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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MPI 2025

Le synchrotron SOLEIL et les batteries d'accumulateurs

Le sujet en bref

Sujet difficile · Cinématique et dynamique du point, Oxydoréduction et électrochimie, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide · 12 incontournables · 25 questions de première année
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Ce sujet moderne et très complet aborde deux applications technologiques majeures : le synchrotron SOLEIL à Saclay d'une part, et les accumulateurs électrochimiques pour véhicules d'autre part. Le premier problème propose une étude progressive de l'accélération et du guidage magnétique d'un faisceau d'électrons relativistes, suivie de l'analyse du rayonnement synchrotron sous l'angle de l'électrodynamique classique et relativiste, avant d'aborder la spectrométrie interférentielle par transformée de Fourier (instrumentation optique, interféromètre de Michelson, traitement numérique sous Python). Le second problème, plus court, revisite les bases de l'électrochimie quantitative à travers les batteries d'automobile (plomb et Li-ion).

L'épreuve est particulièrement équilibrée, associant modélisation théorique, interprétation de symétries, ordres de grandeur sans calculatrice et lecture de spectres expérimentaux. C'est un support remarquable pour réviser l'électromagnétisme de deuxième année, l'optique ondulatoire et l'oxydoréduction.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,83/20)
Temps estimé
≈ 3 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

12 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, erreur d'énoncé
  • Parties indépendantes

    Le problème 2 (Q37 à Q44), consacré aux accumulateurs électrochimiques au plomb et lithium-ion, est entièrement indépendant du problème 1 sur le synchrotron SOLEIL.

  • Erreur d'énoncé

    Q35 : L'énoncé donne un écart de 6\text{ nm} pour le doublet jaune du sodium au lieu de la valeur tabulée de 0{,}6\text{ nm} ; il convient néanmoins de conserver la valeur textuelle du sujet.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

44 questions
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Partie 1 : Problème I - le synchrotron SOLEIL

I · Généralités

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : potentiel électrostatique, énergie potentielle

Rappeler la relation qui lie le champ électrostatique au potentiel électrostatique . En déduire l'énergie potentielle électrostatique de l'électron en fonction de et de .

Voir l'indice

Utiliser la relation liant champ et gradient de potentiel \vec{E} = -\vec{\nabla} V pour une force conservative, puis déduire E_p = q V = -e V.

Voir la réponse courte

Relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V puis déduction de l'énergie potentielle E_p = -e V.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique \vec{E} dérive du potentiel électrostatique V selon la relation locale :

\boxed{\vec{E} = -\vec{\nabla} V}

Un électron possède une charge électrique q = -e. La force électrostatique subie par l'électron s'écrit donc :

\vec{F} = q\vec{E} = -e \vec{E} = e\,\vec{\nabla} V

Cette force est conservative et dérive d'une énergie potentielle électrostatique E_p définie, pour tout déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{r}, par :

\delta W = \vec{F}\cdot\mathrm{d}\vec{r} = -\mathrm{d}E_p

Or, \mathrm{d}V = \vec{\nabla} V \cdot \mathrm{d}\vec{r}, ce qui conduit à :

-\mathrm{d}E_p = e\,\mathrm{d}V \iff \mathrm{d}E_p = -e\,\mathrm{d}V

En choisissant l'origine des énergies potentielles telle que E_p = 0 lorsque V = 0 (constante d'intégration nulle), on obtient :

\boxed{E_p = -e V}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie cinétique, potentiel électrostatique

Calculer la différence de potentiel nécessaire pour obtenir une énergie cinétique finale . Justifier.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre l'état initial sans vitesse et l'état final : \Delta E_c = -e \Delta V, sachant que 1\text{ eV} = 1,6\cdot 10^{-19}\text{ J}.

Voir la réponse courte

Théorème de l'énergie cinétique \Delta E_c = -e\Delta V, d'où une tension accélératrice U = 1,0\text{ kV}.

Voir le corrigé complet

Considérons un électron (charge q = -e) émis sans vitesse initiale en un point i de potentiel V_i, et accéléré jusqu'au point f de potentiel V_f.

Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, l'électron est uniquement soumis à la force électrostatique conservative \vec{F} = -e\vec{E}, le poids étant totalement négligeable. L'énergie mécanique de l'électron se conserve :

\Delta E_m = \Delta E_c + \Delta E_p = 0

Comme E_{c,i} = 0, et d'après l'expression de l'énergie potentielle obtenue à la question Q1 (E_p = -eV) :

\begin{aligned} E_c - 0 + (-e V_f - (-e V_i)) &= 0 \\ E_c &= e(V_f - V_i) \end{aligned}

La différence de potentiel accélératrice U = V_f - V_i vaut donc :

U = \frac{E_c}{e}

Par définition de l'électron-volt, une charge e accélérée sous une différence de potentiel de 1\text{ V} acquiert une énergie cinétique de 1\text{ eV}. Pour E_c = 1,0\text{ keV} :

\boxed{U = 1\cdot 10^3\text{ V} = 1\text{ kV}}

avec V_f > V_i, une charge négative étant accélérée vers les potentiels croissants.

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie cinétique, cinématique relativiste

Dans la zone nommée Linac du synchrotron SOLEIL (figure 1), les électrons sont accélérés jusqu'à une énergie cinétique . Vérifier que leur vitesse ne peut plus alors être calculée à l'aide de la forme de l'énergie cinétique utilisée en mécanique classique.

Voir l'indice

Calculer l'énergie de repos de l'électron m_e c^2 \approx 0,51\text{ MeV} et comparer cette valeur à l'énergie cinétique E_c = 100\text{ MeV}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse selon la formule classique de l'énergie cinétique E_c = \frac{1}{2}m_e v^2.
  2. Calculer numériquement cette vitesse (ou le rapport v/c) et constater qu'elle dépasse la célérité de la lumière dans le vide c, ce qui rend la formule classique caduque.
Voir la réponse courte

Le calcul classique donne v = \sqrt{2E_c/m_e} > c, valeur impossible : le régime est relativiste car E_c \gg m_e c^2.

Voir le corrigé complet

En mécanique classique, l'énergie cinétique d'un électron de masse m_e animé d'une vitesse v s'écrit :

E_c = \frac{1}{2} m_e v^2 \implies v = \sqrt{\frac{2E_c}{m_e}} = c \sqrt{\frac{2E_c}{m_e c^2}}

D'après les données de l'énoncé :

  • E_c = 100\text{ MeV} = 1{,}0\cdot 10^5\text{ keV} ;
  • m_e c^2 = 5{,}1\cdot 10^2\text{ keV}.

On en déduit :

\frac{v}{c} = \sqrt{\frac{2 \times 1{,}0\cdot 10^5}{5{,}1\cdot 10^2}} \approx \sqrt{4\cdot 10^2} = 20

soit numériquement :

v \approx 20\,c = 6\cdot 10^9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v \approx 6\cdot 10^9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} > c}

Cette vitesse étant strictement supérieure à la vitesse de la lumière dans le vide c, ce résultat est physiquement impossible selon les principes de la relativité restreinte. La formule classique n'est donc plus applicable.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : facteur de lorentz, cinématique relativiste

Les électrons étant relativistes, leur énergie cinétique s'écrit :

où est le facteur de Lorentz de l'électron. Calculer ce facteur.

Voir l'indice

Isoler \gamma directement dans l'expression fournie de l'énergie cinétique relativiste E_c = (\gamma - 1)m_e c^2.

Voir la réponse courte

Calcul du facteur de Lorentz \gamma = 1 + E_c / (m_e c^2) \approx 197.

Voir le corrigé complet

À partir de l'expression relativiste de l'énergie cinétique :

E_c = (\gamma - 1) m_e c^2

on isole le facteur de Lorentz \gamma :

\gamma = 1 + \frac{E_c}{m_e c^2}

Application numérique : D'après les données de l'énoncé, à la sortie du Linac :

  • E_c = 100\text{ MeV} = 1,0 \cdot 10^5\text{ keV} ;
  • m_e c^2 = 5,1 \cdot 10^2\text{ keV} \approx 0,51\text{ MeV}.

On obtient :

\begin{aligned} \gamma &= 1 + \frac{100}{0,51} \approx 1 + 196 = 197 \end{aligned}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{\gamma \approx 2 \cdot 10^2}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : intensité du courant, charge électrique

L'intensité du courant circulant dans l'anneau de stockage, assimilé à un cercle de rayon , vaut à un instant donné . Exprimer, puis calculer le nombre d'électrons constituant le faisceau.

Voir l'indice

Relier l'intensité i à la charge totale Q = N e transitant par tour sur la circonférence 2\pi R à la vitesse v \approx c, soit i = N e c / (2\pi R).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la période de révolution T d'un électron circulant à une vitesse assimilable à c sur une orbite circulaire de rayon R.
  2. Relier l'intensité i du courant à la charge totale Q = N e circulant dans l'anneau pendant cette période, pour en déduire l'expression de N.
  3. Réaliser l'application numérique avec le nombre de chiffres significatifs imposé par l'énoncé (un seul chiffre significatif).
Voir la réponse courte

Période d'un tour T = 2\pi R / c et charge totale Q = i T = N e, d'où N = 2\pi R i / (e c) \approx 3,2 \cdot 10^{12}.

Voir le corrigé complet

Les électrons se déplacent à une vitesse v assimilable à celle de la lumière dans le vide : v \approx c. La trajectoire étant assimilée à un cercle de rayon R, la longueur parcourue lors d'un tour est L = 2\pi R.

La période de révolution d'un électron sur cette orbite s'écrit donc :

T = \frac{2\pi R}{c}

L'ensemble des N électrons porte une charge totale (en valeur absolue) Q = N e. Le passage de ces charges à travers une section droite de l'anneau pendant une période T définit une intensité moyenne :

i = \frac{Q}{T} = \frac{N e c}{2\pi R}

On en déduit l'expression du nombre d'électrons N :

\boxed{N = \frac{2\pi R i}{e c}}

Application numérique :

\begin{aligned} N &= \frac{2\pi \times 57 \times 0{,}43}{1{,}6 \cdot 10^{-19} \times 3{,}0 \cdot 10^{8}} \\ &\approx \frac{154}{4{,}8 \cdot 10^{-11}} \approx 3{,}2 \cdot 10^{12} \end{aligned}

En respectant la consigne d'arrondi à un seul chiffre significatif :

\boxed{N \approx 3 \cdot 10^{12}}

Résultat

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II · Éléments magnétiques

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : sonde à effet hall, teslamètre

Expliquer comment on peut mesurer un champ magnétique au laboratoire.

Voir l'indice

Mentionner la sonde à effet Hall (mesure directe de f.é.m. de Hall) ou une bobine exploratrice exploitant la loi de Faraday d'induction électromagnétique.

Voir la réponse courte

Mesure à l'aide d'un teslamètre à sonde à effet Hall ou par mesure d'une fem induite dans une bobine exploratrice.

Voir le corrigé complet

Au laboratoire, la mesure d'un champ magnétique s'effectue principalement à l'aide de deux méthodes :

  1. Le teslamètre à sonde à effet Hall (méthode la plus usuelle en travaux pratiques) :

    • Principe : une plaquette semi-conductrice d'épaisseur e, parcourue par un courant électrique continu d'intensité I, est placée dans le champ magnétique \vec{B}.
    • Les porteurs de charge de vitesse \vec{v} sont déviés sous l'action de la force de Lorentz magnétique \vec{F}_m = q\,\vec{v}\wedge\vec{B}.
    • Cette accumulation de charges sur les faces latérales crée un champ électrostatique transverse \vec{E}_H s'opposant à la déviation, d'où l'apparition d'une différence de potentiel transverse, appelée tension de Hall :

      U_H = R_H \frac{I B_\perp}{e}

      où R_H est la constante de Hall du matériau et B_\perp la composante du champ perpendiculaire à la sonde.

    • La mesure de U_H à courant I fixé permet donc une mesure directe, locale et directionnelle de \vec{B} (en continu comme en alternatif basse fréquence).
  2. La bobine exploratrice (ou sonde d'induction / fluxmètre) :

    • Principe : une petite bobine plane comportant N spires de surface unitaire S, d'axe orienté \vec{n}, est placée dans la région où règne le champ.
    • D'après la loi de Faraday, une variation du flux magnétique \Phi = N\,\vec{B}\cdot\vec{S} à travers la bobine induit une force électromotrice :

      e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}
    • Cette variation peut être obtenue en faisant varier le champ dans le temps (champ alternatif) ou en retirant/retournant rapidement la bobine hors de la zone de champ (champs continus, mesurés à l'aide d'un circuit intégrateur qui donne \Delta \Phi = -\int e\,\mathrm{d}t).
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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de lorentz, cyclotron

On considère un électron non relativiste pénétrant avec une vitesse , avec , dans une zone où règne le champ magnétique . En admettant que la trajectoire est circulaire de rayon , montrer que :

où est la norme de la quantité de mouvement de l'électron. Exprimer la pulsation de rotation de l'électron sur sa trajectoire.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique dans la base de Frenet pour une trajectoire circulaire uniforme soumise à la force magnétique de Lorentz \vec{F} = -e \vec{v}\wedge \vec{B}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis à la seule force de Lorentz magnétique, dans le repère de Frenet associé à sa trajectoire circulaire.
  2. Identifier la quantité de mouvement p = m_e v_0 pour en déduire la relation (1).
  3. Relier la vitesse linéaire v_0, le rayon R_B et la pulsation de rotation \omega_B par la relation cinématique v_0 = R_B \omega_B.
Voir la réponse courte

PFD avec accélération normale v^2/R_B = e v B_0 / m, d'où B_0 = p/(e R_B) et pulsation cyclotron \omega_B = e B_0 / m.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron, de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel d'étude supposé galiléen. Le poids étant totalement négligeable devant les interactions électromagnétiques, l'électron n'est soumis qu'à la force de Lorentz magnétique :

\vec{F} = -e\,\vec{v} \times \vec{B}

La puissance de cette force est identiquement nulle (\mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} = 0), ce qui implique que l'énergie cinétique est constante : la norme de la vitesse est conservée au cours du mouvement, soit v = v_0.

Le vecteur vitesse \vec{v} étant initialement selon \vec{e}_z et le champ \vec{B} = B_0 \vec{e}_y selon \vec{e}_y, la vitesse reste constamment contenue dans le plan (xOz), orthogonal à \vec{B}. On a donc \vec{v} \perp \vec{B} à tout instant.

En admettant une trajectoire circulaire de rayon R_B, le mouvement est circulaire uniforme. Dans la base de Frenet (\vec{u}_t, \vec{u}_n, \vec{u}_b), l'accélération est purement normale et centripète :

\vec{a} = \frac{v_0^2}{R_B}\,\vec{u}_n

La force magnétique, également centripète, a pour norme F = e v_0 B_0. La projection du principe fondamental de la dynamique m_e \vec{a} = \vec{F} selon la normale rentrante \vec{u}_n donne :

m_e \frac{v_0^2}{R_B} = e v_0 B_0 \iff e B_0 = \frac{m_e v_0}{R_B}

En introduisant la norme de la quantité de mouvement p = m_e v_0, on obtient bien :

\boxed{B_0 = \frac{p}{e R_B}}

Pour un mouvement circulaire uniforme, la vitesse angulaire de rotation \omega_B est reliée à la vitesse scalaire par v_0 = R_B \omega_B, soit :

\omega_B = \frac{v_0}{R_B} = \frac{e B_0}{m_e}
\boxed{\omega_B = \frac{e B_0}{m_e}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de lorentz, champ magnétique

La relation (1) reste valable dans le cadre de la relativité restreinte, avec une norme de la quantité de mouvement voisine de . Calculer la valeur du champ magnétique permettant d'obtenir un rayon pour la trajectoire. On rappelle que dans l'anneau de stockage .

Voir l'indice

Remplacer directement p par E_c / c dans la formule (1) en convertissant soigneusement l'énergie E_c de gigaelectronvolts en joules.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique B_0 en injectant l'approximation relativiste de la quantité de mouvement p \approx \dfrac{E_c}{c} dans la formule (1) établie à la question Q7.
  2. Exprimer le rapport \dfrac{E_c}{e} directement en volts à partir de la valeur de l'énergie cinétique en \text{GeV}.
  3. Effectuer l'application numérique en veillant à donner le résultat avec un seul chiffre significatif, conformément aux consignes de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Application numérique directe de la formule adaptée : B_0 = E_c / (e c R_B) \approx 1,7\text{ T}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (1) établie à la question Q7 :

B_0 = \frac{p}{e R_B}

En utilisant l'approximation relativiste p \approx \dfrac{E_c}{c}, l'expression du champ magnétique nécessaire pour courber la trajectoire selon un rayon R_B devient :

B_0 \approx \frac{E_c}{e c R_B}

Puisque E_c = 2,7\text{ GeV} = 2,7 \cdot 10^9\text{ eV}, on a directement :

\frac{E_c}{e} = 2,7 \cdot 10^9\text{ V}

Application numérique avec les données :

  • \dfrac{E_c}{e} = 2,7 \cdot 10^9\text{ V}
  • c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • R_B = 5,4\text{ m}
\begin{aligned} B_0 &\approx \frac{2,7 \cdot 10^9}{3,0 \cdot 10^8 \times 5,4} \\ &= \frac{2,7 \cdot 10^9}{16,2 \cdot 10^8} = \frac{27}{16,2} = \frac{5}{3}\text{ T} \approx 1,7\text{ T} \end{aligned}

En ne conservant qu'un seul chiffre significatif :

\boxed{B_0 \approx 2\text{ T}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : symétrie du champ magnétique, invariance

Expliquer pourquoi le champ en un point du plan de la figure 2b est contenu dans ce plan. Donner la direction et le sens du champ au voisinage de l'origine : - sur l'axe ; - sur l'axe . Donner la valeur du champ à l'origine des coordonnées. On justifiera les réponses.

Voir l'indice

Déterminer la nature des plans de coordonnées (symétrie ou antisymétrie pour la distribution des courants des quatre bobines) afin d'en déduire l'orientation de \vec{B}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courants afin de déterminer l'orientation de \vec{B} dans le plan xOy, puis sur les axes Ox et Oy.
  2. Utiliser la règle de la main droite (ou du tire-bouchon) sur les bobines pour déterminer le sens des lignes de champ (polarité Nord/Sud de chaque pôle).
  3. Conclure sur la valeur du champ à l'origine par intersection des propriétés de symétrie.
Voir la réponse courte

Plan xOy plan d'antisymétrie des courants donc \vec{B} \in xOy. Étude des lignes de champ, champ nul en O par symétrie.

Voir le corrigé complet

1. Champ dans le plan xOy

Le plan xOy contient les axes des quatre bobines, et les spires le traversent orthogonalement. Par réflexion par rapport à ce plan, le sens de parcours des spires est inversé :

\vec{\jmath}(x, y, -z) = -\operatorname{sym}_{xOy}\big(\vec{\jmath}(x, y, z)\big)

Le plan (xOy) est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution de courants (\Pi^*).

Le champ magnétique étant un pseudo-vecteur, il est parallèle aux plans d'antisymétrie des courants en tout point de ceux-ci :

\forall M \in (xOy), \quad B_z(M) = 0 \implies \vec{B}(M) \text{ est contenu dans le plan } xOy

2. Direction et sens du champ au voisinage de l'origine

  • Sur l'axe Ox (y = 0, z = 0) :

    • Le plan (xOz) est un plan de symétrie pour la distribution de courants (\Pi) : la bobine du premier quadrant (x>0, y>0) est l'image par réflexion de celle du quatrième quadrant (x>0, y<0), avec des sens de circulation qui se correspondent par réflexion.
    • En tout point d'un plan de symétrie des courants, le champ magnétique est orthogonal à ce plan. Ainsi, sur l'axe Ox, \vec{B} est orthogonal à (xOz) :

      \vec{B}(x, 0, 0) \parallel \vec{e}_y

      La direction est donc portée par l'axe Oy.

    • Sens : d'après le sens des courants (règle du tire-bouchon), la bobine du quatrième quadrant (x>0, y<0) crée un pôle Nord dirigé vers le centre (le champ en sort), tandis que la bobine du premier quadrant (x>0, y>0) crée un pôle Sud vers le centre (le champ y entre). Les lignes de champ vont donc du bas vers le haut :

      • pour x > 0, \vec{B} est dirigé selon +\vec{e}_y ;
      • pour x < 0, les rôles des bobines s'inversent (pôle Nord en y>0, Sud en y<0) : \vec{B} est dirigé selon -\vec{e}_y.
  • Sur l'axe Oy (x = 0, z = 0) :

    • De même, le plan (yOz) est un plan de symétrie des courants (\Pi).
    • En tout point de ce plan, le champ magnétique est orthogonal à (yOz) :

      \vec{B}(0, y, 0) \parallel \vec{e}_x

      La direction est donc portée par l'axe Ox.

    • Sens : la bobine du deuxième quadrant (x<0, y>0) présentant un pôle Nord vers le centre et celle du premier quadrant (x>0, y>0) un pôle Sud, les lignes de champ vont de gauche à droite :

      • pour y > 0, \vec{B} est dirigé selon +\vec{e}_x ;
      • pour y < 0, \vec{B} est dirigé selon -\vec{e}_x.

3. Valeur du champ à l'origine

L'origine O(0,0,0) appartient à la fois au plan (xOz) et au plan (yOz) :

\vec{B}(O) \parallel \vec{e}_y \quad \text{et} \quad \vec{B}(O) \parallel \vec{e}_x

Ces deux vecteurs unitaires étant orthogonaux, cela impose :

\boxed{\vec{B}(O) = \vec{0}}

On retrouve également ce résultat par compensation exacte, à l'origine, des champs magnétiques créés par les quatre bobines identiques disposées symétriquement deux à deux en opposition.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de maxwell en statique, divergence du champ magnétique

Rappeler les deux équations locales vérifiées par le champ magnétique en régime stationnaire et montrer que le champ proposé vérifie ces équations. Donner la valeur de .

Voir l'indice

Appliquer les équations locales de Maxwell en magnétostatique dans le vide (\operatorname{div} \vec{B} = 0 et \vec{\operatorname{rot}} \vec{B} = \vec{0}) et identifier la constante K' par les conditions de symétrie en O.

Voir la réponse courte

Équations locales \mathrm{div}\vec{B} = 0 et \vec{\mathrm{rot}}\vec{B} = \vec{0} dans le vide, conduisant à K' = K.

Voir le corrigé complet

Au voisinage de l'origine, dans l'espace vide de courants (\vec{j} = \vec{0}), le champ magnétique vérifie en régime stationnaire les deux équations locales fondamentales de la magnétostatique :

  • L'équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \mathrm{div}\,\vec{B} = 0
  • L'équation de Maxwell-Ampère stationnaire :

    \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \vec{0}

Vérifions que l'expression proposée \vec{B} = (Ky + K')\vec{e}_x + (Kx + K')\vec{e}_y satisfait ces équations :

  • Pour la divergence :

    \mathrm{div}\,\vec{B} = \frac{\partial B_x}{\partial x} + \frac{\partial B_y}{\partial y} + \frac{\partial B_z}{\partial z} = \frac{\partial}{\partial x}(Ky + K') + \frac{\partial}{\partial y}(Kx + K') + 0 = 0

    L'équation \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 est donc bien vérifiée.

  • Pour le rotationnel : comme le champ est indépendant de z et a une composante selon \vec{e}_z nulle, seules les dérivées par rapport à x et y interviennent :

    \begin{aligned} (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_x &= \frac{\partial B_z}{\partial y} - \frac{\partial B_y}{\partial z} = 0 \\ (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_y &= \frac{\partial B_x}{\partial z} - \frac{\partial B_z}{\partial x} = 0 \\ (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_z &= \frac{\partial B_y}{\partial x} - \frac{\partial B_x}{\partial y} = \frac{\partial}{\partial x}(Kx + K') - \frac{\partial}{\partial y}(Ky + K') = K - K = 0 \end{aligned}

    Ainsi, on a bien \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \vec{0}.

Valeur de K' :

À l'origine des coordonnées (0,0,0), le champ théorique vaut :

\vec{B}(O) = K'\vec{e}_x + K'\vec{e}_y

D'après les symétries établies à la question Q9, le champ est nul à l'origine (\vec{B}(O) = \vec{0}), ce qui impose :

\boxed{K' = 0}

Le champ quadrupolaire au voisinage de l'origine s'écrit donc simplement :

\vec{B} = K\left(y\vec{e}_x + x\vec{e}_y\right)

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de lorentz, focalisation

On suppose . On considère un faisceau d'électrons de vitesse avec , possédant une faible extension autour de l'origine. Sur un schéma, dessiner le champ magnétique et la force exercée sur un électron aux points et (figure 2b). En déduire que le faisceau est refocalisé au voisinage de l'origine grâce au quadrupôle.

Voir l'indice

Calculer la force magnétique de Lorentz subie par un électron en A et en B avec le champ \vec{B} = K y \vec{e}_x, et vérifier que cette force est de rappel vers l'axe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique \vec{B} donné par le résultat de la question Q10 en A et en B.
  2. Calculer la force de Lorentz magnétique \vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} subie par l'électron en chacun de ces points.
  3. Représenter ces vecteurs sur un schéma dans le plan (xOy) et interpréter le caractère de force de rappel vers l'axe central.
Voir la réponse courte

Schéma de \vec{B} et de la force de Lorentz \vec{F} = -e\vec{v}\times\vec{B} en A et B, orientée vers l'axe : effet focalisant.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le champ magnétique au voisinage de l'origine s'écrit :

\vec{B}(x,y) = K y\,\vec{e}_x + K x\,\vec{e}_y \quad \text{avec } K > 0

Au point A\left(0,\, \frac{\Delta y}{2},\, 0\right) : Le champ magnétique vaut :

\vec{B}(A) = K\,\frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x

Comme K > 0 et \Delta y > 0, \vec{B}(A) est dirigé suivant +\vec{e}_x.

La force magnétique subie par un électron de charge q = -e et de vitesse \vec{v} = v_0\,\vec{e}_z s'écrit :

\begin{aligned} \vec{F}(A) &= -e\,\vec{v}\wedge\vec{B}(A) \\ &= -e\left(v_0\,\vec{e}_z\right)\wedge\left(K\,\frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x\right) \\ &= -e\,v_0\,K\,\frac{\Delta y}{2}\left(\vec{e}_z\wedge\vec{e}_x\right) \end{aligned}

Puisque le trièdre (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) est orthonormé direct, on a \vec{e}_z\wedge\vec{e}_x = \vec{e}_y, d'où :

\vec{F}(A) = -e\,v_0\,K\,\frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_y

La force exercée sur l'électron en A est donc dirigée vers le bas, vers l'origine O.

Au point B\left(0,\, -\frac{\Delta y}{2},\, 0\right) : De même, en B :

\vec{B}(B) = -K\,\frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x

\vec{B}(B) est dirigé suivant -\vec{e}_x.

La force subie par l'électron vaut :

\vec{F}(B) = -e\left(v_0\,\vec{e}_z\right)\wedge\left(-K\,\frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x\right) = +e\,v_0\,K\,\frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_y

La force exercée sur l'électron en B est donc dirigée vers le haut, vers l'origine O.

Conclusion sur la focalisation : En tout point de l'axe Oy (avec y \neq 0), la composante de la force magnétique selon Oy s'écrit :

\boxed{F_y = -e\,v_0\,K\,y}

Comme -e\,v_0\,K < 0, cette force est une force de rappel linéaire ramenant les électrons vers le plan y = 0 : le quadrupôle assure donc une refocalisation du faisceau d'électrons dans la direction Oy.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de lorentz, doublet de quadrupôles

Montrer qu'un faisceau d'électrons possédant une extension autour de l'origine sera cette fois défocalisé. Expliquer comment on peut disposer deux quadrupôles successifs pour pallier cet inconvénient.

Voir l'indice

Calculer la force de Lorentz pour un point situé sur l'axe Ox et proposer un agencement alterné de quadrupôles tournés de 90^\circ (système focalisant-défocalisant).

Voir la réponse courte

Force centrifuge selon x (défocalisante). Utilisation d'un doublet de quadrupôles croisés à 90^\circ (réseau FODO) pour focaliser selon les deux axes.

Voir le corrigé complet

Considérons un électron du faisceau possédant un écart transversal selon l'axe Ox, de coordonnées (x, 0, z) au voisinage de l'axe de propagation.

D'après le résultat de la question Q10, le champ magnétique créé par le quadrupôle sur l'axe Ox (y = 0) s'écrit :

\vec{B}(x, 0, z) = K x \vec{e}_y

L'électron de charge q = -e et de vitesse \vec{v} = v_0 \vec{e}_z (avec v_0 > 0) subit la force de Lorentz :

\begin{aligned} \vec{F} &= -e \, \vec{v} \times \vec{B} \\ &= -e \left(v_0 \vec{e}_z\right) \times \left(K x \vec{e}_y\right) \\ &= -e v_0 K x \left(\vec{e}_z \times \vec{e}_y\right) \end{aligned}

Comme \vec{e}_z \times \vec{e}_y = -\vec{e}_x, on obtient :

\boxed{\vec{F} = e v_0 K x \vec{e}_x}

Puisque K > 0 et v_0 > 0, la force est dirigée dans le sens de +x\vec{e}_x :

  • pour x > 0, la force est orientée vers les x croissants (\vec{F} \cdot \vec{e}_x > 0) ;
  • pour x < 0, la force est orientée vers les x décroissants (\vec{F} \cdot \vec{e}_x < 0).

Cette force tend à éloigner les électrons de l'axe central x = 0 : le quadrupôle est donc défocalisant selon la direction Ox.

Dispositif correcteur (doublet de quadrupôles) : Un quadrupôle seul ne peut pas focaliser simultanément dans les deux directions transverses (théorème d'Earnshaw / divergence nulle du champ magnétique).

Pour pallier cet inconvénient, on dispose en série le long du faisceau deux quadrupôles successifs séparés d'une certaine distance D, le second étant décalé géométriquement par une rotation de 90^\circ autour de l'axe Oz (ou alimenté par des courants inversés, ce qui change le signe de K) :

  • le premier quadrupôle est focalisant selon Oy et défocalisant selon Ox (noté F_y D_x) ;
  • le second quadrupôle est défocalisant selon Oy et focalisant selon Ox (noté D_y F_x).

Ce système constitue un doublet focalisant (focalisation forte). Par analogie avec l'optique géométrique, l'association de deux lentilles de distances focales opposées f_1 = f et f_2 = -f séparées par une distance D possède une vergence équivalente donnée par la formule de Gullstrand :

V_{\text{éq}} = \frac{1}{f_1} + \frac{1}{f_2} - \frac{D}{f_1 f_2} = \frac{1}{f} - \frac{1}{f} + \frac{D}{f^2} = \frac{D}{f^2} > 0

L'effet net est donc globalement focalisant dans les deux directions Ox et Oy.

Résultat

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III · Rayonnement

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : polarisation d'une onde, rayonnement

Le rayonnement synchrotron est anisotrope et polarisé. Définir ces 2 mots.

Voir l'indice

Définir le caractère anisotrope par une dépendance spatiale de l'émission selon la direction, et la polarisation par une direction non aléatoire du vecteur champ électrique.

Voir la réponse courte

Anisotrope : dépend de la direction d'émission. Polarisé : le champ électrique vibre selon une direction privilégiée du plan d'onde.

Voir le corrigé complet
  1. Rayonnement anisotrope : Un rayonnement est dit anisotrope si ses caractéristiques physiques, en particulier la puissance surfacique émise (ou intensité lumineuse), dépendent de la direction de l'espace considérée (par opposition à un rayonnement isotrope, dont les propriétés sont identiques dans toutes les directions). Dans le cas du rayonnement synchrotron, l'émission est fortement concentrée vers l'avant, le long du vecteur vitesse de la particule relativiste.
  2. Rayonnement polarisé : Une onde électromagnétique est dite polarisée si le vecteur champ électrique \vec{E} décrit, en un point donné et au cours du temps, une trajectoire géométrique déterminée (rectiligne, elliptique ou circulaire) dans le plan d'onde perpendiculaire à la direction de propagation. Cela s'oppose à une onde naturelle ou non polarisée, pour laquelle l'orientation du champ électrique fluctue de manière aléatoire au cours du temps.
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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : dipôle oscillant, symétrie

Justifier que les composantes , et sont nulles. Justifier ensuite que les composantes non nulles des champs émis ne dépendent pas de .

Voir l'indice

Utiliser la symétrie de révolution autour de l'axe Oz du dipôle et le fait que les plans méridiens contenant l'axe Oz sont des plans de symétrie du courant dipolaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier les plans de symétrie de la distribution de charges et de courants passant par le point d'observation M(r,\theta,\varphi).
  2. Appliquer les règles de transformation du champ électrique (vecteur polaire) et du champ magnétique (vecteur axial / pseudovecteur) sous cette symétrie pour en déduire les composantes nulles.
  3. Utiliser l'invariance par rotation autour de l'axe (Oz) pour établir l'indépendance des composantes vis-à-vis de l'angle azimutal \varphi.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour de Oz (indépendance en \varphi), plans méridiens plans de symétrie de la distribution dipolaire.

Voir le corrigé complet

1. Direction des champs et composantes nulles :

La distribution de charges et de courants est entièrement localisée sur l'axe (Oz) : la charge positive +e est fixe en O, et l'électron de charge -e effectue un mouvement rectiligne sinusoïdal sur (Oz). Le vecteur densité de courant associé \vec{j} est donc dirigé selon \vec{e}_z.

Considérons le plan méridien \Pi_M = (O, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta) contenant l'axe (Oz) et le point d'observation M.

  • Ce plan contient les charges ainsi que le vecteur vitesse \vec{v}(t) de l'électron : c'est un plan de symétrie pour la distribution de charges \rho et pour la distribution de courants \vec{j}.
  • Le champ électrique \vec{E}(M) étant un vecteur polaire, il est contenu dans tout plan de symétrie de ses sources. Ainsi, \vec{E}(M) \in \Pi_M, ce qui impose une composante orthogonale à ce plan nulle :

    \boxed{E_\varphi = 0}
  • Le champ magnétique \vec{B}(M) étant un pseudovecteur (vecteur axial), il est orthogonal à tout plan de symétrie de ses sources. Le vecteur normal à \Pi_M étant \vec{e}_\varphi, le champ magnétique est purement orthoradial selon \vec{e}_\varphi, ce qui implique que ses composantes dans le plan \Pi_M sont nulles :

    \boxed{B_r = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta = 0}

2. Indépendance en \varphi :

La distribution de charges et de courants présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz) : elle est invariante par toute rotation d'angle \varphi autour de cet axe.

D'après le principe de Curie, les champs créés possèdent les mêmes invariances que leurs sources. Par conséquent, exprimées dans la base sphérique locale adaptée (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi), les composantes non nulles des champs ne dépendent pas de la coordonnée azimutale \varphi :

\boxed{\frac{\partial \vec{E}}{\partial \varphi} = \vec{0} \quad \text{et} \quad \frac{\partial \vec{B}}{\partial \varphi} = \vec{0}}

Les composantes scalaires ne dépendent donc que des coordonnées r, \theta et du temps t.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : moment dipolaire, cinématique

Exprimer l'accélération de l'électron. Définir le moment dipolaire associé à la distribution de charges et donner son amplitude en fonction de , et de .

Voir l'indice

Dériver deux fois le vecteur position \vec{\mathrm{OP}}(t) par rapport au temps pour obtenir l'accélération, et exprimer le moment dipolaire \vec{p}_0 associé aux deux charges.

Voir la réponse courte

Accélération \vec{a} = -\omega^2 z(t)\vec{e}_z et moment dipolaire \vec{p} = -e z(t)\vec{e}_z, d'où l'amplitude p_0 = e a / \omega^2.

Voir le corrigé complet

Le mouvement de l'électron est décrit par le vecteur position :

\vec{\mathrm{OP}}(t) = l\cos(\omega t)\,\vec{e}_z

La vitesse de l'électron s'obtient par dérivation temporelle :

\vec{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\vec{\mathrm{OP}}}{\mathrm{d}t} = -l\omega\sin(\omega t)\,\vec{e}_z

Par une seconde dérivation temporelle, on obtient l'accélération de l'électron :

\boxed{\vec{a}(t) = \frac{\mathrm{d}^2\vec{\mathrm{OP}}}{\mathrm{d}t^2} = -l\omega^2\cos(\omega t)\,\vec{e}_z = -\omega^2\vec{\mathrm{OP}}(t)}

Pour un système de charges discrètes \{q_i\} situées en des points M_i, le moment dipolaire électrique est défini par :

\vec{p}(t) = \sum_i q_i\,\vec{\mathrm{OM}}_i

La charge totale étant nulle (+e - e = 0), ce moment dipolaire est indépendant de l'origine O choisie. Pour la distribution constituée de la charge +e fixe en O et de la charge -e en P, il s'écrit :

\vec{p}(t) = (+e)\vec{0} + (-e)\vec{\mathrm{OP}}(t) = -e l\cos(\omega t)\,\vec{e}_z

En posant \vec{p}_0 = -el\,\vec{e}_z, le moment dipolaire varie sinusoïdalement selon \vec{p}(t) = \vec{p}_0\cos(\omega t).

L'amplitude de l'accélération de l'électron vaut a = \|\vec{a}\|_{\max} = l\omega^2, ce qui donne l = \frac{a}{\omega^2}. L'amplitude p_0 = \|\vec{p}_0\| = el du moment dipolaire s'exprime donc par :

\boxed{p_0 = \frac{ea}{\omega^2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : zone de rayonnement, retard de propagation

Définir la zone de rayonnement et justifier le terme apparaissant dans l'argument du cosinus.

Voir l'indice

Préciser la condition de zone de rayonnement (r \gg \lambda) et interpréter le temps retardé t - r/c dû à la vitesse finie de propagation de la lumière.

Voir la réponse courte

Zone de rayonnement définie par r \gg \lambda. Le terme r/c traduit le temps de propagation de l'onde à la célérité c.

Voir le corrigé complet

1. Définition de la zone de rayonnement

L'émission dipolaire met en jeu deux échelles spatiales caractéristiques : la dimension de la source l et la longueur d'onde du rayonnement émis \lambda = \dfrac{2\pi c}{\omega}.

La zone de rayonnement (ou zone d'onde, ou champ lointain) est la région de l'espace située à une distance r du dipôle très grande devant la longueur d'onde :

\boxed{r \gg \lambda = \frac{2\pi c}{\omega}}

(sachant que l'approximation dipolaire r \gg l est également vérifiée, avec ici l \ll \lambda). Dans cette région :

  • les termes de champ électromagnétique décroissant en 1/r deviennent prépondérants devant les termes en 1/r^2 (champ d'induction) et en 1/r^3 (champ quasi-statique) ;
  • le flux du vecteur de Poynting à travers une sphère de rayon r ne tend pas vers zéro lorsque r \to +\infty : il y a propagation d'une puissance rayonnée non nulle à l'infini.

2. Justification du terme r/c

Les ondes électromagnétiques se propagent dans le vide à la vitesse finie c.

  • La source étant localisée autour de l'origine O (l \ll r), le signal reçu au point M situé à la distance r = OM à la date t a été émis par le dipôle à une date antérieure, dite date retardée :

    t_{\text{ret}} = t - \frac{r}{c}
  • Le terme \dfrac{r}{c} représente la durée de propagation (ou temps de retard) mise par l'onde électromagnétique pour parcourir la distance r entre la source et le point d'observation.

L'argument de la fonction d'oscillation de la source \cos(\omega t) devient donc naturellement \cos\!\left(\omega\!\left(t - \frac{r}{c}\right)\right).

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : structure d'onde plane, polarisation rectiligne

Montrer que l'onde a localement une structure d'onde plane. Qualifier la polarisation de l'onde. Vérifier l'homogénéité des champs.

Voir l'indice

Vérifier la relation locale \vec{B} = (\vec{e}_r \wedge \vec{E})/c, constater que \vec{E} garde une direction fixe le long de \vec{e}_\theta et vérifier la cohérence des dimensions physiques.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation locale caractéristique d'une onde plane progressive entre \vec{E}, \vec{B} et la direction de propagation \vec{u} = \vec{e}_r, puis justifier l'approximation locale sur une distance petite devant r.
  2. Observer la direction du champ électrique au cours du temps pour conclure sur la polarisation.
  3. Analyser la dimension de l'expression des champs à l'aide des unités usuelles du système international (en particulier \mu_0 en \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} ou \text{H}\cdot\text{m}^{-1}).
Voir la réponse courte

Relation de structure \vec{B} = (\vec{e}_r \times \vec{E})/c, onde transverse polarisée rectilignement selon \vec{e}_\theta, vérification dimensionnelle.

Voir le corrigé complet

1. Structure locale d'onde plane

Les expressions données des champs dans la zone de rayonnement s'écrivent :

\vec{E} = E_\theta(r, \theta, t)\,\vec{e}_\theta \quad \text{et} \quad \vec{B} = B_\varphi(r, \theta, t)\,\vec{e}_\varphi

avec la direction de propagation radiale \vec{u} = \vec{e}_r. On constate que :

  • Les champs sont strictement transverses à la direction de propagation radiale :

    \vec{E} \cdot \vec{e}_r = 0 \quad \text{et} \quad \vec{B} \cdot \vec{e}_r = 0
  • Les vecteurs directeurs forment un trièdre orthonormé direct (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi) puisque \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_\varphi.
  • La relation de structure reliant le champ électrique et le champ magnétique s'écrit :

    \vec{B} = \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c}

    ce qui implique également la relation d'amplitude E = c B.

À grande distance de la source (r \gg \lambda), sur une étendue spatiale petite devant la distance r, la courbure des surfaces d'onde sphériques est négligeable et l'amplitude en 1/r varie très peu : l'onde présente donc localement la structure d'une onde plane progressive se propageant selon \vec{e}_r.

2. Polarisation de l'onde

En tout point M(r,\theta,\varphi) fixé, le vecteur champ électrique \vec{E} conserve une direction constante portée par \vec{e}_\theta au cours du temps. L'onde émise est donc à :

\boxed{\text{polarisation rectiligne selon } \vec{e}_\theta}

3. Vérification de l'homogénéité des champs

  • Pour le champ électrique \vec{E} : La perméabilité magnétique du vide \mu_0 s'exprime en \text{H}\cdot\text{m}^{-1} = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} (car une f.é.m. d'auto-induction vérifie e = -L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} \implies [L] = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}). Le moment dipolaire p_0 s'exprime en \text{C}\cdot\text{m} = \text{A}\cdot\text{s}\cdot\text{m}, la pulsation \omega en \text{s}^{-1} et r en \text{m}.

    La dimension de l'amplitude s'écrit donc :

    \begin{aligned} \left[ \frac{\mu_0 p_0 \omega^2}{r} \right] &= \frac{[\mu_0] \cdot [p_0] \cdot [\omega]^2}{[r]} \\ &= \frac{(\text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{A}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}) \cdot (\text{A}\cdot\text{s}\cdot\text{m}) \cdot (\text{s}^{-2})}{\text{m}} \\ &= \text{V}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

    L'expression est bien homogène à un champ électrique (en \text{V}\cdot\text{m}^{-1}).

  • Pour le champ magnétique \vec{B} : On a B = \frac{E}{c}. La dimension de B est donc :

    [B] = \frac{[E]}{[c]} = \frac{\text{V}\cdot\text{m}^{-1}}{\text{m}\cdot\text{s}^{-1}} = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-2} = \text{T}

    car la loi de Faraday (\mathrm{d}\Phi = B\,\mathrm{d}S) donne [B] = \text{Wb}\cdot\text{m}^{-2} = \text{V}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-2} = \text{T}. L'expression est bien homogène à un champ magnétique (en teslas \text{T}).

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting, indicatrice de rayonnement

Définir et exprimer le vecteur de Poynting associé à l'onde émise. Déterminer dans quelle direction la puissance surfacique émise est maximale et exprimer la norme de la valeur moyenne du vecteur de Poynting dans cette direction.

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel \vec{\Pi} = (\vec{E}\wedge\vec{B})/\mu_0, prendre la moyenne temporelle de \cos^2 et chercher l'angle \theta maximisant le facteur \sin^2\theta.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition électrodynamique du vecteur de Poynting et le calculer à partir des expressions de \vec{E} et \vec{B} dans la zone de rayonnement.
  2. Calculer la moyenne temporelle de ce vecteur pour obtenir la puissance surfacique moyenne rayonnée.
  3. Déterminer la valeur de \theta qui maximise cette puissance et exprimer la norme maximale en fonction des grandeurs de l'énoncé ainsi que de l'accélération a.
Voir la réponse courte

Expression \vec{\Pi} = (\vec{E}\times\vec{B})/\mu_0, puissance maximale dans le plan équatorial \theta = \pi/2 en \sin^2\theta, moyenne temporelle avec facteur 1/2.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting \vec{\Pi} représente la densité surfacique de puissance transportée par l'onde électromagnétique. Il est défini par :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

En utilisant la base sphérique orthonormée directe dans laquelle \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_\varphi = \vec{e}_r, et en injectant les expressions de \vec{E} et \vec{B} données dans l'énoncé :

\begin{aligned} \vec{\Pi} &= \frac{1}{\mu_0} \left[ -\frac{\mu_0 p_0 \omega^2 \sin\theta}{4\pi r} \cos\left(\omega\left(t - \frac{r}{c}\right)\right) \vec{e}_\theta \right] \wedge \left[ -\frac{\mu_0 p_0 \omega^2 \sin\theta}{4\pi r c} \cos\left(\omega\left(t - \frac{r}{c}\right)\right) \vec{e}_\varphi \right] \\ &= \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4 \sin^2\theta}{16 \pi^2 c r^2} \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{r}{c}\right)\right) \vec{e}_r \end{aligned}
\boxed{\vec{\Pi}(r, \theta, t) = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4 \sin^2\theta}{16\pi^2 c r^2} \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{r}{c}\right)\right) \vec{e}_r}

La puissance surfacique moyenne émise est donnée par la norme de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting. La moyenne temporelle du terme en cosinus au carré vaut \langle \cos^2(\dots) \rangle = \frac{1}{2}, d'où :

\langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4 \sin^2\theta}{32 \pi^2 c r^2} \vec{e}_r

Cette grandeur dépend de la direction d'émission par le facteur \sin^2\theta ; elle est donc maximale pour \sin^2\theta = 1, c'est-à-dire dans la direction :

\boxed{\theta = \frac{\pi}{2}}

soit dans le plan équatorial orthogonal à l'axe d'oscillation du dipôle Oz.

Dans cette direction, la norme de la valeur moyenne du vecteur de Poynting vaut :

\|\langle \vec{\Pi} \rangle\|_{\max} = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4}{32 \pi^2 c r^2}

En introduisant la relation p_0 \omega^2 = e a (établie à la question Q15) et la relation \mu_0 = \frac{1}{\varepsilon_0 c^2}, on peut également l'écrire sous la forme :

\boxed{\|\langle \vec{\Pi} \rangle\|_{\max} = \frac{e^2 a^2}{32 \pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : indicatrice de rayonnement, rayonnement synchrotron

Donner la direction dans laquelle la puissance surfacique moyenne émise est maximale. Comparer alors qualitativement la valeur maximale de la norme de la moyenne du vecteur de Poynting dans le cas du rayonnement synchrotron et dans le cas du rayonnement dipolaire électrique. Commenter.

Voir l'indice

Rechercher la valeur de \theta qui minimise le dénominateur relativiste (1 - (v/c)\cos\theta)^4, et comparer l'intensité de l'émission à celle du dipôle non relativiste.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition de maximalité du terme angulaire dans l'expression fournie de \langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle.
  2. Exprimer ce maximum en fonction de celui obtenu pour le dipôle oscillant à la question Q18, puis relier l'écart 1 - v/c au facteur de Lorentz \gamma.
  3. Commenter l'effet de concentration énergétique vers l'avant (effet de phare relativiste).
Voir la réponse courte

Émission synchrotron maximale vers l'avant selon la vitesse, alors que le dipôle classique émet perpendiculairement à l'accélération.

Voir le corrigé complet

La puissance surfacique moyenne émise est donnée par la norme du vecteur de Poynting moyen :

\|\langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle\| \approx \frac{e^2 a^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2} \frac{1}{\left(1 - \frac{v}{c} \cos\theta\right)^4}

Comme 0 < v < c, le dénominateur 1 - \frac{v}{c} \cos\theta > 0 est strictement minimal lorsque \cos\theta = 1, c'est-à-dire pour :

\boxed{\theta = 0}

La puissance surfacique moyenne est donc maximale vers l'avant, dans la direction du vecteur vitesse \vec{v} de l'électron (tangente à la trajectoire au point d'émission).

En \theta = 0, la valeur maximale vaut :

\|\langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle\|_{\max} \approx \frac{e^2 a^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2} \frac{1}{\left(1 - \frac{v}{c}\right)^4}

D'après le résultat de la question Q18, la valeur maximale du rayonnement dipolaire classique s'écrit :

\|\langle \vec{\Pi}_{\text{dip}} \rangle\|_{\max} = \frac{e^2 a^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2}

On en déduit la relation :

\|\langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle\|_{\max} \approx \frac{1}{\left(1 - \frac{v}{c}\right)^4} \|\langle \vec{\Pi}_{\text{dip}} \rangle\|_{\max}

Pour un électron ultrarelativiste (v \approx c), le facteur de Lorentz vérifie :

\begin{aligned} \frac{1}{\gamma^2} &= 1 - \frac{v^2}{c^2} = \left(1 - \frac{v}{c}\right)\left(1 + \frac{v}{c}\right) \approx 2\left(1 - \frac{v}{c}\right) \\ \implies 1 - \frac{v}{c} &\approx \frac{1}{2\gamma^2} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\|\langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle\|_{\max} \approx 16 \gamma^8 \|\langle \vec{\Pi}_{\text{dip}} \rangle\|_{\max} \gg \|\langle \vec{\Pi}_{\text{dip}} \rangle\|_{\max}}

Résultat

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IV · Directivité du rayonnement synchrotron

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : composition des vitesses, cinématique

On suppose que la règle de composition des vitesses est la règle de composition galiléenne. Exprimer et représenter la vitesse (par rapport à ) de la particule émise dans à la vitesse avec l'angle (figure 4). En déduire l'angle formé par avec l'axe en fonction de et de . Donner la proportion des particules émise dans le cône de demi-angle par rapport à .

Voir l'indice

Composer les vitesses de manière galiléenne \vec{v}'_p = \vec{v}_p + \vec{v} et exprimer la tangente de l'angle \theta' par le rapport des composantes orthogonales.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de composition classique (galiléenne) des vitesses pour relier la vitesse \vec{v}_p' dans \mathcal{R}' à la vitesse \vec{v}_p dans le référentiel propre \mathcal{R}.
  2. Représenter géométriquement cette somme vectorielle dans le plan xOy et exprimer \tan\theta' par trigonométrie élémentaire.
  3. Associer le domaine angulaire [-\pi/2, \, \pi/2] de l'espace propre \mathcal{R} au cône d'émission d'angle de demi-ouverture \theta' dans \mathcal{R}'.
Voir la réponse courte

Loi de composition galiléenne \vec{v}_p' = \vec{v}_p + \vec{v}, d'où \tan\theta' = v_p/v. Le demi-espace se resserre dans le cône : 50

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel \mathcal{R} lié à l'électron, la particule émise avec l'angle \theta = \pi/2 possède une vitesse :

\vec{v}_p = v_p \, \vec{e}_y

Le référentiel \mathcal{R} se déplaçant à la vitesse d'entraînement \vec{v} = v \, \vec{e}_x par rapport au référentiel \mathcal{R}', la loi de composition galiléenne des vitesses donne :

\vec{v}_p' = \vec{v}_p + \vec{v} = v \, \vec{e}_x + v_p \, \vec{e}_y

D'après le triangle rectangle formé par les composantes de \vec{v}_p' :

\tan \theta' = \frac{v_p}{v} \implies \boxed{\theta' = \arctan\left(\frac{v_p}{v}\right)}

Dans le référentiel \mathcal{R}, l'émission est isotrope dans le plan xOy. L'ensemble des particules émises dans le demi-espace x > 0 correspond à la plage angulaire :

\theta \in \left[-\frac{\pi}{2}, \, \frac{\pi}{2}\right]

ce qui représente une fraction de 1/2 (soit 50\,\%) des particules totales émises.

Par symétrie et monotonie de la composition des vitesses, ces particules correspondent dans le référentiel \mathcal{R}' à un angle compris entre -\theta' et +\theta'.

La proportion de particules émises dans le cône de demi-angle \theta' par rapport à \mathcal{R}' est donc de :

\boxed{\frac{1}{2} \quad \text{soit} \quad 50\,\%}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse de la lumière, relativité restreinte

Le calcul précédent permet de comprendre qualitativement l'anisotropie du rayonnement lorsque les particules émises sont des photons, mais ne peut être exact. Expliquer pourquoi.

Voir l'indice

Rappeler le second postulat de la relativité restreinte imposant l'invariance de la vitesse de la lumière c dans tout référentiel galiléen.

Voir la réponse courte

La vitesse des photons dans le vide est invariante et égale à c dans tout référentiel galiléen, infirmant la loi galiléenne.

Voir le corrigé complet

Le raisonnement précédent repose sur la loi de composition galiléenne des vitesses, qui n'est pas applicable aux photons pour deux raisons fondamentales :

  1. Invariance de la vitesse de la lumière : Pour des photons, la norme de la vitesse d'émission dans le référentiel \mathcal{R} de l'électron vaut v_p = c. La règle galiléenne conduit dans le référentiel \mathcal{R}' du laboratoire à une vitesse :

    \|\vec{v}_p'\| = \sqrt{v^2 + v_p^2} = \sqrt{v^2 + c^2} > c

    ce qui contredit le postulat d'Einstein stipulant que la vitesse de la lumière dans le vide est invariante par changement de référentiel galiléen et vaut strictement c.

  2. Domaine ultrarelativiste de l'électron : L'électron dans l'anneau de stockage se déplace à une vitesse v extrêmement proche de c (avec \gamma \approx 5\cdot 10^4). La cinématique newtonienne est totalement invalide et il est indispensable d'utiliser les formules de transformation relativiste des vitesses de Lorentz-Einstein.
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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relativité restreinte, angle d'ouverture

En déduire que pour un électron ultrarelativiste du synchrotron, le demi-angle à l'intérieur duquel est émis la moitié du rayonnement est tel que . Calculer pour . Conclure.

Voir l'indice

Appliquer les relations relativistes fournies avec une particule se déplaçant à la vitesse de la lumière (v_{p\parallel} = 0, v_{p\perp} = c) et effectuer un développement pour \gamma \gg 1.

Voir la stratégie
  1. Identifier les composantes de la vitesse d'un photon émis à la limite du demi-espace avant dans le référentiel propre \mathcal{R} (\theta = \pi/2).
  2. Appliquer les formules relativistes de transformation des vitesses pour déterminer les composantes dans \mathcal{R}'.
  3. Exprimer \tan\theta' puis utiliser l'approximation ultrarelativiste (v \approx c et \gamma \gg 1) pour en déduire \theta'.
  4. Effectuer l'application numérique avec le nombre requis de chiffres significatifs et interpréter physiquement le résultat.
Voir la réponse courte

Relation relativiste des angles menant à \theta' \approx 1/\gamma = 2,0 \cdot 10^{-5}\text{ rad} : émission extrêmement collimatée vers l'avant.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel propre \mathcal{R} de l'électron, la moitié du rayonnement est émise dans le demi-espace avant (x > 0), c'est-à-dire pour des angles polaires vérifiant -\frac{\pi}{2} \leqslant \theta \leqslant \frac{\pi}{2}.

Pour les photons émis à la limite de ce domaine, à \theta = \pm \frac{\pi}{2}, la vitesse de propagation est égale à c, de sorte que ses composantes parallèle et perpendiculaire à \vec{v} = v\vec{e}_x s'écrivent :

v_{p\parallel} = 0 \quad \text{et} \quad v_{p\perp} = c

Les lois de transformation des vitesses en relativité restreinte fournies par l'énoncé donnent dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}' :

\begin{aligned} v_{p\parallel}' &= \frac{v_{p\parallel} + v}{1 + \frac{v\,v_{p\parallel}}{c^2}} = v \\ v_{p\perp}' &= \frac{v_{p\perp}}{\gamma\left(1 + \frac{v\,v_{p\parallel}}{c^2}\right)} = \frac{c}{\gamma} \end{aligned}

L'angle \theta' formé par \vec{v}_p' avec l'axe Ox vérifie donc :

\tan \theta' = \frac{v_{p\perp}'}{v_{p\parallel}'} = \frac{c}{\gamma v}

Dans le cas d'un électron ultrarelativiste, la vitesse de l'électron est extrêmement proche de celle de la lumière, soit v \approx c, et le facteur de Lorentz est très grand (\gamma \gg 1). L'angle \theta' est donc très petit devant 1 rad, ce qui autorise le développement à l'ordre 1 : \tan \theta' \approx \theta'. On obtient ainsi :

\boxed{\theta' \approx \frac{1}{\gamma}}

Application numérique : Pour \gamma = 5,0 \cdot 10^4 :

\theta' \approx \frac{1}{5,0 \cdot 10^4} = 2 \cdot 10^{-5}\text{ rad}
\boxed{\theta' \approx 2 \cdot 10^{-5}\text{ rad}}

Conclusion : La moitié de l'énergie rayonnée par l'électron est concentrée dans un cône d'émission vers l'avant extrêmement étroit, d'un demi-angle de l'ordre de 20\text{ }\mu\text{rad}. Le rayonnement synchrotron possède donc une directivité exceptionnelle (effet dit « effet de phare relativiste »), ce qui lui confère une brillance et une luminance phénoménales dans la direction tangentielle à la trajectoire.

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique circulaire, longueur d'arc

Exprimer la longueur de cette fraction de trajectoire en fonction du rayon et de .

Voir l'indice

Considérer l'arc de cercle intercepté par l'angle au centre associé au balayage du cône d'émission d'ouverture 2\theta'.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition pour que le rayonnement émis en un point de la trajectoire soit perçu par l'observateur situé en M (très éloigné).
  2. En déduire l'angle de balayage du vecteur vitesse tangentiel entre les points d'entrée A_1 et de sortie A_2.
  3. Exprimer la longueur de l'arc de cercle de rayon R sous-tendu par cet angle.
Voir la réponse courte

Longueur d'arc de trajectoire sous l'angle au centre 2\theta' : L = 2 R \theta' \approx 2 R / \gamma.

Voir le corrigé complet

Le rayonnement est émis dans un cône de révolution d'axe colinéaire à la vitesse \vec{v} (tangente à la trajectoire) et de demi-angle au sommet \theta'. L'observateur situé au point lointain M (dans la direction fixe \vec{u}_M) ne perçoit ce rayonnement que si la droite de visée est contenue à l'intérieur du cône d'émission, soit :

\widehat{(\vec{v}, \vec{u}_M)} \le \theta'.

D'après la figure 5 :

  • au point A_1, l'observateur entre dans le cône d'émission : l'angle entre la vitesse \vec{v}(A_1) et \vec{u}_M vaut \theta' ;
  • au point A_2, l'observateur quitte le cône d'émission : l'angle entre la vitesse \vec{v}(A_2) et \vec{u}_M vaut -\theta'.

Entre A_1 et A_2, le vecteur tangent à la trajectoire tourne donc d'un angle total :

\Delta \alpha = 2\theta'.

La trajectoire étant circulaire de rayon R, l'angle au centre correspondant vaut également \Delta \alpha = 2\theta'. La longueur de l'arc de trajectoire A_1A_2 parcouru s'écrit donc :

\boxed{A_1A_2 = 2R\theta'}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, temps de propagation

Soient et les instants auxquels l'électron, de vitesse proche de , passe en et , mesurés dans le référentiel de l'observateur. Exprimer les instants et auxquels l'observateur reçoit les signaux émis en et et en déduire que, pour l'observateur, la durée du signal reçu vaut, avec :

Montrer que :

Voir l'indice

Exprimer le temps d'arrivée de chaque signal au point d'observation M en tenant compte du temps de trajet de l'onde lumineuse, puis utiliser l'approximation 1 - v/c \approx 1/(2\gamma^2).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de parcours de l'électron entre A_1 et A_2 à partir de la longueur d'arc trouvée à la question précédente.
  2. Écrire les temps de réception t_1' et t_2' en tenant compte du temps de propagation de la lumière jusqu'à l'observateur éloigné situé en M.
  3. Calculer la durée perçue \Delta t = t_2' - t_1', puis utiliser l'approximation ultrarelativiste liant (1 - v/c) au facteur de Lorentz \gamma.
Voir la réponse courte

Écriture des temps de réception t_i' = t_i + d_i/c puis approximation relativiste 1 - v/c \approx 1/(2\gamma^2), menant à \Delta t \approx R/(c\gamma^3).

Voir le corrigé complet

L'observateur M étant situé à grande distance, les rayons émis en A_1 et A_2 vers M sont quasiment parallèles à la direction moyenne d'observation. Les signaux lumineux émis aux instants t_1 et t_2 parviennent en M aux instants :

t_1' = t_1 + \frac{A_1 M}{c} \quad \text{et} \quad t_2' = t_2 + \frac{A_2 M}{c}

D'après la question Q23, la longueur d'arc parcourue par l'électron à vitesse v est A_1 A_2 = 2R\theta'. La durée du trajet de l'électron entre A_1 et A_2 est donc :

t_2 - t_1 = \frac{A_1 A_2}{v} = \frac{2R\theta'}{v}

Puisque l'angle d'ouverture \theta' est extrêmement petit (\theta' \sim 10^{-5}\text{ rad}), la projection de la trajectoire sur la ligne de visée vers M s'écrit au premier ordre en \theta' :

A_1 M - A_2 M \approx 2R\sin\theta' \approx 2R\theta'

La durée du signal reçu par l'observateur s'en déduit :

\begin{aligned} \Delta t &= t_2' - t_1' = (t_2 - t_1) - \frac{A_1 M - A_2 M}{c} \\ &= \frac{2R\theta'}{v} - \frac{2R\theta'}{c} = \frac{2R\theta'}{v} \left(1 - \frac{v}{c}\right) \end{aligned}

En utilisant l'approximation \theta' \approx \frac{1}{\gamma}, on obtient bien :

\boxed{\Delta t = \frac{2R}{\gamma v}\left(1 - \frac{v}{c}\right)}

Pour un électron ultrarelativiste (v \approx c), exprimons la différence (1 - v/c) à l'aide de la définition de \gamma :

\frac{1}{\gamma^2} = 1 - \frac{v^2}{c^2} = \left(1 - \frac{v}{c}\right)\left(1 + \frac{v}{c}\right)

Comme v \approx c, on a 1 + \frac{v}{c} \approx 2, d'où :

1 - \frac{v}{c} \approx \frac{1}{2\gamma^2}

En injectant cette relation et v \approx c dans l'expression de \Delta t :

\Delta t \approx \frac{2R}{\gamma c} \times \frac{1}{2\gamma^2}
\boxed{\Delta t \approx \frac{R}{c\gamma^3}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : spectre électromagnétique, rayon x

On admet que la fréquence associée à constitue la fréquence supérieure du spectre émis. Calculer pour et . Citer le domaine du spectre électromagnétique auquel appartient le rayonnement émis à cette fréquence.

Voir l'indice

Associer la pulsation ou fréquence maximale à f_{\max} \approx 1/\Delta t et situer le résultat numérique obtenu dans l'échelle spectrale des ondes électromagnétiques.

Voir la réponse courte

Fréquence f_{\max} = 1/\Delta t = c\gamma^3/R \approx 6,6 \cdot 10^{20}\text{ Hz}, appartenant au domaine des rayons X durs / gamma.

Voir le corrigé complet

La fréquence f_{\max} associée à la durée d'impulsion \Delta t s'exprime par :

f_{\max} \approx \frac{1}{\Delta t}

En utilisant l'expression établie à la question Q24, \Delta t \approx \dfrac{R}{c\gamma^3}, il vient :

\boxed{f_{\max} \approx \frac{c\gamma^3}{R}}

Application numérique avec les données :

  • c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • \gamma = 5,0 \cdot 10^4 \implies \gamma^3 = 1,25 \cdot 10^{14}
  • R = 57\text{ m}
\begin{aligned} f_{\max} &\approx \frac{3,0 \cdot 10^8 \times 1,25 \cdot 10^{14}}{57} \\ f_{\max} &\approx \frac{3,75 \cdot 10^{22}}{57} \approx 6,6 \cdot 10^{20}\text{ Hz} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif imposé par l'énoncé :

\boxed{f_{\max} \approx 7 \cdot 10^{20}\text{ Hz}}

La longueur d'onde associée dans le vide vaut :

\lambda_{\min} = \frac{c}{f_{\max}} \approx \frac{3,0 \cdot 10^8}{6,6 \cdot 10^{20}} \approx 4,5 \cdot 10^{-13}\text{ m} \approx 0,5\text{ pm}

Une fréquence supérieure à 10^{19}\text{ Hz} (ou une longueur d'onde inférieure à quelques picomètres) correspond au domaine des rayons gamma (ou rayons X très durs).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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V · Principe de la spectrométrie à transformée de Fourier

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : interféromètre de michelson, tracé de rayons

Faire un schéma du dispositif, faisant apparaître les principaux éléments constitutifs de l'interféromètre, la source collimatée, le dispositif en sortie, ainsi que les rayons lumineux traversant l'interféromètre.

Voir l'indice

Représenter sur le schéma la source, la lentille collimatrice, la séparatrice, les deux miroirs plans perpendiculaires, la lentille de sortie et le détecteur en F'.

Voir la stratégie

Pour réaliser un schéma complet et rigoureux de l'interféromètre de Michelson :

  1. Représenter la chaîne optique dans l'ordre de propagation : source et système de collimation, division d'amplitude par la séparatrice, miroirs orthogonaux (configuration en lame d'air), recombinaison, et système de détection en sortie.
  2. Tracer les rayons lumineux en faisant clairement apparaître la division d'amplitude et la recombinaison en sortie.
  3. Légender précisément chaque élément mécanique et optique, en indiquant la mobilité de l'un des miroirs.
Voir la réponse courte

Schéma soigné de l'interféromètre de Michelson : source, collimateur, séparatrice, miroirs M_1 et M_2, lentille de sortie et détecteur.

Voir le corrigé complet

Le dispositif expérimental de spectrométrie par transformée de Fourier comprend les sous-ensembles suivants :

  • La source collimatée : une source lumineuse placée au foyer objet d'une lentille convergente de collimation L_c, délivrant un faisceau de rayons parallèles (incidence normale sur les miroirs).
  • L'interféromètre de Michelson en configuration lame d'air :

    • Une lame séparatrice semi-réfléchissante (S_p), inclinée à 45^\circ par rapport aux axes des faisceaux, qui sépare le faisceau incident en deux ondes de même amplitude (l'une transmise vers le miroir M_2, l'autre réfléchie vers le miroir M_1).
    • Deux miroirs plans orthogonaux de haute réflectivité : le miroir M_1 (usuellement fixe) et le miroir M_2 (mobile en translation selon son axe pour faire varier l'épaisseur d).
    • (Une lame compensatrice C_p, de même épaisseur et de même indice que S_p, peut être adjointe pour égaliser les trajets de verre dans les deux bras).
  • Le dispositif de détection en sortie :

    • Une lentille convergente de focalisation L.
    • Une photodiode placée au foyer image F' de L, recueillant le flux de l'anneau central (correspondant à l'incidence normale).
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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : interféromètre de michelson, formule de fresnel

Rappeler l'expression de l'intensité en en fonction de l'épaisseur de la lame d'air équivalente, de la longueur d'onde et de l'intensité maximale en . L'indice de réfraction de l'air est confondu avec celui du vide. Préciser quelle propriété de l'interféromètre permet d'obtenir un contraste maximal.

Voir l'indice

Utiliser la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude sous incidence normale (\delta = 2d), et mentionner le rôle d'une séparatrice équilibrée (R = T = 1/2).

Voir la réponse courte

Formule de Fresnel I = I_{\max}\cos^2(2\pi d / \lambda_m). Séparatrice semi-réfléchissante équilibrée (50/50) requise pour un contraste unité.

Voir le corrigé complet

L'interféromètre de Michelson est réglé en lame d'air d'épaisseur d, éclairé sous incidence normale (i = 0) par des rayons parallèles focalisés au foyer image F' de la lentille de sortie. L'indice de l'air étant n = 1, la différence de marche entre les deux ondes associées aux deux bras s'écrit :

\delta = 2d \cos i = 2d

Le déphasage correspondant entre les deux faisceaux est :

\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda_m}\delta = \frac{4\pi d}{\lambda_m}

D'après la formule de Fresnel pour l'interférence de deux ondes, l'intensité lumineuse au point F' s'exprime par :

\boxed{I(F') = \frac{I_{\max}}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d}{\lambda_m}\right)\right] = I_{\max}\cos^2\left(\frac{2\pi d}{\lambda_m}\right)}

Le contraste (ou facteur de visibilité) des franges est défini par :

C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}}

Pour obtenir un contraste maximal (C = 1, soit I_{\min} = 0), il est nécessaire que les deux ondes qui interfèrent aient la même amplitude (I_1 = I_2). Cette condition est réalisée si la lame séparatrice est parfaitement semi-réfléchissante et sans pertes (facteurs de transmission et de réflexion énergétiques égaux : R = T = 1/2) et si les deux miroirs présentent le même facteur de réflexion. La présence d'une lame compensatrice identique garantit en outre la parfaite symétrie optique des deux bras.

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : interféromètre de michelson, incertitude de mesure

L'épaisseur augmente avec le temps à vitesse constante à partir du contact optique, soit . Le signal , appelé interférogramme, est donné figure 6. En déduire la longueur d'onde et estimer son incertitude-type.

Voir l'indice

Relier la période temporelle des oscillations à la vitesse du miroir par T_{\text{osc}} = \lambda_m / (2v_0) et compter le nombre d'oscillations sur l'intervalle de temps fourni.

Voir la stratégie
  1. Relier la période temporelle T du signal s(t) à la vitesse de déplacement v_0 et à la longueur d'onde \lambda_m à partir de l'expression de l'intensité établie en Q27.
  2. Mesurer T sur la figure 6 sur un grand nombre d'oscillations afin de réduire l'incertitude de lecture.
  3. Calculer \lambda_m et déterminer son incertitude-type u(\lambda_m) par une évaluation de type B liée à la lecture graphique.
Voir la réponse courte

Période temporelle T mesurée sur plusieurs franges de l'interférogramme, \lambda_m = 2 v_0 T et calcul de l'incertitude-type associée.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression obtenue à la question Q27, l'intensité au foyer F' s'écrit en incidence normale :

I(t) = \frac{I_{\max}}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d(t)}{\lambda_m}\right)\right]

Comme d(t) = v_0 t et s(t) = K I(t), le signal photodiode prend la forme :

s(t) = \frac{K I_{\max}}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi v_0 t}{\lambda_m}\right)\right]

Ce signal est sinusoïdal de pulsation temporelle \Omega = \dfrac{4\pi v_0}{\lambda_m}, soit une période temporelle :

T = \frac{2\pi}{\Omega} = \frac{\lambda_m}{2 v_0} \quad \implies \quad \lambda_m = 2 v_0 T

Pour mesurer précisément la période T, on compte le nombre d'oscillations sur l'intervalle temporel le plus large possible sur la figure 6. Entre t_1 = 0\text{ s} et t_2 = 8{,}0\text{ s} (soit \Delta t = 8{,}0\text{ s}), on dénombre environ n = 22 périodes complètes (ou entre 20 et 23 selon le pointage) :

T = \frac{\Delta t}{n} \approx \frac{8{,}0}{22} \approx 0{,}36\text{ s}

On en déduit la longueur d'onde :

\lambda_m = 2 \times (7{,}0 \cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) \times 0{,}36\text{ s} \approx 5{,}1 \cdot 10^{-7}\text{ m}

Avec la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{\lambda_m \approx 5 \cdot 10^{-7}\text{ m} = 500\text{ nm}}

(Une lecture à n = 20 périodes conduit à T \approx 0{,}40\text{ s} et \lambda_m \approx 6 \cdot 10^{-7}\text{ m}, ce qui est également recevable).

Estimation de l'incertitude-type :
La relation étant \lambda_m = \dfrac{2 v_0 \Delta t}{n}, l'incertitude relative sur \lambda_m provient principalement de la mesure de \Delta t et du comptage de n :

  • Incertitude de repérage temporel : on estime la demi-largeur de lecture sur l'axe des abscisses à \delta(\Delta t) \approx 0{,}2\text{ s}, soit, pour une distribution uniforme :

    u(\Delta t) = \frac{\delta(\Delta t)}{\sqrt{3}} \approx \frac{0{,}2}{\sqrt{3}} \approx 0{,}1\text{ s} \quad \implies \quad \frac{u(\Delta t)}{\Delta t} \approx \frac{0{,}1}{8{,}0} \approx 1{,}5\,\%
  • Incertitude sur le nombre de périodes : estimée à \delta n \approx 0{,}5 période, soit :

    u(n) = \frac{0{,}5}{\sqrt{3}} \approx 0{,}3 \quad \implies \quad \frac{u(n)}{n} \approx \frac{0{,}3}{22} \approx 1{,}4\,\%

En combinant ces deux contributions indépendantes :

\frac{u(\lambda_m)}{\lambda_m} = \sqrt{\left(\frac{u(\Delta t)}{\Delta t}\right)^2 + \left(\frac{u(n)}{n}\right)^2} \approx \sqrt{(0{,}015)^2 + (0{,}014)^2} \approx 2\,\%

D'où l'incertitude-type absolue :

u(\lambda_m) \approx 0{,}02 \times 5 \cdot 10^{-7}\text{ m} \approx 1 \cdot 10^{-8}\text{ m}
\boxed{u(\lambda_m) \approx 1 \cdot 10^{-8}\text{ m} = 10\text{ nm}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : longueur de cohérence, largeur spectrale

Déduire de l'interférogramme de la figure 7b une estimation de la longueur de cohérence de la source, puis de la largeur spectrale de la source. On rappelle la relation entre le temps de cohérence et la largeur en fréquence de la source :

Voir l'indice

Mesurer sur la figure 7b la durée au bout de laquelle le contraste des oscillations s'annule pour en déduire \tau_c, puis relier \Delta \lambda à \lambda_m et L_c = c \tau_c.

Voir la stratégie
  1. Relier la diminution de visibilité de l'interférogramme à la perte de cohérence temporelle : la différence de marche dans l'interféromètre vaut \delta(t) = 2\,d(t) = 2\,v_0 t.
  2. Évaluer sur la figure 7b la durée caractéristique d'atténuation des oscillations pour en déduire la longueur de cohérence L_c = \Delta\delta.
  3. Relier la largeur spectrale en fréquence \Delta\nu à la largeur spectrale en longueur d'onde \Delta\lambda grâce à la relation de dispersion \nu = c/\lambda, puis utiliser \Delta\nu \cdot \tau_c \approx 1 avec L_c = c\,\tau_c.
Voir la réponse courte

Mesure de la largeur du paquet d'onde \Delta t_c, déduction de L_c = 2 v_0 \Delta t_c puis de la largeur spectrale \Delta\lambda \approx \lambda^2 / L_c.

Voir le corrigé complet

Dans l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air sous incidence normale, la différence de marche introduite entre les deux bras à l'instant t vaut :

\delta(t) = 2\,d(t) = 2\,v_0 t

L'amplitude des oscillations du signal s(t) (le contraste des franges) décroît avec le temps en raison de la cohérence temporelle limitée de la source.

Sur l'interférogramme de la figure 7b, l'amplitude de modulation, maximale à t = 0 (valeur crête-à-crête de 2 unités), est divisée par deux vers t_{1/2} \approx 30\text{ s} à 35\text{ s}, et les interférences sont quasiment éteintes pour t_{\text{ext}} \approx 60\text{ s}.

En choisissant la demi-largeur de l'enveloppe temporelle (atténuation de moitié du contraste), on estime le temps caractéristique d'interférence à \Delta t \approx 30\text{ s}. La longueur de cohérence L_c correspondante s'exprime par :

L_c \approx 2\,v_0\,\Delta t

Avec v_0 = 7,0\cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t \approx 30\text{ s} :

L_c \approx 2 \times 7,0\cdot 10^{-7} \times 30 = 4,2\cdot 10^{-5}\text{ m}

En conservant un seul chiffre significatif :

\boxed{L_c \approx 4\cdot 10^{-5}\text{ m}}

(Remarque : si l'on prend le temps d'extinction quasi-totale des franges à t \approx 60\text{ s}, on trouve L_c \approx 8\cdot 10^{-5}\text{ m}, ce qui donne le même ordre de grandeur).

La longueur de cohérence est liée au temps de cohérence \tau_c par :

L_c = c\,\tau_c

D'après la relation fournie, la largeur spectrale en fréquence vérifie :

\Delta\nu \approx \frac{1}{\tau_c} = \frac{c}{L_c}

Par ailleurs, la fréquence \nu et la longueur d'onde dans le vide \lambda sont reliées par \nu = \frac{c}{\lambda}. En différentiant au voisinage de la longueur d'onde moyenne \lambda_m :

|\Delta\nu| \approx \frac{c}{\lambda_m^2}\,\Delta\lambda \implies \Delta\lambda \approx \frac{\lambda_m^2}{c}\,\Delta\nu \approx \frac{\lambda_m^2}{L_c}

En utilisant la valeur \lambda_m \approx 5\cdot 10^{-7}\text{ m} déterminée à la question Q28 :

\Delta\lambda \approx \frac{(5\cdot 10^{-7})^2}{4\cdot 10^{-5}} \approx \frac{2,5\cdot 10^{-13}}{4\cdot 10^{-5}} \approx 6\cdot 10^{-9}\text{ m}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\Delta\lambda \approx 6\text{ nm}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : temps de cohérence, transformée de fourier

Préciser, devant quelle autre durée, la durée d'acquisition doit être « grande ».

Voir l'indice

Comparer la durée d'enregistrement T au temps caractéristique d'amortissement de l'interférogramme lié au temps de cohérence de la source.

Voir la stratégie
  1. Identifier les différentes échelles de temps caractéristiques du signal temporel s(t) issu de l'interféromètre.
  2. Justifier l'approximation de l'intégrale de Fourier (passage d'une intégrale sur un intervalle fini [0, T] à l'intégrale théorique sur [0, +\infty[).
Voir la réponse courte

La durée d'acquisition T doit être grande devant la durée du paquet d'interférences (temps de cohérence temporelle \tau_c).

Voir le corrigé complet

Pour que l'intégrale de Fourier bornée à l'intervalle [0, T] :

F(f) = \int_0^T s(t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t}\,\mathrm{d}t

représente fidèlement le spectre continu (qui correspond formellement à une borne supérieure infinie), la durée d'acquisition T doit être grande devant :

  1. La durée de cohérence de l'interférogramme (ou temps d'amortissement du signal) \tau_{\text{signal}} \approx \dfrac{L_c}{2 v_0} (qui vaut quelques dizaines de secondes d'après la figure 7b). Ainsi, le signal modulé s'est amorti et a pratiquement disparu pour t \ge T, ce qui rend négligeable la troncature temporelle et évite les effets d'apodisation (élargissement instrumental des raies).
  2. La période d'oscillation du signal T_{\text{osc}} = \dfrac{\lambda_m}{2 v_0} \approx 0{,}36\text{ s} (déterminée à la question Q28). Cela garantit d'enregistrer un très grand nombre de périodes d'oscillation et d'obtenir une résolution spectrale instrumentale \delta f \approx \dfrac{1}{T} très petite devant la fréquence centrale f_0 = \dfrac{1}{T_{\text{osc}}}.
\boxed{T \gg \tau_{\text{signal}} \approx \frac{L_c}{2 v_0} \quad \text{et} \quad T \gg T_{\text{osc}} = \frac{\lambda_m}{2 v_0}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : transformée de fourier discrète, échantillonnage

Donner la fréquence d'échantillonnage . Justifier que la discrétisation de l'équation (2) s'écrit approximativement :

Voir l'indice

Calculer le pas d'échantillonnage \Delta t = T/N pour en déduire f_e = 1/\Delta t, puis identifier la somme discrète à une approximation de l'intégrale par la méthode des rectangles.

Voir la stratégie
  1. Identifier le pas temporel d'échantillonnage T_e = t_{n+1} - t_n pour en déduire la fréquence d'échantillonnage f_e = 1/T_e.
  2. Approcher l'intégrale continue de Fourier sur [0, T] par une méthode d'intégration numérique (somme de Riemann ou méthode des rectangles) en subdivisant l'intervalle en N sous-intervalles de largeur T_e.
Voir la réponse courte

Fréquence f_e = N/T et discrétisation de l'intégrale de Fourier continue par la méthode des rectangles avec pas \Delta t = T/N.

Voir le corrigé complet

Le signal temporel est échantillonné aux instants réguliers t_n = n \dfrac{T}{N} pour n \in \llbracket 0, N-1 \rrbracket. Le pas d'échantillonnage temporel (ou période d'échantillonnage) vaut :

T_e = t_{n+1} - t_n = \frac{T}{N}

La fréquence d'échantillonnage correspondante est donc :

\boxed{f_e = \frac{1}{T_e} = \frac{N}{T}}

L'expression continue de la transformée de Fourier sur la durée d'enregistrement T est donnée par la relation (2) :

F(f) = \int_{0}^{T} s(t) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t} \, \mathrm{d}t

En découpant l'intervalle d'intégration [0, T] en N sous-intervalles [t_n, t_{n+1}[ de même durée \Delta t = T_e = \dfrac{T}{N}, l'intégrale s'écrit sous forme d'une somme :

F(f) = \sum_{n=0}^{N-1} \int_{t_n}^{t_{n+1}} s(t) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t} \, \mathrm{d}t

Par la méthode des rectangles (somme de Riemann à gauche), on approxime la fonction intégrée sur chaque intervalle [t_n, t_{n+1}[ par sa valeur en t_n :

\int_{t_n}^{t_{n+1}} s(t) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t} \, \mathrm{d}t \approx s(t_n) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i} 2\pi f t_n} (t_{n+1} - t_n)

En remplaçant t_n = \dfrac{nT}{N}, t_{n+1} - t_n = \dfrac{T}{N} et s(t_n) = s_n, on retrouve bien la discrétisation souhaitée :

\boxed{F(f) \approx \sum_{n=0}^{N-1} \frac{T}{N} s_n \cdot \mathrm{e}^{-\frac{\mathrm{i} 2\pi f n T}{N}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : critère de shannon, repliement de spectre

Expliquer pourquoi la liste des fréquences est limitée à .

Voir l'indice

Énoncer le critère de Nyquist-Shannon relatif à l'échantillonnage pour éviter le phénomène de repliement spectral.

Voir la réponse courte

Théorème de Nyquist-Shannon : pour éviter le repliement de spectre, le spectre utile est borné par la fréquence de Nyquist f_e/2.

Voir le corrigé complet

La limitation de la liste des fréquences à l'intervalle \left[0, \frac{f_e}{2}\right] s'explique par deux arguments complémentaires :

  1. Théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist :
    D'après le critère de Shannon, pour discrétiser et reconstruire fidèlement un signal sans phénomène de repliement spectral (aliasing), la fréquence d'échantillonnage f_e doit être au moins égale au double de la fréquence maximale f_{\max} contenue dans le signal :

    f_e \geqslant 2 f_{\max} \quad \Longleftrightarrow \quad f_{\max} \leqslant \frac{f_e}{2}

    La fréquence f_{\mathrm{N}} = \frac{f_e}{2} est la fréquence de Nyquist, borne supérieure absolue des fréquences physiques analysables sans ambiguïté.

  2. Réalité du signal et symétrie du spectre :
    Le signal mesuré par la photodiode s(t) est une grandeur physique à valeurs réelles. Sa transformée de Fourier possède donc une symétrie hermitienne :

    F(-f) = F(f)^* \quad \Longrightarrow \quad |F(-f)| = |F(f)|

    Pour un signal échantillonné à la fréquence f_e, le spectre calculé par transformée de Fourier discrète (TFD) est périodique de période f_e. Les composantes fréquentielles comprises entre \frac{f_e}{2} et f_e sont redondantes avec celles comprises entre 0 et \frac{f_e}{2} (car f \in \left[\frac{f_e}{2}, f_e\right] correspond par périodicité à f - f_e \in \left[-\frac{f_e}{2}, 0\right]).

Toute l'information spectrale utile et accessible est donc contenue dans la plage :

\boxed{f \in \left[0, \, \frac{f_e}{2}\right]}

C'est précisément ce que met en œuvre la fonction rfft (real FFT) de la bibliothèque NumPy.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Python

Notions : transformée de fourier discrète, python

Expliquer ce que représentent les grandeurs , et .

Voir l'indice

Interpréter a comme le pas d'échantillonnage temporel \mathrm{d}t, b comme la durée totale de mesure T, et c comme la fréquence d'échantillonnage f_e.

Voir la réponse courte

Identification des paramètres de discrétisation fréquentielle du script Python : pas fréquentiel \delta f = 1/T, indices et bornes.

Voir le corrigé complet

D'après le script Python fourni :

  • Grandeur a = \text{Temps}[1] - \text{Temps}[0] :
    Elle correspond à l'intervalle de temps séparant deux mesures consécutives t_1 - t_0. Il s'agit de la période d'échantillonnage temporel (ou pas d'échantillonnage), notée usuellement T_e ou \mathrm{d}t :

    \boxed{a = T_e = \frac{T}{N}}
  • Grandeur b = N \times a :
    Elle représente le produit du nombre total d'échantillons N par le pas de temps a = T_e. Il s'agit de la durée totale d'acquisition du signal, notée T dans l'énoncé :

    \boxed{b = T}
  • Grandeur c = 1/a :
    Elle correspond à l'inverse de la période d'échantillonnage T_e. Il s'agit de la fréquence d'échantillonnage du signal, notée f_e :

    \boxed{c = f_e = \frac{1}{T_e}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : spectrométrie à transformée de fourier, spectre

Dans le cas de l'enregistrement réalisé en figure 7b, on obtient le spectre de la figure 8. En déduire la longueur d'onde moyenne .

Voir l'indice

Lire l'abscisse du pic principal sur le spectre en fréquence (figure 8) et utiliser la relation de correspondance fréquentielle f = 2 v_0 / \lambda_m.

Voir la stratégie
  1. Relier la fréquence temporelle f de modulation du signal de l'interférogramme à la longueur d'onde moyenne \lambda_m et à la vitesse du miroir mobile v_0.
  2. Relever la fréquence centrale f_0 du pic principal sur le spectre de la figure 8.
  3. En déduire la valeur numérique de la longueur d'onde moyenne \lambda_m avec un seul chiffre significatif, conformément aux consignes générales.
Voir la réponse courte

Relevé de la fréquence du pic spectral f_{\text{pic}}, conversion par le facteur 2v_0 pour obtenir la longueur d'onde moyenne \lambda_m.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, l'épaisseur de la lame d'air évolue selon d(t) = v_0 t, de sorte que l'intensité lumineuse mesurée s'écrit :

I(t) = \frac{I_{\max}}{2} \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi v_0 t}{\lambda_m}\right)\right]

La partie oscillante du signal présente donc une pulsation temporelle \omega = \frac{4\pi v_0}{\lambda_m}, soit une fréquence temporelle :

f_0 = \frac{\omega}{2\pi} = \frac{2 v_0}{\lambda_m}

On en déduit l'expression de la longueur d'onde moyenne :

\lambda_m = \frac{2 v_0}{f_0}

Sur le spectre en fréquences fourni à la figure 8, on observe un pic très net centré à la fréquence :

f_0 \approx 2,8\text{ Hz}

Avec v_0 = 7,0\cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :

\lambda_m = \frac{2 \times 7,0\cdot 10^{-7}}{2,8} = 5,0\cdot 10^{-7}\text{ m}

En respectant la consigne d'un unique chiffre significatif :

\boxed{\lambda_m \approx 5\cdot 10^{-7}\text{ m} = 500\text{ nm}}

Résultat

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VI · La ligne de lumière DESIRS

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : pouvoir de résolution, spectromètre

Estimer le pouvoir de résolution du spectromètre, défini par , où est la résolution de l'interféromètre autour de la longueur d'onde , c'est-à-dire le plus petit écart de longueur d'onde mesurable. Comparer ce pouvoir de résolution à celui d'un prisme de lycée, qui sépare juste les deux raies jaunes du sodium pour lesquelles .

Voir l'indice

Exprimer la résolution en fonction du nombre d'onde \mathrm{PR} = \sigma / \delta\sigma et mesurer l'écartement le plus fin discernable sur le zoom de la figure 9.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le pouvoir de résolution PR = \frac{\lambda}{\delta\lambda} en fonction du nombre d'onde \sigma = \frac{1}{\lambda} et de sa résolution \delta\sigma.
  2. Estimer sur la figure 9 (zoom du bas) le nombre d'onde moyen \sigma ainsi que la plus petite largeur ou séparation résolue \delta\sigma.
  3. Calculer le pouvoir de résolution d'un prisme de lycée séparant deux longueurs d'onde distantes de \delta\lambda_{\mathrm{Na}} = 6\text{ nm} dans le jaune (\lambda \approx 590\text{ nm}), puis comparer les deux instruments.
Voir la réponse courte

Mesure de la largeur \delta\lambda à mi-hauteur, calcul de PR = \lambda/\delta\lambda et comparaison avantageuse avec le prisme (PR \approx 100).

Voir le corrigé complet

Le nombre d'onde est défini par \sigma = \frac{1}{\lambda}. En différentiant cette relation :

|\mathrm{d}\sigma| = \frac{\mathrm{d}\lambda}{\lambda^2} \implies \frac{\delta\sigma}{\sigma} = \frac{\delta\lambda}{\lambda}

Le pouvoir de résolution s'exprime donc directement en fonction des nombres d'onde :

PR = \frac{\lambda}{\delta\lambda} = \frac{\sigma}{\delta\sigma}

D'après la figure 9 :

  • Le nombre d'onde de la zone observée est \sigma \approx 1,13\cdot 10^5\text{ cm}^{-1}.
  • Sur le zoom inférieur, les graduations principales sont espacées de 5\text{ cm}^{-1}. La largeur à mi-hauteur d'une raie d'absorption (ou l'écart minimal séparable) occupe environ un dixième de cet intervalle, soit :

    \delta\sigma \approx 0,3\text{ à } 0,5\text{ cm}^{-1}

On en déduit l'ordre de grandeur du pouvoir de résolution :

PR \approx \frac{1,13\cdot 10^5\text{ cm}^{-1}}{0,5\text{ cm}^{-1}} \approx 2\cdot 10^5
\boxed{PR \approx 2\cdot 10^5}

(une valeur comprise entre 10^5 et 10^6 est tout à fait acceptable compte tenu de la précision de lecture).

Pour un prisme séparant les raies jaunes du sodium (\lambda \approx 5,9\cdot 10^2\text{ nm} \approx 6\cdot 10^2\text{ nm}) distantes de \delta\lambda_{\mathrm{Na}} = 6\text{ nm} :

PR_{\text{prisme}} = \frac{\lambda_{\mathrm{Na}}}{\delta\lambda_{\mathrm{Na}}} \approx \frac{6\cdot 10^2\text{ nm}}{6\text{ nm}} \approx 1\cdot 10^2
\boxed{PR_{\text{prisme}} \approx 1\cdot 10^2}

Le spectromètre de la ligne DESIRS présente un pouvoir de résolution environ 10^3 fois supérieur (trois ordres de grandeur au-dessus) à celui d'un prisme classique de lycée.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : énergie d'ionisation, gaz noble

L'absorption d'un photon par un atome de Krypton permet d'augmenter l'énergie d'un électron externe. Au-delà d'une certaine énergie, l'électron n'est plus lié au noyau. Estimer à l'aide de la figure 9 l'énergie de première ionisation du Krypton et donner le résultat en eV. Expliquer sa valeur élevée.

Voir l'indice

Repérer sur la figure 9 le nombre d'onde au-delà duquel les raies d'absorption discrètes fusionnent en un continuum, puis calculer E_i = h c \sigma_{\text{ion}} en convertissant en eV.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur la figure 9 la convergence des raies d'absorption (série de Rydberg) vers la limite de photo-ionisation continue.
  2. Relier le nombre d'onde limite \sigma_{\mathrm{ion}} à l'énergie d'ionisation E_i par la relation de Planck-Einstein E_i = h c \sigma_{\mathrm{ion}}, puis convertir en électron-volts (\mathrm{eV}).
  3. Justifier la valeur élevée par la structure électronique du krypton (gaz noble à couche de valence saturée).
Voir la réponse courte

Seuil photoélectrique lu sur le spectre, conversion E = hc/\lambda en eV. Énergie élevée due à la stabilité de la couche saturée du krypton.

Voir le corrigé complet

L'absorption d'un photon de longueur d'onde \lambda (associé au nombre d'onde \sigma = 1/\lambda) communique à un électron une énergie :

E_{\mathrm{ph}} = h \nu = \frac{h c}{\lambda} = h c \sigma

Sur la figure 9 (en particulier sur l'agrandissement intermédiaire), on observe une série de raies d'absorption très resserrées qui s'accumulent (série de Rydberg d'états excités) vers une limite au-delà de laquelle l'électron est éjecté dans le continuum de l'état libre : c'est la limite de première ionisation. On lit sur la figure 9 le nombre d'onde de cette limite de convergence :

\sigma_{\mathrm{ion}} \approx 112\,900\text{ cm}^{-1} \approx 1,13\cdot 10^7\text{ m}^{-1}

L'énergie de première ionisation s'exprime en joules puis en électron-volts :

\begin{aligned} E_i &= h c \sigma_{\mathrm{ion}} \\ E_i(\text{eV}) &= \frac{h c \sigma_{\mathrm{ion}}}{e} \end{aligned}

Numériquement, avec les données du problème :

\frac{h c}{e} = \frac{6,6\cdot 10^{-34} \times 3,0\cdot 10^8}{1,6\cdot 10^{-19}} = 1,24\cdot 10^{-6}\text{ eV}\cdot\text{m} = 1,24\cdot 10^{-4}\text{ eV}\cdot\text{cm}

D'où :

E_i = 1,24\cdot 10^{-4} \times 112\,900 \approx 14\text{ eV}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{E_i \approx 1\cdot 10^1\text{ eV} \quad (\text{ou } 14\text{ eV})}

Interprétation de la valeur élevée : Le krypton (\text{Kr}, Z = 36) est un gaz noble. Sa configuration électronique fondamentale présente une sous-couche de valence entièrement remplie :

[\text{Ar}]\,3d^{10}\,4s^2\,4p^6

Cette structure à sous-couches fermées (octet 4s^2 4p^6) possède une très grande stabilité énergétique et une charge nucléaire effective élevée ressentie par les électrons périphériques. L'arrachement d'un premier électron requiert ainsi une énergie d'ionisation particulièrement élevée comparée à celle des éléments voisins du tableau périodique (alcalins notamment).

Résultat

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Partie 2 : Problème 2 - les batteries de voiture

I · La batterie au plomb

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : isotope, masse molaire atomique

Les quatre isotopes stables du plomb , , et , sont présents dans la nature dans des proportions respectives de , , et . Définir le mot isotope. Donner les équations permettant de calculer les pourcentages et . On ne cherchera pas à déterminer et .

Voir l'indice

Définir la notion d'isotopes (même numéro atomique Z, nombre de masse A différent) et poser le système de deux équations liant la somme des abondances et la masse molaire moyenne.

Voir la réponse courte

Définition d'isotopes (Z identique, A différent). Système de deux équations : somme des abondances valant 1 et masse molaire moyenne pondérée.

Voir le corrigé complet

1. Définition du mot isotope :

Des isotopes sont des atomes (ou nucléides) possédant le même numéro atomique Z (même nombre de protons dans le noyau et même cortège électronique, donc appartenant au même élément chimique), mais un nombre de masse A différent (nombre de neutrons N = A - Z distinct).

2. Équations permettant de déterminer les pourcentages x et y :

Les pourcentages x, y, 22\,\% et 52\,\% représentent les abondances isotopiques naturelles relatives des quatre isotopes stables du plomb.

  • La somme des pourcentages des constituants isotopiques vaut 100\,\% :

    x + y + 22 + 52 = 100 \iff x + y = 26
  • La masse molaire atomique moyenne de l'élément plomb est la moyenne pondérée des masses molaires de chaque isotope par son abondance relative. En assimilant la masse molaire de chaque isotope ^{A}\text{Pb} à son nombre de masse A exprimé en \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} :

    M(\text{Pb}) = \frac{x}{100} \times 204 + \frac{y}{100} \times 206 + \frac{22}{100} \times 207 + \frac{52}{100} \times 208

    avec M(\text{Pb}) = 207,2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.

Le système de deux équations à deux inconnues s'écrit donc :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} x + y &= 26 \\ 204\,x + 206\,y + 207 \times 22 + 208 \times 52 &= 20\,720 \end{aligned} \right.}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation rédox, accumulateur au plomb

Écrire les demi-réactions anodique (1) et cathodique (2) relatives au plomb. En déduire l'équation-bilan de réaction de décharge.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation d'oxydation du plomb en sulfate de plomb à l'anode, celle de réduction du dioxyde de plomb à la cathode, puis sommer.

Voir la stratégie
  1. Lors du fonctionnement en décharge (générateur), le pôle négatif correspond à l'anode où se produit une oxydation, et le pôle positif correspond à la cathode où se produit une réduction.
  2. Identifier les couples redox mis en jeu à chaque électrode à partir des données : \mathrm{PbSO_{4(s)}}/\mathrm{Pb_{(s)}} au pôle (-) et \mathrm{PbO_{2(s)}}/\mathrm{PbSO_{4(s)}} au pôle (+).
  3. Écrire chaque demi-réaction électronique en milieu acide en présence d'ions sulfate \mathrm{SO_4^{2-}}, puis sommer pour obtenir l'équation-bilan de décharge.
Voir la réponse courte

Écriture des demi-réactions aux électrodes de plomb et dioxyde de plomb, puis bilan : \text{Pb} + \text{PbO}_2 + 2\text{H}_2\text{SO}_4 \rightarrow 2\text{PbSO}_4 + 2\text{H}_2\text{O}.

Voir le corrigé complet

Lors de la décharge de l'accumulateur :

  • À l'électrode négative (anode), il y a oxydation du plomb métallique \mathrm{Pb_{(s)}} au degré d'oxydation 0 en sulfate de plomb \mathrm{PbSO_{4(s)}} au degré d'oxydation +\mathrm{II} :

    \boxed{\mathrm{Pb_{(s)}} + \mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})}^{2-} = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^-} \quad (1)
  • À l'électrode positive (cathode), il y a réduction du dioxyde de plomb \mathrm{PbO_{2(s)}} (plomb au degré d'oxydation +\mathrm{IV}) en sulfate de plomb \mathrm{PbSO_{4(s)}} (+\mathrm{II}) :

    \boxed{\mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{H}_{(\mathrm{aq})}^+ + \mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})}^{2-} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}} \quad (2)

Les deux demi-réactions échangeant le même nombre d'électrons (n=2), la réaction globale de décharge s'obtient par la somme membre à membre de (1) et (2) :

\boxed{\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{H}_{(\mathrm{aq})}^+ + 2\,\mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})}^{2-} = 2\,\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}}

Sous forme moléculaire non dissociée, cette réaction s'écrit également :

\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : formule de nernst, force électromotrice

Calculer la fém d'un élément de batterie, en considérant avec . Calculer le nombre d'éléments à associer pour réaliser une batterie et donner le mode d'association.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst à chaque électrode pour calculer la différence de potentiel à courant nul e = E_+ - E_-, puis déterminer le nombre d'éléments à associer en série pour atteindre 12 V.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel de chaque électrode à l'aide de la formule de Nernst appliquée aux deux couples redox intervenant dans l'élément.
  2. En déduire la force électromotrice (f.é.m.) e = E_+ - E_- à vide et faire apparaître le groupement adimensionné fourni par l'énoncé.
  3. Déterminer le nombre d'éléments nécessaires pour atteindre une tension nominale de 12\text{ V} et préciser leur couplage.
Voir la réponse courte

Formule de Nernst pour chaque couple, fém d'un élément e \approx 2,05\text{ V}. Association de 6 éléments identiques en série.

Voir le corrigé complet

À l'électrode positive (cathode), le couple considéré est \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} / \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} associé à la demi-réaction :

\mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{H}_{(\mathrm{aq})}^+ + \mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})}^{2-} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

Les solides et l'eau étant dans leur état standard (a = 1), la formule de Nernst donne :

E_+ = E_2^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^4[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^0)^5}\right)

À l'électrode négative (anode), le couple considéré est \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} / \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} associé à la demi-réaction écrite dans le sens de la réduction :

\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})}^{2-}

Le potentiel d'équilibre s'écrit :

E_- = E_1^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{1}{[\mathrm{SO}_4^{2-}]/C^0}\right) = E_1^\circ - \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{C^0}\right)

La force électromotrice de l'élément à l'abandon s'en déduit :

\begin{aligned} e &= E_+ - E_- \\ &= E_2^\circ - E_1^\circ + \frac{0{,}06}{2}\left[\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^4[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^0)^5}\right) + \log\left(\frac{[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{C^0}\right)\right] \\ &= E_2^\circ - E_1^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^4[\mathrm{SO}_4^{2-}]^2}{(C^0)^6}\right) \\ &= E_2^\circ - E_1^\circ + 0{,}06\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^2[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^0)^3}\right) \end{aligned}

Avec les valeurs numériques fournies :

\begin{aligned} e &= 1{,}69 - (-0{,}35) + 0{,}06\log(100) \\ &= 2{,}04 + 0{,}06 \times 2 = 2{,}16\text{ V} \end{aligned}

En ne conservant qu'un seul chiffre significatif comme demandé :

\boxed{e \approx 2\text{ V}}

(valeur non arrondie : e = 2{,}16\text{ V}).

Pour obtenir une batterie délivrant une tension de U = 12\text{ V}, les éléments doivent être associés en série afin que leurs forces électromotrices s'additionnent. Le nombre nécessaire d'éléments est :

n = \frac{U}{e} = \frac{12}{2{,}16} \approx 5{,}6

On associe donc un nombre entier de cellules :

\boxed{n = 6\text{ éléments en série}}

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité d'une pile, loi de faraday

On considère une batterie de capacité . Calculer la masse de plomb oxydée si l'on décharge la batterie à .

Voir l'indice

Calculer la quantité d'électricité extraite q = 0,50 Q et utiliser la loi de Faraday en notant que l'oxydation d'un atome de plomb libère deux électrons.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la quantité de charge électrique q mise en jeu lors d'une décharge à 50\,\% de la batterie à partir de sa capacité Q.
  2. Relier, d'après la demi-réaction anodique établie en Q38, la quantité de matière d'électrons échangés à la quantité de matière de plomb oxydé dans un élément d'accumulateur.
  3. Calculer la masse de plomb oxydé par élément, puis pour l'ensemble des 6 éléments montés en série (question Q39) constituant la batterie de 12\text{ V}.
Voir la réponse courte

Relation de Faraday 0,5 Q = n_e F = 2 n(\text{Pb}) F, d'où la masse oxydée m = 0,5 Q M(\text{Pb}) / (2F) \approx 77\text{ g}.

Voir le corrigé complet

Lors d'une décharge à 50\,\%, la quantité de charge délivrée par la batterie est :

q = 0{,}50 \times Q = 0{,}50 \times 40\text{ A}\cdot\text{h} = 20\text{ A}\cdot\text{h}

En convertissant en coulombs :

q = 20 \times 3\,600 = 7{,}2 \cdot 10^4\text{ C}

D'après la demi-réaction anodique (Q38) :

\mathrm{Pb_{(s)}} + \mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})}^{2-} = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^-

l'oxydation d'une mole de plomb libère n_e = 2\text{ moles} d'électrons. La quantité de matière de plomb oxydé dans un élément traversé par la charge q est donc :

n_1(\mathrm{Pb}) = \frac{q}{2F}

La masse de plomb oxydé correspondante dans cet élément vaut :

m_1(\mathrm{Pb}) = \frac{q \, M(\mathrm{Pb})}{2F}

Application numérique pour un élément :

m_1(\mathrm{Pb}) = \frac{7{,}2 \cdot 10^4 \times 207{,}2}{2 \times 96\,500} \approx 77\text{ g}

La batterie de 12\text{ V} est constituée de N_{\text{él}} = 6 éléments associés en série (établi en Q39). Le même courant traversant successivement chacun des 6 éléments, la même charge q circule dans chaque cellule et la réaction d'oxydation a lieu dans chacune d'elles. La masse totale de plomb oxydé dans l'ensemble de la batterie est :

m_{\text{tot}}(\mathrm{Pb}) = N_{\text{él}} \, m_1(\mathrm{Pb}) = 6 \times \frac{q \, M(\mathrm{Pb})}{2F}

Application numérique :

m_{\text{tot}}(\mathrm{Pb}) = 6 \times 77{,}3\text{ g} \approx 464\text{ g} \approx 0{,}5\text{ kg}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{m(\mathrm{Pb}) \approx 5 \cdot 10^2\text{ g} = 0{,}5\text{ kg}}

(ou m_1(\mathrm{Pb}) \approx 8 \cdot 10^1\text{ g} si l'on ne considère qu'un unique élément).

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie massique, accumulateur

L'un des principaux défauts de cette batterie est sa faible énergie massique . Calculer l'énergie massique de la batterie représentée figure 10, dont la masse est . On donnera le résultat en .

Voir l'indice

Calculer l'énergie stockée totale W = U Q sous la tension nominale U = 12\text{ V}, puis diviser par la masse globale de la batterie pour obtenir w en \text{Wh}\cdot\text{kg}^{-1}.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la plaque signalétique de la batterie (figure 10) la tension nominale U et la capacité Q.
  2. Exprimer l'énergie électrique totale \mathcal{E} stockée sous la forme \mathcal{E} = U Q, puis en déduire l'énergie massique w = \frac{\mathcal{E}}{m}.
  3. Réaliser l'application numérique en respectant la consigne d'un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Énergie stockée W = U Q, énergie massique w = W / m = 12 \times 40 / 9,8 \approx 49\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après l'étiquette de la batterie représentée en figure 10, les caractéristiques nominales sont :

U = 12\text{ V} \quad \text{et} \quad Q = 40\text{ A}\cdot\text{h}

L'énergie électrique maximale délivrable par la batterie s'écrit :

\mathcal{E} = U Q

L'énergie massique w est le quotient de cette énergie par la masse totale m = 9{,}8\text{ kg} de la batterie :

w = \frac{U Q}{m}

Application numérique :

\begin{aligned} \mathcal{E} &= 12\text{ V} \times 40\text{ A}\cdot\text{h} = 480\text{ W}\cdot\text{h} \\ w &= \frac{480\text{ W}\cdot\text{h}}{9{,}8\text{ kg}} \approx 49\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

En arrondissant à un seul chiffre significatif conformément aux consignes de l'énoncé :

\boxed{w \approx 5\cdot 10^1\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II · La batterie Li-ion

Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité spécifique, batterie li-ion

On caractérise la batterie par sa capacité spécifique , qui est la charge électrique pouvant être délivrée par gramme de " matière active ". Calculer cette capacité spécifique dans le cas où la " matière active " est le carbone, puis dans le cas où la " matière active " est . On exprimera le résultat en .

Voir l'indice

Exprimer la charge délivrée par mole de matière active à partir de F = 96500\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}, puis diviser par la masse molaire correspondante en veillant aux conversions d'unités.

Voir la stratégie
  1. À partir des équations de décharge fournies, déterminer la quantité de matière d'électrons échangée par mole de matière active (le carbone \mathrm{C} à l'anode et \mathrm{CoO}_2 à la cathode).
  2. Convertir la constante de Faraday F en \mathrm{mA}\cdot\mathrm{h}\cdot\mathrm{mol}^{-1} via la relation 1\text{ A}\cdot\text{h} = 3\,600\text{ C}.
  3. Calculer la capacité spécifique C = \frac{Q}{m} pour chaque électrode, puis arrondir avec un seul chiffre significatif comme demandé par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Capacité spécifique C = F / (M \times 3600) pour le carbone (\text{LiC}_6) et pour \text{CoO}_2, exprimée en \text{mA}\cdot\text{h}\cdot\text{g}^{-1}.

Voir le corrigé complet

La capacité spécifique C représente la charge électrique maximale transférable par unité de masse de matière active :

C = \frac{q}{m} = \frac{n_e F}{m}

où n_e est la quantité d'électrons échangés pour une masse m de réactif.

Exprimons la constante de Faraday en \text{mA}\cdot\text{h}\cdot\text{mol}^{-1} :

1\text{ A}\cdot\text{h} = 3\,600\text{ C} \implies 1\text{ C} = \frac{10^3}{3\,600}\text{ mA}\cdot\text{h} = \frac{1}{3{,}6}\text{ mA}\cdot\text{h}
F = \frac{96\,500}{3{,}6}\text{ mA}\cdot\text{h}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 26\,806\text{ mA}\cdot\text{h}\cdot\text{mol}^{-1}

1. Cas où la matière active est le carbone :

D'après la demi-réaction à l'anode lors de la décharge :

\mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{C}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{e}^-

L'échange de 1\text{ mol} d'électrons fait intervenir 6\text{ mol} d'atomes de carbone, soit une masse de carbone :

m_{\mathrm{C}} = 6\,M(\mathrm{C})

La capacité spécifique théorique du carbone s'écrit donc :

C_{\mathrm{C}} = \frac{F}{6\,M(\mathrm{C})}

Application numérique avec M(\mathrm{C}) = 12\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :

C_{\mathrm{C}} = \frac{26\,806}{6 \times 12} = \frac{26\,806}{72} \approx 372\text{ mA}\cdot\text{h}\cdot\text{g}^{-1}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{C_{\mathrm{C}} \approx 4\cdot 10^2\text{ mA}\cdot\text{h}\cdot\text{g}^{-1}}

2. Cas où la matière active est \mathrm{CoO}_2 :

D'après la demi-réaction à la cathode lors de la décharge :

\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CoO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{LiCoO}_{2(\mathrm{s})}

L'échange de 1\text{ mol} d'électrons fait intervenir 1\text{ mol} de dioxyde de cobalt \mathrm{CoO}_2, soit une masse :

m_{\mathrm{CoO}_2} = M(\mathrm{CoO}_2)

La capacité spécifique théorique de \mathrm{CoO}_2 s'écrit donc :

C_{\mathrm{CoO}_2} = \frac{F}{M(\mathrm{CoO}_2)}

Application numérique avec M(\mathrm{CoO}_2) = 91\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :

C_{\mathrm{CoO}_2} = \frac{26\,806}{91} \approx 295\text{ mA}\cdot\text{h}\cdot\text{g}^{-1}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{C_{\mathrm{CoO}_2} \approx 3\cdot 10^2\text{ mA}\cdot\text{h}\cdot\text{g}^{-1}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan de matière, capacité d'une pile

En déduire la masse de matière active utile pour une batterie de capacité .

Voir l'indice

Calculer la masse de carbone et la masse de dioxyde de cobalt nécessaires pour assurer une capacité globale de 40\text{ A}\cdot\text{h} et faire la somme.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse de chaque matière active (carbone à l'anode et dioxyde de cobalt à la cathode) à partir de la capacité Q et des capacités spécifiques C_{\mathrm{C}} et C_{\mathrm{CoO}_2} calculées à la question précédente.
  2. Sommer ces deux contributions pour obtenir la masse totale de matière active utile au fonctionnement de la batterie.
Voir la réponse courte

Masse totale de matière active m = Q/C_C + Q/C_{\text{CoO}_2} \approx 0,11 + 0,14 = 0,25\text{ kg}.

Voir le corrigé complet

La capacité spécifique C représente la charge délivrée par unité de masse de matière active :

C = \frac{Q}{m} \iff m = \frac{Q}{C}

Pour délivrer une capacité Q = 40\text{ A}\cdot\text{h}, la masse requise pour chaque électrode vaut :

  • Pour le carbone graphite (anode) :

    m(\mathrm{C}) = \frac{Q}{C_{\mathrm{C}}} = \frac{40\text{ A}\cdot\text{h}}{372\text{ A}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}} \approx 0{,}108\text{ kg} = 108\text{ g}
  • Pour le dioxyde de cobalt \mathrm{CoO}_2 (cathode) :

    m(\mathrm{CoO}_2) = \frac{Q}{C_{\mathrm{CoO}_2}} = \frac{40\text{ A}\cdot\text{h}}{295\text{ A}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}} \approx 0{,}136\text{ kg} = 136\text{ g}

La masse totale de matière active utile correspond à la somme des masses de ces deux constituants :

\begin{aligned} m_{\text{utile}} &= m(\mathrm{C}) + m(\mathrm{CoO}_2) = Q \left( \frac{1}{C_{\mathrm{C}}} + \frac{1}{C_{\mathrm{CoO}_2}} \right) \\ &= 108\text{ g} + 136\text{ g} = 244\text{ g} \approx 0{,}24\text{ kg} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif, on obtient :

\boxed{m_{\text{utile}} \approx 0{,}2\text{ kg} = 2\cdot 10^2\text{ g}}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie massique, batterie li-ion

La fém d'une batterie Li-ion est . Estimer l'énergie massique d'une batterie Li-ion. Commenter.

Voir l'indice

Calculer l'énergie théorique W = E Q et la rapporter à la masse de matière active utile trouvée précédemment pour comparer le gain par rapport au plomb.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie électrique théorique délivrée par la batterie : W = E \cdot Q.
  2. Rapporter cette énergie à la masse de matière active calculée à la question précédente pour estimer l'énergie massique théorique.
  3. Commenter la valeur obtenue en la comparant à celle de la batterie au plomb (question Q41) et en discutant l'impact des composants passifs d'un accumulateur réel.
Voir la réponse courte

Énergie massique théorique w = E Q / m_{\text{active}} \approx 580\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1}, nettement supérieure à celle du plomb.

Voir le corrigé complet

L'énergie électrique théorique W pouvant être fournie par la batterie lors d'une décharge complète sous la force électromotrice E = 3{,}6\text{ V} s'écrit :

W = E \cdot Q

Pour une capacité Q = 40\text{ A}\cdot\text{h} :

W = 3{,}6 \times 40 = 144\text{ Wh}

En ne considérant dans un premier temps que la masse de matière active calculée à la question Q43, m_{\text{utile}} \approx 244\text{ g} \approx 0{,}24\text{ kg}, l'énergie massique théorique w_{\text{th}} vaut :

w_{\text{th}} = \frac{W}{m_{\text{utile}}} = \frac{144}{0{,}244} \approx 590\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{w \approx 6\cdot 10^2\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1}}

Commentaires :

  • Comparaison avec la batterie au plomb : La valeur obtenue pour la batterie Li-ion est environ dix fois supérieure à l'énergie massique de la batterie au plomb (w_{\text{Pb}} \approx 5\cdot 10^1\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1} d'après la question Q41).
  • Batterie réelle : Dans un accumulateur commercial, les éléments passifs (électrolyte, séparateur, collecteurs de courant en cuivre et aluminium, boîtier, électronique de gestion BMS) représentent une part importante de la masse totale (souvent 50 à 60 %). L'énergie massique pratique se situe plutôt autour de 150\text{ à }250\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1}, ce qui reste encore 3 à 5 fois plus élevé que pour le plomb.
  • Application automobile : Ce gain considérable d'énergie massique allège drastiquement les véhicules électriques pour une autonomie donnée, expliquant pourquoi la technologie Li-ion s'est imposée pour la traction automobile.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (22 % des questions), Oxydoréduction et électrochimie (15 %, partie 2), Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (14 %) et Interférences lumineuses (14 %). Plus ponctuellement : Magnétostatique, Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Électrostatique, Atomistique, liaisons et cristallographie, Physique quantique…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2025 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 25 questions sur 44 (57 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie 2 en entier (Q37 à Q44) et la sous-partie 1.I (Q1 à Q5). Avec les autres programmes de première année : 25 en PCSI, 24 en PTSI, 22 en TSI1 et 18 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2025 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie 1 est la plus longue (environ 2 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q24 (effet doppler).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (potentiel électrostatique), Q6 (sonde à effet hall), Q10 (équation de maxwell en statique), Q13 (polarisation d'une onde), Q14 (dipôle oscillant), Q16 (zone de rayonnement), Q18 (vecteur de poynting), Q21 (vitesse de la lumière)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (force de lorentz), Q17 (structure d'onde plane), Q29 (longueur de cohérence) et Q39 (formule de nernst).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 44), par exemple : Q1 à Q6, Q8, Q12, Q13, Q15, Q16, Q19, Q21, Q23, Q25 à Q27, Q30, Q32 à Q38…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q22, Q24 et Q31.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne de l'épreuve est de 8,83/20 avec un écart-type élevé de 3,98, et plusieurs parties, notamment l'optique et la partie VI, ont été peu ou mal traitées. Écart-type : 3,98 (1 079 présents).

Comment obtenir l'approximation de la durée en Q24 ?

Effectuer un développement limité : en régime ultra-relativiste, v/c = \sqrt{1 - 1/\gamma^2} \approx 1 - 1/(2\gamma^2), d'où 1 - v/c \approx 1/(2\gamma^2). En remplaçant v par c au dénominateur, le facteur 2R/(\gamma v) se simplifie directement en R/(c\gamma^3).

Faut-il corriger l'écart du doublet du sodium en Q35 ?

Non : il faut impérativement conserver la valeur \delta\lambda_{\text{Na}} = 6\text{ nm} fournie par le texte pour effectuer le calcul, bien que la valeur physique réelle du doublet jaune du sodium soit de 0{,}6\text{ nm}.

Quelle stœchiométrie appliquer au carbone pour la capacité en Q42 ?

Prendre six atomes de carbone pour un électron échangé : l'intercalation du lithium dans le graphite se fait selon \text{Li}^+ + \mathrm{e}^- + 6\,\text{C} = \text{LiC}_6, ce qui impose une masse de matière active de 6 M(\text{C}) par mole d'électrons.

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