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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2021

Étude de quelques phénomènes naturels et environnementaux

Le sujet en bref

Sujet moyen · Diffusion thermique et diffusion de particules, Mécanique des fluides, Électronique numérique : échantillonnage et modulation · 8 incontournables · 15 questions de première année
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Ce sujet propose un panorama très complet et représentatif des sciences physiques appliquées à l'environnement à travers six parties totalement indépendantes. Il aborde successivement la modélisation mécanique d'un sismographe et l'analyse spectrale numérique de signaux, la remédiation chimique de l'eutrophisation par précipitation contrôlée, la thermodynamique de la banquise (diagramme binaire eau-sel et poussée d'Archimède), l'hydrodynamique d'une tornade modélisée par un vortex de Rankine, la thermochimie de la photosynthèse chlorophyllienne et enfin la modélisation fine du séchage d'un sol par diffusion de vapeur d'eau.

D'un niveau technique très abordable mais balayant un spectre thématique large, cette épreuve constitue un excellent support de révision transversale pour les élèves de la filière PSI. La variété des outils mobilisés (équations différentielles d'oscillateurs, échantillonnage et repliement de Shannon, équilibres en solution, bilan macroscopique et microscopique de matière) permet de s'entraîner efficacement à la rigueur de rédaction et à la gestion du temps en concours.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,85/20)
Temps estimé
≈ 3 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 15 questions sur 43, parties II et I.1.

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : hors programme, ambiguïté
  • Hors programme

    Hors du programme actuel : Q16 (Les diagrammes binaires solide-liquide ne figurent pas au programme de la filière PSI), Q17 (L'analyse thermique des mélanges binaires ne figure pas au programme de la filière PSI) et Q18 (Les diagrammes binaires solide-liquide ne figurent pas au programme de la filière PSI).

  • Ambiguïté

    L'expression « amplitude maximale U » en Q3 désigne l'amplitude temporelle de l'oscillation forcée à pulsation \omega fixée, et non un maximum de résonance en fréquence, comme le confirme la dépendance en \omega demandée.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

43 questions
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Partie I : Séisme

I.1 · Étude du sismographe

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : oscillateur harmonique, principe fondamental de la dynamique

Écrire l'équation différentielle qui relie , , , , , , et . Préciser l'expression de , puis l'équation différentielle qui relie , , , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse m dans le référentiel non galiléen lié au sol en intégrant la force d'inertie d'entraînement -m\,\ddot{z}_s(t)\,\vec{e}_z.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse m dans le référentiel non galiléen lié au sol, en prenant en compte la force d'inertie d'entraînement.
  2. Déterminer la position d'équilibre z_{\text{éq}} en l'absence de mouvement du sol (z_s(t) = 0).
  3. Exprimer l'équation du mouvement pour l'écart à l'équilibre u(t) = z(t) - z_{\text{éq}}.
Voir la réponse courte

PFD sur la masse m dans le référentiel lié au sol, détermination de z_{\text{éq}} puis équation différentielle vérifiée par u(t) = z(t) - z_s(t) - z_{\text{éq}}.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué de la masse m, assimilée à un point matériel M, dans le référentiel \mathcal{R}_{\text{sol}} lié au sol.

Le sol étant animé d'un mouvement de translation verticale d'altitude z_s(t) par rapport au référentiel galiléen (O,X,Y,Z), le référentiel \mathcal{R}_{\text{sol}} est non galiléen. L'accélération d'entraînement est :

\vec{a}_e = \frac{\mathrm{d}^2 z_s}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_z

La force d'inertie de Coriolis est nulle car l'entraînement est une pure translation.

La masse m est soumise aux forces suivantes :

  • son poids : \vec{P} = -m g\,\vec{e}_z ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort de longueur l = h - z(t) :

    \vec{F}_{\text{él}} = k(l - l_0)\,\vec{e}_z = k(h - z(t) - l_0)\,\vec{e}_z
  • la force fluide exercée par l'amortisseur : \vec{F}_a = -\lambda\,\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{e}_z ;
  • la force d'inertie d'entraînement : \vec{F}_{ie} = -m \vec{a}_e = -m\,\frac{\mathrm{d}^2 z_s}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_z.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse m dans \mathcal{R}_{\text{sol}} :

m\,\frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_z = \vec{P} + \vec{F}_{\text{él}} + \vec{F}_a + \vec{F}_{ie}

En projetant sur l'axe vertical ascendant \vec{e}_z, on obtient :

m\,\frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} = -m g + k\bigl(h - z(t) - l_0\bigr) - \lambda\,\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} - m\,\frac{\mathrm{d}^2 z_s}{\mathrm{d}t^2}

soit :

\boxed{m\,\frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda\,\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + k z(t) = k(h - l_0) - m g - m\,\frac{\mathrm{d}^2 z_s}{\mathrm{d}t^2}}

En l'absence de séisme (z_s(t) = 0), la masse est à l'équilibre à la position z = z_{\text{éq}}, d'où \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = 0 et \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} = 0. L'équation différentielle donne :

k z_{\text{éq}} = k(h - l_0) - m g

d'où :

\boxed{z_{\text{éq}} = h - l_0 - \frac{m g}{k}}

En posant z(t) = z_{\text{éq}} + u(t), on a \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} et \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} = \frac{\mathrm{d}^2 u}{\mathrm{d}t^2}. En injectant cette décomposition dans l'équation différentielle sur z(t) et en simplifiant grâce à la définition de z_{\text{éq}}, on aboutit à :

\boxed{m\,\frac{\mathrm{d}^2 u}{\mathrm{d}t^2} + \lambda\,\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} + k u(t) = -m\,\frac{\mathrm{d}^2 z_s}{\mathrm{d}t^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à formuler correctement la force de rappel du ressort et à ne pas faire figurer la cote du sol parmi les forces.

« Le bilan des forces fait parfois apparaitre le niveau zs du sol comme une force. De même l’expression de la force de rappel du ressort est souvent mal exprimée. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : fonction de transfert, filtre passe-haut

Déterminer l'expression de la fonction de transfert du sismographe en fonction de , , , et , nombre complexe tel que . De quel type de filtre s'agit-il ?

Voir l'indice

Passer l'équation différentielle en notation complexe en posant \underline{u}(t) = \underline{U}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} et identifier une forme canonique de filtre passe-haut du second ordre.

Voir la réponse courte

Passage en notation complexe pour obtenir la fonction de transfert d'ordre 2 de type passe-haut en déplacement relatif.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle obtenue à la question Q1 régissant le mouvement relatif u(t) :

m \frac{\mathrm{d}^2 u}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} + k u(t) = -m \frac{\mathrm{d}^2 z_s}{\mathrm{d}t^2}

En adoptant la notation complexe en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega (avec la convention temporelle \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}) :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \;\longleftrightarrow\; \mathrm{j}\omega \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}t^2} \;\longleftrightarrow\; (\mathrm{j}\omega)^2 = -\omega^2

L'équation différentielle se traduit dans le domaine fréquentiel par :

\left(-m\omega^2 + \mathrm{j}\lambda\omega + k\right)\underline{u}(t) = -m(-\omega^2)\underline{z}_s(t) = m\omega^2 \underline{z}_s(t)

On en déduit la fonction de transfert \underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \dfrac{\underline{u}(t)}{\underline{z}_s(t)} :

\boxed{\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{m\omega^2}{k - m\omega^2 + \mathrm{j}\lambda\omega}}

Cette fonction de transfert peut également s'écrire sous forme canonique :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{-\left(\dfrac{\mathrm{j}\omega}{\omega_0}\right)^2}{1 + 2\mathrm{j}\sigma\dfrac{\omega}{\omega_0} + \left(\dfrac{\mathrm{j}\omega}{\omega_0}\right)^2}

en posant \omega_0 = \sqrt{\dfrac{k}{m}} et \sigma = \dfrac{\lambda}{2\sqrt{km}}, ce qui correspond à la forme du second diagramme de la figure 2 avec H_0 = -1.

Comportement asymptotique :

  • À basse fréquence (\omega \to 0) : \underline{H}(\mathrm{j}\omega) \sim \dfrac{m}{k}\omega^2 \to 0 (asymptote de pente +40\text{ dB/décade}) ;
  • À haute fréquence (\omega \to \infty) : \underline{H}(\mathrm{j}\omega) \to -1, soit |\underline{H}| \to 1 (0\text{ dB}).

Il s'agit donc d'un filtre passe-haut du second ordre.

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : amplitude complexe, régime sinusoïdal forcé

Préciser l'expression de l'amplitude maximale de la réponse verticale du régime forcé de la masse en fonction de , , , et .

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Prendre le module de la fonction de transfert complexe \underline{H}(\mathrm{j}\omega) et multiplier par l'amplitude du sol Z_0.

Voir la réponse courte

Calcul du module de la fonction de transfert pour exprimer l'amplitude U en fonction de Z_0 et des paramètres.

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En régime sinusoïdal forcé, l'amplitude complexe \underline{u} de la réponse est reliée à celle de l'excitation \underline{z}_s par la fonction de transfert établie à la question Q2 :

\underline{u} = \underline{H}(\mathrm{j}\omega) \, \underline{z}_s

L'excitation étant z_s(t) = Z_0 \cos(\omega t), son amplitude complexe associée est \underline{z}_s = Z_0. L'amplitude maximale (ou amplitude crête) U de la réponse u(t) = U \cos(\omega t + \varphi) s'obtient par le module :

U = |\underline{u}| = |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| \, Z_0

D'après l'expression de \underline{H}(\mathrm{j}\omega) issue de la question Q2 :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{m\omega^2}{k - m\omega^2 + \mathrm{j}\lambda\omega}

Le calcul du module donne directement :

|\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| = \frac{m\omega^2}{\sqrt{(k - m\omega^2)^2 + \lambda^2\omega^2}}

On en déduit l'expression de l'amplitude U :

\boxed{U = \frac{m\omega^2}{\sqrt{(k - m\omega^2)^2 + \lambda^2\omega^2}} \, Z_0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Entraînez-vous à déterminer l'amplitude réelle associée à une grandeur complexe.

« Trop d’étudiants ne savent pas calculer l’amplitude réelle d’un complexe. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : filtre passe-haut, déphasage

Écrire deux conditions portant sur la fréquence et les rapports et pour que l'amplitude du mouvement de la masse soit égale à l'amplitude du sol. La suspension est-elle qualifiée de souple ou de rigide ? La masse vibre-t-elle en phase, en quadrature de phase ou en opposition de phase avec le sol ?

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Regarder la limite asymptotique haute fréquence (\omega \gg \omega_0 et \omega \gg \lambda/m) où le gain tend vers 1, ce qui correspond à une suspension très souple maintenant la masse quasi immobile dans l'espace galiléen.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de l'amplitude U établie à la question précédente et réécrire le rapport U/Z_0 pour identifier les termes devant être négligeables devant 1 afin d'avoir U \approx Z_0.
  2. En déduire les deux inégalités liant \omega (ou f) aux rapports k/m et \lambda/m.
  3. Conclure sur la qualification de la suspension à partir de la valeur relative de la raideur k.
  4. Déterminer la limite de l'argument de la fonction de transfert \underline{H}(\mathrm{j}\omega) dans ce régime pour identifier le déphasage entre u(t) et z_s(t).
Voir la réponse courte

À haute fréquence \omega \gg \omega_0, le gain tend vers 1 (suspension souple, U \approx Z_0) avec une opposition de phase.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, l'amplitude du déplacement relatif s'écrit :

\frac{U}{Z_0} = |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| = \frac{\omega^2}{\sqrt{\left(\dfrac{k}{m} - \omega^2\right)^2 + \left(\dfrac{\lambda}{m}\omega\right)^2}} = \frac{1}{\sqrt{\left(1 - \dfrac{k}{m\omega^2}\right)^2 + \left(\dfrac{\lambda}{m\omega}\right)^2}}

Pour que l'amplitude U soit égale à Z_0 (soit U/Z_0 \approx 1), il faut que les deux termes correctifs sous la racine soient très petits devant 1 :

\begin{aligned} \frac{k}{m\omega^2} &\ll 1 \iff \omega^2 \gg \frac{k}{m} \quad \left(\text{soit } f \gg \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{m}}\right) \\ \frac{\lambda}{m\omega} &\ll 1 \iff \omega \gg \frac{\lambda}{m} \quad \left(\text{soit } f \gg \frac{1}{2\pi}\frac{\lambda}{m}\right) \end{aligned}
\boxed{\omega^2 \gg \frac{k}{m} \quad \left(\text{soit } f \gg \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{m}}\right) \quad \text{et} \quad \omega \gg \frac{\lambda}{m} \quad \left(\text{soit } f \gg \frac{1}{2\pi}\frac{\lambda}{m}\right)}
  • Type de suspension : Pour pouvoir mesurer des séismes de basse fréquence, la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k/m} doit être la plus faible possible, ce qui impose une très faible raideur k. La suspension est donc qualifiée de souple.
  • Phase du mouvement : Lorsque ces conditions sont satisfaites, la fonction de transfert devient asymptotiquement :

    \underline{H}(\mathrm{j}\omega) \approx \frac{\omega^2}{-\omega^2} = -1 = \mathrm{e}^{\mathrm{j}\pi}

    Le déphasage de u(t) par rapport à z_s(t) vaut \pi. La masse m vibre donc en opposition de phase avec le sol.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très peu abordée en raison d'une mauvaise compréhension de la consigne.

« Cette interrogation a été très rarement abordée. Beaucoup de candidats n’ont pas saisi la demande. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : résonance, facteur de qualité

Le cahier des charges du sismographe impose d'éviter tout phénomène de résonance, ce qui impose une condition supplémentaire sur la grandeur sans dimension . Préciser cette condition supplémentaire à l'aide d'une inégalité.

Voir l'indice

Analyser la condition d'existence d'un extremum pour le dénominateur de |H(\mathrm{j}\omega)| ou se référer au diagramme de Bode fourni pour relier l'absence de pic à une valeur minimale du facteur d'amortissement \sigma.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le gain (ou le module de la fonction de transfert) en fonction de la pulsation réduite x = \omega/\omega_0 et du facteur d'amortissement \sigma.
  2. Étudier l'existence d'un extremum du gain pour déterminer la condition d'absence de résonance.
  3. Relier le facteur d'amortissement \sigma au paramètre sans dimension \dfrac{\lambda}{\sqrt{km}} pour en déduire l'inégalité demandée.
Voir la réponse courte

Condition de non-résonance pour un passe-haut d'ordre 2 : facteur de qualité Q \le 1/\sqrt{2}, soit \lambda/\sqrt{km} \ge \sqrt{2}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la fonction de transfert établie à la question Q2 :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{-x^2}{1 - x^2 + 2\mathrm{j}\sigma x} \quad \text{avec} \quad x = \frac{\omega}{\omega_0} = \omega\sqrt{\frac{m}{k}} \quad \text{et} \quad \sigma = \frac{\lambda}{2\sqrt{km}}

Le carré du module de la fonction de transfert s'écrit :

|\underline{H}(\mathrm{j}\omega)|^2 = \frac{x^4}{(1-x^2)^2 + 4\sigma^2 x^2} = \frac{1}{\left(\dfrac{1}{x^2}-1\right)^2 + \dfrac{4\sigma^2}{x^2}}

Posons la variable X = \dfrac{1}{x^2} = \left(\dfrac{\omega_0}{\omega}\right)^2 > 0. Le dénominateur s'exprime sous la forme :

D(X) = (X-1)^2 + 4\sigma^2 X = X^2 + 2(2\sigma^2 - 1)X + 1

Une résonance correspond à l'existence d'un maximum de |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)|, c'est-à-dire à un minimum local de D(X) pour une valeur strictement positive de X.

La fonction polynôme D(X) admet un extremum en :

X_r = 1 - 2\sigma^2

Comme X est nécessairement strictement positif, ce minimum n'existe physiquement dans le domaine des fréquences que si :

X_r > 0 \iff 1 - 2\sigma^2 > 0 \iff \sigma < \frac{1}{\sqrt{2}}

Pour éviter tout phénomène de résonance (la réponse en amplitude croît alors de façon strictement monotone vers l'asymptote haute fréquence sans jamais dépasser celle-ci), il faut donc :

\sigma \ge \frac{1}{\sqrt{2}}

En remplaçant \sigma par son expression \sigma = \dfrac{\lambda}{2\sqrt{km}}, on obtient :

\frac{\lambda}{2\sqrt{km}} \ge \frac{1}{\sqrt{2}}

soit finalement :

\boxed{\frac{\lambda}{\sqrt{km}} \ge \sqrt{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde à lire correctement sur le graphique la valeur numérique limite évitant la résonance.

« Il y a parfois des confusions sur la valeur numérique du coefficient  limite de résonance, alors qu’il était indiqué de façon graphique. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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I.2 · Spectre d'un signal numérique

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : échantillonnage, critère de shannon

Déterminer la période et la fréquence du signal sinusoïdal. Déterminer une valeur approchée de la fréquence d'échantillonnage de cet enregistrement. Quel lien existe-t-il entre la plus haute fréquence , repérée par le curseur 2, et la fréquence d'échantillonnage ?

Voir l'indice

Mesurer la durée d'une ou plusieurs périodes sur la voie temporelle, calculer la fréquence d'échantillonnage par f_e = N / (10 \times \text{base de temps}), puis appliquer le critère de Nyquist pour relier f_{\text{max}} à f_e.

Voir la stratégie
  1. Lire la période temporelle T du signal sur l'oscillogramme ou à partir de la valeur de fréquence affichée par le fréquencemètre intégré, puis en déduire la fréquence f = 1/T.
  2. Calculer la durée totale d'acquisition T_{\text{tot}} à partir de la base de temps et du nombre total de divisions, puis déterminer la période d'échantillonnage T_e et la fréquence d'échantillonnage f_e correspondante avec le nombre d'échantillons N = 2\,480.
  3. Relier la fréquence maximale affichée f_{\text{max}} à la fréquence d'échantillonnage f_e à l'aide du théorème de Shannon-Nyquist.
Voir la réponse courte

Lecture graphique de la période, calcul de la fréquence et relation f_{\text{max}} = f_e/2 d'après le théorème de Shannon.

Voir le corrigé complet

1. Période et fréquence du signal sinusoïdal

Sur la voie CH1 de l'oscillogramme 1 (figure 3), le signal temporel présente environ 3,75 périodes sur 10 divisions. Avec une base de temps de b = 250\text{ }\mu\text{s/div}, une période correspond à environ :

T \approx \frac{10 \times 250 \cdot 10^{-6}\text{ s}}{3{,}75} \approx 6{,}7 \cdot 10^{-4}\text{ s} \approx 0{,}67\text{ ms}

soit une fréquence voisine de 1{,}5\text{ kHz}.

En bas de l'écran, le fréquencemètre matériel de l'oscilloscope mesure directement et très précisément la fréquence du signal de la voie CH1 :

f = 1{,}49995\text{ kHz} \approx 1{,}50\text{ kHz}

La période du signal sinusoïdal est donc :

T = \frac{1}{f} = \frac{1}{1{,}50 \cdot 10^3\text{ s}^{-1}} \approx 6{,}67 \cdot 10^{-4}\text{ s} = 0{,}667\text{ ms}
\boxed{T \approx 0{,}67\text{ ms} \quad \text{et} \quad f \approx 1{,}50\text{ kHz}}

2. Fréquence d'échantillonnage

L'oscilloscope enregistre le signal sur une durée totale d'acquisition correspondant à 10 carreaux :

T_{\text{tot}} = 10 \times b = 10 \times 250\text{ }\mu\text{s} = 2{,}50\text{ ms} = 2{,}50 \cdot 10^{-3}\text{ s}

D'après l'énoncé, le nombre total d'échantillons prélevés durant cette durée est N = 2\,480. La période d'échantillonnage T_e vaut ainsi :

T_e = \frac{T_{\text{tot}}}{N} = \frac{2{,}50 \cdot 10^{-3}}{2\,480}\text{ s} \approx 1{,}01 \cdot 10^{-6}\text{ s} \approx 1\text{ }\mu\text{s}

La fréquence d'échantillonnage f_e = \frac{1}{T_e} s'en déduit :

f_e = \frac{N}{T_{\text{tot}}} = \frac{2\,480}{2{,}50 \cdot 10^{-3}\text{ s}} = 992 \cdot 10^3\text{ Hz} = 992\text{ kHz}

Soit en valeur approchée :

\boxed{f_e \approx 1{,}0\text{ MHz} \quad (\text{ou } 992\text{ kHz})}

3. Lien entre f_{\text{max}} et la fréquence d'échantillonnage f_e

Le curseur 2, situé à l'extrémité droite de l'axe des fréquences du spectre affiché, repère la plus haute fréquence observable :

f_{\text{max}} = 496\text{ kHz}

On remarque immédiatement la relation numérique exacte :

2 \times f_{\text{max}} = 2 \times 496\text{ kHz} = 992\text{ kHz} = f_e

Ainsi :

\boxed{f_{\text{max}} = \frac{f_e}{2}}

Cette valeur correspond précisément à la fréquence de Nyquist (ou fréquence de coupure de Shannon), qui constitue la fréquence maximale au-delà de laquelle un signal échantillonné subirait un phénomène de repliement spectral (aliasing).

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : échantillonnage, repliement de spectre

Pour un repérage aisé du pic en fréquence au moyen du curseur X1, il faut dilater l'échelle des fréquences. Quel ajustement proposez-vous de faire sur l'oscilloscope ? Est-ce cohérent avec le nouvel oscillogramme 2 de la figure 4 ? La nouvelle valeur de la plus grande fréquence de ce spectre était-elle prévisible ? Si oui comment ?

Voir l'indice

Songer à modifier la base de temps afin de réduire la bande passante globale affichée et vérifier la proportionnalité entre f_{\text{max}} et l'inverse de la base de temps.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre l'étendue de l'échelle des fréquences (f_{\text{max}}) et le paramètre réglable de l'oscilloscope (la base de temps b) pour déduire le réglage à effectuer.
  2. Vérifier sur l'oscillogramme 2 la valeur du calibre temporel sélectionné afin de confirmer la cohérence.
  3. Utiliser la proportionnalité inverse entre f_{\text{max}} et b pour prévoir quantitativement la nouvelle valeur de f_{\text{max}}.
Voir la réponse courte

Diminution de la base de temps pour réduire f_e et dilater l'axe fréquentiel du spectre FFT affiché par l'oscilloscope.

Voir le corrigé complet

1. Ajustement à effectuer sur l'oscilloscope

Dilater l'échelle des fréquences signifie restreindre l'intervalle d'affichage [0,\, f_{\text{max}}] afin d'opérer un « zoom » sur les basses fréquences, c'est-à-dire diminuer la fréquence maximale f_{\text{max}}.

D'après la question Q6, la fréquence maximale est reliée à la base de temps b par :

f_{\text{max}} = \frac{f_e}{2} = \frac{N}{20\,b}

Le nombre de points enregistrés N = 2\,480 étant fixé, pour diminuer f_{\text{max}}, il faut augmenter la base de temps b (durée par division).

2. Cohérence avec l'oscillogramme 2 (figure 4)

En bas de l'oscillogramme 2, on lit :

b' = 25\text{ ms/division} \quad (\text{au lieu de } 250\text{ }\mu\text{s/division sur la figure 3})

La base de temps a bien été augmentée (d'un facteur 100). Cela est parfaitement cohérent : l'échelle fréquentielle est dilatée, le pas par division devient \Delta f/\text{div} = 500\text{ Hz}, et le pic de fréquence est désormais nettement discernable et précisément pointé par le curseur X1 à f_1 = 1{,}500\text{ kHz}.

3. Prévisibilité de la nouvelle valeur de f_{\text{max}}

Oui, la nouvelle valeur était directement prévisible. Puisque f_{\text{max}} est inversement proportionnelle à b :

\frac{f_{\text{max}}'}{f_{\text{max}}} = \frac{b}{b'} = \frac{250\cdot 10^{-6}\text{ s}}{25\cdot 10^{-3}\text{ s}} = \frac{1}{100}

On en déduit la nouvelle fréquence maximale :

\boxed{f_{\text{max}}' = \frac{f_{\text{max}}}{100} = \frac{496\text{ kHz}}{100} = 4{,}96\text{ kHz}}

Cette valeur correspond exactement à celle repérée par le curseur X2 à l'extrémité droite de l'écran sur la figure 4 (f_2 = 4{,}960\text{ kHz}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est nécessaire de maîtriser le lien entre la fréquence maximale visible sur le spectre et la fréquence d'échantillonnage.

« La relation entre la fréquence maximale sur un spectre et la fréquence d’échantillonnage n’est pas bien connue des étudiants. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : repliement de spectre, critère de shannon

On renouvelle cette opération et on obtient l'oscillogramme 3 de la figure 5. Expliquez la valeur de la fréquence donnée par le curseur X1.

Voir l'indice

Constater que la condition de Shannon f_e > 2f n'est plus respectée pour la nouvelle base de temps, provoquant un repliement de spectre à la fréquence apparente |f_0 - f_e|.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nouvelle base de temps sur l'oscillogramme 3 et en déduire la nouvelle fréquence d'échantillonnage f_e.
  2. Comparer la fréquence du signal f_0 à la fréquence de Nyquist f_e/2 pour vérifier la condition de Shannon-Nyquist.
  3. Calculer la fréquence apparente issue du phénomène de repliement de spectre (aliasing) et la confronter à la valeur lue sur le curseur X1.
Voir la réponse courte

La fréquence apparente 1\text{ kHz} s'explique par sous-échantillonnage et repliement spectral : f_{\text{app}} = |f - f_e|.

Voir le corrigé complet

Sur l'oscillogramme 3 (figure 5), la base de temps sélectionnée est :

b = 100\text{ ms/div}

La durée totale d'acquisition sur 10 divisions est T_{\text{acq}} = 10 \times 100\text{ ms} = 1\text{ s}. Le nombre d'échantillons étant fixé à N = 2\,480, la nouvelle fréquence d'échantillonnage vaut :

f_e = \frac{N}{T_{\text{acq}}} = \frac{2\,480}{1\text{ s}} = 2\,480\text{ Hz} = 2{,}48\text{ kHz}

La fréquence maximale affichée sur le spectre (fréquence de Nyquist) est alors :

f_{\text{max}} = \frac{f_e}{2} = 1{,}24\text{ kHz}

Cette valeur correspond exactement à la position du curseur X2 (f_2 = 1{,}240\text{ kHz}).

Le signal délivré par le GBF a pour fréquence réelle f_0 \approx 1{,}50\text{ kHz} (le fréquencemètre intégré à l'oscilloscope affiche 1{,}49995\text{ kHz} en bas à droite de l'écran).

On constate que :

f_0 > \frac{f_e}{2}

Le critère de Shannon-Nyquist n'est plus respecté : il y a sous-échantillonnage, ce qui engendre un phénomène de repliement de spectre (aliasing).

La composante spectrale apparaît à la fréquence apparente f_{\text{app}} située dans l'intervalle [0\,;\,f_e/2] :

f_{\text{app}} = |f_0 - f_e| = 2\,480\text{ Hz} - 1\,499{,}95\text{ Hz} = 980\text{ Hz} \approx 1{,}0\text{ kHz}
\boxed{\text{La valeur } f = 1\text{ kHz repérée par le curseur X1 s'explique par le repliement spectral : } f_{\text{app}} = f_e - f_0 \approx 1{,}0\text{ kHz}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à mobiliser le théorème de Nyquist-Shannon pour justifier la fréquence observée.

« Peu de candidats ont pensé au théorème de Nyquist-Shannon pour répondre à cette question. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur opérationnel, sommateur inverseur

Déterminer l'expression de en fonction de , , , , , et . Proposer un nom à ce montage.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman au potentiel de la borne inverseuse de l'A.Li. idéal fonctionnant en régime linéaire.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les propriétés de l'amplificateur linéaire intégré (A.Li.) idéal fonctionnant en régime linéaire : égalité des potentiels d'entrée (V_+ = V_-) et courants d'entrée nuls (i_+ = i_- = 0).
  2. Appliquer la loi des nœuds en termes de potentiels (ou le théorème de Millman) à l'entrée inverseuse pour exprimer V_s en fonction des grandeurs d'entrée.
  3. Identifier la fonction globale du montage pour en donner le nom usuel.
Voir la réponse courte

Théorème de Millman sur la borne inverseuse en régime linéaire : montage sommateur inverseur à trois entrées.

Voir le corrigé complet

L'A.Li. est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire (bouclage sur la borne inverseuse par le conducteur ohmique de résistance R_0) :

  • l'impédance d'entrée est infinie, d'où des courants d'entrée nuls : i_+ = i_- = 0 ;
  • le gain différentiel est infini, d'où une tension différentielle nulle : V_+ - V_- = 0, soit V_- = V_+.

L'entrée non-inverseuse étant reliée à la masse, on a V_+ = 0\text{ V}, d'où :

V_- = 0\text{ V} \quad \text{(masse virtuelle)}.

Appliquons la loi des nœuds au niveau de l'entrée inverseuse (-) :

\frac{V_1 - V_-}{R_1} + \frac{V_2 - V_-}{R_2} + \frac{V_3 - V_-}{R_3} + \frac{V_s - V_-}{R_0} = 0.

Comme V_- = 0, il vient directement :

\frac{V_1}{R_1} + \frac{V_2}{R_2} + \frac{V_3}{R_3} + \frac{V_s}{R_0} = 0,

soit :

\boxed{V_s = - R_0 \left( \frac{V_1}{R_1} + \frac{V_2}{R_2} + \frac{V_3}{R_3} \right)}.

La tension de sortie est proportionnelle à une combinaison linéaire à coefficients négatifs des tensions d'entrée : ce montage est un sommateur inverseur (ou sommateur inverseur pondéré).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas le nom du montage avec un inverseur ou un soustracteur à cause de la présence du signe moins.

« Néanmoins, le signe " -" incite souvent les candidats à répondre inverseur voire soustracteur pour le nom du montage. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : analyse spectrale, transformée de fourier

On suppose ici que . Tracer l'allure du spectre théorique de la tension de sortie .

Voir l'indice

Développer le produit \cos(2\pi f_1 t)\cos(2\pi f_2 t) à l'aide d'une formule trigonométrique pour identifier l'ensemble des quatre raies spectrales présentes en sortie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension de sortie V_s(t) en appliquant la relation établie à la question précédente au montage 2, où V_3(t) = V_m(t) = k V_1(t) V_2(t).
  2. Linéariser l'expression à l'aide de la formule trigonométrique fournie afin d'identifier les composantes fréquentielles du signal.
  3. Déterminer l'amplitude de chaque raie spectrale et tracer le spectre d'amplitude théorique.
Voir la réponse courte

Représentation du spectre en peigne avec raies d'amplitudes égales associées aux tensions d'entrée sinusoïdales.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, pour le sommateur inverseur avec R_0 = R_1 = R_2 = R_3 et l'entrée V_3(t) = V_m(t), la tension de sortie s'écrit :

V_s(t) = - \big(V_1(t) + V_2(t) + V_m(t)\big)

avec V_m(t) = k\,V_1(t)\,V_2(t). En remplaçant les signaux d'entrée V_1(t) = V_0 \cos(2\pi f_1 t) et V_2(t) = V_0 \cos(2\pi f_2 t) :

V_m(t) = k\,V_0^2 \cos(2\pi f_1 t)\cos(2\pi f_2 t)

En utilisant la formule trigonométrique \cos(a)\cos(b) = \dfrac{1}{2}\big(\cos(a-b) + \cos(a+b)\big), il vient :

V_m(t) = \frac{k\,V_0^2}{2} \cos\big(2\pi |f_1 - f_2|\,t\big) + \frac{k\,V_0^2}{2} \cos\big(2\pi (f_1 + f_2)\,t\big)

La tension de sortie V_s(t) est donc une somme de quatre composantes sinusoïdales :

V_s(t) = - V_0 \cos(2\pi f_1 t) - V_0 \cos(2\pi f_2 t) - \frac{k V_0^2}{2} \cos\big(2\pi |f_1 - f_2| t\big) - \frac{k V_0^2}{2} \cos\big(2\pi (f_1 + f_2) t\big)

Le spectre d'amplitude théorique de V_s est constitué de quatre raies discrètes :

  • deux raies de même amplitude V_0 situées aux fréquences fondamentales f_1 et f_2 ;
  • deux raies de même amplitude \dfrac{k V_0^2}{2} situées aux fréquences somme f_1 + f_2 et différence |f_1 - f_2|.

En supposant, par exemple, 0 < f_1 < f_2 et f_2 > 2f_1 (ce qui conduit à f_1 < f_2 - f_1 < f_2 < f_1 + f_2), l'allure du spectre d'amplitude théorique est la suivante :

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : analyse spectrale, gain

Comment est modifié ce spectre lorsque ?

Voir l'indice

Examiner quel terme d'entrée voit son coefficient de pondération modifié par le changement de valeur de la résistance R_3.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension de sortie V_s(t) avec les nouvelles valeurs de résistances en utilisant la formule établie à la question Q9.
  2. Identifier l'impact sur chacune des composantes spectrales (fréquences et amplitudes).
Voir la réponse courte

Modification du gain sur l'entrée 3 : l'amplitude de la raie correspondante est doublée par rapport aux deux autres.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9 et le schéma de la figure 7, la tension en sortie du montage sommateur s'écrit :

V_s(t) = - \left( \frac{R_0}{R_1} V_1(t) + \frac{R_0}{R_2} V_2(t) + \frac{R_0}{R_3} V_m(t) \right)

Avec la condition R_0 = R_1 = R_2 = 2R_3, les gains associés aux différentes entrées valent :

\frac{R_0}{R_1} = 1, \quad \frac{R_0}{R_2} = 1 \quad \text{et} \quad \frac{R_0}{R_3} = 2

La tension de sortie devient donc :

\begin{aligned} V_s(t) &= - V_1(t) - V_2(t) - 2\,V_m(t) \\ &= - V_0 \cos(2\pi f_1 t) - V_0 \cos(2\pi f_2 t) - k V_0^2 \cos(2\pi |f_1 - f_2| t) - k V_0^2 \cos(2\pi (f_1 + f_2) t) \end{aligned}

On en déduit les modifications apportées au spectre :

  • Les fréquences des différentes raies spectrales sont inchangées : elles restent situées en |f_1 - f_2|, f_1, f_2 et f_1 + f_2.
  • Les amplitudes des raies associées aux fréquences fondamentales f_1 et f_2 restent inchangées, égales à V_0.
  • Les amplitudes des deux raies issues de la multiplication, aux fréquences |f_1 - f_2| et f_1 + f_2, sont doublées : elles passent de \dfrac{k V_0^2}{2} à k V_0^2 (ce qui correspond à une augmentation de 20\log_{10}(2) \approx +6\text{ dB} sur une échelle logarithmique).
\boxed{\text{Les fréquences et les raies à } f_1 \text{ et } f_2 \text{ sont inchangées ; l'amplitude des raies à } |f_1 - f_2| \text{ et } f_1 + f_2 \text{ est multipliée par } 2.}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : analyse spectrale, oscilloscope numérique

L'enregistrement du signal et la détermination de son spectre par l'oscilloscope numérique sont donnés sur l'oscillogramme 4 de la figure 8. Déterminer les valeurs des fréquences et .

Voir l'indice

Repérer les positions spectrales des raies centrales et extrêmes sur l'oscillogramme pour résoudre le système liant f_1, f_2, f_2 - f_1 et f_1 + f_2.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la structure du spectre théorique de V_s établi aux questions précédentes, constitué de quatre composantes fréquentielles : |f_1 - f_2|, f_1, f_2 et f_1 + f_2.
  2. Exploiter les indications de l'oscillogramme 4 (positions des curseurs X1 et X2, échelle fréquentielle) pour identifier les fréquences des différents pics observés.
  3. Identifier les fréquences f_1 et f_2 en vérifiant la cohérence avec les fréquences somme et différence.
Voir la réponse courte

Lecture des fréquences f_1 et f_2 sur le spectre FFT de l'oscillogramme par repérage direct des pics.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q10 et Q11, le signal V_s(t) est la somme de quatre composantes sinusoïdales de fréquences :

|f_1 - f_2|, \quad f_1, \quad f_2 \quad \text{et} \quad f_1 + f_2

Sur l'oscillogramme 4 (figure 8), la fenêtre de mesure du spectre (voie MATH) indique une échelle horizontale de \text{Div} = 250\text{ Hz/div} :

  • Le curseur X1 pointe sur le premier pic à la fréquence :

    f_{X1} = 300{,}0\text{ Hz}
  • Le curseur X2 pointe sur un pic à la fréquence :

    f_{X2} = 900{,}0\text{ Hz}
  • Un pic de forte amplitude est nettement visible entre les deux curseurs, situé à mi-chemin, soit à :

    f = 600\text{ Hz}
  • Un quatrième pic de plus faible amplitude apparaît à 6\text{ divisions} de l'origine (6 \times 250\text{ Hz}), soit à :

    f = 1\,500\text{ Hz}

Les deux pics de plus forte amplitude correspondent aux signaux d'entrée V_1(t) et V_2(t), dont les amplitudes sont supérieures à celles des produits d'intermodulation issus du multiplieur. Ces deux raies centrales sont à 600\text{ Hz} et 900\text{ Hz}.

On vérifie parfaitement les relations de battement :

\begin{aligned} |f_2 - f_1| &= 900 - 600 = 300\text{ Hz} = f_{X1} \\ f_1 + f_2 &= 600 + 900 = 1\,500\text{ Hz} \end{aligned}

On en déduit (à l'ordre près des indices) :

\boxed{f_1 = 600\text{ Hz} \quad \text{et} \quad f_2 = 900\text{ Hz} \quad (\text{ou inversement})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Observez attentivement la hauteur relative des différents pics du spectre pour identifier les composantes.

« Il fallait faire attention à la hauteur respective des pics du spectre fourni pour ne pas faire de confusions. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie II : Eutrophisation

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : diagramme de prédominance, ph

Préciser sous quelles formes prépondérantes se trouvent le phosphore et l'azote ammoniacal dans cet effluent. Préciser les concentrations de ces différentes espèces prépondérantes.

Voir l'indice

Comparer la valeur imposée \text{pH} = 9{,}3 aux différentes valeurs de \text{p}K_a des polyacides et bases en présence afin d'identifier les domaines de prépondérance respectifs.

Voir la stratégie
  1. Comparer le \mathrm{pH} de l'effluent aux valeurs des \mathrm{p}K_a des différents couples acido-basiques pour situer la solution sur les diagrammes de prédominance.
  2. Utiliser les bilans de conservation de la matière pour déterminer les concentrations des espèces prépondérantes.
Voir la réponse courte

Comparaison du pH de l'effluent aux pKa pour identifier \mathrm{HPO}_4^{2-} et \mathrm{NH}_4^+, puis calcul de leurs concentrations.

Voir le corrigé complet

1. Formes prépondérantes et concentration du phosphore

Les constantes d'acidité associées à l'acide phosphorique sont :

  • \mathrm{H}_3\mathrm{PO}_4 / \mathrm{H}_2\mathrm{PO}_4^- : \mathrm{p}K_{a1} = 2{,}1 ;
  • \mathrm{H}_2\mathrm{PO}_4^- / \mathrm{HPO}_4^{2-} : \mathrm{p}K_{a2} = 7{,}2 ;
  • \mathrm{HPO}_4^{2-} / \mathrm{PO}_4^{3-} : \mathrm{p}K_{a3} = 12{,}3.

Le domaine de prédominance de l'ion hydrogénophosphate \mathrm{HPO}_4^{2-} correspond à :

\mathrm{p}K_{a2} < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a3} \iff 7{,}2 < \mathrm{pH} < 12{,}3

Le \mathrm{pH} de l'effluent étant de 9{,}3, l'espèce prépondérante du phosphore est l'ion hydrogénophosphate \mathbf{HPO_4^{2-}}.

De plus, l'écart avec les valeurs des \mathrm{p}K_a adjacents est important :

\begin{aligned} \mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{a2} &= 9{,}3 - 7{,}2 = 2{,}1 > 1 \implies [\mathrm{H}_2\mathrm{PO}_4^-] \ll [\mathrm{HPO}_4^{2-}] \\ \mathrm{p}K_{a3} - \mathrm{pH} &= 12{,}3 - 9{,}3 = 3{,}0 > 1 \implies [\mathrm{PO}_4^{3-}] \ll [\mathrm{HPO}_4^{2-}] \end{aligned}

Par conservation de l'élément phosphore, toutes les autres espèces sont en proportions négligeables devant \mathrm{HPO}_4^{2-} :

C_P = [\mathrm{H}_3\mathrm{PO}_4] + [\mathrm{H}_2\mathrm{PO}_4^-] + [\mathrm{HPO}_4^{2-}] + [\mathrm{PO}_4^{3-}] \approx [\mathrm{HPO}_4^{2-}]
\boxed{[\mathrm{HPO}_4^{2-}] \approx C_P = 5 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

2. Formes prépondérantes et concentration de l'azote ammoniacal

Le couple ion ammonium/ammoniac vérifie la relation de Henderson-Hasselbalch :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log\left(\frac{[\mathrm{NH}_3]}{[\mathrm{NH}_4^+]}\right)

Or, le \mathrm{pH} de l'effluent vaut exactement :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a = 9{,}3 \implies \log\left(\frac{[\mathrm{NH}_3]}{[\mathrm{NH}_4^+]}\right) = 0 \implies [\mathrm{NH}_3] = [\mathrm{NH}_4^+]

Les deux formes, l'ion ammonium \mathbf{NH_4^+} et l'ammoniac \mathbf{NH_3}, sont donc co-prépondérantes à parts égales.

Par conservation de l'azote ammoniacal :

C_N = [\mathrm{NH}_4^+] + [\mathrm{NH}_3] = 2[\mathrm{NH}_4^+] = 2[\mathrm{NH}_3]

D'où :

\boxed{[\mathrm{NH}_4^+] = [\mathrm{NH}_3] = \frac{C_N}{2} = 8{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à calculer explicitement la valeur numérique de la concentration et pas seulement à poser l'égalité des espèces.

« Les candidats écrivent souvent que la concentration d’ammonium est égale à celle d’ammoniac, mais ne déterminent pas sa valeur. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : produit de solubilité, précipitation

Déterminer la concentration minimale de pour laquelle le précipité de struvite apparaît.

Voir l'indice

Traduire la condition de début de précipitation par le dépassement du produit de solubilité K_s = [\mathrm{Mg}^{2+}][\mathrm{PO}_4^{3-}][\mathrm{NH}_4^+] en calculant au préalable [\mathrm{PO}_4^{3-}] via la constante d'acidité K_{a3}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration en ions orthophosphate \mathrm{PO}_4^{3-} à partir de celle de la forme prépondérante [\mathrm{HPO}_4^{2-}] trouvée à la question Q13, en utilisant la constante d'acidité K_{a3}.
  2. Écrire la condition d'apparition du premier cristal de struvite \mathrm{MgPO_4NH_{4(s)}} via le quotient de réaction à saturation : Q_r = K_s.
  3. En déduire la concentration minimale en ions magnésium [\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} et réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Condition d'apparition du précipité Q_r = K_s, d'où la concentration minimale [\mathrm{Mg}^{2+}]_{\text{min}}.

Voir le corrigé complet

La réaction de précipitation de la struvite s'écrit :

\mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{PO}_{4(\mathrm{aq})}^{3-} + \mathrm{NH}_{4(\mathrm{aq})}^{+} = \mathrm{MgPO_4NH_{4(s)}}

Le premier grain de précipité apparaît à la limite de solubilité, lorsque le quotient de réaction Q_r atteint la constante d'équilibre, c'est-à-dire le produit de solubilité K_s de la réaction inverse de dissolution :

[\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} \, [\mathrm{PO}_4^{3-}] \, [\mathrm{NH}_4^+] = K_s (c^\circ)^3

où c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

D'après la question Q13, la concentration en ions ammonium est :

[\mathrm{NH}_4^+] = 8{,}0\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

L'espèce prépondérante du phosphore à \mathrm{pH} = 9{,}3 est \mathrm{HPO}_4^{2-}, avec [\mathrm{HPO}_4^{2-}] \approx C_P = 5\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La concentration minoritaire en ions phosphate \mathrm{PO}_4^{3-} est reliée à celle de \mathrm{HPO}_4^{2-} par la constante d'acidité K_{a3} du couple \mathrm{HPO}_4^{2-}/\mathrm{PO}_4^{3-} :

K_{a3} = \frac{[\mathrm{PO}_4^{3-}] \, [\mathrm{H_3O^+}]}{[\mathrm{HPO}_4^{2-}] \, c^\circ} \iff [\mathrm{PO}_4^{3-}] = [\mathrm{HPO}_4^{2-}] \, 10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{a3}}

Avec \mathrm{pH} = 9{,}3 et \mathrm{p}K_{a3} = 12{,}3, on obtient :

[\mathrm{PO}_4^{3-}] = C_P \cdot 10^{9{,}3 - 12{,}3} = C_P \cdot 10^{-3} = 5\cdot 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

On en déduit l'expression littérale de la concentration minimale en magnésium :

[\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} = \frac{K_s (c^\circ)^3}{[\mathrm{PO}_4^{3-}] \, [\mathrm{NH}_4^+]} = \frac{K_s (c^\circ)^3}{C_P \cdot 10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{a3}} \cdot [\mathrm{NH}_4^+]}

Application numérique :

\begin{aligned} [\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} &= \frac{10^{-11}}{(5\cdot 10^{-6}) \times (8{,}0\cdot 10^{-3})} \\ &= \frac{10^{-11}}{40\cdot 10^{-9}} = \frac{10^{-3}}{4} \end{aligned}
\boxed{[\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} = 2{,}5\cdot 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Déterminez bien la concentration de l'ion phosphate sans la confondre avec celle de l'ion hydrogénophosphate.

« Il fallait penser à déterminer la concentration en PO43- et ne pas la confondre avec celle de HPO42-. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : précipitation, bilan de matière

En déduire la masse minimale de chlorure de magnésium à ajouter dans d'effluent pour faire apparaître le précipité de struvite.

Voir l'indice

Multiplier la concentration minimale trouvée par le volume de 1\text{ m}^3 d'effluent et par la masse molaire de \mathrm{MgCl}_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité de matière minimale d'ions magnésium \mathrm{Mg}^{2+} nécessaire dans le volume considéré V = 1\text{ m}^3.
  2. Relier cette quantité de matière à celle du chlorure de magnésium solide \mathrm{MgCl}_{2(\mathrm{s})} sachant que sa dissolution est totale.
  3. En déduire la masse minimale correspondante à l'aide de la masse molaire M(\mathrm{MgCl}_2) fournie dans les données.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse de \mathrm{MgCl}_2 à dissoudre pour atteindre la concentration minimale dans 1\text{ m}^3.

Voir le corrigé complet

Le chlorure de magnésium solide est totalement soluble dans l'eau selon l'équation de dissolution :

\mathrm{MgCl}_{2(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{Cl}^-_{(\mathrm{aq})}

L'apport d'une mole de \mathrm{MgCl}_{2(\mathrm{s})} libère donc une mole d'ions \mathrm{Mg}^{2+}. Pour atteindre la concentration minimale [\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} déterminée à la question Q14 dans un volume V = 1\text{ m}^3 = 10^3\text{ L} d'effluent, la quantité de matière minimale de \mathrm{MgCl}_2 à introduire est :

n_{\min}(\mathrm{MgCl}_2) = [\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} \cdot V

La masse minimale de chlorure de magnésium correspondante s'écrit alors :

m_{\min} = n_{\min}(\mathrm{MgCl}_2) \cdot M(\mathrm{MgCl}_2) = [\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} \cdot V \cdot M(\mathrm{MgCl}_2)

Application numérique :

  • [\mathrm{Mg}^{2+}]_{\min} = 2{,}5\cdot 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (d'après Q14)
  • V = 1\text{ m}^3 = 10^3\text{ L}
  • M(\mathrm{MgCl}_2) = 95\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
\begin{aligned} n_{\min}(\mathrm{MgCl}_2) &= 2{,}5\cdot 10^{-4} \times 10^3 = 0{,}25\text{ mol} \\ m_{\min} &= 0{,}25 \times 95 = 23{,}75\text{ g} \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{m_{\min} \approx 24\text{ g}}

Résultat

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Partie III : Composition et fonte de la banquise

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document

Notions : diagramme binaire, équilibre liquide-solide

Préciser les phases qui existent dans chacun des domaines I, II, III et IV.

Hors programme actuel

Les diagrammes binaires solide-liquide ne figurent pas au programme de la filière PSI.

Voir l'indice

Utiliser les règles de variance et la nature des corps purs pour identifier les domaines diphasiques (liquide + solide) et monophasiques (saumure liquide).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du diagramme binaire : il s'agit d'un diagramme d'équilibre solide-liquide isobarique (pression atmosphérique) à miscibilité totale à l'état liquide et immiscibilité totale à l'état solide.
  2. Repérer le domaine de haute température (domaine II, situé au-dessus du liquidus), qui correspond à la phase liquide homogène.
  3. Déduire les domaines d'équilibre diphasique situés de part et d'autre de l'eutectique P, ainsi que le domaine solide sous la température eutectique.
Voir la réponse courte

Identification des domaines d'un diagramme binaire eau-sel : liquide, liquide + glace, liquide + sel, solide eutectique.

Voir le corrigé complet

Le diagramme binaire présenté est un diagramme d'équilibre liquide-solide à un eutectique simple, sans solution solide (non-miscibilité totale des solides) :

  • Domaine II (au-dessus du liquidus) : Il n'y a qu'une seule phase, la phase liquide homogène (solution aqueuse de chlorure de sodium ou saumure) :

    \boxed{\text{Domaine II : solution liquide homogène (saumure)}}
  • Domaine I (pour des teneurs en sel inférieures à celle de l'eutectique, sous le liquidus de l'eau) : Il s'agit d'un domaine d'équilibre diphasique constitué de glace pure et de solution liquide :

    \boxed{\text{Domaine I : glace pure } \mathrm{H_2O_{(s)}} + \text{solution liquide}}
  • Domaine III (pour des teneurs en sel supérieures à celle de l'eutectique, sous le liquidus du sel) : Il s'agit d'un domaine d'équilibre diphasique constitué de chlorure de sodium solide et de solution liquide saturée :

    \boxed{\text{Domaine III : chlorure de sodium solide } \mathrm{NaCl_{(s)}} + \text{solution liquide}}
  • Domaine IV (situé sous la température de l'eutectique P, soit T < T_E \approx -21\,^\circ\mathrm{C}) : La solution est entièrement solidifiée en un mélange diphasique des deux solides non miscibles :

    \boxed{\text{Domaine IV : glace pure } \mathrm{H_2O_{(s)}} + \text{chlorure de sodium solide } \mathrm{NaCl_{(s)}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'identification de l'état physique présent dans chaque domaine était suffisante.

« Seul l’état physique était attendu. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : diagramme binaire, courbe de refroidissement

Tracer la courbe de refroidissement , en fonction du temps , d'un verre d'eau de mer initialement à placé dans un congélateur maintenu à pression atmosphérique et dont la température intérieure est maintenue .

Hors programme actuel

L'analyse thermique des mélanges binaires ne figure pas au programme de la filière PSI.

Voir l'indice

Prévoir un refroidissement régulier du liquide jusqu'à -1{,}8\,^{\circ}\text{C}, une rupture de pente lors de l'apparition des premiers cristaux de glace pure, puis un palier isotherme à la température eutectique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la composition initiale de l'eau de mer à l'aide des données du sujet et placer le point figuratif initial dans le diagramme binaire (eau–\mathrm{NaCl}).
  2. Suivre l'isoplèthe de refroidissement et déterminer la variance de chaque étape : liquide homogène, équilibre biphasé (liquide + glace), équilibre triphasé à la température eutectique, puis solide biphasé.
  3. En déduire l'allure de la courbe thermique T = f(t) : pente continue, rupture de pente lors de l'apparition de la première trace de glace, palier de température au niveau de l'invariance eutectique, puis décroissance continue vers la température finale du congélateur.
Voir la réponse courte

Tracé de la courbe T(t) avec changement de pente lors de l'apparition de glace puis palier eutectique à -21\text{ }^{\circ}\text{C}.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau des sels dissous fourni en fin de sujet, la teneur en ions chlorure est de 19\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} d'eau et celle en ions sodium de 10{,}5\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} d'eau. La salinité totale de l'eau de mer est d'environ 35\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1}, ce qui correspond à un pourcentage massique en sel d'environ :

w_{\mathrm{NaCl}} \approx \frac{30\text{ g}}{1\,000\text{ g}} \times 100 \approx 3\,\%

Cette teneur se situe nettement à gauche du point eutectique P (w_P \approx 23\,\%, T_P \approx -21\,^{\circ}\text{C}).

L'énoncé indique d'ailleurs que l'eau de mer commence à geler à la température T_1 = -1{,}8\,^{\circ}\text{C}.

Le système est maintenu à pression atmosphérique fixée (P = \text{cte}). La variance s'écrit par la règle des phases de Gibbs : v = c + 1 - \varphi = 3 - \varphi, où c = 2 constituants indépendants (\mathrm{H_2O} et \mathrm{NaCl}) et \varphi est le nombre de phases.

Le refroidissement se décompose en quatre étapes successives :

  1. De 15\,^{\circ}\text{C} à -1{,}8\,^{\circ}\text{C} : solution liquide seule (\varphi = 1 \implies v = 2). La température diminue continûment jusqu'à atteindre la courbe de liquidus.
  2. À T_1 = -1{,}8\,^{\circ}\text{C} : apparition des premiers cristaux de glace pure. Il y a rupture de pente sur la courbe T(t) car le changement d'état libère de l'énergie (enthalpie de solidification), diminuant la vitesse de refroidissement.
  3. De -1{,}8\,^{\circ}\text{C} à T_{\text{eut}} \approx -21\,^{\circ}\text{C} (domaine I) : équilibre liquide + glace pure (\varphi = 2 \implies v = 1). La température continue de chuter pendant que la solution s'enrichit en sel le long du liquidus. La courbe T(t) est concave, avec une pente plus faible que celle du liquide seul.
  4. À T_{\text{eut}} \approx -21\,^{\circ}\text{C} : la composition du liquide atteint celle du point eutectique P. Trois phases coexistent : glace, sel et liquide (\varphi = 3 \implies v = 0). Il y a invariance thermique : apparition d'un palier eutectique à température constante T_{\text{eut}} jusqu'à solidification totale du liquide.
  5. Pour T < T_{\text{eut}} (domaine IV) : deux phases solides en présence (\varphi = 2 \implies v = 1). La température des solides décroît de nouveau continûment jusqu'à tendre asymptotiquement vers la température d'équilibre du congélateur, soit -30\,^{\circ}\text{C}.
Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas le palier eutectique et évitez d'ajouter inutilement des ruptures de pente sur la courbe.

« Certains candidats rajoutent des étages et des pentes pour rien, d’autres oublient le palier de l’eutectique dans la courbe de refroidissement. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : eutectique, courbe de refroidissement

Comment nomme-t-on le point P ? Tracer la courbe de refroidissement d'un verre d'eau salée initialement à la température de , ayant la composition du point P.

Hors programme actuel

Les diagrammes binaires solide-liquide ne figurent pas au programme de la filière PSI.

Voir l'indice

Nommer l'eutectique et justifier l'existence d'un palier de solidification complète à température constante par l'annulation de la variance sous pression fixée.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature particulière du point P sur le diagramme binaire liquide-solide à fusion non congruente ou totale miscibilité à l'état liquide et immiscibilité à l'état solide.
  2. Appliquer la règle des phases (variance de Gibbs) à pression fixée au point P pour justifier l'existence d'un palier de température lors du changement d'état.
  3. Tracer l'allure de la courbe T(t) entre la température initiale (15\text{ }^\circ\text{C}) et la température finale du congélateur (-30\text{ }^\circ\text{C}).
Voir la réponse courte

Le point P est l'eutectique ; la courbe présente un palier thermique horizontal de solidification complète à température constante.

Voir le corrigé complet

1. Dénomination du point P

Le point P correspond au minimum commun des courbes de liquidus, où la solution liquide est en équilibre simultané avec les deux solides purs (\text{H}_2\text{O}_{(\text{s})} et \text{NaCl}_{(\text{s})}). Il s'agit du point eutectique.

\boxed{\text{Le point P est le point eutectique.}}

2. Courbe de refroidissement du mélange eutectique

À la composition de l'eutectique (w \approx 23\,\% en masse de \text{NaCl}), le système évolue à pression fixée (P = P^\circ = 1\text{ bar}) :

  • Pour T > T_{\text{eut}} (ici T > -21\,^\circ\text{C}) : le système est monophasique (solution liquide homogène, \varphi = 1). La variance à pression fixée vaut :

    v = c + 1 - \varphi = 2 + 1 - 1 = 2

    La température décroît de façon continue depuis 15\,^\circ\text{C} jusqu'à la température eutectique T_{\text{eut}} \approx -21\,^\circ\text{C}.

  • À T = T_{\text{eut}} : les trois phases sont en équilibre (liquide de composition eutectique, glace pure \text{H}_2\text{O}_{(\text{s})} et sel \text{NaCl}_{(\text{s})}, \varphi = 3). La variance à pression fixée est nulle :

    v = c + 1 - \varphi = 2 + 1 - 3 = 0

    Le système est invariant : la solidification simultanée de l'eau et du chlorure de sodium se fait à température rigoureusement constante. La courbe présente un palier thermique horizontal à T = T_{\text{eut}}.

  • Pour T < T_{\text{eut}} : tout le liquide a disparu, le système est constitué du mélange solide biphasique (\varphi = 2, variance v = 1). La température du solide décroît de T_{\text{eut}} pour tendre asymptotiquement vers la température du congélateur (-30\,^\circ\text{C}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez soin de vérifier l'orthographe du mot eutectique.

« Attention à bien orthographier le mot " eutectique ". »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, équilibre statique

Un iceberg (photo 2) de volume total flotte dans l'océan. Il présente un volume émergé . Déterminer le rapport .

Voir l'indice

Écrire l'égalité entre le poids total de l'iceberg et la poussée d'Archimède exercée par l'eau océanique sur son volume immergé.

Voir la stratégie
  1. Isoler l'iceberg à l'équilibre mécanique dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
  2. Exprimer les deux forces appliquées : le poids de l'iceberg (de volume total V et de densité d_{\text{gl}}) et la poussée d'Archimède exercée par l'eau de mer (de volume immergé V_{\text{imm}} = V - v et de densité d_{\text{oc}}).
  3. Écrire la condition d'équilibre hydrostatique et en déduire l'expression littérale puis la valeur numérique de la fraction volumique émergée v/V.
Voir la réponse courte

Équilibre de l'iceberg sous poids et poussée d'Archimède : v/V = 1 - \rho_{\text{glace}}/\rho_{\text{eau}} \approx 10\,\%.

Voir le corrigé complet

L'iceberg, assimilé à un bloc de glace d'eau douce de volume total V et de masse volumique \rho_{\text{gl}} = d_{\text{gl}}\,\rho_0 (avec \rho_0 la masse volumique de l'eau pure liquide à 4\,{^\circ}\mathrm{C}), est en équilibre statique à la surface de l'océan de masse volumique \rho_{\text{oc}} = d_{\text{oc}}\,\rho_0.

Le volume de glace immergé sous l'eau est noté V_{\text{imm}} = V - v, où v désigne le volume émergé.

Le système {iceberg} est soumis à deux actions mécaniques :

  • son poids : \vec{P} = - m_{\text{ice}}\,g\,\vec{e}_z = - \rho_{\text{gl}} V g\,\vec{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède due à l'eau de mer déplacée : \vec{\Pi} = \rho_{\text{oc}} V_{\text{imm}} g\,\vec{e}_z = \rho_{\text{oc}} (V - v) g\,\vec{e}_z.

À l'équilibre mécanique dans le référentiel lié à la Terre :

\vec{P} + \vec{\Pi} = \vec{0}

Soit, en projection sur l'axe vertical ascendant \vec{e}_z :

\rho_{\text{oc}} (V - v) g = \rho_{\text{gl}} V g

En simplifiant par g et \rho_0 :

d_{\text{oc}} (V - v) = d_{\text{gl}} V \iff 1 - \frac{v}{V} = \frac{d_{\text{gl}}}{d_{\text{oc}}}

On en déduit l'expression de la proportion de volume émergé :

\frac{v}{V} = 1 - \frac{d_{\text{gl}}}{d_{\text{oc}}}

Application numérique avec les données de l'énoncé (d_{\text{gl}} = 0{,}9 et d_{\text{oc}} = 1{,}1) :

\frac{v}{V} = 1 - \frac{0{,}9}{1{,}1} = 1 - \frac{9}{11} = \frac{2}{11} \approx 0{,}18
\boxed{\frac{v}{V} = 1 - \frac{d_{\text{gl}}}{d_{\text{oc}}} = \frac{2}{11} \approx 18\,\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression littérale est souvent maîtrisée, mais le calcul numérique du rapport pose des difficultés.

« L’expression du rapport v/V est souvent juste. Trouver sa valeur numérique est par contre plus compliquée pour beaucoup. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Résolution de problème
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, résolution de problème

Dans cette question, il vous est demandé de faire preuve d'autonomie. Toute démarche même partielle de résolution sera prise en compte. La banquise arctique pérenne occupe environ de la surface du globe terrestre alors que l'ensemble des océans en occupe environ . Evaluer un ordre de grandeur de la hauteur de montée des océans en cas de fonte totale de la banquise arctique pérenne ?

Voir l'indice

Tenir compte du fait que la glace d'eau douce flottant sur de l'eau salée libère lors de sa fonte un volume liquide légèrement supérieur au volume immergé initial en raison de l'écart de masse volumique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le principe d'Archimède appliqué à un corps flottant : le volume immergé correspond au volume d'eau de mer dont la masse compense le poids de la glace.
  2. Exprimer le volume d'eau douce liquide obtenu après fonte et le comparer au volume d'eau de mer initialement déplacé, en tenant compte de l'écart de masse volumique entre l'eau douce issue de la fonte et l'eau de mer salée.
  3. En déduire la variation nette de volume liquide \Delta V, puis la montée moyenne du niveau des océans \Delta h = \frac{\Delta V}{S_{\text{oc}}}.
Voir la réponse courte

La fonte d'une glace flottante ne fait pas monter le niveau des mers en première approximation (principe d'Archimède).

Voir le corrigé complet

La banquise est une couche de glace flottant sur l'océan. Notons :

  • S_T la surface totale du globe terrestre ;
  • S_b = 0{,}015\, S_T la surface occupée par la banquise arctique pérenne ;
  • S_{\text{oc}} = 0{,}70\, S_T la surface totale des océans ;
  • e = 4\text{ m} l'épaisseur moyenne de la banquise ;
  • \rho_{\text{gl}} = d_{\text{gl}}\,\rho_0 = 900\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} la masse volumique de la glace (avec \rho_0 = 1\,000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} la masse volumique de l'eau douce) ;
  • \rho_{\text{oc}} = d_{\text{oc}}\,\rho_0 = 1\,100\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} la masse volumique de l'eau de mer salée.

Le volume total de la banquise est V_b = S_b \times e et sa masse totale est :

M = \rho_{\text{gl}} V_b = \rho_{\text{gl}} S_b e

1. Volume d'eau déplacé par la banquise flottante :

À l'équilibre de flottaison, la poussée d'Archimède équilibre le poids de la banquise, soit :

M g = \rho_{\text{oc}} V_{\text{im}} g \implies V_{\text{im}} = \frac{M}{\rho_{\text{oc}}} = \frac{\rho_{\text{gl}}}{\rho_{\text{oc}}} V_b

2. Volume d'eau liquide issu de la fonte :

La banquise étant assimilée à de la glace d'eau douce, sa fonte totale donne une masse M d'eau douce liquide de masse volumique \rho_0. Le volume occupé par cette eau fondue est :

V_{\text{fondu}} = \frac{M}{\rho_0} = \frac{\rho_{\text{gl}}}{\rho_0} V_b

3. Variation de volume et élévation du niveau des océans :

L'apport net de volume au niveau des océans est la différence entre le volume d'eau liquide apporté et le volume d'eau initialement déplacé :

\begin{aligned} \Delta V &= V_{\text{fondu}} - V_{\text{im}} \\ &= M \left( \frac{1}{\rho_0} - \frac{1}{\rho_{\text{oc}}} \right) \\ &= \rho_{\text{gl}} V_b \left( \frac{1}{\rho_0} - \frac{1}{\rho_{\text{oc}}} \right) = V_b \, d_{\text{gl}} \left( 1 - \frac{1}{d_{\text{oc}}} \right) \end{aligned}

Ce volume supplémentaire se répartit sur la surface S_{\text{oc}} des océans, d'où une élévation du niveau marin :

\Delta h = \frac{\Delta V}{S_{\text{oc}}} = \frac{S_b}{S_{\text{oc}}} \, e \, d_{\text{gl}} \left( 1 - \frac{1}{d_{\text{oc}}} \right)

Application numérique :

\begin{aligned} \frac{S_b}{S_{\text{oc}}} &= \frac{1{,}5\,\%}{70\,\%} = \frac{1{,}5}{70} = \frac{3}{140} \approx 2{,}14 \times 10^{-2} \\ d_{\text{gl}} \left( 1 - \frac{1}{d_{\text{oc}}} \right) &= 0{,}9 \times \left( 1 - \frac{1}{1{,}1} \right) = 0{,}9 \times \frac{0{,}1}{1{,}1} = \frac{0{,}09}{1{,}1} \approx 8{,}18 \times 10^{-2} \\ \Delta h &\approx 2{,}14 \times 10^{-2} \times 4 \times 8{,}18 \times 10^{-2} \approx 7 \times 10^{-3}\text{ m} = 7\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{\Delta h \sim \text{quelques millimètres} \quad (\approx 7\text{ mm})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Moins de 10 % de réussite pour l'ordre de grandeur final, mais toute démarche inachevée est valorisée.

« Moins de 10 % des candidats sont arrivés à évaluer un ordre de grandeur de la hauteur de montée des océans. »

« Les développements inachevés mais intéressants ont donnés lieu à une valorisation partielle. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie IV : Tornade

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de maxwell, régime stationnaire

Énoncer les deux équations de Maxwell pour un champ magnétique en régime permanent.

Voir l'indice

Écrire les équations de Maxwell-Thomson (\text{div}\vec{B} = 0) et de Maxwell-Ampère en régime stationnaire (\vec{\text{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j}).

Voir la réponse courte

Énoncé des deux équations : \operatorname{div}\vec{B} = 0 (Maxwell-Thomson) et \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j} (Maxwell-Ampère stationnaire).

Voir le corrigé complet

En régime permanent (indépendant du temps), les grandeurs électromagnétiques ne dépendent pas du temps (\partial / \partial t = 0). Les deux équations de Maxwell faisant intervenir le champ magnétique \vec{B} s'écrivent :

  1. Équation de Maxwell-Thomson (ou équation de conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{B} = 0}

    Elle traduit l'absence de charges magnétiques isolées (monopôles magnétiques) et impose que le champ \vec{B} soit à flux conservatif.

  2. Équation de Maxwell-Ampère en régime permanent : En régime stationnaire, le terme de courant de déplacement de Maxwell \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} est nul, ce qui donne :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}} \vec{B} = \mu_0 \vec{j}}

    où \vec{j} désigne le vecteur densité volumique de courant électrique et \mu_0 la perméabilité magnétique du vide.

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : conservation de la charge, bilan de masse

Établir l'équation locale traduisant la conservation de la charge électrique en coordonnées cartésiennes à une dimension. Par analogie, on admettra l'équation locale de conservation de la masse pour un fluide en écoulement : .

Voir l'indice

Effectuer un bilan de charge unidimensionnel sur une tranche de section S entre x et x+\mathrm{d}x pendant un intervalle \mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Définir un volume de contrôle mésoscopique fixe entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite constante S.
  2. Exprimer la charge électrique contenue dans ce volume à l'instant t, ainsi que les flux de charge entrant et sortant par les deux faces transverses.
  3. Établir le bilan de charge global en traduisant que la charge est une grandeur conservative, puis passer à la limite locale.
Voir la réponse courte

Bilan de charge sur une tranche d'épaisseur \mathrm{d}x entre t et t+\mathrm{d}t, menant à \partial\rho/\partial t + \partial j/\partial x = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons un conducteur unidimensionnel selon l'axe (Ox), invariant par translation transverse, de section constante S. On isole par la pensée un volume fixe (système ouvert) compris entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x.

1. Charge contenue dans le volume de contrôle En notant \rho(x,t) la densité volumique de charge électrique, la charge totale contenue dans ce volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x à la date t s'écrit :

\mathrm{d}q(t) = \rho(x,t)\,S\,\mathrm{d}x

2. Bilan de charge La charge électrique étant une grandeur conservative (ni créée, ni détruite), sa variation pendant la durée \mathrm{d}t est égale à la charge algébrique nette qui traverse la frontière du volume :

\mathrm{d}q(t + \mathrm{d}t) - \mathrm{d}q(t) = \delta q_{\text{entrant}} - \delta q_{\text{sortant}}

Les charges ne traversent que les sections droites d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, selon la densité de courant \vec{j} = j_x(x,t)\,\vec{e}_x :

\begin{aligned} \delta q_{\text{entrant}} &= I(x,t)\,\mathrm{d}t = j_x(x,t)\,S\,\mathrm{d}t \\ \delta q_{\text{sortant}} &= I(x + \mathrm{d}x,t)\,\mathrm{d}t = j_x(x + \mathrm{d}x,t)\,S\,\mathrm{d}t \end{aligned}

Le bilan s'écrit donc :

\frac{\partial \rho}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t \cdot S\,\mathrm{d}x = \left[ j_x(x,t) - j_x(x + \mathrm{d}x,t) \right] S\,\mathrm{d}t

3. Équation locale à une dimension En effectuant un développement limité au premier ordre :

j_x(x + \mathrm{d}x,t) - j_x(x,t) = \frac{\partial j_x}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x

En simplifiant par S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \neq 0, on obtient :

\boxed{\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial j_x}{\partial x} = 0}

4. Analogie avec la mécanique des fluides À trois dimensions, cette équation de continuité s'écrit \operatorname{div}\vec{j} + \dfrac{\partial \rho}{\partial t} = 0. Par analogie directe, en substituant à la densité de charge \rho la masse volumique \mu, et au flux volumique de charge \vec{j} = \rho\,\vec{v} le flux volumique de masse \vec{j}_m = \mu\,\vec{v}, on retrouve l'équation locale de conservation de la masse :

\operatorname{div}(\mu\vec{v}) + \frac{\partial \mu}{\partial t} = 0

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème d'ampère, tourbillon

Que devient l'équation locale de conservation de la masse dans le cadre d'un écoulement stationnaire incompressible ? Par analogie avec l'électromagnétisme ou par application du théorème de Stokes, proposer une formulation analogue au théorème d'Ampère en régime permanent qui permet de déterminer le champ des vitesses en tout point de l'espace.

Voir l'indice

Traduire l'incompressibilité par \text{div}\vec{v} = 0 et transformer l'intégrale de surface du rotationnel en circulation fermée le long d'un contour à l'aide du théorème de Stokes.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation de conservation de la masse avec une masse volumique homogène et constante (\mu = \rho_0 = \text{cte}) pour simplifier la divergence du champ des vitesses.
  2. Identifier l'analogie formelle entre (\vec{B}, \mu_0 \vec{j}) et (\vec{v}, 2\vec{\omega}), puis intégrer la relation locale \vec{\operatorname{rot}}(\vec{v}) = 2\vec{\omega} sur une surface s'appuyant sur un contour fermé grâce au théorème de Stokes fourni dans les données.
Voir la réponse courte

Écoulement stationnaire incompressible : \operatorname{div}\vec{v} = 0, et circulation de \vec{v} égale au flux de vorticité par analogie avec Ampère.

Voir le corrigé complet

Pour un fluide incompressible et homogène, la masse volumique est constante et uniforme : \mu = \rho_0 = \text{cte}. Ainsi :

\frac{\partial \mu}{\partial t} = 0 \quad \text{et} \quad \operatorname{div}(\mu\vec{v}) = \rho_0\operatorname{div}\vec{v}

L'équation de conservation de la masse devient donc :

\boxed{\operatorname{div}\vec{v} = 0}

Par analogie avec la magnétostatique :

  • le champ magnétique \vec{B} à flux conservatif (\operatorname{div}\vec{B} = 0) correspond au champ des vitesses \vec{v} (\operatorname{div}\vec{v} = 0) ;
  • l'équation de Maxwell-Ampère \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j} correspond à la définition du rotationnel de la vitesse \vec{\operatorname{rot}}\vec{v} = 2\vec{\omega}.

En appliquant le théorème de Stokes au champ de vecteurs \vec{v} sur un contour fermé \Gamma orienté, délimitant une surface ouverte \Sigma :

\oint_\Gamma \vec{v} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \iint_\Sigma \vec{\operatorname{rot}}(\vec{v}) \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Comme \vec{\operatorname{rot}}(\vec{v}) = 2\vec{\omega}, on obtient le théorème d'Ampère hydrodynamique :

\boxed{\oint_\Gamma \vec{v} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 2 \iint_\Sigma \vec{\omega} \cdot \mathrm{d}\vec{S}}

La circulation du champ des vitesses le long de \Gamma est égale au double du flux du vecteur tourbillon à travers la surface \Sigma s'appuyant sur \Gamma.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à mener l'étude des invariances et des symétries avant d'appliquer l'analogie avec Ampère.

« L’étude d’invariance et symétrie a souvent été oubliée. »

« Les candidats ont souvent considéré que le flux du vecteur tourbillon y était nul. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : théorème d'ampère, profil de vitesse

Déterminer le vecteur vitesse en tout point de l'espace et tracer l'allure de la courbe .

Voir l'indice

Choisir un cercle horizontal d'axe Oz comme contour de circulation en exploitant les symétries cylindriques, puis distinguer les cas r < R_T et r > R_T en assurant la continuité en R_T.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances et les symétries de la distribution de tourbillon \vec{\omega}(r) = \omega(r)\,\vec{e}_z pour en déduire la forme du champ des vitesses \vec{v}.
  2. Appliquer le théorème de circulation établi à la question précédente (analogue au théorème d'Ampère) sur un cercle d'axe (Oz) et de rayon r, pour r < R_T puis pour r > R_T.
  3. Conclure sur le vecteur vitesse \vec{v} et tracer l'allure de son profil scalaire v(r) en mettant en évidence la continuité en r = R_T.
Voir la réponse courte

Calcul du profil orthoradial v(r) par théorème de circulation : rotation solide r < R_T puis vortex irrotationnel en 1/r au-delà.

Voir le corrigé complet

On utilise les coordonnées cylindriques (r, \theta, z) associées à la base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z).

Symétries et invariances : La distribution de tourbillon \vec{\omega} = \omega(r)\,\vec{e}_z présente :

  • une invariance par translation le long de l'axe Oz et par rotation autour de cet axe, d'où \vec{v} ne dépend que de la coordonnée radiale r ;
  • tout plan contenant l'axe Oz est un plan d'antisymétrie pour le vecteur axial (pseudo-vecteur) \vec{\omega}, donc un plan de symétrie pour le champ des vitesses (vrai vecteur) \vec{v}. Il en résulte que \vec{v} est orthogonal à ces plans, soit selon la direction orthoradiale :

    \vec{v}(r) = v(r)\,\vec{e}_\theta

Application du théorème de circulation : D'après la question Q23, la circulation du champ de vitesse le long d'un contour fermé \Gamma orienté s'écrit :

\oint_\Gamma \vec{v} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 2 \iint_\Sigma \vec{\omega} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

On choisit pour contour \Gamma un cercle de rayon r, centré sur l'axe Oz, situé dans un plan orthogonal à Oz et orienté selon \vec{e}_\theta. L'élément de longueur est \mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta et le vecteur surface orienté s'appuyant sur \Gamma est \mathrm{d}\vec{S} = r'\,\mathrm{d}r'\,\mathrm{d}\theta'\,\vec{e}_z.

La circulation vaut :

\oint_\Gamma \vec{v} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^{2\pi} v(r)\,r\,\mathrm{d}\theta = 2\pi r\,v(r)
  • À l'intérieur de la tornade (r < R_T) : Le tourbillon est uniforme : \vec{\omega} = \omega_0\,\vec{e}_z. Le flux de tourbillon à travers le disque de rayon r est :

    \iint_\Sigma \vec{\omega} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \omega_0 \times (\pi r^2)

    D'où :

    2\pi r\,v(r) = 2 \pi r^2 \omega_0 \implies v(r) = \omega_0 r
  • À l'extérieur de la tornade (r > R_T) : Le tourbillon est nul pour r' > R_T, de sorte que le flux provient uniquement de la zone r' \le R_T :

    \iint_\Sigma \vec{\omega} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \omega_0 \times (\pi R_T^2)

    D'où :

    2\pi r\,v(r) = 2 \pi R_T^2 \omega_0 \implies v(r) = \frac{\omega_0 R_T^2}{r}

Le vecteur vitesse s'écrit donc en tout point de l'espace :

\boxed{\vec{v}(r) = \begin{cases} \omega_0 r\,\vec{e}_\theta & \text{pour } r \le R_T \\[6pt] \dfrac{\omega_0 R_T^2}{r}\,\vec{e}_\theta & \text{pour } r > R_T \end{cases}}

Allure de la courbe v(r) : La vitesse v(r) croît linéairement depuis l'axe (v(0) = 0) jusqu'à sa valeur maximale v(R_T) = \omega_0 R_T à la périphérie du cœur tourbillonnaire, puis décroît en 1/r vers zéro à l'infini. Elle est continue en r = R_T.

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème de bernoulli, pression

Rappeler les hypothèses d'application du théorème de Bernoulli. On suppose que ces hypothèses sont valables dans la zone . En considérant la pression de l'air égale à loin du cyclone, préciser l'expression de la pression à la surface de la tornade, en fonction de , , et .

Voir l'indice

Vérifier les hypothèses du théorème de Bernoulli pour une ligne de courant dans un écoulement parfait stationnaire irrotationnel (r > R_T) et relier l'état à l'infini où v \to 0 à l'état en r = R_T.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'ensemble des hypothèses nécessaires à l'établissement du théorème de Bernoulli.
  2. Préciser pourquoi le théorème s'applique entre deux points quelconques situés à une même altitude (écoulement irrotationnel pour r > R_T).
  3. Appliquer la relation entre l'infini (r \to +\infty) où la vitesse est nulle et la frontière de la tornade (r = R_T) où la vitesse a été déterminée à la question Q24.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant entre l'infini et R_T : P(R_T) = P^\circ - \frac{1}{2}\rho_0 \omega_0^2 R_T^2.

Voir le corrigé complet

Le théorème de Bernoulli s'applique sous les hypothèses suivantes :

  • écoulement stationnaire (permanent) ;
  • fluide parfait (effets visqueux négligeables) ;
  • fluide incompressible et homogène (\rho_0 = \text{cte}) ;
  • forces de volume conservatives (ici la pesanteur \vec{g} = -g\,\vec{e}_z).

Dans ces conditions, le long d'une ligne de courant, la quantité suivante est constante :

P + \frac{1}{2}\rho_0 v^2 + \rho_0 g z = \text{cte}

De plus, dans la zone extérieure au cyclone (r > R_T), le vecteur tourbillon est nul (\vec{\omega} = \vec{0}), donc l'écoulement est irrotationnel :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{v}) = \vec{0}

La constante de Bernoulli est alors globale : elle prend la même valeur en tout point du domaine r > R_T, et non plus seulement le long d'une même ligne de courant.

Considérons deux points situés à la même altitude z :

  • très loin du cyclone (r \to +\infty) : la pression vaut P^\circ et la vitesse s'annule, v \to 0 ;
  • à la surface de la tornade (r = R_T) : la pression vaut P(R_T) et la vitesse vaut v(R_T) = \omega_0 R_T (d'après le résultat de la question Q24).

L'application du théorème de Bernoulli entre ces deux points conduit à :

P^\circ + 0 = P(R_T) + \frac{1}{2}\rho_0 \big(\omega_0 R_T\big)^2

On en déduit l'expression de la pression à la surface de la tornade :

\boxed{P(R_T) = P^\circ - \frac{1}{2}\rho_0 \omega_0^2 R_T^2}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : théorème de bernoulli, application numérique

Évaluer dans le cadre de ce modèle simplifié la dépression pour des vents de à la surface de la tornade en .

Voir l'indice

Convertir la vitesse du vent en \text{m}\cdot\text{s}^{-1} avant de calculer la pression dynamique \frac{1}{2}\rho_0 v^2.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de la dépression \Delta P = \frac{1}{2}\rho_0 v_{\text{max}}^2 \approx 1,5\cdot 10^3\text{ Pa} avec v = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat établi à la question précédente (Q25), la dépression à la surface de la tornade s'écrit :

\Delta P = P^\circ - P(R_T) = \frac{1}{2} \rho_0 v(R_T)^2

où v(R_T) = \omega_0 R_T représente la vitesse du vent en r = R_T.

Exprimons la vitesse dans le Système International :

v(R_T) = 180\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{180}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Avec la masse volumique de l'air fournie dans les données (\rho_0 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), on obtient :

\Delta P = \frac{1}{2} \times 1{,}2 \times 50^2 = 0{,}6 \times 2\,500 = 1\,500\text{ Pa}
\boxed{\Delta P = 1{,}5\cdot 10^3\text{ Pa} = 15\text{ hPa}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : portance, statique des fluides

La masse d'une tuile en terre cuite est d'environ . Le faible recouvrement offre une densité surfacique de masse réduite de la couverture, de l'ordre de . Justifier de la nécessité du collage des tuiles sur le toit dans les zones particulièrement ventées.

Voir l'indice

Comparer la force d'arrachement par unité de surface résultant de la dépression aérodynamique au poids surfacique des tuiles posées sur le toit.

Voir la stratégie
  1. Évaluer la force surfacique descendante exercée par la gravité sur la toiture à partir de la masse surfacique \sigma.
  2. Comparer cette force de rappel gravitaire à la force surfacique ascensionnelle due à la dépression d'origine aérodynamique calculée à la question Q26.
  3. Conclure sur la nécessité d'un collage mécanique pour maintenir les tuiles.
Voir la réponse courte

La force d'aspiration due à la dépression dépasse largement le poids surfacique des tuiles, imposant leur collage.

Voir le corrigé complet

Considérons une portion de toit de surface S. L'air situé sous les combles est sensiblement au repos à la pression atmosphérique P^\circ, tandis que l'air en mouvement rapide au-dessus de la toiture est à une pression plus faible P.

Il en résulte une force nette vers le haut d'origine aérodynamique (phénomène de portance ou de succion), qui s'écrit par unité de surface :

\frac{F_{\text{asc}}}{S} = P^\circ - P = \Delta P

D'après la question Q26, pour des vents de l'ordre de 180\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, cette dépression vaut :

\Delta P \approx 1{,}5\cdot 10^3\text{ Pa} = 1{,}5\cdot 10^3\text{ N}\cdot\text{m}^{-2}

En l'absence de fixation mécanique, la seule force maintenant les tuiles sur la charpente est leur poids. La force surfacique vers le bas exercée par la pesanteur s'exprime en fonction de la densité surfacique de masse \sigma = 40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2} :

\frac{P_{\text{poids}}}{S} = \sigma g \approx 40 \times 9{,}81 \approx 3{,}9\cdot 10^2\text{ N}\cdot\text{m}^{-2}

On constate que :

\frac{F_{\text{asc}}}{S} \approx 1\,500\text{ N}\cdot\text{m}^{-2} \gg \frac{P_{\text{poids}}}{S} \approx 400\text{ N}\cdot\text{m}^{-2}
\boxed{\Delta P > \sigma g}

La force d'aspiration due au vent est près de quatre fois supérieure au poids des tuiles : le simple poids propre ne suffit pas à compenser la dépression aérodynamique. Il est donc indispensable de coller ou de fixer mécaniquement les tuiles dans les zones exposées à de forts vents pour éviter leur arrachement.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification attendue reposait sur une comparaison numérique explicite.

« Cette question pourtant simple a été assez peu traitée. Une bonne réponse nécessitait une comparaison numérique. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie V : Nécessité de la chlorophylle

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réaction chimique, stœchiométrie

Écrire l'équation bilan (1) de la synthèse directe d'une mole de glucose solide à partir du dioxyde de carbone gazeux et de l'eau liquide.

Voir l'indice

Ajuster les coefficients stœchiométriques de la réaction de photosynthèse pour former exactement une mole de \mathrm{C_6H_{12}O_6}.

Voir la réponse courte

Écriture équilibrée : 6\,\mathrm{CO}_{2(\text{g})} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \to \mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6(\text{s})} + 6\,\mathrm{O}_{2(\text{g})}.

Voir le corrigé complet

La synthèse directe d'une mole de glucose solide \mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}} s'effectue par réduction du dioxyde de carbone gazeux \mathrm{CO_{2(g)}} et oxydation de l'eau liquide \mathrm{H_2O_{(\ell)}}, avec coproduction de dioxygène gazeux \mathrm{O_{2(g)}}.

La conservation des éléments chimiques impose :

  • élément carbone : 6 atomes de carbone dans une mole de glucose, soit 6\text{ moles} de \mathrm{CO_2} ;
  • élément hydrogène : 12 atomes d'hydrogène dans une mole de glucose, soit 6\text{ moles} de \mathrm{H_2O} ;
  • élément oxygène : les réactifs apportent 6\times 2 + 6\times 1 = 18\text{ moles} d'atomes d'oxygène. Le glucose en contenant 6\text{ moles}, il reste 12\text{ moles} d'atomes d'oxygène sous forme de dioxygène, soit 6\text{ moles} de \mathrm{O_2}.

L'équation-bilan s'écrit donc :

\boxed{6\,\mathrm{CO_{2(g)}} + 6\,\mathrm{H_2O_{(\ell)}} = \mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}} + 6\,\mathrm{O_{2(g)}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Équilibrez soigneusement l'équation de la réaction pour ne pas fausser l'ensemble des questions suivantes.

« Quelques candidats se trompent en équilibrant la réaction chimique. Cette erreur d’écriture a été pénalisante par la suite. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, stœchiométrie

On note la masse molaire du glucose. Quel volume de dioxygène, assimilable à un gaz parfait, peut-on recueillir dans un récipient maintenu à la pression et à la température par la synthèse directe d'une masse de glucose ?

Voir l'indice

Relier la quantité de matière de \mathrm{O}_2 produite à la quantité de matière de glucose formé, puis appliquer la loi des gaz parfaits.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité de matière de glucose produite n_{\text{gluc}} en fonction de m et M_g.
  2. Relier la quantité de matière de dioxygène n(\mathrm{O}_2) formée à n_{\text{gluc}} à l'aide des coefficients stœchiométriques de la réaction (1).
  3. Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits au dioxygène pour en déduire son volume V(\mathrm{O}_2).
Voir la réponse courte

Stœchiométrie n(\mathrm{O}_2) = 6\,n_{\text{gluc}} et loi des gaz parfaits pour exprimer V(\mathrm{O}_2) = \frac{6m R T}{M_g P}.

Voir le corrigé complet

La quantité de matière de glucose \mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}} synthétisée pour une masse m vaut :

n_{\text{gluc}} = \frac{m}{M_g}

D'après la stœchiométrie de l'équation-bilan (1) établie à la question Q28 :

6\,\mathrm{CO_{2(g)}} + 6\,\mathrm{H_2O_{(\ell)}} = \mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}} + 6\,\mathrm{O_{2(g)}}

la formation d'une mole de glucose s'accompagne de la production de 6 moles de dioxygène \mathrm{O_{2(g)}}. La quantité de matière de dioxygène produite est donc :

n(\mathrm{O}_2) = 6\,n_{\text{gluc}} = \frac{6\,m}{M_g}

Le dioxygène étant assimilé à un gaz parfait à la pression P et à la température T, l'équation d'état s'écrit :

P\,V(\mathrm{O}_2) = n(\mathrm{O}_2)\,RT

On en déduit l'expression du volume de dioxygène recueilli :

\boxed{V(\mathrm{O}_2) = \frac{6\,m\,R\,T}{P\,M_g}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : enthalpie libre de réaction, équilibre chimique

Dans les conditions atmosphériques ordinaires, la synthèse directe du glucose est-elle spontanée ou provoquée ? Justifier la nécessité de la préservation des forêts équatoriales.

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie libre de réaction \Delta_r G à l'aide de l'activité des constituants gazeux et conclure sur le caractère thermodynamiquement endergonique de la synthèse directe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le quotient de réaction Q_r dans les conditions données et calculer l'enthalpie libre de réaction \Delta_r G = \Delta_r G^\circ_1 + RT \ln Q_r pour conclure sur le caractère spontané ou provoqué.
  2. Relier la réaction de photosynthèse au rôle de puits de carbone des forêts équatoriales dans le cycle du carbone et la régulation climatique.
Voir la réponse courte

La synthèse est endergonique (\Delta_r G^\circ > 0), donc provoquée par la lumière ; rôle clé de puits de carbone des forêts.

Voir le corrigé complet

1. Caractère spontané ou provoqué de la synthèse

Pour la réaction de photosynthèse écrite à la question précédente :

6\,\mathrm{CO_{2(g)}} + 6\,\mathrm{H_2O_{(\ell)}} = \mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}} + 6\,\mathrm{O_{2(g)}}

Le glucose étant un solide pur et l'eau le solvant liquide, leurs activités valent a(\mathrm{C_6H_{12}O_{6(s)}}) = 1 et a(\mathrm{H_2O_{(\ell)}}) \approx 1. Les gaz étant supposés parfaits, les activités du dioxygène et du dioxyde de carbone s'écrivent :

a(\mathrm{O_{2}}) = \frac{P(\mathrm{O_2})}{P^\circ} = x(\mathrm{O_2}) \frac{P_{\text{tot}}}{P^\circ} \quad \text{et} \quad a(\mathrm{CO_{2}}) = \frac{P(\mathrm{CO_2})}{P^\circ} = x(\mathrm{CO_2}) \frac{P_{\text{tot}}}{P^\circ}

Avec P_{\text{tot}} = 1\text{ bar} = P^\circ, le quotient de réaction dans l'état atmosphérique s'écrit :

Q_r = \frac{a(\mathrm{O_2})^6}{a(\mathrm{CO_2})^6} = \left( \frac{x(\mathrm{O_2})}{x(\mathrm{CO_2})} \right)^6

L'application numérique donne :

\frac{x(\mathrm{O_2})}{x(\mathrm{CO_2})} = \frac{0{,}20}{3\cdot 10^{-4}} = \frac{2000}{3} \approx 667 > 1

Par conséquent :

\ln Q_r = 6 \ln\left(\frac{2000}{3}\right) \approx 6 \times 6{,}50 \approx 39 > 0

L'enthalpie libre de réaction à T \approx 300\text{ K} vaut donc :

\begin{aligned} \Delta_r G &= \Delta_r G^\circ_1(300\text{ K}) + RT \ln Q_r \\ &\approx 2\,870\cdot 10^3 + 8{,}31 \times 300 \times 39 \\ &\approx 2\,870\cdot 10^3 + 97\cdot 10^3 \approx +2\,967\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \gg 0 \end{aligned}

Puisque \Delta_r G > 0 (affinité chimique A = -\Delta_r G < 0), l'évolution spontanée se produit dans le sens indirect (respiration cellulaire ou combustion du glucose).

La synthèse directe du glucose est donc une transformation provoquée : elle requiert un apport énergétique externe continu, assuré dans la nature par les photons de la lumière solaire absorbés par la chlorophylle.

\boxed{\text{La synthèse directe du glucose est une transformation provoquée.}}

2. Justification de la préservation des forêts équatoriales

  • Puits de carbone majeur : Grâce à la photosynthèse, les forêts équatoriales (soumises à un fort ensoleillement tout au long de l'année et présentant une biomasse dense) absorbent d'immenses quantités de dioxyde de carbone atmosphérique \mathrm{CO_2} et le séquestrent durablement sous forme de matière organique.
  • Régulation du climat global : Le dioxyde de carbone étant un gaz à effet de serre majeur, la préservation de ce puits de carbone limite l'accumulation du \mathrm{CO_2} dans l'atmosphère et freine l'amplification du réchauffement climatique anthropique.
  • Préservation de la biodiversité et du cycle de l'eau : Ces écosystèmes hébergent une part déterminante de la biodiversité terrestre et jouent un rôle prépondérant dans l'évapotranspiration et les régimes pluviométriques continentaux.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas l'enthalpie libre de réaction avec l'enthalpie libre standard de réaction.

« Beaucoup de candidats confondent l’enthalpie libre standard de réaction et l’enthalpie libre de réaction. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie VI : Séchage des sols

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : pression de vapeur saturante, équilibre liquide-vapeur

Rappeler la définition de la pression de vapeur saturante. Écrire une condition faisant intervenir la pression partielle de l'eau dans l'atmosphère et la pression saturante de l'eau notée pour que le sol puisse effectivement sécher.

Voir l'indice

Définir la pression de vapeur saturante comme la pression d'équilibre entre les phases liquide et gazeuse d'un corps pur, et écrire que l'évaporation requiert une atmosphère sous-saturée.

Voir la réponse courte

Définition de P_{\text{sat}}(T) et condition d'évaporation : la pression partielle de l'eau doit vérifier P_{\text{ext}} < P_{\text{sat}}(T).

Voir le corrigé complet

La pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T) d'un corps pur à la température T est la pression partielle sous laquelle la phase vapeur de ce corps pur est en équilibre thermodynamique avec sa phase condensée (ici liquide).

Pour que le sol puisse effectivement sécher, l'eau liquide présente dans le sol doit pouvoir s'évaporer continûment vers l'atmosphère. Le séchage correspond à un flux net ascendant d'évaporation et de diffusion de molécules d'eau vers l'extérieur. Ceci n'est possible que si l'atmosphère n'est pas déjà saturée en vapeur d'eau (l'air doit être sous-saturé), ce qui impose la condition :

\boxed{P_{\text{ext}} < P_{\text{sat}}(T)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Restituez avec précision la définition de la pression de vapeur saturante.

« Il y a beaucoup d’imprécisions dans les définitions données. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : couche limite, transfert convectif

Pourquoi un sol sèche-t-il plus vite lorsqu'il y a du vent ?

Voir l'indice

Penser au renouvellement continu de la couche limite d'air au voisinage de la surface, maintenant une pression partielle locale basse.

Voir la réponse courte

Le vent réduit l'épaisseur de la couche limite diffusive au-dessus du sol, augmentant ainsi le gradient de concentration.

Voir le corrigé complet

Le séchage d'un sol repose sur le transfert de la vapeur d'eau depuis la surface (z = H) vers l'atmosphère libre (z > H).

  • En l'absence de vent (air stagnant) : les molécules d'eau évaporées s'accumulent au voisinage immédiat du sol, formant une couche limite d'air épais et fortement saturé en humidité. La pression partielle en vapeur d'eau au-dessus du sol augmente, ce qui réduit le gradient moteur (P(H) - P_{\text{ext}}).
  • En présence de vent :

    1. Le vent assure un renouvellement convectif continu de l'air au-dessus du sol en évacuant la vapeur d'eau émise vers l'atmosphère et en apportant de l'air plus sec, maintenant ainsi une pression partielle P_{\text{ext}} basse ;
    2. L'écoulement de l'air amincit la couche limite de diffusion, ce qui augmente le coefficient d'échange convectif h.

D'après la loi phénoménologique donnée à l'interface sol-atmosphère :

\vec{j} = h \big( P(H) - P_{\text{ext}} \big) \vec{e}_z

L'augmentation conjointe du coefficient de transfert h et de l'écart de pression motrice (P(H) - P_{\text{ext}}) accroît le flux de molécules d'eau quittant le sol, ce qui accélère le séchage.

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : loi de fick, diffusion de particules

Rappeler la loi de Fick et préciser les unités, dans le Système International, des grandeurs qui interviennent.

Voir l'indice

Donner la relation vectorielle reliant le vecteur densité de courant moléculaire au gradient de densité volumique, et préciser les dimensions associées (notamment en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}).

Voir la réponse courte

Rappel de \vec{j}_N = -D\,\vec{\operatorname{grad}} n et unités SI de chaque grandeur (n en \text{m}^{-3}, D en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}, j_N en \text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1}).

Voir le corrigé complet

La première loi de Fick modélise le phénomène de diffusion de matière d'origine thermique. Elle relie le vecteur densité de courant de particules \vec{j} au gradient de la densité volumique de particules n :

\boxed{\vec{j} = -D \, \vec{\mathrm{grad}}(n)}

Pour un problème unidimensionnel selon l'axe vertical (Oz), cette relation se projette sous la forme :

\vec{j} = -D \, \frac{\partial n}{\partial z} \, \vec{e}_z

Les grandeurs intervenant dans cette loi et leurs unités dans le Système International (\mathrm{SI}) sont :

  • \vec{j} : vecteur densité volumique de flux (ou de courant) de particules, en \mathrm{m^{-2}\cdot s^{-1}} (ou \mathrm{mol\acute{e}cules\cdot m^{-2}\cdot s^{-1}}) ;
  • D : coefficient de diffusion de l'espèce considérée dans le milieu, en \mathrm{m^2\cdot s^{-1}} ;
  • n : concentration volumique de particules (nombre de molécules par unité de volume), en \mathrm{m^{-3}} ;
  • \vec{\mathrm{grad}}(n) : gradient de la concentration volumique, en \mathrm{m^{-4}}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas la loi de Fick avec la loi de Fourier et vérifiez les unités des grandeurs introduites.

« On trouve des confusions entre la loi de Fick et la loi de Fourier. Les unités demandées sont parfois erronées. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : équation de diffusion, conservation de la masse

On suppose que dans le sol le phénomène de diffusion est en régime stationnaire. Justifier que le débit est uniforme.

Voir l'indice

Appliquer l'équation locale de conservation en régime permanent unidimensionnel sans terme source pour montrer que la divergence du flux est nulle.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation locale de conservation du nombre de molécules d'eau sous forme vapeur dans la zone de diffusion en l'absence de terme source ou puits.
  2. Appliquer l'hypothèse du régime stationnaire pour en déduire la divergence du vecteur densité de courant de particules \vec{j}.
  3. Utiliser la géométrie unidimensionnelle du problème pour montrer que la composante j_z et par conséquent le débit \Phi_s = j_z S sont indépendants de l'altitude z.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire sans source, \operatorname{div}\vec{j}_N = 0, donc en géométrie 1D le flux particulaire \Phi_s est uniforme.

Voir le corrigé complet

Dans la zone asséchée du sol (z_m(t) < z < H), la vapeur d'eau diffuse sans qu'il n'y ait ni création ni disparition de molécules en volume (absence de source ou de puits). L'équation locale de conservation du nombre de molécules s'écrit :

\frac{\partial n_{\text{vap}}}{\partial t} + \operatorname{div} \vec{j} = 0

Le phénomène de diffusion étant supposé en régime stationnaire, les grandeurs locales ne dépendent plus explicitement du temps, d'où \dfrac{\partial n_{\text{vap}}}{\partial t} = 0. Il en résulte :

\operatorname{div} \vec{j} = 0

Compte tenu de l'invariance par translation selon les directions \vec{e}_x et \vec{e}_y, le gradient de concentration est purement vertical et le vecteur densité de courant s'écrit \vec{j}(z) = j_z(z)\,\vec{e}_z. L'expression de la divergence se réduit alors à :

\frac{\mathrm{d}j_z}{\mathrm{d}z} = 0 \implies j_z = \text{constante}

Le débit ascendant de molécules d'eau à travers une section horizontale plane S orientée selon \vec{e}_z s'exprime par :

\Phi_s(z) = \iint_S \vec{j}\cdot \vec{e}_z\,\mathrm{d}S = j_z(z)\, S

La section S étant constante et j_z étant indépendant de la cote z, on en déduit que :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\Phi_s}{\mathrm{d}z} = 0 \quad \text{soit} \quad \Phi_s = \text{uniforme dans la zone } z_m(t) < z < H}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : loi de fick, intégration

Pour , déterminer l'expression de en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Intégrer directement la loi de Fick \Phi_s = -D S \frac{\mathrm{d}n_{\text{vap}}}{\mathrm{d}z} par rapport à z sur le domaine asséché.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit ascendant \Phi_s de molécules d'eau à travers la section S à partir de la composante selon \vec{e}_z du vecteur densité de courant volumique \vec{j}.
  2. Relier j_z au gradient spatial de la densité particulaire à l'aide de la loi de Fick établie à la question Q33.
  3. Intégrer l'équation différentielle du premier ordre obtenue entre la cote z_m(t) et une cote quelconque z \in [z_m(t),\, H].
Voir la réponse courte

Intégration de j_N = \Phi_s/S = -D\,\mathrm{d}n/\mathrm{d}z pour obtenir un profil linéaire de concentration en vapeur d'eau.

Voir le corrigé complet

Le débit moléculaire ascendant \Phi_s à travers une section horizontale S, orientée selon \vec{e}_z, s'exprime par le flux du vecteur densité de courant \vec{j} :

\Phi_s = \iint_S \vec{j} \cdot \vec{e}_z \, \mathrm{d}S = j_z \, S

car le milieu est invariant par translation parallèlement au plan horizontal (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y), de sorte que \vec{j} = j_z(z) \vec{e}_z est uniforme sur la section S.

D'après la première loi de Fick (question Q33), le flux de diffusion unidimensionnel s'écrit :

j_z(z) = -D \frac{\mathrm{d}n_{\text{vap}}}{\mathrm{d}z}(z)

En combinant ces deux relations, on obtient :

\Phi_s = -D S \, \frac{\mathrm{d}n_{\text{vap}}}{\mathrm{d}z}

soit :

\frac{\mathrm{d}n_{\text{vap}}}{\mathrm{d}z} = - \frac{\Phi_s}{D S}

D'après la question Q34, le régime étant quasi-stationnaire dans la zone asséchée, le débit \Phi_s est indépendant de z. Par intégration entre la position du front d'évaporation z_m(t) et une cote z \in [z_m(t),\, H] :

\begin{aligned} \int_{n_{\text{vap}}(z_m(t))}^{n_{\text{vap}}(z)} \mathrm{d}n_{\text{vap}} &= - \frac{\Phi_s}{D S} \int_{z_m(t)}^z \mathrm{d}z' \\ n_{\text{vap}}(z) - n_{\text{vap}}(z_m(t)) &= - \frac{\Phi_s}{D S} \left( z - z_m(t) \right) \end{aligned}

On en déduit le profil linéaire de concentration en vapeur d'eau :

\boxed{n_{\text{vap}}(z) = n_{\text{vap}}(z_m(t)) - \frac{\Phi_s}{D S} \left( z - z_m(t) \right)}

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : gaz parfait, pression de vapeur saturante

En considérant qu'en , la vapeur d'eau est en équilibre thermodynamique avec l'eau liquide, exprimer en fonction de , , et .

Voir l'indice

Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits appliquée à la vapeur saturante pour exprimer la densité volumique moléculaire n_{\text{vap}} en fonction de P_{\text{sat}}(T) et des constantes.

Voir la réponse courte

À l'équilibre en z_m, la loi des gaz parfaits donne la densité volumique n_{\text{vap}}(z_m) = \frac{N_A P_{\text{sat}}(T)}{R T}.

Voir le corrigé complet

À l'interface z = z_m(t), la vapeur d'eau coexiste en équilibre thermodynamique avec l'eau liquide à la température T. La pression partielle de la vapeur d'eau y est donc égale à la pression de vapeur saturante :

P(z_m(t)) = P_{\text{sat}}(T)

La vapeur d'eau étant assimilée à un gaz parfait à la température T, l'équation d'état appliquée à un volume V contenant N molécules (soit une quantité de matière n_{\text{mol}} = N/N_A) s'écrit :

P(z_m(t)) \, V = n_{\text{mol}} R T = \frac{N}{N_A} R T

La densité volumique locale de molécules d'eau sous forme vapeur, n_{\text{vap}}(z_m(t)) = \dfrac{N}{V}, s'exprime donc par :

\boxed{n_{\text{vap}}(z_m(t)) = \frac{N_A P_{\text{sat}}(T)}{R T}}

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : profil de concentration, loi de fick

En déduire l'expression de en fonction de , , , , , , , et .

Voir l'indice

Injecter la densité au front d'assèchement obtenue précédemment dans le profil linéaire trouvé en Q35.

Voir la réponse courte

Substitution de l'expression de n_{\text{vap}}(z_m) dans l'équation linéaire obtenue à la question 35.

Voir le corrigé complet

D'après le profil de densité établi à la question Q35, pour z_m(t) \le z \le H :

n_{\text{vap}}(z) = n_{\text{vap}}(z_m(t)) - \frac{\Phi_s}{D S}(z - z_m(t))

En injectant l'expression de la densité à l'équilibre obtenue à la question Q36, n_{\text{vap}}(z_m(t)) = \frac{N_A P_{\text{sat}}(T)}{R T}, on obtient directement :

\boxed{n_{\text{vap}}(z) = \frac{N_A P_{\text{sat}}(T)}{R T} - \frac{\Phi_s}{D S}(z - z_m(t))}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : gaz parfait, profil de pression

Exprimer alors en fonction de , , , , , , , et .

Voir l'indice

Évaluer la relation en z = H et convertir la densité moléculaire en pression partielle de vapeur à l'aide de la loi des gaz parfaits.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité moléculaire n_{\text{vap}}(H) au sommet du sol (z = H) en évaluant l'expression établie à la question Q37.
  2. Relier la pression partielle de vapeur d'eau P(H) à la densité volumique n_{\text{vap}}(H) par l'équation d'état des gaz parfaits à la température uniforme T.
Voir la réponse courte

Conversion de la densité moléculaire en z=H en pression partielle de vapeur d'eau par P(H) = n_{\text{vap}}(H)\frac{RT}{N_A}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q37, la densité volumique de molécules de vapeur d'eau en z = H s'écrit :

n_{\text{vap}}(H) = \frac{N_A P_{\text{sat}}(T)}{R T} - \frac{\Phi_s}{D S}(H - z_m(t))

La vapeur d'eau étant assimilée à un gaz parfait à la température uniforme T, sa pression partielle P(H) en z = H vérifie la loi des gaz parfaits :

P(H) = \frac{n_{\text{vap}}(H)}{N_A} R T

En substituant l'expression de n_{\text{vap}}(H), on obtient :

P(H) = \frac{R T}{N_A} \left( \frac{N_A P_{\text{sat}}(T)}{R T} - \frac{\Phi_s}{D S}(H - z_m(t)) \right)

Soit finalement :

\boxed{P(H) = P_{\text{sat}}(T) - \frac{R T}{N_A D S}\Phi_s (H - z_m(t))}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : résistance de transfert, condition aux limites

En utilisant la condition à l'interface sol-atmosphère, exprimer en fonction de , , , , , , , , et .

Voir l'indice

Égaler le débit diffusif \Phi_s traversant la tranche au débit surfacique d'échange avec l'atmosphère extérieure donné par la loi cinétique en z = H.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit ascendant \Phi_s en z = H à partir de la condition aux limites fournie à l'interface sol-atmosphère.
  2. Remplacer la pression partielle P(H) par l'expression établie à la question précédente (Q38).
  3. Isoler \Phi_s pour obtenir son expression explicite.
Voir la réponse courte

Égalité des débits à l'interface sol-atmosphère j_N(H) = h(P(H) - P_{\text{ext}}), d'où l'expression de \Phi_s.

Voir le corrigé complet

À l'interface sol-atmosphère (z = H), le vecteur densité de courant en molécules d'eau est :

\vec{j}(H) = h\big(P(H) - P_{\text{ext}}\big)\,\vec{e}_z

Le débit ascendant \Phi_s à travers la section horizontale S s'écrit alors :

\Phi_s = \vec{j}(H) \cdot (S\,\vec{e}_z) = h\,S\,\big(P(H) - P_{\text{ext}}\big)

En utilisant l'expression de la pression partielle P(H) établie à la question Q38 :

P(H) = P_{\text{sat}}(T) - \frac{R\,T}{N_A\,D\,S}\,\Phi_s\,\big(H - z_m(t)\big)

On obtient :

\Phi_s = h\,S \left[ P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}} - \frac{R\,T}{N_A\,D\,S}\,\Phi_s\,\big(H - z_m(t)\big) \right]

Soit en développant :

\Phi_s = h\,S\,\big(P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}\big) - \frac{h\,R\,T}{N_A\,D}\,\big(H - z_m(t)\big)\,\Phi_s

En factorisant par \Phi_s :

\Phi_s \left( 1 + \frac{h\,R\,T}{N_A\,D}\big(H - z_m(t)\big) \right) = h\,S\,\big(P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}\big)

D'où l'expression du débit de molécules d'eau :

\boxed{\Phi_s = \frac{h\,S\,\big(P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}\big)}{1 + \dfrac{h\,R\,T}{N_A\,D}\big(H - z_m(t)\big)} = \frac{S\,\big(P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}\big)}{\dfrac{1}{h} + \dfrac{R\,T}{N_A\,D}\big(H - z_m(t)\big)}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : bilan de matière, condition de stefan

Écrire une équation différentielle de conservation des molécules d'eau à l'interface reliant , et .

Voir l'indice

Écrire le bilan de matière pendant \mathrm{d}t à l'interface liquide-vapeur en reliant le nombre de molécules d'eau liquide évaporées à la variation de cote -\mathrm{d}z_m.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan du nombre de molécules d'eau liquide passant à l'état vapeur à l'interface de cote z_m(t) sur une section S pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t.
  2. Relier la variation du volume de sol mouillé au débit particulaire ascendant \Phi_s quittant cette interface dans l'approximation des états quasi-stationnaires.
Voir la réponse courte

Bilan particulaire au front d'évaporation : les molécules liquides évaporées alimentent le flux diffusif, soit \Phi_s = -n_{\text{liq}} S \frac{\mathrm{d}z_m}{\mathrm{d}t}.

Voir le corrigé complet

Considérons une section horizontale d'aire S du sol entre les dates t et t + \mathrm{d}t.

Durant cet intervalle de temps, le front d'assèchement descend d'une quantité \mathrm{d}z_m(t) < 0. Le volume de sol passant de l'état mouillé à l'état sec est :

\mathrm{d}V = - S \, \mathrm{d}z_m(t)

Puisque le sol mouillé contient n_{\text{liq}} molécules d'eau liquide par unité de volume, le nombre de molécules d'eau libérées par évaporation lors du recul du front est :

\delta N = n_{\text{liq}} \, \mathrm{d}V = - n_{\text{liq}} S \, \mathrm{d}z_m(t)

La densité de vapeur étant tout à fait négligeable devant la densité liquide (n_{\text{vap}} \ll n_{\text{liq}}), la quasi-totalité des molécules ainsi vaporisées alimente le flux ascendant de diffusion. Par définition du débit particulaire \Phi_s, le nombre de molécules traversant la section S vers le haut pendant \mathrm{d}t s'écrit :

\delta N = \Phi_s \, \mathrm{d}t

En égalant ces deux expressions, on obtient :

- n_{\text{liq}} S \, \frac{\mathrm{d}z_m(t)}{\mathrm{d}t} = \Phi_s

soit encore :

\boxed{\Phi_s = - n_{\text{liq}} S \frac{\mathrm{d}z_m(t)}{\mathrm{d}t}}

ou sous forme explicite pour la vitesse de déplacement du front d'assèchement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}z_m(t)}{\mathrm{d}t} = - \frac{\Phi_s}{n_{\text{liq}} S}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde à établir une équation différentielle correcte et rigoureusement homogène.

« Il y a beaucoup d’erreurs dans l’équation différentielle. L’équation proposée est souvent inhomogène. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : équation différentielle, intégration

À l'aide des deux équations établies aux deux questions précédentes, en déduire l'équation différentielle vérifiée par , puis exprimer le temps de séchage en fonction de , , , , , , , et .

Voir l'indice

Égaler les deux expressions de \Phi_s pour obtenir une équation différentielle à variables séparables reliant z_m et t, puis intégrer entre t = 0 (z_m = H) et \tau (z_m = 0).

Voir la stratégie
  1. Égaler les deux expressions du débit particulaire \Phi_s obtenues en Q39 et Q40 pour former l'équation différentielle satisfaite par la position du front z_m(t).
  2. Séparer les variables z_m et t, puis intégrer depuis l'état initial (t = 0, z_m = H) jusqu'au séchage complet du sol (t = \tau_{\text{séchage}}, z_m = 0).
Voir la réponse courte

Équation différentielle à variables séparables sur z_m(t), intégrée entre H et 0 pour trouver \tau_{\text{séchage}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q39, le débit particulaire s'écrit :

\Phi_s = \frac{S \left( P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}} \right)}{\dfrac{1}{h} + \dfrac{R T}{N_A D}(H - z_m(t))}

D'après la question Q40, la conservation des molécules d'eau à l'interface donne :

\Phi_s = - n_{\text{liq}} S \frac{\mathrm{d}z_m(t)}{\mathrm{d}t}

En égalant ces deux expressions, la section S se simplifie et on obtient l'équation différentielle non linéaire à variables séparables vérifiée par z_m(t) :

\boxed{\left[ \frac{1}{h} + \frac{R T}{N_A D}(H - z_m(t)) \right] \frac{\mathrm{d}z_m(t)}{\mathrm{d}t} = - \frac{P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}}{n_{\text{liq}}}}

Pour déterminer le temps de séchage complet \tau_{\text{séchage}}, on sépare les variables et on intègre entre la date initiale t = 0, où z_m(0) = H, et la date t = \tau_{\text{séchage}}, où le front a atteint le fond imperméable en z_m(\tau_{\text{séchage}}) = 0 :

\int_H^0 \left[ \frac{1}{h} + \frac{R T}{N_A D}(H - z_m) \right] \mathrm{d}z_m = - \frac{P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}}{n_{\text{liq}}} \int_0^{\tau_{\text{séchage}}} \mathrm{d}t

En posant la variable d'épaisseur asséchée \xi = H - z_m, on a \mathrm{d}\xi = -\mathrm{d}z_m. Lorsque z_m varie de H à 0, \xi varie de 0 à H :

\begin{aligned} \int_0^H \left( \frac{1}{h} + \frac{R T}{N_A D} \xi \right) \mathrm{d}\xi &= \frac{P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}}{n_{\text{liq}}} \, \tau_{\text{séchage}} \\ \frac{H}{h} + \frac{R T}{2 N_A D} H^2 &= \frac{P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}}{n_{\text{liq}}} \, \tau_{\text{séchage}} \end{aligned}

On en déduit l'expression du temps de séchage complet :

\boxed{\tau_{\text{séchage}} = \frac{n_{\text{liq}}}{P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}} \left( \frac{H}{h} + \frac{R T \, H^2}{2 N_A D} \right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement abordée, dont le succès dépend de la validité des équations préalablement établies.

« Ces questions de fin d’énoncé sont rarement abordées. Des erreurs dans les questions antérieures compromettent également leur bonne résolution. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : analyse dimensionnelle, régime limitant

Le temps de séchage des sols dépend du phénomène de diffusion de la vapeur d'eau dans le sol et du phénomène d'évaporation à l'interface sol-atmosphère. On peut définir asymptotiquement deux zones, délimitées par une hauteur notée , dans lesquelles soit le phénomène de diffusion, soit le phénomène d'évaporation est déterminant. Préciser l'expression de en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Identifier la dimension d'une longueur caractéristique en comparant le terme linéaire en H lié à l'évaporation au terme quadratique en H^2 lié à la diffusion.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans l'expression du temps de séchage \tau_{\text{séchage}} (ou dans celle de la résistance au transfert de matière établie en Q39) la contribution associée au phénomène d'évaporation à l'interface et celle associée au phénomène de diffusion dans le sol.
  2. Comparer ces deux termes pour définir la hauteur caractéristique de transition H_{\text{lim}}.
Voir la réponse courte

Identification de la hauteur charnière H_{\text{lim}} = \frac{N_A D}{h R T} séparant les régimes limités par l'évaporation et la diffusion.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du temps de séchage complet obtenue à la question Q41 :

\tau_{\text{séchage}} = \frac{n_{\text{liq}}}{P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}} \left( \frac{H}{h} + \frac{R T H^2}{2 N_A D} \right)

Cette durée est la somme de deux contributions distinctes :

  • le premier terme, proportionnel à H, est limité par l'évaporation (ou transfert de matière à l'interface sol-atmosphère) de constante cinétique h ;
  • le second terme, proportionnel à H^2, est limité par la diffusion moléculaire de la vapeur d'eau à travers la zone sèche, caractérisée par le coefficient de diffusion D.

Ces deux phénomènes apportent des résistances au transfert comparables lorsque les deux termes entre parenthèses sont du même ordre de grandeur (ou de façon équivalente, lorsque la résistance de diffusion \dfrac{R T H}{N_A D} égale la résistance d'interface \dfrac{1}{h} dans l'expression du flux de la question Q39).

En égalant ces deux termes ou les deux contributions à \tau_{\text{séchage}}, on définit la hauteur frontière caractéristique :

\frac{H_{\text{lim}}}{h} \sim \frac{R T H_{\text{lim}}^2}{2 N_A D} \quad \text{soit} \quad \frac{1}{h} = \frac{R T}{N_A D} H_{\text{lim}}

On adopte usuellement l'échelle de longueur caractéristique issue de la mise sous forme adimensionnée du problème :

\boxed{H_{\text{lim}} = \frac{N_A D}{h R T}}

Remarque : La définition obtenue par égalité stricte des deux termes dans \tau_{\text{séchage}} conduit à H_{\text{lim}} = \dfrac{2 N_A D}{h R T}, qui est du même ordre de grandeur (à un facteur 2 près).

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : analyse de courbe, régime limitant

Les figures 11 et 12 représentent le temps de séchage en fonction de la hauteur pour , , , et . Déterminer à l'aide de ces courbes (échelles différentes) la valeur numérique de et préciser le positionnement de chacune de ces zones.

Voir l'indice

Repérer sur les figures le passage d'une dépendance linéaire de \tau(H) pour les faibles épaisseurs (contrôle par l'interface) à une dépendance parabolique pour les fortes épaisseurs (contrôle par la diffusion).

Voir la stratégie
  1. Identifier sur chaque figure le régime asymptotique prépondérant à partir de l'allure de la courbe : linéaire (\tau \propto H) ou quadratique (\tau \propto H^2).
  2. Associer chaque zone au phénomène physique dominant (évaporation ou diffusion) et en déduire la position relative par rapport à H_{\text{lim}}.
  3. Calculer numériquement H_{\text{lim}} à partir des données fournies (ou par intersection des comportements asymptotiques déduits des graphiques).
Voir la réponse courte

Détermination graphique de H_{\text{lim}} par croisement des asymptotes et identification des zones dominées par évaporation ou diffusion.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du temps de séchage obtenue à la question Q41 :

\tau_{\text{séchage}} = \frac{n_{\text{liq}}}{P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}} \left( \frac{H}{h} + \frac{R T}{2 N_A D} H^2 \right)

1. Analyse des régimes et positionnement des zones :

  • Zone à faible hauteur (H \ll H_{\text{lim}}) – Évaporation déterminante : Le terme linéaire en H/h prédomine devant le terme quadratique. Le temps de séchage est proportionnel à la hauteur H :

    \tau_{\text{séchage}} \approx \frac{n_{\text{liq}}}{h\left(P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}\right)} \, H

    C'est le régime observé sur la figure 12 (échelle millimétrique, H \in [0 \,;\, 2\text{ mm}]), où la courbe est une droite passant par l'origine. Le phénomène déterminant est l'évaporation à l'interface sol-atmosphère.

  • Zone à grande hauteur (H \gg H_{\text{lim}}) – Diffusion déterminante : Le terme quadratique en H^2 l'emporte sur le terme linéaire. Le temps de séchage varie comme H^2 :

    \tau_{\text{séchage}} \approx \frac{n_{\text{liq}} R T}{2 N_A D \left(P_{\text{sat}}(T) - P_{\text{ext}}\right)} \, H^2

    C'est le régime observé sur la figure 11 (échelle centimétrique, H \in [0 \,;\, 2\text{ cm}]), où la courbe présente une concavité vers le haut caractéristique d'une parabole. Le phénomène déterminant est la diffusion de la vapeur d'eau à travers la couche de sol sec.

2. Détermination numérique de H_{\text{lim}} :

Méthode 1 : Calcul direct à partir de la définition de la question Q42

Selon la convention adoptée à la question Q42, H_{\text{lim}} est la hauteur pour laquelle les deux contributions sont du même ordre de grandeur :

H_{\text{lim}} = \frac{N_A D}{h R T} \quad \left(\text{ou } H_{\text{lim}} = \frac{2 N_A D}{h R T}\right)

Avec les données fournies :

  • N_A = 6{,}022\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • D = 5\cdot 10^{-6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}
  • h = 5\cdot 10^{17}\text{ molécules}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Pa}^{-1}
  • R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
  • T = 300\text{ K}
\begin{aligned} N_A D &= 6{,}022\cdot 10^{23} \times 5\cdot 10^{-6} \approx 3{,}01\cdot 10^{18}\text{ SI} \\ h R T &= 5\cdot 10^{17} \times 8{,}31 \times 300 \approx 1{,}25\cdot 10^{21}\text{ SI} \end{aligned}

Il vient :

H_{\text{lim}} = \frac{3{,}01\cdot 10^{18}}{1{,}25\cdot 10^{21}} \approx 2{,}4\cdot 10^{-3}\text{ m} = 2{,}4\text{ mm} \quad \left(\text{ou } 4{,}8\text{ mm} \approx 5\text{ mm}\right)

Méthode 2 : Par lecture des courbes

  • Sur la figure 12, pour H = 2\text{ mm}, \tau \approx 6\text{ h} = 21\,600\text{ s}, soit une pente asymptotique a \approx \frac{21\,600}{2\cdot 10^{-3}} = 1{,}08\cdot 10^7\text{ s}\cdot\text{m}^{-1}.
  • Sur la figure 11, pour H = 2\text{ cm} = 0{,}02\text{ m}, \tau \approx 9\text{ jours} = 9 \times 86\,400\text{ s} \approx 7{,}78\cdot 10^5\text{ s}, soit un coefficient quadratique asymptotique b \approx \frac{7{,}78\cdot 10^5}{(0{,}02)^2} \approx 1{,}94\cdot 10^9\text{ s}\cdot\text{m}^{-2}.

L'égalité asymptotique a H_{\text{lim}} = b H_{\text{lim}}^2 conduit à :

H_{\text{lim}} = \frac{a}{b} = \frac{1{,}08\cdot 10^7}{1{,}94\cdot 10^9} \approx 5{,}5\cdot 10^{-3}\text{ m} \approx 5\text{ mm}
\boxed{H_{\text{lim}} \approx 2\text{ à } 5\text{ mm}}

Positionnement des zones :

  • Pour H < H_{\text{lim}} (zone millimétrique) : régime limité par l'évaporation.
  • Pour H > H_{\text{lim}} (zone centimétrique) : régime limité par la diffusion.

Résultat

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Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 ?

Surtout 3 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (26 % des questions, partie VI), Mécanique des fluides (16 %, partie IV) et Électronique numérique : échantillonnage et modulation (12 %). Plus ponctuellement : Changements d'état du corps pur, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Thermodynamique chimique et équilibres…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 15 questions sur 43 (35 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q13 à Q15) et la sous-partie I.1 (Q1 à Q5). Avec les autres programmes de première année : 12 en MP2I et 9 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q20 (poussée d'archimède) et Q41 (équation différentielle).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 ?

Questions de cours : Q9 (amplificateur opérationnel), Q21 (équation de maxwell), Q25 (théorème de bernoulli), Q28 (réaction chimique), Q31 (pression de vapeur saturante) et Q33 (loi de fick). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q14 (produit de solubilité) et Q19 (poussée d'archimède).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 43), par exemple : Q3, Q5 à Q13, Q15, Q16, Q18, Q19, Q21, Q23, Q26 à Q38, Q40, Q42 et Q43. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q22.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Oui, 3 questions : Q16 (Les diagrammes binaires solide-liquide ne figurent pas au programme de la filière PSI), Q17 (L'analyse thermique des mélanges binaires ne figure pas au programme de la filière PSI) et Q18 (Les diagrammes binaires solide-liquide ne figurent pas au programme de la filière PSI). Elles sont signalées dans le corrigé.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge l'épreuve sélective avec des moyennes plus basses que les années précédentes, mais les questions de cours ont généralement été bien traitées ; ce sont les questions plus ardues qui ont désarçonné les candidats. Moyenne : 9,85/20 (écart-type 3,7, 5 151 présents).

Pourquoi la fonte de la banquise élève-t-elle le niveau marin en Q20 ?

En raison de l'écart de salinité entre la banquise et l'eau de mer. La glace est peu saline (d_{\text{gl}} = 0{,}9), alors que l'océan est plus dense (d_{\text{oc}} = 1{,}1) : le volume d'eau liquide produit par la fonte est légèrement supérieur au volume immergé initial.

Pourquoi la vitesse est-elle non nulle hors de la tornade en Q24 ?

Parce que le flux de tourbillon enlacé n'est pas nul. Par analogie avec le théorème d'Ampère, même si le tourbillon est nul pour r > R_T, une ligne de circulation de rayon r > R_T enlace le tourbillon du cœur (r \le R_T), ce qui engendre un champ de vitesse en 1/r.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 43 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,85 et d'écart-type 3,7 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.