Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MP 2024
Bienvenue dans les Landes ! Sa forêt, ses traditions, ses plages
- 42 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 31 questions sur 42, parties III, IV, V.2 et V.3
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 31 questions sur 42, parties III et IV en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : MP2I 21 · TSI1 29 · BCPST1 21 questions.
Détail par partie
- Partie I : Les besoins en eau du pin maritime (ou pin des Landes)5/9En partie
- Partie II : Gemmage en forêt landaise et distillation de la résine de pin5/8En partie
- Partie III : La marche du berger landais sur échasses9/9Faisable
- Partie IV : La préparation du pastis landais5/5Faisable
- Partie V : Bronzage sur les plages de la Côte d'Argent et protection solaire7/11En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mécanique, Transformations chimiques, Électrocinétique et électronique · 9 incontournables · 31 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet original et très contextualisé propose une traversée pluridisciplinaire du patrimoine landais à travers cinq parties totalement indépendantes. Il aborde successivement la circulation de la sève par analogie électrocinétique, la distillation et la thermochimie de l'essence de térébenthine, la biomécanique de la marche sur échasses, la chimie acido-basique de la levée d'un gâteau traditionnel, ainsi que l'interaction onde-matière et les filtres solaires inorganiques.
L'épreuve est particulièrement représentative de l'esprit du concours CCINP : les questions sont guidées, très progressives et balaient un large spectre du cours de physique et de chimie. Bien que peu difficile techniquement, elle demande de la rapidité, de la rigueur dans les applications numériques et une lecture attentive des nombreux documents fournis. C'est un excellent support d'entraînement pour réviser les fondamentaux en conditions d'épreuve.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,8/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique21 %
- Transformations chimiques18 %
- Électrocinétique et électronique16 %
- Solutions aqueuses et électrochimie16 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 31 questions sur 42, parties III, IV, V.2 et V.3.
Où gagner des points
32 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : ambiguïté
Ambiguïté
Q18 : Le texte introductif repère l'angle de la jambe par rapport à la verticale ascendante, tandis que la figure 7b le définit par rapport à la verticale descendante. Il faut suivre le schéma pour obtenir l'équation classique du pendule pesant oscillant autour de zéro.
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Sommaire
42 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
42 questionsPartie I : Les besoins en eau du pin maritime (ou pin des Landes)
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : potentiel chimique, enthalpie libre molaire
Définir, à l'aide d'une fonction d'état thermodynamique à préciser, le potentiel chimique de l'eau dans un récipient contenant moles d'eau pure à l'état liquide sous la température et la pression .
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Exprimer le potentiel chimique d'un corps pur à partir de la différentielle de l'enthalpie libre G(T,P,n) et faire le lien avec la grandeur molaire correspondante.
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- Choisir la fonction d'état dont les variables naturelles sont la température T et la pression P.
- Exprimer le potentiel chimique \mu(T,P) par sa définition générale sous forme de dérivée partielle, puis l'expliciter dans le cas particulier d'un corps pur.
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Définition du potentiel chimique comme enthalpie libre molaire d'un corps pur : \mu(T,P) = G/n = G_{\mathrm{m}}(T,P).
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La fonction d'état thermodynamique adaptée aux variables d'état indépendantes température T et pression P est l'enthalpie libre G(T, P, n).
De manière générale, le potentiel chimique d'un constituant est défini par la dérivée partielle de l'enthalpie libre par rapport à sa quantité de matière, à température et pression fixées :
Le système étant constitué ici d'un corps pur (eau pure sous une seule phase), la fonction d'état G est une grandeur extensive homogène de degré 1 en n, soit G(T, P, n) = n \, G_{\text{m}}(T, P), où G_{\text{m}} désigne l'enthalpie libre molaire. Le potentiel chimique s'identifie donc simplement à l'enthalpie libre molaire de l'eau :
Résultat
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Il est attendu de savoir définir rigoureusement le potentiel chimique à partir de l'enthalpie libre.
« Trop peu de réponses satisfaisantes fournies à cette question. Certains candidats proposent des expressions du potentiel chimique, mais ne savent pas définir le potentiel chimique à partir de l’enthalpie libre. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : analyse dimensionnelle, potentiel hydrique
Montrer que a la dimension d'une pression.
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Exprimer la dimension de \mu (énergie molaire) et celle de V_{\text{em}} (volume molaire) pour déduire la dimension du rapport \psi = \mu / V_{\text{em}}.
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Pour déterminer la dimension du potentiel hydrique \psi, on effectue une analyse dimensionnelle à partir de sa relation de définition \psi = \dfrac{\mu}{V_{\text{em}}} en explicitant la dimension du potentiel chimique \mu et celle du volume molaire V_{\text{em}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse dimensionnelle de (\mu - \mu^\circ)/V_{\mathrm{m}} : une énergie volumique est homogène à une pression en pascals.
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D'après la définition du potentiel hydrique donnée par l'énoncé :
Examinons les dimensions des grandeurs en jeu :
D'après la question Q1, le potentiel chimique d'un corps pur est égal à son enthalpie libre molaire : il a la dimension d'une énergie par unité de quantité de matière :
[\mu] = \frac{[G]}{[n]} = \mathsf{M \cdot L^2 \cdot T^{-2} \cdot N^{-1}}Le volume molaire standard V_{\text{em}} représente un volume par unité de quantité de matière :
[V_{\text{em}}] = \frac{[V]}{[n]} = \mathsf{L^3 \cdot N^{-1}}
On en déduit la dimension de \psi :
Or, une force F a pour dimension [F] = \mathsf{M \cdot L \cdot T^{-2}}, de sorte qu'une pression P = \dfrac{F}{S} vérifie :
Puisque [\psi] = [P], on en conclut :
Résultat
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Le jury exige une véritable démonstration de l'analyse dimensionnelle sans se limiter à des affirmations.
« La maîtrise des dimensions est perfectible. L'utilisation du terme " Montrer " dans la question exige de démontrer clairement le processus suivi pour parvenir à la réponse, plutôt que de simplement énoncer des affirmations sans justification préalable. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : loi d'ohm locale, analogie électrocinétique
a) Rappeler la loi d'Ohm locale dans un milieu ohmique (on l'écrira à l'aide du potentiel électrique ). À quelles grandeurs électriques sont analogues respectivement et ? Définir et exprimer, en fonction des données, la conductivité hydraulique , analogue de la conductivité électrique. b) Dans ce modèle, la masse d'eau traversant une surface (S) par unité de temps, ou débit massique à travers (S), est . De quelle grandeur électrique le débit massique est-il l'analogue ?
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Identifier terme à terme la loi de Darcy \vec{j}_M = -\frac{K}{\rho_e g}\vec{\mathrm{grad}}\,\psi avec la loi d'Ohm locale \vec{j} = -\gamma_{\text{él}}\vec{\mathrm{grad}}\,V.
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Rappel de \vec{j} = -\sigma\vec{\mathrm{grad}}\,V, puis identification \psi \leftrightarrow V, \vec{j}_M \leftrightarrow \vec{j}, \gamma \leftrightarrow \sigma et D \leftrightarrow I.
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a) Dans un conducteur ohmique en régime stationnaire (ou dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires où \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V), la loi d'Ohm locale s'écrit :
où \vec{j} est le vecteur densité de courant électrique et \sigma la conductivité électrique du milieu.
En comparant cette loi à la loi de Darcy fournie par l'énoncé :
on identifie les correspondances suivantes :
- le potentiel hydrique \psi est l'analogue du potentiel électrique V ;
- le vecteur densité de courant massique \vec{j}_M est l'analogue du vecteur densité de courant électrique \vec{j}.
Par analogie directe avec la relation \vec{j} = -\sigma\,\vec{\mathrm{grad}}\,V, on écrit la loi de Darcy sous la forme \vec{j}_M = -\gamma\,\vec{\mathrm{grad}}\,\psi. La conductivité hydraulique \gamma s'exprime donc par :
b) Le débit massique à travers la surface (S) est le flux du vecteur densité de courant massique :
Or, l'intensité du courant électrique I traversant une section (S) est le flux du vecteur densité de courant électrique :
Le débit massique D est donc l'analogue de l'intensité du courant électrique I.
Résultat
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Les réponses doivent être justifiées et la notion d'intensité électrique doit être maîtrisée.
« Beaucoup d’affirmations sans aucune justification. Des difficultés avec la notion d’intensité électrique. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance hydraulique, analyse dimensionnelle
a) Définir la résistance hydraulique d'un tube de courant d'eau de débit massique , d'extrémités A et B, soumis à une différence de potentiel hydrique . b) Dans quelle unité, faisant intervenir uniquement le mètre et la seconde, s'exprime la résistance hydraulique ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation intégrale liant la différence de potentiel hydrique au débit massique à travers la section du tube pour définir R_H, puis analyser ses unités de base.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition R_H = (\psi_A - \psi_B)/D par analogie avec la loi d'Ohm, puis unité en \text{m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}.
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a) Par analogie avec la loi d'Ohm macroscopique en régime continu (U_{AB} = V_A - V_B = R\,I), la différence de potentiel hydrique \psi_A - \psi_B joue le rôle de la tension électrique et le débit massique D joue le rôle de l'intensité électrique.
La résistance hydraulique R_H d'un tube de courant d'eau est donc définie par la relation :
b) Déterminons la dimension et l'unité de R_H dans le Système International :
Le potentiel hydrique \psi a la dimension d'une pression (d'après la question Q2) :
[\psi] = \mathsf{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}} \quad \text{soit en unités de base : } \mathrm{kg\cdot m^{-1}\cdot s^{-2}}Le débit massique D représente une masse d'eau par unité de temps :
[D] = \mathsf{M\cdot T^{-1}} \quad \text{soit en unités de base : } \mathrm{kg\cdot s^{-1}}
On en déduit la dimension de la résistance hydraulique :
La résistance hydraulique s'exprime donc en :
Résultat
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Attention au choix des unités et à la définition du débit massique, qui n'est pas un flux par unité de masse.
« Beaucoup d’unités fantaisistes proposées. De nombreux candidats se laissent piéger par le terme " débit massique ", en considérant qu’il s’agit d’un flux de masse […] par unité de masse !!! »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance, association de résistances
Par circulation du champ le long d'une racine, établir l'expression de la résistance hydraulique d'une racine en fonction de , et de . En déduire la résistance hydraulique du système racinaire.
Voir l'indiceIndice
Calculer la circulation du gradient le long du cylindre de section constante, puis utiliser l'association de N conductances hydrauliques en parallèle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence de potentiel hydrique \psi_S - \psi_O comme la circulation du champ -\vec{\mathrm{grad}}\,\psi le long d'une racine, en exploitant la loi de Darcy locale liant -\vec{\mathrm{grad}}\,\psi au vecteur densité de courant de masse \vec{j}_M.
- Relier le flux massique D_r à travers la racine à j_M, puis en déduire la résistance hydraulique R_r par analogie avec la loi de Pouillet.
- Identifier l'association en parallèle des N racines soumises à la même ddp hydrique pour obtenir la résistance équivalente R_N.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration le long de la racine pour obtenir R_r = l_r/(\gamma_r s_r), puis association de N résistances en parallèle : R_N = R_r/N.
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Considérons une racine rectiligne cylindrique de longueur l_r, de section uniforme s_r et d'axe orienté du sol (extrémité S) vers la base du tronc (point O).
D'après la loi de Darcy (question Q3), le champ s'écrit localement :
En régime permanent et pour une section constante s_r, le vecteur densité de courant massique \vec{j}_M est uniforme le long de la racine et colinéaire au déplacement élémentaire d\vec{\ell} orienté de S vers O. Le débit massique à travers la section de la racine vaut :
La circulation du champ -\vec{\mathrm{grad}}\,\psi le long de la racine s'écrit :
Par définition de la résistance hydraulique R_r = \frac{\psi_S - \psi_O}{D_r}, on obtient :
Les N racines identiques partagent toutes les mêmes potentiels aux bornes (\psi_S au niveau du sol et \psi_O au nœud O) : elles sont donc associées en parallèle. Le débit massique total entrant dans le tronc est :
La résistance hydraulique équivalente R_N = \frac{\psi_S - \psi_O}{D_N} vérifie ainsi :
D'où :
Résultat
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Ne confondez pas flux et circulation, et menez le calcul intégral rigoureusement sans ajuster artificiellement les signes.
« Beaucoup de candidats semblent ignorer ce qu'est une circulation et ont souvent tenté de calculer le flux du champ grad(Ψ), occasionnant beaucoup de bricolage pour arriver au résultat. »
« Le calcul de la circulation du champ est rarement bien effectué et conduit à des ajustements pour faire disparaître le signe « - ». En outre, de nombreux candidats considèrent que grad(Ψ) = Ψ A - Ψ B ! »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : schéma équivalent, association en série
Avec la résistance hydraulique du système racinaire, celle du tronc, celle du système foliaire et celle à l'interface entre le système foliaire et l'atmosphère, donner en justifiant, le schéma électrique équivalent au système racines-tronc-feuilles-atmosphère.
Voir l'indiceIndice
Représenter les résistances en série le long du trajet unidirectionnel de la sève depuis le sol jusqu'à l'atmosphère.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la grandeur conservative qui traverse successivement les différents compartiments de l'arbre en régime permanent (le débit massique d'eau D).
- En déduire le mode d'association (série ou dérivation) des éléments par analogie avec les dipôles parcourus par un même courant électrique.
- Représenter le schéma équivalent en précisant les nœuds de potentiel hydrique associés à la figure 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mise en série des résistances R_N, R_t, R_f et R_a soumises à la différence de potentiel hydrique globale.
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En régime stationnaire, la conservation de la masse d'eau impose que le débit massique D soit identique à travers chacun des compartiments successifs du continuum sol-plante-atmosphère (CSPA) :
- le système racinaire (résistance hydraulique R_N) ;
- le tronc (résistance hydraulique R_t) ;
- le système foliaire (résistance hydraulique R_f) ;
- l'interface foliaire-atmosphère (résistance hydraulique R_a).
Par analogie électrocinétique, des dipôles traversés successivement par un même courant (ici le même débit massique D) sont montés en série.
Le système racines-tronc-feuilles-atmosphère est donc modélisé par quatre résistances en série soumises à la différence de potentiel hydrique globale \psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{atm}} > 0.
La résistance hydraulique totale de l'ensemble s'écrit donc :
Résultat
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L'association série doit reposer sur un argument physique rigoureux et non sur une simple disposition géométrique.
« Le schéma électrique est souvent proposé mais la justification rigoureuse de l’association série est peu présente. L’argument " les résistances sont en série car elles se suivent " n’est évidemment pas satisfaisant. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : diviseur de tension, loi d'ohm
À partir de et des valeurs du potentiel hydrique de la figure 2, donner la valeur numérique de .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'égalité du débit massique stationnaire dans la résistance interne du végétal R_p et dans la résistance d'interface foliaire R_a.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le schéma équivalent établi à la question Q6 : l'ensemble de l'arbre (de résistance R_p = R_N + R_t + R_f) et l'interface feuilles-atmosphère (de résistance R_a) sont associés en série.
- En régime permanent, le débit massique d'eau D est conservé à travers ces deux dipôles hydrauliques en série.
- Exprimer R_a en fonction de R_p et des différences de potentiel hydrique lues sur la figure 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité du débit à travers la plante et l'atmosphère pour exprimer R_a = R_p \frac{\psi_f - \psi_{\mathrm{atm}}}{\psi_{\mathrm{sol}} - \psi_f}, puis calcul numérique.
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D'après la modélisation en série de la question Q6, le débit massique d'eau D qui traverse l'arbre est le même que celui qui franchit l'interface entre les feuilles et l'atmosphère :
On en déduit l'expression de la résistance hydraulique d'interface R_a :
D'après la figure 2, les valeurs des potentiels hydriques sont :
- au niveau du sol : \psi_{\text{sol}} = -0{,}05\text{ MPa} ;
- au niveau des feuilles du sommet : \psi_{\text{feuilles}} = -1{,}5\text{ MPa} ;
- au niveau de l'atmosphère : \psi_{\text{atm}} = -100\text{ MPa}.
Les chutes de potentiel hydrique valent donc :
Application numérique avec R_p = 1{,}0 \cdot 10^9\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
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La formule du diviseur de tension doit être appliquée correctement une fois citée.
« La notion de pont diviseur de tension est parfois citée mais mal utilisée ensuite. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : débit massique, bilan de masse
En déduire la masse évapo-transpirée par un pin adulte pendant un jour d'été (avec les valeurs numériques de la figure 2 et une durée d'exposition solaire journalière de 12h).
Voir l'indiceIndice
Calculer le débit massique à partir de la loi d'Ohm hydraulique globale, puis intégrer sur une durée d'exposition de 12 heures.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le débit massique d'eau D traversant le pin à partir de la loi d'Ohm hydraulique appliquée à l'arbre.
- Calculer la masse totale d'eau m_{\text{eau}} évapo-transpirée sur la durée journalière d'exposition solaire \Delta t = 12\text{ h}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du débit D = \Delta\psi / R_{\mathrm{tot}}, puis masse d'eau transpirée par intégration sur la durée journalière d'exposition.
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Le débit massique D de sève brute circulant dans le pin en régime permanent s'exprime, à l'aide de la différence de potentiel hydrique entre le sol et les feuilles du sommet et de la résistance hydraulique du pin R_p, par :
D'après la figure 2, \psi_{\text{sol}} = -0,05\text{ MPa} et \psi_{\text{feuilles}} = -1,5\text{ MPa}, soit :
Le débit massique vaut donc :
L'évapotranspiration n'ayant lieu que pendant la période d'ensoleillement de durée \Delta t = 12\text{ h} = 12 \times 3\,600\text{ s} = 4,32 \cdot 10^4\text{ s}, la masse totale d'eau évapo-transpirée par le pin sur cette journée est :
Application numérique :
Compte tenu des deux chiffres significatifs sur R_p :
Résultat
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Question rarement abordée en raison de sa dépendance avec la question précédente.
« Question rarement traitée car dépendante de la précédente. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : ordre de grandeur, analyse critique
On peut lire sur un document du C.N.P.F. (Centre National de la Protection Forestière) "qu'un hectare de pins maritimes adultes aspire 15 à 25 tonnes d'eau par jour, cette eau étant évapo-transpirée par la partie aérienne de l'arbre". Sachant qu'il y a typiquement 300 pins adultes par hectare, les valeurs du C.N.P.F. sont-elles en accord avec le résultat trouvé en Q8 ? On rappelle que .
Voir l'indiceIndice
Multiplier la masse d'eau transpirée par un pin par la densité de 300 arbres par hectare et comparer à la fourchette annoncée.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la masse totale d'eau évapo-transpirée par un hectare de forêt sur une journée en multipliant la masse évaporée par un arbre (obtenue à la question Q8) par la densité d'arbres à l'hectare.
- Comparer la valeur obtenue à l'intervalle de 15 à 25\text{ tonnes} annoncé par le C.N.P.F.
Voir la réponse courteRéponse courte
Multiplication de la masse par arbre par le nombre d'arbres à l'hectare et comparaison à la fourchette fournie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q8, un pin adulte évapo-transpire une masse journalière d'eau :
Un hectare de forêt comportant typiquement N = 300 pins adultes, la masse totale d'eau M_{\text{ha}} aspirée et évapo-transpirée par hectare et par jour s'exprime par :
Application numérique :
Cette valeur appartient bien à la fourchette annoncée par le C.N.P.F. comprise entre 15 et 25\text{ tonnes} par jour.
Résultat
Partie II : Gemmage en forêt landaise et distillation de la résine de pin
II.1 · Obtention d'essence de térébenthine par hydrodistillation
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : diagramme de phase, point triple, point critique
Dessiner l'allure du diagramme des phases de l'eau pure. Nommer et mentionner deux points particuliers sur ce diagramme et indiquer les domaines solide, liquide et gazeux.
Voir l'indiceIndice
Tracer les trois courbes d'équilibre en veillant à la pente négative de la courbe de fusion de l'eau, et repérer le point triple ainsi que le point critique.
Voir la stratégieStratégie
- Tracer les axes de coordonnées (T, p) et positionner le point triple T et le point critique C.
- Représenter les trois courbes d'équilibre en veillant à la particularité majeure de l'eau pure : la pente négative de la courbe d'équilibre solide-liquide (fusion).
- Indiquer clairement les trois domaines de stabilité (solide, liquide, gaz) et nommer les deux points singuliers ainsi que leurs caractéristiques physiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des trois courbes de coexistence délimitant solide, liquide et gaz, avec identification du point triple et du point critique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'allure du diagramme des phases (p, T) d'un corps pur comme l'eau est représentée ci-dessous :
Les domaines et les points particuliers sont les suivants :
Domaines de phase :
- Solide (glace) : situé aux basses températures et hautes pressions ;
- Liquide : situé aux températures et pressions intermédiaires ;
- Gaz (vapeur) : situé aux hautes températures et basses pressions.
Deux points particuliers remarquables :
- Le point triple T (T_t \approx 273{,}16\text{ K} = 0{,}01\ ^\circ\text{C} et p_t \approx 611\text{ Pa} \approx 6{,}1\cdot 10^{-3}\text{ bar}) : point d'intersection des trois courbes de changement d'état, où coexistent les trois phases solide, liquide et vapeur en équilibre thermodynamique. La variance y est nulle (v = 0).
- Le point critique C (T_c \approx 647\text{ K} = 374\ ^\circ\text{C} et p_c \approx 221\text{ bar}) : point terminal de la courbe de vaporisation liquide-gaz. Au-delà (T > T_c et p > p_c), la distinction entre liquide et gaz disparaît, le corps pur est à l'état de fluide supercritique.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à vérifier l'emplacement des phases par un raisonnement thermodynamique et à représenter la pente négative de fusion de l'eau.
« Cette question de cours a réservé bien des surprises ! La majorité des diagrammes sont soit incomplets, soit incohérents, voire, ce qui est plus préoccupant, complètement exotiques. »
« De surcroît, la pente négative de la courbe de fusion est rarement donnée. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Changements d'état du corps pur
Notions : équation d'état du gaz parfait, pression de vapeur saturante
La pression de vapeur saturante du pinène pur à est . En considérant le modèle de gaz parfait pour les espèces gazeuses, établir s'il est dangereux de travailler dans un local à dans lequel de l'essence de térébenthine se trouverait à l'équilibre de vaporisation, sachant que la teneur limite à ne pas dépasser est de de pinène par mètre cube d'air.
Voir l'indiceIndice
Calculer la concentration massique maximale de vapeur à l'aide de l'équation des gaz parfaits C_m = \frac{p_p M}{RT} et comparer au seuil de toxicité de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la masse molaire M du pinène (\mathrm{C_{10}H_{16}}) à partir des données de l'énoncé.
- Exprimer la concentration massique C_m de pinène dans l'air à l'équilibre de vaporisation sous la pression partielle p_p en utilisant l'équation d'état des gaz parfaits.
- Comparer cette valeur à la teneur maximale admissible de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} pour conclure sur la dangerosité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la concentration massique saturante C_m = \frac{p_{\mathrm{sat}} M}{R T} \approx 24\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} > 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} : le local est dangereux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La formule brute du pinène étant \mathrm{C_{10}H_{16}}, sa masse molaire vaut :
À l'équilibre de vaporisation dans le local à la température T = 20 + 273 = 293\text{ K}, la pression partielle du pinène gazeux est égale à sa pression de vapeur saturante p_p = 430\text{ Pa}.
En assimilant la vapeur de pinène à un gaz parfait occupant un volume V :
où m_p est la masse de pinène contenue dans le volume V.
La concentration massique (ou teneur en masse par mètre cube) de pinène dans l'air s'écrit donc :
Calculons numériquement cette teneur :
La concentration à saturation est presque cinq fois supérieure au seuil limite d'exposition admissible. Il est donc dangereux de travailler dans ce local sans ventilation appropriée ou sans équipement de protection respiratoire.
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : ébullition, pression de vapeur saturante
À quelle température faudrait-il chauffer du pinène pur pour le porter à ébullition sous la pression ?
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Lire sur la courbe de tension de vapeur saturante du pinène pur la température pour laquelle p_p(T) = 1\text{ bar}.
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Condition d'ébullition d'un corps pur P_{\mathrm{sat}}(T) = P^\circ pour déterminer la température d'ébullition sous 1 bar.
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L'ébullition d'un corps pur liquide intervient à la température T_{\text{éb}} pour laquelle sa pression de vapeur saturante devient égale à la pression imposée par le milieu extérieur :
Sur la figure 5, on repère la courbe de pression de vapeur saturante du pinène pur, notée p_p(T). En cherchant l'abscisse correspondant à une pression de 1{,}00\text{ bar} (ligne horizontale P = 1{,}00\text{ bar}), on lit :
Une lecture comprise entre 430\text{ K} et 432\text{ K} (soit 157\text{ }^\circ\mathrm{C} à 159\text{ }^\circ\mathrm{C}) est tout à fait acceptable compte tenu de la précision du tracé.
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : hydrodistillation, hétéroazéotrope
Toujours sous , donner la valeur de la température d'ébullition du mélange d'hydrodistillation dans l'alambic, sachant que les pressions partielles de l'eau et du pinène dans la phase vapeur sont égales à leurs pressions de vapeur saturante pure.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'immiscibilité des phases liquides pour écrire que la pression totale vaut P_{\text{tot}} = p_e(T) + p_p(T) = 1\text{ bar} et lire l'abscisse correspondante.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition thermodynamique d'ébullition d'un mélange de liquides non miscibles sous la pression P^\circ à l'aide de la loi de Dalton.
- Identifier la courbe correspondante sur la figure 5 et effectuer la lecture de la température d'ébullition pour P = 1{,}00\text{ bar}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'hétéroazéotropie P_{\mathrm{eau}}^*(T) + P_{\mathrm{pinène}}^*(T) = P^\circ pour déterminer la température d'ébullition du mélange non miscible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'eau liquide et le pinène liquide étant totalement non miscibles, ils constituent deux phases liquides distinctes. À l'équilibre liquide-vapeur à la température T, chacun des liquides impose indépendamment sa propre pression de vapeur saturante :
D'après la loi de Dalton pour le mélange gazeux assimilé à un gaz parfait, la pression totale de vapeur au-dessus du mélange vaut :
L'ébullition du mélange dans l'alambic a lieu lorsque la pression totale de vapeur atteint la pression extérieure imposée P^\circ = 1\text{ bar} :
Sur la figure 5, on repère l'ordonnée P = 1{,}00\text{ bar} sur la courbe représentant la somme p_e(T) + p_p(T) (courbe située le plus à gauche). On lit en abscisse la température d'ébullition correspondante :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : pression partielle, pression de vapeur saturante
Quelles sont, dans ce cas, les valeurs des pressions partielles en eau et en pinène ?
Voir l'indiceIndice
Relever directement sur les courbes individuelles à la température d'ébullition trouvée en Q13 les valeurs respectives de p_e et p_p.
Voir la stratégieStratégie
- Se placer à la température d'ébullition du mélange déterminée à la question précédente (T_{\text{éb}} = 370\text{ K}).
- Lire directement sur les courbes p_e(T) et p_p(T) de la figure 5 les pressions de vapeur saturante respectives de l'eau et du pinène, qui correspondent aux pressions partielles dans la vapeur.
- Vérifier que la somme des pressions partielles est bien égale à la pression totale de travail P^\circ = 1{,}00\text{ bar}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation des pressions de vapeur saturante de l'eau et du pinène à la température d'ébullition obtenue précédemment.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q13, la température d'ébullition du mélange biphasique non miscible sous P^\circ = 1\text{ bar} vaut :
L'énoncé précise que les deux liquides n'étant pas miscibles, les pressions partielles en phase vapeur sont égales aux pressions de vapeur saturante des corps purs à cette température.
Par lecture graphique sur la figure 5 à l'abscisse T = 370\text{ K} :
pour l'eau, la courbe p_e(T) passe par un point marqué à l'ordonnée 0{,}85\text{ bar} :
\boxed{P_{\text{eau}} = p_e(370\text{ K}) = 0{,}85\text{ bar} = 8{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}}pour le pinène, la courbe p_p(T) passe par un point marqué à l'ordonnée 0{,}15\text{ bar} :
\boxed{P_{\text{pinène}} = p_p(370\text{ K}) = 0{,}15\text{ bar} = 1{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}}
On vérifie la cohérence avec la loi de Dalton :
Résultat
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Pensez à vérifier la cohérence de vos résultats en vous assurant que la somme des pressions partielles vaut 1 bar.
« Question assez bien traitée mais peu de candidats s’attachent à vérifier que la somme des pressions partielles doit être égale à 1 bar. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : hydrodistillation, loi de dalton
Déduire la masse d'eau nécessaire pour produire de pinène.
Voir l'indiceIndice
Écrire le rapport des débits de matière dans la vapeur grâce à la loi des gaz parfaits n_e/n_p = P_e/P_p, puis convertir en masses.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le rapport des quantités de matière d'eau et de pinène entraînées dans la vapeur au rapport de leurs pressions partielles grâce au modèle du gaz parfait.
- Exprimer le rapport des masses à l'aide des masses molaires respectives et en déduire la masse d'eau m_e nécessaire pour vaporiser m_p = 1\text{ kg} de pinène.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport des débits de distillat donné par la loi de Dalton : m_{\mathrm{eau}} = m_p \frac{P_{\mathrm{eau}} M_{\mathrm{eau}}}{P_p M_p}.
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Dans la phase vapeur de l'alambic, les vapeurs d'eau et de pinène sont assimilées à des gaz parfaits occupant le même volume à la même température T_{\text{éb}}. Le rapport de leurs quantités de matière s'écrit donc :
où P_e et P_p sont les pressions partielles déterminées à la question Q14.
Les masses respectives m_e et m_p présentes dans cette phase vapeur valent m_e = n_e M_e et m_p = n_p M_p, d'où :
La masse d'eau nécessaire pour entraîner une masse m_p de pinène est par conséquent :
Application numérique :
- m_p = 1\text{ kg},
- P_e = 0,85\text{ bar} et P_p = 0,15\text{ bar} (d'après la question Q14),
- M_e = 2 \times 1 + 16 = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1},
- M_p = 10 \times 12 + 16 \times 1 = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après la question Q11).
Résultat
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Veillez à ne pas confondre fraction molaire et fraction massique pour exploiter les résultats précédents.
« Question rarement bien traitée. De nombreuses difficultés à exploiter les résultats de la question précédente. Parfois des erreurs dues à la confusion entre fraction molaire et fraction massique. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
II.2 · Obtention d'un antiseptique vétérinaire à partir de térébenthine et de diiode
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : bilan de matière, réactif limitant
Calculer la quantité de matière initiale en pinène et la quantité de matière en diiode en excès une fois tout le pinène consommé.
Voir l'indiceIndice
Calculer les quantités de matière initiales n = m/M (avec m=\rho V pour le pinène) et dresser le bilan molaire de la réaction limitante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des quantités de matière initiales et de l'excès de diiode après consommation totale du pinène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données du sujet, les masses molaires atomiques sont M(\mathrm{C}) = 12\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{H}) = 1\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M(\mathrm{I}) = 127\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}. On en déduit les masses molaires moléculaires du pinène \mathrm{C_{10}H_{16}} et du diiode \mathrm{I}_2 :
On introduit un volume V = 5\text{ mL} = 5\cdot 10^{-6}\text{ m}^3 d'essence de térébenthine de masse volumique \rho = 860\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, supposée être du pinène pur. La quantité de matière initiale en pinène s'écrit :
La quantité de matière initiale de diiode apportée par la masse m_{\mathrm{I}_2} = 20\text{ g} de cristaux vaut :
D'après l'équation bilan de la réaction (1) :
les réactifs réagissent mole à mole (coefficients stœchiométriques égaux à 1). Une fois tout le pinène consommé, l'avancement maximal est \xi_{\max} = n_p, et la quantité de matière de diiode restant en excès est :
Résultat
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Soyez attentif au nombre de chiffres significatifs dans l'expression des résultats numériques.
« L’utilisation des chiffres significatifs est néanmoins à revoir en ce qui concerne l’expression des résultats fournis. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de réaction, calorimétrie
En négligeant les capacités thermiques du calorimètre et du produit formé , exprimer en fonction des données. Calculer sa valeur. Commenter son signe.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe à pression constante sur le calorimètre adiabatique : \Delta H = 0 = \xi \Delta_r H^\circ + \Delta H_{\text{échauffement+sublimation}}(\text{I}_2).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au contenu du calorimètre, supposé adiabatique et le siège d'une transformation isobare (\Delta H = Q_P = 0).
- Construire un chemin thermodynamique fictif reliant l'état initial à l'état final : réaction totale à la température initiale \theta_i, suivie de la sublimation et de l'échauffement du diiode en excès jusqu'à \theta_f.
- En déduire l'expression littérale de \Delta_r H^\circ, calculer sa valeur numérique et commenter son signe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique adiabatique \Delta_r H^\circ = -\frac{C\,\Delta T}{n_p} ; valeur négative confirmant le caractère exothermique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le calorimètre forme une enceinte adiabatique sous pression atmosphérique constante. L'évolution étant isobare et athermane, le premier principe de la thermodynamique donne :
On décompose la transformation entre l'état initial (n_p de pinène liquide et n_{\mathrm{I}_2,0} de diiode solide à \theta_i = 20\ ^\circ\mathrm{C}) et l'état final (n_p de produit \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}\mathrm{I}_2 gazeux et n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} de diiode gazeux à \theta_f = 185\ ^\circ\mathrm{C}) en trois étapes fictives :
Étape 1 : déroulement complet de la réaction (1) à la température T_i = \theta_i + 273, avec un avancement maximal égal à \xi = n_p :
\Delta H_1 = n_p \, \Delta_r H^\circÉtape 2 : sublimation de la quantité n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} de diiode restant à la température T_i :
\Delta H_2 = n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} \, \Delta_{\mathrm{sub}}H^\circ(\mathrm{I}_2)Étape 3 : échauffement de la phase gazeuse de \theta_i à \theta_f. En négligeant les capacités thermiques du calorimètre et du produit \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}\mathrm{I}_2, seul le diiode gazeux contribue :
\Delta H_3 = n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} \, c_p(\mathrm{I}_2(\mathrm{g})) \, (\theta_f - \theta_i)
L'enthalpie étant une fonction d'état, on a \Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 + \Delta H_3 = 0, soit :
On en déduit l'expression de l'enthalpie standard de réaction :
Application numérique : D'après la question Q16 :
Le terme d'échauffement vaut :
D'où :
Commentaire sur le signe : Le signe négatif indique que la réaction est exothermique. La chaleur libérée par la réaction permet de vaporiser (sublimer) le diiode en excès et d'élever la température du milieu réactionnel jusqu'à 185\ ^\circ\mathrm{C}, ce qui est en parfait accord avec le caractère violent et la formation d'un nuage violacé de diiode chaud décrits dans l'énoncé.
Résultat
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Le jury attend des explications complètes et une exploitation correcte des cycles thermodynamiques.
« Question peu abordée. La plupart des explications proposées sont insuffisantes. Les rares cycles ne sont pas correctement exploités. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Partie III : La marche du berger landais sur échasses
III.1 · Étude de la phase d'oscillation gauche
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide
Notions : théorème du moment cinétique, pendule pesant
En appliquant le théorème du moment cinétique à dans le référentiel du buste supposé galiléen, établir l'équation différentielle vérifiée par pendant cette phase d'oscillation.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe fixe F_g y en projetant le moment du poids de la jambe.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système (la jambe gauche (j_g)), le référentiel d'étude (lié au buste, supposé galiléen) et l'axe de rotation fixe (F_g y).
- Réaliser le bilan des actions mécaniques extérieures et exprimer le moment résultant par rapport à cet axe.
- Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courteRéponse courte
TMC scalaire au point fixe F : J_F \ddot{\theta} = -m_j g \Delta \sin\theta, soit l'équation classique du pendule pesant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie la jambe gauche (j_{\mathrm{g}}) dans le référentiel lié au buste, supposé galiléen selon l'énoncé. Dans ce référentiel, la jambe (j_{\mathrm{g}}) est en rotation autour de l'axe fixe passant par le pivot fémoral F_{\mathrm{g}} et parallèle à l'axe y.
D'après la figure 7b, la jambe est suspendue en F_{\mathrm{g}} et son orientation est repérée par l'angle \theta(t) par rapport à la verticale descendante, orienté dans le sens de la marche (vers les x croissants).
Le moment cinétique de (j_{\mathrm{g}}) par rapport à l'axe de rotation s'écrit :
Bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à (j_{\mathrm{g}}) pendant cette phase où elle a quitté le sol :
L'action de la liaison pivot en F_{\mathrm{g}}, supposée parfaite (sans frottement), dont le moment par rapport à l'axe de rotation est nul :
\mathcal{M}_\Delta(\vec{R}_{F_{\mathrm{g}}}) = 0- Le poids \vec{P} = m_{\mathrm{j}}\vec{g} = -m_{\mathrm{j}}g\,\vec{u}_z, appliqué en son centre de masse G_{\mathrm{jg}}, situé à la distance F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}} = \Delta du pivot.
Le vecteur position du centre de masse par rapport à F_{\mathrm{g}} s'écrit :
Le moment du poids par rapport au point F_{\mathrm{g}} est donc :
L'axe de rotation étant orienté dans le sens des \theta croissants par le vecteur unitaire -\vec{u}_y (la rotation de -\vec{u}_z vers \vec{u}_x s'effectuant autour de -\vec{u}_y), le moment scalaire du poids par rapport à l'axe de rotation est un moment de rappel :
Le théorème du moment cinétique appliqué à (j_{\mathrm{g}}) par rapport à l'axe fixe (F_{\mathrm{g}}y) donne :
On obtient ainsi l'équation différentielle régissant l'oscillation :
Résultat
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Appliquez rigoureusement le théorème du moment cinétique, en introduisant une base polaire adaptée et en prenant en compte la réaction de pivot.
« Le théorème du moment cinétique est cité, mais pas très proprement appliqué. On navigue parfois entre le théorème vectoriel et le théorème scalaire. La réaction de pivot est rarement évoquée. »
« Par ailleurs les projections des différents vecteurs nécessitaient parfois l’introduction d’une base de projection polaire, ce qui a été la plupart du temps occulté. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide
Notions : isochronisme, oscillateur harmonique
a) Définir ce que sont des oscillations isochrones. b) Dans l'approximation des petits angles, le mouvement de est-il isochrone ? c) Exprimer, dans cette approximation, la pulsation et la durée de cette phase oscillante en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Définir l'indépendance de la période par rapport à l'amplitude, linéariser pour les petits angles et identifier \omega_{\text{os}} ainsi que la demi-période \tau_{\text{os}} = \pi/\omega_{\text{os}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de l'isochronisme, linéarisation aux petits angles et expressions de \omega_{\mathrm{os}} = \sqrt{\frac{m_j g \Delta}{J_F}} et \tau_{\mathrm{os}} = \frac{\pi}{\omega_{\mathrm{os}}}.
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- Des oscillations sont dites isochrones si leur période (ou leur fréquence/pulsation) est indépendante de l'amplitude du mouvement.
D'après l'équation différentielle établie à la question précédente :
\ddot{\theta}(t) + \frac{m_{\mathrm{j}}g\Delta}{J_F}\sin\theta(t) = 0Dans l'approximation des petits angles, on effectue le développement limité au premier ordre \sin\theta(t) \simeq \theta(t), ce qui conduit à :
\ddot{\theta}(t) + \frac{m_{\mathrm{j}}g\Delta}{J_F}\theta(t) = 0Cette équation est linéaire : il s'agit de l'équation différentielle régissant un oscillateur harmonique. La période propre des oscillations ne dépend alors que des caractéristiques inertielles et géométriques du système, et non de l'angle maximal \theta_{\mathrm{a}}. Dans cette approximation, le mouvement de (j_{\mathrm{g}}) est donc isochrone.
Par identification avec la forme canonique de l'oscillateur harmonique \ddot{\theta}(t) + \omega_{\mathrm{os}}^2\theta(t) = 0, on identifie la pulsation propre :
\boxed{\omega_{\mathrm{os}} = \sqrt{\frac{m_{\mathrm{j}}g\Delta}{J_F}}}La phase d'oscillation de la jambe gauche débute à la position arrière -\theta_{\mathrm{a}} et se termine à la position symétrique avant +\theta_{\mathrm{a}} lors de la reprise d'appui au sol (figure 7b). Ce balancement d'une position extrême à l'autre représente une demi-oscillation, soit une demi-période T_0/2 :
\tau_{\mathrm{os}} = \frac{T_0}{2} = \frac{\pi}{\omega_{\mathrm{os}}}D'où l'expression de la durée d'oscillation :
\boxed{\tau_{\mathrm{os}} = \pi \sqrt{\frac{J_F}{m_{\mathrm{j}}g\Delta}}}
Résultat
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Maîtrisez la définition de l'isochronisme, contrôlez le signe de l'oscillateur harmonique et n'oubliez pas le facteur 1/2 de la demi-période.
« Trop de candidats associent l’isochronisme à l’aspect constant dans le temps de la pulsation. »
« On déplore cependant que certains candidats ne reconnaissent pas quand il y a une erreur de signe dans l’équation différentielle à laquelle ils aboutissent »
« Le facteur 1/2 a souvent été oublié. Il s’agissait en effet de la demi-période. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
III.2 · Étude de la phase de double contact
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide
Notions : énergie mécanique, énergie cinétique du solide
On note la variation d'altitude du point entre les instants de dates et (figure 7a). Exprimer la variation de l'énergie mécanique de entre ces deux instants, en fonction de , , , et de .
Voir l'indiceIndice
Sommer la variation d'énergie cinétique des deux jambes (en rotation pure à la vitesse \Omega) et la variation d'énergie potentielle du buste.
Voir la stratégieStratégie
Exprimer la variation d'énergie mécanique du système complet (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} comme la somme des variations d'énergie potentielle de pesanteur et d'énergie cinétique de chacun de ses trois constituants :
\Delta\mathcal{E} = \Delta E_{p,\mathrm{pes}}(\Sigma) + \Delta E_c(\Sigma)- Appliquer successivement les hypothèses simplificatrices formulées par l'énoncé pour chaque terme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme de la variation d'énergie cinétique de rotation et de l'énergie potentielle de pesanteur du buste.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie mécanique du système (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} s'écrit comme la somme des énergies mécaniques du buste (b) et des deux jambes (j_{\mathrm{d}}) et (j_{\mathrm{g}}) :
1. Variation de l'énergie potentielle de pesanteur :
Selon la deuxième hypothèse, les variations d'énergie potentielle de pesanteur des jambes (j_{\mathrm{d}}) et (j_{\mathrm{g}}) sont négligées :
\Delta E_{p,\mathrm{pes}}(j_{\mathrm{d}}) \approx 0 \quad \text{et} \quad \Delta E_{p,\mathrm{pes}}(j_{\mathrm{g}}) \approx 0Le buste de masse m_b voit son centre de masse G_b s'élever d'une hauteur h = z_{G_b}(\tau_{\mathrm{dc}}) - z_{G_b}(0), d'où :
\Delta E_{p,\mathrm{pes}}(b) = m_b g h
On en déduit :
2. Variation de l'énergie cinétique :
Le buste est animé d'un mouvement de translation quasi-uniforme à la vitesse \vec{V}_{\mathrm{dc}} (première hypothèse), sa vitesse est donc constante et :
\Delta E_c(b) = 0La jambe droite (j_{\mathrm{d}}) effectue une rotation autour de l'axe fixe O_{\mathrm{d}}y de moment d'inertie J_O. Son énergie cinétique à la date t est :
E_c(j_{\mathrm{d}})(t) = \frac{1}{2} J_O \Omega^2(t)Sachant qu'à t = 0, \Omega(0) = 0, la variation d'énergie cinétique de la jambe droite vaut :
\Delta E_c(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}})Selon la troisième hypothèse, les variations d'énergie cinétique des deux jambes sont supposées égales :
\Delta E_c(j_{\mathrm{g}}) = \Delta E_c(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}})
La variation d'énergie cinétique totale du système est donc :
En sommant les deux contributions, on obtient la variation d'énergie mécanique de (\Sigma) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait penser à inclure les deux jambes et la variation d'énergie cinétique du buste dans le bilan.
« La prise en compte des deux jambes a été souvent oubliée, tout comme la variation d’énergie cinétique du buste. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
III.3 · Coût énergétique et pas optimal de la marche ordinaire
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème de l'énergie mécanique, puissance mécanique
En supposant quasi-constante la puissance fournie par les muscles pendant la phase de double contact, on évalue par . Rappeler l'énoncé du théorème de la mécanique dont découle cette relation d'évaluation de .
Voir l'indiceIndice
Citer le théorème de l'énergie mécanique ou le bilan énergétique global sur la durée de l'impulsion motrice.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé du théorème de l'énergie mécanique reliant sa dérivée temporelle à la puissance des forces non conservatives.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation d'évaluation de la puissance musculaire découle du théorème de l'énergie mécanique (ou sous sa forme instantanée, du théorème de la puissance mécanique) appliqué au système matériel (\Sigma) déformable dans le référentiel terrestre supposé galiléen :
« Dans un référentiel galiléen, la variation d'énergie mécanique \Delta\mathcal{E} d'un système matériel entre deux instants est égale à la somme des travaux des forces extérieures non conservatives et des forces intérieures non conservatives développés pendant cette durée :
\Delta\mathcal{E} = W_{\text{ext, nc}} + W_{\text{int, nc}}ou, sous forme locale en temps :
\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = \mathscr{P}_{\text{ext, nc}} + \mathscr{P}_{\text{int, nc}}»
Pour le marcheur (\Sigma) au cours de la phase de double contact :
- les forces extérieures appliquées sont le poids (force conservative, dont l'effet est déjà inclus dans l'énergie potentielle de pesanteur) et les réactions des appuis au sol en O_{\mathrm{d}} et O_{\mathrm{g}}, qui ne travaillent pas dans l'hypothèse d'un contact sans glissement (W_{\text{ext, nc}} = 0) ;
- les seules forces non conservatives qui travaillent sont les actions motrices développées par les muscles, qui constituent des actions intérieures au système (\Sigma) déformable : \mathscr{P}_{\text{int, nc}} = \mathscr{P}.
Ainsi, \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = \mathscr{P}. En intégrant sur la durée \tau_{\mathrm{dc}} de la phase de double contact et en supposant la puissance \mathscr{P} quasi-constante :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les réponses manquaient de précision.
« Trop de réponses évasives. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide
Notions : puissance mécanique, modélisation de la marche
Avec (expression approchée de valable pour les petits angles ) et en supposant des conditions de marche telles que , avec la pulsation trouvée à la question Q19.c, montrer que .
Voir l'indiceIndice
Remplacer h et \tau_{\text{dc}} = p/V_{\text{dc}} dans l'expression de \mathscr{P} = \Delta\mathcal{E}/\tau_{\text{dc}} sous la condition \Omega = \omega_{\text{os}}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression de la puissance musculaire moyenne \mathscr{P} = \frac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}} (question Q21) et de celle de la variation d'énergie mécanique \Delta\mathcal{E} (question Q20).
- Injecter les hypothèses fournies : \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} (avec \omega_{\mathrm{os}} déterminée en Q19.c), l'expression approchée de h, ainsi que le lien entre le pas p, la durée \tau_{\mathrm{dc}} et la vitesse V_{\mathrm{dc}}.
- Factoriser par le terme g V_{\mathrm{dc}} pour obtenir l'expression demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de h, \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) et \tau_{\mathrm{dc}} = p/V_{\mathrm{dc}} dans l'expression de la puissance moyenne développée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q20, la variation d'énergie mécanique du système au cours de la phase de double contact s'écrit :
Sous la condition de marche \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}}, et en utilisant l'expression de \omega_{\mathrm{os}} issue de la question Q19.c :
le terme cinétique devient :
En introduisant l'approximation géométrique h \simeq \dfrac{p^2}{2l_j}, la variation d'énergie mécanique s'écrit donc :
D'après la question Q21 et les hypothèses de la partie III.2, la durée de la phase de double contact est reliée à la vitesse moyenne horizontale V_{\mathrm{dc}} par :
On en déduit l'expression de la puissance musculaire moyenne \mathscr{P} = \dfrac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}} :
On obtient bien la relation attendue :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les étapes du calcul littéral doivent être rigoureusement explicitées sans parachuter le résultat.
« Question rarement bien traitée en raison de sa dépendance avec deux questions précédentes. Par ailleurs, la grande majorité n’explique pas les calculs littéraux réalisés et se contente d’écrire qu’ils aboutissent « tout naturellement » au résultat fourni, ce qui n’est évidemment pas acceptable. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : optimisation, minimum d'une fonction
Obtenir l'expression du pas qui minimise .
Voir l'indiceIndice
Dériver la puissance par rapport au pas p et annuler la dérivée pour trouver le minimum d'une fonction de la forme A/p + Bp.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée de la puissance musculaire \mathscr{P}(p) par rapport à la longueur du pas p, à vitesse V_{\mathrm{dc}} fixée.
- Trouver la valeur p_{\mathrm{opt}} > 0 qui annule cette dérivée et vérifier le caractère minimal en observant le signe de la dérivée seconde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la dérivée de \mathscr{P}(p) pour en déduire l'expression analytique du pas optimal minimisant la dépense énergétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q22, la puissance \mathscr{P} s'écrit en fonction du pas p sous la forme :
À vitesse moyenne de marche V_{\mathrm{dc}} fixée, la fonction \mathscr{P}(p) est dérivable sur ]0, +\infty[ et sa dérivée par rapport à p vaut :
La condition d'extremum \dfrac{\mathrm{d}\mathscr{P}}{\mathrm{d}p} = 0 conduit à :
Comme une longueur de pas est nécessairement positive, on en déduit l'unique valeur stationnaire :
La dérivée seconde est strictement positive pour tout p > 0 :
La puissance musculaire \mathscr{P} admet donc bien un minimum strict en p = p_{\mathrm{opt}}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Minimiser une fonction ne consiste pas à chercher la valeur qui l'annule.
« Bizarrement, dans certaines copies, on trouve que minimiser la puissance P, c’est chercher la valeur du pas qui annule P !? »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : application numérique
Application numérique : Avec , , , calculer dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme, pour laquelle on a alors et .
Voir l'indiceIndice
Injecter les valeurs numériques dans l'expression simplifiée de p_{\text{opt}} avec \Delta = l_j/2 et J_O = J_F.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter les hypothèses de l'énoncé (\Delta = l_{\mathrm{j}} / 2 et J_O = J_F) dans l'expression littérale du pas optimal p_{\mathrm{opt}} établie à la question Q23.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation numérique directe du pas optimal p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{10/60} \approx 0{,}41\text{ m}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q23, le pas optimal s'exprime par :
Dans le cas d'une jambe de masse uniformément répartie, on a \Delta = \frac{l_{\mathrm{j}}}{2} et J_O = J_F, ce qui simplifie l'expression :
Avec l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m}, m_{\mathrm{j}} = 10\text{ kg} et m_{\mathrm{b}} = 60\text{ kg}, on obtient :
Résultat
III.4 · Pas optimal avec des échasses
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide
Notions : mise à l'échelle, moment d'inertie
a) Parmi les paramètres intervenant dans l'expression de obtenue en Q23, indiquer lesquels sont inchangés par rapport au cas sans échasses et lesquels sont à modifier. On précisera ces modifications. b) En déduire l'expression de , puis donner le rapport en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Identifier les paramètres géométriques et inertiels modifiés par l'allongement de la jambe (l_j \to l_j+l^* et J_O \to J_E^*).
Voir la stratégieStratégie
Rappeler l'expression de p_{\text{opt}} établie à la question Q23 :
p_{\text{opt}} = \sqrt{\frac{2 m_{\mathrm{j}} J_O \Delta l_{\mathrm{j}}}{m_{\mathrm{b}} J_F}}- Analyser chaque grandeur physique (m_{\mathrm{j}}, m_{\mathrm{b}}, \Delta, J_F, l_{\mathrm{j}}, J_O) pour déterminer son comportement lors de l'ajout d'une échasse de masse négligeable et de longueur l^*.
- Remplacer les grandeurs modifiées dans l'expression pour en déduire p_{\text{opt}}^* et former le rapport \dfrac{p_{\text{opt}}^*}{p_{\text{opt}}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des grandeurs modifiées par l'allongement de la jambe et expression formelle du rapport des pas optimaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Paramètres modifiés et inchangés
L'échasse est modélisée par une tige de masse négligeable, fixée sous la jambe :
Paramètres inchangés :
- La masse du buste m_{\mathrm{b}} : elle n'est pas modifiée.
- La masse de la jambe m_{\mathrm{j}} : la masse de l'échasse étant négligeable, la masse totale de la jambe équipée reste égale à m_{\mathrm{j}}.
- La distance \Delta = F_{\mathrm{d}}G_{\mathrm{jd}} : la masse de l'échasse étant négligée, le centre de masse G_{\mathrm{j}} conserve la même position relative par rapport au pivot fémoral F.
- Le moment d'inertie J_F par rapport à l'axe passant par le pivot fémoral F : l'échasse étant de masse négligeable, elle n'apporte aucune contribution inertielle supplémentaire autour de F_y.
Paramètres modifiés :
La longueur de la jambe en appui au sol : elle devient la longueur de la « jambe équivalente » :
l_{\mathrm{j}} \longrightarrow l_{\mathrm{j}} + l^*Le moment d'inertie de la jambe par rapport à l'axe de rotation au sol (point de contact E) : la jambe étant surélevée d'une hauteur l^* par rapport au sol, la distribution de masse s'éloigne de l'axe de rotation :
J_O \longrightarrow J_E^*
b) Expression de p_{\text{opt}}^* et du rapport \dfrac{p_{\text{opt}}^*}{p_{\text{opt}}}
En substituant les grandeurs modifiées dans l'expression de p_{\text{opt}} obtenue en Q23, on obtient :
On en déduit le rapport :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il faut identifier clairement chaque paramètre modifié par les échasses et expliciter sa nouvelle valeur.
« Les paramètres modifiés par la présence des échasses ne sont pas toujours identifiés correctement. De plus, la nouvelle valeur de ceux-ci n’est pas toujours donnée. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide
Notions : modélisation de la marche, vitesse de marche
a) Exprimer en fonction du seul rapport dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme. b) Calculer pour un berger adulte de longueur de jambe , monté sur des échasses de longueur . c) Justifier si la durée de la phase oscillante est changée avec les échasses. d) Des études statistiques ont montré, qu'une fois le pas optimal adopté, la vitesse moyenne de déplacement horizontal du marcheur sur un cycle est proportionnelle au pas optimal et à la pulsation de la phase oscillante. En déduire le rapport des vitesses de déplacement du marcheur avec et sans échasses. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport des pas en évaluant J_E^*/J_O pour l^* = l_j, remarquer que la période pendulaire reste inchangée si l'échasse est sans masse, et en déduire l'impact sur la vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport des moments d'inertie \frac{J_E^*}{J_O} à partir des formules du tableau 1 en fonction de \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}, puis l'injecter dans le résultat de la question Q25.b.
- Réaliser l'application numérique pour \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} = 1.
- Analyser l'effet des échasses sur les grandeurs m_{\mathrm{j}}, \Delta et J_F intervenant dans la période d'oscillation \tau_{\mathrm{os}}, en tenant compte de la masse négligeable de l'échasse.
- Exprimer le rapport des vitesses moyennes à l'aide de la loi de proportionnalité donnée et en déduire la justification de la « marche augmentée ».
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport des vitesses de marche, justifiant le gain de vitesse obtenu grâce aux échasses.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) D'après le tableau 1, pour une jambe à répartition uniforme de masse :
Le rapport des moments d'inertie au point de contact avec le sol s'écrit donc :
En reportant cette expression dans la relation établie en Q25.b :
b) Pour un berger avec l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m} et des échasses de longueur l^* = 1\text{ m}, le rapport sans dimension vaut \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} = 1. Il vient :
c) La durée de la phase d'oscillation autour de l'axe fémoral s'écrit, d'après Q19.c :
L'échasse étant modélisée comme une tige de masse négligeable :
- la masse du membre inférieur reste m_{\mathrm{j}} ;
- la position du centre de masse G_{\mathrm{j}} n'est pas modifiée, d'où \Delta^* = \Delta ;
- le moment d'inertie par rapport à l'axe passant par le pivot fémoral n'est pas modifié : J_F^* = J_F.
Par conséquent, la pulsation \omega_{\mathrm{os}} ainsi que la durée de la phase oscillante \tau_{\mathrm{os}} ne sont pas changées avec les échasses :
d) La vitesse moyenne horizontale étant proportionnelle à p_{\mathrm{opt}} et à \omega_{\mathrm{os}} (V \propto p_{\mathrm{opt}}\,\omega_{\mathrm{os}}), et comme \omega_{\mathrm{os}}^* = \omega_{\mathrm{os}}, on obtient :
Commentaire : La vitesse moyenne de marche du berger est multipliée par un facteur de l'ordre de 3{,}7 par rapport à la marche ordinaire, tout en conservant une dépense énergétique musculaire optimisée. Les échasses permettent ainsi de parcourir de bien plus grandes distances en un temps réduit et sans fatigue excessive à travers la lande marécageuse, ce qui justifie pleinement le qualificatif de « marche à pied augmentée ».
Résultat
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Veillez à justifier systématiquement les réponses fournies.
« Question dans laquelle les réponses formulées ne sont pas toujours justifiées. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Partie IV : La préparation du pastis landais
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : constante d'équilibre, réaction acido-basique
En assimilant la réaction dans la pâte à la réaction en solution aqueuse, exprimer en fonction de , et de , la constante d'équilibre de la réaction (1), puis donner sa valeur numérique à .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la constante d'équilibre en combinant K_{a1}, K_{a3} et la constante de Henry K_s du dioxyde de carbone.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante d'équilibre K^\circ de la réaction (1) à l'aide des activités des réactifs et des produits.
- Décomposer la réaction (1) comme une combinaison linéaire de réactions élémentaires dont les constantes sont fournies dans l'énoncé (constantes d'acidité K_{a1} et K_{a3}, constante de solubilité K_s).
- En déduire l'expression littérale de K^\circ, puis effectuer l'application numérique à 25~^\circ\text{C}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des équations de réaction pour relier K^\circ aux constantes d'acidité et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La réaction (1) s'écrit :
En assimilant les activités des espèces en solution aqueuse à leurs concentrations adimensionnées (a_{\mathrm{X}} = [\mathrm{X}]/C^\circ avec C^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), celle de l'eau liquide (solvant) à 1, et celle du dioxyde de carbone gazeux à sa pression partielle adimensionnée (a_{\mathrm{CO_2(g)}} = P_{\mathrm{CO_2}}/P^\circ avec P^\circ = 1\text{ bar}), la constante thermodynamique d'équilibre de la réaction (1) s'écrit :
Cette réaction peut être décomposée selon les trois équilibres suivants :
Déprotonation de l'ion dihydrogénodiphosphate :
\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} + \mathrm{H_2O} \rightleftarrows \mathrm{HP_2O_7^{3-}} + \mathrm{H_3O^+} \quad ; \quad K_1^\circ = K_{a1} = \frac{a(\mathrm{HP_2O_7^{3-}})\,a(\mathrm{H_3O^+})}{a(\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}})}Protonation de l'ion hydrogénocarbonate (réaction inverse de l'acidité de \mathrm{CO_{2,aq}}) :
\mathrm{HCO_3^-} + \mathrm{H_3O^+} \rightleftarrows \mathrm{CO_{2,aqueux}} + 2\,\mathrm{H_2O} \quad ; \quad K_2^\circ = \frac{1}{K_{a3}} = \frac{a(\mathrm{CO_{2,aqueux}})}{a(\mathrm{HCO_3^-})\,a(\mathrm{H_3O^+})}Dégazage du dioxyde de carbone dissous (réaction inverse de la dissolution de Henry) :
\mathrm{CO_{2,aqueux}} \rightleftarrows \mathrm{CO_2(g)} \quad ; \quad K_3^\circ = \frac{1}{K_s} = \frac{a(\mathrm{CO_2(g)})}{a(\mathrm{CO_{2,aqueux}})}
La réaction (1) étant la somme membre à membre de ces trois équilibres, sa constante d'équilibre vaut le produit de leurs constantes :
Application numérique à 25~^\circ\text{C} : Avec \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7, \mathrm{p}K_{a3} = 6{,}3 et K_s = 2{,}8 \cdot 10^{-2} :
Résultat
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Établissez méthodiquement la constante d'équilibre à partir de ses définitions sans jamais additionner des constantes.
« De nombreuses expressions erronées par manque de méthode, les candidats semblant tenter de deviner le résultat plus que de l’établir. »
« À noter que certains candidats concluent avec des sommes/différences de constantes d’équilibres ! »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : stœchiométrie, bilan de matière
On utilise un sachet de de levure. Calculer les masses de et de contenues dans le sachet pour assurer la stœchiométrie de la réaction (1).
Voir l'indiceIndice
Poser l'égalité des quantités de matière des deux réactifs m_d/M_d = m_b/M_b avec la contrainte de masse totale m_d + m_b = 11\text{ g}.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer les masses molaires M_d de \mathrm{Na}_2\mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7 et M_b de \mathrm{NaHCO}_3 à l'aide des données.
- Exprimer la condition de proportions stœchiométriques (n_d = n_b) pour la réaction (1).
- Utiliser la masse totale des réactifs dans le sachet (m_d + m_b = 15 - 4 = 11\text{ g}) pour en déduire m_d et m_b.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution d'un système linéaire traduisant la stœchiométrie et la masse totale du sachet de levure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les masses molaires atomiques fournies :
D'après l'équation de la réaction (1) :
les nombres stœchiométriques des réactifs sont égaux à 1. Les réactifs sont donc introduits dans les proportions stœchiométriques si :
Le sachet de 15\text{ g} contenant 4\text{ g} d'amidon inerte, la masse cumulée des deux réactifs vaut :
En remplaçant m_d = m_b \frac{M_d}{M_b} dans la relation précédente, on obtient :
et symétriquement :
Applications numériques :
(ou m_d = 7{,}98\text{ g} et m_b = 3{,}02\text{ g} en conservant trois chiffres significatifs).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La stœchiométrie relie les quantités de matière et non les masses des réactifs.
« Un nombre conséquent de candidats traduit la stœchiométrie par l’égalité des masses des réactifs. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : équation d'état du gaz parfait, bilan de matière
Quel volume de un sachet de levure peut-il libérer sous une pression égale à et une température égale à si on suppose totale la réaction (1) et si on assimile le gaz à un gaz parfait ?
Voir l'indiceIndice
Déterminer la quantité de \text{CO}_2 produite puis utiliser l'équation d'état des gaz parfaits avec T = 443\text{ K}.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la quantité de matière de dioxyde de carbone n(\mathrm{CO_2}) produite par un sachet en exploitant la stœchiométrie de la réaction (1) supposée totale, établie en Q28.
- Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits dans les conditions de température (170~^{\circ}\text{C}) et de pression (1\text{ bar}) de la cuisson pour en déduire le volume libéré.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la quantité de matière de \mathrm{CO}_2 formé puis détermination du volume par la loi des gaz parfaits à 170 °C.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation bilan de la réaction (1) :
les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques (d'après la question Q28). La réaction étant supposée totale lors de la cuisson, la quantité de dioxyde de carbone gazeux libérée est égale à la quantité initiale de chacun des réactifs :
En assimilant le dioxyde de carbone à un gaz parfait, son volume V(\mathrm{CO_2}) s'exprime selon :
Application numérique :
- T = 170 + 273 = 443\text{ K} ;
- P = 1\text{ bar} = 1{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa} ;
- R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- n(\mathrm{CO_2}) = \frac{11}{306}\text{ mol} \approx 3{,}595 \cdot 10^{-2}\text{ mol}.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : diagramme de distribution, pka
a) Pour chaque numéro de courbe de la figure 8, attribuer l'espèce correspondante. b) Déterminer par lecture sur le diagramme. c) Expliquer à quelles valeurs théoriques correspondent les abscisses des points P et Q.
Voir l'indiceIndice
Attribuer les courbes selon le comportement asymptotique aux pH extrêmes, lire C_p sur le plateau de l'espèce dominante, et relier P et Q aux \text{p}K_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des courbes de distribution par acidité décroissante et identification des abscisses de croisement aux \mathrm{p}K_a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Attribution des espèces aux différentes courbes :
Courbe 4 : droite de pente -1 passant par le point (0,0). Elle correspond à :
\log\left(\frac{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{c^\circ}\right) = -\mathrm{pH}Il s'agit donc de l'espèce \mathbf{H_3O^+}.
Courbe 5 : droite de pente +1 passant par le point (14,0). D'après le produit ionique de l'eau K_e = [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+][\mathrm{OH}^-]/c^{\circ 2} = 10^{-14} à 25~^\circ\mathrm{C}, on a :
\log\left(\frac{[\mathrm{OH}^-]}{c^\circ}\right) = \mathrm{pH} - 14Il s'agit donc de l'espèce \mathbf{OH^-}.
Courbes 1, 2 et 3 : elles correspondent aux trois espèces dérivées du diphosphate, successives selon l'acidité du milieu :
- À \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7, la forme la plus protonée est prédominante : la courbe 1 correspond à \mathbf{H_2P_2O_7^{2-}}.
- Pour \mathrm{p}K_{a1} < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, l'ampholyte est prédominant : la courbe 2 correspond à \mathbf{HP_2O_7^{3-}}.
- À \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, la forme la plus déprotonée est prédominante : la courbe 3 correspond à \mathbf{P_2O_7^{4-}}.
| Numéro de courbe | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
| Espèce chimique | \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} | \mathrm{HP_2O_7^{3-}} | \mathrm{P_2O_7^{4-}} | \mathrm{H_3O^+} | \mathrm{OH^-} |
b) Détermination de la concentration totale C_p :
Sur les domaines de prédominance exclusive (par exemple à \mathrm{pH} \le 4 pour \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}, ou à \mathrm{pH} \ge 12 pour \mathrm{P_2O_7^{4-}}), la concentration de l'espèce prédominante tend vers la concentration totale C_p. Le tracé présente alors un plateau horizontal d'ordonnée :
On en déduit :
Remarque : cette valeur est en parfait accord avec la quantité introduite en Q31, où n_d \approx 3{,}60\cdot 10^{-2}\text{ mol} dans un volume de 100\text{ mL} donne C_p = \frac{n_d}{V} = 0{,}36\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
c) Signification théorique des points P et Q :
Le point \mathrm{P} est le point d'intersection des courbes 1 (\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}) et 2 (\mathrm{HP_2O_7^{3-}}). À cette intersection, les concentrations de l'acide et de sa base conjuguée sont égales :
[\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]D'après la relation d'Henderson-Hasselbalch :
\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a1} + \log\left(\frac{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}{[\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a1}L'abscisse théorique du point \mathrm{P} est donc égale à :
\boxed{\mathrm{pH_P} = \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7}Le point \mathrm{Q} est le point d'intersection des courbes 2 (\mathrm{HP_2O_7^{3-}}) et 3 (\mathrm{P_2O_7^{4-}}). À cette intersection :
[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}] = [\mathrm{P_2O_7^{4-}}]On en déduit de même :
\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a2} + \log\left(\frac{[\mathrm{P_2O_7^{4-}}]}{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a2}L'abscisse théorique du point \mathrm{Q} est donc égale à :
\boxed{\mathrm{pH_Q} = \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La détermination de Cp et le rattachement des points aux pKa nécessitent une justification étayée.
« Valeur rarement déterminée. Beaucoup de réponses sans réelles justifications. »
« L’association des points aux différents pKa des couples étudiés est souvent réalisée mais les justifications ne sont jamais fournies. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : diagramme de distribution, réaction prépondérante
On réalise l'expérience suivante : un sachet de de levure est dissous dans d'eau. On chauffe pour rendre la réaction (1) totale. Après retour à température ambiante et en négligeant la quantité de dissous restant en solution après dégazage dans l'air, trouver, par lecture en figure 8, le pH de la solution finale obtenue, sachant que, dans cette hypothèse, le pH est déterminé par la seule réaction d'équilibre (a) suivante :
Voir l'indiceIndice
Traduire la réaction de dismutation (a) par l'égalité des concentrations [ \text{H}_2\text{P}_2\text{O}_7^{2-} ] = [ \text{P}_2\text{O}_7^{4-} ] et repérer le point d'intersection sur le graphe.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'état du système après avancement total de la réaction (1) : les réactifs ayant été introduits en proportions stœchiométriques et le dioxyde de carbone ayant dégazé, l'espèce prépondérante en solution est l'ion monohydrogénodiphosphate \mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-}.
- Exploiter la stœchiométrie de la réaction d'équilibre (a) pour établir la relation entre les concentrations des produits formés.
- Identifier l'intersection correspondante sur le diagramme de la figure 8 et en déduire le pH de la solution finale.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'égalité des concentrations des deux espèces produites par la dismutation impose de lire le pH à l'intersection de leurs courbes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Après cuisson et réaction (1) totale avec dégazage complet de \mathrm{CO}_2, les ions \mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{2-} et \mathrm{HCO}_3^- introduits en proportions stœchiométriques ont été intégralement consommés. L'espèce phosphorée issue de cette réaction est l'ampholyte \mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-}, à la concentration globale C_p \approx 0{,}36\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
L'équilibre régissant la composition de la solution est :
Partant de \mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-} seul, la stœchiométrie de cet équilibre impose l'égalité des concentrations des espèces formées :
Sur la figure 8, cette condition correspond à l'intersection entre :
- la courbe 1 représentant \log\left[\mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{2-}\right] ;
- la courbe 3 représentant \log\left[\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{4-}\right].
On lit directement à l'intersection des courbes 1 et 3 :
Résultat
Partie V : Bronzage sur les plages de la Côte d'Argent et protection solaire
V.1 · La pénétration des rayonnements dans la peau
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : équation de maxwell, approximation des régimes quasi stationnaires
Écrire les équations de Maxwell dans le conducteur dans l'hypothèse d'un milieu localement neutre et à courant de déplacement négligeable devant le courant de conduction.
Voir l'indiceIndice
Écrire les quatre équations de Maxwell en posant \rho = 0 et en négligeant \varepsilon_0 \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} devant \vec{j} = \gamma\vec{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des équations de Maxwell avec neutralité locale \rho = 0 et négligence du terme \mu_0\varepsilon_0 \partial\vec{E}/\partial t.
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Dans le conducteur ohmique modélisant la peau, la densité volumique de courant de conduction est reliée au champ électrique par la loi d'Ohm locale :
Les équations de Maxwell s'écrivent sous les hypothèses de l'énoncé :
Équation de Maxwell-Gauss : le milieu étant localement neutre (\rho = 0),
\operatorname{div}\vec{E} = 0Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :
\operatorname{div}\vec{B} = 0Équation de Maxwell-Faraday :
\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}- Équation de Maxwell-Ampère : en négligeant le terme de courant de déplacement devant le courant de conduction (\vec{j}_{\text{D}} = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \ll \vec{j}), on a \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j} = \mu_0 \gamma \vec{E}.
Le système d'équations de Maxwell dans ce milieu s'écrit donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il est impératif de connaître le courant de déplacement et de ne pas négliger à tort le courant de conduction dans un milieu conducteur.
« Cette question nécessitait de connaître le terme " courant de déplacement ". »
« Les candidats qui ont négligé le courant de conduction ont abouti invariablement à l'équation de propagation de d'Alembert, valable pour une onde dans le vide, ce qui ne correspondait pas à la situation étudiée. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : équation de diffusion du champ, effet de peau
Établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ . On rappelle que , où est l'opérateur laplacien vectoriel.
Voir l'indiceIndice
Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et substituer le rotationnel de \vec{B} par l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday.
- Permuter les dérivations spatiale et temporelle, puis substituer \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} grâce à l'équation de Maxwell-Ampère établie en Q32.
- Utiliser l'identité d'analyse vectorielle fournie et la condition de neutralité locale (\operatorname{div}\vec{E} = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du rotationnel de Faraday couplé à la loi d'Ampère pour obtenir l'équation de diffusion \Delta \vec{E} - \mu_0\gamma\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \vec{0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les équations de Maxwell obtenues à la question Q32, on a :
Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :
En permutant les opérateurs de dérivation spatiale et temporelle (théorème de Schwarz), il vient :
En remplaçant \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} par son expression issue de l'équation de Maxwell-Ampère :
En utilisant l'identité vectorielle rappelée par l'énoncé et la nullité de la divergence du champ électrique (\operatorname{div}\vec{E} = 0), le membre de gauche s'écrit :
On en déduit l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ \vec{E} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : effet de peau, relation de dispersion, épaisseur de peau
a) Préciser la direction de propagation et la polarisation de l'onde. b) Exprimer en fonction de , , et de la longueur d'onde dans le vide . En déduire, en justifiant, l'expression de qui convient. c) Faire apparaître une longueur caractéristique d'évolution de l'amplitude de . Quel nom donne-t-on à ?
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme d'onde plane dans l'équation de diffusion, choisir la détermination complexe garantissant l'atténuation dans le demi-espace z>0, et identifier l'épaisseur de peau \delta.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la dépendance spatiale de la phase complexe pour déduire la direction de propagation et le vecteur champ électrique pour la polarisation.
- Injecter la forme d'onde plane dans l'équation de diffusion établie à la question précédente afin d'obtenir la relation de dispersion liant \underline{k}^2 à \omega, puis exprimer \omega en fonction de \lambda.
- Choisir le signe de \underline{k} compatible avec la condition aux limites physique en z \to +\infty (absence de divergence de l'amplitude dans un milieu dissipatif passif).
- Réécrire le champ sous la forme faisant apparaître \delta et identifier cette grandeur usuelle de l'électrodynamique des conducteurs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche de solution harmonique : relation \underline{k}^2 = -i\mu_0\gamma\omega et définition de l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2/(\mu_0\gamma\omega)}.
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a) Direction de propagation et polarisation
- La représentation spatio-temporelle fait intervenir le terme \underline{\vec{k}} \cdot \vec{OM} = \underline{k} z : les surfaces d'onde (plans équiphases) sont les plans z = \text{cte}. L'onde se propage donc selon la direction de l'axe (Oz), dans le sens des z croissants (portée par le vecteur \vec{u}_z, de l'air vers la peau).
- Le champ électrique est colinéaire au vecteur unitaire \vec{u}_x en tout point et à tout instant : il s'agit d'une polarisation rectiligne selon l'axe (Ox).
b) Expression de \underline{k}^2 et détermination de \underline{k}
D'après la question précédente, le champ électrique vérifie dans le milieu l'équation de diffusion :
Avec \underline{\vec{E}}(z,t) = E_0 \vec{u}_x \, \mathrm{e}^{i(\omega t - \underline{k} z)}, les dérivations s'écrivent :
En reportant dans l'équation aux dérivées partielles :
En utilisant la relation fournie \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}, on obtient :
Pour en déduire \underline{k}, remarquons que -i = \mathrm{e}^{-i\pi/2} = \left(\frac{1 - i}{\sqrt{2}}\right)^2. Les deux racines complexes de \underline{k}^2 sont donc :
Le facteur spatial du champ s'écrit alors :
Le milieu occupant le demi-espace z > 0, en l'absence de source d'énergie dans la peau, l'amplitude de l'onde doit rester bornée et s'atténuer à mesure que z \to +\infty. Cela impose de retenir une exponentielle réelle décroissante, c'est-à-dire le signe + devant la racine :
c) Longueur caractéristique \delta
En posant la longueur caractéristique :
le vecteur d'onde complexe se met sous la forme compacte :
Le champ électrique s'écrit alors :
L'amplitude décroît ainsi comme E(z) = E_0 \, \mathrm{e}^{-z/\delta}. On donne à \delta le nom d'épaisseur de peau (ou profondeur de peau, ou encore profondeur de pénétration).
Résultat
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L'expression complexe du vecteur d'onde et la détermination de l'épaisseur de peau doivent être menées avec soin.
« L’expression complexe de k est rarement établie proprement. L’obtention du facteur (1-i) a posé problème à un grand nombre de candidats. »
« Le nom d’épaisseur de peau est connu mais l’expression pas toujours obtenue. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : épaisseur de peau, analyse critique
Expliquer si ce modèle semble conforme à la pénétration différenciée des rayonnements illustrée en figure 9.
Voir l'indiceIndice
Comparer la dépendance en longueur d'onde de l'épaisseur de peau (\delta \propto \sqrt{\lambda}) avec la pénétration relative des UVB, UVA et infrarouges.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dépendance de la profondeur de pénétration \delta vis-à-vis de la longueur d'onde \lambda dans le vide à partir du résultat établi à la question précédente.
- Ordonner les différents types de rayonnements (UVB, UVA, IR) selon leur longueur d'onde à partir des données du document 1.
- Conclure sur la cohérence qualitative entre le modèle ohmique et les observations de la figure 9.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comme \delta \propto \sqrt{\lambda}, les ondes de plus grande longueur d'onde pénètrent plus profondément, en accord avec l'illustration.
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D'après l'expression de l'épaisseur de peau établie à la question Q34.c :
Sous l'hypothèse d'une conductivité \gamma uniforme et indépendante de la longueur d'onde, la profondeur caractéristique de pénétration de l'onde dans la peau est directement proportionnelle à \sqrt{\lambda} :
Les gammes de longueurs d'onde fournies par le document 1 indiquent que :
Le modèle prévoit ainsi un ordre croissant d'épaisseur de pénétration :
Or, la figure 9 montre précisément que :
- les UVB s'atténuent rapidement et n'atteignent que l'épiderme (< 0{,}1\text{ mm}) ;
- les UVA pénètrent plus profondément jusqu'au derme (0{,}1\text{ mm} à 1\text{ mm}) ;
- les rayonnements infrarouges, possédant les plus grandes longueurs d'onde, traversent le derme et parviennent jusqu'à l'hypoderme (> 1\text{ mm}).
Résultat
V.2 · Les filtres solaires inorganiques
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : multiplicité, maille cristalline
Combien de motifs la maille représentée contient-elle ?
Voir l'indiceIndice
Dénombrer les atomes de titane (sommets et centre) et d'oxygène (faces et intérieur) en affectant à chacun sa multiplicité cristallographique.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer le nombre de motifs \mathrm{TiO}_2 par maille :
- Dénombrer la contribution de chaque type d'ion (\mathrm{Ti}^{4+} en gris clair et \mathrm{O}^{2-} en noir) en tenant compte de leur multiplicité (sommets, faces, intérieur).
- En déduire le nombre d'ions de chaque espèce par maille, vérifier l'électroneutralité, puis conclure sur le nombre de motifs formule \mathrm{TiO}_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dénombrement des atomes de titane et d'oxygène selon leur position dans la maille quadratique pour trouver Z = 2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dénombrons les ions appartenant en propre à la maille :
Ions titane \mathrm{Ti}^{4+} (gris clair) :
8 ions situés aux sommets de la maille, partagés chacun par 8 mailles adjacentes :
8 \times \frac{1}{8} = 11 ion situé au centre de la maille, entièrement à l'intérieur :
1 \times 1 = 1Soit au total :
N(\mathrm{Ti}^{4+}) = 1 + 1 = 2
Ions oxyde \mathrm{O}^{2-} (noir) :
4 ions situés sur les faces verticales, partagés chacun par 2 mailles :
4 \times \frac{1}{2} = 22 ions situés à l'intérieur de la maille :
2 \times 1 = 2Soit au total :
N(\mathrm{O}^{2-}) = 2 + 2 = 4
On vérifie bien l'électroneutralité globale du cristal :
La maille contient donc 2 ions \mathrm{Ti}^{4+} et 4 ions \mathrm{O}^{2-}, ce qui correspond à :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question très sélective en raison d'une méconnaissance de la définition d'un motif cristallin.
« La notion de motif est largement incomprise, la réponse juste à cette question n'ayant été apportée qu’exceptionnellement. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : masse volumique, maille cristalline
Identifier la forme cristallographique de cet échantillon parmi les trois formes proposées. On rappelle la valeur du nombre d'Avogadro : .
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse volumique théorique \rho = \frac{Z M}{N_A a^2 b} et comparer aux trois valeurs données pour attribuer la variété allotropique.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la masse volumique théorique \rho associée à la maille cristalline étudiée à partir de sa masse m_{\text{maille}} = \frac{Z \, M(\mathrm{TiO_2})}{N_A} et de son volume V = a^2 b.
- Comparer la valeur obtenue à celles fournies pour l'anatase, la brookite et le rutile afin d'identifier la variété allotropique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la masse volumique théorique \rho = \frac{Z M}{N_A a^2 c} et identification du rutile par comparaison aux données.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La masse molaire du dioxyde de titane \mathrm{TiO_2} vaut :
D'après la figure 10, la maille est un parallélépipède à base carrée de côté a et de hauteur b (système quadratique). Son volume s'exprime donc par :
D'après la question Q36, la maille contient Z = 2 motifs \mathrm{TiO_2}. La masse volumique du cristal s'écrit ainsi :
Application numérique avec les données :
- Z = 2
- M(\mathrm{TiO_2}) = 80 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- N_A = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
- a = 459\text{ pm} = 459 \cdot 10^{-12}\text{ m}
- b = 296\text{ pm} = 296 \cdot 10^{-12}\text{ m}
On calcule le volume de la maille :
Puis la masse volumique :
Cette valeur coïncide parfaitement avec la masse volumique du rutile (4\,260\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}).
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN ; Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : spectre d'absorption, filtre uv
La figure 11 donne les courbes d'absorbance de et de en fonction de la longueur d'onde pour des tailles de particules de l'ordre de . Expliquer les formulations combinées en et en des crèmes solaires.
Voir l'indiceIndice
Observer les bandes spectrales d'absorption complémentaire : le \text{TiO}_2 bloque préférentiellement les UVB tandis que le \text{ZnO} absorbe largement dans le domaine UVA.
Voir la stratégieStratégie
- Mettre en relation les domaines de longueurs d'onde du document 1 (UVB : 290\text{ à }320\text{ nm} et UVA : 320\text{ à }400\text{ nm}) avec les spectres d'absorption de la figure 11.
- Identifier les zones d'efficacité spectrale respectives de \mathrm{TiO}_2 et de \mathrm{ZnO} pour justifier la complémentarité de leur association.
Voir la réponse courteRéponse courte
Constat de la complémentarité des domaines spectraux d'absorption de \mathrm{TiO}_2 (UV-B) et \mathrm{ZnO} (UV-A) sur les courbes fournies.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le document 1, le rayonnement solaire ultraviolet qui parvient à la surface de la Terre se décompose en deux bandes spectrales :
- les UVB (\lambda \in [290\,;\,320]\text{ nm}), responsables des brûlures et des coups de soleil ;
- les UVA (\lambda \in [320\,;\,400]\text{ nm}), plus pénétrants, responsables du vieillissement prématuré et de l'apparition de cancers cutanés.
L'analyse de la figure 11 montre que :
- Le dioxyde de titane \mathrm{TiO}_2 (courbe en trait plein) présente une forte absorbance dans le domaine des UVB (pic autour de 310\text{ nm}), mais son pouvoir absorbant décroît très rapidement dans les UVA, devenant médiocre au-delà de 340\text{ nm}.
- L'oxyde de zinc \mathrm{ZnO} (courbe en tirets) conserve une absorbance élevée et constante sur une large partie du spectre UVA (jusqu'à environ 380\text{ nm}), domaine dans lequel \mathrm{TiO}_2 absorbe nettement moins. En contrepartie, son absorbance dans les UVB est inférieure à celle du dioxyde de titane.
Résultat
V.3 · Des anti-oxydants dans les crèmes solaires
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : concentration molaire
Calculer les concentrations en quantité de matière et des solutions (i) et (t) en diiode et en ion thiosulfate .
Voir l'indiceIndice
Calculer les concentrations molaires par C = m / (M V) pour chacune des deux solutions étalons préparées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul classique des concentrations molaires à partir des pesées de soluté et des volumes des fioles jaugées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les masses molaires des espèces dissoutes se calculent à partir des données de l'énoncé :
Concentration en diiode de la solution (i) : La solution (i) est préparée par dissolution d'une masse m_i = 1{,}250\text{ g} de cristaux de diiode dans une fiole jaugée de volume V_0 = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L}. La concentration en quantité de matière apportée en diiode est :
Soit numériquement :
Concentration en ion thiosulfate de la solution (t) : Le thiosulfate de sodium est un solide ionique qui se dissout totalement dans l'eau selon l'équation :
Une mole de \mathrm{Na}_2\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3 libère donc une mole d'ions thiosulfate \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}, d'où [\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}] = C_t :
Avec m_t = 1{,}500\text{ g} et V_0 = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le calcul élémentaire d'une concentration molaire doit être parfaitement maîtrisé.
« Trop peu de candidats savent calculer la valeur d’une concentration molaire ! »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles
Notions : dosage indirect, réaction d'oxydoréduction
Écrire l'équation bilan de la réaction (supposée totale) se produisant dans l'erlenmeyer avant l'étape de dosage, puis écrire l'équation bilan de la réaction de dosage.
Voir l'indiceIndice
Écrire les deux équations d'oxydoréduction à l'aide des couples rédox fournis en équilibrant les électrons échangés.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les couples d'oxydoréduction mis en jeu pour la première réaction à partir des potentiels standard fournis (E^\circ(\mathrm{I_2/I^-}) > E^\circ(\mathrm{C_6H_6O_6/C_6H_8O_6})) et écrire les demi-équations électroniques correspondantes.
- Procéder de même pour la réaction de dosage du diiode en excès par les ions thiosulfate (E^\circ(\mathrm{I_2/I^-}) > E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-}/S_2O_3^{2-}})).
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des deux équations rédox : oxydation de l'acide ascorbique par le diiode, puis titrage du diiode en excès par le thiosulfate.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Réaction avant le dosage (oxydation de l'acide ascorbique par le diiode)
L'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6} réagit avec le diiode \mathrm{I_2} introduit en excès. Les demi-équations électroniques associées aux deux couples sont :
Puisque E^\circ(\mathrm{I_2 / I^-}) = 0{,}54\text{ V} > E^\circ(\mathrm{C_6H_6O_6 / C_6H_8O_6}) = 0{,}13\text{ V}, la réaction est thermodynamiquement très favorisée (et supposée totale). Son équation-bilan s'écrit :
(ou sous forme hydratée : \mathrm{C_6H_8O_6} + \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{H_2O} \longrightarrow \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{I^-} + 2\,\mathrm{H_3O^+}).
2. Réaction de dosage (titrage du diiode en excès par le thiosulfate)
Le diiode résiduel en excès est titré par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}}. Les demi-équations électroniques sont :
Comme E^\circ(\mathrm{I_2 / I^-}) = 0{,}54\text{ V} > E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-} / S_2O_3^{2-}}) = 0{,}08\text{ V}, la réaction est quasi-totale et rapide. L'équation-bilan de la réaction de dosage est :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une équation bilan de réaction ne doit jamais faire apparaître d'électrons.
« Les équations de réaction sont rarement obtenues. De plus certaines d’entre elles font apparaître des électrons ! »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : dosage en retour, équivalence
Exprimer en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Établir le bilan molaire du titrage en retour : la quantité initiale de diiode est partagée entre la réaction avec l'acide ascorbique et celle avec le thiosulfate.
Voir la stratégieStratégie
Il s'agit d'un titrage indirect (par retour) :
- Déterminer la quantité de diiode introduite initialement dans l'erlenmeyer.
- Exprimer la quantité de diiode consommée par l'acide ascorbique à l'aide de la stœchiométrie de la première réaction.
- Relier la quantité de diiode résiduelle (en excès) à la quantité d'ions thiosulfate versée à l'équivalence grâce à la stœchiométrie de la réaction de dosage.
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Relation du dosage en retour : n_a = n(\mathrm{I}_2)_{\mathrm{init}} - n(\mathrm{I}_2)_{\mathrm{excès}} = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t.
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Dans l'erlenmeyer, la quantité initiale de diiode apportée par le volume V_i de solution (i) vaut :
D'après l'équation bilan établie à la question Q40, la réaction entre l'acide ascorbique et le diiode présente des nombres stœchiométriques égaux à l'unité :
La quantité de diiode consommée par les n_a moles d'acide ascorbique est donc égale à n_a. La quantité de diiode en excès restante après cette première transformation est :
Ce diiode en excès est ensuite dosé par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}} selon la réaction :
À l'équivalence du titrage, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :
soit :
On en déduit l'expression de la quantité de matière n_a d'acide ascorbique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Établissez avec rigueur la relation à l'équivalence en tenant compte des coefficients stœchiométriques.
« L’écriture de la relation d’équivalence est rarement réalisée et ne fait pas toujours intervenir les coefficients stœchiométriques attendus. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : degré de pureté, titre massique
Déterminer le degré de pureté de (p) défini par la fraction massique de (p) en acide ascorbique.
Voir l'indiceIndice
Rapporter la masse d'acide ascorbique présente dans l'échantillon à la masse totale de poudre prélevée.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la quantité de matière n_a d'acide ascorbique présente dans la prise d'essai de volume V_a = 20{,}0\text{ mL} à l'aide de l'expression établie en Q41.
- En déduire la quantité de matière totale, puis la masse correspondante d'acide ascorbique dans les V_{\text{sol}} = 100\text{ mL} de solution préparée à partir des m_p = 500\text{ mg} de poudre (p).
- Calculer le degré de pureté (fraction massique) w = \frac{m_{\text{acide}}}{m_p}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la masse d'acide ascorbique m_a = n_a M_a et quotient par la masse d'échantillon analysé pour trouver la pureté.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q41, la quantité de matière d'acide ascorbique dans la prise d'essai de volume V_a = 20{,}0\text{ mL} s'écrit :
Avec les concentrations calculées en Q39 :
et les volumes V_i = 30{,}0\text{ mL} = 30{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ L} et V_t = 19{,}4\text{ mL} = 19{,}4 \cdot 10^{-3}\text{ L}, on obtient :
La masse molaire de l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6} vaut :
La quantité totale d'acide ascorbique contenue dans les V_{\text{sol}} = 100\text{ mL} de solution préparée à partir de la masse m_p = 500\text{ mg} = 0{,}500\text{ g} de poudre est :
La masse d'acide ascorbique correspondante dans la poudre est donc :
Le degré de pureté de la poudre (p) est la fraction massique en acide ascorbique :
Numériquement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?
Surtout 3 chapitres : Circuits électriques et régimes transitoires (15 % des questions, partie I), Thermodynamique chimique et équilibres (14 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (13 %, partie III). Plus ponctuellement : Changements d'état du corps pur, Mécanique du solide, Acide-base, précipitation, complexation, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Titrages…
Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 dès la première année (MPSI) ?
En partie : 31 questions sur 42 (74 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q18 à Q26), la partie IV en entier (Q27 à Q31), la sous-partie V.2 (Q36 à Q38) et la sous-partie V.3 (Q39 à Q42). Avec les autres programmes de première année : 31 en PCSI, 31 en PTSI, 21 en MP2I, 29 en TSI1 et 21 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?
Questions de cours : Q1 (potentiel chimique), Q3 (loi d'ohm locale), Q10 (diagramme de phase), Q19 (isochronisme), Q21 (théorème de l'énergie mécanique), Q30 (diagramme de distribution), Q32 (équation de maxwell), Q34 (effet de peau)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q17 (enthalpie standard de réaction), Q18 (théorème du moment cinétique), Q33 (équation de diffusion du champ) et Q36 (multiplicité).
Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?
Le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que le sujet a été globalement bien balayé et qu'il récompensait un profil équilibré entre physique et chimie, pour une moyenne de 9,80. Écart-type : 3,84 (6 431 présents).
Quelle définition du potentiel chimique est attendue en Q1 ?
L'enthalpie libre molaire du corps pur : pour l'eau pure sous la température T et la pression P, on pose \mu(T,P) = G(T,P,n)/n = G_{\mathrm{m}}(T,P). Le jury sanctionne les expressions parachutées dépendant de l'activité ou de la pression de référence.
Pourquoi la durée de la phase oscillante vaut-elle une demi-période en Q19 ?
La jambe n'effectue qu'un aller simple vers l'avant lors de l'enjambée, et non un aller-retour complet. La durée de cette phase d'oscillation correspond donc à une demi-période propre du pendule, soit \tau_{\mathrm{os}} = T_0/2 = \pi/\omega_{\mathrm{os}}.
Comment dénombrer les motifs d'oxyde de titane dans la maille en Q36 ?
Le motif cristallin est l'entité formulaire \mathrm{TiO}_2. Le décompte dans la maille donne 2 atomes de titane (8 \times 1/8 + 1) et 4 atomes d'oxygène (4 \times 1/2 + 2), ce qui correspond à Z = 2 motifs \mathrm{TiO}_2.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.