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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2021

À propos de la purification de l'eau du circuit primaire dans une centrale nucléaire

Ce sujet aborde la surveillance et le traitement chimique de l'eau du circuit primaire des réacteurs à eau sous pression (REP). Il est composé de trois grandes parties indépendantes qui balaient un large spectre du programme de physique et chimie de la filière MP.

Les deux premières parties relèvent de la chimie : atomistique et cristallochimie du combustible MOX (oxyde de plutonium de structure fluorine), puis thermochimie industrielle (déshydrogénation de l'éthylbenzène) et dosage acido-basique en retour pour la caractérisation de résines échangeuses d'ions avec traitement complet des incertitudes. La troisième partie, dédiée à la physique de la spectrométrie d'émission atomique (ICP-AES), est particulièrement formatrice. Elle développe d'abord l'étude optique d'un réseau plan (passage de 2 à ondes et résolution spectrale), puis l'étude électromagnétique en ARQSM d'un plasma inductif, confrontant un modèle non collisionnel non dissipatif à un modèle ohmique collisionnel gouverné par l'effet de peau.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,98/20)
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

19 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 14 questions sur 41, parties I.B et III.A.1.

Où gagner des points

Rapides et accessibles (31) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : hors programme
  • Hors programme

    Hors du programme actuel : Q1 (La configuration électronique et la classification périodique par blocs ne figurent plus aux programmes de MPSI et de…) et Q2 (Les nombres quantiques et les règles de remplissage ne figurent plus aux programmes de MPSI et de MP).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Le plutonium dans le combustible nucléaire MOX

I.A · Présentation du plutonium

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en BCPST1

Notions : configuration électronique, tableau périodique, électron de valence

Le numéro atomique du plutonium est 94 et sa configuration électronique dans son état fondamental est . Indiquer sa place dans la classification périodique (bloc, période). Préciser les électrons de cœur et ceux de valence.

Hors programme actuel

La configuration électronique et la classification périodique par blocs ne figurent plus aux programmes de MPSI et de MP.

Voir l'indice

Appliquer les règles de remplissage usuelles ; le bloc est donné par la dernière sous-couche en cours de remplissage et les électrons de valence correspondent aux couches externes non saturées.

Voir la stratégie
  1. La période est donnée par la valeur maximale du nombre quantique principal n parmi les orbitales occupées.
  2. Le bloc correspond à la sous-couche en cours de remplissage selon la règle de Klechkowski.
  3. Les électrons de cœur correspondent à la configuration du gaz rare précédent, tandis que les électrons de valence incluent les sous-couches ouvertes et la couche de nombre quantique principal le plus élevé.
Voir la réponse courte

La couche n=7 indique la 7e période, le remplissage de la sous-couche 5f correspond au bloc f (actinides), avec cœur [\mathrm{Rn}] et valence 5f^6 7s^2.

Voir le corrigé complet

La configuration électronique fondamentale du plutonium (Z = 94) est :

[\mathrm{Rn}] \, 5f^6 \, 7s^2

1. Place dans la classification périodique :

  • Le nombre quantique principal maximal est n = 7, donc le plutonium appartient à la 7e période.
  • La sous-couche en cours de remplissage est une sous-couche f (incomplètement remplie avec 6 électrons sur 14), le plutonium appartient donc au bloc f (famille des actinides).
\boxed{\text{Période : } 7 \quad ; \quad \text{Bloc : } f \text{ (actinides)}}

2. Électrons de cœur et de valence :

  • Les électrons de cœur sont les 86 électrons de la configuration du gaz noble précédent, le radon [\mathrm{Rn}].
  • Les électrons de valence sont les électrons appartenant à la couche externe ainsi qu'à la sous-couche 5f partiellement remplie, soit les 8 électrons : 5f^6 \, 7s^2.
\boxed{\text{Électrons de cœur : } [\mathrm{Rn}] \text{ (86 électrons)} \quad ; \quad \text{Électrons de valence : } 5f^6 \, 7s^2 \text{ (8 électrons)}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : règle de hund, nombre quantique, orbitale atomique

Le plutonium possède-t-il des électrons célibataires à l'état fondamental ? Si oui, proposer un quadruplet de nombres quantiques, que l'on nommera, pouvant caractériser l'un des électrons célibataires.

Hors programme actuel

Les nombres quantiques et les règles de remplissage ne figurent plus aux programmes de MPSI et de MP.

Voir l'indice

Appliquer la règle de Hund sur la sous-couche 5f^6 pour déterminer l'état de spin des électrons célibataires et préciser un jeu (n, \ell, m_\ell, m_s) compatible.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la règle de Hund au remplissage de la sous-couche 5f pour déterminer le nombre d'électrons célibataires.
  2. Choisir l'un de ces électrons et définir le quadruplet (n, \ell, m_\ell, m_s) en nommant explicitement chaque nombre quantique et en précisant son domaine de valeurs.
Voir la réponse courte

Les 6 électrons 5f occupent selon la règle de Hund 6 cases distinctes (6 célibataires), décrits par exemple par (n=5, l=3, m_l=-3, m_s=+1/2).

Voir le corrigé complet

D'après la configuration électronique établie à la question Q1, la sous-couche 7s est saturée par deux électrons appariés (spins antiparallèles).

La sous-couche 5f correspond au nombre quantique azimutal \ell = 3 et comporte donc 2\ell + 1 = 7 cases quantiques dégénérées en énergie, associées aux valeurs :

m_\ell \in \{-3, -2, -1, 0, 1, 2, 3\}

D'après la règle de Hund, les 6 électrons de la sous-couche 5f occupent chacun une orbitale distincte avec des spins parallèles afin de maximiser le spin total.

Le plutonium possède donc 6 électrons célibataires à l'état fondamental.

Chacun de ces électrons célibataires est décrit par un quadruplet (n, \ell, m_\ell, m_s) où :

  • n est le nombre quantique principal (n = 5 ici) ;
  • \ell est le nombre quantique azimutal (ou secondaire) (\ell = 3 pour une sous-couche f) ;
  • m_\ell est le nombre quantique magnétique, vérifiant -\ell \leqslant m_\ell \leqslant \ell ;
  • m_s est le nombre quantique magnétique de spin, valant \pm 1/2.

On peut ainsi proposer pour l'un des électrons célibataires le quadruplet :

\boxed{\left(n = 5, \, \ell = 3, \, m_\ell = 3, \, m_s = +\frac{1}{2}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question sur les nombres quantiques a été nettement moins bien réussie que le reste de la chimie structurale.

« Les questions de chimie structurale ont été assez bien traitées, à l’exception de la question Q2 portant sur les nombres quantiques. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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I.B · Oxyde de plutonium

Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : maille conventionnelle, population d'une maille, stœchiométrie

Déterminer, pour chaque structure et pour chaque entité, le nombre d'entités en propre dans la maille concernée. Montrer qu'une seule des deux structures est possible pour . Donner alors la formule de cet oxyde et le nombre de motifs par maille.

Voir l'indice

Compter les contributions des sommets, faces et sites internes pour chaque structure représentée, puis invoquer l'électroneutralité de l'oxyde \mathrm{Pu}_x\mathrm{O}_y pour conclure.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer les entités bleues et rouges pour chaque structure en appliquant les règles de multiplicité (sommets, faces, intérieur).
  2. Utiliser la condition d'électroneutralité du solide ionique constitué de \mathrm{Pu}^{4+} et \mathrm{O}^{2-} pour déterminer le rapport stœchiométrique y/x.
  3. Comparer ce rapport aux rapports des populations d'ions obtenus pour identifier la structure réelle, la formule chimique et la multiplicité Z.
Voir la réponse courte

Décompte des ions \mathrm{Pu} et \mathrm{O} par maille selon les positions (sommets, faces, sites) pour identifier la formule \mathrm{PuO}_2 avec 4 motifs par maille.

Voir le corrigé complet

Dénombrons les entités en propre dans la maille cubique pour chacune des deux structures :

Structure A :

  • Sphères bleues : situées aux 8 sommets (comptant pour 1/8) et aux centres des 6 faces (comptant pour 1/2) :

    N_{\text{bleu}} = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4
  • Sphères rouges : situées au centre des 8 sous-cubes (les 8 sites tétraédriques), elles sont entièrement intérieures à la maille :

    N_{\text{rouge}} = 8 \times 1 = 8

Structure B :

  • Sphères bleues : de même, réseau cubique à faces centrées :

    N_{\text{bleu}} = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 4
  • Sphères rouges : occupant la moitié des sites tétraédriques (4 sous-cubes sur 8) :

    N_{\text{rouge}} = 4 \times 1 = 4

L'électroneutralité du cristal \mathrm{Pu}_x\mathrm{O}_y impose :

x \times (+4) + y \times (-2) = 0 \implies y = 2x

Le rapport stœchiométrique doit être \dfrac{n(\mathrm{O}^{2-})}{n(\mathrm{Pu}^{4+})} = 2.

  • Dans la structure A, le rapport \dfrac{N_{\text{rouge}}}{N_{\text{bleu}}} = \dfrac{8}{4} = 2 correspond parfaitement au solide ionique en identifiant les sphères bleues aux cations \mathrm{Pu}^{4+} et les sphères rouges aux anions \mathrm{O}^{2-}.
  • Dans la structure B, le rapport \dfrac{N_{\text{rouge}}}{N_{\text{bleu}}} = \dfrac{4}{4} = 1 conduirait à la formule \mathrm{PuO}, incompatible avec le degré d'oxydation +\text{IV} du plutonium.

Seule la structure A est donc possible.

La formule de cet oxyde est \mathrm{PuO}_2 (dioxyde de plutonium), et le nombre de motifs par maille est :

\boxed{Z = 4}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : coordinence, structure cristalline

Déterminer la coordinence de chacun des ions dans la structure choisie à la question précédente.

Voir l'indice

Repérer le nombre de plus proches voisins entourant un cation \mathrm{Pu}^{4+} puis un anion \mathrm{O}^{2-} dans le réseau cubique à faces centrées.

Voir la stratégie
  1. La structure retenue à la question Q3 est la structure A (type fluorine \mathrm{CaF}_2), où les cations \mathrm{Pu}^{4+} forment un réseau cubique à faces centrées (cfc) et les anions \mathrm{O}^{2-} occupent la totalité des huit sites tétraédriques.
  2. Pour chaque type d'ion, identifier géométriquement le nombre de plus proches voisins de signe opposé.
  3. Vérifier la cohérence globale à l'aide de la relation de conservation des liaisons : N(\mathrm{Pu}^{4+})\times \mathrm{coord}(\mathrm{Pu}^{4+}) = N(\mathrm{O}^{2-})\times \mathrm{coord}(\mathrm{O}^{2-}).
Voir la réponse courte

Détermination du nombre de plus proches voisins : coordinence 8 pour \mathrm{Pu}^{4+} et 4 pour \mathrm{O}^{2-} (structure type fluorine).

Voir le corrigé complet

Dans la structure A (type fluorine) :

  • Coordinence de l'ion oxyde \mathrm{O}^{2-} : Chaque ion \mathrm{O}^{2-} occupe le centre de l'un des huit petits sous-cubes d'arête a/2 (site tétraédrique). Il est entouré de quatre cations \mathrm{Pu}^{4+} situés sur des sommets alternés de ce sous-cube, formant les sommets d'un tétraèdre régulier à la distance :

    d = \frac{a\sqrt{3}}{4}

    La coordinence de l'ion \mathrm{O}^{2-} par rapport aux ions \mathrm{Pu}^{4+} est donc égale à 4 (coordinence tétraédrique).

  • Coordinence de l'ion plutonium \mathrm{Pu}^{4+} : Considérons un cation \mathrm{Pu}^{4+} placé à un sommet de la maille conventionnelle. Ce sommet est commun à huit sous-cubes adjacents (appartenant aux huit mailles se rejoignant en ce sommet). Chacun de ces sous-cubes contient un anion \mathrm{O}^{2-} en son centre, tous situés à la même distance d = a\sqrt{3}/4. Les huit anions \mathrm{O}^{2-} forment ainsi un cube entourant le cation. Le même raisonnement s'applique aux cations situés aux centres des faces. La coordinence de l'ion \mathrm{Pu}^{4+} par rapport aux ions \mathrm{O}^{2-} est donc égale à 8 (coordinence cubique).

On vérifie bien la relation de stœchiométrie :

N(\mathrm{Pu}^{4+}) \times \mathrm{coord}(\mathrm{Pu}^{4+}) = N(\mathrm{O}^{2-}) \times \mathrm{coord}(\mathrm{O}^{2-}) \iff 4 \times 8 = 8 \times 4 = 32
\boxed{\mathrm{coord}(\mathrm{O}^{2-}) = 4 \quad \text{et} \quad \mathrm{coord}(\mathrm{Pu}^{4+}) = 8}

On qualifie cette coordinence de type (8,4) ou [8:4].

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : condition de tangence, masse volumique, rayon ionique

On donne respectivement le rayon ionique de l'ion oxyde et la masse volumique de l'oxyde de plutonium : et . En admettant la tangence anion-cation, calculer le rayon ionique du plutonium . Commenter le résultat obtenu sachant que la valeur trouvée dans la littérature est de .

Voir l'indice

Relier la masse volumique au paramètre de maille a, puis utiliser la condition de tangence le long de la diagonale d'un sous-cube de côté a/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le paramètre de maille a à partir de la masse volumique \rho_{\mathrm{PuO}_2} et de la masse du contenu de la maille.
  2. Exploiter la condition de tangence anion-cation le long de la diagonale du site tétraédrique (distance d = a\sqrt{3}/4) pour en déduire R(\mathrm{Pu}^{4+}).
  3. Comparer la valeur obtenue à celle de la littérature (86\text{ pm}) et interpréter l'écart au vu du modèle des sphères dures et de la coordinence.
Voir la réponse courte

La masse volumique donne le paramètre de maille a, puis la tangence le long de la grande diagonale du quart de cube R_+ + R_- = a\sqrt{3}/4 fournit R_+.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, la maille de \mathrm{PuO}_2 contient en propre Z = 4 motifs. La masse molaire de l'oxyde de plutonium vaut :

M(\mathrm{PuO}_2) = M(\mathrm{Pu}) + 2 M(\mathrm{O}) = 244 + 2 \times 16,0 = 276\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0,276\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

La masse volumique s'exprime par le quotient de la masse de la maille par son volume :

\rho_{\mathrm{PuO}_2} = \frac{Z \, M(\mathrm{PuO}_2)}{\mathcal{N}_A \, a^3}

On en déduit le paramètre de maille a :

a = \left(\frac{Z \, M(\mathrm{PuO}_2)}{\mathcal{N}_A \, \rho_{\mathrm{PuO}_2}}\right)^{1/3}

Application numérique :

a = \left(\frac{4 \times 0,276}{6,02 \times 10^{23} \times 11,5 \times 10^3}\right)^{1/3} \approx 5,423 \times 10^{-10}\text{ m} = 542,3\text{ pm}

Dans la structure fluorine, chaque anion \mathrm{O}^{2-} occupe le centre d'un sous-cube d'arête a/2. La tangence anion-cation a lieu entre l'ion oxyde et l'ion plutonium situé à l'un des sommets de ce sous-cube, soit à une distance d = \frac{a\sqrt{3}}{4} :

R(\mathrm{Pu}^{4+}) + R(\mathrm{O}^{2-}) = \frac{a\sqrt{3}}{4}

D'où l'expression du rayon ionique du cation :

R(\mathrm{Pu}^{4+}) = \frac{a\sqrt{3}}{4} - R(\mathrm{O}^{2-}) = \frac{\sqrt{3}}{4}\left(\frac{Z \, M(\mathrm{PuO}_2)}{\mathcal{N}_A \, \rho_{\mathrm{PuO}_2}}\right)^{1/3} - R(\mathrm{O}^{2-})

Application numérique :

R(\mathrm{Pu}^{4+}) = \frac{542,3 \times \sqrt{3}}{4} - 140 \approx 234,8 - 140 = 94,8\text{ pm}
\boxed{R(\mathrm{Pu}^{4+}) \approx 95\text{ pm}}

Commentaire : La valeur obtenue (95\text{ pm}) est proche de la valeur tabulée de 86\text{ pm} (écart relatif d'environ 10\,\%) : l'accord est très satisfaisant compte tenu du modèle simplifié des sphères dures indéformables. Cet écart s'explique par deux facteurs principaux :

  • la liaison Pu–O n'est pas purement ionique (existence d'une polarisabilité des ions et d'un caractère partiellement covalent) ;
  • le rayon tabulé usuel de 86\text{ pm} correspond à une coordinence de référence égale à 6 (octaédrique), alors que dans le réseau de type fluorine \mathrm{PuO}_2, le plutonium présente une coordinence de 8 (cubique), ce qui augmente naturellement son rayon effectif en raison d'une plus forte répulsion stérique entre ligands.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : compacité

Calculer la compacité de cette structure. Commenter la valeur obtenue.

Voir l'indice

Calculer le rapport entre le volume propre des sphères dures contenues dans une maille et le volume total a^3 de celle-ci.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume occupé par les ions de la maille à l'aide des rayons ioniques R(\mathrm{Pu}^{4+}) et R(\mathrm{O}^{2-}) et des multiplicités N(\mathrm{Pu}^{4+}) = 4 et N(\mathrm{O}^{2-}) = 8.
  2. Calculer la compacité C = \frac{V_{\text{ions}}}{V_{\text{maille}}} avec le paramètre de maille a déterminé précédemment.
  3. Commenter la valeur obtenue en la comparant à celle des empilements compacts d'atomes identiques (74\,\%) et en tenant compte de la nature ionique du cristal.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport c = \frac{V_{\text{ions}}}{V_{\text{maille}}} = \frac{4\times \frac{4}{3}\pi (R_+^3 + 2R_-^3)}{a^3} et comparaison à la compacité d'un empilement compact.

Voir le corrigé complet

La maille élémentaire contient en propre 4 ions \mathrm{Pu}^{4+} et 8 ions \mathrm{O}^{2-}. En modélisant les ions par des sphères indéformables de rayons respectifs R(\mathrm{Pu}^{4+}) et R(\mathrm{O}^{2-}), le volume total occupé par ces ions au sein de la maille s'écrit :

V_{\text{occupé}} = 4 \times \left(\frac{4}{3}\,\pi\,R(\mathrm{Pu}^{4+})^3\right) + 8 \times \left(\frac{4}{3}\,\pi\,R(\mathrm{O}^{2-})^3\right) = \frac{16\pi}{3}\left(R(\mathrm{Pu}^{4+})^3 + 2\,R(\mathrm{O}^{2-})^3\right)

Le volume de la maille cubique de côté a est V_{\text{maille}} = a^3. La compacité C est donc définie par :

C = \frac{V_{\text{occupé}}}{V_{\text{maille}}} = \frac{16\pi}{3\,a^3}\left(R(\mathrm{Pu}^{4+})^3 + 2\,R(\mathrm{O}^{2-})^3\right)

Application numérique :

  • Avec les valeurs issues du modèle de tangence établi en Q5 (a = 542{,}3\text{ pm}, R(\mathrm{O}^{2-}) = 140\text{ pm} et R(\mathrm{Pu}^{4+}) \approx 95\text{ pm}) :

    \begin{aligned} V_{\text{occupé}} &= \frac{16\pi}{3}\left((95 \times 10^{-12})^3 + 2 \times (140 \times 10^{-12})^3\right) \approx 1{,}06 \times 10^{-28}\text{ m}^3 \\ V_{\text{maille}} &= (542{,}3 \times 10^{-12})^3 \approx 1{,}59 \times 10^{-28}\text{ m}^3 \\ C &= \frac{1{,}06 \times 10^{-28}}{1{,}59 \times 10^{-28}} \approx 0{,}67 = 67\,\% \end{aligned}
  • Si l'on utilise la valeur tabulée de la littérature (R(\mathrm{Pu}^{4+}) = 86\text{ pm}) :

    C = \frac{16\pi}{3 \times (542{,}3 \times 10^{-12})^3}\left((86 \times 10^{-12})^3 + 2 \times (140 \times 10^{-12})^3\right) \approx 0{,}64 = 64\,\%
\boxed{C \approx 0{,}67 \quad (\text{ou } 0{,}64 \text{ avec le rayon de la littérature})}

Commentaire : La compacité obtenue (environ 65\text{ à }67\,\%) est significativement inférieure à celle d'un empilement compact de sphères dures identiques (C_{\text{max}} = \frac{\pi}{3\sqrt{2}} \approx 74\,\% pour un réseau cfc ou hc). Ce résultat est tout à fait cohérent pour un cristal ionique :

  • la différence importante de taille entre les anions et les cations,
  • l'occupation des seuls sites tétraédriques par les anions \mathrm{O}^{2-},
  • et les répulsions électrostatiques entre ions de même signe interdisant un contact direct de tous les ions entre eux,

limitent le taux de remplissage de l'espace.

Résultat

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Partie II : Les résines échangeuses d'ions et la purification de l'eau

II.A · Synthèse des REI

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de van 't hoff, enthalpie standard de réaction, entropie standard de réaction

À l'aide de la figure 4, calculer l'entropie standard de réaction et l'enthalpie standard de réaction , en considérant qu'elles sont indépendantes de la température dans le domaine de température étudié. La réaction est-elle endothermique ou exothermique ? Aurait-on pu prévoir sans calcul le signe de l'entropie standard de réaction ?

Voir l'indice

Utiliser la relation intégrée de van 't Hoff reliant \ln K^\circ à 1/T pour identifier l'enthalpie standard à la pente et l'entropie standard à l'ordonnée à l'origine du graphe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \log_{10} K^\circ en fonction de 1/T à partir de l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ = -R T \ln K^\circ.
  2. Relever deux points sur l'alignement de la figure 4 pour déterminer la pente et en déduire \Delta_r H^\circ, puis calculer \Delta_r S^\circ.
  3. Conclure sur le caractère thermique grâce au signe de \Delta_r H^\circ et interpréter le signe de \Delta_r S^\circ par la variation du nombre de moles gazeuses \Delta \nu_g.
Voir la réponse courte

Régression linéaire de \ln K^\circ = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\frac{1}{T} + \frac{\Delta_r S^\circ}{R} : pente négative donc réaction endothermique ; \Delta_r S^\circ > 0 car création d'une mole de gaz.

Voir le corrigé complet

L'enthalpie libre standard de réaction est liée à la constante d'équilibre K^\circ(T) par la relation :

\Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ = -R T \ln K^\circ(T)

En supposant \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ indépendantes de la température (approximation d'Ellingham), on obtient :

\ln K^\circ(T) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\frac{1}{T} + \frac{\Delta_r S^\circ}{R}

Soit, en utilisant le logarithme décimal \log_{10}(x) = \frac{\ln(x)}{\ln 10} :

\log_{10} K^\circ(T) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R \ln 10} \frac{1}{T} + \frac{\Delta_r S^\circ}{R \ln 10}

Le tracé de \log_{10} K^\circ en fonction de 1/T est une droite affine de pente p = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R \ln 10}.

Sur la figure 4, relevons deux points le long de l'alignement :

  • Pour 1/T_1 = 1{,}00 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1} (T_1 = 1000\text{ K}) : \log_{10} K^\circ_1 \approx -0{,}35 (soit K^\circ_1 \approx 0{,}45) ;
  • Pour 1/T_2 = 2{,}00 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1} (T_2 = 500\text{ K}) : \log_{10} K^\circ_2 \approx -6{,}95 (soit K^\circ_2 \approx 1{,}1 \times 10^{-7}).

La pente vaut :

p = \frac{\log_{10} K^\circ_2 - \log_{10} K^\circ_1}{1/T_2 - 1/T_1} = \frac{-6{,}95 - (-0{,}35)}{(2{,}00 - 1{,}00)\times 10^{-3}} = -6{,}6 \times 10^3\text{ K}

On en déduit l'enthalpie standard de réaction :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= - p \, R \ln 10 \\ &= -(-6{,}6 \times 10^3\text{ K}) \times 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \times \ln(10) \\ &\approx 1{,}26 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = 126\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ \approx 1{,}3 \times 10^2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Puisque \Delta_r H^\circ > 0, la réaction de déshydrogénation de l'éthylbenzène est endothermique.

L'entropie standard de réaction se déduit par exemple au point 1 :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= R \ln 10 \cdot \log_{10} K^\circ_1 + \frac{\Delta_r H^\circ}{T_1} \\ &= 8{,}31 \times \ln(10) \times (-0{,}35) + \frac{1{,}26 \times 10^5}{1000} \\ &= -6{,}7 + 126 \approx 119\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S^\circ \approx 1{,}2 \times 10^2\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Prévision qualitative du signe de \Delta_r S^\circ : L'équation de la réaction en phase gazeuse s'écrit :

E_{(\text{g})} = S_{(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}

La variation de la stœchiométrie gazeuse vaut :

\Delta \nu_{\text{g}} = 1 + 1 - 1 = +1 > 0

L'état final comporte davantage de molécules de gaz que l'état initial (une mole de gaz formée net), ce qui se traduit par une augmentation importante du désordre moléculaire (degrés de liberté de translation). On pouvait donc prévoir sans calcul que \Delta_r S^\circ > 0.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : déplacement d'équilibre, quotient de réaction

Prévoir, justification à l'appui, dans quel sens l'équilibre est déplacé lors d'une augmentation de pression à température et composition constantes.

Voir l'indice

Calculer la variation de la quantité de matière gazeuse \Delta_r\nu_{\text{g}} et appliquer la loi de modération de Le Chatelier relative à la pression.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le quotient de réaction Q_r en fonction des fractions molaires des constituants gazeux et de la pression totale P.
  2. Déterminer l'évolution de Q_r lors d'une augmentation de pression à composition fixée, puis comparer Q_r à la constante d'équilibre K^\circ(T) pour conclure sur le sens d'évolution.
Voir la réponse courte

L'augmentation de pression favorise le sens qui diminue la quantité de matière gazeuse (sens indirect), d'après l'expression de Q_r ou le principe de Le Chatelier.

Voir le corrigé complet

La réaction de déshydrogénation s'écrit en phase gazeuse :

E_{(\text{g})} = S_{(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}

La variation du nombre de moles de gaz pour un avancement unitaire vaut :

\Delta_r \nu_{\text{g}} = 1 + 1 - 1 = +1

En assimilant le mélange réactionnel à un mélange idéal de gaz parfaits, les pressions partielles s'expriment par P_i = x_i P, où x_i est la fraction molaire du constituant i et P la pression totale. Le quotient de réaction s'écrit alors :

Q_r = \frac{\left(\dfrac{P_S}{P^\circ}\right)\left(\dfrac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right)}{\dfrac{P_E}{P^\circ}} = \frac{x_S \, x_{\mathrm{H}_2}}{x_E} \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^{\Delta_r \nu_{\text{g}}} = \frac{x_S \, x_{\mathrm{H}_2}}{x_E} \, \frac{P}{P^\circ}

Initialement, le système est à l'équilibre chimique à la température T, donc Q_r = K^\circ(T).

Une augmentation de pression (P > P_{\text{ini}}) effectuée à température constante (K^\circ(T) inchangée) et à composition constante (fractions molaires x_i inchangées) entraîne, du fait que \Delta_r \nu_{\text{g}} = +1 > 0 :

Q_r > K^\circ(T)

Le système évolue spontanément dans le sens qui tend à faire diminuer Q_r, c'est-à-dire dans le sens indirect (formation d'éthylbenzène E, sens 2).

\boxed{\text{L'équilibre est déplacé dans le sens indirect (vers la gauche).}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : déplacement d'équilibre, relation de van 't hoff

Prévoir, justification à l'appui, dans quel sens l'équilibre est déplacé lors d'une élévation de température à pression et composition constantes.

Voir l'indice

Appliquer la loi d'isobare de van 't Hoff en exploitant le signe de l'enthalpie standard de réaction calculée précédemment.

Voir la réponse courte

La réaction étant endothermique (\Delta_r H^\circ > 0), la loi de Van 't Hoff indique que K^\circ augmente avec T, déplaçant l'équilibre dans le sens direct.

Voir le corrigé complet

La sensibilité de la constante d'équilibre K^\circ(T) à la température est régie par la relation de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2}

D'après la question Q7, la déshydrogénation de l'éthylbenzène est endothermique :

\Delta_r H^\circ > 0 \implies \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} > 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement croissante de la température.

Le quotient de réaction s'exprime, pour ce mélange gazeux assimilé à des gaz parfaits, par :

Q_r = \frac{x_S \, x_{\mathrm{H}_2}}{x_E} \, \frac{P}{P^\circ}

À pression et composition fixées, une augmentation de température de T_1 à T_2 > T_1 ne modifie pas le quotient de réaction, qui reste égal à sa valeur d'équilibre initiale :

Q_r(T_2) = Q_r(T_1) = K^\circ(T_1)

Comme K^\circ(T_2) > K^\circ(T_1), on a immédiatement à la nouvelle température :

Q_r < K^\circ(T_2)

Le système évolue donc spontanément dans le sens direct pour rétablir l'équilibre.

Conformément à la loi de modération de Le Chatelier (règle de van 't Hoff), une augmentation de température à pression constante déplace l'équilibre dans le sens de la réaction endothermique :

\boxed{\text{L'équilibre est déplacé dans le sens direct (formation de styrène et de dihydrogène).}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : déplacement d'équilibre, catalyseur

La synthèse industrielle du styrène par déshydrogénation de l'éthylbenzène s'opère généralement dans un réacteur de volume constant où l'on mélange de la vapeur d'eau à l'éthylbenzène (dans un rapport de plusieurs moles d'eau par mole d'éthylbenzène), à une température d'environ et à une pression totale voisine de la pression atmosphérique, en présence d'un catalyseur à base d'oxydes de fer. Commenter le choix de ces conditions opératoires.

Voir l'indice

Analyser l'antagonisme entre thermodynamique (haute température favorable) et cinétique, le rôle de la vapeur d'eau sur la pression partielle des réactifs, et l'effet du catalyseur.

Voir la stratégie

Pour commenter les conditions opératoires d'un procédé chimique industriel, on analyse successivement l'impact de chaque paramètre sous le double angle de la thermodynamique (déplacement d'équilibre, rendement) et de la cinétique (vitesse, sélectivité, tenue du matériel) :

  1. La température élevée (T \approx 650\text{ }^\circ\text{C}) ;
  2. La pression modérée (P \approx 1\text{ bar}) ;
  3. L'introduction de vapeur d'eau en excès ;
  4. La présence d'un catalyseur à base d'oxydes de fer.
Voir la réponse courte

Haute température et basse pression favorisent le rendement d'une réaction endothermique avec augmentation de volume gazeux ; la vapeur dilue et le catalyseur accélère la cinétique.

Voir le corrigé complet
  • Température élevée (T \approx 650\text{ }^\circ\text{C}) :

    • Aspect thermodynamique : d'après les questions Q7 et Q9, la réaction de déshydrogénation est endothermique (\Delta_r H^\circ > 0). Selon la loi de van 't Hoff, une élévation de température augmente la constante d'équilibre K^\circ(T) et déplace l'équilibre dans le sens direct. À 650\text{ }^\circ\text{C} (T \approx 923\text{ K}, soit 1/T \approx 1{,}08 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1}), la figure 4 indique K^\circ \approx 0{,}2, ce qui permet d'atteindre un taux de conversion économiquement rentable.
    • Aspect cinétique : selon la loi d'Arrhenius, une température élevée augmente considérablement la vitesse de réaction.
    • Compromis : la température est limitée à environ 650\text{ }^\circ\text{C} pour éviter le craquage thermique parasite de l'éthylbenzène et la polymérisation prématurée du styrène formé.
  • Pression modérée (P \approx 1\text{ bar}) :

    • D'après la question Q8, la réaction s'accompagne d'une création de moles de gaz (\Delta_r \nu_{\text{g}} = +1). Une basse pression favorise donc la formation de styrène. Travailler à pression atmosphérique permet de bénéficier d'un bon déplacement d'équilibre sans nécessiter d'installation sous vide poussé, techniquement complexe et coûteuse.
  • Présence de vapeur d'eau en large excès :

    • Effet de dilution (thermodynamique) : la vapeur d'eau agit comme un gaz inerte vis-à-vis de l'équilibre principal. À pression totale fixée, l'augmentation de la quantité de matière totale gazeuse diminue les pressions partielles des réactifs et des produits, ce qui abaisse le quotient de réaction Q_r et déplace l'équilibre dans le sens direct (gain de conversion).
    • Apport thermique : la réaction étant fortement endothermique, la vapeur d'eau surchauffée, grâce à sa capacité thermique élevée, apporte les calories nécessaires et limite la chute de température au sein du réacteur.
    • Protection du catalyseur : la vapeur d'eau élimine les dépôts charbonneux (coke) qui désactivent le catalyseur, en réagissant avec le carbone formé par pyrolyse selon la réaction de gazéification (\mathrm{C}_{(\text{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{g})} = \mathrm{CO}_{(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}).
    • Séparation aisée : en sortie de réacteur, l'eau se condense facilement par refroidissement, permettant de séparer le styrène par simple décantation.
  • Catalyseur à base d'oxydes de fer :

    • Il augmente la vitesse de déshydrogénation en abaissant l'énergie d'activation, ce qui permet d'atteindre rapidement l'état d'équilibre thermodynamique.
    • Il améliore la sélectivité en favorisant la déshydrogénation au détriment des réactions parasites (désalkylation en benzène ou toluène).

Question déjà tombée ailleurs

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II.B · Détermination de la capacité d'échange d'une résine

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation

Notions : échange d'ions, réaction acido-basique

En utilisant le formalisme d'échange ionique de Vanselow, écrire l'équation bilan traduisant l'échange des ions sur la résine.

Voir l'indice

Remplacer formellement les charges z_A et z_B par celles des ions \mathrm{H}^+ et \mathrm{Na}^+ dans le formalisme de Vanselow fourni.

Voir la stratégie
  1. Identifier les ions mis en jeu : l'ion initialement fixé sur la résine acide est A^{z_A} = \mathrm{H}^+ (z_A = +1) et le contre-ion apporté par la solution de soude est B^{z_B} = \mathrm{Na}^+ (z_B = +1).
  2. Appliquer directement le modèle d'échange d'ions de Vanselow donné dans le texte.
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction hétérogène d'échange ionique entre les sites acides de la résine \overline{\mathrm{RSO_3H}} et les ions en solution selon le formalisme de Vanselow.

Voir le corrigé complet

D'après le texte introductif, l'échange selon le formalisme de Vanselow entre un ion A^{z_A} sur la résine et un contre-ion B^{z_B} en solution s'écrit :

z_B \, A_{(\text{rés})}^{z_A} + z_A \, B_{(\text{aq})}^{z_B} = z_B \, A_{(\text{aq})}^{z_A} + z_A \, B_{(\text{rés})}^{z_B}

Dans le cas présent :

  • l'ion initialement présent sur la résine échangeuse de cations est le proton \mathrm{H}^+, de charge z_A = 1 ;
  • le contre-ion introduit avec la solution de soude est le cation sodium \mathrm{Na}^+, de charge z_B = 1.

L'équation bilan traduisant l'échange s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{H}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})} = \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{rés})}}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : titrage acido-basique, réaction support de titrage

Écrire l'équation de la réaction support du titrage.

Voir l'indice

Écrire la réaction acido-basique rapide et totale intervenant entre les ions hydroxyde résiduels et les ions oxonium apportés par la solution titrante.

Voir la réponse courte

Réaction quantitative de titrage acido-basique : \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ + \mathrm{HO}^- \to 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}.

Voir le corrigé complet

Le titrage réalisé est un titrage acido-basique en retour. La solution titrée prélevée contient les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} en excès non consommés par la résine, ainsi que les contre-ions spectateurs \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})}. La solution titrante d'acide chlorhydrique apporte des ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\text{aq})} et des ions chlorure spectateurs \mathrm{Cl}^-_{(\text{aq})}.

L'équation de la réaction support du titrage s'écrit :

\boxed{\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\text{aq})} = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : titrage acido-basique, montage expérimental

Proposer un montage expérimental pour réaliser le dosage : choix de la verrerie et choix des capteurs. Vous donnerez le nom de chaque capteur représenté figure 6 et indiquerez celui (ceux) à utiliser pour l'expérience ainsi que leur rôle.

Voir l'indice

Préciser la verrerie jaugée usuelle ; identifier parmi les capteurs l'électrode de pH combinée en verre et son capteur associé (pH-mètre).

Voir la stratégie
  1. Identifier chacun des quatre capteurs représentés sur la figure 6 à partir de leurs caractéristiques visuelles et des légendes.
  2. Sélectionner le ou les capteurs adaptés à un suivi pH-métrique et expliciter leur rôle respectif.
  3. Décrire le montage expérimental complet en précisant le choix de la verrerie (prélèvement, titrage) et les conditions opératoires (agitation, étalonnage).
Voir la réponse courte

Description du montage de titrage (burette graduée, bécher, agitateur magnétique) et identification de l'électrode combinée de pH pour le suivi pH-métrique.

Voir le corrigé complet

1. Identification des capteurs de la figure 6 :

  • Capteur 1 : Électrode combinée de pH (à corps protecteur en plastique). Elle réunit en un seul corps une électrode de verre indicatrice et une électrode de référence.
  • Capteur 2 : Électrode au calomel saturé (ECS). C'est une électrode de référence dont le potentiel est fixé et indépendant du milieu (E_{\text{ECS}} \approx 0{,}244\text{ V} à 25\text{ }^\circ\text{C}).
  • Capteur 3 : Cellule de conductimétrie (constituée de deux plaques de platine platiné parallèles), dédiée aux mesures de conductivité.
  • Capteur 4 : Électrode de verre (ou électrode combinée tout en verre). Il s'agit d'une électrode indicatrice de pH dont la fine membrane de verre développe un potentiel fonction de l'activité des ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+.

2. Choix et rôle des capteurs pour le titrage pH-métrique : Le suivi demandé est pH-métrique. Deux options sont possibles :

  • Option 1 (la plus usuelle) : Utiliser uniquement l'électrode combinée de pH (capteur 1), reliée à un pH-mètre. Elle assure à la fois la mesure du potentiel indicateur et la référence, permettant de mesurer directement la différence de potentiel proportionnelle au \mathrm{pH} selon la loi de Nernst :

    \Delta E = E_{\text{ind}} - E_{\text{réf}} = \text{cste} - \frac{RT\ln 10}{F}\mathrm{pH}
  • Option 2 : Utiliser l'électrode au calomel saturé (capteur 2) comme électrode de référence (fournit un potentiel invariant) associée à l'électrode de verre (capteur 4) comme électrode indicatrice (mesure de l'activité des ions \mathrm{H}^+).

3. Verrerie et montage expérimental :

  • Prélèvement : une pipette jaugée de 50{,}0\text{ mL} (munie d'une pro-pipette) pour introduire avec précision le volume V_0 = 50{,}0\text{ mL} de filtrat dans un bécher de titrage (forme haute, typiquement 150 ou 250\text{ mL}).
  • Burette graduée : une burette de 25\text{ mL} (préalablement rincée à l'eau distillée puis avec la solution titrante d'acide chlorhydrique à C_1 = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et ajustée au zéro) fixée au-dessus du bécher.
  • Agitation et immersion : le bécher est placé sur un agitateur magnétique muni d'un barreau aimanté. On peut ajouter de l'eau distillée (sans modifier la quantité de matière de \mathrm{HO}^- prélevée) afin d'assurer l'immersion complète de la membrane de verre et du poreux sans que le barreau ne heurte l'électrode.
  • Étalonnage préalable : le pH-mètre est étalonné à l'aide de deux solutions tampons (par exemple de pH 7,00 et 10,00, la solution à titrer étant initialement basique).
Voir ce qu'a relevé le jury

Si le vocabulaire de la verrerie est maîtrisé, les électrodes usuelles ne sont généralement pas reconnues.

« La question Q13 a montré une connaissance correcte du vocabulaire lié à la verrerie, mais une inca pacité généralisée à identifier des électrodes d’usage courant. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : titrage en retour, avancement

Exprimer, avec les données littérales fournies, la quantité d'ions hydroxyde restant, notée dans le volume initial. Faire l'application numérique.

Voir l'indice

Établir la relation d'équivalence sur la prise d'essai V_0 et en déduire la quantité de matière restante dans l'ensemble du volume initial V.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité d'ions \mathrm{HO}^- dosée dans la prise d'essai de volume V_0 à l'aide de la relation d'équivalence du titrage.
  2. En déduire la quantité totale n_{\mathrm{HO}^-,r} d'ions \mathrm{HO}^- restant dans le bécher de volume V par proportionnalité (facteur de dilution ou d'aliquote V/V_0).
Voir la réponse courte

Relation à l'équivalence sur la prise d'essai V_0 ramenée au volume total V : n_{\mathrm{HO}^-,r} = \frac{V}{V_0} C_A V_{A,E}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction support de titrage établie en Q12 :

\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\text{aq})} \longrightarrow 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

À l'équivalence du titrage de la prise d'essai de volume V_0, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques. La quantité d'ions hydroxyde présente dans ce volume V_0 vaut :

n_{\mathrm{HO}^-}(V_0) = C_1 V_{\text{eq}}

La solution surnageante étant homogène, la concentration effective en ions hydroxyde restant après échange est :

[\mathrm{HO}^-]_r = \frac{n_{\mathrm{HO}^-}(V_0)}{V_0} = \frac{C_1 V_{\text{eq}}}{V_0}

La quantité totale d'ions hydroxyde restant dans le volume initial V s'exprime donc par :

n_{\mathrm{HO}^-,r} = [\mathrm{HO}^-]_r \, V = C_1 V_{\text{eq}} \, \frac{V}{V_0}

Application numérique : D'après la figure 5, le volume équivalent est V_{\text{eq}} = 6,7\text{ mL}. Avec C_1 = 0,10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V = 100,0\text{ mL} et V_0 = 50,0\text{ mL}, on a :

\begin{aligned} n_{\mathrm{HO}^-,r} &= 0,10 \times 6,7 \times 10^{-3} \times \frac{100,0}{50,0} \\ &= 1,34 \times 10^{-3}\text{ mol} \end{aligned}

En conservant deux chiffres significatifs (en accord avec la précision sur V_{\text{eq}}) :

\boxed{n_{\mathrm{HO}^-,r} = C_1 V_{\text{eq}} \, \frac{V}{V_0} = 1,3 \times 10^{-3}\text{ mol}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : incertitude de type b, incertitude de mesuré

Lors d'une séance de travaux pratiques, quand on réalise un seul titrage, à quel type d'évaluation de l'incertitude peut-on procéder ? Expliquer. Le volume a été mesuré avec une pipette jaugée double trait de tolérance . Identifier au moins une source possible d'incertitude.

Voir l'indice

En l'absence de mesures répétées, l'évaluation est de type B. Identifier comme sources d'incertitude la tolérance de la pipette et l'erreur d'ajustement du ménisque.

Voir la stratégie
  1. Distinguer les méthodes d'évaluation des incertitudes : évaluation de type A (fondée sur un traitement statistique d'une série de mesures répétées dans des conditions de répétabilité) et évaluation de type B (fondée sur toute information disponible : notices, tolérances, modèle physique, expérience).
  2. Identifier les sources d'erreur associées au prélèvement par une pipette jaugée à deux traits en analysant le protocole expérimental et le matériel.
Voir la réponse courte

Mesure unique donc évaluation de type B (tolérance constructeur) ; sources d'incertitude : ajustement des deux traits de jauge et erreur de parallaxe.

Voir le corrigé complet

Lorsqu'un seul mesurage est réalisé, on ne dispose pas d'une série statistique de valeurs expérimentales. On procède donc à une évaluation de type B de l'incertitude.

\boxed{\text{Évaluation de l'incertitude de type B}}

Cette démarche consiste à estimer l'incertitude-type à partir de sources d'informations préalables indépendantes d'une analyse statistique répétée : tolérance du constructeur (classe de la verrerie), incertitude de lecture du manipulateur, certificats d'étalonnage, ou encore modélisation physique des phénomènes parasites.

Concernant le prélèvement du volume V_0 à l'aide d'une pipette jaugée à deux traits, plusieurs sources d'incertitude peuvent être identifiées :

  • La tolérance de fabrication de la pipette : indiquée par le fabricant (\pm 0{,}1\text{ mL}), elle rend compte de la précision intrinsèque de la verrerie jaugée ;
  • L'erreur de visée et d'ajustement du ménisque : avec une pipette à deux traits, l'ajustement du bas du ménisque doit être réalisé à deux reprises (au trait supérieur puis au trait inférieur), ce qui introduit deux erreurs de parallaxe et de repérage visuel ;
  • L'effet de la température : les instruments jaugés sont généralement étalonnés à 20\text{ }^\circ\mathrm{C} ; un écart de température modifie le volume par dilatation thermique du liquide et du verre ;
  • Le temps et le mode d'écoulement : une vidange trop rapide ou un égouttement imparfait (rétention d'une goutte sur la paroi externe ou interne) peut modifier le volume réellement délivré.

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : incertitude de mesuré, résultat de mesuré

On estime l'incertitude-type sur à . De quelle manière devez-vous présenter le résultat sur ? On fournira une incertitude élargie pour un niveau de confiance de .

Voir l'indice

Multiplier l'incertitude-type par le facteur d'élargissement conventionnel k=2 pour un niveau de confiance de 95 % et arrondir le résultat au nombre de chiffres significatifs adéquat.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de l'incertitude élargie U à partir de l'incertitude-type u et du facteur d'élargissement k associé au niveau de confiance requis.
  2. Effectuer le calcul numérique de U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) avec k = 2 pour un niveau de confiance de 95\,\%.
  3. Présenter le résultat sous la forme normalisée (X \pm U), en veillant à arrondir l'incertitude à un ou deux chiffres significatifs et à aligner la dernière décimale de la valeur centrale sur celle de l'incertitude.
Voir la réponse courte

Calcul de U = 2\,u pour un facteur d'élargissement k=2 (95

Voir le corrigé complet

L'incertitude élargie U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) associée à un niveau de confiance de 95\,\% s'obtient à partir de l'incertitude-type u(n_{\mathrm{HO}^-,r}) = 1 \times 10^{-5}\text{ mol} par :

U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) = k \cdot u(n_{\mathrm{HO}^-,r})

Pour une loi de distribution assimilée à une loi normale et un niveau de confiance de 95\,\%, le facteur d'élargissement vaut k = 2 (ou plus précisément 1{,}96). Ainsi :

\begin{aligned} U(n_{\mathrm{HO}^-,r}) &= 2 \times (1 \times 10^{-5}\text{ mol}) \\ &= 2 \times 10^{-5}\text{ mol} = 0{,}02 \times 10^{-3}\text{ mol} \end{aligned}

D'après la question Q14, la valeur centrale calculée est n_{\mathrm{HO}^-,r} = 1{,}34 \times 10^{-3}\text{ mol}. L'incertitude portant sur le centième de millimole, le nombre de décimales de la valeur centrale est parfaitement en cohérence avec l'incertitude élargie.

Le résultat doit être consigné sous la forme :

\boxed{n_{\mathrm{HO}^-,r} = (1{,}34 \pm 0{,}02) \times 10^{-3}\text{ mol} \quad (k = 2, \text{ niveau de confiance } 95\,\%)}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : capacité d'échange, titrage en retour

Écrire l'expression littérale de la capacité d'échange puis faire l'application numérique.

Voir l'indice

Calculer la quantité d'ions \mathrm{HO}^- ayant réagi avec la résine par différence entre la quantité introduite et la quantité restante, puis diviser par la masse m de résine.

Voir la réponse courte

Calcul des moles d'H^+ libérées par différence n_{\mathrm{HO}^-,\text{ini}} - n_{\mathrm{HO}^-,r} divisé par la masse de résine sèche : \mathrm{CE} = (C_B V - n_{\mathrm{HO}^-,r})/m.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation d'échange établie à la question Q11 :

\mathrm{H}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})} = \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{rés})}

Les ions \mathrm{H}^+ libérés en solution aqueuse réagissent de manière quantitative avec les ions hydroxyde \mathrm{HO}^- apportés par la soude :

\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} \longrightarrow \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

L'équation globale du processus de fixation des ions sodium sur la résine s'écrit donc :

\mathrm{H}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} \longrightarrow \mathrm{Na}^+_{(\text{rés})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

La présence de soude en excès consomme intégralement les ions \mathrm{H}^+ libérés et déplace l'équilibre d'échange vers la droite jusqu'à saturation des sites de la résine. La quantité de matière d'ions \mathrm{H}^+ initialement présents sur la masse m de résine humide et échangés est donc égale à la quantité d'ions \mathrm{HO}^- consommés :

n(\mathrm{H}^+) = n_{\mathrm{HO}^-,\text{initial}} - n_{\mathrm{HO}^-,r} = C V - n_{\mathrm{HO}^-,r}

En injectant l'expression de n_{\mathrm{HO}^-,r} établie à la question Q14, il vient :

n(\mathrm{H}^+) = C V - C_1 V_{\text{eq}} \frac{V}{V_0} = V \left( C - C_1 \frac{V_{\text{eq}}}{V_0} \right)

Par définition, la capacité d'échange maximale \mathrm{CE} de la résine est la quantité de matière de contre-ions échangeables par unité de masse de résine humide :

\mathrm{CE} = \frac{n(\mathrm{H}^+)}{m}

D'où l'expression littérale finale :

\boxed{\mathrm{CE} = \frac{V}{m} \left( C - C_1 \frac{V_{\text{eq}}}{V_0} \right) = \frac{C V - n_{\mathrm{HO}^-,r}}{m}}

Application numérique :

  • n_{\mathrm{HO}^-,\text{initial}} = C V = 0{,}025 \text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 0{,}1000\text{ L} = 2{,}50 \times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • n_{\mathrm{HO}^-,r} = 1{,}34 \times 10^{-3}\text{ mol} (d'après la question Q14) ;
  • n(\mathrm{H}^+) = 2{,}50 \times 10^{-3} - 1{,}34 \times 10^{-3} = 1{,}16 \times 10^{-3}\text{ mol} ;
  • m = 0{,}50\text{ g}.
\begin{aligned} \mathrm{CE} &= \frac{1{,}16 \times 10^{-3}\text{ mol}}{0{,}50\text{ g}} = 2{,}32 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{g}^{-1} \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs (imposés par m = 0{,}50\text{ g} et C = 0{,}025\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

\boxed{\mathrm{CE} = 2{,}3\text{ mmol}\cdot\text{g}^{-1} = 2{,}3\text{ mol}\cdot\text{kg}^{-1}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (17 % des questions, partie II), Interférences lumineuses (17 %), Ondes électromagnétiques dans les milieux (17 %) et Atomistique, liaisons et cristallographie (15 %, partie I). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Diffraction et réseaux, Magnétostatique, Induction électromagnétique…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 14 questions sur 41 (34 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.B (Q3 à Q6) et la sous-partie III.A.1 (Q18 à Q21), ainsi que Q12 à Q17. Avec les autres programmes de première année : 14 en PCSI, 10 en MP2I et 9 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q34 (plasma), Q35 (onde évanescente), Q40 (effet de peau) et Q41 (effet de peau).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Questions de cours : Q1 (configuration électronique), Q2 (règle de hund), Q4 (coordinence), Q9 (déplacement d'équilibre), Q13 (titrage acido-basique), Q15 (incertitude de type b), Q19 (formule de fresnel), Q22 (déphasage)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (maille conventionnelle), Q7 (relation de van 't hoff), Q12 (titrage acido-basique), Q16 (incertitude de mesuré), Q18 (trou d'young), Q20 (interfrange), Q25 (réseau de diffraction), Q29 (théorème d'ampère)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (31 sur 41), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q6, Q8 à Q24, Q26 à Q28, Q30, Q32, Q33 et Q36 à Q39. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q25, Q34 et Q35.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Oui, 2 questions : Q1 (La configuration électronique et la classification périodique par blocs ne figurent plus aux programmes de MPSI et de…) et Q2 (Les nombres quantiques et les règles de remplissage ne figurent plus aux programmes de MPSI et de MP). Elles sont signalées dans le corrigé.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge la longueur de l'énoncé non excessive et ses exigences mesurées, tout en signalant des questions rarement réussies comme Q25 à Q27. Moyenne : 8,98/20 (écart-type 4,05, 4 920 présents).

Comment linéariser simplement la relation de déphasage en Q25 ?

Différencier directement l'expression de \varphi. Au lieu d'un développement limité autour de \theta_1 \neq 0, la différentiation de \varphi(\theta) = \frac{2\pi}{\lambda} a\sin\theta fournit immédiatement \Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda} a\cos\theta_1 \, \Delta\theta, ce qui évite des calculs trigonométriques délicats.

Quelle est l'expression de la puissance volumique cédée aux charges en Q37 ?

\mathcal{P}_{\text{vol}} = \vec{\jmath} \cdot \vec{E}. Ce terme provient du bilan d'énergie électromagnétique associé au théorème de Poynting et correspond au travail volumique fourni par la force de Lorentz aux porteurs de charge mobiles.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 41 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 8,98 et d'écart-type 4,05 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.