Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2020
La chimie de l'azote & Étude d'un réseau urbain de chaleur
- 63 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PTSI : 43 questions sur 63, parties 2, 3, 4 et 5
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Oxydoréduction et électrochimie, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Atomistique, liaisons et cristallographie · 35 incontournables · 43 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Cette épreuve regroupe deux volets indépendants très représentatifs de la filière PT : une première partie consacrée à la chimie industrielle de l'azote (thermochimie, diagrammes , cristallochimie et titrages) et une seconde partie d'ingénierie thermodynamique appliquée à un réseau de chaleur urbain.
L'intérêt stratégique de ce sujet réside dans l'exploitation rigoureuse du diagramme de l'eau (cycle de Rankine avec surchauffe et resurchauffe) ainsi que dans la modélisation analytique d'un échangeur thermique tubulaire à contre-courant. L'ensemble constitue un support d'entraînement incontournable pour maîtriser les bilans thermodynamiques industriels en système ouvert et les transferts conducto-convectifs sans calculatrice.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 4 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Oxydoréduction et électrochimie18 %
- Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation18 %
- Atomistique, liaisons et cristallographie14 %
- Thermodynamique chimique et équilibres14 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
35 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PTSI : 43 questions sur 63, parties 2, 3, 4 et 5.
Où gagner des points
58 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (58) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : données en annexe, parties indépendantes
Données en annexe
Le tracé des cycles thermodynamiques et le relevé des enthalpies aux questions Q2 (partie PARTIE 1) et Q9 (partie PARTIE 2) s'effectuent sur le diagramme (\log P, h) et le tableau fournis sur le document réponse en annexe.
Parties indépendantes
L'épreuve est scindée en deux sujets totalement indépendants de deux heures chacun, l'un consacré à la chimie (parties 1 à 5) et l'autre à la thermodynamique (parties 1 à 4).
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
63 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
63 questionsPartie 1 : Synthèse de l'ammoniac
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation de réaction
Ecrire l'équation de la réaction, notée (1) pour une mole de diazote.
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Écrire la réaction avec le nombre stœchiométrique 1 devant \mathrm{N}_{2(\mathrm{g})}.
Partir de \mathrm{d}u = T\mathrm{d}s - P\mathrm{d}v avec \mathrm{d}v = 0 et \mathrm{d}u = c_{\mathrm{EAU}}\mathrm{d}T.
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Écriture de la réaction de Haber-Bosch pour une mole de diazote : \mathrm{N}_{2(\mathrm{g})} + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{NH}_{3(\mathrm{g})}.
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La synthèse de l'ammoniac par le procédé Haber met en jeu le diazote \mathrm{N}_{2(\text{g})} et le dihydrogène \mathrm{H}_{2(\text{g})} pour former l'ammoniac \mathrm{NH}_{3(\text{g})}.
En imposant un nombre stœchiométrique égal à 1 pour le diazote, la conservation des éléments azote et hydrogène conduit à :
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : enthalpie standard de formation, état standard de référence
Que valent les enthalpies standard de formation de et ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Se rappeler la convention thermodynamique de référence pour les corps simples dans leur état standard le plus stable.
Relever les valeurs d'enthalpie massique h sur le diagramme de Mollier en suivant les isobares et les isentropiques.
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Par convention, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état standard de référence est nulle.
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Par convention internationale en thermodynamique chimique, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état standard de référence (l'état physique et la variété allotropique la plus stable sous la pression standard P^\circ = 1\text{ bar} à la température considérée) est fixée à zéro.
À T = 298\text{ K} et sous P^\circ = 1\text{ bar} :
- le diazote gazeux \mathrm{N}_{2(\mathrm{g})} constitue l'état standard de référence de l'élément azote ;
- le dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} constitue l'état standard de référence de l'élément hydrogène.
On en déduit donc :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi de hess, réaction exothermique
Calculer l'enthalpie standard de réaction de la réaction (1). Que peut-on en déduire ?
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Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation des produits et réactifs.
Utiliser l'identité thermodynamique \mathrm{d}h = T\mathrm{d}s + v\mathrm{d}P pour un liquide incompressible sous transformation isentropique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'enthalpie standard de réaction via la loi de Hess (\Delta_r H^\circ < 0) montrant le caractère exothermique.
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D'après la loi de Hess appliquée à la réaction (1) :
l'enthalpie standard de réaction s'exprime par :
En utilisant les valeurs à T = 298\text{ K} fournies dans l'énoncé et établies à la question Q.2 :
Puisque \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ < 0, on en déduit que la synthèse de l'ammoniac dans le sens direct est une réaction exothermique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : entropie standard de réaction, désordre molaire
Calculer l'entropie standard de la réaction (1). Justifier son signe.
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Utiliser la loi de Hess sur les entropies standard molaires et justifier le signe par la variation de la quantité de matière gazeuse \Delta \nu_{\mathrm{g}}.
Appliquer le premier principe industriel en système ouvert entre l'entrée de l'économiseur et la sortie du surchauffeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r S^\circ par la loi de Hess ; signe négatif cohérent avec la diminution de la quantité de gaz (\Delta \nu_g = -2).
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D'après l'équation de la réaction (1) établie à la question Q.1 :
L'entropie standard de réaction s'exprime à l'aide des entropies molaires standard par la relation :
Application numérique avec les données du tableau à T = 298\text{ K} :
Justification du signe :
La variation du nombre de moles de gaz au cours de la réaction vaut :
La formation de 2 moles de gaz à partir de 4 moles de réactifs gazeux s'accompagne d'une diminution du nombre de particules indépendantes en phase gazeuse, ce qui réduit considérablement le désordre moléculaire (désordre de position et de configuration). Le désordre microscopique diminuant, il est tout à fait normal que l'entropie standard de réaction soit négative.
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre standard de réaction
Exprimer la constante d'équilibre de cette réaction à en fonction des grandeurs thermodynamiques calculées dans les questions précédentes. On obtient : .
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ(T) = \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ - T\Delta_{\mathrm{r}} S^\circ puis relier \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ à K^\circ(T).
Exprimer le rendement comme le quotient du travail mécanique massique récupéré à la turbine par la chaleur fournie par la chaudière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ puis déduction de la constante d'équilibre K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).
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L'enthalpie libre standard de la réaction s'exprime en fonction de l'enthalpie et de l'entropie standard de réaction par :
Dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, on considère que l'enthalpie standard et l'entropie standard de réaction sont indépendantes de la température entre 298\text{ K} et T = 300\text{ K} :
La constante d'équilibre standard K^\circ(T) est reliée à l'enthalpie libre standard de réaction par la relation fondamentale :
On en déduit l'expression de la constante d'équilibre :
Application numérique : D'après les questions Q.3 et Q.4 :
On calcule l'enthalpie libre standard de réaction à 300\text{ K} :
Avec R = 8,3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
(ou avec la valeur plus précise R = 8,314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} : -\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ}{R\,T} \approx 13,31) On retrouve bien la valeur fournie par l'énoncé :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : déplacement d'équilibre, quotient de réaction
Quelle est l'influence d'une augmentation de pression isotherme sur l'équilibre (1) ? Une justification rigoureuse est attendue.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le quotient de réaction Q_{\mathrm{r}} en fonction des pressions partielles ou appliquer le principe de modération de Le Chatelier via \Delta \nu_{\mathrm{g}}.
Prendre en compte le rendement électromécanique de l'alternateur : \eta_{\mathrm{machine}} = \eta_{\mathrm{alt}} \cdot \eta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le quotient de réaction Q_{\mathrm{r}} en fonction des fractions molaires x_i, de la pression totale P et de la variation de quantité de matière gazeuse \Delta\nu_{\mathrm{g}}.
- Évaluer la variation de Q_{\mathrm{r}} lors d'une augmentation de pression isotherme à composition fixée, puis comparer Q_{\mathrm{r}} à la constante d'équilibre K^\circ(T).
- Conclure sur le sens de déplacement de l'équilibre à l'aide du critère thermodynamique d'évolution, et faire le lien avec le principe de modération de Le Chatelier.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de Q_r \propto P^2 : une augmentation de pression favorise le sens direct qui diminue le nombre de moles gazeuses.
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Considérons l'équilibre chimique de la réaction (1) en phase gazeuse idéale :
La variation du nombre de moles de gaz pour cette réaction vaut :
En exprimant la pression partielle de chaque constituant gazeux i sous la forme P_i = x_i \, P, où x_i est sa fraction molaire et P la pression totale du mélange, le quotient de réaction Q_{\mathrm{r}} s'écrit :
où Q_x = \dfrac{x_{\mathrm{NH}_3}^2}{x_{\mathrm{N}_2}\,x_{\mathrm{H}_2}^3} ne dépend que de la composition du mélange.
À l'état d'équilibre initial, à la température T et à la pression P_{\text{i}}, on a :
Une augmentation isotherme de la pression totale amène la pression à une valeur P_{\text{f}} > P_{\text{i}}. À composition instantanément inchangée (Q_x = \text{cte}) :
Puisque la constante K^\circ(T) ne dépend que de la température et reste inchangée :
Le système évolue donc spontanément dans le sens direct (\mathrm{d}\xi > 0).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de van 't hoff, déplacement d'équilibre
Quelle est l'influence d'une augmentation de température isobare sur l'équilibre (1) ? Une justification rigoureuse est attendue.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation de van 't Hoff en tenant compte du signe de l'enthalpie standard de réaction.
Appliquer la règle des moments (ou du levier) sur le segment horizontal joignant la courbe de liquide saturant à la courbe de vapeur saturante sèche à 1{,}0\text{ bar}.
Voir la stratégieStratégie
Pour étudier rigoureusement l'effet d'une variation de température sur un équilibre chimique :
- Exprimer la dérivée de la constante d'équilibre par rapport à la température grâce à la loi de Van 't Hoff.
- Utiliser le signe de l'enthalpie standard de réaction déterminé à la question Q.3 pour déduire le sens de variation de K^\circ(T).
- Comparer le quotient réactionnel Q_\mathrm{r} à la nouvelle constante d'équilibre afin de conclure sur le sens de déplacement du système.
Voir la réponse courteRéponse courte
D'après la relation de Van 't Hoff, une hausse de température déplace l'équilibre dans le sens endothermique (sens indirect ici).
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L'influence de la température sur la constante d'équilibre standard K^\circ(T) est régie par la loi de Van 't Hoff :
D'après la question Q.3, la synthèse de l'ammoniac est exothermique dans le sens direct :
On en déduit que :
La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement décroissante de la température.
Le quotient réactionnel s'écrit en fonction des fractions molaires x_i et de la pression totale P :
À composition fixée et à pression constante, le quotient réactionnel Q_{\mathrm{r}} ne dépend pas explicitement de la température.
Si le système se trouve initialement à l'équilibre à une température T_1 (soit Q_{\mathrm{r}} = K^\circ(T_1)), une augmentation de la température à une valeur T_2 > T_1 conduit à :
L'affinité chimique devient négative (A < 0). Le système évolue donc spontanément dans le sens inverse du sens direct, c'est-à-dire dans le sens indirect.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : catalyseur, facteur cinétique
Indiquer la définition d'un catalyseur. Expliquer pourquoi on utilise un catalyseur dans la synthèse de l'ammoniac.
Voir l'indiceIndice
Définir le rôle d'un catalyseur sur la cinétique sans modification de l'état d'équilibre final.
Écrire le bilan d'entropie massique sur un cycle complet fermé en identifiant les transferts thermiques reçus aux thermostats chaud et froid.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition d'un catalyseur et justification du compromis cinétique-thermodynamique pour opérer à température modérée avec une vitesse acceptable.
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1. Définition d'un catalyseur
Un catalyseur est une espèce chimique qui :
- augmente la vitesse d'une réaction thermodynamiquement possible en ouvrant un nouveau chemin réactionnel d'énergie d'activation plus faible ;
- ne modifie ni la constante d'équilibre K^\circ, ni l'état final du système ;
- n'apparaît pas dans l'équation-bilan de la réaction car il est régénéré à l'identique au cours du cycle catalytique.
2. Rôle du catalyseur dans le procédé Haber
La synthèse de l'ammoniac illustre le conflit classique entre cinétique et thermodynamique :
- Aspect thermodynamique : la réaction (1) étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ < 0, voir Q.3), l'augmentation de la température défavorise la synthèse de \mathrm{NH}_3 à l'équilibre (d'après la loi de van 't Hoff, voir Q.7). Il faudrait idéalement travailler à basse température pour maximiser le rendement à l'équilibre.
- Aspect cinétique : la molécule de diazote \mathrm{N}_2 possède une liaison covalente triple particulièrement stable (\mathrm{N} \equiv \mathrm{N}), ce qui entraîne une énergie d'activation considérable. À basse ou moyenne température, la réaction est cinétiquement bloquée : la vitesse de formation de l'ammoniac est quasi nulle.
Pour atteindre une vitesse de production acceptable sans devoir élever excessivement la température (ce qui réduirait à néant le rendement), l'utilisation d'un catalyseur (traditionnellement du fer activé par des oxydes métalliques) est indispensable : il abaisse fortement la barrière d'activation en permettant la dissociation préalable de \mathrm{N}_2 et de \mathrm{H}_2 à la surface du solide. Il permet ainsi de travailler à une température de compromis (environ 400\text{ à }450\ ^\circ\mathrm{C}) compatible avec une rentabilité industrielle.
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : schéma de lewis, radical libre
La synthèse de l'acide nitrique à partir de l'ammoniac passe notamment par les intermédiaires et . Proposer une représentation de Lewis de , et sachant qu'aucune d'entre elles ne fait intervenir de liaison O-O.
Voir l'indiceIndice
Compter le nombre total d'électrons de valence pour chaque molécule et identifier les espèces possédant un nombre impair d'électrons.
Tracer la détente jusqu'à la courbe de rosée, suivie d'une isobare jusqu'à 375\,^\circ\mathrm{C}, puis d'une détente isentropique jusqu'à 1{,}0\text{ bar}.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer pour chaque molécule le nombre total d'électrons de valence n_{\mathrm{v}} à partir des configurations électroniques des atomes concernés (\mathrm{H} : 1\mathrm{s}^1, \mathrm{N} : 2\mathrm{s}^2 2\mathrm{p}^3, \mathrm{O} : 2\mathrm{s}^2 2\mathrm{p}^4).
- Établir le squelette moléculaire (connectivité imposée sans liaison \mathrm{O-O}) et répartir les doublets liants et non liants ainsi que les éventuels électrons célibataires.
- Attribuer les charges formelles en s'assurant que la règle de l'octet (ou du duet) est satisfaite en priorité sur les éléments les plus électronégatifs (\chi(\mathrm{O}) > \chi(\mathrm{N})).
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation de Lewis de \mathrm{NH}_3 et gestion de l'électron célibataire pour les molécules radicalaires \mathrm{NO} et \mathrm{NO}_2.
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1. Molécule d'ammoniac \mathrm{NH}_3
Nombre d'électrons de valence :
n_{\mathrm{v}} = 5\,(\mathrm{N}) + 3 \times 1\,(\mathrm{H}) = 8 \text{ électrons, soit } 4 \text{ doublets}.- L'atome central d'azote engage 3 doublets liants avec les trois atomes d'hydrogène et possède 1 doublet non liant. La règle du duet est vérifiée pour \mathrm{H}, la règle de l'octet pour \mathrm{N}, et toutes les charges formelles sont nulles.
2. Monoxyde d'azote \mathrm{NO}
Nombre d'électrons de valence :
n_{\mathrm{v}} = 5\,(\mathrm{N}) + 6\,(\mathrm{O}) = 11 \text{ électrons, soit } 5 \text{ doublets et } 1 \text{ électron célibataire}.- C'est une molécule radicalaire. L'oxygène étant plus électronégatif que l'azote (\chi(\mathrm{O}) > \chi(\mathrm{N})), l'octet est complété sur l'oxygène.
Dans la représentation de Lewis prépondérante, il existe une double liaison \mathrm{N=O} :
- L'oxygène possède 2 doublets non liants (octet satisfait) ; charge formelle : q_{\mathrm{f}}(\mathrm{O}) = 6 - 4 - 2 = 0.
- L'azote possède 1 doublet non liant et l'électron célibataire (7 électrons dans sa couche externe) ; charge formelle : q_{\mathrm{f}}(\mathrm{N}) = 5 - 2 - 1 - 2 = 0.
3. Dioxyde d'azote \mathrm{NO}_2
Nombre d'électrons de valence :
n_{\mathrm{v}} = 5\,(\mathrm{N}) + 2 \times 6\,(\mathrm{O}) = 17 \text{ électrons, soit } 8 \text{ doublets et } 1 \text{ électron célibataire}.- La connectivité sans liaison \mathrm{O-O} impose l'enchaînement \mathrm{O-N-O}.
- L'électron célibataire est situé sur l'atome central d'azote afin de laisser les atomes d'oxygène, plus électronégatifs, satisfaire la règle de l'octet.
L'atome d'azote forme une double liaison avec un oxygène et une liaison simple avec le second. La structure est décrite par deux formes mésomères équivalentes :
- Oxygène doublement lié : 2 doublets non liants ; q_{\mathrm{f}} = 6 - 4 - 2 = 0.
- Oxygène simplement lié : 3 doublets non liants ; q_{\mathrm{f}} = 6 - 6 - 1 = -1.
- Azote central : 1 électron célibataire et 3 liaisons ; q_{\mathrm{f}} = 5 - 1 - 3 = +1.
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : radical libre, liaison covalente
et possèdent une propriété chimique particulière. Laquelle ? Justifier la possibilité de dimérisation de et .
Voir l'indiceIndice
Expliquer comment l'électron célibataire (radicalaire) favorise la formation d'une liaison covalente entre deux molécules identiques.
Sommer les travaux de détente des deux turbines et diviser par la somme des transferts thermiques reçus de la source chaude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Propriété radicalaire (électron célibataire) permettant l'appariement d'électrons pour former des dimères stables comme \mathrm{N}_2\mathrm{O}_4.
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1. Propriété chimique particulière de \mathrm{NO} et \mathrm{NO}_2 :
Le décompte des électrons de valence montre que :
- pour le monoxyde d'azote \mathrm{NO} : n_{\mathrm{v}} = 5 + 6 = 11\text{ e}^- ;
- pour le dioxyde d'azote \mathrm{NO}_2 : n_{\mathrm{v}} = 5 + 2 \times 6 = 17\text{ e}^-.
Ces deux espèces possèdent un nombre impair d'électrons de valence : ce sont des espèces radicalaires (ou radicaux libres), possédant un électron célibataire (non apparié).
2. Justification de la dimérisation :
La présence d'un électron non apparié confère à ces molécules une grande réactivité chimique :
- Deux molécules radicalaires peuvent mettre en commun leurs deux électrons célibataires situés sur l'atome d'azote pour former une liaison de covalence simple \mathrm{N}-\mathrm{N} ;
La mise en commun de ces deux électrons conduit à un dimère comportant un nombre pair d'électrons, ce qui stabilise le système et permet de respecter la règle de l'octet pour l'ensemble des atomes :
\begin{aligned} 2\,\mathrm{NO}_{(\text{g})} &\rightleftharpoons \mathrm{N}_2\mathrm{O}_{2(\text{g})} \\ 2\,\mathrm{NO}_{2(\text{g})} &\rightleftharpoons \mathrm{N}_2\mathrm{O}_{4(\text{g})} \end{aligned}
Résultat
Partie 2 : Diagramme potentiel-pH
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : acide fort, constante d'acidité
En vous aidant de la valeur de de l'acide nitrique , expliquer pourquoi cette espèce n'intervient pas dans le diagramme potentiel-pH. Ecrire l'équation de dissolution de cet acide en solution aqueuse.
Voir l'indiceIndice
Comparer la valeur du \mathrm{p}K_a à 0 pour conclure sur la force de l'acide dans l'eau.
Expliquer le phénomène d'érosion mécanique provoqué par l'impact des gouttelettes de liquide sur les aubes tournantes.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer la valeur du \mathrm{p}K_a du couple \mathrm{HNO}_{3(\mathrm{aq})}/\mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})} à zéro pour déterminer la force de l'acide nitrique dans l'eau et situer son domaine de prédominance par rapport au domaine usuel de travail en solution aqueuse (0 \leqslant \mathrm{pH} \leqslant 14).
- Écrire la réaction totale de dissolution / dissociation de \mathrm{HNO}_3 dans l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathrm{HNO}_3 est un acide fort entièrement dissocié en solution aqueuse (\mathrm{p}K_a < 0), d'où son absence du diagramme.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données de l'énoncé, pour le couple \mathrm{HNO}_{3(\mathrm{aq})}/\mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})}, on a :
L'acide nitrique \mathrm{HNO}_3 possède un \mathrm{p}K_a négatif : il s'agit donc d'un acide fort totalement dissocié dans l'eau (effet de nivellement par le solvant eau).
Son domaine de prédominance théorique correspondrait à \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_a = -1{,}37, c'est-à-dire en dehors du domaine usuel de validité des solutions aqueuses (0 \leqslant \mathrm{pH} \leqslant 14). Ainsi, pour toutes les valeurs de pH considérées dans l'étude, l'ion nitrate \mathrm{NO}_3^- est la seule espèce azotée au degré d'oxydation +\mathrm{V} présente de façon prédominante : l'acide nitrique \mathrm{HNO}_3 moléculaire n'apparaît donc pas sur le diagramme potentiel-pH.
L'équation de dissolution (réaction de dissociation totale dans l'eau) s'écrit :
(ou sous forme soluté : \mathrm{HNO}_{3(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow \mathrm{NO}_{3(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}).
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : demi-équation électronique
Ecrire les équations des demi-réactions redox associées aux couples et .
Voir l'indiceIndice
Équilibrer les éléments chimiques avec \mathrm{H}_2\mathrm{O} et \mathrm{H}^+, puis les charges avec les électrons.
Calculer \mathcal{P}_{\mathrm{th}} = D_{m,\mathrm{tot}} (h_E - h_A) et comparer à la puissance nominale thermique du document 1.
Voir la stratégieStratégie
Pour équilibrer chaque demi-équation électronique en milieu acide :
- Identifier le nombre d'électrons échangés grâce à la variation du nombre d'oxydation de l'azote.
- Assurer la conservation de l'oxygène à l'aide de molécules d'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}.
- Assurer la conservation de l'hydrogène et de la charge électrique à l'aide d'ions \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture et équilibrage des demi-équations d'oxydoréduction des deux couples de l'azote en milieu acide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Couple \mathrm{NO}_{3\,(\mathrm{aq})}^- / \mathrm{HNO}_{2\,(\mathrm{aq})} :
- Le nombre d'oxydation de l'azote passe de +\text{V} dans l'ion nitrate \mathrm{NO}_3^- à +\text{III} dans l'acide nitreux \mathrm{HNO}_2, soit un gain de 2 électrons pour l'oxydant.
- On équilibre les atomes d'oxygène avec une molécule d'eau, puis les hydrogènes et les charges avec des protons \mathrm{H}^+ :
2. Couple \mathrm{HNO}_{2\,(\mathrm{aq})} / \mathrm{NO}_{(\mathrm{g})} :
- Le nombre d'oxydation de l'azote passe de +\text{III} dans \mathrm{HNO}_2 à +\text{II} dans le monoxyde d'azote \mathrm{NO}, soit un gain d'un électron pour l'oxydant.
- On équilibre l'oxygène avec une molécule d'eau et l'hydrogène avec un proton \mathrm{H}^+ :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : dismutation, stabilité thermodynamique
Que peut-on dire de la stabilité de ? Ecrire l'équation correspondante et nommer la réaction.
Voir l'indiceIndice
Comparer les potentiels standard des couples en jeu pour identifier une réaction spontanée de dismutation.
Diviser la production annuelle de chaleur vendue au réseau par le nombre d'habitants équivalents.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les potentiels standard des deux couples redox dans lesquels \mathrm{HNO}_{2(\mathrm{aq})} intervient, l'un en tant qu'oxydant et l'autre en tant que réducteur.
- En déduire le caractère thermodynamiquement stable ou instable de l'acide nitreux à l'aide de la règle du gamma.
- Combiner les deux demi-équations obtenues à la question précédente pour écrire l'équation de la réaction correspondante et nommer le phénomène.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathrm{HNO}_2 est thermodynamiquement instable et subit une dismutation en \mathrm{NO}_3^- et \mathrm{NO} (E^\circ_{\mathrm{red}} > E^\circ_{\mathrm{ox}}).
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D'après les données et les couples redox établis à la question Q.12 :
Puisque le potentiel standard du couple où \mathrm{HNO}_2 intervient en tant qu'oxydant est supérieur à celui du couple où il intervient en tant que réducteur :
l'oxydant le plus fort (\mathrm{HNO}_2) réagit spontanément sur le réducteur le plus fort (\mathrm{HNO}_2). L'acide nitreux est donc thermodynamiquement instable en solution aqueuse dans les conditions standard.
En combinant les demi-équations de réduction de \mathrm{HNO}_2 et d'oxydation de \mathrm{HNO}_2 :
on obtient l'équation bilan :
Une réaction où une même espèce chimique subit simultanément une oxydation et une réduction est appelée une réaction de dismutation.
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PTSI
Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph
Donner les degrés d'oxydation de l'azote dans les quatre espèces azotées concernées. A l'aide d'un schéma présentant en ordonnée le degré d'oxydation et en abscisse les valeurs de , indiquer les domaines de prédominance ou de stabilité des différentes espèces de l'azote.
Voir l'indiceIndice
Calculer les degrés d'oxydation de l'élément azote dans chaque espèce et tracer le diagramme d'oxydantoréduction en fonction du \mathrm{pH}.
Multiplier la production annuelle de chaleur issue du bois par le facteur d'émission évité de 250\text{ g}(\mathrm{CO}_2)/\text{kWh}.
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- Déterminer le degré d'oxydation (d.o.) de l'azote dans chaque espèce à l'aide des nombres d'oxydation usuels de l'oxygène (-\mathrm{II}) et de l'hydrogène (+\mathrm{I}).
- Positionner ces espèces sur un repère (\mathrm{pH}, \text{d.o.}), en utilisant les propriétés acido-basiques (notamment le \mathrm{p}K_a = 3{,}3 pour le couple à l'état d'oxydation +\mathrm{III}) pour délimiter les domaines de prédominance selon le \mathrm{pH}.
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Calcul des nombres d'oxydation de N (+V, +III, +II) et schéma des domaines sur un axe n.o. en fonction du pH.
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Dans un édifice polyatomique neutre ou ionique, la somme des degrés d'oxydation des atomes est égale à la charge globale de l'entité. Avec \mathrm{d.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II} et \mathrm{d.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I} :
Pour l'ion nitrate \mathrm{NO}_3^- :
\mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = -1 \implies \boxed{\mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) = +\mathrm{V}}Pour l'acide nitreux \mathrm{HNO}_2 :
(+1) + \mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) + 2 \times (-\mathrm{II}) = 0 \implies \boxed{\mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) = +\mathrm{III}}Pour l'ion nitrite \mathrm{NO}_2^- :
\mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) + 2 \times (-\mathrm{II}) = -1 \implies \boxed{\mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) = +\mathrm{III}}Pour le monoxyde d'azote \mathrm{NO}_{(\mathrm{g})} :
\mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) + (-\mathrm{II}) = 0 \implies \boxed{\mathrm{d.o.}(\mathrm{N}) = +\mathrm{II}}
Construction du schéma d.o. = f(pH) :
- Au degré d'oxydation +\mathrm{V}, seul l'ion \mathrm{NO}_3^- existe en solution aqueuse car \mathrm{HNO}_3 est un acide fort dissocié (\mathrm{p}K_a = -1{,}37 < 0). L'ion \mathrm{NO}_3^- prédomine sur toute la gamme de \mathrm{pH} \in [0\,;\,14].
- Au degré d'oxydation +\mathrm{III}, les espèces \mathrm{HNO}_{2(\mathrm{aq})} et \mathrm{NO}_2^-{}_{(\mathrm{aq})} appartiennent au même couple acido-basique de \mathrm{p}K_a = 3{,}3. Une frontière verticale à \mathrm{pH} = 3{,}3 sépare le domaine de prédominance de la forme acide \mathrm{HNO}_2 (\mathrm{pH} < 3{,}3) de celui de la forme basique \mathrm{NO}_2^- (\mathrm{pH} > 3{,}3).
- Au degré d'oxydation +\mathrm{II}, seul le gaz \mathrm{NO}_{(\mathrm{g})} intervient, indépendamment du \mathrm{pH}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PTSI
Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation
On fournit ci-dessous un diagramme potentiel-pH muet de l'élément azote. Reporter le diagramme sur votre copie en indiquant la correspondance entre les espèces chimiques , et et les zones I, II et III.
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Associer le degré d'oxydation le plus élevé au domaine supérieur et prendre en compte la frontière acido-basique verticale.
Calculer la puissance thermique cédée par l'eau du réseau urbain à l'aide de \mathcal{P} = D_C \, c_{\mathrm{EAU}} (T_{C,\mathrm{entrée}} - T_{C,\mathrm{sortie}}).
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- Utiliser les degrés d'oxydation déterminés à la question Q.14 : plus le degré d'oxydation de l'azote est élevé, plus l'espèce prédomine à des potentiels hauts (vers le haut du diagramme).
- Utiliser le caractère acido-basique : les formes basiques prédominent à des \mathrm{pH} plus élevés (vers la droite du diagramme).
- Vérifier la cohérence avec le phénomène de dismutation de \mathrm{HNO}_{2} en milieu acide établi à la question Q.13.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des domaines par degrés d'oxydation décroissants avec le potentiel : I (\mathrm{NO}_3^-), II (\mathrm{NO}_2^-), III (\mathrm{NO}).
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L'ordonnée d'un diagramme potentiel-\mathrm{pH} classe les espèces selon leur pouvoir oxydant : les espèces oxydées (degrés d'oxydation élevés) se situent dans la partie supérieure, tandis que les espèces réduites (degrés d'oxydation faibles) occupent la partie inférieure.
D'après la question Q.14 :
- L'ion nitrate \mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})} possède le degré d'oxydation le plus élevé (+\mathrm{V}) : il correspond donc à la partie supérieure du diagramme, c'est-à-dire la zone I.
- Le monoxyde d'azote \mathrm{NO}_{(\mathrm{g})} possède le degré d'oxydation le plus faible (+\mathrm{II}) : il correspond à la zone de plus bas potentiel, présente notamment à \mathrm{pH} acide (conséquence de la dismutation de \mathrm{HNO}_2), soit la zone II.
- L'ion nitrite \mathrm{NO}_2^-{}_{(\mathrm{aq})} possède le degré d'oxydation intermédiaire (+\mathrm{III}). De plus, c'est la base conjuguée de l'acide nitreux (\mathrm{p}K_a = 3{,}3), qui n'existe et n'est stable qu'à des \mathrm{pH} plus élevés : il se situe dans la zone III.
On en déduit l'attribution :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PTSI
Notions : formule de nernst, diagramme potentiel-ph
Quel couple redox faut-il prendre en compte pour tracer la ligne frontière séparant les domaines de I et III ? Donner l'équation de la ligne frontière en fonction des valeurs de et du potentiel standard du couple redox considéré.
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Écrire la demi-équation redox entre l'ion nitrate et l'ion nitrite, puis utiliser la formule de Nernst à 25\,^\circ\mathrm{C} avec les conventions de tracé.
Identifier la courbe supérieure décroissante comme celle du fluide chaud et la courbe inférieure comme celle du fluide froid.
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- Identifier les deux espèces dont les domaines sont contigus (I et III) et en déduire le couple redox concerné.
- Écrire la demi-équation d'oxydoréduction équilibrée en milieu aqueux.
- Appliquer la formule de Nernst à 25^\circ\text{C} et poser l'égalité des concentrations sur la frontière selon la convention de l'énoncé.
- Exprimer le potentiel de frontière en fonction du \mathrm{pH} et du potentiel standard du couple, puis déterminer facultativement la valeur de ce potentiel standard à l'aide des données pour valider graphiquement l'équation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Demi-équation entre \mathrm{NO}_3^- et \mathrm{NO} puis formule de Nernst sous convention de tracé pour établir la droite E = f(\mathrm{pH}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente (Q.15), la zone I correspond à l'ion nitrate \mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})} (\text{n.o.} = +\mathrm{V}) et la zone III à l'ion nitrite \mathrm{NO}_2^-{}_{(\mathrm{aq})} (\text{n.o.} = +\mathrm{III}).
Le couple redox à prendre en compte pour tracer la frontière entre les domaines I et III est donc le couple :
La demi-équation électronique associée s'écrit :
À 25^\circ\text{C}, avec \frac{RT}{F}\ln(10) = 0{,}06\text{ V}, la formule de Nernst donne :
D'après la convention de tracé adoptée dans l'énoncé, sur la ligne frontière séparant les deux domaines de prédominance, les concentrations des espèces solubles sont égales ([\mathrm{NO}_3^-] = [\mathrm{NO}_2^-] = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}). Le terme logarithmique s'annule, ce qui conduit à l'équation de la ligne frontière :
Calcul du potentiel standard E^\circ(\mathrm{NO}_3^-/\mathrm{NO}_2^-) :
À \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a(\mathrm{HNO}_2/\mathrm{NO}_2^-) = 3{,}3, la frontière entre \mathrm{NO}_3^- et \mathrm{HNO}_2 rejoint celle entre \mathrm{NO}_3^- et \mathrm{NO}_2^-. Par continuité du potentiel :
L'équation numérique de la droite frontière s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation de réaction, réactif limitant
Prévoir le comportement d'une lame de cuivre de plongée dans d'une solution d'acide nitrique de concentration : écrire une équation pour la réaction qui a lieu. Quelle est la quantité de matière initiale de chaque réactif ? En déduire le réactif limitant.
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Établir l'équation bilan rédox entre \mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{NO}_3^- en milieu acide, puis comparer les rapports n_0/\nu_i.
Montrer que la température de sortie du fluide froid dépasse celle de sortie du fluide chaud, ce qui est strictement impossible à co-courant.
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- Comparer les potentiels standard d'oxydoréduction des couples engagés pour prévoir la faisabilité thermodynamique de l'oxydation du cuivre par l'acide nitrique.
- Établir l'équation de la réaction à partir des deux demi-équations électroniques.
- Calculer les quantités de matière initiales des réactifs (\mathrm{Cu}, \mathrm{NO}_3^- et \mathrm{H}^+), puis comparer les rapports stœchiométriques pour identifier le réactif limitant.
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Équation redox entre \mathrm{Cu} et \mathrm{NO}_3^- en milieu acide, calcul des quantités initiales et identification du réactif limitant.
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1. Prévision du comportement de la lame de cuivre :
Les couples redox en présence sont :
- \mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{NO}_{(\mathrm{g})} avec E^\circ_1 = 0{,}96\text{ V} ;
- \mathrm{Cu}^{2+}{}_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})} avec E^\circ_2 = 0{,}34\text{ V}.
Comme E^\circ_1 > E^\circ_2, les ions nitrate en milieu acide sont thermodynamiquement capables d'oxyder spontanément le cuivre métallique en ions \mathrm{Cu}^{2+}. La lame de cuivre va donc être attaquée et se dissoudre (la solution prend une coloration bleue due aux ions \mathrm{Cu}^{2+}, accompagnée d'un dégagement de monoxyde d'azote gazeux).
2. Équation de la réaction :
Les demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :
En combinant ces deux demi-équations afin d'échanger 6\,\mathrm{e}^-, on obtient l'équation de la réaction :
3. Quantités de matière initiales :
Pour le cuivre métallique :
n_0(\mathrm{Cu}) = \frac{m(\mathrm{Cu})}{M(\mathrm{Cu})} = \frac{12{,}7}{63{,}5} = \boxed{0{,}200\text{ mol}}L'acide nitrique étant un acide fort totalement dissocié dans l'eau :
\begin{aligned} n_0(\mathrm{NO}_3^-) &= c \cdot V = 2{,}00 \times 0{,}300 = \boxed{0{,}600\text{ mol}} \\ n_0(\mathrm{H}^+) &= c \cdot V = 2{,}00 \times 0{,}300 = \boxed{0{,}600\text{ mol}} \end{aligned}
4. Recherche du réactif limitant :
Comparons les quantités initiales divisées par les coefficients stœchiométriques respectifs :
On constate que :
Le plus petit rapport stœchiométrique correspond au cuivre.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : avancement, bilan de matière
Calculer l'avancement de la réaction ainsi que les quantités de matière des espèces à l'issue de la réaction.
Voir l'indiceIndice
Dresser le tableau d'avancement molaire à l'aide de l'avancement maximal déterminé par le réactif limitant.
Établir le bilan d'énergie en régime stationnaire sur une tranche d'échangeur de longueur \mathrm{d}x pour chaque fluide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tableau d'avancement pour une réaction supposée totale et calcul des quantités de matière restantes et formées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q.17, la réaction d'oxydo-réduction s'écrit :
avec pour quantités initiales :
- n_0(\mathrm{Cu}) = 0{,}200\text{ mol},
- n_0(\mathrm{NO}_3^-) = 0{,}600\text{ mol},
- n_0(\mathrm{H}^+) = 0{,}600\text{ mol}.
La réaction étant totale et le cuivre métallique étant le réactif limitant (question Q.17), l'avancement final \xi_f = \xi_{\max} vérifie :
À l'issue de la réaction, les quantités de matière des différentes espèces chimiques sont :
Pour le cuivre :
\boxed{n_f(\mathrm{Cu}) = 0\text{ mol}}Pour les ions cuivre(II) formés :
n_f(\mathrm{Cu}^{2+}) = 3\,\xi_{\max} = 0{,}200\text{ mol}\boxed{n_f(\mathrm{Cu}^{2+}) = 0{,}200\text{ mol}}Pour le monoxyde d'azote gazeux formé :
n_f(\mathrm{NO}_{(\mathrm{g})}) = 2\,\xi_{\max} = \frac{0{,}400}{3}\text{ mol} \approx 0{,}133\text{ mol}\boxed{n_f(\mathrm{NO}_{(\mathrm{g})}) \approx 0{,}133\text{ mol}}Pour les ions nitrate restants :
n_f(\mathrm{NO}_3^-) = n_0(\mathrm{NO}_3^-) - 2\,\xi_{\max} = 0{,}600 - \frac{0{,}400}{3} = \frac{1{,}400}{3}\text{ mol} \approx 0{,}467\text{ mol}\boxed{n_f(\mathrm{NO}_3^-) \approx 0{,}467\text{ mol}}Pour les ions oxonium restants :
n_f(\mathrm{H}^+) = n_0(\mathrm{H}^+) - 8\,\xi_{\max} = 0{,}600 - \frac{1{,}600}{3} = \frac{0{,}200}{3}\text{ mol} \approx 6{,}67 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\boxed{n_f(\mathrm{H}^+) \approx 6{,}67 \cdot 10^{-2}\text{ mol}}
L'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O} étant le solvant, elle est présente en large excès.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, volume molaire
Quelle est la formule du gaz formé ? Indiquer la relation entre la quantité de matière de gaz formé et le volume de gaz produit.
Voir l'indiceIndice
Identifier le gaz formé et relier son volume au volume molaire standard V_{\mathrm{m}}.
Relier les écarts de température globaux à la puissance totale échangée P via les débits de capacité thermique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du gaz monoxyde d'azote \mathrm{NO} et relation V = n_{\mathrm{NO}} V_m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction établie à la question Q.17 :
le gaz dégagé est le monoxyde d'azote, de formule chimique :
En assimilant le gaz formé à un gaz parfait dans les conditions de l'expérience, le volume de gaz produit V(\mathrm{NO}) est relié à sa quantité de matière n(\mathrm{NO}) par l'intermédiaire du volume molaire V_{\mathrm{m}} fourni dans les données :
Remarque (calcul du volume produit) : avec la quantité de matière obtenue à la question Q.18 (n_f(\mathrm{NO}) = \frac{0{,}400}{3}\text{ mol} \approx 0{,}133\text{ mol}) et V_{\mathrm{m}} = 22{,}4\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} :
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : charge transférée, constante de faraday
Calculer la charge transférée lors de la réaction.
Voir l'indiceIndice
Relier la charge électrique totale au nombre de moles d'électrons échangés par la relation Q = n(\mathrm{e}^-) \cdot F.
Observer le sens de variation de T_C(x) - T_F(x) sur le graphique pour déterminer le signe de \alpha, puis en déduire l'ordre de grandeur de D_F.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la quantité de matière d'électrons échangés n(\mathrm{e}^-) à partir de la demi-équation d'oxydation du cuivre consommé.
- Calculer la charge totale transférée Q via la constante de Faraday F fournie dans les données.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la charge électrique échangée par Q = n(e^-)\,\mathcal{F} = 2\,n(\mathrm{Cu})_{\mathrm{reagi}}\,\mathcal{F}.
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Lors de la réaction, le cuivre métallique est entièrement oxydé selon la demi-équation :
L'oxydation d'une mole d'atomes de cuivre libère ainsi 2\text{ mol} d'électrons. Le cuivre étant le réactif limitant (question Q.17), la quantité totale de cuivre consommée vaut :
La quantité de matière d'électrons transférés lors de la réaction est donc :
On retrouve de manière équivalente, avec le nombre d'électrons échangés z = 6 pour l'équation-bilan globale et l'avancement maximal \xi_{\max} = \frac{0{,}200}{3}\text{ mol} déterminé à la question Q.18 :
La charge électrique transférée (quantité d'électricité) correspondante est :
Application numérique :
Résultat
Partie 3 : Le nitrure de titane
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : réseau cfc, site octaédrique
Représenter en perspective la maille du réseau métallique. Vous indiquerez et décrirez précisément la localisation et le nombre de sites octaédriques.
Voir l'indiceIndice
Dessiner une maille cubique à faces centrées et situer les sites octaédriques au centre de la maille et au milieu des 12 arêtes.
Séparer les variables dans l'équation différentielle locale et intégrer entre x=0 et x=D en substituant \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la maille CFC avec localisation des 12 milieux d'arêtes et du centre du cube (4 sites octaédriques au total).
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Les atomes de titane constituent un réseau cubique à faces centrées (CFC).
1. Localisation des sites octaédriques : Dans une maille cubique à faces centrées, les sites interstitiels octaédriques [\mathrm{O}] sont situés :
- au centre géométrique de la maille, de coordonnées réduites \left(\frac{1}{2}, \frac{1}{2}, \frac{1}{2}\right) ;
- au milieu des 12 arêtes de la maille, de coordonnées réduites \left(\frac{1}{2}, 0, 0\right), \left(0, \frac{1}{2}, 0\right), \left(0, 0, \frac{1}{2}\right), etc.
2. Nombre de sites octaédriques appartenant en propre à la maille :
Le site central est intérieur à la maille et compte pour 1 :
1 \times 1 = 1Les 12 sites situés sur les arêtes sont chacun partagés entre 4 mailles contiguës et comptent chacun pour \frac{1}{4} :
12 \times \frac{1}{4} = 3
Le nombre total de sites octaédriques par maille est donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : motif cristallin, coordinence
Déterminer le nombre de motifs par maille, ainsi que la coordinence du titane et de l'azote.
Voir l'indiceIndice
Compter la contribution de chaque atome à la maille et déterminer la coordinence d'un site octaédrique.
Calculer numériquement h à l'aide des données et comparer la valeur obtenue aux ordres de grandeur typiques d'échangeurs liquide-liquide.
Voir la stratégieStratégie
- Dénombrer les atomes de titane et d'azote appartenant en propre à la maille à l'aide des règles de partage géométrique afin d'en déduire le nombre de motifs formulaires \mathrm{TiN} par maille.
- Déterminer le nombre de plus proches voisins de nature chimique opposée entourant chaque atome pour établir les coordinences.
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Dénombrement de Z = 4 motifs \mathrm{TiN} par maille et détermination de la coordinence (6, 6).
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Dénombrons les atomes de chaque espèce appartenant en propre à la maille :
Atomes de titane : ils forment un réseau cubique à faces centrées (CFC), occupant les 8 sommets (partagés chacun entre 8 mailles) et les centres des 6 faces (partagés chacun entre 2 mailles) :
N(\mathrm{Ti}) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4Atomes d'azote : ils occupent l'ensemble des sites octaédriques, soit le centre de la maille (comptant pour 1) et les milieux des 12 arêtes (partagés chacun entre 4 mailles) :
N(\mathrm{N}) = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 1 + 3 = 4
La formule stœchiométrique du nitrure de titane étant \mathrm{TiN}, le nombre de motifs par maille est :
Déterminons ensuite les coordinences :
- Coordinence de l'azote : chaque atome d'azote occupe un site octaédrique formé par les atomes de titane. Il est donc entouré par 6 plus proches voisins titane situés aux sommets d'un octaèdre régulier, à la distance \frac{a}{2}.
- Coordinence du titane : la structure est isomorphe à celle du chlorure de sodium (\mathrm{NaCl}). Par symétrie du réseau, ou en considérant un atome de titane au centre d'une face, celui-ci est entouré de 6 plus proches voisins azote (situés au centre des arêtes adjacentes et aux centres des deux mailles contiguës) à la même distance \frac{a}{2}.
La stœchiométrie 1:1 confirme par ailleurs l'égalité des coordinences : N(\mathrm{Ti}) \times \mathrm{Coord}(\mathrm{Ti}) = N(\mathrm{N}) \times \mathrm{Coord}(\mathrm{N}).
La structure présente une coordinence (6:6).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : masse volumique, maille cristalline
Donner un ordre de grandeur de la masse volumique du nitrure de titane.
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse volumique par \rho = \frac{Z \cdot M(\mathrm{TiN})}{N_{\mathrm{A}} \cdot a^3}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse volumique \rho du cristal à partir de la masse contenue dans une maille et du volume V = a^3 de cette maille cubique.
- Calculer la masse molaire du motif \mathrm{TiN} à l'aide des données, puis estimer le volume molaire de la maille par un calcul approché sans calculatrice.
- En déduire la valeur numérique approchée et l'ordre de grandeur de \rho.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la masse volumique à partir de \rho = \frac{Z\,M(\mathrm{TiN})}{N_A\,a^3}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La maille élémentaire est cubique de paramètre a. Son volume est donc :
D'après la question précédente, chaque maille contient en propre Z = 4 motifs \mathrm{TiN}. La masse molaire du nitrure de titane est :
La masse volumique théorique s'écrit :
Effectuons l'estimation numérique sans calculatrice avec a = 425\text{ pm} = 4{,}25 \cdot 10^{-10}\text{ m} :
Le dénominateur vaut :
Le numérateur vaut :
On en déduit la masse volumique :
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : condition de contact, paramètre de maille
Ecrire la relation de tangence entre le métal et l'azote.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la condition de contact entre un atome au sommet et un interstitiel sur l'arête du cube.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la direction cristallographique selon laquelle les atomes de titane et d'azote sont les plus proches voisins.
- Exprimer la distance internucléaire le long de cette direction en fonction du paramètre de maille a, puis écrire la condition de contact entre les sphères dures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Contact métal-azote suivant l'arête du cube : a = 2(r_{\mathrm{Ti}} + r_{\mathrm{N}}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les atomes de titane forment un réseau cubique à faces centrées (atomes situés aux sommets et aux centres des faces) et les atomes d'azote occupent tous les sites interstitiels octaédriques (situés au centre du cube et aux milieux des arêtes).
Les atomes de titane et d'azote sont plus proches voisins le long d'une arête de la maille (direction \langle 100 \rangle), par exemple entre un atome de titane placé à un sommet et un atome d'azote placé au milieu de l'arête correspondante.
La distance entre les centres d'un atome de titane et d'un atome d'azote adjacents vaut donc \frac{a}{2}. À la tangence (modèle des sphères dures en contact sans interpénétration) :
ce qui peut également s'écrire :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : condition d'insertion, contact anion-cation
En considérant que les atomes de titane ne doivent pas être tangents, donner l'inégalité vérifiée par le rayon des atomes métalliques.
Voir l'indiceIndice
Traduire la condition de non-interpénétration des atomes de titane situés le long de la diagonale d'une face.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la direction selon laquelle les atomes de titane seraient au plus près s'ils étaient en contact dans le réseau cubique à faces centrées (diagonale d'une face).
- Exprimer la condition de non-contact (les sphères ne se touchent pas) sous forme d'inégalité faisant intervenir r_{\mathrm{Ti}} et le paramètre de maille a.
- Effectuer l'application numérique pour vérifier la cohérence avec la donnée r(\mathrm{Ti}) = 145\text{ pm}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de non-contact Ti-Ti le long de la diagonale d'une face : 4\,r_{\mathrm{Ti}} < a\sqrt{2}.
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Dans un réseau cubique à faces centrées (CFC), la plus courte distance entre deux atomes métalliques (situés par exemple à un sommet et au centre d'une face adjacente) s'observe le long de la diagonale d'une face de longueur a\sqrt{2}.
La distance entre les centres de deux atomes de titane premiers voisins est donc :
Si les atomes de titane ne se touchent pas (absence de contact le long de la diagonale sous l'effet de l'insertion des atomes d'azote), la somme de leurs rayons est strictement inférieure à cette distance interatomique :
On en déduit l'inégalité vérifiée par le rayon r_{\mathrm{Ti}} :
Application numérique :
D'après les données de l'énoncé, \sqrt{2} = 1 + 0{,}414 = 1{,}414 et a = 425\text{ pm} :
On obtient bien :
ce qui est parfaitement vérifié avec la valeur fournie pour le titane (r(\mathrm{Ti}) = 145\text{ pm}).
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : site octaédrique, rayon d'habitabilité
Indiquer la relation entre la taille du site octaédrique et le rayon de l'atome métallique dans une maille cubique à face centrée de titane pur de paramètre de maille .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le rayon maximal r_{\mathrm{O}} accessible au centre de l'arête en supposant les atomes de titane en contact selon la diagonale de face.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le paramètre de maille a en fonction du rayon r_{\mathrm{Ti}} en traduisant le contact des atomes de titane le long de la diagonale d'une face dans le réseau cubique à faces centrées (CFC) pur.
- Exprimer le rayon r_O du site octaédrique à partir de la condition de contact le long d'une arête de la maille.
- En déduire la relation liant la taille r_O du site à r_{\mathrm{Ti}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Contact sur la diagonale dans la matrice CFC pure donnant le rayon d'habitabilité r_{\mathrm{site}} = (\sqrt{2}-1)r_{\mathrm{Ti}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans une maille cubique à faces centrées d'atomes de titane purs de rayon r_{\mathrm{Ti}} :
La tangence entre atomes de titane s'effectue le long de la diagonale d'une face de longueur a\sqrt{2} :
4\,r_{\mathrm{Ti}} = a\sqrt{2} \implies a = 2\sqrt{2}\,r_{\mathrm{Ti}}La taille d'un site octaédrique est définie par le rayon maximal r_O d'une sphère que l'on peut y insérer sans déformer le réseau. Le long d'une arête de la maille (par exemple entre deux sommets encadrant un site situé au milieu de l'arête), la condition de contact s'écrit :
2\,r_{\mathrm{Ti}} + 2\,r_O = a \implies r_{\mathrm{Ti}} + r_O = \frac{a}{2}
En substituant l'expression de a :
D'après les données de l'énoncé, \sqrt{2}-1 = 0{,}414, d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : insertion, compacité
Le rayon de l'atome d'azote est de . Que pouvez-vous en conclure ?
Voir l'indiceIndice
Comparer le rayon de l'atome d'azote à l'habitabilité du site octaédrique et conclure sur la déformation du réseau hôte.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer le rayon de l'atome d'azote r_{\mathrm{N}} = 65\text{ pm} à l'habitabilité du site octaédrique d'une maille CFC compacte de titane pur déterminée à la question Q.26 (r_O \approx 60\text{ pm}).
- Vérifier la relation de tangence établie à la question Q.24 le long de l'arête de la maille réelle de TiN (a = 425\text{ pm}).
- Conclure sur la dilatation du réseau hôte et la validité du modèle des sphères dures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de r_{\mathrm{N}} au rayon du site montrant une dilatation du réseau métallique de titane lors de l'insertion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q.26, le rayon maximal d'un atome pouvant s'insérer sans déformer le réseau CFC compact de titane pur est :
Or, le rayon réel de l'atome d'azote est r_{\mathrm{N}} = 65\text{ pm} > r_O :
- L'atome d'azote est légèrement plus volumineux que le site octaédrique offert par le titane pur compact. L'insertion des atomes d'azote provoque donc une légère dilatation (ou expansion) du réseau cristallin de titane : le paramètre réel de maille observé (a = 425\text{ pm}) est supérieur à celui d'un réseau CFC compact de titane pur (a_{\text{compact}} = 2\sqrt{2}\,r_{\mathrm{Ti}} \approx 410\text{ pm}).
Par ailleurs, testons la relation de tangence le long de l'arête (question Q.24) :
r_{\mathrm{Ti}} + r_{\mathrm{N}} = 145\text{ pm} + 65\text{ pm} = 210\text{ pm}Cette valeur est en excellent accord avec le demi-paramètre de maille :
\frac{a}{2} = \frac{425\text{ pm}}{2} = 212{,}5\text{ pm}L'écart relatif n'est que de \dfrac{212{,}5 - 210}{212{,}5} \approx 1{,}2\,\%.
- Enfin, les atomes de titane ne se touchent pas car r_{\mathrm{Ti}} = 145\text{ pm} < \dfrac{a\sqrt{2}}{4} \approx 150\text{ pm}, ce qui confirme l'inégalité de la question Q.25.
Résultat
Partie 4 : Teneur en élément azote d'un engrais
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction de dissolution, équation de réaction
Le nitrate d'ammonium est très soluble dans l'eau. Ecrire la réaction de dissolution correspondante.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de dissociation totale du sel ionique dans l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dissolution totale du sel ionique dans l'eau : \mathrm{NH}_4\mathrm{NO}_{3(\mathrm{s})} \to \mathrm{NH}_4^+ + \mathrm{NO}_3^-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nitrate d'ammonium est un solide ionique constitué de cations ammonium \mathrm{NH}_4^+ et d'anions nitrate \mathrm{NO}_3^-. Lors de sa mise en solution dans l'eau, les interactions électrostatiques du réseau cristallin sont rompues par solvatation des ions par les molécules d'eau. La dissolution, totale en raison de la très grande solubilité du sel, s'écrit :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : acide de brönsted, couple acide-base
L'ion ammonium est-il un acide ou une base selon Brönsted ? Justifier la réponse.
Voir l'indiceIndice
Rappeler la définition d'un acide de Brönsted capable de céder un proton \mathrm{H}^+.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathrm{NH}_4^+ est un acide de Brönsted capable de libérer un proton pour donner sa base conjuguée \mathrm{NH}_3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Selon la théorie de Brönsted :
- un acide est une espèce chimique capable de céder au moins un proton \mathrm{H}^+ ;
- une base est une espèce chimique capable de capter au moins un proton \mathrm{H}^+.
L'ion ammonium \mathrm{NH}_{4(\mathrm{aq})}^+ peut céder un proton selon la demi-équation acido-basique :
L'ion ammonium est donc un acide au sens de Brönsted (associé à sa base conjuguée l'ammoniac \mathrm{NH}_{3}, de \mathrm{p}K_a = 9{,}2).
Résultat
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : titrage acido-basique, réaction de titrage
Ecrire l'équation de la réaction correspondant au titrage.
Voir l'indiceIndice
Faire réagir l'acide faible \mathrm{NH}_4^+ avec la base forte \mathrm{HO}^-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation de la réaction de titrage acido-basique : \mathrm{NH}_4^+ + \mathrm{HO}^- \to \mathrm{NH}_3 + \mathrm{H}_2\mathrm{O}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le titrage acido-basique met en jeu l'acide titré, l'ion ammonium \mathrm{NH}_4^+{}_{(\mathrm{aq})}, et la base forte titrante apportée par la solution d'hydroxyde de sodium, l'ion hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} (les ions sodium \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} et nitrate \mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})} sont spectateurs).
Les demi-équations acido-basiques associées s'écrivent :
L'équation de la réaction support de titrage est donc :
Sa constante d'équilibre à 25^\circ\text{C} vaut :
La réaction est donc quasi-totale et rapide, ce qui est requis pour une réaction de titrage.
Résultat
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équivalence, méthode des tangentes
La figure ci-après représente la courbe . Indiquer une méthode graphique pour trouver le point d'équivalence. Donner les coordonnées ce point.
Voir l'indiceIndice
Citer la méthode des tangentes parallèles (ou dérivée) et lire l'abscisse et l'ordonnée au saut de \mathrm{pH}.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire le principe de la méthode des tangentes parallèles (ou de la courbe dérivée) permettant de déterminer le point d'inflexion associé au saut de pH.
- Relever précisément les coordonnées (V_{\mathrm{E}}, \mathrm{pH}_{\mathrm{E}}) du point d'équivalence sur la courbe fournie, en cohérence avec la valeur de V_{\mathrm{E}} mentionnée dans le texte introductif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination graphique du point d'équivalence par la méthode des tangentes et lecture des coordonnées (V_E, \mathrm{pH}_E).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Méthode graphique de détermination du point d'équivalence
Pour déterminer graphiquement le point d'équivalence E, on utilise couramment la méthode des tangentes parallèles :
- On trace deux droites parallèles tangentes à la courbe de titrage de part et d'autre du saut de pH (l'une avant l'inflexion, l'autre après).
- On trace ensuite la droite médiane, parallèle aux deux tangentes et située à égale distance de celles-ci.
- Le point d'équivalence E correspond à l'intersection de cette droite médiane avec la courbe de titrage \mathrm{pH} = f(V_{\mathrm{NaOH}}).
Remarque : On peut également utiliser la méthode de la dérivée première \dfrac{\mathrm{d}\mathrm{pH}}{\mathrm{d}V_{\mathrm{NaOH}}}, dont l'extremum (maximum) correspond à l'abscisse du point d'inflexion.
2. Coordonnées du point d'équivalence
Par lecture sur la courbe au point d'inflexion (confirmé par la valeur donnée dans le texte de l'énoncé) :
En abscisse, le volume équivalent vaut :
V_{\mathrm{E}} = 14{,}0\text{ mL}En ordonnée, le pH à l'équivalence se lit directement au niveau de ce point :
\mathrm{pH}_{\mathrm{E}} \approx 10{,}8 \quad (\pm\, 0{,}2)
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : mélange à l'équivalence, solution de base faible
Quelles sont toutes les espèces chimiques présentes dans le mélange réactionnel à l'équivalence ? Justifier le basique de la solution en ce point.
Voir l'indiceIndice
Recenser les espèces présentes et identifier la nature de la solution obtenue (solution d'ammoniac, base faible).
Voir la stratégieStratégie
- Faire l'inventaire de toutes les espèces présentes à l'équivalence : le solvant, les ions spectateurs apportés par les solutions titrée et titrante, le produit de la réaction de titrage, ainsi que les espèces en équilibre issues des réactions acido-basiques.
- Identifier la nature de la solution obtenue pour expliquer qualitativement et semi-quantitativement pourquoi son \mathrm{pH} est supérieur à 7.
Voir la réponse courteRéponse courte
Inventaire des espèces à l'équivalence et justification du caractère basique par la présence de la base faible \mathrm{NH}_3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Espèces chimiques présentes dans le mélange à l'équivalence
À l'équivalence du titrage, les ions ammonium \mathrm{NH}_4^+ et les ions hydroxyde \mathrm{HO}^- ont été mélangés en proportions stœchiométriques et ont quasi totalement réagi selon l'équation de titrage :
L'ensemble des espèces chimiques présentes dans le milieu réactionnel comprend :
- le solvant : l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} ;
les espèces majoritaires en solution :
- l'ammoniac formé \mathrm{NH}_{3(\mathrm{aq})},
- les ions spectateurs issus de la solution d'engrais : les ions nitrate \mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})},
- les ions spectateurs issus de la solution titrante de soude : les ions sodium \mathrm{Na}^+{}_{(\mathrm{aq})} ;
les espèces minoritaires résultant des équilibres acido-basiques en solution aqueuse :
- les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} (provenant de l'autoprotolyse de l'eau et de la basicité de \mathrm{NH}_3),
- les ions ammonium restants \mathrm{NH}_4^+{}_{(\mathrm{aq})} (traces n'ayant pas réagi),
- les ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} (en quantité infime en milieu basique).
2. Justification du \mathrm{pH} basique à l'équivalence
À l'équivalence :
- les ions sodium \mathrm{Na}^+ et nitrate \mathrm{NO}_3^- sont des ions indifférents (spectateurs sans propriétés acido-basiques dans l'eau) ;
- le milieu est donc équivalent à une solution d'une base faible, l'ammoniac \mathrm{NH}_{3(\mathrm{aq})}.
L'ammoniac réagit partiellement avec l'eau selon l'équilibre acido-basique :
Cet équilibre produit des ions hydroxyde \mathrm{HO}^-, ce qui impose [\mathrm{HO}^-] > [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+], soit :
La concentration de l'ammoniac à l'équivalence vaut C = \frac{c\,V_{\mathrm{E}}}{V_1 + V_{\mathrm{E}}} = \frac{0{,}200 \times 14{,}0}{24{,}0} \approx 0{,}12\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. La formule approchée du \mathrm{pH} d'une base faible donne :
ce qui est en parfait accord avec la valeur lue sur la courbe (\mathrm{pH}_{\mathrm{E}} \approx 10{,}8).
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équivalence, dilution
Donner la formule littérale permettant de calculer la quantité de matière d'ions dans la fiole jaugée en fonction des données. L'application numérique donne d'ions . En déduire la quantité de nitrate d'ammonium présente dans cette fiole.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation à l'équivalence c \cdot V_{\mathrm{E}} en tenant compte du facteur de dilution V_0/V_1.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la relation d'équivalence pour le prélèvement de volume V_1 titré par la solution d'hydroxyde de sodium de concentration c.
- Exprimer par proportionnalité la quantité d'ions ammonium présente dans le volume total V_0 de la fiole jaugée (facteur de dilution).
- Relier la quantité de nitrate d'ammonium dissous à la quantité d'ions ammonium formés à l'aide de la stœchiométrie de dissolution.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation à l'équivalence avec facteur de dilution pour remonter à la quantité de nitrate d'ammonium.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation du titrage établie en question Q.30 :
les réactifs réagissent dans les proportions stœchiométriques 1:1. À l'équivalence, la quantité de matière d'ions ammonium présente dans la prise d'essai de volume V_1 est donc :
La concentration en ions ammonium dans la fiole jaugée est identique à celle de la prise d'essai :
La quantité de matière totale d'ions \mathrm{NH}_4^+ contenue dans la fiole de volume V_0 s'exprime ainsi sous la forme littérale :
D'après l'équation de dissolution établie en question Q.28 :
la dissolution d'une mole de nitrate d'ammonium apporte une mole d'ions \mathrm{NH}_4^+. Par conséquent, la quantité de matière de nitrate d'ammonium initialement présente dans la fiole jaugée est égale à la quantité d'ions ammonium dissous :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fraction massique, conservation de la matière
Calculer la masse d'azote (arrondie au gramme près) présente dans l'échantillon. Les indications du fabricant sont-elles correctes ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse d'azote m(\mathrm{N}) = 2 \, n(\mathrm{NH}_4\mathrm{NO}_3) \cdot M(\mathrm{N}) et la comparer aux 34{,}4\,\% annoncés sur la masse d'échantillon.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la quantité de matière d'élément azote \mathrm{N} dans l'échantillon en tenant compte du fait que la formule du nitrate d'ammonium \mathrm{NH}_4\mathrm{NO}_3 comporte deux atomes d'azote par unité formulaire.
- Calculer la masse correspondante d'azote à l'aide de sa masse molaire M(\mathrm{N}) = 14{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et arrondir au gramme près comme demandé.
- Comparer cette valeur à celle attendue d'après le pourcentage massique annoncé par le fabricant (34{,}4\,\%) pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de m(\mathrm{N}) = 2\,n\,M(\mathrm{N}) et comparaison au pourcentage massique garanti par le fabriquant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une mole de nitrate d'ammonium \mathrm{NH}_4\mathrm{NO}_3 contient deux moles d'atomes d'azote (un issu de l'ion ammonium \mathrm{NH}_4^+ et un de l'ion nitrate \mathrm{NO}_3^-) :
D'après la question Q.33, la quantité de nitrate d'ammonium présente dans la fiole jaugée (donc dans l'échantillon de masse m_{\text{éch}} = 6{,}00\text{ g}) vaut n(\mathrm{NH}_4\mathrm{NO}_3) = 7{,}00 \cdot 10^{-2}\text{ mol}. On en déduit :
La masse d'azote présente dans l'échantillon s'exprime par :
Arrondie au gramme près, cette masse est :
Vérification des indications du fabricant :
Selon le fabricant, la teneur massique en azote est de 34{,}4\,\%. Dans l'échantillon de 6{,}00\text{ g}, la masse attendue d'azote est :
m_{\text{th}}(\mathrm{N}) = 6{,}00 \times 0{,}344 = 2{,}06\text{ g} \approx 2\text{ g}Au gramme près, la valeur mesurée (2\text{ g}) coïncide avec la valeur annoncée.
De manière plus précise, le pourcentage massique déterminé expérimentalement vaut :
w_{\text{exp}}(\mathrm{N}) = \frac{1{,}96}{6{,}00} \approx 32{,}7\,\%L'écart relatif avec l'étiquetage n'est que de :
\frac{|32{,}7 - 34{,}4|}{34{,}4} \approx 5\,\%Ce faible écart est tout à fait compatible avec les incertitudes expérimentales (pesée, verrerie jaugée, détermination graphique de l'équivalence).
Conclusion : Les indications du fabricant sont correctes.
Résultat
Partie 5 : Pollution par les nitrates : dosage indirect des nitrates contenus dans une eau
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : demi-équation électronique
Ecrire les deux demi-équations d'oxydo-réduction des couples et .
Voir l'indiceIndice
Écrire chaque demi-équation électronique en milieu acide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des demi-équations d'oxydoréduction des couples \mathrm{NO}_3^-/\mathrm{NO} et \mathrm{Fe}^{3+}/\mathrm{Fe}^{2+}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En milieu acide, l'équilibrage des demi-équations d'oxydo-réduction s'effectue en conservant successivement l'élément oxydé/réduit, le nombre d'électrons échangés (selon la variation du nombre d'oxydation), l'élément oxygène par des molécules d'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}, l'élément hydrogène par des protons \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} et la charge électrique globale :
Pour le couple \mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{NO}_{(\mathrm{g})} : l'azote passe du nombre d'oxydation +\mathrm{V} dans l'ion nitrate à +\mathrm{II} dans le monoxyde d'azote, ce qui correspond à l'échange de 3 électrons :
\boxed{\mathrm{NO}_3^-{}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{e}^- = \mathrm{NO}_{(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}Pour le couple \mathrm{Fe}^{3+}_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} : le fer passe du nombre d'oxydation +\mathrm{III} à +\mathrm{II}, soit l'échange d'un électron :
\boxed{\mathrm{Fe}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}}
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante d'équilibre, réaction totale
En déduire l'équation de la réaction d'oxydo-réduction ayant lieu dans l'erlenmeyer avant le dosage. Justifier le fait que cette réaction est quasi-totale.
Voir l'indiceIndice
Combiner les demi-équations et calculer la constante d'équilibre à partir de l'écart des potentiels standard.
Voir la stratégieStratégie
- Combiner les deux demi-équations établies à la question Q.35 pour éliminer les électrons transférés (n = 3).
- Exprimer la constante d'équilibre standard K^\circ de la réaction à l'aide des potentiels standard d'oxydoréduction des deux couples.
- Calculer numériquement \log K^\circ et comparer K^\circ au critère usuel de réaction quasi-totale (K^\circ \gg 10^4).
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation redox globale et calcul de la constante d'équilibre K^\circ \gg 1 pour justifier le caractère quasi-total.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q.35, les deux demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :
En multipliant la seconde demi-équation par 3 afin d'échanger n = 3 électrons, on obtient l'équation de la réaction d'oxydoréduction :
À l'équilibre chimique à 25^\circ\text{C}, l'égalité des potentiels d'électrode des deux couples redox conduit à la relation :
d'où :
Application numérique avec les données de l'énoncé (E^\circ_1 = 0{,}96\text{ V} et E^\circ_2 = 0{,}77\text{ V}) :
Comme K^\circ \gg 10^4, la constante thermodynamique est très grande : la réaction est quasi-totale.
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan de matière, titrage indirect
En déduire une relation entre la quantité de matière de restants présente dans l'erlenmeyer et les quantités de matière initiales des réactifs.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la quantité d'ions \mathrm{Fe}^{2+} consommée par les nitrates selon les coefficients stœchiométriques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de matière sur l'oxydation de \mathrm{Fe}^{2+} : n_{\mathrm{restant}}(\mathrm{Fe}^{2+}) = n_0(\mathrm{Fe}^{2+}) - 3\,n_0(\mathrm{NO}_3^-).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q.36, la réaction d'oxydoréduction s'écrit :
L'acide sulfurique est introduit en large excès, et les ions fer(II) sont introduits en excès par rapport aux ions nitrate (principe du dosage indirect en retour).
La réaction étant quasi-totale, les ions nitrate \mathrm{NO}_3^- constituent le réactif limitant. L'avancement maximal vaut donc :
D'après les coefficients stœchiométriques de l'équation bilan, la quantité de matière d'ions \mathrm{Fe}^{2+} restants à l'issue de cette première étape s'exprime par :
soit :
En introduisant la concentration c_1 et le volume V_1 de la solution de sel de Mohr introduite, cette relation s'écrit également :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : titrage d'oxydoréduction, ion permanganate
Ecrire la réaction du dosage des ions par les ions permanganates.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction d'oxydoréduction classique entre \mathrm{MnO}_4^- et \mathrm{Fe}^{2+} en milieu acide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation du dosage des ions fer(II) par le permanganate de potassium en milieu acide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le dosage des ions \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} en excès par les ions permanganate \mathrm{MnO}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} est réalisé en milieu acide (présence d'acide sulfurique \mathrm{H}_2\mathrm{SO}_4).
Les couples d'oxydoréduction mis en jeu sont :
\mathrm{MnO}_4^-{}_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Mn}^{2+}{}_{(\mathrm{aq})} (E^\circ_1 = 1{,}5\text{ V}) :
\mathrm{MnO}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} + 8\,\mathrm{H}^+{}_{(\mathrm{aq})} + 5\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Mn}^{2+}{}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}\mathrm{Fe}^{3+}{}_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Fe}^{2+}{}_{(\mathrm{aq})} (E^\circ_2 = 0{,}77\text{ V}) :
\mathrm{Fe}^{2+}{}_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Fe}^{3+}{}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{e}^-
En multipliant la seconde demi-équation par 5 afin d'égaler le nombre d'électrons échangés, on obtient l'équation de la réaction support du titrage :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : titrage en retour, bilan de matière
Donner l'expression littérale permettant de calculer la quantité d'ions présents dans l'échantillon d'eau. Le calcul donne moles d'ions .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'égalité stœchiométrique au dosage de l'excès de \mathrm{Fe}^{2+} par \mathrm{MnO}_4^- pour remonter à n(\mathrm{NO}_3^-).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la quantité de matière d'ions \mathrm{Fe}^{2+} restants à l'aide de la relation d'équivalence du titrage par les ions permanganate (question Q.38).
- Égaler cette expression à celle obtenue lors du bilan de matière de la première réaction (question Q.37) pour isoler la quantité d'ions nitrate n(\mathrm{NO}_3^-).
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression littérale de la quantité de nitrates par dosage en retour : n(\mathrm{NO}_3^-) = \frac{1}{3}(n_0(\mathrm{Fe}^{2+}) - 5\,c_{\mathrm{ox}} V_E).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction de titrage établie à la question Q.38 :
À l'équivalence du dosage, les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques :
où V est le volume équivalent de solution de permanganate de potassium versé. On en déduit :
D'après la relation obtenue à la question Q.37 :
En égalant les deux expressions, il vient :
d'où l'expression littérale cherchée :
Vérification numérique : Avec les valeurs de l'énoncé :
- c_1 = 1{,}00 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et V_1 = 100{,}0\text{ mL} = 0{,}1000\text{ L}, soit c_1\,V_1 = 1{,}00 \cdot 10^{-4}\text{ mol} ;
c_2 = 3{,}00 \cdot 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et V = 11{,}0\text{ mL} = 11{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ L}, soit :
5\,c_2\,V = 5 \times (3{,}00 \cdot 10^{-4}) \times (11{,}0 \cdot 10^{-3}) = 1{,}65 \cdot 10^{-5}\text{ mol}
On obtient :
Ce calcul confirme bien la valeur indiquée par l'énoncé.
Résultat
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : concentration massique, potabilité
Peut-on considérer que l'eau dosée soit considérée comme potable ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la concentration massique en nitrate dans l'eau dosée et la comparer au seuil de potabilité de 50\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}.
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- Exprimer la concentration en masse (ou teneur massique) C_{\mathrm{m}}(\mathrm{NO}_3^-) en ions nitrate dans l'eau dosée à partir de la quantité de matière n(\mathrm{NO}_3^-) déterminée à la question précédente et du volume d'eau analysé V_0 = 50{,}0\text{ mL}.
- Réaliser l'application numérique et comparer le résultat au seuil réglementaire de potabilité fixé à 50\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}.
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Calcul de la concentration massique en ions nitrates et comparaison au seuil de potabilité de 50\,\mathrm{mg}\cdot\mathrm{L}^{-1}.
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La concentration massique en ions nitrate dans l'échantillon d'eau de volume V_0 s'exprime par :
D'après les données et le résultat de la question précédente :
- n(\mathrm{NO}_3^-) = 2{,}78 \cdot 10^{-5}\text{ mol} ;
- M(\mathrm{NO}_3^-) = 62{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- V_0 = 50{,}0\text{ mL} = 50{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ L}.
L'application numérique donne :
La législation française impose une concentration en ions nitrate strictement inférieure à 50\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} dans les eaux destinées à la consommation humaine. Comme :
Résultat
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : dose journalière admissible, application numérique
Quel volume de cette eau un enfant de peut-il boire par jour sans préjudices pour sa santé ?
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Calculer la masse maximale tolérable par jour pour 35 kg et diviser par la concentration massique de l'eau.
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- Calculer la masse maximale d'ions nitrate admissible par jour pour un enfant de 35\text{ kg} d'après la recommandation de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
- Exprimer et calculer la concentration massique C_m en ions nitrate de l'eau analysée à partir des données de la question Q.39.
- En déduire le volume maximal d'eau consommable par jour : V_{\max} = \frac{m_{\max}}{C_m}.
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Calcul du volume maximal quotidien sans danger à partir de la DJA et de la masse corporelle de l'enfant.
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D'après le préambule de la partie 5, l'OMS préconise une dose maximale journalière de 3{,}65\text{ mg} d'ions nitrate par kilogramme de masse corporelle. Pour un enfant de masse m_{\text{enf}} = 35\text{ kg}, la masse maximale journalière tolérable d'ions nitrate est :
D'après la question Q.39, le prélèvement d'eau analysée de volume V_0 = 50{,}0\text{ mL} contient une quantité de matière d'ions nitrate n(\mathrm{NO}_3^-) = 2{,}78 \cdot 10^{-5}\text{ mol}. Avec M(\mathrm{NO}_3^-) = 62{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, la concentration massique en nitrates de l'eau s'écrit :
Le volume maximal journalier que l'enfant peut consommer sans préjudice pour sa santé est donc :
Résultat
Partie PARTIE 1 : ÉTUDE D'UN RESEAU URBAIN DE CHALEUR
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : identité thermodynamique, phase condensée
On considère l'eau liquide incompressible (volume massique constant). A partir de l'identité thermodynamique avec l'énergie interne, montrer que, pour un tel liquide, une transformation isentropique se confond avec une transformation isotherme.
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- Écrire l'identité thermodynamique faisant intervenir l'énergie interne massique u.
- Exploiter le caractère incompressible du liquide (\mathrm{d}v = 0) ainsi que l'expression de la différentielle de l'énergie interne d'une phase condensée idéale (\mathrm{d}u = c_{\text{EAU}}\,\mathrm{d}T).
- Établir la relation différentielle liant \mathrm{d}s et \mathrm{d}T, puis conclure sur la condition d'isentropie (\mathrm{d}s = 0).
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Utilisation de du = T\,ds - P\,dv = c\,dT avec dv=0 pour montrer que ds=0 \implies dT=0.
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Considérons une masse unité d'eau liquide. La première identité thermodynamique liant l'énergie interne massique u, l'entropie massique s et le volume massique v s'écrit :
Le fluide étant modélisé comme un liquide incompressible, son volume massique est constant (v = \text{cste}), d'où :
L'identité thermodynamique se simplifie alors en :
Pour une phase condensée idéale incompressible, l'énergie interne ne dépend que de la température (première loi de Joule) et vérifie \mathrm{d}u = c_{\text{EAU}}\,\mathrm{d}T, où c_{\text{EAU}} est la capacité thermique massique de l'eau liquide. On en déduit :
Pour une transformation isentropique, l'entropie massique reste constante, soit \mathrm{d}s = 0. Puisque c_{\text{EAU}} \neq 0 et T > 0, il vient :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Notions : diagramme des frigoristes, cycle de rankine
Compléter le tableau en annexe, placer les points et tracer le cycle sur le diagramme de l'eau fourni également en annexe.
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Pour compléter le tableau et tracer le cycle de Rankine avec surchauffe :
- Identifier la nature physique de chaque état à partir du document 2 (nature du fluide, transformations isobares ou isentropiques).
- Déterminer les couples (P, T) : les changements d'état s'effectuent à température de saturation constante sous la pression considérée (40\text{ bar} ou 1{,}0\text{ bar}).
- Relever ou calculer les enthalpies massiques correspondantes sur le diagramme \{\log(P), h\} fourni en annexe, en s'aidant des repères isothermes et isentropes.
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Relevé des enthalpies et pressions sur le diagramme (\log P, h) et tracé du cycle de Rankine avec surchauffe.
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1. Détermination des états thermodynamiques
État A (entrée compresseur) : eau liquide à P_A = 1{,}0\text{ bar} et T_A = 25^\circ\text{C}. Avec h(0^\circ\text{C}) \approx 0\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, on a :
h_A \approx c_{\text{EAU}}\,T_A = 4{,}0 \times 25 \approx 100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad (\text{soit environ } 105\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \text{ sur le diagramme}).État B (sortie compresseur / entrée économiseur) : compression isentropique d'un liquide incompressible. D'après la question 1, cette transformation est isotherme :
T_B = T_A = 25^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad P_B = 40\text{ bar}.La variation d'enthalpie est h_B - h_A = v\,(P_B - P_A) \approx 10^{-3} \times 39 \cdot 10^5\text{ Pa} \approx 4\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, donc :
h_B \approx 105\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.État C (sortie économiseur / entrée ballon) : liquide saturant (x_C = 0) à la pression de la chaudière P_C = 40\text{ bar}. Sur la courbe d'ébullition à 40\text{ bar} :
T_C = T_{\text{sat}}(40\text{ bar}) \approx 250^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad h_C \approx 1090\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.État D (sortie ballon / entrée surchauffeur) : vapeur saturante sèche (x_D = 1) à P_D = 40\text{ bar}. Sur la courbe de rosée à 40\text{ bar} :
T_D = T_{\text{sat}}(40\text{ bar}) \approx 250^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad h_D \approx 2800\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.État E (sortie surchauffeur / entrée turbine) : vapeur surchauffée à P_E = 40\text{ bar} et T_E = 375^\circ\text{C}. À l'intersection de l'isobare 40\text{ bar} et de l'isotherme 375^\circ\text{C} :
h_E \approx 3150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{avec une entropie } s_E \approx 6{,}55\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.État F (sortie turbine / entrée condenseur) : détente isentropique (s_F = s_E) jusqu'à P_F = 1{,}0\text{ bar}. Le fluide est diphasé (mélange liquide-vapeur), donc :
T_F = T_{\text{sat}}(1{,}0\text{ bar}) \approx 100^\circ\text{C}.En suivant l'isentrope issue de E jusqu'à l'isobare 1{,}0\text{ bar}, on lit :
h_F \approx 2430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad (\text{cohérent avec } h_E - h_F = 720\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 0{,}72\text{ MJ}\cdot\text{kg}^{-1}).
2. Tableau récapitulatif à compléter en annexe
| États | Description | Pression | Température | h\ (\mathrm{kJ}\cdot\mathrm{kg}^{-1}) |
| A | Entrée compresseur | 1{,}0\text{ bar} | 25^\circ\text{C} | \mathbf{105} |
| B | Entrée économiseur | 40\text{ bar} | \mathbf{25^\circ\text{C}} | \mathbf{105} |
| C | Entrée ballon | \mathbf{40\text{ bar}} | \mathbf{250^\circ\text{C}} | \mathbf{1090} |
| D | Entrée surchauffeur | \mathbf{40\text{ bar}} | \mathbf{250^\circ\text{C}} | \mathbf{2800} |
| E | Entrée turbine | \mathbf{40\text{ bar}} | 375^\circ\text{C} | \mathbf{3150} |
| F | Entrée condenseur | 1{,}0\text{ bar} | \mathbf{100^\circ\text{C}} | \mathbf{2430} |
3. Tracé du cycle sur le diagramme \{\log(P), h\} Le cycle thermodynamique est décrit par les étapes successives suivantes :
- \mathbf{A \to B} : compression isentropique dans le liquide, représentée par un très court segment vertical ascendant quasi confondu avec l'axe h \approx 105\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} entre 1{,}0\text{ bar} et 40\text{ bar}.
- \mathbf{B \to C} : échauffement isobare sous 40\text{ bar} dans la phase liquide jusqu'à la courbe d'ébullition (segment horizontal vers la droite jusqu'à x = 0).
- \mathbf{C \to D} : vaporisation totale isobare et isotherme sous 40\text{ bar} (segment horizontal traversant la cloche de saturation de x = 0 à x = 1).
- \mathbf{D \to E} : surchauffe isobare sous 40\text{ bar} dans le domaine vapeur sèche jusqu'à l'isotherme 375^\circ\text{C} (prolongement horizontal vers la droite).
- \mathbf{E \to F} : détente isentropique dans la turbine suivant l'isentrope s \approx 6{,}55\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} (courbe inclinée vers le bas et la gauche) jusqu'à l'isobare 1{,}0\text{ bar}, pénétrant dans la zone diphasique.
- \mathbf{F \to A} : condensation totale puis sous-refroidissement isobares sous 1{,}0\text{ bar} jusqu'à T = 25^\circ\text{C} (segment horizontal vers la gauche jusqu'au point A).
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : premier principe pour un système ouvert, travail de transvasement
A partir de l'identité thermodynamique avec l'enthalpie, exprimer puis calculer le travail massique nécessaire pour compresser l'eau liquide de l'état A à l'état B.
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- Exprimer la différentielle de l'enthalpie massique \mathrm{d}h à l'aide de l'identité thermodynamique en utilisant le caractère isentropique de la compression.
- Appliquer le premier principe pour un système ouvert en écoulement stationnaire afin de relier la variation d'enthalpie au travail massique indiqué (travail transvasé).
- Intégrer l'expression en prenant en compte l'incompressibilité de l'eau liquide, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de dh = v\,dP pour le liquide incompressible et calcul du travail de transvasement de la pompe.
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L'identité thermodynamique appliquée à l'enthalpie massique h d'un fluide homogène s'écrit :
où v = \frac{1}{\rho_{\text{EAU}}} est le volume massique du liquide.
La compression de l'état A à l'état B étant isentropique (Document 2), on a \mathrm{d}s = 0, d'où :
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à un fluide en écoulement stationnaire dans une machine ouverte (sans variation d'énergie cinétique ni d'énergie potentielle macroscopiques) :
La transformation étant adiabatique et réversible (isentropique), aucun transfert thermique n'a lieu avec l'extérieur (q = 0). Le travail massique reçu par l'eau liquide dans le compresseur s'identifie donc à la variation d'enthalpie :
L'eau liquide étant incompressible, son volume massique v est indépendant de la pression :
Application numérique avec les données de l'énoncé :
- P_A = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa} ;
- P_B = 40\text{ bar} = 40 \cdot 10^5\text{ Pa} ;
- \rho_{\text{EAU}} = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : premier principe pour un système ouvert, enthalpie
Exprimer puis calculer le transfert thermique massique total nécessaire pour chauffer l'eau dans les économiseur, ballon et surchauffeur.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire pour l'eau traversant la chaudière (économiseur, ballon et surchauffeur).
- Exprimer le transfert thermique massique en fonction des enthalpies massiques des états initial B et final E.
- Réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question 2, en faisant le lien avec l'aide au calcul fournie en tête d'épreuve.
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Premier principe industriel appliqué au générateur de vapeur isobare : q_{\mathrm{chaud}} = h_D - h_B.
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Considérons le fluide traversant l'ensemble de la chaudière (économiseur, ballon vaporisateur et surchauffeur) entre l'état d'entrée B et l'état de sortie E.
Il s'agit d'un système ouvert en régime permanent. Les éléments de la chaudière étant des appareils d'échange thermique fixes, aucun travail utile n'est échangé avec l'extérieur (w_u = 0). En négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle comme indiqué dans l'énoncé (\Delta e_c \approx 0 et \Delta e_p \approx 0), le premier principe industriel s'écrit :
où q_{\text{ch}} représente le transfert thermique massique total reçu par l'eau le long des trois étapes successives de chauffage isobare (B \to C, C \to D et D \to E) :
Le transfert thermique massique total s'exprime donc simplement par :
D'après les lectures réalisées sur le diagramme à la question 2 :
- h_E \approx 3150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_B \approx 105\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (ou \approx 100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}).
On obtient numériquement :
Cette valeur correspond exactement au dénominateur 3{,}05 présent dans l'aide au calcul numérique de l'énoncé (0{,}72/3{,}05 = 0{,}24).
Avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : rendement, cycle moteur
Exprimer puis calculer le rendement du cycle thermodynamique en considérant que l'objectif est de produire du travail mécanique par détente de la vapeur.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la grandeur utile (travail mécanique cédé par le fluide lors de la détente dans la turbine) et la grandeur coûteuse (transfert thermique reçu dans la chaudière).
- Exprimer le travail massique de la détente dans la turbine à l'aide du premier principe pour un système ouvert en régime permanent.
- Exprimer le rendement \eta en fonction des enthalpies massiques du cycle et utiliser l'aide au calcul fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression et calcul du rendement thermique du cycle à partir des enthalpies massiques : \eta = |w_{\mathrm{net}}| / q_c.
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Le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide traversant la turbine en écoulement stationnaire, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, et pour une détente adiabatique (q_{\text{turb}} = 0), s'écrit :
L'objectif étant de produire du travail mécanique par la détente de la vapeur, le travail massique utile effectivement récupéré par la turbine est :
L'énergie dépensée correspond au transfert thermique massique total q_{\text{ch}} fourni par les fumées dans la chaudière (économiseur, ballon et surchauffeur), déterminé à la question 4 :
Le rendement thermodynamique du cycle s'exprime donc par :
Application numérique : D'après les valeurs issues du diagramme (Question 2) :
En utilisant l'aide au calcul donnée en tête de sujet (\frac{0{,}72}{3{,}05} = 0{,}24) :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : rendement électrique, conversion d'énergie
Exprimer puis calculer le rendement de la machine en considérant que l'objectif est de produire du travail électrique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la chaîne énergétique : la turbine convertit l'énergie thermique du fluide en travail mécanique avec le rendement thermodynamique \eta établi à la question 5, puis l'alternateur convertit ce travail mécanique en énergie électrique avec un rendement électromécanique noté \eta_{\text{alt}} = 90\,\%.
- Exprimer le travail électrique massique w_{\text{élec}} généré à partir du travail mécanique de détente de la vapeur w_{\text{turb}} = h_E - h_F.
- Définir le rendement global de la machine et procéder à l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rendement électrique global incluant les rendements électromécaniques de la turbine et de l'alternateur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le document 3, l'alternateur convertit la puissance mécanique fournie par la turbine en puissance électrique avec un rendement de conversion :
Le travail électrique massique utile produit s'écrit donc :
Le transfert thermique massique fourni à l'eau dans la chaudière étant q_{\text{ch}} = h_E - h_B (question 4), le rendement de la machine produisant du travail électrique est :
où \eta est le rendement thermodynamique calculé à la question 5 (\eta \approx 0{,}24).
Application numérique :
En conservant deux chiffres significatifs conformément aux consignes de l'énoncé :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Exploitation de document
Notions : règle des moments, titre massique
Estimer le titre en vapeur en F par une lecture sur le diagramme puis rappeler la règle des moments. Lire et donner les valeurs contenues dans cette dernière relation sans pour autant faire le calcul.
Voir la stratégieStratégie
- Estimer directement le titre en vapeur x_F à l'aide du réseau de courbes isotitres (x = \text{cste}) présentes dans le domaine diphasique du diagramme (h, \log P).
- Énoncer la règle des moments pour une grandeur massique (ici l'enthalpie massique h) le long du palier de changement d'état liquide-vapeur.
- Relever sur le diagramme, à la pression P_F = 1{,}0\text{ bar}, l'enthalpie massique du liquide saturant h_L, de la vapeur saturante sèche h_V, ainsi que celle du mélange h_F.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture directe du titre de vapeur x_v au point de sortie de turbine et rappel de la règle des moments.
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1. Estimation du titre en vapeur par lecture directe :
Au point F, situé à l'intersection de l'isobare P_F = 1{,}0\text{ bar} et de l'isentropique issue de l'état E, la lecture directe par rapport au réseau de courbes d'égal titre en vapeur conduit à :
Une lecture comprise entre 0{,}88 et 0{,}90 est tout à fait acceptable.
2. Rappel de la règle des moments :
Pour un mélange diphasique liquide-vapeur à l'équilibre sous une pression donnée, l'enthalpie massique du mélange h_F s'exprime comme barycentre des enthalpies massiques du liquide saturant h_L et de la vapeur saturante sèche h_V :
Ce qui donne pour le titre massique en vapeur x_F :
où L et V désignent respectivement les points représentatifs du liquide saturant et de la vapeur saturante sèche sur l'isobare horizontale P = 1{,}0\text{ bar}.
3. Lecture des valeurs contenues dans cette relation :
À la pression P = 1{,}0\text{ bar} (température de saturation T_{\text{sat}} = 100^\circ\text{C}), on lit sur le diagramme :
sur la courbe d'ébullition (liquide saturant) :
\boxed{h_L \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}sur la courbe de rosée (vapeur saturante sèche) :
\boxed{h_V \approx 2\,675\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}au point F (mélange diphasique) :
\boxed{h_F \approx 2\,430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : second principe de la thermodynamique, entropie créée
Donner l'expression littérale de la création d'entropie massique sur un cycle en fonction des enthalpies massiques et des températures. On supposera que les échanges avec les sources se font aux deux températures extrêmes du fluide. Donner les valeurs nécessaires à l'application numérique sans pour autant faire le calcul.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le second principe de la thermodynamique à une unité de masse d'eau décrivant un cycle complet en régime permanent (\Delta s_{\text{cycle}} = 0).
- Exprimer l'entropie d'échange massique s_{\text{ech}} avec le modèle à deux sources aux températures extrêmes du fluide (T_{\min} et T_{\max}).
- Exprimer les transferts thermiques massiques échangés au niveau de la chaudière et du condenseur en fonction des enthalpies massiques des états du cycle, puis en déduire l'entropie massique créée s_{\text{cr}}.
- Lister les valeurs numériques nécessaires (températures absolues en kelvins et enthalpies massiques).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'entropie sur un cycle complet pour exprimer s_{\mathrm{cr\acute{e}\acute{e}}} = -(q_c/T_c + q_f/T_f) à l'aide des enthalpies.
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Considérons une masse unité (1\text{ kg}) de fluide décrivant le cycle thermodynamique. L'entropie étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle :
D'après les documents 1 et 2, les échanges thermiques avec l'extérieur s'effectuent au cours de deux étapes isobares :
l'échauffement et la vaporisation dans la chaudière (états \text{B} \to \text{E}) à la pression P = 40\text{ bar}, où le fluide reçoit le transfert thermique massique :
q_{\text{c}} = h_E - h_B > 0ce transfert s'effectue avec la source chaude à la température extrême maximale T_{\max} ;
la condensation et le refroidissement (états \text{F} \to \text{A}) à la pression P = 1{,}0\text{ bar}, où le fluide cède de la chaleur à l'extérieur :
q_{\text{f}} = h_A - h_F < 0ce transfert s'effectue avec la source froide à la température extrême minimale T_{\min}.
Les deux autres évolutions du cycle (compression \text{A} \to \text{B} et détente \text{E} \to \text{F}) sont modélisées comme isentropiques, donc adiabatiques réversibles (aucun échange thermique).
L'entropie d'échange massique associée aux deux sources s'écrit alors :
La création d'entropie massique sur un cycle est donc :
Données nécessaires pour l'application numérique :
Températures extrêmes du fluide (en kelvins) :
\begin{aligned} T_{\min} &= T_A = 25\,{^\circ}\text{C} = 298\text{ K} \\ T_{\max} &= T_E = 375\,{^\circ}\text{C} = 648\text{ K} \end{aligned}Enthalpies massiques (déterminées à la question 2) :
\begin{aligned} h_A &\approx 105\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ h_B &\approx 105\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ h_E &\approx 3150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ h_F &\approx 2430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
Résultat
Partie PARTIE 2 : ÉTUDE D'UN RESEAU URBAIN DE CHALEUR
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Notions : diagramme des frigoristes, cycle avec resurchauffe
Placer les points et tracer les nouvelles parties du cycle sur le diagramme en annexe. Compléter le tableau avec les nouveaux états du cycle en annexe.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer les coordonnées thermodynamiques des nouveaux états et les tracer sur le diagramme (\ln P,\, h) :
- État \text{E}' : obtenu par détente isentropique haute pression depuis l'état \text{E} (40\text{ bar}, 375^\circ\text{C}) le long de l'isentrope s = s_\text{E} jusqu'à la courbe de saturation côté vapeur sèche (courbe de rosée, titre x = 1). On y relève la pression de palier, la température de saturation associée et l'enthalpie massique h_{\text{E}'}.
- État \text{E}'' : obtenu par surchauffe isobare (P_{\text{E}''} = P_{\text{E}'}) jusqu'à la température imposée T_{\text{E}''} = 375^\circ\text{C}. On suit l'horizontale jusqu'à l'isotherme 375^\circ\text{C} pour lire h_{\text{E}''}.
- État \text{F}' : obtenu par détente isentropique basse pression depuis \text{E}'' le long de l'isentrope s = s_{\text{E}''} jusqu'à l'isobare P = 1{,}0\text{ bar}. On y relève la température (dans le domaine de la vapeur surchauffée) et l'enthalpie h_{\text{F}'}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Placement des nouveaux points sur le diagramme (\log P, h) pour le cycle modifié avec resurchauffe et détente étagée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Détermination des états \text{E}', \text{E}'' et \text{F}' :
État \text{E}' (entrée réchauffe) : La première turbine réalise une détente isentropique réversible depuis l'état \text{E} (P_\text{E} = 40\text{ bar}, T_\text{E} = 375^\circ\text{C}, s_\text{E} \approx 6{,}7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}). En suivant cette ligne isentropique vers les basses pressions jusqu'à couper la courbe de rosée (x = 1{,}0), on lit :
\begin{aligned} P_{\text{E}'} &\approx 8{,}0\text{ bar} \\ T_{\text{E}'} &= T_{\text{sat}}(8{,}0\text{ bar}) \approx 170^\circ\text{C} \\ h_{\text{E}'} &\approx 2770\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}État \text{E}'' (entrée turbine basse pression) : La réchauffe dans les fumées de l'incinérateur étant isobare, la pression reste égale à P_{\text{E}''} = P_{\text{E}'} \approx 8{,}0\text{ bar}. En suivant l'isobare horizontale vers la droite jusqu'à l'isotherme T_{\text{E}''} = 375^\circ\text{C}, on lit :
\begin{aligned} P_{\text{E}''} &\approx 8{,}0\text{ bar} \\ T_{\text{E}''} &= 375^\circ\text{C} \\ h_{\text{E}''} &\approx 3220\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}L'entropie correspondante vaut s_{\text{E}''} \approx 7{,}55\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
État \text{F}' (entrée condenseur) : La deuxième turbine détend la vapeur de manière isentropique (s = \text{cste} \approx 7{,}55\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) jusqu'à la pression d'entrée du condenseur P_{\text{F}'} = 1{,}0\text{ bar}. L'intersection de cette isentrope avec l'isobare 1{,}0\text{ bar} se situe entièrement dans le domaine vapeur (vapeur surchauffée) :
\begin{aligned} P_{\text{F}'} &= 1{,}0\text{ bar} \\ T_{\text{F}'} &\approx 145^\circ\text{C} \\ h_{\text{F}'} &\approx 2760\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
2. Tableau complété de l'annexe (Question 9) :
| États | Pression | Température | \mathbf{h\ (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1})} | |
| \text{E}' | Entrée réchauffe | 8{,}0\text{ bar} | 170^\circ\text{C} | 2770 |
| \text{E}'' | Entrée turbine BP | 8{,}0\text{ bar} | 375^\circ\text{C} | 3220 |
| \text{F}' | Entrée condenseur | 1{,}0\text{ bar} | 145^\circ\text{C} | 2760 |
3. Description du tracé sur le diagramme (\ln P,\, h) :
- De \text{E} à \text{E}' : arc orienté vers le bas et la gauche, suivant la courbe isentrope s_\text{E} \approx 6{,}7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} jusqu'au dôme de saturation (x=1).
- De \text{E}' à \text{E}'' : segment horizontal orienté vers la droite à P \approx 8{,}0\text{ bar} jusqu'à la ligne isotherme 375^\circ\text{C}.
- De \text{E}'' à \text{F}' : arc orienté vers le bas et la gauche le long de l'isentrope s_{\text{E}''} \approx 7{,}55\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} jusqu'à l'isobare 1{,}0\text{ bar}.
- De \text{F}' à \text{A} : refroidissement et condensation isobares à 1{,}0\text{ bar} (segment horizontal vers la gauche rejoignant la vapeur saturante, puis le dôme diphasé et enfin le liquide refroidi en \text{A}).
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : rendement, cycle de rankine
Exprimer puis calculer le rendement du cycle en considérant que l'objectif est de produire du travail mécanique par détente de la vapeur.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le bénéfice : le travail massique total produit par détente de la vapeur dans les turbines haute pression (HP) et basse pression (BP), conformément à la formulation retenue à la question 5.
- Identifier le coût : la chaleur massique totale reçue par le fluide, comprenant le chauffage initial dans la chaudière (état B à E) et la réchauffe isobare (état E' à E”).
- Exprimer littéralement le rendement, puis effectuer l'application numérique à l'aide de l'indication fournie en préambule : 0{,}85 / 3{,}5 = 0{,}24.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rendement thermique du cycle avec resurchauffe par sommation des travaux de détente et apports thermiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'objectif étant de produire du travail mécanique par détente de la vapeur, le travail massique moteur obtenu lors des deux détentes isentropiques successives s'écrit :
- détente HP (de l'état E à l'état E') : w_{\text{turb,HP}} = h_E - h_{E'} ;
- détente BP (de l'état E” à l'état F') : w_{\text{turb,BP}} = h_{E''} - h_{F'}.
Le travail massique total fourni par la vapeur est donc :
L'énergie thermique fournie au fluide provient de la combustion des déchets à travers deux étapes de chauffage isobare :
- le chauffage principal dans la chaudière (de B à E) : q_{\text{ch}} = h_E - h_B ;
- la réchauffe intermédiaire (de E' à E”) : q_{\text{réchauffe}} = h_{E''} - h_{E'}.
Le transfert thermique massique total reçu de la source chaude est :
Le rendement du cycle s'exprime ainsi sous la forme :
D'après les lectures sur le diagramme obtenues à la question 9 :
- w_{\text{méc}} = (3150 - 2770) + (3220 - 2750) = 380 + 470 = 850\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 0{,}85\text{ MJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- q_c = (3150 - 105) + (3220 - 2770) = 3045 + 450 \approx 3{,}5\cdot 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 3{,}5\text{ MJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
En utilisant la relation donnée en en-tête du sujet (0{,}85 / 3{,}5 = 0{,}24) :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : turbine à vapeur, titre massique
Quel risque cherche-t-on à éviter avec ce nouveau cycle ?
Voir la réponse courteRéponse courte
Explication du risque d'érosion des ailettes de turbine par les gouttelettes d'eau liquide en fin de détente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le document 4, l'objectif de ce cycle à resurchauffe intermédiaire est d'éviter de rentrer dans le domaine diphasé lors de la détente dans la turbine.
En effet, lors d'une détente qui s'achève ou se déroule en phase diphasée (comme dans le cycle initial où x_F \approx 0{,}89), il y a apparition de gouttelettes de liquide en suspension dans le fluide. Les risques majeurs associés sont :
- l'érosion mécanique des aubes de la turbine : entraînées à des vitesses de plusieurs centaines de mètres par seconde, les gouttelettes d'eau liquide martèlent violemment les aubes mobiles, provoquant du piquage (pitting), des micro-fissures et une dégradation rapide de leur profil aérodynamique ;
- la corrosion accélérée et l'usure prématurée des pièces mécaniques en rotation, risquant d'entraîner la rupture d'aubes et la destruction de la machine ;
- une baisse du rendement de la turbine, liée aux frottements supplémentaires et aux chocs inélastiques entre la phase liquide et la vapeur.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : débit massique, puissance thermique
On suppose que l'état de l'eau ( ; ) en sortie des deux chaudières de l'unité de valorisation des déchets permet de restituer de l'énergie jusqu'à l'état ( ; ). Exprimer puis calculer la puissance thermique restituable avec le débit annoncé. Commenter en comparant avec la puissance des chaudières annoncée dans le document 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance thermique récupérable à partir du premier principe appliqué au fluide en écoulement stationnaire sans travail utile : \mathcal{P}_{\text{th}} = D_m\,(h_E - h_A).
- Convertir le débit massique de vapeur pour les deux chaudières à l'aide de l'indication 17/3{,}6 = 4{,}7 fournie par l'énoncé.
- Évaluer numériquement la puissance pour les deux chaudières (ainsi que par chaudière) avec deux chiffres significatifs, puis interpréter physiquement l'écart avec les 20\text{ MW} annoncés dans le document 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance thermique disponible \mathcal{P} = D_m\,\Delta h et comparaison avec les données du document technique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'eau en écoulement stationnaire dans un échangeur (en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle, et sans travail transitoire utile) donne l'expression de la puissance thermique cédée par le fluide :
où :
- h_E = h(375^\circ\text{C},\,40\text{ bar}) \approx 3150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} est l'enthalpie massique en sortie de chaudière (état E) ;
- h_A = h(25^\circ\text{C},\,1{,}0\text{ bar}) \approx 105\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} est l'enthalpie massique du liquide à l'état final (état A) ;
la variation d'enthalpie massique restituée vaut donc :
\Delta h = h_E - h_A \approx 3{,}05 \cdot 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 3{,}05 \cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}
D'après le document 1, le débit de vapeur est de 17\text{ t}\cdot\text{h}^{-1} pour une seule chaudière, soit pour les deux chaudières réunies :
En convertissant en unités du système international à l'aide de la donnée 17/3{,}6 = 4{,}7 :
La puissance thermique restituable pour l'ensemble des deux chaudières vaut :
Avec deux chiffres significatifs :
Commentaire et comparaison avec le document 1 :
- Le document 1 annonce une puissance thermique nominale de 20\text{ MW} pour les deux chaudières (soit 10\text{ MW} par chaudière). La valeur calculée (\approx 29\text{ MW}) est du même ordre de grandeur mais supérieure.
Cet écart s'explique par les raisons physiques suivantes :
- Le calcul considère une restitution complète de l'énergie jusqu'à l'eau liquide à 25^\circ\text{C}, ce qui intègre la totalité de la chaleur latente de condensation et le refroidissement sensible. En pratique, le réseau de chaleur urbain fonctionne avec des températures de retour nettement plus élevées (typiquement 70^\circ\text{C} à 105^\circ\text{C} d'après les documents 5 et 6), ce qui réduit l'enthalpie extractible.
- Une partie de la puissance de la vapeur est soutirée pour produire du travail mécanique puis de l'électricité dans le turbo-alternateur (puissance électrique de 7\text{ MW}).
- Des pertes thermiques surviennent inévitablement au niveau des échangeurs et des canalisations du réseau.
Résultat
Partie PARTIE 3 : ÉTUDE D'UN RESEAU URBAIN DE CHALEUR
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan d'énergie, ordre de grandeur
A l'aide des informations annoncées, estimer la consommation énergétique annuelle d'un habitant en chauffage et eau chaude sanitaire collectif. Commenter sachant qu'un logement peu isolé, ayant une surface habitable de , consomme une énergie annuelle de en chauffage électrique sans eau chaude sanitaire.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier dans le document 5 l'énergie thermique annuelle distribuée et le nombre d'habitants desservis pour en déduire la consommation par habitant.
- Comparer cette valeur à la consommation de référence d'un logement de 100\text{ m}^2 en tenant compte du nombre moyen d'occupants par logement et du fait que le réseau urbain intègre également l'eau chaude sanitaire (ECS).
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de la consommation par habitant à partir des données du réseau et comparaison au logement témoin.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le document 5, la vente de chaleur s'élève à E_{\text{vente}} = 96\text{ GWh}\cdot\text{an}^{-1} pour une population desservie de N = 20\,000\text{ habitants}.
L'énergie thermique annuelle effectivement consommée par habitant (pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire collectif) est donc :
En effectuant l'application numérique :
Remarque : si l'on raisonne à partir de la production totale de chaleur (E_{\text{prod}} = 117\text{ GWh}\cdot\text{an}^{-1}, incluant les pertes en ligne), on obtient :
Commentaire et comparaison :
Un logement moyen de 100\text{ m}^2 accueille typiquement de 2 à 3 habitants (environ 2,3 personnes en moyenne en France). Pour 2 à 3 occupants, la consommation annuelle via le réseau de chaleur représente :
E_{\text{logement}} = (2 \text{ à } 3) \times 4\,800\text{ kWh} \approx 10\,000 \text{ à } 14\,400\text{ kWh}\cdot\text{an}^{-1}- Le logement peu isolé consomme à lui seul 15\,000\text{ kWh}\cdot\text{an}^{-1} (soit 150\text{ kWh}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{an}^{-1}) uniquement pour le chauffage électrique.
- L'énergie par logement fournie par le réseau urbain est donc du même ordre de grandeur, mais légèrement inférieure, tout en couvrant à la fois le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Cela illustre la meilleure compacité et l'efficacité des logements collectifs (surfaces d'échange avec l'extérieur réduites grâce à la mitoyenneté) par rapport à un habitat individuel peu isolé.
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan d'énergie, émission de co2
On peut estimer à environ l'émission de pour de chauffage produit avec des combustibles d'origine fossile. On cite la phrase : « En complément, brûler du bois en remplacement du fioul ou du gaz équivaut à une réduction des émissions de de par an. ». Commenter les contraintes de l'apport en bois puis estimer la réduction d'émission pour valider cette phrase.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser les contraintes techniques, logistiques et environnementales liées à l'utilisation du bois-énergie (quantités indiquées dans le document 5).
- Exploiter la production annuelle de chaleur issue du bois (54\text{ GWh}\cdot\text{an}^{-1}) et le facteur d'émission des énergies fossiles (250\text{ g}\cdot\text{kWh}^{-1}) sous l'hypothèse de neutralité carbone de la biomasse pour estimer la masse de \mathrm{CO}_2 évitée et valider l'affirmation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification quantitative de l'économie de 20\,000\text{ t} de \mathrm{CO}_2 par substitution de bois au combustible fossile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Contraintes de l'apport en bois :
D'après le tableau du document 5, la consommation annuelle de bois s'élève à un tonnage compris entre 25\,000 et 30\,000\text{ tonnes par an}. Cela induit plusieurs contraintes majeures :
- Logistique et transport : un tel tonnage nécessite un trafic routier régulier et important de camions d'approvisionnement (plusieurs rotations quotidiennes). L'approvisionnement doit impérativement rester local (forêts environnantes, élagages, déchets verts) pour que le bilan carbone lié au transport ne vienne pas dégrader le bénéfice environnemental.
- Stockage et préparation : les plaquettes forestières et broyats requièrent de vastes aires de stockage à l'abri, ainsi qu'une gestion attentive de l'humidité (un bois humide dégrade fortement le pouvoir calorifique inférieur, PCI) et des risques de fermentation ou d'incendie.
- Émissions polluantes locales : la combustion du bois génère des suies, des particules fines (PM10, PM2.5) et des composés organiques volatils (COV), imposant une filtration poussée des fumées (électrofiltres ou filtres à manches).
2. Estimation de la réduction des émissions de \mathrm{CO}_2 :
Le bois est une ressource renouvelable issue de la biomasse : dans le cadre du cycle court du carbone, on considère que la combustion du bois est neutre en carbone, car le \mathrm{CO}_2 rejeté a été préalablement absorbé par les arbres lors de leur croissance par photosynthèse.
D'après le document 5, la production annuelle de chaleur assurée par la combustion du bois est :
Si cette même quantité de chaleur avait été produite par des combustibles fossiles émettant e_{\text{fossile}} = 250\text{ g}\cdot\text{kWh}^{-1} = 0{,}250\cdot 10^{-3}\text{ t}\cdot\text{kWh}^{-1}, la masse de \mathrm{CO}_2 émise aurait été :
Validation de la phrase du document 5 :
L'estimation obtenue (13{,}5 à 14\text{ milliers de tonnes de }\mathrm{CO}_2) est du même ordre de grandeur que les 20\,000\text{ tonnes par an} annoncées par le SETOM.
L'écart s'explique naturellement par le fait que :
- le fioul domestique présente un facteur d'émission plus élevé que 250\text{ g}\cdot\text{kWh}^{-1} (typiquement de l'ordre de 300\text{ g}\cdot\text{kWh}^{-1} de chaleur utile) ;
- les anciennes chaudières individuelles remplacées avaient des rendements inférieurs à 100\,\%, ce qui augmentait la consommation réelle d'énergie fossile primaire évitée.
La phrase est donc validée en ordre de grandeur.
Résultat
Partie PARTIE 4 : ÉTUDE D'UN RESEAU URBAIN DE CHALEUR
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance thermique, capacité thermique
Est ce que la valeur du débit correspond aux besoins de chauffage du lycée ? Justifier par un calcul.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le débit massique D_C du réseau urbain (fluide chaud) à partir du débit volumique D_{v,C} et de la masse volumique de l'eau liquide \rho_{\text{EAU}}.
- Calculer la puissance thermique \mathcal{P}_{\text{cédée}} cédée par ce fluide lors de son refroidissement de 95\,^\circ\text{C} à 70\,^\circ\text{C} dans l'échangeur.
- Comparer cette puissance aux besoins de chauffage du lycée (420\text{ kW}) pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance thermique transportée \mathcal{P} = D_m\,c_{\mathrm{eau}}\,\Delta T pour vérifier la satisfaction des besoins du lycée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit massique d'eau du réseau urbain (fluide chaud, noté avec l'indice C) s'écrit :
Avec \rho_{\text{EAU}} = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et D_{v,C} = 4{,}2 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :
En régime permanent, la puissance thermique massique cédée par l'eau du réseau sans changement d'état entre la température d'entrée T_{C,\text{entrée}} = 95\,^\circ\text{C} et la température de sortie T_{C,\text{sortie}} = 70\,^\circ\text{C} est donnée par le premier principe appliqué à un système ouvert :
Application numérique avec c_{\text{EAU}} = 4{,}0 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
Cette valeur coïncide exactement avec la puissance de 420\text{ kW} nécessaire pour chauffer le lycée par une température extérieure de 5\,^\circ\text{C}. En supposant l'échangeur athermane vis-à-vis de l'extérieur, toute la puissance cédée par le réseau urbain est transférée au circuit secondaire.
Conclusion : la valeur du débit correspond parfaitement aux besoins de chauffage du lycée.
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : échangeur thermique, profil de température
Identifier et nommer les courbes (1) et (2).
Voir la stratégieStratégie
Pour identifier les deux courbes, on compare les valeurs aux bornes x = 0 et x = D = 70\text{ m} lisibles sur le graphe avec les températures d'entrée et de sortie indiquées sur le schéma de modélisation de l'échangeur :
- Identifier la courbe située aux plus hautes températures avec le fluide chaud (primaire).
- Identifier la courbe située aux températures plus basses avec le fluide froid (secondaire).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la courbe du fluide chaud qui se refroidit et de celle du fluide froid qui s'échauffe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma de l'échangeur à contre-courant :
Le fluide chaud (primaire, réseau urbain) circule dans le sens des x croissants :
T_C(0) = 95^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad T_C(D) = 70^\circ\text{C}Sur le graphe, la courbe (1) part de 95^\circ\text{C} en x = 0 et décroît jusqu'à 70^\circ\text{C} en x = D = 70\text{ m}.
Le fluide froid (secondaire, chauffage du bâtiment) circule dans le sens des x décroissants (à contre-courant) : il entre à x = D à 65^\circ\text{C} et ressort à x = 0 à 75^\circ\text{C} :
T_F(0) = 75^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad T_F(D) = 65^\circ\text{C}Sur le graphe, la courbe (2) part de 75^\circ\text{C} en x = 0 et décroît jusqu'à 65^\circ\text{C} en x = D = 70\text{ m}.
On en déduit donc l'identification suivante :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : échangeur à contre-courant, efficacité thermique
En relevant les températures extrémales, justifier pourquoi on utilise un modèle à contre courant (courants des fluides en sens opposé) plutôt qu'un modèle à co-courant (courants des fluides dans le même sens).
Voir la stratégieStratégie
- Relever les quatre températures extrémales d'entrée et de sortie des fluides chaud et froid à partir du schéma et des courbes de l'échangeur.
- Comparer la température de sortie du fluide froid à celle du fluide chaud pour mettre en évidence un « croisement de température ».
- Rappeler la limite thermodynamique fondamentale d'un échangeur à co-courant pour justifier le choix indispensable du contre-courant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de la supériorité du contre-courant : maintien d'un gradient de température favorable et sortie froide plus chaude.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma de l'échangeur et les courbes identifiées à la question précédente :
- pour le fluide chaud (primaire) : entrée en x = 0 à T_{C,\text{entrée}} = T_C(0) = 95\,^\circ\text{C} et sortie en x = D à T_{C,\text{sortie}} = T_C(D) = 70\,^\circ\text{C} ;
- pour le fluide froid (secondaire) : entrée en x = D à T_{F,\text{entrée}} = T_F(D) = 65\,^\circ\text{C} et sortie en x = 0 à T_{F,\text{sortie}} = T_F(0) = 75\,^\circ\text{C}.
On constate que la température de sortie du fluide froid est strictement supérieure à la température de sortie du fluide chaud :
Or, dans un échangeur à co-courant (courants parallèles) :
- les deux fluides entrent du même côté et évoluent dans le même sens ;
- le transfert thermique spontané s'effectue du fluide le plus chaud vers le plus froid, ce qui impose en tout point T_C(x) \geqslant T_F(x) sous peine de violer le second principe de la thermodynamique ;
les températures tendent l'une vers l'autre, de sorte que la température de sortie du fluide froid est obligatoirement bornée supérieurement par celle du fluide chaud :
T_{F,\text{sortie}} \leqslant T_{C,\text{sortie}} \quad \text{(cas co-courant)}
Ce fonctionnement à co-courant ne permettrait donc jamais de chauffer le circuit secondaire jusqu'à 75\,^\circ\text{C} si le primaire ressort à 70\,^\circ\text{C}.
Résultat
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : échangeur thermique, bilan enthalpique
Faire deux bilans enthalpiques locaux puis montrer que
on posera .
Voir la stratégieStratégie
- Isoler une tranche d'échangeur comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de surface d'échange \mathrm{d}\Sigma = L\,\mathrm{d}x.
- Exprimer le transfert thermique élémentaire \delta\mathcal{P} cédé par le fluide chaud au fluide froid via la loi de Newton.
- Appliquer le premier principe pour un système ouvert en régime permanent à chacun des deux fluides, en prenant garde aux sens d'écoulement opposés (contre-courant).
- Former la différence \mathrm{d}(T_C - T_F) = \mathrm{d}T_C - \mathrm{d}T_F pour aboutir à l'équation différentielle demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilans enthalpiques locaux sur une tranche dx pour chaque fluide et soustraction pour établir l'équation différentielle en \Delta T.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une tranche élémentaire de l'échangeur située entre x et x + \mathrm{d}x. La surface d'échange associée est :
D'après la loi de Newton fournie par l'énoncé, la puissance thermique élémentaire cédée par le fluide chaud et reçue par le fluide froid à travers cette surface s'écrit :
1. Bilan enthalpique pour le fluide chaud (primaire) : Le fluide chaud s'écoule dans le sens des x croissants avec un débit massique D_C. Entre x et x + \mathrm{d}x, il ne reçoit aucun travail utile et cède la puissance \delta\mathcal{P}. En régime permanent, le premier principe appliqué à la tranche de fluide chaud s'écrit :
d'où :
2. Bilan enthalpique pour le fluide froid (secondaire) : Le fluide froid circule à contre-courant, c'est-à-dire dans le sens des x décroissants, avec un débit massique D_F. Il entre dans la tranche en x + \mathrm{d}x et en ressort en x. En régime permanent, le bilan enthalpique s'écrit :
Comme T_F(x + \mathrm{d}x) - T_F(x) = \mathrm{d}T_F, on obtient :
soit :
3. Évolution de l'écart de température : En soustrayant membre à membre les deux expressions différentielles :
En divisant par (T_C - T_F), on obtient bien la relation (1) :
avec :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : bilan d'énergie, échangeur thermique
Faire deux bilans enthalpiques entre les entrées et les sorties en faisant apparaître la puissance totale échangée puis montrer que
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un premier principe pour un écoulement stationnaire sans parties mobiles sur le fluide chaud entre x = 0 et x = D afin de relier la puissance thermique totale cédée P à D_C.
- Réaliser le même bilan enthalpique global sur le fluide froid entre son entrée en x = D et sa sortie en x = 0 pour relier P à D_F.
- Exprimer \frac{1}{D_C} et \frac{1}{D_F} en fonction de P et des températures extrêmes, puis injecter ces expressions dans la définition de \alpha établie à la question 18.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilans globaux entrée-sortie exprimant les débits en fonction de la puissance totale P pour reformuler le coefficient \alpha.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'échangeur en régime permanent. L'échange thermique avec l'extérieur étant négligé, la puissance thermique totale cédée par le fluide chaud est intégralement reçue par le fluide froid, notée P > 0.
1. Bilan enthalpique global sur le fluide chaud (primaire) : Le fluide chaud entre en x = 0 à la température T_C(0) et sort en x = D à la température T_C(D) (avec T_C(0) > T_C(D)). En l'absence de travail utile et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le premier principe en système ouvert s'écrit :
soit :
2. Bilan enthalpique global sur le fluide froid (secondaire) : Le fluide froid circule à contre-courant : il entre en x = D à la température T_F(D) et sort en x = 0 à la température T_F(0) (avec T_F(0) > T_F(D)). La puissance thermique reçue s'exprime donc par :
3. Expression du paramètre \alpha : D'après la question 18, le paramètre \alpha est défini par :
En y reportant les expressions de \frac{1}{D_C} et \frac{1}{D_F} :
On retrouve bien la relation demandée :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : profil de température, échangeur à contre-courant
Étudier le signe de en fonction des débits et en fonction de l'évolution du différentiel de température . En déduire une information numérique sur le débit du fluide froid qui circule dans le lycée.
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- Déterminer le signe de \alpha à partir de la variation spatiale de l'écart de température (T_C - T_F)(x) le long de l'échangeur.
- Relier le signe de \alpha aux débits massiques D_C et D_F pour obtenir une condition d'inégalité.
- Quantifier précisément la valeur de D_F par un bilan enthalpique global sur le circuit secondaire.
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Étude du signe de la dérivée de T_C - T_F pour déterminer le signe de \alpha et encadrer le débit D_F.
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1. Signe de \alpha d'après l'évolution du différentiel de température :
D'après les relevés aux extrémités de l'échangeur :
L'écart local de température (T_C - T_F)(x) est partout strictement positif et décroît le long de l'axe (Ox) de x = 0 à x = D. Sa dérivée spatiale est donc strictement négative :
D'après l'équation différentielle (1) établie à la question 18 :
Puisque T_C - T_F > 0, on en déduit immédiatement :
Ce résultat est également direct d'après la formule de la question 19, avec P > 0, h > 0 et L > 0 :
2. Signe de \alpha en fonction des débits :
Par définition :
Comme h > 0, L > 0 et c_{\text{EAU}} > 0, on a :
3. Information numérique sur le débit du fluide froid :
Le fluide chaud ayant un débit massique D_C = 4{,}2\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question 15), on a tout d'abord :
De plus, le bilan thermique macroscopique sur le fluide secondaire s'écrit :
On en déduit la valeur numérique exacte du débit massique :
Avec deux chiffres significatifs :
Cette valeur est bien strictement supérieure à D_C = 4{,}2\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : moyenne logarithmique, coefficient de transfert thermique
Enfin en intégrant l'expression (1) montrer que
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- Intégrer l'équation différentielle (1) établie à la question Question 18 le long de l'échangeur, entre les abscisses x = 0 et x = D, en exploitant le fait que le paramètre \alpha est constant.
- Identifier l'expression de \alpha issue de cette intégration avec celle obtenue par le bilan global à la question Question 19 pour en déduire h.
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Intégration de l'équation différentielle sur la longueur D de l'échangeur et obtention de la formule de la DTLM.
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D'après la question Question 18, la variation spatiale de l'écart de température s'écrit selon l'équation (1) :
Le paramètre \alpha étant indépendant de la coordonnée x, on intègre cette relation séparable entre l'entrée du fluide chaud en x = 0 et sa sortie en x = D :
En inversant l'argument du logarithme népérien grâce au signe négatif, on obtient :
Par ailleurs, le bilan enthalpique global établi à la question Question 19 donne :
En égalant ces deux expressions de \alpha :
On en déduit l'expression demandée du coefficient de transfert thermique h :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : coefficient de transfert thermique, ordre de grandeur
Calculer et commenter ainsi la qualité du transfert thermique local.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les valeurs numériques des températures aux deux extrémités de l'échangeur ainsi que les dimensions géométriques de la surface d'échange.
- Effectuer l'application numérique de l'expression de h obtenue à la question 21 en exploitant la donnée \ln(4) = 1{,}4.
- Comparer la valeur obtenue aux ordres de grandeur fournis pour les différents types d'échangeurs afin de commenter la qualité du transfert thermique.
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Calcul numérique du coefficient d'échange global h et appréciation de la qualité du transfert conducto-convectif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question 21, le coefficient d'échange global surfacique s'écrit :
Les données numériques sont les suivantes :
- Puissance échangée : P = 420\text{ kW} = 420 \cdot 10^3\text{ W} ;
- Dimensions de la plaque équivalente : L = 0{,}20\text{ m} et D = 70\text{ m}, soit une surface d'échange S = L \cdot D = 14\text{ m}^2 ;
Écart de température en x = 0 :
T_C(0) - T_F(0) = 95 - 75 = 20^\circ\text{C} = 20\text{ K}Écart de température en x = D :
T_C(D) - T_F(D) = 70 - 65 = 5^\circ\text{C} = 5\text{ K}
Le rapport des écarts de température vaut :
On utilise la valeur fournie en préambule : \ln(4) = 1{,}4.
La différence des écarts vaut :
On en déduit :
Commentaire sur la qualité du transfert thermique local : Le tableau de l'énoncé indique que les échangeurs liquide-liquide présentent typiquement un coefficient h compris entre 100 et 2000\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}. La valeur obtenue (2800\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}) se situe dans le haut de cette plage, voire au-delà. Cela témoigne d'un excellent transfert thermique local, rendu possible par la technologie des échangeurs à plaques : les faibles épaisseurs de canaux (5 mm) et les ondulations des plaques induisent une forte turbulence et limitent l'épaisseur des couches limites thermiques, maximisant ainsi l'efficacité de l'échange.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2020 ?
Surtout 4 chapitres : Oxydoréduction et électrochimie (18 % des questions, parties 2 et 5), Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (17 %, partie 4), Atomistique, liaisons et cristallographie (14 %, partie 3) et Thermodynamique chimique et équilibres (13 %, partie 1). Plus ponctuellement : Machines thermiques et systèmes ouverts, Diffusion thermique et diffusion de particules, Premier et second principes de la thermodynamique, Changements d'état du corps pur et Cinétique chimique.
Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2020 dès la première année (PTSI) ?
En partie : 43 questions sur 63 (68 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la partie 2 en entier (Q11 (partie 2) à Q20 (partie 2)), la partie 3 en entier (Q21 (partie 3) à Q27 (partie 3)), la partie 4 en entier (Q28 (partie 4) à Q34 (partie 4)) et la partie 5 en entier (Q35 (partie 5) à Q41 (partie 5)). Avec les autres programmes de première année : 43 en MPSI, 40 en PCSI, 33 en MP2I, 33 en TSI1 et 33 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2020 ?
Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 40 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2020 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q18 (partie PARTIE 4) (échangeur thermique).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2020 ?
Questions de cours : Q1 (partie 1) (équation de réaction), Q2 (partie 1) (enthalpie standard de formation), Q6 (partie 1) (déplacement d'équilibre), Q7 (partie 1) (relation de van 't hoff), Q8 (partie 1) (catalyseur), Q9 (partie 1) (schéma de lewis), Q10 (partie 1) (radical libre), Q11 (partie 2) (acide fort)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (partie 1) (loi de hess), Q4 (partie 1) (entropie standard de réaction), Q5 (partie 1) (constante d'équilibre), Q16 (partie 2) (formule de nernst), Q23 (partie 3) (masse volumique), Q31 (partie 4) (équivalence), Q33 (partie 4) (équivalence), Q37 (partie 5) (bilan de matière)….
Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2020 ?
Beaucoup de questions rapides et accessibles (53 sur 63), par exemple : Q1 (partie 1) à Q4 (partie 1), Q6 (partie 1) à Q32 (partie 4), Q34 (partie 4) à Q38 (partie 5), Q40 (partie 5), Q41 (partie 5), Q3 (partie PARTIE 1) à Q8 (partie PARTIE 1), Q10 (partie PARTIE 2) à Q13 (partie PARTIE 3), Q15 (partie PARTIE 4) à Q17 (partie PARTIE 4), Q20 (partie PARTIE 4) et Q22 (partie PARTIE 4). Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5 (partie 1), Q33 (partie 4), Q39 (partie 5), Q1 (partie PARTIE 1), Q18 (partie PARTIE 4), Q19 (partie PARTIE 4) et Q21 (partie PARTIE 4).
Le sujet Banque PT Physique B PT 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
À quel modèle classique aboutit l'étude de l'échangeur thermique en Q21 (partie PARTIE 4) ?
C'est la relation de la différence de température logarithmique moyenne (DTLM), qui relie la puissance totale échangée P à la surface d'échange et à l'écart logarithmique moyen de température entre les deux fluides.
Comment orienter le bilan enthalpique pour le fluide froid en Q18 (partie PARTIE 4) ?
L'axe des abscisses x reste orienté dans le sens d'écoulement du fluide chaud. Le fluide froid circulant à contre-courant vers les x décroissants, la variation de son débit enthalpique entre l'entrée en x + \mathrm{d}x et la sortie en x s'écrit -D_F \, c_{\mathrm{eau}} \, \mathrm{d}T_F.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.