Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MP 2021
Séquence Physique-Chimie dans l'univers-fiction de "Fast and Furious"
- 47 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 22 questions sur 47, parties III.1 et IV.3
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Cinétique chimique, Premier et second principes de la thermodynamique, Thermodynamique chimique et équilibres · 15 incontournables · 32 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet original s'appuie sur la saga cinématographique Fast and Furious pour balayer une grande diversité de thèmes du programme de MP à travers cinq parties totalement indépendantes. La première partie propose une étude de mécanique du solide et de contact avec frottement de Coulomb pour tester la faisabilité du tractage d'un coffre-fort. La deuxième aborde l'effet Doppler électromagnétique appliqué à un cinémomètre radar ainsi que l'échantillonnage temporel du signal. La troisième explore la thermodynamique d'un moteur à quatre temps (cycle de Beau de Rochas, bilans ouverts industriels et apport de protoxyde d'azote). La quatrième étudie la thermochimie et la cinétique de décomposition de . Enfin, la cinquième partie modélise la couleur de gemmes par un puits de potentiel quantique 1D.
Très accessible et progressif, ce sujet constitue un support idéal d'entraînement de concours pour réviser les fondamentaux en mécanique, électromagnétisme, thermodynamique et physique quantique sans technicité calculatoire excessive.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,84/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Cinétique chimique16 %
- Premier et second principes de la thermodynamique16 %
- Thermodynamique chimique et équilibres16 %
- Machines thermiques et systèmes ouverts15 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
15 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en MPSI : 22 questions sur 47, parties III.1 et IV.3.
Où gagner des points
32 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : hors programme, données en annexe
Hors programme
Question hors du programme actuel : Q34 (La notion de mésomérie ne figure pas au programme de la filière MP).
Données en annexe
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
47 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
47 questionsPartie I : Course-poursuite dans les rues de Rio : une opération savamment préparée ?
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction du support, bilan des forces
Reproduire la figure 1 et la compléter en indiquant toutes les actions mécaniques extérieures subies par la voiture.
Voir l'indiceIndice
Faire l'inventaire complet des actions extérieures sur la voiture : poids en G, traction du filin -\vec{F} en hauteur h, et réactions normale et tangentielle de la route sur chaque roue en I_1 et I_2.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système d'étude constitué par la voiture dans son ensemble : {carrosserie, roues, moteur, conducteur}.
- Faire le bilan des actions mécaniques extérieures en distinguant l'action à distance (la pesanteur) et les actions de contact (le filin et la chaussée en I_1 et I_2).
- Appliquer le principe des actions réciproques pour relier l'action du filin sur la voiture à celle subie par le container.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan et représentation du poids, des actions normales et tangentielles sur les deux essieux et de la traction du câble.
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Le système étudié est la voiture de masse m = 2m_1. Les actions mécaniques extérieures s'exerçant sur ce système dans le référentiel d'étude lié au sol sont :
L'action à distance de la pesanteur, modélisée par le poids :
\vec{P} = m\vec{g} = -mg\,\vec{u}_zappliqué au centre de masse G.
L'action de contact du filin sur la voiture à la hauteur h : le filin étant de masse négligeable et en équilibre, la force exercée sur la voiture est l'opposée de la force de traction \vec{F} exercée par le filin sur le container :
\vec{F}_{\text{filin}\to\text{voiture}} = -\vec{F} = -F\,\vec{u}_xL'action de contact de la chaussée sur la roue arrière au point I_1 :
\vec{R}_1 = T_1\vec{u}_x + N_1\vec{u}_zL'action de contact de la chaussée sur la roue avant au point I_2 :
\vec{R}_2 = T_2\vec{u}_x + N_2\vec{u}_z
Les frottements de l'air étant négligés, ce bilan est complet.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soignez la lisibilité du schéma, n'omettez pas la force exercée par le container et appliquez les réactions de la chaussée au point de contact des roues.
« Des schémas trop petits nuisent à la lisibilité. La force exercée par le container sur la voiture est parfois oubliée. Les réactions de la chaussée sur les roues sont parfois dessinées à partir du centre des roues. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : loi de coulomb, frottement solide
En appliquant le postulat fondamental de la dynamique au container et à l'aide d'une loi sur le frottement solide à préciser, obtenir l'expression de en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Le container étant en translation rectiligne uniforme, appliquer la première loi de Newton avec la loi de frottement dynamique de Coulomb T_0 = f_0 N_0.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au container en translation rectiligne uniforme dans le référentiel galiléen lié à la chaussée.
- Projeter la relation sur les axes vertical et horizontal pour déterminer l'effort normal N_0 et la composante tangentielle T_0.
- Utiliser la loi de Coulomb du frottement en régime de glissement pour relier T_0 à N_0, puis exprimer \vec{F}.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD appliqué au container en translation uniforme et loi de Coulomb de glissement donnant \vec{F} = f_0 m_0 g \vec{u}_x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système étudié est le container de masse m_0, dans le référentiel de la ville supposé galiléen. Il est en mouvement de translation rectiligne uniforme à la vitesse \vec{V} = V\vec{u}_x (V = \text{cte}), de sorte que son accélération est nulle :
Le container est soumis à trois actions extérieures coplanaires dans le plan vertical (Oxz) :
- son poids : m_0 \vec{g} = -m_0 g \vec{u}_z ;
- la force de traction exercée par le filin : \vec{F} = F\vec{u}_x ;
- la réaction de la chaussée : \vec{R}_0 = -T_0\vec{u}_x + N_0\vec{u}_z.
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
En projetant sur \vec{u}_z et \vec{u}_x :
Le container glisse sur le bitume à la vitesse de glissement \vec{v}_g = V\vec{u}_x \neq \vec{0}. D'après la loi de Coulomb du frottement en régime de glissement, l'effort tangentiel s'oppose au glissement et sa norme atteint la valeur limite :
On en déduit immédiatement l'expression vectorielle de la force de traction :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il est indispensable de justifier l'état de glissement avant d'utiliser l'égalité de la loi de Coulomb.
« est trop souvent donnée sans la justification du glissement. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : théorème de l'énergie cinétique, puissance d'une force
a) Par l'application d'un théorème énergétique à la voiture, établir la relation entre la puissance de et la puissance fournie par le moteur.
b) Calculer en kilowatt et en cheval-vapeur. Le choix de deux voitures dans cette mise en scène vous semble-t-il réaliste ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de l'énergie cinétique ou de la puissance mécanique à la voiture en régime permanent en tenant compte de la nullité de la puissance de contact au sol sans glissement.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de l'énergie cinétique (ou de la puissance cinétique) à l'ensemble constitué par la voiture dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
- Faire le bilan des puissances extérieures et intérieures en tenant compte du roulement sans glissement et du régime permanent (V = \text{cte}).
- Réaliser l'application numérique pour déterminer la puissance totale en \mathrm{kW} puis en chevaux-vapeur (\mathrm{ch}), et analyser la pertinence de la mise en scène (en rappelant que l'étude modélise deux voitures).
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de l'énergie cinétique en régime stationnaire pour relier la puissance motrice à la traction, puis calcul en chevaux-vapeur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Relation entre la puissance motrice et la puissance de \vec{F}
On applique le théorème de la puissance cinétique au système fermé constitué par la voiture (modélisant les deux véhicules) dans le référentiel terrestre galiléen :
Le mouvement s'effectue en ligne droite à vitesse V constante, et les roues tournent à vitesse angulaire constante. L'énergie cinétique de la voiture est donc constante, soit :
Bilan des puissances :
Puissance des actions extérieures :
- Le poids \vec{P} = -m g \vec{u}_z est orthogonal à la vitesse \vec{V} = V \vec{u}_x : \mathscr{P}(\vec{P}) = 0.
- Les actions de contact chaussée/roues \vec{R}_1 et \vec{R}_2 ne dissipent ni ne fournissent de puissance en l'absence de glissement : \mathscr{P}(\vec{R}_1) + \mathscr{P}(\vec{R}_2) = 0.
La force exercée par le filin sur la voiture est -\vec{F} (d'après le principe des actions réciproques). Le point d'attache se déplaçant à la vitesse \vec{V}, sa puissance reçue par la voiture est :
\mathscr{P}_{\mathrm{filin}\to\mathrm{voiture}} = (-\vec{F})\cdot \vec{V} = -\mathscr{P}(\vec{F})où \mathscr{P}(\vec{F}) = \vec{F} \cdot \vec{V} = F V désigne la puissance de traction développée sur le container.
- Puissance des actions intérieures : en négligeant les frottements internes de transmission, la seule puissance intérieure non nulle est la puissance mécanique fournie par le moteur, soit \mathscr{P}_{\mathrm{int}} = \mathscr{P}_{\mathrm{m}}.
Le bilan de puissance s'écrit donc :
D'où :
b) Calcul de \mathscr{P}_{\mathrm{m}} et analyse de la mise en scène
La vitesse en unités \mathrm{SI} vaut :
Avec f_0 = 0{,}4, m_0 = 4\,500\text{ kg} et g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
En chevaux-vapeur (1\text{ ch} \simeq 736\text{ W}) :
Réalisme du choix de deux voitures : L'étude modélise l'ensemble des deux voitures sous la forme d'un véhicule unique (m = 2m_1). La puissance motrice totale requise est donc de 450\text{ kW}, soit :
Une puissance de l'ordre de 300\text{ ch} par voiture est tout à fait réaliste pour des berlines sportives (comme les Dodge Charger utilisées dans le film, qui développent plus de 400\text{ ch}). Le choix d'utiliser deux voitures est donc parfaitement cohérent d'un point de vue de la puissance requise.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à bien identifier la force réellement subie par la voiture lors de l'application du théorème de l'énergie cinétique.
« Le théorème de l'énergie cinétique est appliqué, mais en faisant intervenir la puissance de F »
« (qui est la force subie par la voiture de la part du container). »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : théorème du moment cinétique, liaison pivot
a) Rappeler la loi du moment cinétique scalaire appliquée à un solide en rotation autour d'un axe fixe dans un référentiel galiléen. On précisera tous les termes et notations introduits.
b) Recenser toutes les actions mécaniques (résultantes ou couples) s'exerçant sur la roue arrière, puis sur la roue avant.
c) On suppose chaque roue en liaison pivot parfaite avec le reste de la voiture. En appliquant la loi du moment cinétique scalaire à chaque roue en rotation à vitesse angulaire constante dans un référentiel et par rapport à des axes à préciser, montrer que et que .
Voir l'indiceIndice
Écrire la nullité de l'accélération angulaire de chaque roue en liaison pivot parfaite par rapport à son axe de rotation pour relier couples moteur et de frottement au sol.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le théorème du moment cinétique scalaire pour un solide en rotation autour d'un axe fixe dans un référentiel galiléen, en définissant rigoureusement chaque terme.
- Dresser le bilan des actions mécaniques extérieures appliquées isolément à la roue arrière (non motrice), puis à la roue avant (motrice).
- Se placer dans le référentiel du véhicule (en translation rectiligne uniforme, donc galiléen), où les axes de rotation des roues sont fixes, et appliquer le théorème du moment cinétique scalaire à chacune d'elles.
Voir la réponse courteRéponse courte
TMC scalaire appliqué à chaque roue en rotation uniforme pour relier le couple moteur à l'effort tangentiel T_2, avec T_1 = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Loi du moment cinétique scalaire pour un axe fixe
Pour un solide indéformable (S) en rotation autour d'un axe \Delta fixe dans un référentiel galiléen, orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_\Delta, la loi du moment cinétique scalaire s'écrit :
où :
- J_\Delta est le moment d'inertie du solide par rapport à l'axe \Delta (en \mathrm{kg\cdot m^2}) ;
- \omega = \dot{\theta} est la vitesse angulaire algébrique de rotation du solide autour de l'axe orienté \Delta (en \mathrm{rad\cdot s^{-1}}) ;
- \sum \mathcal{M}_\Delta\big(\vec{F}_{\text{ext}}\big) désigne la somme des moments scalaires, par rapport à l'axe \Delta, de toutes les actions mécaniques extérieures exercées sur le solide (en \mathrm{N\cdot m}).
b) Recensement des actions mécaniques extérieures sur chaque roue
On note C_1 et C_2 les centres respectifs de la roue arrière et de la roue avant.
Roue arrière :
- Poids de la roue : résultante \vec{P}_1 appliquée en son centre de gravité C_1 ;
- Action de la liaison pivot avec le châssis : force de contact \vec{F}_{\text{châssis}\to 1} appliquée en C_1 (la liaison étant parfaite, le couple de frottement selon l'axe de rotation est nul) ;
- Action de contact de la chaussée en I_1 : force \vec{R}_1 = T_1 \vec{u}_x + N_1 \vec{u}_z.
Roue avant :
- Poids de la roue : résultante \vec{P}_2 appliquée en C_2 ;
- Action de la liaison pivot avec le châssis : force de contact \vec{F}_{\text{châssis}\to 2} appliquée en C_2 ;
- Action de contact de la chaussée en I_2 : force \vec{R}_2 = T_2 \vec{u}_x + N_2 \vec{u}_z ;
- Couple moteur exercé par la transmission : \vec{\Gamma} = \Gamma_m \vec{u}_y.
c) Détermination de T_1 et relation entre \Gamma_m et T_2
Le véhicule est en translation rectiligne uniforme à la vitesse \vec{V} = V\vec{u}_x par rapport au référentiel terrestre galiléen ; le référentiel (R') lié à la voiture est donc également galiléen.
Dans (R'), les axes matériels de rotation \Delta_1 = (C_1, \vec{u}_y) et \Delta_2 = (C_2, \vec{u}_y) sont fixes.
Calculons les moments scalaires par rapport à ces axes orientés par \vec{u}_y :
- Les lignes d'action du poids et de l'action de la liaison pivot coupent l'axe de rotation en C_k, d'où un moment nul : \mathcal{M}_{\Delta_k}(\vec{P}_k) = 0 et \mathcal{M}_{\Delta_k}(\vec{F}_{\text{châssis}\to k}) = 0.
Le point de contact avec le sol est repéré par \vec{C_k I_k} = -\dfrac{d}{2}\vec{u}_z. Le moment vectoriel de l'action du sol \vec{R}_k en C_k vaut :
\begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_{C_k}(\vec{R}_k) &= \vec{C_k I_k} \wedge \vec{R}_k \\ &= \left(-\frac{d}{2}\vec{u}_z\right) \wedge \big(T_k\vec{u}_x + N_k\vec{u}_z\big) \\ &= -\frac{d}{2} T_k (\vec{u}_z \wedge \vec{u}_x) = -\frac{d}{2} T_k \vec{u}_y \end{aligned}Le moment scalaire par rapport à l'axe (C_k, \vec{u}_y) est donc \mathcal{M}_{\Delta_k}(\vec{R}_k) = -T_k \dfrac{d}{2}.
Chaque roue tourne à vitesse angulaire constante (\mathrm{d}\omega/\mathrm{d}t = 0) :
Pour la roue arrière :
J \frac{\mathrm{d}\omega_1}{\mathrm{d}t} = -T_1 \frac{d}{2} = 0 \implies \boxed{T_1 = 0}Pour la roue avant :
J \frac{\mathrm{d}\omega_2}{\mathrm{d}t} = \Gamma_m - T_2 \frac{d}{2} = 0 \implies \boxed{\Gamma_m = T_2 \frac{d}{2}}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas énoncé de la loi et définition du moment cinétique, et dressez un bilan des actions mécaniques extérieures rigoureux.
« Trop de candidats considèrent que la loi du moment cinétique consiste à écrire la définition du moment cinétique. »
« Les actions des liaisons pivot sont quasi-systématiquement oubliées et le poids de la voiture est considéré comme une action agissant sur les roues. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, PTSI
Notions : équilibre d'un solide, couple
a) Montrer que .
b) En déduire et faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique appliqué à la voiture selon l'axe horizontal (\mathrm{O}x) pour exprimer T_2, puis en déduire le couple moteur \Gamma_m.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (théorème de la résultante cinétique) à la voiture en mouvement rectiligne uniforme dans le référentiel galiléen de la ville, et projeter la relation suivant l'axe horizontal \vec{u}_x en tenant compte du résultat T_1 = 0 établi à la question Q4.
- Relier le couple moteur \Gamma_m à T_2 grâce à la question Q4c, puis injecter l'expression de la force de traction \vec{F} obtenue à la question Q2 pour réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD appliqué à la voiture en translation uniforme projeté sur l'axe longitudinal pour relier T_2 à F, d'où le couple moteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) On étudie le système constitué par la voiture de masse m dans le référentiel de la ville, supposé galiléen.
La voiture est animée d'un mouvement de translation rectiligne uniforme à la vitesse \vec{V} = V\vec{u}_x, de sorte que l'accélération de son centre de masse est nulle : \vec{a}(G) = \vec{0}.
D'après le bilan des actions mécaniques extérieures dressé à la question Q1, les forces appliquées à la voiture sont :
- son poids : \vec{P} = -mg\vec{u}_z ;
- l'action de contact de la chaussée sur la roue arrière : \vec{R}_1 = T_1\vec{u}_x + N_1\vec{u}_z ;
- l'action de contact de la chaussée sur la roue avant : \vec{R}_2 = T_2\vec{u}_x + N_2\vec{u}_z ;
- l'action exercée par le filin : -\vec{F} (par le principe des actions réciproques appliqué au filin de masse négligeable).
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la voiture s'écrit :
En projetant sur l'axe horizontal \vec{u}_x, on obtient :
Or, d'après la question Q4c, la roue arrière étant libre de tourner sans couple moteur appliqué, on a T_1 = 0. On en déduit :
soit vectoriellement :
b) D'après la relation obtenue à la question Q4c :
En utilisant le résultat de la question Q5a, il vient T_2 = \|\vec{F}\|. Par ailleurs, la question Q2 a établi que :
On en déduit l'expression du couple moteur :
Application numérique :
- f_0 = 0{,}4
- m_0 = 4\,500\text{ kg}
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
- d = 20\text{ pouces} = 20 \times 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ m} = 0{,}50\text{ m}, d'où \frac{d}{2} = 0{,}25\text{ m}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à ne pas exprimer un couple moteur en joules.
« Rien à signaler, si ce n'est la surprise d'avoir vu, dans de nombreuses copies, un couple exprimé en Joule ! »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, PTSI
Notions : moment d'une force, équilibre d'un solide
La loi du moment cinétique scalaire appliquée à la voiture par rapport à l'axe permet de montrer que .
a) Pourquoi le couple n'intervient-il pas dans ce résultat ?
b) En déduire et en fonction de , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Considérer que le couple moteur \vec{\Gamma}_m est une action interne au système voiture ; calculer la somme des moments des forces extérieures en G puis combiner avec l'équilibre vertical.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification du rôle des actions internes au système puis résolution du système pour trouver les composantes normales N_1 et N_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Le système considéré est la « voiture », définie par l'énoncé comme l'ensemble {carrosserie, roues, moteur, conducteur}.
Le couple moteur \vec{\Gamma} = \Gamma_m \vec{u}_y est appliqué par le moteur sur l'essieu avant et, par la troisième loi de Newton, le moteur subit un couple opposé -\Gamma_m \vec{u}_y de la part des roues. Ce couple relève donc des actions mécaniques intérieures au système {voiture}.
D'après le théorème du moment cinétique appliqué à un système fermé matériel, seules les actions mécaniques extérieures possèdent un moment non nul dans le bilan global. Par conséquent, le couple intérieur \Gamma_m n'intervient pas dans ce résultat.
b) Appliquons le principe fondamental de la dynamique à la voiture dans le référentiel terrestre supposé galiléen. La voiture se déplace à vitesse \vec{V} constante, son accélération est donc nulle :
Les forces extérieures appliquées à la voiture sont :
- le poids : \vec{P} = -m g \vec{u}_z ;
- la réaction du sol sur la roue arrière : \vec{R}_1 = T_1 \vec{u}_x + N_1 \vec{u}_z ;
- la réaction du sol sur la roue avant : \vec{R}_2 = T_2 \vec{u}_x + N_2 \vec{u}_z ;
- la tension du filin : \vec{F}_{\text{filin}\to\text{voiture}} = -\vec{F} = -T_2 \vec{u}_x, qui est purement horizontale.
La projection sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z fournit :
Par ailleurs, la relation issue du théorème du moment cinétique donnée par l'énoncé s'écrit :
Or, d'après les questions Q2 et Q5, la force de traction vaut T_2 = f_0 m_0 g. On en déduit :
En additionnant puis en soustrayant ces deux relations, on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait penser à justifier l'absence du couple moteur par son caractère intérieur au système considéré.
« Beaucoup de réponses farfelues. Le caractère intérieur du couple moteur est complètement ignoré. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : loi de coulomb, frottement solide
Les lois de Coulomb sur le frottement solide permettent d'assurer que les roues ne glissent pas sur la chaussée si avec .
a) Quelles roues risquent de glisser ?
b) Montrer qu'un tractage sans glissement des roues impose une masse maximale tractable
c) Faire l'application numérique. Commenter le résultat trouvé.
Voir l'indiceIndice
La roue motrice avant est celle qui transmet l'effort tangentiel non nul : exprimer la condition de non-glissement |T_2| < f N_2 et isoler la masse m_0.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les composantes tangentielles T_1 et T_2 aux limites imposées par les lois de Coulomb pour identifier la roue motrice susceptible de patiner.
- Écrire la condition de non-glissement à la limite de glissement sur la roue concernée en injectant les expressions de T_2 et N_2 obtenues aux questions précédentes.
- Effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé et comparer la valeur limite m_{0\mathrm{max}} à la masse réelle du container m_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la condition de non-glissement de Coulomb à la roue motrice pour exprimer la masse tractable maximale m_{0\mathrm{max}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Roues risquant de glisser
D'après la question Q4.c, la composante tangentielle sur la roue arrière non motrice est nulle :
Comme N_1 > 0, la condition de Coulomb |T_1| < f N_1 est toujours strictement vérifiée : la roue arrière ne risque pas de glisser.
En revanche, sur la roue avant motrice, l'effort tangentiel vaut (d'après la question Q5.a) :
De plus, d'après la question Q6.b, la réaction normale N_2 diminue avec m_0 par transfert de charge vers l'arrière lors de la traction. C'est donc la roue avant qui risque de patiner (glisser sur la chaussée).
b) Expression de la masse maximale tractable m_{0\mathrm{max}}
La condition de non-glissement au niveau de la roue avant s'écrit :
En remplaçant T_2 et N_2 par leurs expressions :
En simplifiant par g > 0 :
En regroupant les termes en m_0 :
La masse maximale tractable sans glissement est donc bien :
c) Application numérique et commentaire
Avec les valeurs numériques fournies :
- m = 3\,000\text{ kg},
- f = 1{,}0,
- f_0 = 0{,}4,
- h = 0{,}5\text{ m},
- 2b = 2{,}7\text{ m}.
On calcule :
Soit, avec deux chiffres significatifs cohérents avec les données :
Commentaire : La masse maximale tractable sans patinage est de 3{,}2\text{ t}, alors que le container a une masse m_0 = 4\,500\text{ kg} = 4{,}5\text{ t}. On a :
Les voitures à traction avant ne peuvent donc pas tracter le container sans que les roues motrices ne se mettent à patiner. La scène du film est donc irréaliste dans ces conditions de transmission.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Fondez votre raisonnement sur les lois de Coulomb de frottement sans vous fier à l'intuition, et distinguez bien les masses de la voiture et du container.
« Quelques réponses (souvent fausses) fondées sur l'intuition, plutôt que sur l'application des lois de Coulomb sur le glissement/non glissement. »
« Des confusions entre la masse de la voiture et celle du container. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : loi de coulomb, frottement solide
Lors de la préparation de leur plan, un des protagonistes suggère d'utiliser des voitures à propulsion arrière.
a) Quelles sont alors les expressions de et de ?
b) En admettant que et trouvés en Q6b sont inchangés, dire quelles roues risquent de glisser dans ce cas.
c) En déduire l'expression de la masse maximale tractable .
d) Faire l'application numérique et conclure si les héros peuvent ou non réussir cette opération de tractage.
Voir l'indiceIndice
Pour une propulsion, le couple moteur et l'effort tangentiel sont reportés sur la roue arrière (T_1 \neq 0 et T_2 = 0) : réévaluer la condition d'adhérence avec N_1.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la roue motrice pour une propulsion arrière et en déduire T_1 et T_2 par analogie avec les questions Q4 et Q5.
- Comparer les composantes tangentielles et les limites de frottement de Coulomb pour déterminer la roue critique.
- Établir la condition de non-glissement à l'essieu arrière et isoler la masse maximale tractable m'_{0\mathrm{max}}.
- Effectuer l'application numérique et comparer m'_{0\mathrm{max}} à la masse du container m_0 = 4\,500\text{ kg}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Reprise de l'étude avec propulsion arrière : le transfert de charge augmente la charge normale motrice et la masse tractable maximale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Dans le cas d'une propulsion arrière, le couple moteur \vec{\Gamma}_m est appliqué sur l'essieu arrière (roue 1), tandis que la roue avant (roue 2) n'est pas motrice.
La loi du moment cinétique scalaire appliquée à la roue avant non entraînée (en liaison pivot parfaite et à vitesse de rotation constante) donne directement :
Le bilan des forces en projection selon \vec{u}_x sur l'ensemble de la voiture en mouvement rectiligne uniforme s'écrit :
D'où les expressions :
b)
- Pour la roue avant, T_2 = 0 \le f N_2, la roue avant ne risque pas de glisser.
- Pour la roue arrière, T_1 = f_0 m_0 g > 0, elle transmet tout l'effort de propulsion et est donc soumise à la condition de non-glissement T_1 < f N_1.
Ce sont donc les roues arrière qui risquent de glisser (de patiner).
c) La condition de non-glissement de la roue arrière impose :
En injectant l'expression de N_1 obtenue en Q6b :
la condition devient :
Comme 1 - f \frac{h}{2b} > 0, on obtient la masse maximale tractable :
d) Application numérique :
Le container a une masse m_0 = 4\,500\text{ kg}. Puisque :
les héros peuvent réussir cette opération de tractage à l'aide de voitures à propulsion arrière, car les roues motrices ne patineront pas.
Résultat
Partie II : " Flashés " au radar à effet Doppler
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de maxwell, onde plane progressive
a) En exploitant une équation de Maxwell à préciser, exprimer le champ magnétique de l'onde incidente dans (R).
b) En utilisant le système , établir l'expression ci-dessous du champ électrique de l'onde incidente dans (R') :
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation de structure d'une onde plane progressive harmonique dans le vide \vec{B} = \frac{\vec{u}_x \wedge \vec{E}}{c}, puis appliquer la formule de transformation galiléenne fournie.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la question a), on applique l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide à l'onde plane progressive harmonique (OPPH) incidente se propageant selon \vec{u}_x pour en déduire la structure de l'onde et l'expression de \underline{\vec{B}}_i(x,t).
- Pour la question b), on injecte les champs \underline{\vec{E}}_i et \underline{\vec{B}}_i dans la loi de transformation des champs (\sigma) relative au changement de référentiel galiléen à vitesse non relativiste (\vec{V} = V\vec{u}_x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de l'équation de Maxwell-Faraday pour exprimer le champ magnétique puis transformation des champs dans le référentiel mobile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) L'onde se propage dans l'air, assimilé au vide. L'équation locale reliant le champ électrique au champ magnétique est l'équation de Maxwell-Faraday :
Pour une onde plane progressive harmonique de vecteur d'onde \vec{k}_1 = \frac{\omega_1}{c}\vec{u}_x et de pulsation \omega_1, l'opérateur spatial devient \vec{\nabla} \to -j\vec{k}_1 et l'opérateur temporel \frac{\partial}{\partial t} \to j\omega_1. L'équation de Maxwell-Faraday s'écrit alors en notation complexe :
Sachant que \underline{\vec{E}}_i(x,t) = E_0 \exp\left(j\omega_1 \left(t - \frac{x}{c}\right)\right) \vec{u}_z et que le trièdre (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) est direct (\vec{u}_x \wedge \vec{u}_z = -\vec{u}_y), on obtient :
b) D'après la relation de transformation (\sigma) pour une vitesse non relativiste (V \ll c), le champ électrique dans le référentiel (R') lié au véhicule en translation à la vitesse \vec{V} = V\vec{u}_x s'écrit :
Calculons le terme de couplage avec \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z :
En sommant avec l'expression de \underline{\vec{E}}_i(x,t), on obtient directement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Prenez garde aux erreurs lors du calcul explicite du rotationnel.
« On relève tout de même, lorsqu'il est détaillé, quelques erreurs dans le calcul du rotationnel. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : onde électromagnétique, onde stationnaire
En suivant la même démarche qu'en Q9a et Q9b, établir les expressions des champs de l'onde réfléchie, et dans (R').
Voir l'indiceIndice
L'onde réfléchie se propageant selon -\vec{u}_x, adapter le signe du produit vectoriel pour \underline{\vec{B}}_r avant d'appliquer la transformation de Lorentz approchée pour obtenir \underline{\vec{E}}'_r.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le champ magnétique \underline{\vec{B}}_r(x,t) dans (R) à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday (ou de la relation de structure d'une OPPH).
- Appliquer la loi de transformation (\sigma) pour exprimer \underline{\vec{B}}'_r(x,t) dans (R').
- Calculer le terme \vec{V} \wedge \underline{\vec{B}}_r afin d'en déduire \underline{\vec{E}}'_r(x,t) dans (R').
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination des composantes électrique et magnétique de l'onde réfléchie se propageant en sens inverse dans le référentiel de la cible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Champ magnétique dans le référentiel (R)
L'onde réfléchie est une onde plane progressive harmonique se propageant dans le sens des x décroissants, selon le vecteur d'onde \vec{k}_r = -\frac{\omega_2}{c}\vec{u}_x. Son champ électrique s'écrit :
D'après la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday pour une OPPH dans le vide :
Comme \vec{u}_x \wedge \vec{u}_z = -\vec{u}_y, on obtient :
2. Champs dans le référentiel (R')
D'après le système de transformation (\sigma), le champ magnétique est invariant à l'ordre 1 en V/c :
Le champ électrique dans (R') est donné par la première relation de (\sigma) :
Avec \vec{V} = V\vec{u}_x et \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z, le terme convectif s'écrit :
En sommant avec \underline{\vec{E}}_r(x,t), on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Tenez compte du sens de propagation de l'onde réfléchie pour éviter les erreurs de signe.
« Des erreurs de signe dues au sens de propagation de l'onde réfléchie. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : effet doppler, onde électromagnétique
On admet que la relation de continuité du champ électrique sur (P') s'écrit, pour tout :
a) En déduire le rapport des fréquences .
b) Exprimer l'écart de fréquence en fonction de et du rapport .
c) Donner à l'ordre 1 en .
Voir l'indiceIndice
Injecter l'abscisse de la surface mobile x(t) = Vt dans les exponentielles de phase incidente et réfléchie, puis identifier les pulsations pour que la somme s'annule à tout instant.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer en x = Vt les champs électriques \underline{\vec{E}}'_i et \underline{\vec{E}}'_r établis en Q9b et Q10, puis traduire que leur somme est identiquement nulle pour tout instant t \ge 0 : l'égalité des pulsations temporelles fournit immédiatement le rapport des fréquences.
- Exprimer algébriquement la différence \Delta f = f_2 - f_1 à partir du rapport obtenu.
- Développer l'expression au premier ordre en V/c \ll 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité du champ électrique tangentiel sur la cible mobile pour relier les fréquences et établir l'écart Doppler au premier ordre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) D'après les résultats des questions Q9b et Q10, les champs électriques incident et réfléchi dans le référentiel (R') s'écrivent, en évaluant en x = Vt :
La condition de continuité sur le conducteur parfait (P') impose que pour tout instant t \ge 0 :
Pour que cette relation soit vérifiée à chaque instant t, les phases doivent dépendre du temps selon la même pulsation effective, soit :
Comme \omega = 2\pi f, on en déduit directement le rapport des fréquences :
b) L'écart de fréquence \Delta f = f_2 - f_1 s'écrit :
D'où l'expression exacte :
c) Dans la limite non relativiste où V/c \ll 1, le développement limité à l'ordre 1 donne :
On en déduit l'expression de \Delta f à l'ordre 1 en V/c :
Résultat
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Identifiez simplement les pulsations pour exploiter la condition aux limites et menez le développement limité avec rigueur.
« Beaucoup de candidats n'ont pas réalisé que la condition aux limites se ramène à l'identité de deux fonctions sinusoïdales du temps et donc, qu'il suffisait d'identifier les pulsations pour obtenir la réponse. »
« Des erreurs surprenantes dans le développement limité demandé. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : effet doppler
Dans le cas du véhicule de la figure 2, le radar émet un signal sinusoïdal de fréquence et reçoit un signal écho de fréquence . Donner la valeur du décalage Doppler . En déduire la vitesse en km/h du véhicule. On prendra .
Voir l'indiceIndice
Calculer \Delta f = f_2 - f_1 puis utiliser la relation approchée au premier ordre \Delta f \simeq -2 f_1 \frac{V}{c} pour remonter à la vitesse du véhicule.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le décalage Doppler \Delta f = f_2 - f_1 à partir des valeurs numériques données.
- Utiliser l'expression approchée de \Delta f à l'ordre 1 en V/c établie à la question Q11c pour exprimer la vitesse V du véhicule.
- Réaliser l'application numérique et convertir le résultat en \text{km}\cdot\text{h}^{-1}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul direct du décalage en fréquence \Delta f et déduction de la vitesse du véhicule en kilomètres par heure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le décalage Doppler est défini par :
Avec f_1 = 24{,}125\,000\,0\text{ GHz} et f_2 = 24{,}124\,995\,0\text{ GHz}, on obtient :
D'après le résultat de la question Q11c, à l'ordre 1 en V/c :
On en déduit l'expression de la vitesse V du véhicule :
Application numérique avec c = 3{,}00\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
En multipliant par 3{,}6 pour convertir en \text{km}\cdot\text{h}^{-1} :
En tenant compte des deux chiffres significatifs sur l'écart de fréquence \Delta f :
Résultat
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : critère de shannon, échantillonnage, transformée de fourier discrète
Le radar utilise en fait la technique ULB (Ultra Large Bande) basée sur l'émission et la réception d'impulsions (ou pulses) de très courte durée () avec une FRP (Fréquence de Répétition des Pulses) , le signal émis par le radar de la question Q12 servant de porteuse.
a) Exprimer, puis calculer la portée de ce radar, c'est-à-dire la distance maximale à la cible assurant qu'un pulse écho soit reçu avant que le pulse suivant ne soit émis.
La porteuse des pulses échos est comparée à la porteuse des pulses émis afin d'obtenir (par un traitement non d'étaillé ici) un signal sinusoïdal de fréquence . L'estimation de la vitesse du véhicule est ensuite réalisée au moyen d'un algorithme FFT ("Fast Fourier Transform") appliqué à un échantillonnage ("sampling") de ce signal sinusoïdal.
b) La gamme des vitesses mesurables par le radar est . Donner la valeur minimale de la fréquence d'échantillonnage nécessaire à assurer toute la gamme des vitesses mesurables.
c) Avec une fréquence d'échantillonnage et un nombre points d'échantillonnage, exprimer puis calculer la résolution sur la mesure de la vitesse.
Voir l'indiceIndice
a) Relier la durée maximale d'aller-retour d'un pulse à la période de répétition T_r = 1/f_r. b) Appliquer le critère de Shannon f_s \ge 2 f_{D,\max}. c) Relier la durée totale d'enregistrement à la résolution fréquentielle \delta f = 1/(N T_s).
Voir la stratégieStratégie
- Pour la portée du radar, déterminer la distance maximale parcourue à la vitesse c sur un aller-retour pendant la période de répétition T_r = 1/f_r des impulsions.
- Exprimer la fréquence Doppler maximale f_{D,\max} correspondant à la vitesse maximale du cahier des charges, puis appliquer la condition de Shannon-Nyquist pour obtenir la fréquence d'échantillonnage minimale f_{s\min}.
- Relier la résolution fréquentielle élémentaire \delta f de la transformée de Fourier discrète (liée à la durée totale d'acquisition N/f_s) à la résolution en vitesse \delta V via la relation Doppler.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la portée radar non ambiguë, choix de la fréquence d'échantillonnage de Shannon et résolution en vitesse via la FFT.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Portée du radar :
La période séparant l'émission de deux impulsions successives est la période de répétition :
L'onde se propageant à la célérité c, le temps mis par une impulsion pour faire l'aller-retour jusqu'à une cible située à la distance D vaut \Delta t = \frac{2D}{c}. La durée du pulse étant négligeable devant T_r (\tau_{\text{pulse}} = 1\text{ ns} \ll T_r = 2\,\mu\text{s}), l'impulsion écho doit revenir avant l'émission de la suivante, soit \Delta t \le T_r, ce qui conduit à :
Application numérique avec c = 3{,}00\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f_r = 500\text{ kHz} = 5{,}00\cdot 10^5\text{ Hz} :
b) Fréquence d'échantillonnage minimale :
D'après le résultat de la question Q11, le décalage Doppler s'écrit en valeur absolue :
Pour la vitesse maximale V_{\max} = 180\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{180}{3{,}6} = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, la fréquence Doppler maximale vaut :
D'après le théorème de Shannon-Nyquist, pour échantillonner sans repliement de spectre (aliasing) un signal sinusoïdal de fréquence maximale f_{D,\max}, la fréquence d'échantillonnage doit vérifier f_s \ge 2 f_{D,\max}, soit :
c) Résolution sur la mesure de la vitesse :
La durée totale d'observation du signal est donnée par T_{\text{obs}} = N T_s = \frac{N}{f_s}.
La résolution fréquentielle intrinsèque de la transformée de Fourier discrète (FFT) est l'écart entre deux raies consécutives :
Or, la relation Doppler différentiée donne \delta f = \frac{2 f_1}{c} \delta V. On en déduit l'expression de la résolution en vitesse :
Application numérique avec f_s = 40\text{ kHz} = 4{,}0\cdot 10^4\text{ Hz} et N = 256 :
En kilomètres par heure :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Prenez en compte le trajet aller-retour, distinguez période et durée des impulsions, et maîtrisez la notion de résolution.
« La notion d'aller-retour est parfois absente et on trouve des confusions entre période et durée des impulsions. »
« Le critère de Nyquist-Shannon est en général connu, mais la notion de résolution beaucoup moins. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Des moteurs " dopés "
III.1 · Étude préliminaire du cycle de Beau de Rochas
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : cycle de beau de rochas, diagramme de clapeyron
Recopier la figure 5. La compléter en indiquant le sens de parcours du cycle et les points A, B, C, D et E.
Voir l'indiceIndice
Repérer les deux adiabatiques réversibles (branches d'allure hyperbolique), les deux isochores verticales et tracer les flèches dans le sens horaire moteur.
Voir la stratégieStratégie
Identifier les quatre temps du moteur décrits dans l'énoncé et repérer les variations de volume et de pression associées à chaque étape :
- Admission A \to B : descente du piston du PMH (V_{\min}) au PMB (V_{\max}) à pression constante ;
- Compression adiabatique B \to C : remontée du piston de V_{\max} à V_{\min} ;
- Combustion isochore C \to D : élévation de pression à volume V_{\min} fixé ;
- Détente adiabatique D \to E : descente du piston de V_{\min} à V_{\max} ;
- Refroidissement isochore E \to B puis refoulement B \to A à pression constante jusqu'au PMH (V_{\min}).
- Flécher chaque étape sur le diagramme (P,V) et positionner les points A, B, C, D et E.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du cycle à quatre temps dans le diagramme de Clapeyron avec orientation motrice et repérage des étapes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la description des différentes étapes du cycle à quatre temps :
- Admission A \to B : le mélange est admis dans la chambre lorsque le piston va du PMH au PMB. Le volume augmente de V_{\min} à V_{\max} sous la pression d'admission P_0.
- Compression adiabatique réversible B \to C : les soupapes sont fermées, le volume diminue de V_{\max} à V_{\min}, la pression s'élève de P_B = P_0 à P_C.
- Explosion / combustion isochore C \to D : le mélange s'enflamme instantanément à volume constant V_{\min}, la pression passe de P_C à son maximum P_D.
- Détente adiabatique réversible D \to E : le gaz chaud repousse le piston jusqu'au PMB, le volume passe de V_{\min} à V_{\max} et la pression décroît de P_D à P_E.
Échappement :
- ouverture de la soupape à volume constant V_{\max}, chute de pression isochore E \to B ;
- refoulement des gaz brûlés B \to A à pression constante P_0 de V_{\max} à V_{\min}.
Le cycle fermé décrit par le fluide moteur est le cycle B \to C \to D \to E \to B, parcouru dans le sens horaire (sens moteur).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soyez attentif au sens de parcours du cycle thermodynamique ainsi qu'au positionnement des différents états.
« Des erreurs surprenantes sur le placement des points et le sens de parcours du cycle. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de laplace, transformation adiabatique
Exprimer les rapports et en fonction du rapport volumétrique .
Voir l'indiceIndice
Appliquer les lois de Laplace sous la forme T V^{\gamma-1} = \text{cte} le long des étapes isentropiques de compression (BC) et de détente (DE).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature thermodynamique des transformations reliant les états \mathrm{B}\to\mathrm{C} et \mathrm{D}\to\mathrm{E}.
- Appliquer la loi de Laplace sous la forme T V^{\gamma - 1} = \text{cte} pour le gaz parfait subissant ces transformations adiabatiques réversibles.
- Exprimer les rapports de température demandés en fonction du taux de compression volumétrique a = V_{\max}/V_{\min}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la loi de Laplace pour les compressions et détentes isentropiques afin d'exprimer les rapports de température avec a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le gaz est modélisé par un gaz parfait de coefficient isentropique \gamma constant.
Transformation \mathrm{B}\to\mathrm{C} : Il s'agit d'une compression adiabatique et réversible entre les volumes V_{\mathrm{B}} = V_{\max} et V_{\mathrm{C}} = V_{\min}. D'après la loi de Laplace :
Transformation \mathrm{D}\to\mathrm{E} : Il s'agit d'une détente adiabatique et réversible entre les volumes V_{\mathrm{D}} = V_{\min} et V_{\mathrm{E}} = V_{\max}. De même, la loi de Laplace s'écrit :
On en déduit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à systématiquement préciser les hypothèses de validité avant d'appliquer la loi de Laplace.
« La loi de Laplace est en général bien connue, mais les hypothèses de son application ne sont pas toujours rappelées. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : rendement, cycle de beau de rochas
Rappeler la définition du rendement thermodynamique associé à ce cycle. Exprimer en fonction des températures , , et , puis en fonction de et de . Application numérique : calculer pour et .
Voir l'indiceIndice
Définir \eta = -W_{\text{net}}/Q_{\text{chaud}}, exprimer les transferts thermiques sur les isochores à l'aide de c_v et factoriser à l'aide des rapports de températures trouvés en Q15.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale du rendement thermodynamique d'un moteur thermique : rapport du travail utile (fourni à l'extérieur, soit -W) sur la chaleur coûteuse reçue de la source chaude (Q_{\mathrm{CD}}).
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sur le cycle fermé pour exprimer W en fonction des transferts thermiques Q_{\mathrm{CD}} et Q_{\mathrm{EB}}, puis utiliser la première loi de Joule pour les exprimer en fonction des températures.
- Utiliser les relations établies à la question Q15 entre les températures et le rapport volumétrique a pour simplifier l'expression de \eta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du rendement thermodynamique, simplification en fonction des températures puis formule classique \eta = 1 - a^{1-\gamma}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rendement thermodynamique \eta d'un moteur thermique est le rapport entre l'énergie utile fournie par le fluide à l'extérieur (le travail net opposé -W) et l'énergie thermique qu'il a reçue au cours de la combustion (source chaude, étape isochore \mathrm{CD}) :
Sur le cycle fermé \mathrm{B}\to\mathrm{C}\to\mathrm{D}\to\mathrm{E}\to\mathrm{B}, le premier principe de la thermodynamique s'écrit :
les détentes et compressions \mathrm{BC} et \mathrm{DE} étant adiabatiques (Q_{\mathrm{BC}} = Q_{\mathrm{DE}} = 0).
Pour un gaz parfait de masse m_G et de capacité thermique isochore massique c_v constante, les transferts thermiques reçus lors des étapes isochores valent :
On en déduit l'expression de \eta en fonction des températures :
D'après le résultat de la question Q15 :
Le rapport des écarts de température se simplifie donc immédiatement :
Application numérique : Pour a = 8 et \gamma = 1{,}3 :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Maîtrisez la définition générale et le calcul classique du rendement d'un cycle moteur.
« La définition du rendement pose d'énormes problèmes à de trop nombreux candidats. Quant à son calcul, on pouvait s'attendre à une réussite plus fréquente pour une question aussi classique »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : cycle de beau de rochas, moteur thermique
Quel est le nombre de tours effectués par le vilebrequin au bout des 4 " temps-moteur " ? En déduire en fonction de . Calculer pour .
Voir l'indiceIndice
Dans un moteur 4 temps, chaque cylindre effectue un cycle complet en deux allers-retours de piston, ce qui correspond à deux tours complets de vilebrequin.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le déplacement du piston entre le PMH et le PMB (une course) à la rotation angulaire du vilebrequin via le mécanisme bielle-manivelle.
- En déduire le nombre de tours pour les 4 temps, puis exprimer la durée \tau du cycle complet à partir de la fréquence de rotation f_{\text{vilb}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décompte de deux tours de vilebrequin pour accomplir un cycle à quatre temps et calcul de la durée du cycle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Chaque « temps-moteur » correspond à une course d'un piston entre ses deux positions extrémales (du PMH vers le PMB ou inversement). Grâce au système bielle-manivelle, cette translation simple entraîne une demi-rotation du vilebrequin, soit un angle de \pi\text{ rad} (\frac{1}{2}\text{ tour}).
Au bout des 4 « temps-moteur », le nombre de tours effectués par le vilebrequin est :
Pendant la durée totale d'un cycle \tau, le vilebrequin effectue 2\text{ tours} à la fréquence f_{\text{vilb}} (exprimée en tours par unité de temps). On en déduit :
Application numérique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Appuyez-vous sur les indications de l'énoncé concernant les différents temps du moteur.
« Pas beaucoup de réponses malgré les indications sur les temps-moteur rappelées dans l'énoncé. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
III.2 · Combustion, débits et puissances
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : conservation de la masse, système ouvert
Quelle relation lie , et ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation globale de la masse dans le collecteur d'admission en régime stationnaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de masse en régime stationnaire pour un mélange fluide : \dot{m} = \dot{m}_{\mathrm{air}} + \dot{m}_{\mathrm{carb}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le collecteur d'admission comme un système ouvert délimité par une surface de contrôle fixe.
En régime permanent moyenné, la masse totale présente dans le collecteur d'admission est constante au cours du temps (absence d'accumulation de matière). La conservation de la masse impose donc que le débit massique sortant soit égal à la somme des débits massiques entrants :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : stœchiométrie, avancement
On assimile le carburant à de l'octane , de masse molaire . La réaction de combustion complète de l'octane avec le dioxygène de l'air (appelé comburant) est donnée ci-dessous :
L'air, de masse molaire , est supposé constitué uniquement de dioxygène et de diazote avec pour proportions molaires : 20 Le pouvoir comburivore du carburant en air, est défini par le rapport des masses d'air et de carburant nécessaires pour une combustion complète dans les conditions stœchiométriques : .
a) Établir l'expression de sous la forme dans laquelle on explicitera le facteur numérique . Calculer pour et .
b) En déduire l'expression de en fonction de et de pour que (G) soit un mélange stœchiométrique.
Voir l'indiceIndice
a) Écrire le bilan molaire de dioxygène nécessaire d'après l'équation (\varepsilon), puis convertir en quantité d'air avec la fraction molaire de 20\,\%, avant de passer aux masses molaires. b) Utiliser la relation de mélange établie en Q18.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la quantité d'air requise pour apporter la quantité de dioxygène stœchiométrique associée à une mole de carburant, puis en déduire le rapport massique stœchiométrique (pco)_{\text{air}} afin d'identifier \beta.
- Exploiter la conservation du débit massique obtenue en Q18 et la relation de stœchiométrie reliant \dot{m}_{\text{air}} et \dot{m}_{\text{carb}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement du pouvoir comburivore massique air/octane à partir du bilan stœchiométrique de combustion complète.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) D'après l'équation de combustion (\varepsilon), la combustion complète de n_{\text{carb}} = 1\text{ mol} d'octane nécessite :
L'air étant composé à 20\,\% molaire de dioxygène (x_{\mathrm{O}_2} = 0{,}20 = \frac{1}{5}), la quantité d'air correspondante vaut :
Le pouvoir comburivore massique s'écrit alors :
On identifie donc le coefficient :
Application numérique avec M_{\text{air}} = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{\text{carb}} = 114\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :
b) Dans les conditions stœchiométriques, le rapport des débits massiques d'air et de carburant est égal au pouvoir comburivore :
En injectant cette relation dans le bilan de matière établi à la question Q18 (\dot{m} = \dot{m}_{\text{air}} + \dot{m}_{\text{carb}}), on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
N'oubliez pas la proportion d'un cinquième de dioxygène dans l'air pour relier les quantités d'air et de dioxygène.
« Le facteur 5 entre la quantité d'air et la quantité de dioxygène est souvent oublié. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pouvoir calorifique, enthalpie standard de réaction
Soit l'enthalpie de réaction standard de la réaction . Donner la relation entre , et . Application numérique : calculer sachant que .
Voir l'indiceIndice
Par définition, le pouvoir calorifique inférieur représente l'énergie thermique libérée par unité de masse de combustible brûlé : pci = -\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ / M_{\text{carb}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du pouvoir calorifique inférieur pci = -\Delta_r H^\circ / M_{\mathrm{carb}} et application numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La combustion complète d'une mole de carburant à pression constante libère un transfert thermique :
Par définition, le pouvoir calorifique inférieur (pci) est l'énergie thermique dégagée par la combustion complète d'un kilogramme de carburant produisant de l'eau à l'état vapeur (ce qui correspond précisément à la stœchiométrie de la réaction (\varepsilon) où \mathrm{H}_2\mathrm{O} est gazeux).
Une mole de carburant ayant une masse égale à la masse molaire M_{\text{carb}}, on en déduit la relation :
Application numérique : Avec \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -5\,000\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -5{,}00\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{\text{carb}} = 114\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0{,}114\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :
Ce résultat est bien en accord avec la valeur fournie pour la suite du problème à la question Q26c.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention au signe : le pouvoir calorifique inférieur est positif alors que l'enthalpie standard de réaction est négative.
« Erreur de signe fréquente. Le pci est positif, alors que DrH° est négatif. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en BCPST1
Notions : premier principe, système ouvert
Rappeler, sans la démontrer, l'expression générale du premier principe pour un fluide en écoulement permanent à travers une surface de contrôle . On utilisera les notations suivantes : * pour le débit massique ; * pour l'enthalpie massique ; * et pour les énergies cinétique et potentielle macroscopiques massiques ; * pour la puissance thermique reçue ; * pour la puissance utile reçue. On notera respectivement avec les indices et les grandeurs d'entrée et de sortie. On rappelle que la puissance utile reçue est la puissance mécanique transférée au fluide par toutes les surfaces mobiles en contact avec lui.
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan d'enthalpie industrielle massique en régime permanent : \dot{m}\left[\Delta\left(h + e_c + e_p\right)\right] = \mathscr{P}_u + \mathscr{P}_{\text{th}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé du premier principe pour un système ouvert en écoulement stationnaire : \dot{m}[\Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p] = \mathscr{P}_u + \mathscr{P}_{\mathrm{th}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un fluide en écoulement permanent unidimensionnel à travers un volume de contrôle délimité par une surface \Sigma, le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (bilan d'énergie totale) s'écrit :
ou, sous forme condensée en notant \Delta X = X_s - X_e la variation d'une grandeur massique entre la sortie et l'entrée :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Notions : premier principe, système ouvert, transfert thermique
Considérons (G) à la traversée du bloc moteur. Sa température est à l'admission et à l'échappement. En appliquant, d'une part, le premier principe à (G) et en supposant, d'autre part, que la chaleur dégagée par la réaction de combustion est entièrement récupérée par (G), obtenir deux relations faisant intervenir la puissance utile et la puissance thermique en fonction de , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel au fluide traversant le moteur en négligeant l'énergie cinétique et potentielle, et exprimer la chaleur reçue via la combustion complète du carburant.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire au gaz (G) entre l'admission et l'échappement, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques, et exprimer la variation d'enthalpie massique pour un gaz parfait.
- Exprimer la puissance thermique reçue \mathscr{P}_{\text{th}} issue de la combustion complète du débit de carburant \dot{m}_{\text{carb}} à l'aide de la définition du pouvoir calorifique inférieur (pci).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique négligeant énergies cinétique et potentielle et expression de la puissance thermique libérée par la combustion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Application du premier principe en écoulement stationnaire :
Le mélange gazeux (G) traverse le bloc moteur en écoulement permanent avec un débit massique \dot{m}. D'après le premier principe pour un fluide en écoulement (rappelé à la question Q21) et en négligeant les termes d'énergie cinétique et potentielle macroscopiques, le bilan enthalpique s'écrit :
Le fluide (G) étant modélisé par un gaz parfait de capacité thermique massique c_p constante, la seconde loi de Joule donne :
On obtient ainsi la première relation :
2. Expression de la puissance thermique :
Par définition, le pci représente l'énergie thermique libérée par la combustion d'un kilogramme de carburant. Le débit massique de carburant injecté et brûlé étant \dot{m}_{\text{carb}}, et cette chaleur étant intégralement cédée au gaz (G), la puissance thermique reçue s'écrit :
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance utile, moteur thermique
Soit la puissance motrice. Justifier sans calcul quel est le signe de .
Voir l'indiceIndice
Un moteur thermique est conçu pour fournir de la puissance mécanique au milieu extérieur : la puissance reçue par le fluide \mathscr{P}_u est négative, donc \mathscr{P}_m > 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Travail mécanique cédé à l'extérieur par le fluide dans un cycle moteur donc \mathscr{P}_u < 0 et puissance motrice \mathscr{P}_m > 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, un moteur thermique fournit un travail mécanique au milieu extérieur (aux pistons et à l'arbre de transmission) : le fluide thermodynamique (\text{G}) cède donc de la puissance mécanique aux parois mobiles du cylindre au cours de son cycle.
Selon la convention thermodynamique récepteur adoptée dans le premier principe (Q21), la puissance utile mécanique reçue par le fluide est donc négative :
On en déduit que la puissance motrice fournie à l'extérieur est strictement positive :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez clairement le signe attendu pour les différentes puissances mises en jeu.
« Des confusions sur le signe des puissances avec des justifications parfois brumeuses. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Notions : premier principe, système ouvert
Montrer que peut s'écrire sous la forme suivante :
Voir l'indiceIndice
Combiner les deux équations de Q22 avec \mathscr{P}_m = -\mathscr{P}_u, exprimer \dot{m}_{\text{carb}} à l'aide de (pco)_{\text{air}} et factoriser par \dot{m}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance motrice \mathscr{P}_{\mathrm{m}} = -\mathscr{P}_{\mathrm{u}} à partir du premier principe établi en question Q22.
- Relier le débit de carburant \dot{m}_{\text{carb}} au débit total \dot{m} via le pouvoir comburivore (pco)_{\text{air}} et l'approximation formulée par l'énoncé.
- Factoriser par le débit massique \dot{m}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de la puissance thermique de combustion et de la variation enthalpique du fluide pour expliciter \mathscr{P}_m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, le premier principe appliqué au gaz en écoulement permanent à travers le bloc moteur s'écrit :
avec une puissance thermique issue de la combustion valant :
La puissance motrice définie en question Q23 par \mathscr{P}_{\mathrm{m}} = -\mathscr{P}_{\mathrm{u}} devient donc :
Par définition du pouvoir comburivore (pco)_{\text{air}} dans les conditions stœchiométriques (question Q19) :
En utilisant la consigne de l'énoncé qui préconise l'approximation \dot{m} \simeq \dot{m}_{\text{air}} (justifiée par (pco)_{\text{air}} \simeq 16 \gg 1), il vient :
En injectant cette relation dans l'expression de \mathscr{P}_{\mathrm{m}} et en factorisant par \dot{m}, on obtient bien :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : débit massique, moteur thermique
Établir l'expression de en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Chaque cycle complet de durée \tau aspire un volume total égal à la cylindrée C pour un moteur 4 cylindres : calculer le débit volumique moyen correspondant.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le volume total de gaz aspiré par le moteur au cours d'un cycle complet à quatre temps.
- En déduire la masse aspirée par cycle à l'aide de la masse volumique à l'admission \rho_{\text{ad}}.
- Relier le débit massique moyen \dot{m} à cette masse et à la période du cycle \tau, puis exprimer le résultat en fonction de la fréquence de rotation du vilebrequin f_{\text{vilb}} établie en Q17.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du débit massique admis en fonction de la cylindrée du moteur et de la fréquence de rotation du vilebrequin.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au cours d'un cycle à quatre temps de durée \tau, chacun des quatre cylindres effectue une phase d'admission durant laquelle il aspire un volume de gaz frais égal à la cylindrée unitaire C_1 = V_{\max} - V_{\min}.
Le volume total de mélange aspiré par le moteur (composé de 4 cylindres) au cours d'un cycle complet s'élève donc à la cylindrée totale du moteur :
La masse de mélange admise au cours d'un cycle vaut ainsi :
Le débit massique moyen traversant le moteur correspond au rapport de cette masse sur la durée d'un cycle \tau :
D'après la question Q17, la durée d'un cycle s'exprime en fonction de la fréquence de rotation du vilebrequin par \tau = \dfrac{2}{f_{\text{vilb}}}. On en déduit l'expression du débit massique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Menez un raisonnement physique sur la masse d'air admise plutôt que d'utiliser une simple analyse dimensionnelle qui omet un facteur 1/2.
« Au lieu de raisonner sur la masse d'air admise, la quasi-totalité des candidats s'est rabattue sur une analyse dimensionnelle, ce qui a conduit à une réponse avec un facteur 1/2 manquant. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
III.2.1 · Cas du moteur atmosphérique : simple mais moyennement puissant...
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : gaz parfait, débit massique, moteur thermique
a) En écrivant la loi des gaz parfaits, exprimer puis calculer .
b) Pour , calculer , puis le débit molaire en air .
c) Donner la valeur de la puissance motrice pour ce moteur, , en kilowatt puis en cheval-vapeur, avec les valeurs numériques suivantes : ; ; , et .
Voir l'indiceIndice
a) Appliquer la loi des gaz parfaits \rho_{\text{ad}} = \frac{P_{\text{ad}} M_{\text{air}}}{R T_{\text{ad}}}. b) Utiliser le résultat de Q25. c) Remplacer numériquement dans l'expression de \mathscr{P}_m.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse volumique du mélange à l'admission via l'équation d'état des gaz parfaits, avec l'approximation préconisée par l'énoncé M \simeq M_{\text{air}}.
- Utiliser l'expression du débit massique établie en Q25 avec le régime moteur f_{\text{vilb}} = 2\,400\text{ tr/min} donné en Q17, puis en déduire le débit molaire \dot{n}_{\text{air}}.
- Appliquer la formule de la puissance motrice obtenue en Q24 avec les valeurs fournies pour calculer \mathscr{P}_m^{\text{atmo}} en \text{kW} puis en \text{ch}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la masse volumique de l'air admis par la loi des gaz parfaits, débits et puissance du moteur atmosphérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Masse volumique à l'admission \rho_{\text{ad}}
Le mélange admis (G) est assimilé à un gaz parfait de masse molaire M \simeq M_{\text{air}}. D'après l'équation d'état des gaz parfaits, P_{\text{ad}} V = n R T_{\text{ad}} = \frac{m}{M_{\text{air}}} R T_{\text{ad}}, soit :
Avec P_{\text{ad}} = P_0 = 1\text{ bar} = 1{,}00\cdot 10^5\text{ Pa}, M_{\text{air}} = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et T_{\text{ad}} = 290\text{ K} :
b) Débits massique \dot{m} et molaire \dot{n}_{\text{air}}
D'après le résultat de la question Q25, le débit massique s'écrit :
Avec C = 2\text{ L} = 2{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}^3 et le régime moteur f_{\text{vilb}} = 2\,400\text{ tr/min} = \frac{2\,400}{60} = 40\text{ s}^{-1} (donné en Q17) :
Sous l'approximation de l'énoncé \dot{m} \simeq \dot{m}_{\text{air}}, le débit molaire en air vaut :
c) Puissance motrice \mathscr{P}_m^{\text{atmo}}
D'après la formule établie en Q24 :
Avec les valeurs numériques fournies :
- \frac{pci}{(pco)_{\text{air}}} = \frac{44\cdot 10^6}{16} = 2{,}75\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}
- c_p(T_{\text{ec}} - T_{\text{ad}}) = 1\,200 \times (1\,200 - 290) = 1{,}092\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}
Il vient :
Sachant que 1\text{ ch} \simeq 736\text{ W} :
Résultat
III.2.2 · Cas du moteur turbocompressé : l'incontournable en course automobile...
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Notions : moteur thermique, conversion de puissance
Expliquer en trois ou quatre lignes au maximum :
a) l'obtention d'un débit molaire en air augmenté par rapport à la valeur trouvée en Q26b ;
b) l'obtention d'une puissance motrice augmentée par rapport à la valeur trouvée en Q26c ;
c) le rôle de la turbine couplée mécaniquement au compresseur.
Voir l'indiceIndice
a) La compression préalable augmente la masse volumique de l'air admis. b) La puissance est proportionnelle au débit massique. c) La turbine récupère l'énergie résiduelle des gaz d'échappement pour entraîner le compresseur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse qualitative du turbocompresseur : récupération de l'énergie des gaz d'échappement pour suralimenter les cylindres.
Voir le corrigé completCorrigé complet
- Augmentation du débit molaire en air : À cylindrée C et régime f_{\text{vilb}} fixés, le débit molaire est proportionnel à la masse volumique à l'admission : \dot{n}_{\text{air}} \simeq \frac{\rho_{\text{ad}} C f_{\text{vilb}}}{2 M_{\text{air}}}. Le compresseur augmente la pression d'admission (P_{\text{ad}} > P_0), ce qui accroît \rho_{\text{ad}} et permet d'admettre une plus grande quantité d'air à chaque cycle.
- Augmentation de la puissance motrice : La puissance motrice étant proportionnelle au débit massique (\mathscr{P}_{\mathrm{m}} \propto \dot{m} \propto \dot{n}_{\text{air}}), admettre davantage d'air permet d'injecter et de brûler proportionnellement plus de carburant au mélange stœchiométrique, libérant ainsi plus d'énergie mécanique par unité de temps.
- Rôle de la turbine : Placée sur la ligne d'échappement, la turbine récupère une partie de l'énergie thermique et cinétique des gaz d'échappement détendus pour entraîner mécaniquement le compresseur, sans prélever de travail utile sur le vilebrequin du moteur.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une bonne compréhension globale du fonctionnement du moteur permet d'apporter des réponses argumentées.
« Questions nécessitant d'avoir compris l'ensemble de la partie consacrée au moteur. Des réponses bien argumentées ont pu être relevées dans les copies ayant traité ces questions. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
III.2.3 · Cas du moteur turbocompressé avec kit "nitro" : l'option qui " décoiffe " !
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation de réaction
Écrire la réaction supposée totale de décomposition de en diazote et en dioxygène.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de dismutation thermochimique équilibrée avec des coefficients stœchiométriques entiers simples : 2\,\mathrm{N_2O_{(g)}} \rightarrow 2\,\mathrm{N_{2(g)}} + \mathrm{O_{2(g)}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la réaction stœchiométrique de décomposition totale : \mathrm{N_2O \to N_2 + \frac{1}{2} O_2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La décomposition thermique du protoxyde d'azote gazeux \mathrm{N_2O_{(g)}} produit du diazote gazeux \mathrm{N_{2(g)}} et du dioxygène gazeux \mathrm{O_{2(g)}}.
La réaction étant supposée totale, son équation bilan s'écrit avec des coefficients stœchiométriques entiers :
On peut également l'écrire pour une mole de protoxyde d'azote :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fraction molaire, stœchiométrie
Calculer le pourcentage molaire de dioxygène dans le gaz de décomposition de . Comparer au pourcentage molaire de dioxygène dans l'air. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Déterminer le rapport molaire n(\mathrm{O_2})/n_{\text{gaz}} dans les produits de décomposition et le confronter aux 20\,\% de l'air ambiant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la proportion molaire de \mathrm{O_2} (environ 33
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de décomposition totale établie à la question précédente :
la décomposition de 2\text{ mol} de protoxyde d'azote produit 2\text{ mol} de diazote \mathrm{N_2} et 1\text{ mol} de dioxygène \mathrm{O_2}, soit une quantité totale de gaz formé égale à :
La fraction molaire en dioxygène dans le mélange issu de la décomposition de \mathrm{N_2O} vaut donc :
D'après les données de la question Q19, l'air contient une fraction molaire de 20\,\% en dioxygène (x_{\mathrm{O_2, air}} = 20\,\%).
Comparaison et commentaire : La proportion molaire de dioxygène dans les gaz issus de la décomposition du protoxyde d'azote (33{,}3\,\%) est nettement supérieure à celle présente dans l'air atmosphérique (20\,\%). À volume ou débit volumique de gaz équivalent admis dans le cylindre, la quantité de comburant (\mathrm{O_2}) disponible pour la combustion est bien plus importante. Cela autorise l'injection d'un surcroît de carburant tout en maintenant les conditions stœchiométriques, ce qui permet de développer une puissance motrice instantanée nettement accrue lors de l'activation du kit « nitro ».
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Évitez la valeur erronée de 50 %, justifiez le calcul de la fraction molaire et expliquez l'intérêt recherché.
« Erreur courante : 50 % de dioxygène pour la décomposition du protoxyde. Peu d’explications pour le pourcentage donné et pas d’explication sur son avantage. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : stœchiométrie, avancement
Le carburant utilisé est inchangé (il s'agit toujours d'octane). Calculer son pouvoir comburivore en , noté défini comme le rapport des masses de et de carburant nécessaires à assurer la stœchiométrie de la réaction de combustion fournie en Q19. On donne la masse molaire de : .
Voir l'indiceIndice
Déterminer la quantité molaire de \mathrm{N_2O} requise pour libérer les 12,5 moles de \mathrm{O_2} nécessaires à la combustion d'une mole d'octane, puis convertir en rapport massique.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la quantité de matière de \mathrm{N_2O} requise pour fournir les 25/2\text{ moles} de dioxygène nécessaires à la combustion complète d'une mole d'octane selon la réaction (\varepsilon).
- En déduire le rapport massique stœchiométrique (pco)_{\mathrm{N_2O}} = (m_{\mathrm{N_2O}} / m_{\text{carb}})_{\text{stœchio}} et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport stœchiométrique massique \mathrm{N_2O}/octane nécessaire à la combustion complète.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation bilan de décomposition du protoxyde d'azote établie en Q28 :
une mole de \mathrm{N_2O} libère \frac{1}{2}\text{ mole} de dioxygène.
La combustion complète d'une mole d'octane selon la réaction (\varepsilon) :
nécessite n_{\mathrm{O_2}} = \frac{25}{2}\text{ mol}. La quantité stœchiométrique de \mathrm{N_2O} correspondante est donc :
ce qui correspond à la réaction globale de combustion avec \mathrm{N_2O} :
Par définition, le pouvoir comburivore en \mathrm{N_2O} s'exprime par le rapport des masses :
Avec M_{\mathrm{N_2O}} = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{\text{carb}} = 114\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Comme en question 19, prenez garde à la relation stœchiométrique entre comburant et dioxygène.
« Mêmes difficultés qu'en Q19.a). »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : moteur thermique, puissance utile
La capacité thermique massique du gaz de décomposition de est . En notant le débit molaire du protoxyde d'azote, la formule de la puissance motrice fournie en Q24 devient :
On donne pour ce moteur muni de son kit NOS : , et . Calculer la puissance qui pourrait être obtenue dans ce cas théorique et la comparer à la valeur .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule fournie avec les données spécifiques au gaz de décomposition de \mathrm{N_2O} et convertir le résultat de watts en chevaux-vapeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation numérique de la puissance motrice théorique obtenue en alimentant le moteur exclusivement avec du protoxyde d'azote.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression fournie par l'énoncé, la puissance motrice théorique obtenue en substituant totalement l'air par du protoxyde d'azote s'écrit :
Effectuons l'application numérique avec les valeurs fournies :
- \dot{n}_{\mathrm{N_2O}} = 3{,}7\text{ mol}\cdot\text{s}^{-1} ;
- M_{\mathrm{N_2O}} = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 44\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- pci = 44\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- (pco)_{\mathrm{N_2O}} \simeq 9{,}65 (établi à la question Q30) ;
- c'_p = 1\,100\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- T_{\text{ad}} = 330\text{ K} et T_{\text{ec}} = 630\text{ K}, d'où T_{\text{ec}} - T_{\text{ad}} = 300\text{ K}.
Calculons les deux termes entre crochets :
Le débit massique de protoxyde d'azote vaut :
On en déduit la puissance motrice :
En utilisant l'équivalence 1\text{ ch} \simeq 736\text{ W} :
Comparaison avec le moteur turbo d'origine :
La puissance motrice théorique est presque multipliée par un facteur 2{,}8 par rapport au moteur turbocompressé d'origine (+175\,\% de gain).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : moteur thermique
Quelle est la puissance maximale alors accessible ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer directement la limitation réglementaire en puissance : multiplier la puissance turbo initiale par le facteur 1,40.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance motrice cumulée en sommant la puissance turbo de base et l'apport du kit nitro.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, pour éviter la casse-moteur, l'accroissement de puissance est limité à 40\,\% de la puissance nominale d'origine \mathscr{P}_{\mathrm{m}}^{\text{turbo}} = 340\text{ ch}.
La puissance motrice maximale accessible lors du « boost » est donc :
Numériquement :
En kilowatt, sachant que 1\text{ ch} \simeq 736\text{ W} = 0{,}736\text{ kW} :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : débit massique, bilan de matière
Le kit NOS monté est constitué de deux bouteilles de contenance de chacune. Calculer la durée maximale du "boost" réalisable avec ce kit.
Voir l'indiceIndice
Relier la masse totale de protoxyde d'azote embarquée dans les deux bouteilles au débit massique \dot{m}_{\mathrm{N_2O}} = \dot{n}_{\mathrm{N_2O}} M_{\mathrm{N_2O}}.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la quantité totale de protoxyde d'azote embarquée dans les deux bouteilles (en masse ou en quantité de matière).
- Exprimer le débit de consommation de \mathrm{N_2O} correspondant au régime de suralimentation (boost) précisé par l'énoncé (\dot{n}_{\mathrm{N_2O}} = 0{,}5\text{ mol}\cdot\text{s}^{-1}).
- En déduire la durée maximale de fonctionnement en régime permanent de suralimentation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de l'autonomie du système en divisant la masse totale de protoxyde d'azote par le débit massique de consommation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La masse totale de protoxyde d'azote contenue dans les deux bouteilles vaut :
D'après le préambule de la sous-partie III.2.3, en mode boost le débit molaire de protoxyde d'azote injecté est :
Sachant que la masse molaire de \mathrm{N_2O} est M_{\mathrm{N_2O}} = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} (donnée en Q30), le débit massique consommé en continu s'écrit :
La durée maximale d'utilisation continue du boost, notée \Delta t_{\max}, est donc donnée par :
Application numérique :
Résultat
Partie IV : Le protoxyde d'azote : un gaz prétendument "fun" ?
IV.1 · La molécule N2O
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : schéma de lewis, moment dipolaire
a) Donner la structure de Lewis des trois formes mésomères de la molécule (l'atome central est un atome d'azote). Indiquer celle qui met en défaut la règle de l'octet.
b) Justifier par un argument simple si les deux autres formes sont équiprobables. Expliquer si on peut conclure à l'existence d'un moment dipolaire pour la molécule .
Hors programme actuel
La notion de mésomérie ne figure pas au programme de la filière MP.
Voir l'indiceIndice
a) Compter le nombre total d'électrons de valence (16 électrons, soit 8 doublets) et disposer les doublets liants et non liants autour de l'enchaînement \mathrm{N-N-O}. b) Évaluer les charges formelles et l'électronégativité des atomes pour comparer la stabilité des mésomères.
Voir la stratégieStratégie
- Faire le décompte des électrons de valence pour déterminer le nombre de doublets (liants et non liants) à répartir sur le squelette \mathrm{N-N-O}.
- Écrire les formes mésomères possibles en calculant les charges formelles et vérifier le respect de la règle de l'octet pour chaque atome.
- Comparer la stabilité relative des formes respectant l'octet à l'aide des électronégativités de Pauling, puis déterminer la géométrie VSEPR pour conclure sur la polarité de la molécule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation des trois formules de Lewis mésomères, discussion de la règle de l'octet et déduction de la polarité de la molécule.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Structures de Lewis des trois formes mésomères
L'azote (\mathrm{N}, Z=7) possède 5 électrons de valence et l'oxygène (\mathrm{O}, Z=8) en possède 6. Le nombre total d'électrons de valence est :
L'atome central étant l'azote, le squelette est \mathrm{N_{(t)}-N_{(c)}-O}. On peut proposer les trois formes mésomères suivantes :
| Forme (I) | Forme (II) | Forme (III) |
|---|---|---|
| :\!\mathrm{N} \equiv \overset{\oplus}{\mathrm{N}} - \bar{\bar{\mathrm{O}}}:^{\ominus} | ^{\ominus}\!:\!\bar{\mathrm{N}} = \overset{\oplus}{\mathrm{N}} = \bar{\mathrm{O}}: | :\!\mathrm{N} \equiv \mathrm{N} = \bar{\mathrm{O}}: |
- Dans la forme (I), chaque atome est entouré de 8 électrons (octet respecté). L'azote central porte une charge formelle +1 et l'oxygène une charge -1.
- Dans la forme (II), chaque atome est également entouré de 8 électrons (octet respecté). L'azote central porte une charge formelle +1 et l'azote terminal une charge -1.
- Dans la forme (III), bien que toutes les charges formelles soient nulles, l'atome d'azote central est engagé dans 5 liaisons covalentes (une triple et une double), ce qui correspond à 10 électrons de valence.
L'azote étant un élément de la deuxième période (n=2), il ne dispose pas d'orbitales \mathrm{d} de basse énergie pour étendre sa couche de valence au-delà de 8 électrons : cette forme est donc impossible et n'a aucune existence physique.
b) Équiprobabilité des deux autres formes et moment dipolaire
Équiprobabilité des formes (I) et (II) : L'oxygène est plus électronégatif que l'azote (\chi_{\mathrm{P}}(\mathrm{O}) \approx 3{,}4 > \chi_{\mathrm{P}}(\mathrm{N}) \approx 3{,}0). La charge formelle négative est donc mieux stabilisée sur l'atome d'oxygène que sur l'atome d'azote. Par conséquent :
\boxed{\text{Les deux formes ne sont pas équiprobables : la forme (I) est plus stable et a un poids prépondérant.}}Existence d'un moment dipolaire : D'après la théorie VSEPR, l'azote central est lié à deux atomes sans posséder de doublet non liant propre (type \mathrm{AX_2E_0}) dans les formes (I) et (II). La molécule adopte donc une géométrie linéaire (angle de liaison de 180^\circ).
Cependant, la molécule \mathrm{N-N-O} est asymétrique : les atomes situés aux deux extrémités étant de natures différentes, les dipôles de liaison \vec{\mu}_{\mathrm{N-N}} et \vec{\mu}_{\mathrm{N-O}} (ainsi que la dissymétrie des charges formelles) ne se compensent pas.
\boxed{\text{La molécule } \mathrm{N_2O} \text{ possède un moment dipolaire permanent non nul : } \vec{\mu} \neq \vec{0}.}(Expérimentalement, \mu \approx 0{,}16\text{ D}).
Résultat
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Comptez rigoureusement les électrons de valence et n'oubliez pas d'indiquer les charges formelles sur les atomes.
« Beaucoup de structures de Lewis exotiques sans adéquation avec le nombre d'électrons de valence. Les rares tentatives de représentation ont très souvent abouti à des structures incohérentes dépourvues de charges formelles sur les atomes. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
IV.2 · Obtention de N2O
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : enthalpie standard de réaction, entropie standard de réaction, constante d'équilibre
Le protoxyde d'azote est préparé par décomposition du nitrate d'ammonium fondu à 520 K selon la réaction bilan suivante :
On suppose les grandeurs et indépendantes de la température dans tout domaine délimité par deux changements d'états successifs.
a) Calculer l'enthalpie standard de la réaction (1) (on fera attention aux phases des constituants réactionnels). Cette réaction est-elle thermodynamiquement favorisée à basse ou à haute température ? Justifier votre réponse.
b) Calculer les entropies standards de et de .
c) En déduire l'entropie standard de la réaction (1). Justifier son signe.
d) Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction .
e) Calculer la constante d'équilibre de la réaction (1) à 520 K. Commenter.
Voir l'indiceIndice
a) Calculer \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_1 en tenant compte des états physiques (fusion de \mathrm{NH_4NO_3} et vaporisation de \mathrm{H_2O}). b) et c) Utiliser les entropies molaires de changement d'état \Delta_{\text{chgt}}S^\circ = \Delta_{\text{chgt}}H^\circ / T_{\text{chgt}}. d) et e) Utiliser \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ et \ln K^\circ = -\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/(RT).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les grandeurs de formation et de changement d'état pour obtenir les enthalpies et entropies standard des espèces dans leurs phases physiques à 520\text{ K} (\mathrm{NH_4NO_3} liquide, \mathrm{H_2O} vapeur, \mathrm{N_2O} gaz).
- Appliquer la loi de Hess pour \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_1, puis la loi de van 't Hoff pour analyser l'effet de la température sur la constante d'équilibre.
- Calculer les entropies standard à partir des entropies de changement d'état à la transition (\Delta_{\mathrm{trans}}S^\circ = \Delta_{\mathrm{trans}}H^\circ / T_{\mathrm{trans}}) et en déduire \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ_1.
- Déterminer \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ_1(T) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_1 - T\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ_1 sous l'approximation d'Ellingham, puis la constante d'équilibre K^\circ(520\text{ K}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des grandeurs de réaction standard via la loi de Hess et évaluation de la constante d'équilibre à 520 K.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Enthalpie standard de la réaction (1) et influence de la température
À T = 520\text{ K}, le nitrate d'ammonium est à l'état liquide car T > T_{\text{fus}} = 443\text{ K}, l'eau est à l'état gazeux car T > T_{\text{vap}} = 373\text{ K}, et le protoxyde d'azote est gazeux.
Les enthalpies standard de formation de \mathrm{NH_4NO_{3\,(l)}} et de \mathrm{H_2O_{(g)}} s'écrivent :
D'après la loi de Hess appliquée à la réaction (1) \mathrm{NH_4NO_{3\,(l)} = 2\,H_2O_{(g)} + N_2O_{(g)}} :
D'après la loi de van 't Hoff :
La réaction étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_1 < 0), la constante d'équilibre K^\circ(T) est une fonction décroissante de la température. Ainsi, d'un point de vue thermodynamique (déplacement d'équilibre), la réaction dans le sens direct est favorisée à basse température.
b) Entropies standards de \mathrm{NH_4NO_{3\,(l)}} et de \mathrm{H_2O_{(g)}}
Lors d'un changement d'état réversible à la température de transition T_{\text{trans}} sous P^\circ, la variation d'entropie standard vaut \Delta_{\text{trans}}S^\circ = \frac{\Delta_{\text{trans}}H^\circ}{T_{\text{trans}}}. Les grandeurs étant supposées indépendantes de T dans chaque domaine de stabilité de phase :
c) Entropie standard de la réaction (1)
En appliquant le troisième principe :
La variation de quantité de matière gazeuse vaut \Delta \nu_g = 2 + 1 - 0 = +3 > 0. La création nette de 3\text{ moles} de gaz à partir d'une phase condensée augmente fortement le désordre microscopique du système, ce qui justifie que \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ_1 > 0.
d) Expression de l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ_1(T)
Pour les températures où le nitrate d'ammonium est liquide et l'eau gazeuse (T > 443\text{ K}) :
Numériquement (avec T en kelvins et \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ_1 en \text{J}\cdot\text{mol}^{-1}) :
e) Constante d'équilibre à 520\text{ K}
À T = 520\text{ K} :
La constante d'équilibre est reliée à l'enthalpie libre standard par \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ_1(T) = -R T \ln K^\circ_1, d'où :
Comme K^\circ_1 \gg 10^4 (et \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ_1 \ll 0), la réaction de décomposition thermique du nitrate d'ammonium est quantitative (totale) à 520\text{ K}.
Résultat
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Prenez bien en compte les changements d'état dans la loi de Hess et maîtrisez l'expression reliant entropie et enthalpie de transition.
« La loi de Hess est connue des candidats, mais la prise en compte des changements d'états pose des difficultés. »
« Certains candidats ne semblent pas connaître la relation entre l'entropie de changement d'état, l'enthalpie et la température de changement d'état. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : quotient de réaction, déplacement d'équilibre
Dans cette question, on considère un domaine de température tel que la réaction (1) est un équilibre chimique. Quelle est alors l'influence sur cet équilibre :
a) de l'ajout de vapeur d'eau à température et volume constants ?
b) de l'ajout d'un gaz inerte à température et pression constantes ?
On justifiera les réponses à l'aide de la notion de quotient réactionnel.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le quotient réactionnel Q_r en fonction des pressions partielles des produits gazeux et comparer à K^\circ pour déterminer le sens de déplacement de l'équilibre.
Voir la stratégieStratégie
Pour prévoir le sens d'évolution d'un équilibre sous une perturbation, on exprime le quotient réactionnel Q_r en fonction des variables d'état fixées par l'énoncé (T, V ou T, P), puis on compare sa nouvelle valeur à la constante d'équilibre K^\circ(T) (qui ne dépend que de la température) :
- si Q_r < K^\circ(T), le système évolue dans le sens direct ;
- si Q_r > K^\circ(T), le système évolue dans le sens indirect.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison du quotient réactionnel à la constante d'équilibre suite aux perturbations pour prévoir le sens de déplacement.
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Le nitrate d'ammonium étant sous forme liquide pure dans sa phase propre, son activité chimique vaut a(\mathrm{NH_4NO_3\,(l)}) = 1. Les espèces \mathrm{H_2O} et \mathrm{N_2O} étant gazeuses (assimilées à des gaz parfaits), le quotient réactionnel de la réaction (1) s'écrit :
À l'équilibre chimique à la température T, on a Q_r = K^\circ(T).
Ajout de vapeur d'eau à T et V constants :
En exprimant les pressions partielles à l'aide de la loi des gaz parfaits (P_i = \frac{n_i R T}{V}), le quotient réactionnel prend la forme :
Q_r = \left(\frac{RT}{P^\circ V}\right)^3 n_{\mathrm{H_2O}}^2 \, n_{\mathrm{N_2O}}À température T et volume V constants, l'ajout de vapeur d'eau augmente la quantité de matière n_{\mathrm{H_2O}} sans modifier instantanément n_{\mathrm{N_2O}}. Il en résulte immédiatement :
Q_r > K^\circ(T)D'après le critère d'évolution spontanée, le système évolue dans le sens indirect (sens de formation de \mathrm{NH_4NO_3\,(l)} et de consommation des gaz) pour ramener Q_r vers K^\circ(T).
Ajout d'un gaz inerte à T et P constants :
À pression totale P fixée, les pressions partielles s'expriment en fonction des fractions molaires dans la phase gazeuse : P_i = x_i P = \frac{n_i}{n_{\text{gaz}}} P, où n_{\text{gaz}} désigne la quantité totale de matière gazeuse (n_{\text{gaz}} = n_{\mathrm{H_2O}} + n_{\mathrm{N_2O}} + n_{\text{inerte}}). Le quotient réactionnel s'écrit alors :
Q_r = \frac{n_{\mathrm{H_2O}}^2 \, n_{\mathrm{N_2O}}}{n_{\text{gaz}}^3} \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^3La variation de quantité de matière gazeuse de la réaction étant strictement positive (\Delta \nu_g = 2 + 1 = 3 > 0), la quantité totale de gaz n_{\text{gaz}} intervient au dénominateur avec une puissance strictement positive. L'introduction d'un gaz inerte augmente n_{\text{gaz}} sans modifier à l'instant de l'ajout les quantités n_{\mathrm{H_2O}} et n_{\mathrm{N_2O}}, ni la pression totale P. Il vient donc immédiatement :
Q_r < K^\circ(T)D'après le critère d'évolution spontanée, le système évolue dans le sens direct (sens de décomposition de \mathrm{NH_4NO_3\,(l)} et de production de gaz) afin de rétablir l'équilibre.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez rigoureusement l'évolution de l'équilibre et veillez à écrire correctement l'expression du quotient réactionnel.
« Trop de réponses qualitatives sans justification. Lorsque le quotient réactionnel est invoqué, il y a des difficultés à en obtenir une expression correcte. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
IV.3 · Aspect cinétique de la décomposition de N2O
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : avancement, gaz parfait
Établir l'expression de en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Dresser un tableau d'avancement pour exprimer la quantité totale de gaz n_{\text{tot}}(t) en fonction de n(t) et n_1, puis appliquer la loi des gaz parfaits.
Voir la stratégieStratégie
- Dresser le bilan de matière de la réaction de décomposition en fonction de l'avancement \xi(t) et de la quantité restante n(t) en \mathrm{N_2O}.
- Exprimer la quantité totale de matière gazeuse n_{\text{tot}}(t) et en déduire la pression totale P(t) grâce à la loi des gaz parfaits.
- Exprimer la différence P(t) - \frac{3}{2}P_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tableau d'avancement exprimant la quantité de matière gazeuse totale en fonction de n(t) et loi des gaz parfaits.
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À température T et volume V constants, le protoxyde d'azote initialement introduit vérifie la loi des gaz parfaits à t = 0 :
Considérons l'avancement molaire \xi(t) de la réaction (2) :
| Équation | \mathrm{N_2O_{(g)}} | = \mathrm{N_{2(g)}} | + \frac{1}{2}\,\mathrm{O_{2(g)}} |
| À t = 0 | n_1 | 0 | 0 |
| À l'instant t | n(t) = n_1 - \xi(t) | \xi(t) | \frac{1}{2}\,\xi(t) |
Il vient directement :
La quantité de matière totale en phase gazeuse dans le réacteur à la date t est :
En appliquant la loi des gaz parfaits au mélange gazeux à la date t :
On en déduit :
Résultat
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Dressez un tableau d'avancement pour exprimer la quantité de matière gazeuse totale sans la confondre avec celle du réactif restant.
« Dans cette question, un tableau d’avancement était d’une aide précieuse pour évaluer la quantité de matière totale de gaz et aboutir à la relation voulue. Au lieu de cela, beaucoup de candidats ont confondu n(t) avec cette quantité »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse de réaction
En déduire l'expression de la vitesse volumique de la réaction en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Dériver l'expression obtenue en Q37 par rapport au temps sachant que V, R et T sont constants.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver par rapport au temps la relation reliant la pression totale P(t) et la quantité de matière n(t) établie à la question Q37, en notant que la température T, le volume V et la pression initiale P_1 sont des constantes.
- Faire apparaître l'expression de la vitesse volumique de réaction v = -\frac{1}{V}\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}t} et exprimer v en fonction de R, T et \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}t}.
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Dérivation temporelle de la pression totale pour exprimer la vitesse volumique de réaction en fonction de \mathrm{d}P/\mathrm{d}t.
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D'après le résultat de la question Q37, la pression totale dans l'enceinte vérifie à chaque instant :
Le réacteur étant de volume V constant et thermostaté à la température T, on dérive cette relation par rapport au temps t :
En identifiant la vitesse volumique de la réaction v = -\frac{1}{V}\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}t}, on obtient :
ce qui conduit à l'expression de v :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ordre de réaction, vitesse de réaction
La réaction est d'ordre 1 par rapport à avec la constante de vitesse à la température .
Établir l'équation différentielle vérifiée par . On la mettra sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Égaler la vitesse volumique v = \frac{2}{RT}\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}t} à la loi de vitesse d'ordre 1 : v = k\,[\mathrm{N_2O}] = k\,\frac{n(t)}{V}, puis remplacer n(t) en fonction de P(t) et P_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse volumique de réaction v selon la loi de vitesse d'ordre 1 par rapport à \mathrm{N_2O}.
- Remplacer la concentration [\mathrm{N_2O}] à l'aide de la relation établie à la question Q37.
- Égaler cette expression à celle obtenue à la question Q38 faisant intervenir \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}t}, puis réarranger pour identifier l'équation différentielle demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la loi de vitesse d'ordre 1 et substitution des pressions pour former l'équation différentielle linéaire sur P(t).
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La réaction étant d'ordre 1 par rapport à \mathrm{N_2O}, la loi de vitesse s'écrit :
D'après le résultat de la question Q37 :
La loi de vitesse s'exprime ainsi en fonction de la pression totale :
Par ailleurs, d'après la question Q38, la vitesse volumique vaut :
En égalant les deux expressions de v :
En regroupant les termes dépendant de P(t) dans le membre de gauche, on obtient l'équation différentielle recherchée :
Résultat
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ordre de réaction
Donner l'expression de et l'allure du graphe correspondant.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 avec la condition initiale P(0) = P_1 pour tracer l'exponentielle asymptotique vers \frac{3}{2}P_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation différentielle du premier ordre et tracé de la courbe exponentielle asymptotique de pression.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants établie en Q39 s'écrit :
La solution générale est la somme de la solution générale de l'équation homogène et d'une solution particulière constante :
où A est une constante déterminée par la condition initiale à t = 0 :
On obtient ainsi :
La pression initiale vaut P(0) = P_1, la pente à l'origine est positive :
et lorsque t \to +\infty, la pression tend vers l'asymptote horizontale P_\infty = \frac{3}{2}\,P_1. La tangente à l'origine coupe cette asymptote à la date caractéristique \tau = 1/k.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Résolvez avec soin l'équation différentielle du premier ordre et tracez une allure de courbe cohérente avec la solution.
« Des erreurs étonnantes dans la résolution de cette équation différentielle du 1e ordre ! L'allure du graphe n'est pas toujours cohérente avec la solution trouvée. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : méthode intégrale, constante de vitesse
La figure 7 est la représentation graphique de en fonction du temps, tracée à l'aide des données du tableau ci-dessus. En tirer la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Identifier l'expression à une fonction affine \ln(3 - 2P/P_1) = -kt et déterminer la pente de la droite du graphique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \ln\left(3 - 2\frac{P(t)}{P_1}\right) en fonction du temps à partir de la solution établie à la question Q40.
- Identifier le coefficient directeur de la droite représentée sur la figure 7 et en déduire la constante de vitesse k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation de la pente de la régression linéaire \ln(3 - 2P/P_1) = -kt pour obtenir la valeur de k.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la pression totale obtenue à la question Q40 :
En isolant l'exponentielle, on obtient :
En prenant le logarithme népérien :
La fonction f(t) = \ln\left(3 - 2\frac{P}{P_1}\right) est donc une fonction linéaire du temps, de pente égale à -k.
Sur la figure 7, la droite passe par l'origine (0\text{ s}\,;\, 0) et l'on peut relever précisément les coordonnées d'un point de la droite :
- à t = 45\text{ s}, la droite passe par l'ordonnée -0{,}50 ;
- à t = 90\text{ s}, l'ordonnée vaut -0{,}99.
Le coefficient directeur vaut donc :
soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
N'oubliez pas d'indiquer l'unité de la constante de vitesse k.
« L'unité de k a parfois été oubliée. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : temps de demi-réaction
On rappelle que le temps de demi-réaction est défini comme la durée au bout de laquelle l'avancement est égal à la moitié de l'avancement final (c'est-à-dire quand ) et qu'il vaut pour une réaction d'ordre 1. Calculer pour la réaction (2).
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation classique d'une cinétique d'ordre 1 : t_{1/2} = \frac{\ln 2}{k} avec la valeur de k déterminée à 873 K.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du temps de demi-réaction à partir de la relation t_{1/2} = \ln 2 / k.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une cinétique d'ordre 1, le temps de demi-réaction est donné par la relation rappelée dans l'énoncé :
Avec la valeur de la constante de vitesse obtenue à la question Q41 à T = 873\text{ K}, k \simeq 1{,}1\cdot 10^{-2}\text{ s}^{-1} :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi d'arrhenius, énergie d'activation
Rappeler la loi d'Arrhenius. L'énergie d'activation de la réaction est . Calculer le temps de demi-réaction à la température .
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi d'Arrhenius k(T) = A\,\mathrm{e}^{-E_a/(RT)} pour relier les constantes de vitesse aux deux températures T_1 et T_2, puis en déduire le nouveau temps de demi-réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi d'Arrhenius pour calculer la constante de vitesse à 1200 K et déduction du nouveau temps de demi-réaction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi empirique d'Arrhenius modélise l'influence de la température T sur la constante de vitesse k d'une réaction chimique :
où :
- A est le facteur pré-exponentiel (ou facteur de fréquence), homogène à k ;
- E_{\mathrm{a}} est l'énergie d'activation de la réaction en \mathrm{J\cdot mol^{-1}} ;
- R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} est la constante molaire des gaz parfaits ;
- T est la température absolue en kelvins (\mathrm{K}).
En appliquant cette loi aux températures T_1 = 873\text{ K} et T_2 = 1\,200\text{ K}, on obtient :
D'après la question Q42, pour une réaction d'ordre 1, le temps de demi-réaction est relié à la constante de vitesse par t_{1/2} = \frac{\ln 2}{k}. On en déduit :
soit :
Calculons numériquement l'argument de l'exponentielle :
Avec t_{1/2}(T_1) \simeq 63\text{ s} (établi en Q42) :
Résultat
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Pensez à inclure le facteur pré-exponentiel dans l'écriture de la loi d'Arrhenius.
« La loi d'Arrhénius est souvent donnée sous sa forme non intégrée. De plus, il manque souvent le facteur pré-exponentiel. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : temps de demi-réaction
Dans un moteur automobile à combustion interne, la durée de l'étape de compression est typiquement de l'ordre de quelques dizaines de millisecondes et la température atteinte en fin de compression est de l'ordre de . Conclure quant à l'utilisation du protoxyde d'azote dans les kits "nitro" pour moteur automobile.
Voir l'indiceIndice
Comparer le temps de demi-réaction calculé à 1200 K à la durée caractéristique de la phase de compression dans un cylindre automobile.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer le temps caractéristique de la réaction de décomposition, donné par le temps de demi-réaction t_{1/2}(T_2) à 1\,200\text{ K}, à la durée caractéristique de la phase de compression \tau_{\text{comp}}.
- Conclure sur la faisabilité cinétique de la décomposition de \mathrm{N_2O} et sur l'efficacité de son apport en dioxygène pour la combustion.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison entre le temps de demi-réaction très court à 1200 K et la durée de compression pour valider l'intérêt du nitro.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q43, à la température de fin de compression T_2 = 1\,200\text{ K}, le temps de demi-réaction vaut :
Or, la durée de l'étape de compression est de l'ordre de quelques dizaines de millisecondes (\tau_{\text{comp}} \sim 10\text{ à } 50\text{ ms}, valeur cohérente avec \tau/4 = 12{,}5\text{ ms} obtenue à la question Q17).
On constate donc que :
Quelques temps de demi-réaction (environ 4 à 5\, t_{1/2}, soit moins de 10\text{ ms}) suffisent pour que la décomposition du protoxyde d'azote soit quasi-totale.
Le dioxygène libéré est immédiatement disponible pour brûler une quantité accrue de carburant lors de l'inflammation, ce qui confirme la parfaite adéquation cinétique du procédé.
Résultat
Partie V : Du "cash" en pierres précieuses modifiées
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de schrödinger, puits infini, quantification de l'énergie
a) Rappeler l'écriture de la fonction d'onde d'un état stationnaire d'énergie . On notera la partie spatiale de la fonction d'onde.
b) En déduire l'équation différentielle vérifiée par .
c) Donner la forme générale de , puis montrer que l'énergie de l'électron est quantifiée.
Voir l'indiceIndice
a) Écrire la fonction d'onde sous forme factorisée \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-j E t/\hbar}. b) Injecter dans l'équation de Schrödinger 1D avec V(x)=0. c) Imposer l'annulation de la fonction d'onde aux parois en x=0 et x=a.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la séparation des variables pour un état stationnaire en respectant la convention de notation complexe (j^2=-1) de l'énoncé.
- Injecter cette forme dans l'équation de Schrödinger 1D pour en déduire l'équation aux valeurs propres (équation de Schrödinger stationnaire) dans le puits (V=0).
- Résoudre l'équation différentielle harmonique, puis appliquer les conditions aux limites de continuité aux parois impénétrables du puits infini pour obtenir la quantification.
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Séparation des variables dans l'équation de Schrödinger et conditions aux limites du puits infini conduisant aux niveaux quantifiés.
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a) Par définition, un état stationnaire d'énergie E possède une dépendance spatio-temporelle à variables séparées dont la phase temporelle évolue harmoniquement :
où \varphi(x) est la fonction d'onde spatiale.
b) L'équation de Schrödinger spatiale unidimensionnelle donnée dans le texte s'écrit :
En injectant l'expression de l'état stationnaire :
En simplifiant par le facteur non nul \mathrm{e}^{-j\frac{E}{\hbar}t} et en se plaçant au fond du puits où V(x) = 0 pour x \in [0\,;\,a], on obtient :
c) Pour un état lié dans ce puits, l'énergie est strictement positive (E > 0). En posant k = \frac{\sqrt{2mE}}{\hbar} > 0, l'équation devient \varphi''(x) + k^2\varphi(x) = 0. La forme générale de la solution sur [0\,;\,a] est :
Le potentiel étant infini hors de l'intervalle [0\,;\,a], la particule ne peut s'y trouver, d'où \psi(x,t) = 0 pour x < 0 et x > a. La continuité de la fonction d'onde aux frontières impose :
Une solution physiquement acceptable doit être non identiquement nulle, ce qui requiert B \neq 0, soit :
L'expression de k donne alors les niveaux d'énergie discrets :
L'énergie de l'électron ne pouvant prendre que ces valeurs discrètes indexées par le nombre quantique entier n \ge 1, elle est quantifiée.
Résultat
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Ne perdez pas de temps à redémontrer l'état stationnaire et tenez compte de la nullité du potentiel dans l'équation différentielle.
« Du temps perdu à retrouver l'expression de la fonction d'onde d'un état stationnaire d'énergie E, alors que l'énoncé n'en demandait pas la démonstration. »
« Certains candidats écrivent une équation différentielle générale, sans noter que le potentiel V est nul dans le cas considéré. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : puits infini, quantification de l'énergie
a) Exprimer l'énergie associée à l'état fondamental et associée au premier niveau excité. L'application numérique avec donne et .
b) À l'issue d'un traitement thermique, le puits dans lequel se trouve l'électron est élargi à la valeur . Calculer les nouveaux niveaux d'énergie et .
Voir l'indiceIndice
a) Remplacer n=1 et n=2 dans la formule des niveaux d'énergie quantifiés. b) Exprimer l'effet du changement de largeur a \to 2^{1/3}a sachant que E_n \propto a^{-2}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les énergies des deux premiers niveaux à partir de la formule générale établie à la question Q45 : l'état fondamental correspond à n = 1 et le premier état excité à n = 2.
- Exploiter la dépendance en 1/a^2 des niveaux d'énergie pour relier simplement E'_n à E_n lors de la dilatation du puits (a' = 2^{1/3} a).
Voir la réponse courteRéponse courte
Dépendance des énergies quantifiées en 1/a^2 et calcul des nouveaux niveaux d'énergie suite à l'élargissement du puits.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Expressions des énergies E_1 et E_2
D'après la question Q45, les niveaux d'énergie d'une particule de masse m dans un puits infini de largeur a s'écrivent :
L'état fondamental correspond au premier entier non nul, soit n = 1 :
Le premier état excité correspond à n = 2 :
L'énoncé confirme les valeurs numériques E_1 = 0{,}931\text{ eV} et E_2 = 3{,}74\text{ eV} pour a = 0{,}633\text{ nm}.
b) Nouveaux niveaux d'énergie E'_1 et E'_2
Lorsque la largeur du puits passe à a' = 2^{1/3} a, les nouveaux niveaux d'énergie s'écrivent :
On en déduit :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de planck-einstein
Si de la lumière blanche pénètre dans le cristal, quelle est la longueur d'onde de la lumière absorbée et la couleur de la lumière transmise dans le cas du cristal modifié ? Les données numériques sont fournies en fin d'énoncé et on pourra s'aider de la roue des couleurs donnée en figure 8.
Voir l'indiceIndice
Calculer la différence d'énergie \Delta E = E'_2 - E'_1 puis la longueur d'onde absorbée \lambda = \frac{hc}{\Delta E} avant d'identifier la couleur transmise par lecture diamétrale sur le cercle chromatique.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'énergie du photon absorbé lors de la transition entre l'état fondamental et le premier état excité : \Delta E' = E'_2 - E'_1.
- En déduire la longueur d'onde dans le vide \lambda de l'onde lumineuse absorbée via la relation de Planck-Einstein \Delta E' = \frac{h c}{\lambda}.
- Identifier la couleur de la lumière absorbée sur la roue des couleurs (figure 8), puis déterminer la couleur complémentaire transmise à travers le cristal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la longueur d'onde absorbée via la relation de Planck-Einstein et déduction de la couleur transmise via la roue chromatique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'absorption d'un photon par l'électron le fait passer du niveau fondamental d'énergie E'_1 au premier niveau excité d'énergie E'_2. La condition de résonance de Bohr (relation de Planck-Einstein) s'écrit :
D'après les valeurs obtenues à la question Q46.b :
Soit, en exprimant la longueur d'onde de la lumière absorbée :
Application numérique :
D'après la roue des couleurs fournie (figure 8) :
- Une longueur d'onde \lambda \simeq 702\text{ nm} (comprise entre 620\text{ nm} et 705\text{ nm}) correspond au domaine du rouge.
- La lumière blanche transmise est privée de sa composante rouge ; elle prend donc la teinte de sa couleur complémentaire, située diamétralement à l'opposé sur la roue des couleurs, c'est-à-dire le vert (domaine 490\text{ nm} - 560\text{ nm}).
Résultat
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Distinguez bien l'énergie des niveaux électroniques de celle du photon absorbé lors d'une transition.
« Quelques confusions entre l'énergie du photon absorbé et l'énergie des niveaux électroniques. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 ?
Surtout 4 chapitres : Premier et second principes de la thermodynamique (16 % des questions), Thermodynamique chimique et équilibres (16 %), Cinétique chimique (16 %, partie IV) et Mécanique du solide (15 %, partie I). Plus ponctuellement : Machines thermiques et systèmes ouverts, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Physique quantique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Électronique numérique : échantillonnage et modulation…
Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 ?
Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q13 (critère de shannon).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 ?
Questions de cours : Q4 (théorème du moment cinétique), Q9 (équation de maxwell), Q14 (cycle de beau de rochas), Q16 (rendement), Q18 (conservation de la masse), Q21 (premier principe), Q28 (équation de réaction), Q34 (schéma de lewis)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (loi de coulomb), Q11 (effet doppler), Q15 (loi de laplace), Q35 (enthalpie standard de réaction), Q36 (quotient de réaction), Q39 (ordre de réaction), Q41 (méthode intégrale) et Q42 (temps de demi-réaction).
Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 ?
Le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Oui, 1 question : Q34 (La notion de mésomérie ne figure pas au programme de la filière MP). Elle est signalée dans le corrigé.
Le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet raisonnablement long et son questionnement détaillé et guidé, mais plusieurs questions classiques de thermodynamique ont posé de grosses difficultés. Moyenne : 8,84/20 (écart-type 3,59, 7 553 présents).
Faut-il redémontrer la forme de la fonction d'onde stationnaire en Q45 ?
Non : il suffit d'écrire la séparation des variables spatiales et temporelles \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-j\frac{E}{\hbar}t}. Le jury déplore que de nombreux candidats aient perdu du temps à établir cette expression au lieu de poser directement l'équation différentielle sur \varphi(x).
Pourquoi un facteur 1/2 apparaît-il dans le débit massique en Q25 ?
Prendre en compte le cycle à quatre temps : un cylindre n'aspire du mélange frais qu'une fois tous les deux tours de vilebrequin. Le volume admis par seconde vaut donc \frac{1}{2} C f_{\text{vilb}}, ce qui empêche une simple analyse dimensionnelle d'aboutir au résultat correct.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.