur et ordre d’un filtre. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance en courant, admittance complexe

Déterminer littéralement puis numériquement la valeur maximale de .

Voir l'indice

Rechercher la condition d'annulation de la partie imaginaire au dénominateur pour maximiser le module G(\omega) et en déduire G_{\max} = 1/R.

Voir la réponse courte

À la résonance \omega = \omega_0, la partie imaginaire s'annule et le gain est maximal : G_{\max} = 1/R.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q4, le module de la fonction de transfert s'écrit :

G(\omega) = \frac{1}{R} \frac{1}{\sqrt{1 + Q^2 \left( \frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega} \right)^2}}

Le terme sous le radical est la somme de 1 et d'un carré positif ou nul. Le dénominateur atteint donc son minimum, égal à 1, lorsque :

\frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega} = 0 \iff \omega = \omega_0

La fonction G(\omega) présente ainsi un maximum strict à la résonance en intensité (\omega = \omega_0), dont la valeur maximale est :

\boxed{G_{\max} = \frac{1}{R}}

Application numérique : avec R = 7{,}0\ \Omega,

G_{\max} = \frac{1}{7{,}0} \approx {0{,}14}\ \Omega^{-1} = {0{,}14}\ \mathrm{S}
\boxed{G_{\max} \approx 0{,}14\ \mathrm{S}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à définir rigoureusement la valeur maximale du gain.

« Quelques définitions douteuses de Gmax. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-bande, résonance, harmonique

Caractériser le filtrage réalisé (nature, ordre). Justifier l'intérêt d'ajuster la période du signal de commande afin d'avoir . Calculer numériquement la fréquence associée.

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Identifier la nature passe-bande d'ordre 2 du filtre d'admittance et expliquer qu'à \omega = \omega_0, l'impédance de la charge est purement résistive et minimale, maximisant ainsi l'intensité du courant pour une tension donnée.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du filtre à partir des comportements asymptotiques et du maximum de son gain obtenus aux questions Q4 et Q5, ainsi que son ordre via le degré du dénominateur en \mathrm{j}\omega.
  2. Analyser le spectre de la tension d'entrée u(t) (créneau symétrique) et relier le choix \omega = \omega_0 au filtrage des harmoniques et à la maximisation de l'amplitude du courant.
  3. Exprimer littéralement la fréquence de résonance f = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}} avant de réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Filtre passe-bande du second ordre ; caler la commande sur \omega_0 maximise le courant au fondamental tout en filtrant les harmoniques.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q4 et Q5, le module du gain vérifie :

\lim_{\omega \to 0} G(\omega) = 0, \quad \lim_{\omega \to +\infty} G(\omega) = 0 \quad \text{et} \quad G(\omega_0) = G_{\max} = \frac{1}{R}

De plus, en multipliant le numérateur et le dénominateur de \underline{H}(\mathrm{j}\omega) par \mathrm{j}\omega, on obtient :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{\frac{\mathrm{j}\omega}{L}}{\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{j}\frac{\omega_0}{Q}\omega}

Le dénominateur est un polynôme du second degré en \mathrm{j}\omega : il s'agit donc d'un filtre passe-bande du deuxième ordre.

La tension u(t) délivrée par l'onduleur est un signal créneau symétrique alternatif (question Q2). Sa décomposition en série de Fourier ne comporte que la pulsation fondamentale \omega et des harmoniques de rangs impairs (3\omega, 5\omega, etc.). Ajuster la commande pour avoir \omega = \omega_0 présente un double intérêt :

  • Maximiser l'amplitude du courant : le gain est maximal à la pulsation propre (G(\omega_0) = 1/R), ce qui maximise le courant efficace traversant la bobine et donc la puissance thermique dissipée pour chauffer la poêle ;
  • Obtenir un courant quasi-sinusoïdal : le filtre passe-bande atténue fortement les harmoniques d'ordre supérieur (3\omega_0, 5\omega_0, etc.), ce qui justifie l'hypothèse du premier harmonique et la forme sinusoïdale i(t) \approx I_0 \cos(\omega_0 t) adoptée dans la suite.

La fréquence f associée à cette résonance s'exprime par :

f = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}}

Avec L = 0{,}25\text{ mH} = 0{,}25 \times 10^{-3}\text{ H} et C = 68\text{ nF} = 68 \times 10^{-9}\text{ F} :

f = \frac{1}{2\pi\sqrt{0{,}25 \times 10^{-3} \times 68 \times 10^{-9}}} \approx 3{,}9 \times 10^4\text{ Hz}
\boxed{f \approx 39\text{ kHz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Adaptez le nombre de chiffres significatifs et retenez qu'un filtre passe-bande ne peut être d'ordre 1.

« Plusieurs candidats donnent un résultat avec 5 chiffres significatifs ou plus, ce qui n’est pas pertinent ici. »

« notamment, un filtre passe-bande ne peut pas être d’ordre 1. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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I.2 · Puissance induite dans la poêle

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Induction et forces de Laplace

Notions : équation de maxwell-faraday, flux magnétique, théorème de stokes

Rappeler l'équation locale de Maxwell-Faraday. On donne le théorème de Stokes :

où désigne une surface s'appuyant sur le contour fermé . Obtenir une formulation globale de l'équation locale de Maxwell-Faraday.

Voir l'indice

Citer l'équation locale \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\partial\vec{B}/\partial t, puis intégrer le rotationnel sur une surface fixe s'appuyant sur un contour \mathcal{L} en appliquant le théorème de Stokes pour faire apparaître la dérivée temporelle du flux magnétique.

Voir la réponse courte

Intégration de \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\partial\vec{B}/\partial t sur une surface ouverte s'appuyant sur \mathcal{L} pour obtenir la circulation \oint \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t.

Voir le corrigé complet

L'équation locale de Maxwell-Faraday s'écrit :

\boxed{\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}

Soit une surface ouverte S fixe dans le référentiel d'étude, s'appuyant sur un contour fermé \mathcal{L} orienté selon la règle de la main droite relativement au vecteur surface \mathrm{d}\vec{S}.

En intégrant l'équation locale de Maxwell-Faraday sur la surface S, on obtient :

\begin{aligned} \iint_{S} \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} &= -\iint_{S} \frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \end{aligned}

D'une part, en appliquant le théorème de Stokes au membre de gauche :

\iint_{S} \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{L}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

D'autre part, la surface S étant géométriquement fixe dans le temps, l'opérateur de dérivation temporelle commute avec l'intégrale spatiale :

-\iint_{S} \frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

On en déduit la formulation intégrale (ou globale) de l'équation de Maxwell-Faraday :

\boxed{\oint_{\mathcal{L}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = -\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}}

En introduisant la force électromotrice induite e = \oint_{\mathcal{L}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} le long du contour \mathcal{L} et le flux magnétique \Phi = \iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} à travers la surface S, cette relation n'est autre que la loi de Faraday :

e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas le signe moins dans Maxwell-Faraday et utilisez bien une dérivée partielle temporelle.

« Des candidats oublient le signe moins dans l’équation de Maxwell-Faraday. »

« Certains écrivent une dérivée droite au lieu d’une dérivée partielle. »

Source : rapport du jury E3A 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : champ électrique induit, symétrie, loi de faraday

Déterminer en fonction de , , , , , et de .

Voir l'indice

Choisir comme contour un cercle de rayon r < a coaxial à la poêle et orienté selon \vec{u}_\theta, calculer la circulation de \vec{E} et l'égaler à la dérivée du flux magnétique traversant ce disque.

Voir la stratégie
  1. Choisir un contour circulaire fermé \mathcal{L} de rayon r \leqslant a, centré sur l'axe (Oz) et orienté par \vec{u}_\theta, en accord avec la symétrie cylindrique du problème.
  2. Exprimer la circulation du champ électrique induit \vec{E} = E(r, t)\vec{u}_\theta sur ce contour ainsi que le flux du champ magnétique \vec{B} à travers le disque s'appuyant sur \mathcal{L}.
  3. Appliquer la formulation globale de l'équation de Maxwell-Faraday établie à la question Q7 pour déterminer E(r,t).
Voir la réponse courte

Symétries cylindriques imposant \vec{E} = E(r,t)\vec{u}_\theta et application de la loi de Faraday sur un cercle de rayon r.

Voir le corrigé complet

Considérons un cercle \mathcal{L} de rayon r (r \leqslant a), situé dans le plan de la poêle, centré en O et orienté selon \vec{u}_\theta.

La circulation du champ électrique induit le long de ce contour s'écrit :

\oint_{\mathcal{L}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{0}^{2\pi} E(r, t)\,\vec{u}_\theta \cdot (r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta) = 2\pi r\, E(r, t)

La surface S délimitée par ce cercle est orientée par le vecteur normal \vec{u}_z selon la règle de la main droite. Le champ magnétique \vec{B} étant uniforme sur la section de la poêle, le flux magnétique traversant S vaut :

\Phi(t) = \iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \vec{B} \cdot (\pi r^2 \vec{u}_z) = \frac{\mu_0\mu_{\mathrm{r}} i(t)}{2R}\,\pi r^2

D'après la loi de Faraday établie à la question Q7 :

\oint_{\mathcal{L}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = -\frac{\pi\mu_0\mu_{\mathrm{r}} r^2}{2R} \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}

Avec i(t) = I_0 \cos(\omega t), la dérivée temporelle de l'intensité est :

\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = -\omega I_0 \sin(\omega t)

On en déduit :

2\pi r\, E(r, t) = \frac{\pi\mu_0\mu_{\mathrm{r}} \omega I_0 r^2}{2R} \sin(\omega t)

Soit finalement :

\boxed{E(r, t) = \frac{\mu_0\mu_{\mathrm{r}}I_0\omega r}{4R} \sin(\omega t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez clairement le contour d'intégration choisi pour éviter toute erreur de calcul du champ induit.

« Beaucoup de candidats ne précisent pas le contour choisi, à l’origine d’erreurs sur l’expression du champ électrique et sur les questions suivantes. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi d'ohm locale, effet joule volumique, courant de foucault

Ce champ électrique induit est responsable de courants de Foucault répartis dans tout le volume du conducteur. Exprimer leur densité de courant volumique en tout point de la poêle, puis la puissance volumique moyenne dissipée par effet Joule en fonction des données.

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma\,\vec{E}, puis calculer la puissance volumique instantanée p(r, t) = \vec{\jmath}\cdot\vec{E} = \gamma E^2 et prendre sa moyenne temporelle sur une période.

Voir la réponse courte

Densité de courant \vec{\jmath} = \gamma\vec{E}, puis puissance volumique moyenne dissipée par effet Joule p = \frac{1}{2}\gamma E_0^2(r) en régime sinusoïdal.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) et pour un conducteur ohmique fixe et isotrope de conductivité \gamma, la loi d'Ohm locale s'écrit :

\vec{\jmath} = \gamma \vec{E}

En utilisant l'expression du champ électrique induit obtenue à la question Q8, \vec{E}(r, t) = E(r, t)\,\vec{u}_{\theta}, le vecteur densité volumique de courant s'exprime en tout point de la poêle par :

\boxed{\vec{\jmath}(r, t) = \frac{\gamma \mu_0\mu_{\mathrm{r}} I_0 \omega r}{4R} \sin(\omega t)\,\vec{u}_{\theta}}

La puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule s'écrit :

\begin{aligned} p_J(r, t) &= \vec{\jmath}(r, t) \cdot \vec{E}(r, t) = \gamma E(r, t)^2 \\ &= \gamma \left(\frac{\mu_0\mu_{\mathrm{r}} I_0 \omega r}{4R}\right)^2 \sin^2(\omega t) \end{aligned}

En prenant la moyenne temporelle sur une période, avec \langle \sin^2(\omega t)\rangle = \frac{1}{2}, la puissance volumique moyenne p vaut :

\boxed{p(r) = \frac{\gamma (\mu_0\mu_{\mathrm{r}})^2 \omega^2 I_0^2 r^2}{32 R^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de la puissance volumique dissipée par effet Joule doit être maîtrisée.

« La puissance volumique dissipée par effet Joule n’est pas toujours connue. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : courant de foucault, effet joule, intégration volumique

En intégrant cette puissance volumique moyenne sur le volume de la poêle, montrer que la puissance moyenne totale induite s'écrit :

Voir l'indice

Intégrer la puissance volumique moyenne p(r) sur l'ensemble du volume cylindrique de la poêle en posant l'élément de volume \mathrm{d}\tau = 2\pi r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}z pour r \in [0, a] et z \in [0, e].

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'élément de volume \mathrm{d}\tau en coordonnées cylindriques pour la géométrie du cylindre modélisant la poêle (rayon a, épaisseur e).
  2. Intégrer la puissance volumique moyenne p(r) établie à la question Q9 sur l'ensemble du volume de la poêle.
Voir la réponse courte

Intégration de la puissance volumique p(r) \propto r^2 sur le disque de rayon a et d'épaisseur e pour trouver la puissance induite totale.

Voir le corrigé complet

La poêle est modélisée par un cylindre de rayon a et d'épaisseur e, invariant par rotation selon l'axe (Oz). L'élément de volume en coordonnées cylindriques s'écrit :

\mathrm{d}\tau = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}z

avec r \in [0, a], \theta \in [0, 2\pi] et z \in [0, e].

D'après la question Q9, la puissance volumique moyenne ne dépend que de la distance radiale r :

p(r) = \frac{\gamma (\mu_0\mu_{\mathrm{r}})^2 \omega^2 I_0^2}{32 R^2} \, r^2

La puissance moyenne totale induite dissipée par effet Joule dans la poêle s'obtient par intégration sur tout son volume :

\begin{aligned} P_{\mathrm{ind}} &= \iiint_{\text{poêle}} p(r)\,\mathrm{d}\tau \\ &= \int_{z=0}^{e} \mathrm{d}z \int_{\theta=0}^{2\pi} \mathrm{d}\theta \int_{r=0}^{a} p(r)\,r\,\mathrm{d}r \\ &= e \times 2\pi \times \frac{\gamma (\mu_0\mu_{\mathrm{r}})^2 \omega^2 I_0^2}{32 R^2} \int_{0}^{a} r^3\,\mathrm{d}r \end{aligned}

L'intégrale radiale vaut :

\int_{0}^{a} r^3\,\mathrm{d}r = \left[ \frac{r^4}{4} \right]_0^a = \frac{a^4}{4}

En regroupant les facteurs, on trouve :

P_{\mathrm{ind}} = 2\pi e \times \frac{\gamma (\mu_0\mu_{\mathrm{r}})^2 \omega^2 I_0^2}{32 R^2} \times \frac{a^4}{4}
\boxed{P_{\mathrm{ind}} = \frac{\pi(\mu_0\mu_{\mathrm{r}})^2 \gamma \omega^2 I_0^2 e a^4}{64 R^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Proposez une démonstration rigoureuse et honnête sans forcer le résultat fourni par le texte.

« Question bien réussie, sauf pour les candidats malhonnêtes qui cherchent à retrouver la formule de l’énoncé avec une formule fausse et des étapes erronées. »

Source : rapport du jury E3A 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : perméabilité relative, matériau ferromagnétique, courant de foucault

On dispose de poêles en aluminium et en fonte. Bien que l'aluminium soit environ 40 fois plus conducteur électriquement que la fonte, on choisira la poêle en fonte : pourquoi ?

Voir l'indice

Examiner la dépendance de la puissance induite P_{\mathrm{ind}} vis-à-vis des grandeurs du matériau : le terme en (\mu_r)^2 compense très largement la plus faible conductivité de la fonte ferromagnétique par rapport à l'aluminium paramagnétique (\mu_r \approx 1).

Voir la réponse courte

La puissance dépend de \mu_{\mathrm{r}}^2\gamma : la très grande perméabilité relative de la fonte ferromagnétique compense largement sa moindre conductivité électrique.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la puissance moyenne totale induite établie à la question Q10 :

P_{\mathrm{ind}} = \frac{\pi(\mu_0 \mu_{\mathrm{r}})^2 \gamma \omega^2 I_0^2 e a^4}{64 R^2} \propto \mu_{\mathrm{r}}^2 \gamma

La puissance dissipée par effet Joule varie donc proportionnellement à la conductivité électrique \gamma, mais de façon quadratique avec la perméabilité magnétique relative \mu_{\mathrm{r}} du matériau.

Comparons les grandeurs pour les deux matériaux :

  • La fonte est un matériau ferromagnétique caractérisé par \mu_{\mathrm{r}} = 80 et une conductivité \gamma_{\mathrm{fonte}}.
  • L'aluminium est un matériau non magnétique (paramagnétique), d'où \mu_{\mathrm{r}} \approx 1, bien que sa conductivité soit plus élevée : \gamma_{\mathrm{Al}} \approx 40\,\gamma_{\mathrm{fonte}}.

Le rapport des puissances induites vaut donc :

\frac{P_{\mathrm{ind}}(\text{fonte})}{P_{\mathrm{ind}}(\text{Al})} = \left(\frac{\mu_{\mathrm{r},\text{fonte}}}{\mu_{\mathrm{r},\text{Al}}}\right)^2 \times \frac{\gamma_{\mathrm{fonte}}}{\gamma_{\mathrm{Al}}} \approx \frac{80^2}{1^2} \times \frac{1}{40} = \frac{6\,400}{40} = 160
\boxed{\text{La puissance induite est environ 160 fois plus importante dans la poêle en fonte car } P_{\mathrm{ind}} \propto \mu_{\mathrm{r}}^2 \gamma.}

Le caractère ferromagnétique de la fonte compense ainsi largement sa conductivité électrique plus modeste.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La conductivité thermique de l'aluminium est en réalité supérieure à celle de la fonte.

« Plusieurs candidats pensent que la conductivité thermique de la fonte est plus élevée que celle de l’aluminium (non donnée dans l’énoncé) alors qu’il s’agit du contraire. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, épaisseur de peau

Comment se nomme cet effet ? Calculer numériquement en prenant pour la fréquence la valeur obtenue à la question Q6. En comparant cette taille à l'épaisseur typique d'une poêle, cet effet vous semble-t-il important à prendre en compte pour calculer la puissance induite ?

Voir l'indice

Nommer l'effet de peau (ou effet pelliculaire), calculer \delta numériquement et comparer sa valeur millimétrique à l'épaisseur standard d'une poêle pour conclure sur la nécessité d'en tenir compte.

Voir la stratégie
  1. Identifier le phénomène physique décrit par la pénétration restreinte d'un champ électromagnétique variable dans un conducteur.
  2. Effectuer l'application numérique de l'épaisseur de peau \delta à l'aide de la valeur de f trouvée à la question Q6 et des grandeurs données pour la fonte.
  3. Comparer \delta à l'épaisseur typique d'une poêle afin de discuter la validité de l'intégration volumique menée à la question Q10.
Voir la réponse courte

Effet de peau ; calcul de \delta = \sqrt{2/(\mu_0\mu_{\mathrm{r}}\gamma\omega)} comparé à l'épaisseur de la poêle pour juger de la validité de l'approximation.

Voir le corrigé complet

Ce phénomène de localisation des champs variables et des courants induits au voisinage de la surface d'un conducteur s'appelle l'effet de peau (ou effet pelliculaire).

D'après le résultat de la question Q6, la fréquence du signal de commande ajustée à la résonance vaut :

f = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}} \approx 39\ \text{kHz} \quad (\text{soit } \omega = 2\pi f \approx 2{,}4 \cdot 10^5\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1})

L'expression de l'épaisseur de peau est donnée par :

\delta = \sqrt{\frac{1}{\pi \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \gamma f}}

Avec les données fournies pour la fonte :

  • \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\ \text{H}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • \mu_{\mathrm{r}} = 80 ;
  • \gamma = 1{,}0 \cdot 10^6\ \text{S}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • f \approx 38{,}6\ \text{kHz}.

On obtient :

\begin{aligned} \delta &= \frac{1}{\sqrt{\pi \times (4\pi \cdot 10^{-7}\ \text{H}\cdot\text{m}^{-1}) \times 80 \times (1{,}0 \cdot 10^6\ \text{S}\cdot\text{m}^{-1}) \times (38{,}6 \cdot 10^3\ \text{Hz})}} \\ &\approx 2{,}9 \cdot 10^{-4}\ \text{m} \end{aligned}
\boxed{\delta \approx 0{,}29\ \text{mm}}

L'épaisseur typique e d'une poêle (en fonte en particulier) est de l'ordre de quelques millimètres (e \sim 2\ \text{à}\ 5\ \text{mm}). On constate donc que :

\delta \ll e

Les courants de Foucault ne sont pas distribués de façon uniforme sur toute l'épaisseur e comme supposé à la question Q10, mais sont confinés dans une fine couche superficielle d'épaisseur de l'ordre de \delta. Cet effet est donc essentiel à prendre en compte pour calculer la puissance effectivement induite, sous peine de la surestimer très largement en intégrant sur toute l'épaisseur e.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Nommez correctement l'effet de peau et vérifiez la cohérence physique de l'épaisseur obtenue.

« Quelques réponses fantaisistes sur l’effet mis en jeu. »

« Certains candidats ont des poêles très épaisses (3 cm ou plus). »

Source : rapport du jury E3A 2022

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I.3 · Influence du nombre de spires sur la température de la poêle

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, terme source, loi de fourier

En tenant compte de la puissance volumique due au phénomène d'induction, d'étailler les étapes permettant d'établir l'équation satisfaite par le champ des températures :

Voir l'indice

Effectuer un bilan thermique unidimensionnel sur une tranche de poêle comprise entre x et x+\mathrm{d}x en comptabilisant l'accumulation interne, les flux conductifs de Fourier entrants/sortants et la puissance volumique p générée par effet Joule.

Voir la stratégie
  1. Isoler un système fermé constitué d'une tranche de milieu de section S située entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x, pendant une durée \mathrm{d}t.
  2. Effectuer un bilan d'énergie interne en identifiant le flux thermique conductif aux frontières (loi de Fourier) et le terme source volumique d'induction p.
  3. Réorganiser l'équation pour obtenir la forme canonique demandée de l'équation de la diffusion thermique.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie thermique sur une tranche de poêle entre x et x+\mathrm{d}x avec flux conductif de Fourier et terme source volumique p.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué de la matière contenue à l'instant t dans une tranche comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de section S normale à l'axe (Ox), de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x et de masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x.

Le premier principe de la thermodynamique appliqué à cette tranche entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}U = \delta Q + \delta W_{\mathrm{ind}}

où :

  • La variation d'énergie interne du milieu indéformable (solide) est :

    \mathrm{d}U = \mathrm{d}m \, c \, \mathrm{d}T = \rho c \, S\,\mathrm{d}x \left[ T(x, t+\mathrm{d}t) - T(x, t) \right] = \rho c \, \frac{\partial T}{\partial t}\, S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t
  • Le transfert thermique conductif net reçu à travers les surfaces en x et x+\mathrm{d}x orientées suivant \vec{u}_x vaut :

    \begin{aligned} \delta Q &= \left[ \Phi_{\mathrm{th}}(x, t) - \Phi_{\mathrm{th}}(x+\mathrm{d}x, t) \right] \mathrm{d}t \\ &= \left[ j_{\mathrm{th}}(x, t) - j_{\mathrm{th}}(x+\mathrm{d}x, t) \right] S\,\mathrm{d}t = -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x}\, S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \end{aligned}
  • L'énergie thermique générée par courants de Foucault (effet Joule volumique de puissance volumique moyenne p) s'écrit :

    \delta W_{\mathrm{ind}} = p\,\mathrm{d}V\,\mathrm{d}t = p\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

En rassemblant ces contributions et en simplifiant par S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient :

\rho c \frac{\partial T}{\partial t} = -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x} + p

D'après la loi de Fourier unidimensionnelle, le vecteur densité de courant thermique s'écrit :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}\vec{u}_x \implies j_{\mathrm{th}}(x,t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}

La conductivité thermique \lambda étant supposée uniforme, il vient :

-\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x} = \lambda \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

En injectant cette relation dans le bilan d'énergie, on aboutit à :

\rho c \frac{\partial T}{\partial t} = p + \lambda \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

En divisant chaque terme par le produit \rho c, on obtient l'équation satisfaite par le champ des températures :

\boxed{\frac{\partial T}{\partial t} = \frac{p}{\rho c} + \frac{\lambda}{\rho c} \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez d'abord précisément le système d'étude puis établissez le bilan d'énergie au lieu de parachuter l'équation.

« Plusieurs candidats partent d’une équation de conservation alors que l’on veut ici la démontrer en faisant un bilan d’énergie. »

« Un nombre non négligeable de candidats manquent de rigueur sur cette question de cours et oublient de définir le système sur lequel ils effectuent un bilan. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : diffusivité thermique, temps caractéristique de diffusion

En déduire l'expression d'un temps typique de diffusion thermique en fonction de , , et d'une longueur caractéristique . Calculer numériquement en prenant pour une dimension de la poêle qui vous paraît pertinente. Commenter le résultat obtenu.

Voir l'indice

Identifier le coefficient de diffusion thermique D = \lambda/(\rho c) et poser le temps caractéristique \tau = \ell^2/D en choisissant comme dimension caractéristique l'épaisseur e de la poêle.

Voir la stratégie
  1. Réaliser une analyse dimensionnelle de l'équation de la chaleur établie en Q13 pour relier le temps caractéristique \tau à la longueur \ell et aux grandeurs thermophysiques.
  2. Choisir une dimension géométrique pertinente de la poêle (le rayon a \sim 5\text{ cm} pour la diffusion radiale, ou l'épaisseur e \sim \text{quelques mm} pour la diffusion transverse) et mener l'application numérique.
  3. Commenter le résultat au regard des observations expérimentales rapportées dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion fournissant \tau \sim \rho c \ell^2 / \lambda, très court selon l'épaisseur e.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle de diffusion thermique sans terme de source s'écrit :

\frac{\partial T}{\partial t} = D \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad D = \frac{\lambda}{\rho c}

où D désigne la diffusivité thermique du matériau. Par analyse dimensionnelle ou par estimation des ordres de grandeur :

\frac{\Delta T}{\tau} \sim D \frac{\Delta T}{\ell^2}

On en déduit l'expression du temps caractéristique de diffusion thermique associé à une échelle de longueur \ell :

\boxed{\tau = \frac{\rho c}{\lambda}\ell^2 = \frac{\ell^2}{D}}

Calculons d'abord la diffusivité thermique de la fonte :

D = \frac{\lambda}{\rho c} = \frac{50}{7{,}0\cdot 10^3 \times 5{,}0\cdot 10^2} = \frac{50}{3{,}5\cdot 10^6} \approx 1{,}43\cdot 10^{-5}\ \mathrm{m^2\cdot s^{-1}}

Pour la dimension \ell, l'énoncé précise que les pancakes ont un diamètre de 5 à 10\text{ cm}, ce qui correspond à un rayon de poêle typique a \approx 5{,}0\text{ cm} = 5{,}0\cdot 10^{-2}\ \mathrm{m}. Si l'on s'intéresse à la diffusion thermique le long du rayon de la poêle (\ell = a) :

\tau = \frac{(5{,}0\cdot 10^{-2})^2}{1{,}43\cdot 10^{-5}} \approx 175\ \mathrm{s} \approx 2{,}9\ \mathrm{min}
\boxed{\tau \approx 1{,}8\cdot 10^2\ \mathrm{s} \approx 3\ \mathrm{min}}

Commentaires :

  • Ce temps de quelques minutes est en excellent accord avec le texte introductif de la sous-partie I.3, qui indique : « Au bout de quelques minutes, le profil de température de la poêle atteint un régime stationnaire ».
  • Si l'on choisit plutôt l'épaisseur de la poêle, typiquement e \approx 3\ \mathrm{mm}, on trouve \tau_e = \frac{(3\cdot 10^{-3})^2}{1{,}43\cdot 10^{-5}} \approx 0{,}6\ \mathrm{s}. La diffusion selon l'épaisseur est quasi instantanée à l'échelle de la cuisson, ce qui justifie que la température soit parfaitement homogène dans l'épaisseur de la fonte.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : régime stationnaire, résistance thermique

En supposant que l'on puisse extrapoler ce comportement affine, déterminer le nombre de spires de la bobine nécessaire à l'obtention d'une température de .

Voir l'indice

Utiliser l'équation de la droite d'ajustement affine fournie sur le graphique T_p = 2{,}18\,n + 41 et résoudre pour T_p = 160\ ^\circ\mathrm{C}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'équation de la droite d'ajustement affine fournie directement sur le graphique de la figure 5.
  2. Isoler le nombre de spires N correspondant à la consigne de température T_{\mathrm{p}} = 160~^{\circ}\mathrm{C}.
  3. Conclure sur une valeur entière cohérente pour le nombre de spires.
Voir la réponse courte

Exploitation de la relation linéaire ou du graphe liant la température au carré du nombre de spires N^2 pour déterminer N.

Voir le corrigé complet

D'après l'ajustement linéaire représenté sur la figure 5, la température stationnaire de la poêle T_{\mathrm{p}} (exprimée en ^{\circ}\mathrm{C}) dépend du nombre de spires n selon la loi affine :

T_{\mathrm{p}} = a \, n + b

avec les paramètres d'ajustement :

a = 2{,}18~^{\circ}\mathrm{C} \quad \text{et} \quad b = 41~^{\circ}\mathrm{C}.

En extrapolant ce comportement jusqu'à la température souhaitée T_{\mathrm{p}} = 160~^{\circ}\mathrm{C}, le nombre de spires nécessaire N s'obtient par :

N = \frac{T_{\mathrm{p}} - b}{a}.

Application numérique :

N = \frac{160 - 41}{2{,}18} = \frac{119}{2{,}18} \approx 54{,}6.

Un nombre de spires étant nécessairement entier, on retiendra :

\boxed{N = 55\text{ spires}}

Résultat

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Partie II : Déversoir de pâte

II.1 · Modèle parfait

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de bernoulli, écoulement parfait, ligne de courant

Rappeler la relation de Bernoulli, ainsi que ses conditions d'application. On supposera ces conditions remplies dans le cadre de ce premier modèle.

Voir l'indice

Énoncer la relation de Bernoulli P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \mathrm{cste} en précisant impérativement les hypothèses : fluide parfait, incompressible, écoulement permanent, le long d'une ligne de courant sous pesanteur uniforme.

Voir la réponse courte

Énoncé de la relation de Bernoulli le long d'une ligne de courant pour un écoulement parfait, incompressible, homogène et stationnaire.

Voir le corrigé complet

La relation de Bernoulli s'applique sous les conditions suivantes :

  • fluide parfait (viscosité négligeable, aucune dissipation par frottement) ;
  • écoulement incompressible et fluide homogène (\rho = \mathrm{cste}) ;
  • écoulement en régime stationnaire (ou permanent) ;
  • fluide soumis uniquement à des forces massiques conservatives (ici, le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{u}_z).

Sous ces hypothèses, la quantité suivante est conservée le long d'une même ligne de courant :

\boxed{P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \mathrm{cste}}

où P est la pression statique, v la vitesse locale de la particule fluide et z l'altitude repérée selon un axe vertical orienté vers le haut. Entre deux points 1 et 2 d'une même ligne de courant, elle s'écrit :

P_1 + \frac{1}{2}\rho v_1^2 + \rho g z_1 = P_2 + \frac{1}{2}\rho v_2^2 + \rho g z_2

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Mentionnez toutes les conditions de validité de Bernoulli, notamment le caractère stationnaire et l'absence de viscosité.

« Plusieurs candidats oublient l’hypothèse « stationnaire » ou « parfait » pour appliquer la relation de Bernoulli. »

Source : rapport du jury E3A 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : conservation du débit volumique, écoulement incompressible

L'écoulement étant supposé incompressible, trouver une relation liant les vitesses et de la pâte à l'instant au niveau des sections de rayons respectifs et .

Voir l'indice

Écrire la conservation du débit volumique D_v = S_1 v_1 = S_2 v_2 entre la section libre S_1 = \pi R_1^2 et la section d'orifice S_2 = \pi R_2^2.

Voir la stratégie

Pour un fluide incompressible, la masse volumique \rho est constante, ce qui implique la conservation du débit volumique à travers toute section droite d'un même tube de courant.

Voir la réponse courte

Incompressibilité imposant la conservation du débit volumique : S_1 v_1(t) = S_2 v_2(t), soit R_1^2 v_1 = R_2^2 v_2.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant incompressible, le débit volumique D_v(t) se conserve à chaque instant à travers le réservoir :

D_v(t) = S_1 v_1(t) = S_2 v_2(t)

où S_1 et S_2 désignent respectivement les aires des sections transversales de rayons R_1 et R_2 :

\begin{aligned} S_1 &= \pi R_1^2 \\ S_2 &= \pi R_2^2 \end{aligned}

On en déduit immédiatement la relation entre les vitesses v_1(t) et v_2(t) :

\pi R_1^2 v_1(t) = \pi R_2^2 v_2(t)

soit :

\boxed{v_1(t) = \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^2 v_2(t)} \quad \text{ou encore} \quad \boxed{v_2(t) = \left(\frac{R_1}{R_2}\right)^2 v_1(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas le périmètre du cercle et la surface de la section lors du calcul de débit.

« L’écriture de la conservation du débit volumique pose des problèmes, dus à des confusions entre surface d’un disque et périmètre d’un cercle. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : formule de torricelli, relation de bernoulli

Déterminer une expression de en fonction de , , et de uniquement.

Voir l'indice

Appliquer la relation de Bernoulli entre les points 1 (surface libre) et 2 (sortie à l'air libre) où P_1 = P_2 = P_0, puis éliminer v_1 à l'aide de la relation de continuité.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de Bernoulli (rappelée à la question Q16) le long de la ligne de courant reliant la surface libre (point 1) à la section de sortie (point 2) dans l'approximation des écoulements quasi-stationnaires.
  2. Exprimer les pressions et altitudes aux points 1 et 2, puis injecter la relation de continuité entre v_1(t) et v_2(t) issue de la question Q17 afin d'isoler v_2(t).
Voir la réponse courte

Combinaison de la relation de Bernoulli quasi-stationnaire entre la surface libre et l'orifice avec la conservation du débit volumique.

Voir le corrigé complet

Considérons la ligne de courant reliant le point 1 (situé à la surface libre du fluide) au point 2 (situé au centre de la section de sortie), représentée sur la figure 7. Dans l'approximation des régimes quasi-permanents (ARQP), la relation de Bernoulli s'écrit entre ces deux points :

P_1 + \frac{1}{2}\rho v_1(t)^2 + \rho g z_1 = P_2 + \frac{1}{2}\rho v_2(t)^2 + \rho g z_2

Les conditions aux limites sont les suivantes :

  • au point 1 : la surface libre est en contact avec l'atmosphère, soit P_1 = P_0, et sa cote est z_1 = h_{\mathrm{p}}(t) ;
  • au point 2 : le jet débouche à l'air libre, donc P_2 = P_0, et on choisit l'origine des altitudes à ce niveau, soit z_2 = 0.

La relation de Bernoulli se simplifie en :

\frac{1}{2}\rho v_2(t)^2 - \frac{1}{2}\rho v_1(t)^2 = \rho g h_{\mathrm{p}}(t) \iff v_2(t)^2 - v_1(t)^2 = 2g h_{\mathrm{p}}(t)

D'après la question Q17, la conservation du débit volumique impose :

v_1(t) = \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^2 v_2(t)

En substituant v_1(t) dans la relation précédente, on obtient :

v_2(t)^2 \left[ 1 - \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^4 \right] = 2g h_{\mathrm{p}}(t)

Comme R_1 > R_2, le terme entre crochets est strictement positif. La vitesse d'éjection v_2(t) étant positive, on en déduit :

\boxed{v_2(t) = \sqrt{\frac{2g h_{\mathrm{p}}(t)}{1 - \left(\dfrac{R_2}{R_1}\right)^4}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde aux signes lors de l'expression de la vitesse.

« Parfois des problèmes de signe. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : vidange de réservoir, équation différentielle

En identifiant à , déduire de la question précédente une équation différentielle régissant l'évolution de .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse d'abaissement du niveau liquide v_1 = -\mathrm{d}h_p/\mathrm{d}t, puis injecter l'expression de v_2 déterminée à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de descente de la surface libre v_1(t) en fonction de v_2(t) à l'aide de la relation de conservation du débit (question Q17).
  2. Remplacer v_2(t) par son expression obtenue à la question Q18.
  3. Identifier v_1(t) = -\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}t} pour obtenir l'équation différentielle non linéaire du premier ordre régissant h_{\mathrm{p}}(t).
Voir la réponse courte

Substitution de v_1 = -\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}/\mathrm{d}t dans l'expression reliant v_1 et v_2 pour obtenir l'équation différentielle en h_{\mathrm{p}}(t).

Voir le corrigé complet

D'après la relation de continuité établie à la question Q17, on a :

v_1(t) = \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^2 v_2(t)

En injectant l'expression de la vitesse d'éjection v_2(t) déterminée à la question Q18, il vient :

\begin{aligned} v_1(t) &= \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^2 \sqrt{\frac{2g\,h_{\mathrm{p}}(t)}{1 - \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^4}} \\ &= \sqrt{\frac{2g\,h_{\mathrm{p}}(t)}{\left(\frac{R_1}{R_2}\right)^4 - 1}} \end{aligned}

En identifiant la vitesse de la surface libre à v_1(t) = -\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}t}, on obtient l'équation différentielle satisfaite par h_{\mathrm{p}}(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}t} = -\sqrt{\frac{2g}{\left(\frac{R_1}{R_2}\right)^4 - 1}}\,\sqrt{h_{\mathrm{p}}(t)}}

ou, sous forme implicite :

\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}t} + \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^2 \sqrt{\frac{2g\,h_{\mathrm{p}}(t)}{1 - \left(\frac{R_2}{R_1}\right)^4}} = 0

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas le carré de la dérivée première avec la dérivée seconde.

« Plusieurs candidats confondent dérivée première au carré et dérivée seconde. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : vidange de torricelli, intégration

Résoudre cette équation différentielle par séparation des variables, puis montrer que la durée totale de vidange du réservoir s'exprime par :

Voir l'indice

Séparer les variables en regroupant \mathrm{d}h_p/\sqrt{h_p} et \mathrm{d}t, puis intégrer entre l'instant initial t = 0 (h_p = h_0) et l'instant de vidange totale \tau_p (h_p = 0).

Voir la stratégie
  1. Séparer les variables en regroupant les termes en h_{\mathrm{p}} d'un côté et les termes en t de l'autre.
  2. Intégrer entre l'instant initial t = 0 où h_{\mathrm{p}}(0) = h_0, et l'instant de vidange complète t = \tau_{\mathrm{p}} où h_{\mathrm{p}}(\tau_{\mathrm{p}}) = 0.
  3. En déduire l'expression de la durée de vidange \tau_{\mathrm{p}} demandée.
Voir la réponse courte

Séparation des variables en \mathrm{d}h_{\mathrm{p}}/\sqrt{h_{\mathrm{p}}} et intégration entre h_0 et 0 pour obtenir la durée de vidange \tau_{\mathrm{p}}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q19, la hauteur h_{\mathrm{p}}(t) vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}t} = -\sqrt{\frac{2g}{\left(\dfrac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1}}\,\sqrt{h_{\mathrm{p}}(t)}.

En séparant les variables pour h_{\mathrm{p}} > 0 :

\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}}{\sqrt{h_{\mathrm{p}}}} = -\sqrt{\frac{2g}{\left(\dfrac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1}}\,\mathrm{d}t.

Par intégration entre t = 0 (pour lequel h_{\mathrm{p}} = h_0) et l'instant \tau_{\mathrm{p}} correspondant à la vidange complète (pour lequel h_{\mathrm{p}} = 0) :

\begin{aligned} \int_{h_0}^{0} \frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{p}}}{\sqrt{h_{\mathrm{p}}}} &= -\sqrt{\frac{2g}{\left(\dfrac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1}} \int_{0}^{\tau_{\mathrm{p}}} \mathrm{d}t \\ \left[ 2\sqrt{h_{\mathrm{p}}} \right]_{h_0}^0 &= -\sqrt{\frac{2g}{\left(\dfrac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1}}\,\tau_{\mathrm{p}} \\ -2\sqrt{h_0} &= -\sqrt{\frac{2g}{\left(\dfrac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1}}\,\tau_{\mathrm{p}}. \end{aligned}

On en déduit immédiatement la durée totale de vidange :

\tau_{\mathrm{p}} = 2\sqrt{h_0}\sqrt{\frac{\left(\dfrac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1}{2g}} = \sqrt{\frac{4h_0}{2g}\left[\left(\frac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1\right]},

soit finalement :

\boxed{\tau_{\mathrm{p}} = \sqrt{\frac{2h_0}{g}\left[\left(\frac{R_1}{R_2}\right)^{\!4} - 1\right]}}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Fluides visqueux

Notions : temps de vidange, viscosité

Calculer numériquement . On trouve un temps de vidange expérimental . Qu'en pensez-vous ?

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique de \tau_p et constater son désaccord manifeste (environ un facteur 7) avec le temps mesuré expérimentalement, illustrant le rôle prépondérant de la viscosité.

Voir la stratégie
  1. Effectuer l'application numérique de l'expression de \tau_{\mathrm{p}} établie à la question Q20 à l'aide des données de la partie II.
  2. Comparer la valeur obtenue à la valeur expérimentale \tau_{\exp} = 1{,}5\text{ s} et analyser l'origine de l'écart au regard des hypothèses du modèle de fluide parfait.
Voir la réponse courte

La durée théorique calculée est très inférieure à la valeur expérimentale, montrant la prépondérance des forces visqueuses.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la durée de vidange dans l'hypothèse d'un fluide parfait est donnée par :

\tau_{\mathrm{p}} = \sqrt{\frac{2h_{0}}{g}\left[\left(\frac{R_{1}}{R_{2}}\right)^{4} - 1\right]}

Avec les valeurs numériques :

  • h_0 = 6{,}0\text{ cm} = 6{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m} ;
  • g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • R_1 = 1{,}0\text{ cm} et R_2 = 0{,}70\text{ cm}, d'où \dfrac{R_1}{R_2} = \dfrac{1{,}0}{0{,}70} \approx 1{,}43 ;

on obtient :

\begin{aligned} \left(\frac{R_1}{R_2}\right)^4 - 1 &= \left(\frac{10}{7}\right)^4 - 1 \approx 4{,}16 - 1 = 3{,}16 \\ \frac{2h_0}{g} &= \frac{2 \times 6{,}0 \cdot 10^{-2}}{9{,}8} \approx 1{,}22 \cdot 10^{-2}\text{ s}^2 \end{aligned}

soit :

\boxed{\tau_{\mathrm{p}} \approx 0{,}20\text{ s}}

Commentaire physique : La valeur théorique \tau_{\mathrm{p}} \approx 0{,}20\text{ s} est près d'un ordre de grandeur inférieure à la valeur expérimentale \tau_{\exp} = 1{,}5\text{ s} (un facteur d'environ 7{,}5).

Ce désaccord provient du fait que le modèle parfait néglige toute dissipation d'énergie au sein de l'écoulement. Or, la pâte à pancakes est un fluide très visqueux (\eta = 3{,}0\text{ Pa}\cdot\text{s}, soit environ 3000 fois la viscosité de l'eau). Les frottements visqueux (au sein du fluide et aux parois) dissipent une part considérable de l'énergie mécanique et freinent fortement l'écoulement, allongeant ainsi notablement le temps de vidange réel. Ce modèle est donc inadapté et justifie la prise en compte des pertes de charge visqueuses dans la sous-partie suivante.

Résultat

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II.2 · Modèle visqueux

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire, perte de charge

Évaluer l'ordre de grandeur de en utilisant le temps donné à la question Q21. Rappeler la définition du nombre de Reynolds en fonction de , , et de , puis estimer sa valeur pour l'écoulement étudié. L'expression de proposée étant valable dans la limite , vérifier la validité de cette formule.

Voir l'indice

Estimer la vitesse moyenne par v_m \sim h_0/\tau_{\mathrm{exp}}, calculer le nombre de Reynolds \mathcal{R}e = \rho v_m d/\eta et vérifier que la condition d'écoulement laminaire \mathcal{R}e < 2000 est largement respectée.

Voir la stratégie
  1. Estimer la vitesse moyenne v_{\mathrm{m}} à partir de la hauteur totale vidangée h_0 et de la durée expérimentale \tau_{\exp}.
  2. Exprimer le nombre de Reynolds \mathcal{R}e associé au diamètre d=2R_1 et calculer sa valeur numérique.
  3. Conclure sur le régime d'écoulement et la validité de la loi de perte de charge de Poiseuille (\Lambda = 64/\mathcal{R}e).
Voir la réponse courte

Calcul de v_{\mathrm{m}} \sim h_0/\tau_{\exp} et évaluation de \mathcal{R}e = \rho v_{\mathrm{m}} d / \eta \ll 2000, validant le régime laminaire et la formule de Darcy.

Voir le corrigé complet

1. Ordre de grandeur de la vitesse débitante v_{\mathrm{m}}

La pâte parcourt la hauteur initiale h_0 pendant la durée de vidange expérimentale \tau_{\exp} = 1{,}5\ \mathrm{s}. L'ordre de grandeur de la vitesse débitante moyenne est donc :

v_{\mathrm{m}} \sim \frac{h_0}{\tau_{\exp}}

Application numérique avec h_0 = 6{,}0\ \mathrm{cm} = 6{,}0 \cdot 10^{-2}\ \mathrm{m} :

\boxed{v_{\mathrm{m}} \sim 4{,}0 \cdot 10^{-2}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} = 4{,}0\ \mathrm{cm\cdot s^{-1}}}

2. Définition et estimation du nombre de Reynolds \mathcal{R}e

Le nombre de Reynolds, comparant les effets inertiels aux effets visqueux, est défini par :

\boxed{\mathcal{R}e = \frac{\rho v_{\mathrm{m}} d}{\eta}}

où d = 2R_1 = 2{,}0 \cdot 10^{-2}\ \mathrm{m} désigne le diamètre du réservoir cylindrique.

Application numérique avec \rho = 1{,}1 \cdot 10^3\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}} et \eta = 3{,}0\ \mathrm{Pa\cdot s} :

\mathcal{R}e \sim \frac{1{,}1 \cdot 10^3 \times 4{,}0 \cdot 10^{-2} \times 2{,}0 \cdot 10^{-2}}{3{,}0} \approx 0{,}29
\boxed{\mathcal{R}e \sim 0{,}3}

3. Validité de l'expression de \Lambda

On a très largement :

\mathcal{R}e \ll 2 \cdot 10^3

L'écoulement est donc strictement laminaire (régime de Poiseuille), ce qui justifie parfaitement l'utilisation de la loi de Darcy-Weisbach avec le coefficient de perte de charge régulier :

\Lambda = \frac{64}{\mathcal{R}e}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le nombre de Reynolds est une grandeur adimensionnée et ne doit comporter aucune unité.

« On rappelle que le nombre de Reynolds est sans dimension. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : bernoulli généralisé, perte de charge régulière

Appliquer la relation de Bernoulli généralisée tenant compte de cette perte de charge entre les points 1 et 2 (voir figure 7) et obtenir une expression de en fonction de , , et de . On rappelle que l'on néglige l'effet du rétrécissement.

Voir l'indice

Écrire le bilan de Bernoulli généralisé en égalant la charge motrice \rho g h_v à la perte de charge de Darcy-Weisbach \Delta P_c, en exploitant v_m = -\mathrm{d}h_v/\mathrm{d}t et \Lambda = 64/\mathcal{R}e.

Voir la stratégie
  1. Écrire la relation de Bernoulli généralisée entre la surface libre (point 1) et la sortie (point 2) en tenant compte de la perte de charge régulière \Delta P_{\mathrm{c}}.
  2. Simplifier l'équation grâce aux hypothèses de l'énoncé : pressions égales à P_0 et vitesses identiques en 1 et 2 puisque l'on néglige le rétrécissement de section.
  3. Injecter l'expression de la perte de charge \Delta P_{\mathrm{c}} issue de la loi de Darcy-Weisbach pour relier la vitesse de descente v_{\mathrm{m}} = -\mathrm{d}h_{\mathrm{v}}/\mathrm{d}t aux paramètres physiques du problème.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Bernoulli avec perte de charge régulière de Poiseuille pour relier \mathrm{d}h_{\mathrm{v}}/\mathrm{d}t à la hauteur h_{\mathrm{v}}.

Voir le corrigé complet

On applique la relation de Bernoulli généralisée entre le point 1 (surface libre) et le point 2 (sortie) le long d'une ligne de courant, orientée dans le sens de l'écoulement :

\left(P_1 + \frac{1}{2}\rho v_1^2 + \rho g z_1\right) - \left(P_2 + \frac{1}{2}\rho v_2^2 + \rho g z_2\right) = \Delta P_{\mathrm{c}}

où \Delta P_{\mathrm{c}} > 0 représente la perte de charge le long de la hauteur de fluide h_{\mathrm{v}}(t).

Précisons les différents termes :

  • Les deux extrémités débouchent dans l'atmosphère, d'où P_1 = P_2 = P_0.
  • En négligeant le rétrécissement de section de R_1 à R_2, la section est uniforme et égale à S = \pi R_1^2. Par conservation du débit pour un fluide incompressible, on a v_1 = v_2 = v_{\mathrm{m}}.
  • En choisissant l'origine des altitudes au fond du réservoir (z_2 = 0), on a z_1 = h_{\mathrm{v}}(t), soit z_1 - z_2 = h_{\mathrm{v}}(t).

La relation de Bernoulli se simplifie ainsi en :

\rho g h_{\mathrm{v}}(t) = \Delta P_{\mathrm{c}}

Exprimons le terme de perte de charge à l'aide de la loi de Darcy-Weisbach :

\Delta P_{\mathrm{c}} = \Lambda \frac{\rho v_{\mathrm{m}}^2}{2} \frac{h_{\mathrm{v}}(t)}{d} \quad \text{avec} \quad \Lambda = \frac{64}{\mathcal{R}e} \quad \text{et} \quad \mathcal{R}e = \frac{\rho v_{\mathrm{m}} d}{\eta}

En remplaçant \Lambda et \mathcal{R}e :

\Delta P_{\mathrm{c}} = \left(\frac{64 \eta}{\rho v_{\mathrm{m}} d}\right) \frac{\rho v_{\mathrm{m}}^2}{2} \frac{h_{\mathrm{v}}(t)}{d} = \frac{32 \eta v_{\mathrm{m}} h_{\mathrm{v}}(t)}{d^2}

Comme d = 2R_1, on a d^2 = 4R_1^2, ce qui donne :

\Delta P_{\mathrm{c}} = \frac{8 \eta v_{\mathrm{m}} h_{\mathrm{v}}(t)}{R_1^2}

On retrouve ainsi directement la loi de Poiseuille pour un écoulement laminaire dans une conduite cylindrique.

En égalisant les deux expressions pour h_{\mathrm{v}}(t) \neq 0 :

\begin{aligned} \rho g h_{\mathrm{v}}(t) &= \frac{8 \eta v_{\mathrm{m}} h_{\mathrm{v}}(t)}{R_1^2} \\ \rho g &= \frac{8 \eta v_{\mathrm{m}}}{R_1^2} \end{aligned}

On en déduit la vitesse débitante :

v_{\mathrm{m}} = \frac{\rho g R_1^2}{8\eta}

Sachant que v_{\mathrm{m}} = -\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{v}}}{\mathrm{d}t}, on obtient finalement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{v}}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\rho g R_1^2}{8\eta}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression du théorème de Bernoulli généralisé avec pertes de charge doit être écrite avec rigueur.

« La relation de Bernoulli généralisée est parfois hasardeuse. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : vidange visqueuse, équation différentielle

Déterminer la loi d'évolution . En déduire la durée totale de vidange du réservoir .

Voir l'indice

Constater que \mathrm{d}h_v/\mathrm{d}t est une constante négative, intégrer pour trouver une loi affine h_v(t) et en déduire l'instant \tau_v où h_v(\tau_v) = 0.

Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle linéaire pour trouver la loi h_{\mathrm{v}}(t) et la durée totale \tau_{\mathrm{v}} correspondant à h_{\mathrm{v}} = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la dérivée temporelle de la hauteur de pâte h_{\mathrm{v}}(t) est constante :

\frac{\mathrm{d}h_{\mathrm{v}}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\rho g R_1^2}{8\eta} = -v_{\mathrm{m}}.

Par intégration directe entre l'instant initial t=0, où h_{\mathrm{v}}(0) = h_0, et un instant t quelconque :

h_{\mathrm{v}}(t) = h_0 - v_{\mathrm{m}} t.

En remplaçant par l'expression de la vitesse débitante v_{\mathrm{m}}, on obtient la loi d'évolution :

\boxed{h_{\mathrm{v}}(t) = h_0 - \frac{\rho g R_1^2}{8\eta}\,t}

La vidange complète du réservoir correspond à l'instant \tau_{\mathrm{v}} pour lequel la hauteur s'annule, soit h_{\mathrm{v}}(\tau_{\mathrm{v}}) = 0 :

h_0 - \frac{\rho g R_1^2}{8\eta}\,\tau_{\mathrm{v}} = 0.

On en déduit l'expression de la durée totale de vidange :

\boxed{\tau_{\mathrm{v}} = \frac{8\eta h_0}{\rho g R_1^2}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge singulière, rhéologie

Calculer numériquement et comparer à la valeur expérimentale de la question Q21. Comment pourrait-on encore affiner la modélisation ?

Voir l'indice

Calculer numériquement \tau_v, observer le très bon accord avec \tau_{\mathrm{exp}}, et suggérer de prendre en compte les pertes de charge singulières au niveau du rétrécissement de section pour affiner le résultat.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de \tau_{\mathrm{v}} et proposition d'améliorations (perte de charge singulière à l'entrée, comportement fluide non-newtonien).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q24, la durée totale de vidange du réservoir dans le cadre du modèle visqueux s'écrit :

\tau_{\mathrm{v}} = \frac{8\eta h_0}{\rho g R_1^2}

Avec les données numériques de la partie II :

  • \eta = 3{,}0\ \mathrm{Pa\cdot s} ;
  • h_0 = 6{,}0\ \mathrm{cm} = 6{,}0 \cdot 10^{-2}\ \mathrm{m} ;
  • \rho = 1{,}1 \cdot 10^3\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}} ;
  • g = 9{,}8\ \mathrm{m\cdot s^{-2}} ;
  • R_1 = 1{,}0\ \mathrm{cm} = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\ \mathrm{m}.

On obtient :

\tau_{\mathrm{v}} = \frac{8 \times 3{,}0 \times 6{,}0 \cdot 10^{-2}}{1{,}1 \cdot 10^3 \times 9{,}8 \times (1{,}0 \cdot 10^{-2})^2} \approx 1{,}34\ \mathrm{s}
\boxed{\tau_{\mathrm{v}} \approx 1{,}3\ \mathrm{s}}

Comparaison avec l'expérience : La valeur obtenue (\tau_{\mathrm{v}} \approx 1{,}3\ \mathrm{s}) est très proche du temps expérimental \tau_{\exp} = 1{,}5\ \mathrm{s} (écart relatif d'environ 11\,\%, bien plus réaliste que la prédiction du modèle parfait \tau_{\mathrm{p}} \approx 0{,}20\ \mathrm{s}). La prise en compte de la dissipation visqueuse est donc indispensable et décrit convenablement l'écoulement.

Pistes pour affiner la modélisation : Plusieurs effets négligés expliquent le léger écart restant (\tau_{\mathrm{v}} < \tau_{\exp}) :

  • Prise en compte du rétrécissement de section (R_1 \to R_2) : ce rétrécissement impose des pertes de charge régulières supplémentaires dans le convergent et dans l'ajutage de sortie (où la vitesse est plus élevée), ainsi qu'une perte de charge singulière liée à la contraction des lignes de courant. Ces dissipations accrues augmentent le temps de vidange.
  • Caractère non newtonien de la pâte : la pâte à pancakes est généralement une suspension complexe présentant un comportement rhéologique non newtonien (rhéofluidifiant ou fluide à seuil de contrainte).
  • Effets de tension superficielle et d'adhérence : la tension superficielle au niveau de l'orifice de sortie et le film de pâte résiduel adhérant aux parois le long de la descente freinent la vidange.

Résultat

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Partie III : Autour du sirop d'érable

III.1 · Manchon de sirop d'érable

Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : équation de navier-stokes, analyse dimensionnelle

En raisonnant sur les ordres de grandeur, déterminer une condition sur vis-à-vis d'une quantité dépendant de , et de , permettant de négliger devant . Cette condition est-elle vérifiée ici ?

Voir l'indice

Évaluer l'ordre de grandeur de l'accélération locale \rho v/\tau \sim \rho v \Omega et du terme visqueux \eta v/h_0^2 pour établir la condition de quasi-stationnarité \Omega \ll \eta/(\rho h_0^2).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'échelle caractéristique de temps associée à la rotation du cylindre (\tau \sim 1/\Omega) et l'échelle spatiale de variation de la vitesse selon la direction radiale (h_0).
  2. Estimer l'ordre de grandeur de chacun des deux termes pour établir l'inégalité liant \Omega, \eta, \rho et h_0.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé et conclure.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'accélération convective/instationnaire \rho\Omega v et de la diffusion visqueuse \eta v/h_0^2 pour justifier l'approximation quasi-stationnaire.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel d'étude, la vitesse de rotation imposée au cylindre fixe l'échelle de temps caractéristique de l'écoulement :

\tau_{\text{rot}} \sim \frac{1}{\Omega}

Le terme d'accélération locale s'estime donc par :

\rho \left|\frac{\partial v}{\partial t}\right| \sim \rho \frac{v}{\tau_{\text{rot}}} \sim \rho \Omega v

Les variations radiales de vitesse se développent sur l'épaisseur du film de sirop d'érable, d'échelle caractéristique h_0 \ll a. Le terme de diffusion visqueuse s'évalue ainsi par :

\eta \left|\frac{\partial^2 v}{\partial r^2}\right| \sim \eta \frac{v}{h_0^2}

Le terme d'inertie \rho \partial v / \partial t est négligeable devant le terme visqueux \eta \partial^2 v / \partial r^2 si :

\rho \Omega v \ll \eta \frac{v}{h_0^2}

soit la condition :

\boxed{\Omega \ll \frac{\eta}{\rho h_0^2}}

Effectuons l'application numérique avec les valeurs données :

  • \rho = 1{,}4 \cdot 10^3\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}} ;
  • \eta = 0{,}20\ \mathrm{Pa\cdot s} ;
  • h_0 = 0{,}50\ \mathrm{mm} = 5{,}0 \cdot 10^{-4}\ \mathrm{m} ;
  • \Omega = 4\pi\ \mathrm{rad\cdot s^{-1}} \approx 13\ \mathrm{rad\cdot s^{-1}}.

On calcule la pulsation caractéristique visqueuse :

\frac{\eta}{\rho h_0^2} = \frac{0{,}20}{1{,}4 \cdot 10^3 \times (5{,}0 \cdot 10^{-4})^2} = \frac{0{,}20}{3{,}5 \cdot 10^{-4}} \approx 5{,}7 \cdot 10^2\ \mathrm{s}^{-1}

Puisque :

\Omega \approx 13\ \mathrm{rad\cdot s^{-1}} \ll 5{,}7 \cdot 10^2\ \mathrm{s}^{-1}

avec un rapport de l'ordre de 45, la condition est bien vérifiée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Vérifiez systématiquement l'homogénéité dimensionnelle de vos expressions.

« Beaucoup d’erreurs et de formules inhomogènes. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : condition d'adhérence, profil de vitesse

Vérifier que satisfait à la condition aux limites imposée en . Reproduire le schéma de la figure 8 en y traçant le champ des vitesses en et .

Voir l'indice

Vérifier la condition d'adhérence à la paroi solide en posant r = a, et esquisser l'allure parabolique du profil de vitesse selon que la composante de pesanteur accélère ou freine le fluide.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse du solide (cylindre) en r = a en tenant compte de la condition d'adhérence du fluide à la paroi, puis évaluer l'expression donnée de v(r,\theta) en r = a.
  2. Pour tracer le profil des vitesses aux quatre angles remarquables, expliciter v(r,\theta) en étudiant la contribution du terme de gravité :

    • pour \theta = \pi/2 et \theta = 3\pi/2, \cos\theta = 0 : le profil est uniforme (v = a\Omega) ;
    • pour \theta = 0, \cos\theta = 1 : la gravité freine le fluide en ascension (v < a\Omega) ;
    • pour \theta = \pi, \cos\theta = -1 : la gravité accélère le fluide en descente (v > a\Omega).
  3. Noter également que la condition de surface libre (absence de contrainte tangentielle exercée par l'air) impose \left.\frac{\partial v}{\partial r}\right|_{r=a+h} = 0, ce qui correspond à une tangente orthogonale au rayon au sommet de chaque profil.
Voir la réponse courte

Vérification de la condition d'adhérence v(a,\theta) = \Omega a et tracé des profils paraboliques de vitesse aux quatre angles cardinaux.

Voir le corrigé complet

1. Condition aux limites en r = a :

Le fluide étant visqueux, il vérifie la condition d'adhérence à la paroi solide du cylindre en rotation. À la surface du cylindre (r = a), la vitesse des particules fluides coïncide avec celle du solide :

\vec{v}(a,\theta) = \vec{v}_{\text{solide}}(a) = a\,\Omega\,\vec{u}_\theta.

En évaluant l'expression proposée pour r = a :

v(a,\theta) = a\,\Omega + \frac{\rho g \cos\theta}{2\eta}\left[(a-a)^2 - 2(a-a)h\right] = a\,\Omega.

La condition aux limites d'adhérence à la paroi est donc bien satisfaite pour tout angle \theta :

\boxed{v(a,\theta) = a\,\Omega}

2. Allure du champ des vitesses aux différents angles :

Le champ des vitesses s'écrit \vec{v}(r,\theta) = v(r,\theta)\,\vec{u}_\theta. À la surface libre r = a+h, on a \frac{\partial v}{\partial r} = 0 (contrainte de cisaillement nulle avec l'air). Pour les quatre angles demandés :

  • En \theta = \pi/2 (sommet) et \theta = 3\pi/2 (base) : \cos\theta = 0, le terme de gravité projeté sur \vec{u}_\theta est nul. Le profil de vitesse est donc uniforme dans toute l'épaisseur du film :

    v\left(r, \frac{\pi}{2}\right) = v\left(r, \frac{3\pi}{2}\right) = a\,\Omega.
  • En \theta = 0 (côté droit, fluide montant car \vec{u}_\theta = \vec{u}_z) : \cos 0 = 1. La gravité s'oppose au mouvement ascendant. Pour tout r \in ]a, a+h], (r-a)^2 - 2(r-a)h = (r-a)(r-a-2h) < 0, si bien que la vitesse décroît de a\Omega à la paroi jusqu'à a\Omega - \frac{\rho g h^2}{2\eta} en r = a+h.
  • En \theta = \pi (côté gauche, fluide descendant car \vec{u}_\theta = -\vec{u}_z) : \cos\pi = -1. La gravité agit dans le sens de l'écoulement. La vitesse croît de a\Omega à la paroi jusqu'à a\Omega + \frac{\rho g h^2}{2\eta} en r = a+h.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez avec soin et rigueur la vérification de la condition aux limites.

« Question mal réussie. La vérification de la condition aux limites est rarement justifiée correctement. »

Source : rapport du jury E3A 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, profil de vitesse

Justifier que le débit volumique par unité de longueur de cylindre s'écrit :

puis calculer cette intégrale en fonction de , , , , , et de .

Voir l'indice

Intégrer le profil de vitesse v(r, \theta) sur l'épaisseur du film entre r = a et r = a+h en effectuant le changement de variable u = r-a.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit volumique total D_v(\theta) traversant une section plane à \theta fixé, orthogonale à la vitesse \vec{v} = v(r,\theta)\,\vec{u}_\theta, pour une longueur de cylindre L. En déduire le débit linéique Q(\theta) = D_v(\theta)/L.
  2. Remplacer le profil de vitesse v(r,\theta) par son expression issue de l'énoncé, puis effectuer le changement de variable simple u = r - a pour mener le calcul analytique.
Voir la réponse courte

Définition du débit à travers la couche de fluide et intégration du profil parabolique de vitesse entre a et a+h.

Voir le corrigé complet

Considérons une section du film liquide située à un angle \theta donné, orientée selon \vec{u}_\theta et s'étendant sur toute la longueur axiale L du cylindre (selon un axe horizontal \vec{u}_y ou \vec{u}_z).

Un élément de surface de cette section s'écrit :

\mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}r\,\mathrm{d}z\,\vec{u}_\theta \quad \text{avec} \quad r \in [a,\, a+h] \quad \text{et} \quad z \in [0,\, L].

L'écoulement étant purement orthoradial (\vec{v} = v(r,\theta)\,\vec{u}_\theta), le débit volumique total traversant cette section est :

D_v(\theta) = \iint_S \vec{v}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = \int_{z=0}^L \mathrm{d}z \int_{a}^{a+h} v(r,\theta)\,\mathrm{d}r = L \int_{a}^{a+h} v(r,\theta)\,\mathrm{d}r.

Le débit volumique par unité de longueur de cylindre s'écrit donc bien :

Q(\theta) = \frac{D_v(\theta)}{L} = \int_{a}^{a+h} v(r,\theta)\,\mathrm{d}r.

Pour calculer cette intégrale, on injecte l'expression du champ des vitesses établie précédemment :

v(r, \theta) = a\Omega + \frac{\rho g \cos \theta}{2\eta}\left[(r - a)^2 - 2(r - a)h\right].

Effectuons le changement de variable u = r - a (\mathrm{d}r = \mathrm{d}u), la variable u variant de 0 à h :

\begin{aligned} Q(\theta) &= \int_{0}^{h} \left( a\Omega + \frac{\rho g \cos\theta}{2\eta} (u^2 - 2uh) \right) \mathrm{d}u \\ &= a\Omega \int_{0}^h \mathrm{d}u + \frac{\rho g \cos\theta}{2\eta} \left[ \frac{u^3}{3} - u^2 h \right]_{0}^h \\ &= a\Omega h + \frac{\rho g \cos\theta}{2\eta} \left( \frac{h^3}{3} - h^3 \right) \\ &= a\Omega h + \frac{\rho g \cos\theta}{2\eta} \left( -\frac{2}{3}h^3 \right). \end{aligned}

On en déduit l'expression du débit volumique par unité de longueur :

\boxed{Q(\theta) = a\Omega h - \frac{\rho g \cos\theta}{3\eta} h^3}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un changement de variable simple permet de mener et simplifier l'intégration sans erreur de calcul.

« Beaucoup de candidats se perdent dans les calculs ou ne simplifient pas le résultat obtenu. »

« En effectuant le changement de variable u = r −a, l’intégration se fait plus facilement. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : conservation de la masse, film mince

En régime stationnaire, on admet que le débit ne dépend plus de : . En déduire un lien entre l'épaisseur et l'angle sous la forme , avec :

Voir l'indice

Traduire la condition de régime stationnaire Q(\theta) = Q = \mathrm{cste} et réarranger l'expression du débit volumique sous la forme de l'équation polynomiale F(h) = 0.

Voir la réponse courte

Égalité Q(\theta) = Q en régime permanent réarrangée sous la forme du polynôme cubique F(h) = 0.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q28, le débit volumique par unité de longueur s'écrit :

Q(\theta) = a\Omega h - \frac{\rho g \cos\theta}{3\eta} h^3

En régime stationnaire, la conservation de la masse pour ce fluide incompressible impose que le débit volumique à travers toute section méridienne soit indépendant de la position angulaire \theta :

Q(\theta) = Q = \mathrm{cste}

En égalant les deux expressions, on obtient :

\begin{aligned} a\Omega h - \frac{\rho g \cos\theta}{3\eta} h^3 &= Q \\ \frac{\rho g}{3\eta} h^3 \cos\theta - a\Omega h + Q &= 0 \end{aligned}

On identifie ainsi l'équation régissant l'épaisseur locale h(\theta) du film :

\boxed{F(h) = 0 \quad \text{avec} \quad F(h) = \frac{\rho g}{3\eta} h^3 \cos\theta - \Omega a h + Q}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : extremum de fonction, film mince

En étudiant les variations de la fonction pour un angle fixé, montrer qu'une solution à l'équation existe à condition d'avoir , avec une quantité à exprimer en fonction de , , , , et de . Pour quelle condition sur existe-t-il alors une solution pour tout angle ?

Voir l'indice

Pour \cos\theta > 0, étudier les extrema de la fonction cubique F(h) en cherchant la valeur d'épaisseur qui annule sa dérivée, puis exprimer la condition pour que le minimum soit négatif afin de garantir l'existence d'une racine.

Voir la stratégie
  1. Dériver la fonction F(h) par rapport à h pour un angle \theta fixé et étudier son signe selon le signe de \cos\theta.
  2. Pour \cos\theta > 0, déterminer l'extremum de F, en déduire la valeur minimale F(h_m) et la condition F(h_m) < 0 pour que l'équation F(h) = 0 admette des solutions réelles positives.
  3. Identifier la valeur la plus contraignante de Q_{\max}(\theta) sur l'intervalle [0, 2\pi] pour garantir l'existence d'une solution en tout point de la périphérie du cylindre.
Voir la réponse courte

Recherche du minimum de F(h) pour assurer l'existence d'une racine positive, la condition globale la plus contraignante étant pour \cos\theta = 1.

Voir le corrigé complet

La fonction F est définie pour h \ge 0 par :

F(h) = \frac{\rho g \cos\theta}{3\eta} h^3 - \Omega a h + Q

Sa dérivée par rapport à h s'écrit :

F'(h) = \frac{\rho g \cos\theta}{\eta} h^2 - \Omega a

Sachant que le débit entraîné par la rotation est positif, on a F(0) = Q > 0.

1. Cas \cos\theta \le 0 : Pour tout h > 0, F'(h) < 0. La fonction F est strictement décroissante de F(0) = Q > 0 à \lim_{h \to +\infty} F(h) = -\infty. D'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe toujours une unique solution h > 0 à l'équation F(h) = 0, quelle que soit la valeur de Q > 0.

2. Cas \cos\theta > 0 : La dérivée F'(h) s'annule en une valeur unique strictement positive :

h_m(\theta) = \sqrt{\frac{\Omega a \eta}{\rho g \cos\theta}}

La fonction F est strictement décroissante sur [0, h_m] puis strictement croissante sur [h_m, +\infty[, avec \lim_{h \to +\infty} F(h) = +\infty. Elle admet donc un minimum absolu en h = h_m :

\begin{aligned} F(h_m) &= \frac{\rho g \cos\theta}{3\eta} h_m^3 - \Omega a h_m + Q \\ &= \frac{1}{3} (\Omega a) h_m - \Omega a h_m + Q \\ &= Q - \frac{2}{3}\Omega a h_m \end{aligned}

Puisque F(0) = Q > 0 et \lim_{h \to +\infty} F(h) = +\infty, l'équation F(h) = 0 admet des solutions positives si et seulement si F(h_m) < 0 (deux solutions distinctes, comme illustré sur la figure 9), soit Q < Q_{\max}(\theta) avec :

\boxed{Q_{\max}(\theta) = \frac{2}{3}(\Omega a)^{3/2}\sqrt{\frac{\eta}{\rho g \cos\theta}}}

3. Condition d'existence pour tout angle \theta : Pour qu'une solution existe en tout angle \theta, la condition Q < Q_{\max}(\theta) doit être satisfaite pour tous les angles où \cos\theta > 0. La condition la plus restrictive correspond au minimum de Q_{\max}(\theta), atteint lorsque \cos\theta est maximal, c'est-à-dire en \cos\theta = 1 (\theta = 0) :

\boxed{Q < \frac{2}{3}(\Omega a)^{3/2}\sqrt{\frac{\eta}{\rho g}}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : masse retenue, film mince

En déduire littéralement la masse maximale de sirop d'érable que l'on peut ainsi maintenir autour du cylindre, par unité de longueur, en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Identifier le débit maximal admissible sur tout le cylindre pour l'angle le plus contraignant (\theta = 0), et relier l'épaisseur moyenne maximale associée à la masse linéique totale de fluide retenue.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse de sirop par unité de longueur en fonction de l'épaisseur moyenne h_0 grâce à l'approximation h \ll a.
  2. Relier le débit volumique linéique stationnaire Q à l'épaisseur moyenne h_0 en moyennant sur \theta la relation définissant Q.
  3. Utiliser la valeur maximale admissible du débit Q_{\max} établie en Q30 pour en déduire la masse maximale par unité de longueur.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse maximale par unité de longueur en intégrant le profil d'épaisseur limite h(\theta) sur le pourtour du cylindre.

Voir le corrigé complet

La masse de sirop d'érable contenue autour du cylindre de longueur L s'obtient par intégration en coordonnées cylindriques :

m = \iiint_{\text{film}} \rho \, r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}z = \rho L \int_0^{2\pi} \left( \int_a^{a+h(\theta)} r\,\mathrm{d}r \right) \mathrm{d}\theta

Comme l'épaisseur du film est très faible devant le rayon (h \ll a), l'intégrale radiale se simplifie :

\int_a^{a+h(\theta)} r\,\mathrm{d}r = a\,h(\theta) + \frac{h(\theta)^2}{2} \approx a\,h(\theta)

En introduisant l'épaisseur moyenne h_0 = \frac{1}{2\pi}\int_0^{2\pi} h(\theta)\,\mathrm{d}\theta, la masse par unité de longueur s'écrit :

\frac{m}{L} = \rho a \int_0^{2\pi} h(\theta)\,\mathrm{d}\theta = 2\pi \rho a h_0

D'après la relation liant le débit et l'épaisseur établie à la question Q29 :

Q = a\Omega h(\theta) - \frac{\rho g \cos\theta}{3\eta} h(\theta)^3

En intégrant cette égalité sur \theta \in [0, 2\pi], et en tenant compte de l'hypothèse selon laquelle les déformations du film sont faibles devant son épaisseur (h(\theta) \approx h_0) :

\int_0^{2\pi} Q\,\mathrm{d}\theta = 2\pi Q = a\Omega \int_0^{2\pi} h(\theta)\,\mathrm{d}\theta - \frac{\rho g}{3\eta} \int_0^{2\pi} h(\theta)^3 \cos\theta\,\mathrm{d}\theta \approx 2\pi a\Omega h_0 - \frac{\rho g}{3\eta} h_0^3 \underbrace{\int_0^{2\pi} \cos\theta\,\mathrm{d}\theta}_{= 0}

On en déduit la relation directe entre le débit et l'épaisseur moyenne :

Q = a\Omega h_0 \iff h_0 = \frac{Q}{a\Omega}

La masse par unité de longueur s'exprime donc simplement en fonction du débit stationnaire Q :

\frac{m}{L} = \frac{2\pi\rho}{\Omega} Q

D'après la question Q30, la valeur maximale du débit permettant l'existence d'une solution stationnaire sur l'ensemble du cylindre est atteinte pour \cos\theta = 1 et vaut :

Q_{\max} = \frac{2}{3}(\Omega a)^{3/2}\sqrt{\frac{\eta}{\rho g}}

La masse maximale de sirop d'érable par unité de longueur que l'on peut ainsi maintenir vaut donc :

\left(\frac{m}{L}\right)_{\max} = \frac{2\pi\rho}{\Omega} Q_{\max} = \frac{4\pi}{3}\rho a \sqrt{\frac{\Omega a \eta}{\rho g}}
\boxed{\left(\frac{m}{L}\right)_{\max} = \frac{4\pi}{3} a^{3/2}\sqrt{\frac{\rho \eta \Omega}{g}}}

Résultat

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III.2 · Mesure de la proportion de saccharose dans le sirop d'érable

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, grandeur standard de réaction

Calculer l'enthalpie standard et l'entropie standard de la réaction d'inversion du saccharose à 298 K.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess pour calculer l'enthalpie standard de réaction à partir des enthalpies standard de formation, et procéder de façon analogue avec les entropies molaires standard.

Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à 298 K pour calculer l'enthalpie et l'entropie standard de réaction à partir des données tabulées.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction d'inversion du saccharose s'écrit :

\mathrm{C}_{12}\mathrm{H}_{22}\mathrm{O}_{11(\mathrm{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = \mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6(\mathrm{s})}(\text{glucose}) + \mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6(\mathrm{s})}(\text{fructose})

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction à T = 298\ \mathrm{K} s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des réactifs et des produits :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ} &= \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\text{glucose}) + \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\text{fructose}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\text{saccharose}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}) \\ &= -1273 - 1266 - (-2226) - (-286) \\ &= -2539 + 2512 = -27\ \mathrm{kJ\cdot mol^{-1}} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ} = -27\ \mathrm{kJ\cdot mol^{-1}}}

L'entropie standard de réaction à T = 298\ \mathrm{K} se calcule à partir des entropies molaires standard :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}S^{\circ} &= S_{\mathrm{m}}^{\circ}(\text{glucose}) + S_{\mathrm{m}}^{\circ}(\text{fructose}) - S_{\mathrm{m}}^{\circ}(\text{saccharose}) - S_{\mathrm{m}}^{\circ}(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}) \\ &= 212 + 223 - 360 - 70 \\ &= 435 - 430 = +5\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot mol^{-1}} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}S^{\circ} = +5\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot mol^{-1}}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre

En déduire la valeur de sa constante d'équilibre à 298 K. Qu'en conclure ?

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie libre standard \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ, puis évaluer la constante d'équilibre K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ/RT) pour statuer sur le caractère quasi-total de la transformation.

Voir la stratégie
  1. Calculer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ à T = 298\ \mathrm{K} à l'aide de la définition \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ.
  2. En déduire la constante d'équilibre K^\circ via la relation fondamentale \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -RT \ln K^\circ.
  3. Comparer la valeur obtenue à 1 afin de conclure sur le caractère thermodynamiquement favorisé (ou quantitatif) de la réaction.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ puis K^\circ = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/RT) \gg 1, montrant que la réaction est quantitative.

Voir le corrigé complet

L'enthalpie libre standard de la réaction d'inversion du saccharose à T = 298\ \mathrm{K} s'exprime par :

\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(T) - T\,\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ(T)

D'après les résultats de la question Q32 (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -27\ \mathrm{kJ\cdot mol^{-1}} et \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ = 5\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot mol^{-1}}) :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(298\ \mathrm{K}) &= -27\cdot 10^{3} - 298 \times 5 \\ &= -28{,}5\cdot 10^{3}\ \mathrm{J\cdot mol^{-1}} = -28{,}5\ \mathrm{kJ\cdot mol^{-1}} \end{aligned}

La constante d'équilibre K^\circ est reliée à l'enthalpie libre standard par :

\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) = -R T \ln K^\circ(T) \iff K^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T)}{RT}\right)

Application numérique avec R = 8{,}314\ \mathrm{J\cdot K^{-1}\cdot mol^{-1}} :

K^\circ(298\ \mathrm{K}) = \exp\left(\frac{28\,490}{8{,}314 \times 298}\right) = \exp(11{,}50) \approx 9{,}9\cdot 10^4
\boxed{K^\circ(298\ \mathrm{K}) \approx 1{,}0\cdot 10^5}

Conclusion : La constante d'équilibre est très supérieure à 1 (K^\circ \gg 1, et même K^\circ \ge 10^4). La réaction d'inversion du saccharose est donc thermodynamiquement très favorisée dans le sens direct (elle est quasi-totale à l'équilibre à température ambiante).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux signes, aux unités et à ne pas confondre le caractère thermodynamique avec la rapidité cinétique.

« Souvent des problèmes de signes et d’unités alors que les unités sont correctes à la question précédente. »

« Plusieurs candidats affirment que la réaction est rapide : il ne faut pas confondre cinétique et thermodynamique. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : ordre de réaction, méthode intégrale, loi de vitesse d'ordre 1

Montrer que la réaction est d'ordre 1 par rapport au saccharose et déterminer la valeur de sa constante de vitesse dans les conditions de l'expérience.

Voir l'indice

Tracer ou évaluer les valeurs de \ln([S]/[S]_0) en fonction du temps t pour vérifier la linéarité caractéristique d'une cinétique d'ordre 1 et en déduire la constante de vitesse k_1 depuis la pente.

Voir la stratégie
  1. L'eau étant le solvant, elle est en large excès : sa concentration reste constante au cours de la réaction (dégénérescence de l'ordre).
  2. Pour tester l'hypothèse d'un ordre 1 par rapport au saccharose, on peut soit exploiter les temps de demi-réaction successifs, soit vérifier la constance de la constante apparente k_1 = \frac{1}{t}\ln\left(\frac{[\mathrm{S}]_0}{[\mathrm{S}](t)}\right).
Voir la réponse courte

Vérification de la linéarité de \ln([S]_0/[S]) en fonction du temps et détermination de la constante de vitesse k_1 par la pente.

Voir le corrigé complet

L'eau étant le solvant, sa concentration est très largement supérieure à celle du saccharose ([\mathrm{H_2O}] \approx 55{,}5\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} \gg [\mathrm{S}]_0 = 0{,}400\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}). Il y a dégénérescence de l'ordre par rapport à l'eau, dont la concentration peut être considérée comme constante.

Si la réaction est d'ordre 1 par rapport au saccharose, la vitesse volumique de réaction s'écrit :

v = -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{S}]}{\mathrm{d}t} = k_1 [\mathrm{S}]

Par séparation des variables et intégration avec la condition initiale [\mathrm{S}](0) = [\mathrm{S}]_0 :

\ln\left(\frac{[\mathrm{S}](t)}{[\mathrm{S}]_0}\right) = -k_1 t \iff k_1 = \frac{1}{t}\ln\left(\frac{[\mathrm{S}]_0}{[\mathrm{S}](t)}\right)

Méthode 1 : étude des temps de demi-réaction

  • À t = 500\ \mathrm{h}, [\mathrm{S}](500\ \mathrm{h}) = 0{,}196\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} \approx \frac{[\mathrm{S}]_0}{2} = 0{,}200\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, donc t_{1/2} \approx 500\ \mathrm{h}.
  • À t = 1\,000\ \mathrm{h}, [\mathrm{S}](1\,000\ \mathrm{h}) = 0{,}100\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} = \frac{[\mathrm{S}]_0}{4}. La concentration est à nouveau divisée par deux entre 500\ \mathrm{h} et 1\,000\ \mathrm{h}, soit une durée additionnelle \Delta t = 500\ \mathrm{h} = t_{1/2}.

Le temps de demi-réaction est indépendant de la concentration initiale, ce qui caractérise une cinétique d'ordre 1.

Méthode 2 : vérification par le calcul de k_1

Calculons les valeurs de k_1 = \frac{1}{t}\ln\left(\frac{0{,}400}{[\mathrm{S}](t)}\right) pour chaque mesure expérimentale :

t\ (\mathrm{h})1002505007501\,000
[\mathrm{S}]\ (\mathrm{mol\cdot L^{-1}})0{,}3460{,}2800{,}1960{,}1400{,}100
\ln([\mathrm{S}]_0/[\mathrm{S}])0{,}1450{,}3570{,}7131{,}0501{,}386
k_1\ (10^{-3}\ \mathrm{h^{-1}})1{,}451{,}431{,}431{,}401{,}39

Les valeurs de k_1 sont remarquablement constantes autour de la valeur moyenne :

k_1 \approx 1{,}4 \cdot 10^{-3}\ \mathrm{h^{-1}} \quad \left(\text{soit } k_1 \approx 3{,}9 \cdot 10^{-7}\ \mathrm{s^{-1}}\right)

L'hypothèse d'un ordre 1 par rapport au saccharose est donc parfaitement validée.

\boxed{k_1 \approx 1{,}4 \cdot 10^{-3}\ \mathrm{h^{-1}} \approx 3{,}9 \cdot 10^{-7}\ \mathrm{s^{-1}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour un ordre 1, tracez le logarithme de la concentration en fonction du temps et non la concentration seule.

« De nombreux candidats ne savent pas ce qu’est une réaction d’ordre 1 et effectuent une regression linéaire directement avec [S] en fonction de t. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : loi d'arrhenius, énergie d'activation

À , on mesure une constante de vitesse . Exprimer littéralement puis numériquement l'énergie d'activation de cette réaction.

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Arrhenius sous sa forme intégrée entre les températures T_1 et T_2 : \ln(k_2/k_1) = -\frac{E_a}{R}\left(\frac{1}{T_2} - \frac{1}{T_1}\right) pour extraire E_a.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la constante de vitesse en fonction de la température à l'aide de la loi empirique d'Arrhenius.
  2. Former le rapport des constantes de vitesse k_2/k_1 à deux températures distinctes pour éliminer le facteur pré-exponentiel et en déduire l'expression analytique de l'énergie d'activation E_{\mathrm{a}}.
  3. Effectuer l'application numérique avec les constantes exprimées dans la même unité de temps (ici en \mathrm{h}^{-1}).
Voir la réponse courte

Application de la loi d'Arrhenius sous forme intégrée entre T_1 et T_2 pour extraire l'énergie d'activation E_{\mathrm{a}}.

Voir le corrigé complet

La dépendance en température de la constante de vitesse est modélisée par la loi d'Arrhenius :

k(T) = A \exp\left(-\frac{E_{\mathrm{a}}}{RT}\right)

où A est le facteur pré-exponentiel (supposé indépendant de la température sur la plage considérée) et E_{\mathrm{a}} l'énergie d'activation de la réaction.

En appliquant cette relation aux deux températures T_1 et T_2 :

\begin{aligned} \ln k_1 &= \ln A - \frac{E_{\mathrm{a}}}{R T_1} \\ \ln k_2 &= \ln A - \frac{E_{\mathrm{a}}}{R T_2} \end{aligned}

Par soustraction membre à membre :

\ln\left(\frac{k_2}{k_1}\right) = \frac{E_{\mathrm{a}}}{R}\left(\frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_2}\right) = \frac{E_{\mathrm{a}}}{R} \frac{T_2 - T_1}{T_1 T_2}

On en déduit l'expression littérale de l'énergie d'activation :

\boxed{E_{\mathrm{a}} = \frac{R\, T_1 T_2}{T_2 - T_1} \ln\left(\frac{k_2}{k_1}\right)}

Application numérique : D'après la question Q34, à T_1 = 293\text{ K}, k_1 \approx 1{,}39 \cdot 10^{-3}\text{ h}^{-1}. À T_2 = 313\text{ K}, k_2 = 2{,}4 \cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}. Avec R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} :

E_{\mathrm{a}} = \frac{8{,}314 \times 293 \times 313}{313 - 293} \ln\left(\frac{2{,}4 \cdot 10^{-2}}{1{,}39 \cdot 10^{-3}}\right) \approx 38{,}13 \cdot 10^3 \times \ln(17{,}3) \approx 1{,}09 \cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{E_{\mathrm{a}} = 1{,}1 \cdot 10^2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'omettez pas le facteur pré-exponentiel d'Arrhenius et exprimez l'énergie d'activation en J/mol.

« certains candidats oublient la constante dans la version intégrée de la loi d’Arrhenius, d’autres la prennent égale à 1 de manière arbitraire »

« l’énergie d’activation s’exprime en J/mol et non en J. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : potentiel chimique, équilibre de phases du corps pur

Écrire, en la justifiant brièvement, une relation entre et .

Voir l'indice

Traduire l'égalité des potentiels chimiques de l'eau liquide pure et de la glace pure à la température de fusion normale sous pression atmosphérique.

Voir la réponse courte

À l'équilibre de fusion de l'eau pure sous la pression de référence, égalité des potentiels chimiques du liquide et du solide.

Voir le corrigé complet

À la température de fusion de l'eau pure T_{\text{fus}} sous la pression de référence P^\circ = 1\text{ bar}, les phases liquide et solide (glace) sont en équilibre thermodynamique :

\text{H}_2\text{O}_{(\text{s})} \rightleftharpoons \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}

L'enthalpie libre d'un système biphasé fermé à température et pression fixées est minimale à l'équilibre (\mathrm{d}G = 0), ce qui se traduit par l'égalité des potentiels chimiques du corps pur dans chaque phase :

\boxed{\mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}}(T_{\text{fus}}) = \mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}(T_{\text{fus}})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à justifier rigoureusement l'égalité des potentiels chimiques à l'équilibre.

« La relation écrite est souvent juste, mais la justification est rarement satisfaisante. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : fraction molaire, potentiel chimique d'un constituant en solution

Exprimer la fraction molaire de l'eau dans la phase liquide, en fonction de , , et . Écrire ensuite une relation entre , , , et .

Voir l'indice

Exprimer la fraction molaire x_{\mathrm{eau}} = n_{\mathrm{eau}}/(n_{\mathrm{eau}} + n_{\mathrm{sucre}}) à l'aide des masses et masses molaires, puis écrire l'égalité des potentiels chimiques à l'équilibre à la température modifiée T'_{\mathrm{fus}}.

Voir la réponse courte

Expression de x_{\mathrm{eau}} et condition d'équilibre entre la solution liquide idéale et la glace pure : \mu_{\mathrm{eau}}^{*\mathrm{liq}} + RT'\ln x_{\mathrm{eau}} = \mu_{\mathrm{eau}}^{*\mathrm{sol}}.

Voir le corrigé complet

Les quantités de matière respectives d'eau liquide et de sucre dans la solution s'écrivent :

\begin{aligned} n_{\mathrm{eau}} &= \frac{m_{\mathrm{eau}}}{M_{\mathrm{eau}}}, \\ n_{\mathrm{sucre}} &= \frac{m_{\mathrm{sucre}}}{M_{\mathrm{sucre}}}. \end{aligned}

Par définition, la fraction molaire x_{\mathrm{eau}} de l'eau en phase liquide est le rapport de la quantité de matière d'eau sur la quantité de matière totale du mélange liquide :

\boxed{x_{\mathrm{eau}} = \frac{n_{\mathrm{eau}}}{n_{\mathrm{eau}} + n_{\mathrm{sucre}}} = \frac{\dfrac{m_{\mathrm{eau}}}{M_{\mathrm{eau}}}}{\dfrac{m_{\mathrm{eau}}}{M_{\mathrm{eau}}} + \dfrac{m_{\mathrm{sucre}}}{M_{\mathrm{sucre}}}} = \frac{1}{1 + \dfrac{m_{\mathrm{sucre}}\,M_{\mathrm{eau}}}{m_{\mathrm{eau}}\,M_{\mathrm{sucre}}}} }

À la température de fusion T'_{\mathrm{fus}} de la solution (à pression fixée), l'équilibre diphasé liquide-solide pour le constituant eau se traduit par l'égalité de ses potentiels chimiques dans les deux phases :

\mu_{\mathrm{eau}}^{\mathrm{liq}}(T'_{\mathrm{fus}}) = \mu_{\mathrm{eau}}^{\mathrm{sol}}(T'_{\mathrm{fus}}).

D'après les hypothèses de l'énoncé :

  • la phase solide étant constituée d'eau pure, son activité vaut a_{\mathrm{eau}}^{\mathrm{sol}} = 1, d'où :

    \mu_{\mathrm{eau}}^{\mathrm{sol}}(T'_{\mathrm{fus}}) = \mu_{\mathrm{eau}}^{*,\mathrm{sol}}(T'_{\mathrm{fus}}) ;
  • la phase liquide étant idéale, l'activité de l'eau (solvant) s'identifie à sa fraction molaire, soit a_{\mathrm{eau}} = x_{\mathrm{eau}}. La relation (17) de l'énoncé donne :

    \mu_{\mathrm{eau}}^{\mathrm{liq}}(T'_{\mathrm{fus}}) = \mu_{\mathrm{eau}}^{*,\mathrm{liq}}(T'_{\mathrm{fus}}) + R\,T'_{\mathrm{fus}}\ln x_{\mathrm{eau}}.

En égalant ces deux potentiels, on obtient la relation demandée :

\boxed{\mu_{\mathrm{eau}}^{*,\mathrm{sol}}(T'_{\mathrm{fus}}) = \mu_{\mathrm{eau}}^{*,\mathrm{liq}}(T'_{\mathrm{fus}}) + R\,T'_{\mathrm{fus}}\ln x_{\mathrm{eau}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation reliant les potentiels chimiques doit être abordée et solidement argumentée.

« La relation entre potentiels chimiques est peu abordée et peu justifiée. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : relation de gibbs-helmholtz, enthalpie de fusion, cryoscopie

Déduire de ces relations différentielles et des questions précédentes l'équation :

où désigne l'enthalpie molaire de fusion de l'eau pure.

Voir l'indice

Différencier la condition d'équilibre diphasé à pression constante via les relations de Gibbs-Duhem en exploitant \Delta_{\mathrm{fus}}S = \Delta_{\mathrm{fus}}H/T_{\mathrm{fus}}.

Voir la stratégie
  1. Intégrer les relations différentielles de Gibbs-Duhem entre les températures T_{\text{fus}} et T'_{\text{fus}} pour exprimer la différence des potentiels chimiques de l'eau pure.
  2. Relier l'entropie molaire de fusion \Delta_{\text{fus}}S à l'enthalpie molaire de fusion \Delta_{\text{fus}}H à la température d'équilibre T_{\text{fus}}.
  3. Utiliser les équilibres établis aux questions Q36 et Q37 pour aboutir à la relation demandée.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation de Gibbs-Helmholtz intégrée entre T_{\mathrm{fus}} et T'_{\mathrm{fus}} pour relier l'écart de température à \ln x_{\mathrm{eau}}.

Voir le corrigé complet

Considérons la différence de potentiel chimique entre l'eau liquide pure et la glace pure :

\Delta_{\text{fus}}\mu^*(T) = \mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}}(T) - \mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}(T)

D'après les relations différentielles de Gibbs-Duhem fournies, à pression fixée :

\mathrm{d}(\Delta_{\text{fus}}\mu^*) = \mathrm{d}\mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}} - \mathrm{d}\mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}} = -\left(S_{\text{eau}}^{*,\text{liq}} - S_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}\right)\mathrm{d}T = -\Delta_{\text{fus}}S\,\mathrm{d}T

Les entropies molaires étant supposées indépendantes de la température, intégrons cette relation entre la température de fusion du corps pur T_{\text{fus}} et celle du mélange T'_{\text{fus}} :

\left[\mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}}(T'_{\text{fus}}) - \mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}(T'_{\text{fus}})\right] - \left[\mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}}(T_{\text{fus}}) - \mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}(T_{\text{fus}})\right] = -\Delta_{\text{fus}}S\,(T'_{\text{fus}} - T_{\text{fus}})

Exploitons les résultats précédents :

  • D'après la question Q36, à l'équilibre de fusion du corps pur à T_{\text{fus}} :

    \mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}}(T_{\text{fus}}) - \mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}(T_{\text{fus}}) = 0
  • À la température d'équilibre T_{\text{fus}}, la variation d'enthalpie libre de fusion est nulle (\Delta_{\text{fus}}G = \Delta_{\text{fus}}H - T_{\text{fus}}\Delta_{\text{fus}}S = 0), d'où :

    \Delta_{\text{fus}}S = \frac{\Delta_{\text{fus}}H}{T_{\text{fus}}}
  • D'après la question Q37, à la température T'_{\text{fus}} en présence de soluté :

    \mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}(T'_{\text{fus}}) - \mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}}(T'_{\text{fus}}) = RT'_{\text{fus}}\ln x_{\text{eau}} \iff \mu_{\text{eau}}^{*,\text{liq}}(T'_{\text{fus}}) - \mu_{\text{eau}}^{*,\text{sol}}(T'_{\text{fus}}) = -RT'_{\text{fus}}\ln x_{\text{eau}}

En substituant ces expressions dans l'équation intégrée, il vient :

-RT'_{\text{fus}}\ln x_{\text{eau}} = -\frac{\Delta_{\text{fus}}H}{T_{\text{fus}}}(T'_{\text{fus}} - T_{\text{fus}})

En multipliant par T_{\text{fus}}, on obtient bien :

\boxed{(T'_{\text{fus}} - T_{\text{fus}})\Delta_{\text{fus}}H = RT_{\text{fus}}T'_{\text{fus}} \ln x_{\text{eau}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante cryoscopique, développement limité

On note la fraction molaire des sucres dans la phase liquide. En supposant la température peu éloignée de , ainsi que , démontrer que :

avec la constante cryoscopique, à exprimer en fonction de , et de .

Voir l'indice

Effectuer le développement limité \ln x_{\mathrm{eau}} = \ln(1 - x_{\mathrm{sucre}}) \approx -x_{\mathrm{sucre}} et approximer le produit de températures par T_{\mathrm{fus}}^2 pour identifier l'expression de la constante cryoscopique K.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation (19) établie à la question Q38 liant l'écart de température de fusion au logarithme de la fraction molaire du solvant.
  2. Effectuer les approximations suggérées par l'énoncé : un développement limité au premier ordre pour \ln(1 - x_{\text{sucre}}) et une approximation au premier ordre pour le produit des températures.
  3. Réorganiser les termes pour obtenir la loi de l'abaissement cryoscopique sous la forme T_{\mathrm{fus}} - T'_{\mathrm{fus}} = K x_{\mathrm{sucre}} et en déduire K.
Voir la réponse courte

Développements limités \ln(1-x_{\mathrm{sucre}}) \approx -x_{\mathrm{sucre}} et T_{\mathrm{fus}}T'_{\mathrm{fus}} \approx T_{\mathrm{fus}}^2 menant à K = RT_{\mathrm{fus}}^2/\Delta_{\mathrm{fus}}H.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q38, l'équilibre de fusion de l'eau en présence de soluté vérifie :

(T'_{\mathrm{fus}} - T_{\mathrm{fus}})\,\Delta_{\mathrm{fus}}H = R\,T_{\mathrm{fus}}\,T'_{\mathrm{fus}}\,\ln x_{\mathrm{eau}}

En utilisant la relation x_{\mathrm{eau}} = 1 - x_{\mathrm{sucre}} et l'hypothèse de solution très diluée (x_{\mathrm{sucre}} \ll 1), un développement limité au premier ordre donne :

\ln x_{\mathrm{eau}} = \ln(1 - x_{\mathrm{sucre}}) \approx - x_{\mathrm{sucre}}

De plus, la température de fusion T'_{\mathrm{fus}} étant peu éloignée de celle du corps pur T_{\mathrm{fus}}, on peut approximer au premier ordre le produit des températures au dénominateur par :

T_{\mathrm{fus}}\,T'_{\mathrm{fus}} \approx T_{\mathrm{fus}}^2

L'équation devient alors :

(T'_{\mathrm{fus}} - T_{\mathrm{fus}})\,\Delta_{\mathrm{fus}}H \approx - R\,T_{\mathrm{fus}}^2\,x_{\mathrm{sucre}}

En multipliant par -1 pour exprimer l'abaissement cryoscopique T_{\mathrm{fus}} - T'_{\mathrm{fus}}, on obtient :

T_{\mathrm{fus}} - T'_{\mathrm{fus}} = \frac{R\,T_{\mathrm{fus}}^2}{\Delta_{\mathrm{fus}}H}\,x_{\mathrm{sucre}}

Cette relation s'identifie bien à la formule (20) demandée, avec :

\boxed{K = \frac{R\,T_{\mathrm{fus}}^2}{\Delta_{\mathrm{fus}}H}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention au signe négatif lors du développement limité au premier ordre de ln(1 - x).

« Un fréquent problème de signe dans le développement limité à l’ordre 1 : ln(1 −x) ∼x. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : abaissement cryoscopique, masse molaire

En déduire la valeur numérique de , puis celle de .

Voir l'indice

Calculer x_{\mathrm{sucre}} = \Delta T_{\mathrm{fus}}/K, puis isoler M_{\mathrm{sucre}} à partir de la définition de la fraction molaire et du titre massique à 15 %.

Voir la stratégie
  1. Calculer la constante cryoscopique K établie à la question Q39 à partir des données thermodynamiques de l'eau, puis en déduire la fraction molaire x_{\mathrm{sucre}} associée à l'abaissement mesuré \Delta T_{\mathrm{fus}} = 1{,}5\ \mathrm{K}.
  2. Relier la fraction molaire x_{\mathrm{sucre}} au titre massique en sucre de la solution (15\,\%) pour déterminer la masse molaire moyenne M_{\mathrm{sucre}}.
Voir la réponse courte

Calcul de x_{\mathrm{sucre}} = (T_{\mathrm{fus}}-T'_{\mathrm{fus}})/K puis détermination de la masse molaire moyenne M_{\mathrm{sucre}} du mélange de sucres.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q39, l'abaissement cryoscopique s'écrit :

T_{\mathrm{fus}} - T'_{\mathrm{fus}} = K x_{\mathrm{sucre}} \quad \text{avec} \quad K = \frac{R\,T_{\mathrm{fus}}^2}{\Delta_{\mathrm{fus}}H}

Calculons numériquement la constante cryoscopique K :

\begin{aligned} K &= \frac{8{,}314 \times (273{,}15)^2}{6{,}01 \cdot 10^3} \approx 103{,}2\ \mathrm{K} \end{aligned}

L'abaissement de température mesuré étant T_{\mathrm{fus}} - T'_{\mathrm{fus}} = 1{,}5\ ^\circ\mathrm{C} = 1{,}5\ \mathrm{K}, on en déduit la fraction molaire des sucres :

\begin{aligned} x_{\mathrm{sucre}} &= \frac{T_{\mathrm{fus}} - T'_{\mathrm{fus}}}{K} = \frac{1{,}5}{103{,}2} \approx 1{,}45 \cdot 10^{-2} \end{aligned}
\boxed{x_{\mathrm{sucre}} \approx 1{,}5 \cdot 10^{-2}}

Pour une solution à 15\,\% en masse de sirop d'érable constitué exclusivement de sucres, le rapport des masses d'eau et de sucre vaut :

\frac{m_{\mathrm{sucre}}}{m_{\mathrm{eau}}} = \frac{0{,}15}{1 - 0{,}15} = \frac{0{,}15}{0{,}85}

Par définition des fractions molaires, on a :

\frac{x_{\mathrm{sucre}}}{1 - x_{\mathrm{sucre}}} = \frac{n_{\mathrm{sucre}}}{n_{\mathrm{eau}}} = \frac{m_{\mathrm{sucre}} / M_{\mathrm{sucre}}}{m_{\mathrm{eau}} / M_{\mathrm{eau}}}

On en déduit l'expression de la masse molaire moyenne des sucres :

M_{\mathrm{sucre}} = M_{\mathrm{eau}}\,\frac{m_{\mathrm{sucre}}}{m_{\mathrm{eau}}}\,\frac{1 - x_{\mathrm{sucre}}}{x_{\mathrm{sucre}}}

Application numérique avec M_{\mathrm{eau}} = 18\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} et x_{\mathrm{sucre}} = 1{,}453 \cdot 10^{-2} :

\begin{aligned} M_{\mathrm{sucre}} &= 18 \times \frac{0{,}15}{0{,}85} \times \frac{1 - 0{,}01453}{0{,}01453} \approx 215\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} \end{aligned}

(En faisant l'approximation x_{\mathrm{sucre}} \ll 1, on obtiendrait M_{\mathrm{sucre}} \approx 219\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}).

\boxed{M_{\mathrm{sucre}} \approx 2{,}2 \cdot 10^2\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} \quad (215\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez l'application numérique pour calculer correctement la fraction molaire et la masse molaire.

« Beaucoup d’erreurs d’application numérique malgré une formule correcte pour x. »

Source : rapport du jury E3A 2022

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : masse molaire moyenne, bilan de matière

Le sirop d'érable est composé d'un mélange de saccharose, glucose et fructose obtenu à partir de saccharose pur. Calculer la proportion molaire en saccharose du sirop d'érable, puis la proportion massique.

Voir l'indice

Écrire la masse molaire moyenne comme barycentre des masses molaires du saccharose et des hexoses isomères (glucose et fructose) issus de son hydrolyse, afin d'extraire les proportions molaire puis massique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la stœchiométrie de la réaction d'inversion pour relier les quantités de glucose et de fructose formées à partir de saccharose pur.
  2. Exprimer la masse molaire moyenne M_{\mathrm{sucre}} en fonction des masses molaires et de la proportion molaire x_S en saccharose, puis en déduire x_S.
  3. Calculer la proportion massique w_S à partir de x_S, M_S et M_{\mathrm{sucre}}.
Voir la réponse courte

Utilisation de la stœchiométrie d'hydrolyse pour relier la masse molaire moyenne mesurée aux fractions molaire et massique de saccharose restant.

Voir le corrigé complet

L'inversion du saccharose s'écrit :

\mathrm{C_{12}H_{22}O_{11(s)}} + \mathrm{H_2O_{(\ell)}} = \mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}} + \mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}}

Le glucose (G) et le fructose (F) étant formés en proportions équimolaires à partir du saccharose (S) pur, le mélange contient un nombre égal de moles de glucose et de fructose :

n_G = n_F \implies x_G = x_F

où x_i désigne la fraction molaire du sucre i au sein du mélange de sucres constituant le sirop d'érable. La somme des fractions molaires vérifie :

x_S + x_G + x_F = x_S + 2x_G = 1 \implies x_G = x_F = \frac{1 - x_S}{2}

La masse molaire moyenne des sucres M_{\mathrm{sucre}} s'écrit, compte tenu de M_G = M_F = 180\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} et M_S = 342\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} :

\begin{aligned} M_{\mathrm{sucre}} &= x_S M_S + x_G M_G + x_F M_F \\ &= x_S M_S + (1 - x_S) M_G \\ &= M_G + x_S (M_S - M_G) \end{aligned}

On en déduit la proportion molaire en saccharose :

\boxed{x_S = \frac{M_{\mathrm{sucre}} - M_G}{M_S - M_G}}

Avec M_{\mathrm{sucre}} \approx 215\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} obtenu à la question Q40 :

x_S = \frac{215 - 180}{342 - 180} = \frac{35}{162} \approx 0{,}22

soit une proportion molaire de 22 %.

La proportion massique w_S en saccharose dans le mélange de sucres (assimilé au sirop d'érable d'après les hypothèses du texte) est donnée par :

w_S = \frac{m_S}{m_{\mathrm{sucre}}} = \frac{n_S M_S}{n_{\mathrm{tot}} M_{\mathrm{sucre}}} = x_S \frac{M_S}{M_{\mathrm{sucre}}}
\boxed{w_S = \frac{M_S}{M_{\mathrm{sucre}}}\left(\frac{M_{\mathrm{sucre}} - M_G}{M_S - M_G}\right)}

Application numérique :

w_S = 0{,}216 \times \frac{342}{215} \approx 0{,}34

soit une proportion massique de 34 % à 35 %.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2022 ?

Surtout 3 chapitres : Fluides visqueux (24 % des questions), Thermodynamique chimique et équilibres (20 %, partie III) et Dynamique des fluides parfaits (11 %). Plus ponctuellement : Induction et forces de Laplace, Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Diffusion thermique, Électronique de puissance, Cinétique chimique et mécanismes réactionnels…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2022 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

Peu : 6 questions sur 41 (15 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q3 à Q6, Q34 et Q35.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2022 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PSI 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q23 (bernoulli généralisé), Q26 (équation de navier-stokes), Q30 (extremum de fonction), Q31 (masse retenue), Q38 (relation de gibbs-helmholtz) et Q41 (masse molaire moyenne).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2022 ?

Questions de cours : Q1 (onduleur), Q7 (équation de maxwell-faraday), Q12 (effet de peau), Q16 (relation de bernoulli) et Q36 (potentiel chimique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (circuit rlc série), Q8 (champ électrique induit), Q13 (équation de la chaleur), Q18 (formule de torricelli), Q32 (loi de hess), Q34 (ordre de réaction) et Q35 (loi d'arrhenius).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (27 sur 41), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q7, Q9, Q11, Q12, Q14 à Q19, Q21, Q22, Q24, Q25, Q27…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q10, Q13, Q20, Q29, Q38 et Q39.

Le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Faut-il connaître la loi de cryométrie pour aborder la sous-partie III.2 ?

Non : la formule d'abaissement cryoscopique est entièrement redémontrée de façon guidée de Q36 à Q39 à l'aide de la relation de Gibbs-Helmholtz fournie dans l'énoncé.

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