Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MPI 2025
Le synchrotron SOLEIL et les batteries d'accumulateurs
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- Difficulté estimée : classique (1,7 / 4)
- Vérifié question par question
Ce sujet moderne et très complet aborde deux applications technologiques majeures : le synchrotron SOLEIL à Saclay d'une part, et les accumulateurs électrochimiques pour véhicules d'autre part. Le premier problème propose une étude progressive de l'accélération et du guidage magnétique d'un faisceau d'électrons relativistes, suivie de l'analyse du rayonnement synchrotron sous l'angle de l'électrodynamique classique et relativiste, avant d'aborder la spectrométrie interférentielle par transformée de Fourier (instrumentation optique, interféromètre de Michelson, traitement numérique sous Python). Le second problème, plus court, revisite les bases de l'électrochimie quantitative à travers les batteries d'automobile (plomb et Li-ion).
L'épreuve est particulièrement équilibrée, associant modélisation théorique, interprétation de symétries, ordres de grandeur sans calculatrice et lecture de spectres expérimentaux. C'est un support remarquable pour réviser l'électromagnétisme de deuxième année, l'optique ondulatoire et l'oxydoréduction.
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Partie 1 : Problème I - le synchrotron SOLEIL
I · Généralités
Question 1
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : champ electrostatique, potentiel electrostatique
Rappeler la relation qui lie le champ électrostatique au potentiel électrostatique . En déduire l'énergie potentielle électrostatique de l'électron en fonction de et de .
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Utiliser la relation liant champ et gradient de potentiel \vec{E} = -\vec{\nabla} V pour une force conservative, puis déduire E_p = q V = -e V.
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Le champ électrostatique \vec{E} dérive du potentiel électrostatique V selon la relation locale :
Un électron possède une charge électrique q = -e. La force électrostatique subie par l'électron s'écrit donc :
Cette force est conservative et dérive d'une énergie potentielle électrostatique E_p définie, pour tout déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{r}, par :
Or, \mathrm{d}V = \vec{\nabla} V \cdot \mathrm{d}\vec{r}, ce qui conduit à :
En choisissant l'origine des énergies potentielles telle que E_p = 0 lorsque V = 0 (constante d'intégration nulle), on obtient :
Résultat
Question 2
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : potentiel electrostatique, theoreme de l'energie cinetique
Calculer la différence de potentiel nécessaire pour obtenir une énergie cinétique finale . Justifier.
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Appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre l'état initial sans vitesse et l'état final : \Delta E_c = -e \Delta V, sachant que 1\text{ eV} = 1,6\cdot 10^{-19}\text{ J}.
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Considérons un électron (charge q = -e) émis sans vitesse initiale en un point i de potentiel V_i, et accéléré jusqu'au point f de potentiel V_f.
Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, l'électron est uniquement soumis à la force électrostatique conservative \vec{F} = -e\vec{E}, le poids étant totalement négligeable. L'énergie mécanique de l'électron se conserve :
Comme E_{c,i} = 0, et d'après l'expression de l'énergie potentielle obtenue à la question Q1 (E_p = -eV) :
La différence de potentiel accélératrice U = V_f - V_i vaut donc :
Par définition de l'électron-volt, une charge e accélérée sous une différence de potentiel de 1\text{ V} acquiert une énergie cinétique de 1\text{ eV}. Pour E_c = 1,0\text{ keV} :
avec V_f > V_i, une charge négative étant accélérée vers les potentiels croissants.
Résultat
Question 3
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : energie cinetique, vitesse supraluminique
Dans la zone nommée Linac du synchrotron SOLEIL (figure 1), les électrons sont accélérés jusqu'à une énergie cinétique . Vérifier que leur vitesse ne peut plus alors être calculée à l'aide de la forme de l'énergie cinétique utilisée en mécanique classique.
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Calculer l'énergie de repos de l'électron m_e c^2 \approx 0,51\text{ MeV} et comparer cette valeur à l'énergie cinétique E_c = 100\text{ MeV}.
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- Exprimer la vitesse selon la formule classique de l'énergie cinétique E_c = \frac{1}{2}m_e v^2.
- Calculer numériquement cette vitesse (ou le rapport v/c) et constater qu'elle dépasse la célérité de la lumière dans le vide c, ce qui rend la formule classique caduque.
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En mécanique classique, l'énergie cinétique d'un électron de masse m_e animé d'une vitesse v s'écrit :
D'après les données de l'énoncé :
- E_c = 100\text{ MeV} = 1{,}0\cdot 10^5\text{ keV} ;
- m_e c^2 = 5{,}1\cdot 10^2\text{ keV}.
On en déduit :
soit numériquement :
Cette vitesse étant strictement supérieure à la vitesse de la lumière dans le vide c, ce résultat est physiquement impossible selon les principes de la relativité restreinte. La formule classique n'est donc plus applicable.
Résultat
Question 4
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : facteur de lorentz, energie cinetique
Les électrons étant relativistes, leur énergie cinétique s'écrit :
où est le facteur de Lorentz de l'électron. Calculer ce facteur.
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Isoler \gamma directement dans l'expression fournie de l'énergie cinétique relativiste E_c = (\gamma - 1)m_e c^2.
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À partir de l'expression relativiste de l'énergie cinétique :
on isole le facteur de Lorentz \gamma :
Application numérique : D'après les données de l'énoncé, à la sortie du Linac :
- E_c = 100\text{ MeV} = 1,0 \cdot 10^5\text{ keV} ;
- m_e c^2 = 5,1 \cdot 10^2\text{ keV} \approx 0,51\text{ MeV}.
On obtient :
En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 5
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : intensite du courant, periode orbitale
L'intensité du courant circulant dans l'anneau de stockage, assimilé à un cercle de rayon , vaut à un instant donné . Exprimer, puis calculer le nombre d'électrons constituant le faisceau.
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Relier l'intensité i à la charge totale Q = N e transitant par tour sur la circonférence 2\pi R à la vitesse v \approx c, soit i = N e c / (2\pi R).
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- Exprimer la période de révolution T d'un électron circulant à une vitesse assimilable à c sur une orbite circulaire de rayon R.
- Relier l'intensité i du courant à la charge totale Q = N e circulant dans l'anneau pendant cette période, pour en déduire l'expression de N.
- Réaliser l'application numérique avec le nombre de chiffres significatifs imposé par l'énoncé (un seul chiffre significatif).
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Les électrons se déplacent à une vitesse v assimilable à celle de la lumière dans le vide : v \approx c. La trajectoire étant assimilée à un cercle de rayon R, la longueur parcourue lors d'un tour est L = 2\pi R.
La période de révolution d'un électron sur cette orbite s'écrit donc :
L'ensemble des N électrons porte une charge totale (en valeur absolue) Q = N e. Le passage de ces charges à travers une section droite de l'anneau pendant une période T définit une intensité moyenne :
On en déduit l'expression du nombre d'électrons N :
Application numérique :
En respectant la consigne d'arrondi à un seul chiffre significatif :
Résultat
II · Éléments magnétiques
Question 6
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : champ magnetique, sonde a effet hall
Expliquer comment on peut mesurer un champ magnétique au laboratoire.
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Mentionner la sonde à effet Hall (mesure directe de f.é.m. de Hall) ou une bobine exploratrice exploitant la loi de Faraday d'induction électromagnétique.
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Au laboratoire, la mesure d'un champ magnétique s'effectue principalement à l'aide de deux méthodes :
Le teslamètre à sonde à effet Hall (méthode la plus usuelle en travaux pratiques) :
- Principe : une plaquette semi-conductrice d'épaisseur e, parcourue par un courant électrique continu d'intensité I, est placée dans le champ magnétique \vec{B}.
- Les porteurs de charge de vitesse \vec{v} sont déviés sous l'action de la force de Lorentz magnétique \vec{F}_m = q\,\vec{v}\wedge\vec{B}.
Cette accumulation de charges sur les faces latérales crée un champ électrostatique transverse \vec{E}_H s'opposant à la déviation, d'où l'apparition d'une différence de potentiel transverse, appelée tension de Hall :
U_H = R_H \frac{I B_\perp}{e}où R_H est la constante de Hall du matériau et B_\perp la composante du champ perpendiculaire à la sonde.
- La mesure de U_H à courant I fixé permet donc une mesure directe, locale et directionnelle de \vec{B} (en continu comme en alternatif basse fréquence).
La bobine exploratrice (ou sonde d'induction / fluxmètre) :
- Principe : une petite bobine plane comportant N spires de surface unitaire S, d'axe orienté \vec{n}, est placée dans la région où règne le champ.
D'après la loi de Faraday, une variation du flux magnétique \Phi = N\,\vec{B}\cdot\vec{S} à travers la bobine induit une force électromotrice :
e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}- Cette variation peut être obtenue en faisant varier le champ dans le temps (champ alternatif) ou en retirant/retournant rapidement la bobine hors de la zone de champ (champs continus, mesurés à l'aide d'un circuit intégrateur qui donne \Delta \Phi = -\int e\,\mathrm{d}t).
Question 7
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : force de lorentz, pulsation cyclotron
On considère un électron non relativiste pénétrant avec une vitesse , avec , dans une zone où règne le champ magnétique . En admettant que la trajectoire est circulaire de rayon , montrer que :
où est la norme de la quantité de mouvement de l'électron. Exprimer la pulsation de rotation de l'électron sur sa trajectoire.
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Projeter le principe fondamental de la dynamique dans la base de Frenet pour une trajectoire circulaire uniforme soumise à la force magnétique de Lorentz \vec{F} = -e \vec{v}\wedge \vec{B}.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis à la seule force de Lorentz magnétique, dans le repère de Frenet associé à sa trajectoire circulaire.
- Identifier la quantité de mouvement p = m_e v_0 pour en déduire la relation (1).
- Relier la vitesse linéaire v_0, le rayon R_B et la pulsation de rotation \omega_B par la relation cinématique v_0 = R_B \omega_B.
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On étudie l'électron, de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel d'étude supposé galiléen. Le poids étant totalement négligeable devant les interactions électromagnétiques, l'électron n'est soumis qu'à la force de Lorentz magnétique :
La puissance de cette force est identiquement nulle (\mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} = 0), ce qui implique que l'énergie cinétique est constante : la norme de la vitesse est conservée au cours du mouvement, soit v = v_0.
Le vecteur vitesse \vec{v} étant initialement selon \vec{e}_z et le champ \vec{B} = B_0 \vec{e}_y selon \vec{e}_y, la vitesse reste constamment contenue dans le plan (xOz), orthogonal à \vec{B}. On a donc \vec{v} \perp \vec{B} à tout instant.
En admettant une trajectoire circulaire de rayon R_B, le mouvement est circulaire uniforme. Dans la base de Frenet (\vec{u}_t, \vec{u}_n, \vec{u}_b), l'accélération est purement normale et centripète :
La force magnétique, également centripète, a pour norme F = e v_0 B_0. La projection du principe fondamental de la dynamique m_e \vec{a} = \vec{F} selon la normale rentrante \vec{u}_n donne :
En introduisant la norme de la quantité de mouvement p = m_e v_0, on obtient bien :
Pour un mouvement circulaire uniforme, la vitesse angulaire de rotation \omega_B est reliée à la vitesse scalaire par v_0 = R_B \omega_B, soit :
Résultat
Question 8
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : force de lorentz, champ magnetique
La relation (1) reste valable dans le cadre de la relativité restreinte, avec une norme de la quantité de mouvement voisine de . Calculer la valeur du champ magnétique permettant d'obtenir un rayon pour la trajectoire. On rappelle que dans l'anneau de stockage .
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Remplacer directement p par E_c / c dans la formule (1) en convertissant soigneusement l'énergie E_c de gigaelectronvolts en joules.
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- Exprimer le champ magnétique B_0 en injectant l'approximation relativiste de la quantité de mouvement p \approx \dfrac{E_c}{c} dans la formule (1) établie à la question Q7.
- Exprimer le rapport \dfrac{E_c}{e} directement en volts à partir de la valeur de l'énergie cinétique en \text{GeV}.
- Effectuer l'application numérique en veillant à donner le résultat avec un seul chiffre significatif, conformément aux consignes de l'énoncé.
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D'après la relation (1) établie à la question Q7 :
En utilisant l'approximation relativiste p \approx \dfrac{E_c}{c}, l'expression du champ magnétique nécessaire pour courber la trajectoire selon un rayon R_B devient :
Puisque E_c = 2,7\text{ GeV} = 2,7 \cdot 10^9\text{ eV}, on a directement :
Application numérique avec les données :
- \dfrac{E_c}{e} = 2,7 \cdot 10^9\text{ V}
- c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- R_B = 5,4\text{ m}
En ne conservant qu'un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 9
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : symetrie du champ magnetique, quadrupole magnetique
Expliquer pourquoi le champ en un point du plan de la figure 2b est contenu dans ce plan. Donner la direction et le sens du champ au voisinage de l'origine : - sur l'axe ; - sur l'axe . Donner la valeur du champ à l'origine des coordonnées. On justifiera les réponses.
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Déterminer la nature des plans de coordonnées (symétrie ou antisymétrie pour la distribution des courants des quatre bobines) afin d'en déduire l'orientation de \vec{B}.
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- Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courants afin de déterminer l'orientation de \vec{B} dans le plan xOy, puis sur les axes Ox et Oy.
- Utiliser la règle de la main droite (ou du tire-bouchon) sur les bobines pour déterminer le sens des lignes de champ (polarité Nord/Sud de chaque pôle).
- Conclure sur la valeur du champ à l'origine par intersection des propriétés de symétrie.
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1. Champ dans le plan xOy
Le plan xOy contient les axes des quatre bobines, et les spires le traversent orthogonalement. Par réflexion par rapport à ce plan, le sens de parcours des spires est inversé :
Le plan (xOy) est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution de courants (\Pi^*).
Le champ magnétique étant un pseudo-vecteur, il est parallèle aux plans d'antisymétrie des courants en tout point de ceux-ci :
2. Direction et sens du champ au voisinage de l'origine
Sur l'axe Ox (y = 0, z = 0) :
- Le plan (xOz) est un plan de symétrie pour la distribution de courants (\Pi) : la bobine du premier quadrant (x>0, y>0) est l'image par réflexion de celle du quatrième quadrant (x>0, y<0), avec des sens de circulation qui se correspondent par réflexion.
En tout point d'un plan de symétrie des courants, le champ magnétique est orthogonal à ce plan. Ainsi, sur l'axe Ox, \vec{B} est orthogonal à (xOz) :
\vec{B}(x, 0, 0) \parallel \vec{e}_yLa direction est donc portée par l'axe Oy.
Sens : d'après le sens des courants (règle du tire-bouchon), la bobine du quatrième quadrant (x>0, y<0) crée un pôle Nord dirigé vers le centre (le champ en sort), tandis que la bobine du premier quadrant (x>0, y>0) crée un pôle Sud vers le centre (le champ y entre). Les lignes de champ vont donc du bas vers le haut :
- pour x > 0, \vec{B} est dirigé selon +\vec{e}_y ;
- pour x < 0, les rôles des bobines s'inversent (pôle Nord en y>0, Sud en y<0) : \vec{B} est dirigé selon -\vec{e}_y.
Sur l'axe Oy (x = 0, z = 0) :
- De même, le plan (yOz) est un plan de symétrie des courants (\Pi).
En tout point de ce plan, le champ magnétique est orthogonal à (yOz) :
\vec{B}(0, y, 0) \parallel \vec{e}_xLa direction est donc portée par l'axe Ox.
Sens : la bobine du deuxième quadrant (x<0, y>0) présentant un pôle Nord vers le centre et celle du premier quadrant (x>0, y>0) un pôle Sud, les lignes de champ vont de gauche à droite :
- pour y > 0, \vec{B} est dirigé selon +\vec{e}_x ;
- pour y < 0, \vec{B} est dirigé selon -\vec{e}_x.
3. Valeur du champ à l'origine
L'origine O(0,0,0) appartient à la fois au plan (xOz) et au plan (yOz) :
Ces deux vecteurs unitaires étant orthogonaux, cela impose :
On retrouve également ce résultat par compensation exacte, à l'origine, des champs magnétiques créés par les quatre bobines identiques disposées symétriquement deux à deux en opposition.
Résultat
Question 10
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : theoreme d'ampere local, equation de maxwell-thomson
Rappeler les deux équations locales vérifiées par le champ magnétique en régime stationnaire et montrer que le champ proposé vérifie ces équations. Donner la valeur de .
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Appliquer les équations locales de Maxwell en magnétostatique dans le vide (\operatorname{div} \vec{B} = 0 et \vec{\operatorname{rot}} \vec{B} = \vec{0}) et identifier la constante K' par les conditions de symétrie en O.
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Au voisinage de l'origine, dans l'espace vide de courants (\vec{j} = \vec{0}), le champ magnétique vérifie en régime stationnaire les deux équations locales fondamentales de la magnétostatique :
L'équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :
\mathrm{div}\,\vec{B} = 0L'équation de Maxwell-Ampère stationnaire :
\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \vec{0}
Vérifions que l'expression proposée \vec{B} = (Ky + K')\vec{e}_x + (Kx + K')\vec{e}_y satisfait ces équations :
Pour la divergence :
\mathrm{div}\,\vec{B} = \frac{\partial B_x}{\partial x} + \frac{\partial B_y}{\partial y} + \frac{\partial B_z}{\partial z} = \frac{\partial}{\partial x}(Ky + K') + \frac{\partial}{\partial y}(Kx + K') + 0 = 0L'équation \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 est donc bien vérifiée.
Pour le rotationnel : comme le champ est indépendant de z et a une composante selon \vec{e}_z nulle, seules les dérivées par rapport à x et y interviennent :
\begin{aligned} (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_x &= \frac{\partial B_z}{\partial y} - \frac{\partial B_y}{\partial z} = 0 \\ (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_y &= \frac{\partial B_x}{\partial z} - \frac{\partial B_z}{\partial x} = 0 \\ (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_z &= \frac{\partial B_y}{\partial x} - \frac{\partial B_x}{\partial y} = \frac{\partial}{\partial x}(Kx + K') - \frac{\partial}{\partial y}(Ky + K') = K - K = 0 \end{aligned}Ainsi, on a bien \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \vec{0}.
Valeur de K' :
À l'origine des coordonnées (0,0,0), le champ théorique vaut :
D'après les symétries établies à la question Q9, le champ est nul à l'origine (\vec{B}(O) = \vec{0}), ce qui impose :
Le champ quadrupolaire au voisinage de l'origine s'écrit donc simplement :
Résultat
Question 11
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : force de lorentz, focalisation
On suppose . On considère un faisceau d'électrons de vitesse avec , possédant une faible extension autour de l'origine. Sur un schéma, dessiner le champ magnétique et la force exercée sur un électron aux points et (figure 2b). En déduire que le faisceau est refocalisé au voisinage de l'origine grâce au quadrupôle.
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Calculer la force magnétique de Lorentz subie par un électron en A et en B avec le champ \vec{B} = K y \vec{e}_x, et vérifier que cette force est de rappel vers l'axe.
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- Exprimer le champ magnétique \vec{B} donné par le résultat de la question Q10 en A et en B.
- Calculer la force de Lorentz magnétique \vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} subie par l'électron en chacun de ces points.
- Représenter ces vecteurs sur un schéma dans le plan (xOy) et interpréter le caractère de force de rappel vers l'axe central.
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D'après la question Q10, le champ magnétique au voisinage de l'origine s'écrit :
Au point A\left(0,\, \frac{\Delta y}{2},\, 0\right) : Le champ magnétique vaut :
Comme K > 0 et \Delta y > 0, \vec{B}(A) est dirigé suivant +\vec{e}_x.
La force magnétique subie par un électron de charge q = -e et de vitesse \vec{v} = v_0\,\vec{e}_z s'écrit :
Puisque le trièdre (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) est orthonormé direct, on a \vec{e}_z\wedge\vec{e}_x = \vec{e}_y, d'où :
La force exercée sur l'électron en A est donc dirigée vers le bas, vers l'origine O.
Au point B\left(0,\, -\frac{\Delta y}{2},\, 0\right) : De même, en B :
\vec{B}(B) est dirigé suivant -\vec{e}_x.
La force subie par l'électron vaut :
La force exercée sur l'électron en B est donc dirigée vers le haut, vers l'origine O.
Conclusion sur la focalisation : En tout point de l'axe Oy (avec y \neq 0), la composante de la force magnétique selon Oy s'écrit :
Comme -e\,v_0\,K < 0, cette force est une force de rappel linéaire ramenant les électrons vers le plan y = 0 : le quadrupôle assure donc une refocalisation du faisceau d'électrons dans la direction Oy.
Résultat
Question 12
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : force de lorentz, defocalisation
Montrer qu'un faisceau d'électrons possédant une extension autour de l'origine sera cette fois défocalisé. Expliquer comment on peut disposer deux quadrupôles successifs pour pallier cet inconvénient.
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Calculer la force de Lorentz pour un point situé sur l'axe Ox et proposer un agencement alterné de quadrupôles tournés de 90^\circ (système focalisant-défocalisant).
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Considérons un électron du faisceau possédant un écart transversal selon l'axe Ox, de coordonnées (x, 0, z) au voisinage de l'axe de propagation.
D'après le résultat de la question Q10, le champ magnétique créé par le quadrupôle sur l'axe Ox (y = 0) s'écrit :
L'électron de charge q = -e et de vitesse \vec{v} = v_0 \vec{e}_z (avec v_0 > 0) subit la force de Lorentz :
Comme \vec{e}_z \times \vec{e}_y = -\vec{e}_x, on obtient :
Puisque K > 0 et v_0 > 0, la force est dirigée dans le sens de +x\vec{e}_x :
- pour x > 0, la force est orientée vers les x croissants (\vec{F} \cdot \vec{e}_x > 0) ;
- pour x < 0, la force est orientée vers les x décroissants (\vec{F} \cdot \vec{e}_x < 0).
Cette force tend à éloigner les électrons de l'axe central x = 0 : le quadrupôle est donc défocalisant selon la direction Ox.
Dispositif correcteur (doublet de quadrupôles) : Un quadrupôle seul ne peut pas focaliser simultanément dans les deux directions transverses (théorème d'Earnshaw / divergence nulle du champ magnétique).
Pour pallier cet inconvénient, on dispose en série le long du faisceau deux quadrupôles successifs séparés d'une certaine distance D, le second étant décalé géométriquement par une rotation de 90^\circ autour de l'axe Oz (ou alimenté par des courants inversés, ce qui change le signe de K) :
- le premier quadrupôle est focalisant selon Oy et défocalisant selon Ox (noté F_y D_x) ;
- le second quadrupôle est défocalisant selon Oy et focalisant selon Ox (noté D_y F_x).
Ce système constitue un doublet focalisant (focalisation forte). Par analogie avec l'optique géométrique, l'association de deux lentilles de distances focales opposées f_1 = f et f_2 = -f séparées par une distance D possède une vergence équivalente donnée par la formule de Gullstrand :
L'effet net est donc globalement focalisant dans les deux directions Ox et Oy.
Résultat
III · Rayonnement
Question 13
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : anisotropie, polarisation de l'onde
Le rayonnement synchrotron est anisotrope et polarisé. Définir ces 2 mots.
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Définir le caractère anisotrope par une dépendance spatiale de l'émission selon la direction, et la polarisation par une direction non aléatoire du vecteur champ électrique.
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- Rayonnement anisotrope : Un rayonnement est dit anisotrope si ses caractéristiques physiques, en particulier la puissance surfacique émise (ou intensité lumineuse), dépendent de la direction de l'espace considérée (par opposition à un rayonnement isotrope, dont les propriétés sont identiques dans toutes les directions). Dans le cas du rayonnement synchrotron, l'émission est fortement concentrée vers l'avant, le long du vecteur vitesse de la particule relativiste.
- Rayonnement polarisé : Une onde électromagnétique est dite polarisée si le vecteur champ électrique \vec{E} décrit, en un point donné et au cours du temps, une trajectoire géométrique déterminée (rectiligne, elliptique ou circulaire) dans le plan d'onde perpendiculaire à la direction de propagation. Cela s'oppose à une onde naturelle ou non polarisée, pour laquelle l'orientation du champ électrique fluctue de manière aléatoire au cours du temps.
Question 14
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : rayonnement dipolaire, symetrie du champ electromagnetique
Justifier que les composantes , et sont nulles. Justifier ensuite que les composantes non nulles des champs émis ne dépendent pas de .
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Utiliser la symétrie de révolution autour de l'axe Oz du dipôle et le fait que les plans méridiens contenant l'axe Oz sont des plans de symétrie du courant dipolaire.
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- Identifier les plans de symétrie de la distribution de charges et de courants passant par le point d'observation M(r,\theta,\varphi).
- Appliquer les règles de transformation du champ électrique (vecteur polaire) et du champ magnétique (vecteur axial / pseudovecteur) sous cette symétrie pour en déduire les composantes nulles.
- Utiliser l'invariance par rotation autour de l'axe (Oz) pour établir l'indépendance des composantes vis-à-vis de l'angle azimutal \varphi.
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1. Direction des champs et composantes nulles :
La distribution de charges et de courants est entièrement localisée sur l'axe (Oz) : la charge positive +e est fixe en O, et l'électron de charge -e effectue un mouvement rectiligne sinusoïdal sur (Oz). Le vecteur densité de courant associé \vec{j} est donc dirigé selon \vec{e}_z.
Considérons le plan méridien \Pi_M = (O, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta) contenant l'axe (Oz) et le point d'observation M.
- Ce plan contient les charges ainsi que le vecteur vitesse \vec{v}(t) de l'électron : c'est un plan de symétrie pour la distribution de charges \rho et pour la distribution de courants \vec{j}.
Le champ électrique \vec{E}(M) étant un vecteur polaire, il est contenu dans tout plan de symétrie de ses sources. Ainsi, \vec{E}(M) \in \Pi_M, ce qui impose une composante orthogonale à ce plan nulle :
\boxed{E_\varphi = 0}Le champ magnétique \vec{B}(M) étant un pseudovecteur (vecteur axial), il est orthogonal à tout plan de symétrie de ses sources. Le vecteur normal à \Pi_M étant \vec{e}_\varphi, le champ magnétique est purement orthoradial selon \vec{e}_\varphi, ce qui implique que ses composantes dans le plan \Pi_M sont nulles :
\boxed{B_r = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta = 0}
2. Indépendance en \varphi :
La distribution de charges et de courants présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz) : elle est invariante par toute rotation d'angle \varphi autour de cet axe.
D'après le principe de Curie, les champs créés possèdent les mêmes invariances que leurs sources. Par conséquent, exprimées dans la base sphérique locale adaptée (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi), les composantes non nulles des champs ne dépendent pas de la coordonnée azimutale \varphi :
Les composantes scalaires ne dépendent donc que des coordonnées r, \theta et du temps t.
Résultat
Question 15
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : moment dipolaire, dipole oscillant
Exprimer l'accélération de l'électron. Définir le moment dipolaire associé à la distribution de charges et donner son amplitude en fonction de , et de .
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Dériver deux fois le vecteur position \vec{\mathrm{OP}}(t) par rapport au temps pour obtenir l'accélération, et exprimer le moment dipolaire \vec{p}_0 associé aux deux charges.
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Le mouvement de l'électron est décrit par le vecteur position :
La vitesse de l'électron s'obtient par dérivation temporelle :
Par une seconde dérivation temporelle, on obtient l'accélération de l'électron :
Pour un système de charges discrètes \{q_i\} situées en des points M_i, le moment dipolaire électrique est défini par :
La charge totale étant nulle (+e - e = 0), ce moment dipolaire est indépendant de l'origine O choisie. Pour la distribution constituée de la charge +e fixe en O et de la charge -e en P, il s'écrit :
En posant \vec{p}_0 = -el\,\vec{e}_z, le moment dipolaire varie sinusoïdalement selon \vec{p}(t) = \vec{p}_0\cos(\omega t).
L'amplitude de l'accélération de l'électron vaut a = \|\vec{a}\|_{\max} = l\omega^2, ce qui donne l = \frac{a}{\omega^2}. L'amplitude p_0 = \|\vec{p}_0\| = el du moment dipolaire s'exprime donc par :
Résultat
Question 16
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : zone de rayonnement, temps de retard
Définir la zone de rayonnement et justifier le terme apparaissant dans l'argument du cosinus.
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Préciser la condition de zone de rayonnement (r \gg \lambda) et interpréter le temps retardé t - r/c dû à la vitesse finie de propagation de la lumière.
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1. Définition de la zone de rayonnement
L'émission dipolaire met en jeu deux échelles spatiales caractéristiques : la dimension de la source l et la longueur d'onde du rayonnement émis \lambda = \dfrac{2\pi c}{\omega}.
La zone de rayonnement (ou zone d'onde, ou champ lointain) est la région de l'espace située à une distance r du dipôle très grande devant la longueur d'onde :
(sachant que l'approximation dipolaire r \gg l est également vérifiée, avec ici l \ll \lambda). Dans cette région :
- les termes de champ électromagnétique décroissant en 1/r deviennent prépondérants devant les termes en 1/r^2 (champ d'induction) et en 1/r^3 (champ quasi-statique) ;
- le flux du vecteur de Poynting à travers une sphère de rayon r ne tend pas vers zéro lorsque r \to +\infty : il y a propagation d'une puissance rayonnée non nulle à l'infini.
2. Justification du terme r/c
Les ondes électromagnétiques se propagent dans le vide à la vitesse finie c.
La source étant localisée autour de l'origine O (l \ll r), le signal reçu au point M situé à la distance r = OM à la date t a été émis par le dipôle à une date antérieure, dite date retardée :
t_{\text{ret}} = t - \frac{r}{c}- Le terme \dfrac{r}{c} représente la durée de propagation (ou temps de retard) mise par l'onde électromagnétique pour parcourir la distance r entre la source et le point d'observation.
L'argument de la fonction d'oscillation de la source \cos(\omega t) devient donc naturellement \cos\!\left(\omega\!\left(t - \frac{r}{c}\right)\right).
Résultat
Question 17
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : onde plane progressive, polarisation rectiligne
Montrer que l'onde a localement une structure d'onde plane. Qualifier la polarisation de l'onde. Vérifier l'homogénéité des champs.
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Vérifier la relation locale \vec{B} = (\vec{e}_r \wedge \vec{E})/c, constater que \vec{E} garde une direction fixe le long de \vec{e}_\theta et vérifier la cohérence des dimensions physiques.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation locale caractéristique d'une onde plane progressive entre \vec{E}, \vec{B} et la direction de propagation \vec{u} = \vec{e}_r, puis justifier l'approximation locale sur une distance petite devant r.
- Observer la direction du champ électrique au cours du temps pour conclure sur la polarisation.
- Analyser la dimension de l'expression des champs à l'aide des unités usuelles du système international (en particulier \mu_0 en \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} ou \text{H}\cdot\text{m}^{-1}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Structure locale d'onde plane
Les expressions données des champs dans la zone de rayonnement s'écrivent :
avec la direction de propagation radiale \vec{u} = \vec{e}_r. On constate que :
Les champs sont strictement transverses à la direction de propagation radiale :
\vec{E} \cdot \vec{e}_r = 0 \quad \text{et} \quad \vec{B} \cdot \vec{e}_r = 0- Les vecteurs directeurs forment un trièdre orthonormé direct (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi) puisque \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_\varphi.
La relation de structure reliant le champ électrique et le champ magnétique s'écrit :
\vec{B} = \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c}ce qui implique également la relation d'amplitude E = c B.
À grande distance de la source (r \gg \lambda), sur une étendue spatiale petite devant la distance r, la courbure des surfaces d'onde sphériques est négligeable et l'amplitude en 1/r varie très peu : l'onde présente donc localement la structure d'une onde plane progressive se propageant selon \vec{e}_r.
2. Polarisation de l'onde
En tout point M(r,\theta,\varphi) fixé, le vecteur champ électrique \vec{E} conserve une direction constante portée par \vec{e}_\theta au cours du temps. L'onde émise est donc à :
3. Vérification de l'homogénéité des champs
Pour le champ électrique \vec{E} : La perméabilité magnétique du vide \mu_0 s'exprime en \text{H}\cdot\text{m}^{-1} = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} (car une f.é.m. d'auto-induction vérifie e = -L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} \implies [L] = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}). Le moment dipolaire p_0 s'exprime en \text{C}\cdot\text{m} = \text{A}\cdot\text{s}\cdot\text{m}, la pulsation \omega en \text{s}^{-1} et r en \text{m}.
La dimension de l'amplitude s'écrit donc :
\begin{aligned} \left[ \frac{\mu_0 p_0 \omega^2}{r} \right] &= \frac{[\mu_0] \cdot [p_0] \cdot [\omega]^2}{[r]} \\ &= \frac{(\text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}) \cdot (\text{A}\cdot\text{s}\cdot\text{m}) \cdot (\text{s}^{-2})}{\text{m}} \\ &= \text{V}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}L'expression est bien homogène à un champ électrique (en \text{V}\cdot\text{m}^{-1}).
Pour le champ magnétique \vec{B} : On a B = \frac{E}{c}. La dimension de B est donc :
[B] = \frac{[E]}{[c]} = \frac{\text{V}\cdot\text{m}^{-1}}{\text{m}\cdot\text{s}^{-1}} = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-2} = \text{T}car la loi de Faraday (\mathrm{d}\Phi = B\,\mathrm{d}S) donne [B] = \text{Wb}\cdot\text{m}^{-2} = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-2} = \text{T}. L'expression est bien homogène à un champ magnétique (en teslas \text{T}).
Résultat
Question 18
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : vecteur de poynting, puissance surfacique moyenne
Définir et exprimer le vecteur de Poynting associé à l'onde émise. Déterminer dans quelle direction la puissance surfacique émise est maximale et exprimer la norme de la valeur moyenne du vecteur de Poynting dans cette direction.
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Calculer le produit vectoriel \vec{\Pi} = (\vec{E}\wedge\vec{B})/\mu_0, prendre la moyenne temporelle de \cos^2 et chercher l'angle \theta maximisant le facteur \sin^2\theta.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition électrodynamique du vecteur de Poynting et le calculer à partir des expressions de \vec{E} et \vec{B} dans la zone de rayonnement.
- Calculer la moyenne temporelle de ce vecteur pour obtenir la puissance surfacique moyenne rayonnée.
- Déterminer la valeur de \theta qui maximise cette puissance et exprimer la norme maximale en fonction des grandeurs de l'énoncé ainsi que de l'accélération a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur de Poynting \vec{\Pi} représente la densité surfacique de puissance transportée par l'onde électromagnétique. Il est défini par :
En utilisant la base sphérique orthonormée directe dans laquelle \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_\varphi = \vec{e}_r, et en injectant les expressions de \vec{E} et \vec{B} données dans l'énoncé :
La puissance surfacique moyenne émise est donnée par la norme de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting. La moyenne temporelle du terme en cosinus au carré vaut \langle \cos^2(\dots) \rangle = \frac{1}{2}, d'où :
Cette grandeur dépend de la direction d'émission par le facteur \sin^2\theta ; elle est donc maximale pour \sin^2\theta = 1, c'est-à-dire dans la direction :
soit dans le plan équatorial orthogonal à l'axe d'oscillation du dipôle Oz.
Dans cette direction, la norme de la valeur moyenne du vecteur de Poynting vaut :
En introduisant la relation p_0 \omega^2 = e a (établie à la question Q15) et la relation \mu_0 = \frac{1}{\varepsilon_0 c^2}, on peut également l'écrire sous la forme :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : vecteur de poynting, rayonnement synchrotron
Donner la direction dans laquelle la puissance surfacique moyenne émise est maximale. Comparer alors qualitativement la valeur maximale de la norme de la moyenne du vecteur de Poynting dans le cas du rayonnement synchrotron et dans le cas du rayonnement dipolaire électrique. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Rechercher la valeur de \theta qui minimise le dénominateur relativiste (1 - (v/c)\cos\theta)^4, et comparer l'intensité de l'émission à celle du dipôle non relativiste.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition de maximalité du terme angulaire dans l'expression fournie de \langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle.
- Exprimer ce maximum en fonction de celui obtenu pour le dipôle oscillant à la question Q18, puis relier l'écart 1 - v/c au facteur de Lorentz \gamma.
- Commenter l'effet de concentration énergétique vers l'avant (effet de phare relativiste).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance surfacique moyenne émise est donnée par la norme du vecteur de Poynting moyen :
Comme 0 < v < c, le dénominateur 1 - \frac{v}{c} \cos\theta > 0 est strictement minimal lorsque \cos\theta = 1, c'est-à-dire pour :
La puissance surfacique moyenne est donc maximale vers l'avant, dans la direction du vecteur vitesse \vec{v} de l'électron (tangente à la trajectoire au point d'émission).
En \theta = 0, la valeur maximale vaut :
D'après le résultat de la question Q18, la valeur maximale du rayonnement dipolaire classique s'écrit :
On en déduit la relation :
Pour un électron ultrarelativiste (v \approx c), le facteur de Lorentz vérifie :
On obtient ainsi :
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Question déjà tombée ailleurs
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.