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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MP 2024

Bienvenue dans les Landes ! Sa forêt, ses traditions, ses plages

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 31 questions sur 42, parties III et IV en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : MP2I 21 · TSI1 29 · BCPST1 21 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Transformations chimiques, Électrocinétique et électronique · 9 incontournables · 31 questions de première année
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Ce sujet original et très contextualisé propose une traversée pluridisciplinaire du patrimoine landais à travers cinq parties totalement indépendantes. Il aborde successivement la circulation de la sève par analogie électrocinétique, la distillation et la thermochimie de l'essence de térébenthine, la biomécanique de la marche sur échasses, la chimie acido-basique de la levée d'un gâteau traditionnel, ainsi que l'interaction onde-matière et les filtres solaires inorganiques.

L'épreuve est particulièrement représentative de l'esprit du concours CCINP : les questions sont guidées, très progressives et balaient un large spectre du cours de physique et de chimie. Bien que peu difficile techniquement, elle demande de la rapidité, de la rigueur dans les applications numériques et une lecture attentive des nombreux documents fournis. C'est un excellent support d'entraînement pour réviser les fondamentaux en conditions d'épreuve.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,8/20)
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 31 questions sur 42, parties III, IV, V.2 et V.3.

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    Q18 : Le texte introductif repère l'angle de la jambe par rapport à la verticale ascendante, tandis que la figure 7b le définit par rapport à la verticale descendante. Il faut suivre le schéma pour obtenir l'équation classique du pendule pesant oscillant autour de zéro.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

42 questions
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Partie I : Les besoins en eau du pin maritime (ou pin des Landes)

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : potentiel chimique, enthalpie libre molaire

Définir, à l'aide d'une fonction d'état thermodynamique à préciser, le potentiel chimique de l'eau dans un récipient contenant moles d'eau pure à l'état liquide sous la température et la pression .

Voir l'indice

Exprimer le potentiel chimique d'un corps pur à partir de la différentielle de l'enthalpie libre G(T,P,n) et faire le lien avec la grandeur molaire correspondante.

Voir la stratégie
  1. Choisir la fonction d'état dont les variables naturelles sont la température T et la pression P.
  2. Exprimer le potentiel chimique \mu(T,P) par sa définition générale sous forme de dérivée partielle, puis l'expliciter dans le cas particulier d'un corps pur.
Voir la réponse courte

Définition du potentiel chimique comme enthalpie libre molaire d'un corps pur : \mu(T,P) = G/n = G_{\mathrm{m}}(T,P).

Voir le corrigé complet

La fonction d'état thermodynamique adaptée aux variables d'état indépendantes température T et pression P est l'enthalpie libre G(T, P, n).

De manière générale, le potentiel chimique d'un constituant est défini par la dérivée partielle de l'enthalpie libre par rapport à sa quantité de matière, à température et pression fixées :

\mu(T,P) = \left( \frac{\partial G}{\partial n} \right)_{T, P}

Le système étant constitué ici d'un corps pur (eau pure sous une seule phase), la fonction d'état G est une grandeur extensive homogène de degré 1 en n, soit G(T, P, n) = n \, G_{\text{m}}(T, P), où G_{\text{m}} désigne l'enthalpie libre molaire. Le potentiel chimique s'identifie donc simplement à l'enthalpie libre molaire de l'eau :

\boxed{\mu(T,P) = \frac{G(T, P, n)}{n} = G_{\text{m}}(T,P)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est attendu de savoir définir rigoureusement le potentiel chimique à partir de l'enthalpie libre.

« Trop peu de réponses satisfaisantes fournies à cette question. Certains candidats proposent des expressions du potentiel chimique, mais ne savent pas définir le potentiel chimique à partir de l’enthalpie libre. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : analyse dimensionnelle, potentiel hydrique

Montrer que a la dimension d'une pression.

Voir l'indice

Exprimer la dimension de \mu (énergie molaire) et celle de V_{\text{em}} (volume molaire) pour déduire la dimension du rapport \psi = \mu / V_{\text{em}}.

Voir la stratégie

Pour déterminer la dimension du potentiel hydrique \psi, on effectue une analyse dimensionnelle à partir de sa relation de définition \psi = \dfrac{\mu}{V_{\text{em}}} en explicitant la dimension du potentiel chimique \mu et celle du volume molaire V_{\text{em}}.

Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de (\mu - \mu^\circ)/V_{\mathrm{m}} : une énergie volumique est homogène à une pression en pascals.

Voir le corrigé complet

D'après la définition du potentiel hydrique donnée par l'énoncé :

\psi(T,P) = \frac{\mu(T,P)}{V_{\text{em}}}

Examinons les dimensions des grandeurs en jeu :

  • D'après la question Q1, le potentiel chimique d'un corps pur est égal à son enthalpie libre molaire : il a la dimension d'une énergie par unité de quantité de matière :

    [\mu] = \frac{[G]}{[n]} = \mathsf{M \cdot L^2 \cdot T^{-2} \cdot N^{-1}}
  • Le volume molaire standard V_{\text{em}} représente un volume par unité de quantité de matière :

    [V_{\text{em}}] = \frac{[V]}{[n]} = \mathsf{L^3 \cdot N^{-1}}

On en déduit la dimension de \psi :

\begin{aligned} [\psi] &= \frac{[\mu]}{[V_{\text{em}}]} = \frac{\mathsf{M \cdot L^2 \cdot T^{-2} \cdot N^{-1}}}{\mathsf{L^3 \cdot N^{-1}}} \\ [\psi] &= \mathsf{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-2}} \end{aligned}

Or, une force F a pour dimension [F] = \mathsf{M \cdot L \cdot T^{-2}}, de sorte qu'une pression P = \dfrac{F}{S} vérifie :

[P] = \frac{[F]}{[S]} = \frac{\mathsf{M \cdot L \cdot T^{-2}}}{\mathsf{L^2}} = \mathsf{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-2}}

Puisque [\psi] = [P], on en conclut :

\boxed{\psi \text{ a la dimension d'une pression.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury exige une véritable démonstration de l'analyse dimensionnelle sans se limiter à des affirmations.

« La maîtrise des dimensions est perfectible. L'utilisation du terme " Montrer " dans la question exige de démontrer clairement le processus suivi pour parvenir à la réponse, plutôt que de simplement énoncer des affirmations sans justification préalable. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm locale, analogie électrocinétique

a) Rappeler la loi d'Ohm locale dans un milieu ohmique (on l'écrira à l'aide du potentiel électrique ). À quelles grandeurs électriques sont analogues respectivement et ? Définir et exprimer, en fonction des données, la conductivité hydraulique , analogue de la conductivité électrique. b) Dans ce modèle, la masse d'eau traversant une surface (S) par unité de temps, ou débit massique à travers (S), est . De quelle grandeur électrique le débit massique est-il l'analogue ?

Voir l'indice

Identifier terme à terme la loi de Darcy \vec{j}_M = -\frac{K}{\rho_e g}\vec{\mathrm{grad}}\,\psi avec la loi d'Ohm locale \vec{j} = -\gamma_{\text{él}}\vec{\mathrm{grad}}\,V.

Voir la réponse courte

Rappel de \vec{j} = -\sigma\vec{\mathrm{grad}}\,V, puis identification \psi \leftrightarrow V, \vec{j}_M \leftrightarrow \vec{j}, \gamma \leftrightarrow \sigma et D \leftrightarrow I.

Voir le corrigé complet

a) Dans un conducteur ohmique en régime stationnaire (ou dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires où \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V), la loi d'Ohm locale s'écrit :

\vec{j} = \sigma \vec{E} = -\sigma \, \vec{\mathrm{grad}}\,V

où \vec{j} est le vecteur densité de courant électrique et \sigma la conductivité électrique du milieu.

En comparant cette loi à la loi de Darcy fournie par l'énoncé :

\vec{j}_M = -\frac{K}{\rho_e g} \, \vec{\mathrm{grad}}\,\psi

on identifie les correspondances suivantes :

  • le potentiel hydrique \psi est l'analogue du potentiel électrique V ;
  • le vecteur densité de courant massique \vec{j}_M est l'analogue du vecteur densité de courant électrique \vec{j}.

Par analogie directe avec la relation \vec{j} = -\sigma\,\vec{\mathrm{grad}}\,V, on écrit la loi de Darcy sous la forme \vec{j}_M = -\gamma\,\vec{\mathrm{grad}}\,\psi. La conductivité hydraulique \gamma s'exprime donc par :

\boxed{\gamma = \frac{K}{\rho_e g}}

b) Le débit massique à travers la surface (S) est le flux du vecteur densité de courant massique :

D = \iint_{(S)} \vec{j}_M \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Or, l'intensité du courant électrique I traversant une section (S) est le flux du vecteur densité de courant électrique :

I = \iint_{(S)} \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Le débit massique D est donc l'analogue de l'intensité du courant électrique I.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les réponses doivent être justifiées et la notion d'intensité électrique doit être maîtrisée.

« Beaucoup d’affirmations sans aucune justification. Des difficultés avec la notion d’intensité électrique. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance hydraulique, analyse dimensionnelle

a) Définir la résistance hydraulique d'un tube de courant d'eau de débit massique , d'extrémités A et B, soumis à une différence de potentiel hydrique . b) Dans quelle unité, faisant intervenir uniquement le mètre et la seconde, s'exprime la résistance hydraulique ?

Voir l'indice

Écrire la relation intégrale liant la différence de potentiel hydrique au débit massique à travers la section du tube pour définir R_H, puis analyser ses unités de base.

Voir la réponse courte

Définition R_H = (\psi_A - \psi_B)/D par analogie avec la loi d'Ohm, puis unité en \text{m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

a) Par analogie avec la loi d'Ohm macroscopique en régime continu (U_{AB} = V_A - V_B = R\,I), la différence de potentiel hydrique \psi_A - \psi_B joue le rôle de la tension électrique et le débit massique D joue le rôle de l'intensité électrique.

La résistance hydraulique R_H d'un tube de courant d'eau est donc définie par la relation :

\boxed{R_H = \frac{\psi_A - \psi_B}{D}}

b) Déterminons la dimension et l'unité de R_H dans le Système International :

  • Le potentiel hydrique \psi a la dimension d'une pression (d'après la question Q2) :

    [\psi] = \mathsf{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}} \quad \text{soit en unités de base : } \mathrm{kg\cdot m^{-1}\cdot s^{-2}}
  • Le débit massique D représente une masse d'eau par unité de temps :

    [D] = \mathsf{M\cdot T^{-1}} \quad \text{soit en unités de base : } \mathrm{kg\cdot s^{-1}}

On en déduit la dimension de la résistance hydraulique :

[R_H] = \frac{[\psi]}{[D]} = \frac{\mathsf{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}}}{\mathsf{M\cdot T^{-1}}} = \mathsf{L^{-1}\cdot T^{-1}}

La résistance hydraulique s'exprime donc en :

\boxed{\mathrm{m^{-1}\cdot s^{-1}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention au choix des unités et à la définition du débit massique, qui n'est pas un flux par unité de masse.

« Beaucoup d’unités fantaisistes proposées. De nombreux candidats se laissent piéger par le terme " débit massique ", en considérant qu’il s’agit d’un flux de masse […] par unité de masse !!! »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance, association de résistances

Par circulation du champ le long d'une racine, établir l'expression de la résistance hydraulique d'une racine en fonction de , et de . En déduire la résistance hydraulique du système racinaire.

Voir l'indice

Calculer la circulation du gradient le long du cylindre de section constante, puis utiliser l'association de N conductances hydrauliques en parallèle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel hydrique \psi_S - \psi_O comme la circulation du champ -\vec{\mathrm{grad}}\,\psi le long d'une racine, en exploitant la loi de Darcy locale liant -\vec{\mathrm{grad}}\,\psi au vecteur densité de courant de masse \vec{j}_M.
  2. Relier le flux massique D_r à travers la racine à j_M, puis en déduire la résistance hydraulique R_r par analogie avec la loi de Pouillet.
  3. Identifier l'association en parallèle des N racines soumises à la même ddp hydrique pour obtenir la résistance équivalente R_N.
Voir la réponse courte

Intégration le long de la racine pour obtenir R_r = l_r/(\gamma_r s_r), puis association de N résistances en parallèle : R_N = R_r/N.

Voir le corrigé complet

Considérons une racine rectiligne cylindrique de longueur l_r, de section uniforme s_r et d'axe orienté du sol (extrémité S) vers la base du tronc (point O).

D'après la loi de Darcy (question Q3), le champ s'écrit localement :

-\vec{\mathrm{grad}}\,\psi = \frac{\vec{j}_M}{\gamma_r}

En régime permanent et pour une section constante s_r, le vecteur densité de courant massique \vec{j}_M est uniforme le long de la racine et colinéaire au déplacement élémentaire d\vec{\ell} orienté de S vers O. Le débit massique à travers la section de la racine vaut :

D_r = j_M \, s_r \implies j_M = \frac{D_r}{s_r}

La circulation du champ -\vec{\mathrm{grad}}\,\psi le long de la racine s'écrit :

\begin{aligned} \int_S^O (-\vec{\mathrm{grad}}\,\psi)\cdot d\vec{\ell} &= - \left[\psi\right]_S^O = \psi_S - \psi_O \\ &= \int_0^{l_r} \frac{j_M}{\gamma_r} \, \mathrm{d}\ell = \frac{D_r}{\gamma_r s_r} l_r \end{aligned}

Par définition de la résistance hydraulique R_r = \frac{\psi_S - \psi_O}{D_r}, on obtient :

\boxed{R_r = \frac{l_r}{\gamma_r s_r}}

Les N racines identiques partagent toutes les mêmes potentiels aux bornes (\psi_S au niveau du sol et \psi_O au nœud O) : elles sont donc associées en parallèle. Le débit massique total entrant dans le tronc est :

D_N = \sum_{k=1}^N D_r = N D_r

La résistance hydraulique équivalente R_N = \frac{\psi_S - \psi_O}{D_N} vérifie ainsi :

\frac{1}{R_N} = \sum_{k=1}^N \frac{1}{R_r} = \frac{N}{R_r}

D'où :

\boxed{R_N = \frac{R_r}{N} = \frac{l_r}{N \gamma_r s_r}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas flux et circulation, et menez le calcul intégral rigoureusement sans ajuster artificiellement les signes.

« Beaucoup de candidats semblent ignorer ce qu'est une circulation et ont souvent tenté de calculer le flux du champ grad(Ψ), occasionnant beaucoup de bricolage pour arriver au résultat. »

« Le calcul de la circulation du champ est rarement bien effectué et conduit à des ajustements pour faire disparaître le signe « - ». En outre, de nombreux candidats considèrent que grad(Ψ) = Ψ A - Ψ B ! »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : schéma équivalent, association en série

Avec la résistance hydraulique du système racinaire, celle du tronc, celle du système foliaire et celle à l'interface entre le système foliaire et l'atmosphère, donner en justifiant, le schéma électrique équivalent au système racines-tronc-feuilles-atmosphère.

Voir l'indice

Représenter les résistances en série le long du trajet unidirectionnel de la sève depuis le sol jusqu'à l'atmosphère.

Voir la stratégie
  1. Identifier la grandeur conservative qui traverse successivement les différents compartiments de l'arbre en régime permanent (le débit massique d'eau D).
  2. En déduire le mode d'association (série ou dérivation) des éléments par analogie avec les dipôles parcourus par un même courant électrique.
  3. Représenter le schéma équivalent en précisant les nœuds de potentiel hydrique associés à la figure 2.
Voir la réponse courte

Mise en série des résistances R_N, R_t, R_f et R_a soumises à la différence de potentiel hydrique globale.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, la conservation de la masse d'eau impose que le débit massique D soit identique à travers chacun des compartiments successifs du continuum sol-plante-atmosphère (CSPA) :

  • le système racinaire (résistance hydraulique R_N) ;
  • le tronc (résistance hydraulique R_t) ;
  • le système foliaire (résistance hydraulique R_f) ;
  • l'interface foliaire-atmosphère (résistance hydraulique R_a).

Par analogie électrocinétique, des dipôles traversés successivement par un même courant (ici le même débit massique D) sont montés en série.

Le système racines-tronc-feuilles-atmosphère est donc modélisé par quatre résistances en série soumises à la différence de potentiel hydrique globale \psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{atm}} > 0.

La résistance hydraulique totale de l'ensemble s'écrit donc :

\boxed{R_{\text{tot}} = R_N + R_t + R_f + R_a}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'association série doit reposer sur un argument physique rigoureux et non sur une simple disposition géométrique.

« Le schéma électrique est souvent proposé mais la justification rigoureuse de l’association série est peu présente. L’argument " les résistances sont en série car elles se suivent " n’est évidemment pas satisfaisant. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : diviseur de tension, loi d'ohm

À partir de et des valeurs du potentiel hydrique de la figure 2, donner la valeur numérique de .

Voir l'indice

Écrire l'égalité du débit massique stationnaire dans la résistance interne du végétal R_p et dans la résistance d'interface foliaire R_a.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le schéma équivalent établi à la question Q6 : l'ensemble de l'arbre (de résistance R_p = R_N + R_t + R_f) et l'interface feuilles-atmosphère (de résistance R_a) sont associés en série.
  2. En régime permanent, le débit massique d'eau D est conservé à travers ces deux dipôles hydrauliques en série.
  3. Exprimer R_a en fonction de R_p et des différences de potentiel hydrique lues sur la figure 2.
Voir la réponse courte

Égalité du débit à travers la plante et l'atmosphère pour exprimer R_a = R_p \frac{\psi_f - \psi_{\mathrm{atm}}}{\psi_{\mathrm{sol}} - \psi_f}, puis calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la modélisation en série de la question Q6, le débit massique d'eau D qui traverse l'arbre est le même que celui qui franchit l'interface entre les feuilles et l'atmosphère :

D = \frac{\psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}}}{R_p} = \frac{\psi_{\text{feuilles}} - \psi_{\text{atm}}}{R_a}

On en déduit l'expression de la résistance hydraulique d'interface R_a :

R_a = R_p \, \frac{\psi_{\text{feuilles}} - \psi_{\text{atm}}}{\psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}}}

D'après la figure 2, les valeurs des potentiels hydriques sont :

  • au niveau du sol : \psi_{\text{sol}} = -0{,}05\text{ MPa} ;
  • au niveau des feuilles du sommet : \psi_{\text{feuilles}} = -1{,}5\text{ MPa} ;
  • au niveau de l'atmosphère : \psi_{\text{atm}} = -100\text{ MPa}.

Les chutes de potentiel hydrique valent donc :

\begin{aligned} \Delta \psi_p &= \psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}} = -0{,}05 - (-1{,}5) = 1{,}45\text{ MPa} \\ \Delta \psi_a &= \psi_{\text{feuilles}} - \psi_{\text{atm}} = -1{,}5 - (-100) = 98{,}5\text{ MPa} \end{aligned}

Application numérique avec R_p = 1{,}0 \cdot 10^9\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} :

R_a = 1{,}0 \cdot 10^9 \times \frac{98{,}5}{1{,}45} \approx 6{,}8 \cdot 10^{10}\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{R_a = 6{,}8 \cdot 10^{10}\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{ou S.I.})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La formule du diviseur de tension doit être appliquée correctement une fois citée.

« La notion de pont diviseur de tension est parfois citée mais mal utilisée ensuite. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : débit massique, bilan de masse

En déduire la masse évapo-transpirée par un pin adulte pendant un jour d'été (avec les valeurs numériques de la figure 2 et une durée d'exposition solaire journalière de 12h).

Voir l'indice

Calculer le débit massique à partir de la loi d'Ohm hydraulique globale, puis intégrer sur une durée d'exposition de 12 heures.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit massique d'eau D traversant le pin à partir de la loi d'Ohm hydraulique appliquée à l'arbre.
  2. Calculer la masse totale d'eau m_{\text{eau}} évapo-transpirée sur la durée journalière d'exposition solaire \Delta t = 12\text{ h}.
Voir la réponse courte

Calcul du débit D = \Delta\psi / R_{\mathrm{tot}}, puis masse d'eau transpirée par intégration sur la durée journalière d'exposition.

Voir le corrigé complet

Le débit massique D de sève brute circulant dans le pin en régime permanent s'exprime, à l'aide de la différence de potentiel hydrique entre le sol et les feuilles du sommet et de la résistance hydraulique du pin R_p, par :

D = \frac{\psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}}}{R_p}

D'après la figure 2, \psi_{\text{sol}} = -0,05\text{ MPa} et \psi_{\text{feuilles}} = -1,5\text{ MPa}, soit :

\psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}} = -0,05 - (-1,5) = 1,45\text{ MPa} = 1,45 \cdot 10^6\text{ Pa}

Le débit massique vaut donc :

D = \frac{1,45 \cdot 10^6}{1,0 \cdot 10^9} = 1,45 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}

L'évapotranspiration n'ayant lieu que pendant la période d'ensoleillement de durée \Delta t = 12\text{ h} = 12 \times 3\,600\text{ s} = 4,32 \cdot 10^4\text{ s}, la masse totale d'eau évapo-transpirée par le pin sur cette journée est :

m_{\text{eau}} = D \, \Delta t

Application numérique :

\begin{aligned} m_{\text{eau}} &= 1,45 \cdot 10^{-3} \times 4,32 \cdot 10^4 \\ &= 62,64\text{ kg} \end{aligned}

Compte tenu des deux chiffres significatifs sur R_p :

\boxed{m_{\text{eau}} \approx 63\text{ kg}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement abordée en raison de sa dépendance avec la question précédente.

« Question rarement traitée car dépendante de la précédente. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : ordre de grandeur, analyse critique

On peut lire sur un document du C.N.P.F. (Centre National de la Protection Forestière) "qu'un hectare de pins maritimes adultes aspire 15 à 25 tonnes d'eau par jour, cette eau étant évapo-transpirée par la partie aérienne de l'arbre". Sachant qu'il y a typiquement 300 pins adultes par hectare, les valeurs du C.N.P.F. sont-elles en accord avec le résultat trouvé en Q8 ? On rappelle que .

Voir l'indice

Multiplier la masse d'eau transpirée par un pin par la densité de 300 arbres par hectare et comparer à la fourchette annoncée.

Voir la stratégie
  1. Calculer la masse totale d'eau évapo-transpirée par un hectare de forêt sur une journée en multipliant la masse évaporée par un arbre (obtenue à la question Q8) par la densité d'arbres à l'hectare.
  2. Comparer la valeur obtenue à l'intervalle de 15 à 25\text{ tonnes} annoncé par le C.N.P.F.
Voir la réponse courte

Multiplication de la masse par arbre par le nombre d'arbres à l'hectare et comparaison à la fourchette fournie.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, un pin adulte évapo-transpire une masse journalière d'eau :

m_{\text{eau}} \approx 63\text{ kg}.

Un hectare de forêt comportant typiquement N = 300 pins adultes, la masse totale d'eau M_{\text{ha}} aspirée et évapo-transpirée par hectare et par jour s'exprime par :

M_{\text{ha}} = N \, m_{\text{eau}}

Application numérique :

M_{\text{ha}} = 300 \times 62,6\text{ kg} = 1,88\cdot 10^4\text{ kg} \approx 19\text{ tonnes}

Cette valeur appartient bien à la fourchette annoncée par le C.N.P.F. comprise entre 15 et 25\text{ tonnes} par jour.

\boxed{\text{Les données du C.N.P.F. sont en excellent accord avec le modèle.}}

Résultat

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Partie II : Gemmage en forêt landaise et distillation de la résine de pin

II.1 · Obtention d'essence de térébenthine par hydrodistillation

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme de phase, point triple, point critique

Dessiner l'allure du diagramme des phases de l'eau pure. Nommer et mentionner deux points particuliers sur ce diagramme et indiquer les domaines solide, liquide et gazeux.

Voir l'indice

Tracer les trois courbes d'équilibre en veillant à la pente négative de la courbe de fusion de l'eau, et repérer le point triple ainsi que le point critique.

Voir la stratégie
  1. Tracer les axes de coordonnées (T, p) et positionner le point triple T et le point critique C.
  2. Représenter les trois courbes d'équilibre en veillant à la particularité majeure de l'eau pure : la pente négative de la courbe d'équilibre solide-liquide (fusion).
  3. Indiquer clairement les trois domaines de stabilité (solide, liquide, gaz) et nommer les deux points singuliers ainsi que leurs caractéristiques physiques.
Voir la réponse courte

Tracé des trois courbes de coexistence délimitant solide, liquide et gaz, avec identification du point triple et du point critique.

Voir le corrigé complet

L'allure du diagramme des phases (p, T) d'un corps pur comme l'eau est représentée ci-dessous :

Les domaines et les points particuliers sont les suivants :

  • Domaines de phase :

    • Solide (glace) : situé aux basses températures et hautes pressions ;
    • Liquide : situé aux températures et pressions intermédiaires ;
    • Gaz (vapeur) : situé aux hautes températures et basses pressions.
  • Deux points particuliers remarquables :

    1. Le point triple T (T_t \approx 273{,}16\text{ K} = 0{,}01\ ^\circ\text{C} et p_t \approx 611\text{ Pa} \approx 6{,}1\cdot 10^{-3}\text{ bar}) : point d'intersection des trois courbes de changement d'état, où coexistent les trois phases solide, liquide et vapeur en équilibre thermodynamique. La variance y est nulle (v = 0).
    2. Le point critique C (T_c \approx 647\text{ K} = 374\ ^\circ\text{C} et p_c \approx 221\text{ bar}) : point terminal de la courbe de vaporisation liquide-gaz. Au-delà (T > T_c et p > p_c), la distinction entre liquide et gaz disparaît, le corps pur est à l'état de fluide supercritique.
Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à vérifier l'emplacement des phases par un raisonnement thermodynamique et à représenter la pente négative de fusion de l'eau.

« Cette question de cours a réservé bien des surprises ! La majorité des diagrammes sont soit incomplets, soit incohérents, voire, ce qui est plus préoccupant, complètement exotiques. »

« De surcroît, la pente négative de la courbe de fusion est rarement donnée. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Changements d'état du corps pur

Notions : équation d'état du gaz parfait, pression de vapeur saturante

La pression de vapeur saturante du pinène pur à est . En considérant le modèle de gaz parfait pour les espèces gazeuses, établir s'il est dangereux de travailler dans un local à dans lequel de l'essence de térébenthine se trouverait à l'équilibre de vaporisation, sachant que la teneur limite à ne pas dépasser est de de pinène par mètre cube d'air.

Voir l'indice

Calculer la concentration massique maximale de vapeur à l'aide de l'équation des gaz parfaits C_m = \frac{p_p M}{RT} et comparer au seuil de toxicité de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la masse molaire M du pinène (\mathrm{C_{10}H_{16}}) à partir des données de l'énoncé.
  2. Exprimer la concentration massique C_m de pinène dans l'air à l'équilibre de vaporisation sous la pression partielle p_p en utilisant l'équation d'état des gaz parfaits.
  3. Comparer cette valeur à la teneur maximale admissible de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} pour conclure sur la dangerosité.
Voir la réponse courte

Calcul de la concentration massique saturante C_m = \frac{p_{\mathrm{sat}} M}{R T} \approx 24\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} > 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} : le local est dangereux.

Voir le corrigé complet

La formule brute du pinène étant \mathrm{C_{10}H_{16}}, sa masse molaire vaut :

M = 10\,M(\mathrm{C}) + 16\,M(\mathrm{H}) = 10 \times 12 + 16 \times 1 = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0{,}136\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

À l'équilibre de vaporisation dans le local à la température T = 20 + 273 = 293\text{ K}, la pression partielle du pinène gazeux est égale à sa pression de vapeur saturante p_p = 430\text{ Pa}.

En assimilant la vapeur de pinène à un gaz parfait occupant un volume V :

p_p V = n_p R T = \frac{m_p}{M} R T

où m_p est la masse de pinène contenue dans le volume V.

La concentration massique (ou teneur en masse par mètre cube) de pinène dans l'air s'écrit donc :

C_m = \frac{m_p}{V} = \frac{p_p M}{R T}

Calculons numériquement cette teneur :

\begin{aligned} C_m &= \frac{430 \times 136}{8{,}31 \times 293} \approx 24\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}
\boxed{C_m \approx 24\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} > 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}}

La concentration à saturation est presque cinq fois supérieure au seuil limite d'exposition admissible. Il est donc dangereux de travailler dans ce local sans ventilation appropriée ou sans équipement de protection respiratoire.

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : ébullition, pression de vapeur saturante

À quelle température faudrait-il chauffer du pinène pur pour le porter à ébullition sous la pression ?

Voir l'indice

Lire sur la courbe de tension de vapeur saturante du pinène pur la température pour laquelle p_p(T) = 1\text{ bar}.

Voir la réponse courte

Condition d'ébullition d'un corps pur P_{\mathrm{sat}}(T) = P^\circ pour déterminer la température d'ébullition sous 1 bar.

Voir le corrigé complet

L'ébullition d'un corps pur liquide intervient à la température T_{\text{éb}} pour laquelle sa pression de vapeur saturante devient égale à la pression imposée par le milieu extérieur :

p_p(T_{\text{éb}}) = P^\circ = 1{,}00\text{ bar}

Sur la figure 5, on repère la courbe de pression de vapeur saturante du pinène pur, notée p_p(T). En cherchant l'abscisse correspondant à une pression de 1{,}00\text{ bar} (ligne horizontale P = 1{,}00\text{ bar}), on lit :

\boxed{T_{\text{éb}} \approx 431\text{ K} \quad (\text{soit } \theta_{\text{éb}} \approx 158\text{ }^\circ\mathrm{C})}

Une lecture comprise entre 430\text{ K} et 432\text{ K} (soit 157\text{ }^\circ\mathrm{C} à 159\text{ }^\circ\mathrm{C}) est tout à fait acceptable compte tenu de la précision du tracé.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : hydrodistillation, hétéroazéotrope

Toujours sous , donner la valeur de la température d'ébullition du mélange d'hydrodistillation dans l'alambic, sachant que les pressions partielles de l'eau et du pinène dans la phase vapeur sont égales à leurs pressions de vapeur saturante pure.

Voir l'indice

Utiliser l'immiscibilité des phases liquides pour écrire que la pression totale vaut P_{\text{tot}} = p_e(T) + p_p(T) = 1\text{ bar} et lire l'abscisse correspondante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition thermodynamique d'ébullition d'un mélange de liquides non miscibles sous la pression P^\circ à l'aide de la loi de Dalton.
  2. Identifier la courbe correspondante sur la figure 5 et effectuer la lecture de la température d'ébullition pour P = 1{,}00\text{ bar}.
Voir la réponse courte

Condition d'hétéroazéotropie P_{\mathrm{eau}}^*(T) + P_{\mathrm{pinène}}^*(T) = P^\circ pour déterminer la température d'ébullition du mélange non miscible.

Voir le corrigé complet

L'eau liquide et le pinène liquide étant totalement non miscibles, ils constituent deux phases liquides distinctes. À l'équilibre liquide-vapeur à la température T, chacun des liquides impose indépendamment sa propre pression de vapeur saturante :

P_e = p_e(T) \quad \text{et} \quad P_p = p_p(T)

D'après la loi de Dalton pour le mélange gazeux assimilé à un gaz parfait, la pression totale de vapeur au-dessus du mélange vaut :

P_{\text{tot}} = P_e + P_p = p_e(T) + p_p(T)

L'ébullition du mélange dans l'alambic a lieu lorsque la pression totale de vapeur atteint la pression extérieure imposée P^\circ = 1\text{ bar} :

p_e(T_{\text{éb}}) + p_p(T_{\text{éb}}) = P^\circ = 1{,}00\text{ bar}

Sur la figure 5, on repère l'ordonnée P = 1{,}00\text{ bar} sur la courbe représentant la somme p_e(T) + p_p(T) (courbe située le plus à gauche). On lit en abscisse la température d'ébullition correspondante :

\boxed{T_{\text{éb}} \approx 370\text{ K} \quad (\text{soit } \theta_{\text{éb}} \approx 97\text{ }^\circ\mathrm{C})}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : pression partielle, pression de vapeur saturante

Quelles sont, dans ce cas, les valeurs des pressions partielles en eau et en pinène ?

Voir l'indice

Relever directement sur les courbes individuelles à la température d'ébullition trouvée en Q13 les valeurs respectives de p_e et p_p.

Voir la stratégie
  1. Se placer à la température d'ébullition du mélange déterminée à la question précédente (T_{\text{éb}} = 370\text{ K}).
  2. Lire directement sur les courbes p_e(T) et p_p(T) de la figure 5 les pressions de vapeur saturante respectives de l'eau et du pinène, qui correspondent aux pressions partielles dans la vapeur.
  3. Vérifier que la somme des pressions partielles est bien égale à la pression totale de travail P^\circ = 1{,}00\text{ bar}.
Voir la réponse courte

Évaluation des pressions de vapeur saturante de l'eau et du pinène à la température d'ébullition obtenue précédemment.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, la température d'ébullition du mélange biphasique non miscible sous P^\circ = 1\text{ bar} vaut :

T_{\text{éb}} = 370\text{ K}

L'énoncé précise que les deux liquides n'étant pas miscibles, les pressions partielles en phase vapeur sont égales aux pressions de vapeur saturante des corps purs à cette température.

Par lecture graphique sur la figure 5 à l'abscisse T = 370\text{ K} :

  • pour l'eau, la courbe p_e(T) passe par un point marqué à l'ordonnée 0{,}85\text{ bar} :

    \boxed{P_{\text{eau}} = p_e(370\text{ K}) = 0{,}85\text{ bar} = 8{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}}
  • pour le pinène, la courbe p_p(T) passe par un point marqué à l'ordonnée 0{,}15\text{ bar} :

    \boxed{P_{\text{pinène}} = p_p(370\text{ K}) = 0{,}15\text{ bar} = 1{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}}

On vérifie la cohérence avec la loi de Dalton :

P_{\text{eau}} + P_{\text{pinène}} = 0{,}85 + 0{,}15 = 1{,}00\text{ bar} = P^\circ

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à vérifier la cohérence de vos résultats en vous assurant que la somme des pressions partielles vaut 1 bar.

« Question assez bien traitée mais peu de candidats s’attachent à vérifier que la somme des pressions partielles doit être égale à 1 bar. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Mélanges binaires ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : hydrodistillation, loi de dalton

Déduire la masse d'eau nécessaire pour produire de pinène.

Voir l'indice

Écrire le rapport des débits de matière dans la vapeur grâce à la loi des gaz parfaits n_e/n_p = P_e/P_p, puis convertir en masses.

Voir la stratégie
  1. Relier le rapport des quantités de matière d'eau et de pinène entraînées dans la vapeur au rapport de leurs pressions partielles grâce au modèle du gaz parfait.
  2. Exprimer le rapport des masses à l'aide des masses molaires respectives et en déduire la masse d'eau m_e nécessaire pour vaporiser m_p = 1\text{ kg} de pinène.
Voir la réponse courte

Rapport des débits de distillat donné par la loi de Dalton : m_{\mathrm{eau}} = m_p \frac{P_{\mathrm{eau}} M_{\mathrm{eau}}}{P_p M_p}.

Voir le corrigé complet

Dans la phase vapeur de l'alambic, les vapeurs d'eau et de pinène sont assimilées à des gaz parfaits occupant le même volume à la même température T_{\text{éb}}. Le rapport de leurs quantités de matière s'écrit donc :

\frac{n_e}{n_p} = \frac{P_e}{P_p}

où P_e et P_p sont les pressions partielles déterminées à la question Q14.

Les masses respectives m_e et m_p présentes dans cette phase vapeur valent m_e = n_e M_e et m_p = n_p M_p, d'où :

\frac{m_e}{m_p} = \frac{n_e M_e}{n_p M_p} = \frac{P_e M_e}{P_p M_p}

La masse d'eau nécessaire pour entraîner une masse m_p de pinène est par conséquent :

m_e = m_p \, \frac{P_e M_e}{P_p M_p}

Application numérique :

  • m_p = 1\text{ kg},
  • P_e = 0,85\text{ bar} et P_p = 0,15\text{ bar} (d'après la question Q14),
  • M_e = 2 \times 1 + 16 = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1},
  • M_p = 10 \times 12 + 16 \times 1 = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après la question Q11).
\begin{aligned} m_e &= 1{,}0 \times \frac{0{,}85 \times 18}{0{,}15 \times 136} \\ &= 1{,}0 \times \frac{15{,}3}{20{,}4} = \frac{3}{4}\text{ kg} = 0{,}75\text{ kg} \end{aligned}
\boxed{m_e = 0{,}75\text{ kg}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas confondre fraction molaire et fraction massique pour exploiter les résultats précédents.

« Question rarement bien traitée. De nombreuses difficultés à exploiter les résultats de la question précédente. Parfois des erreurs dues à la confusion entre fraction molaire et fraction massique. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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II.2 · Obtention d'un antiseptique vétérinaire à partir de térébenthine et de diiode

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : bilan de matière, réactif limitant

Calculer la quantité de matière initiale en pinène et la quantité de matière en diiode en excès une fois tout le pinène consommé.

Voir l'indice

Calculer les quantités de matière initiales n = m/M (avec m=\rho V pour le pinène) et dresser le bilan molaire de la réaction limitante.

Voir la réponse courte

Calcul des quantités de matière initiales et de l'excès de diiode après consommation totale du pinène.

Voir le corrigé complet

D'après les données du sujet, les masses molaires atomiques sont M(\mathrm{C}) = 12\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{H}) = 1\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M(\mathrm{I}) = 127\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}. On en déduit les masses molaires moléculaires du pinène \mathrm{C_{10}H_{16}} et du diiode \mathrm{I}_2 :

\begin{aligned} M_p &= 10 \times 12 + 16 \times 1 = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 136\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} \\ M_{\mathrm{I}_2} &= 2 \times 127 = 254\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 254\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

On introduit un volume V = 5\text{ mL} = 5\cdot 10^{-6}\text{ m}^3 d'essence de térébenthine de masse volumique \rho = 860\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, supposée être du pinène pur. La quantité de matière initiale en pinène s'écrit :

n_p = \frac{\rho V}{M_p}
n_p = \frac{860 \times 5\cdot 10^{-6}}{136\cdot 10^{-3}} \approx 3{,}16\cdot 10^{-2}\text{ mol}
\boxed{n_p \approx 3{,}2\cdot 10^{-2}\text{ mol} = 32\text{ mmol}}

La quantité de matière initiale de diiode apportée par la masse m_{\mathrm{I}_2} = 20\text{ g} de cristaux vaut :

n_{\mathrm{I}_2, 0} = \frac{m_{\mathrm{I}_2}}{M_{\mathrm{I}_2}} = \frac{20}{254} \approx 7{,}87\cdot 10^{-2}\text{ mol}

D'après l'équation bilan de la réaction (1) :

\mathrm{C_{10}H_{16}(liq)} + \mathrm{I}_2\mathrm{(solide)} = \mathrm{C_{10}H_{16}I_2(gaz)}

les réactifs réagissent mole à mole (coefficients stœchiométriques égaux à 1). Une fois tout le pinène consommé, l'avancement maximal est \xi_{\max} = n_p, et la quantité de matière de diiode restant en excès est :

n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} = n_{\mathrm{I}_2, 0} - n_p = \frac{m_{\mathrm{I}_2}}{M_{\mathrm{I}_2}} - n_p
n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} = 7{,}874\cdot 10^{-2} - 3{,}162\cdot 10^{-2} \approx 4{,}71\cdot 10^{-2}\text{ mol}
\boxed{n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} \approx 4{,}7\cdot 10^{-2}\text{ mol} = 47\text{ mmol}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soyez attentif au nombre de chiffres significatifs dans l'expression des résultats numériques.

« L’utilisation des chiffres significatifs est néanmoins à revoir en ce qui concerne l’expression des résultats fournis. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie standard de réaction, calorimétrie

En négligeant les capacités thermiques du calorimètre et du produit formé , exprimer en fonction des données. Calculer sa valeur. Commenter son signe.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe à pression constante sur le calorimètre adiabatique : \Delta H = 0 = \xi \Delta_r H^\circ + \Delta H_{\text{échauffement+sublimation}}(\text{I}_2).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au contenu du calorimètre, supposé adiabatique et le siège d'une transformation isobare (\Delta H = Q_P = 0).
  2. Construire un chemin thermodynamique fictif reliant l'état initial à l'état final : réaction totale à la température initiale \theta_i, suivie de la sublimation et de l'échauffement du diiode en excès jusqu'à \theta_f.
  3. En déduire l'expression littérale de \Delta_r H^\circ, calculer sa valeur numérique et commenter son signe.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique \Delta_r H^\circ = -\frac{C\,\Delta T}{n_p} ; valeur négative confirmant le caractère exothermique.

Voir le corrigé complet

Le calorimètre forme une enceinte adiabatique sous pression atmosphérique constante. L'évolution étant isobare et athermane, le premier principe de la thermodynamique donne :

\Delta H = Q_P = 0

On décompose la transformation entre l'état initial (n_p de pinène liquide et n_{\mathrm{I}_2,0} de diiode solide à \theta_i = 20\ ^\circ\mathrm{C}) et l'état final (n_p de produit \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}\mathrm{I}_2 gazeux et n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} de diiode gazeux à \theta_f = 185\ ^\circ\mathrm{C}) en trois étapes fictives :

  • Étape 1 : déroulement complet de la réaction (1) à la température T_i = \theta_i + 273, avec un avancement maximal égal à \xi = n_p :

    \Delta H_1 = n_p \, \Delta_r H^\circ
  • Étape 2 : sublimation de la quantité n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} de diiode restant à la température T_i :

    \Delta H_2 = n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} \, \Delta_{\mathrm{sub}}H^\circ(\mathrm{I}_2)
  • Étape 3 : échauffement de la phase gazeuse de \theta_i à \theta_f. En négligeant les capacités thermiques du calorimètre et du produit \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}\mathrm{I}_2, seul le diiode gazeux contribue :

    \Delta H_3 = n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} \, c_p(\mathrm{I}_2(\mathrm{g})) \, (\theta_f - \theta_i)

L'enthalpie étant une fonction d'état, on a \Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 + \Delta H_3 = 0, soit :

n_p \, \Delta_r H^\circ + n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} \left[ \Delta_{\mathrm{sub}}H^\circ(\mathrm{I}_2) + c_p(\mathrm{I}_2(\mathrm{g})) (\theta_f - \theta_i) \right] = 0

On en déduit l'expression de l'enthalpie standard de réaction :

\boxed{\Delta_r H^\circ = -\,\frac{n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}}}{n_p} \left[ \Delta_{\mathrm{sub}}H^\circ(\mathrm{I}_2) + c_p(\mathrm{I}_2(\mathrm{g})) (\theta_f - \theta_i) \right]}

Application numérique : D'après la question Q16 :

\begin{aligned} n_p &= 3{,}16 \cdot 10^{-2}\text{ mol} \\ n_{\mathrm{I}_2\mathrm{ex}} &= 4{,}71 \cdot 10^{-2}\text{ mol} \\ \Delta_{\mathrm{sub}}H^\circ(\mathrm{I}_2) &= 62{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = 62{,}4 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \\ c_p(\mathrm{I}_2(\mathrm{g})) &= 37\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \theta_f - \theta_i &= 185 - 20 = 165\text{ K} \end{aligned}

Le terme d'échauffement vaut :

c_p(\mathrm{I}_2(\mathrm{g})) (\theta_f - \theta_i) = 37 \times 165 = 6{,}11 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = 6{,}11\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

D'où :

\Delta_r H^\circ = -\,\frac{4{,}71 \cdot 10^{-2}}{3{,}16 \cdot 10^{-2}} \times (62{,}4 + 6{,}11) \cdot 10^3 \approx -1{,}02 \cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}
\boxed{\Delta_r H^\circ \approx -102\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire sur le signe : Le signe négatif indique que la réaction est exothermique. La chaleur libérée par la réaction permet de vaporiser (sublimer) le diiode en excès et d'élever la température du milieu réactionnel jusqu'à 185\ ^\circ\mathrm{C}, ce qui est en parfait accord avec le caractère violent et la formation d'un nuage violacé de diiode chaud décrits dans l'énoncé.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attend des explications complètes et une exploitation correcte des cycles thermodynamiques.

« Question peu abordée. La plupart des explications proposées sont insuffisantes. Les rares cycles ne sont pas correctement exploités. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Partie III : La marche du berger landais sur échasses

III.1 · Étude de la phase d'oscillation gauche

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : théorème du moment cinétique, pendule pesant

En appliquant le théorème du moment cinétique à dans le référentiel du buste supposé galiléen, établir l'équation différentielle vérifiée par pendant cette phase d'oscillation.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe fixe F_g y en projetant le moment du poids de la jambe.

Voir la stratégie
  1. Définir le système (la jambe gauche (j_g)), le référentiel d'étude (lié au buste, supposé galiléen) et l'axe de rotation fixe (F_g y).
  2. Réaliser le bilan des actions mécaniques extérieures et exprimer le moment résultant par rapport à cet axe.
  3. Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courte

TMC scalaire au point fixe F : J_F \ddot{\theta} = -m_j g \Delta \sin\theta, soit l'équation classique du pendule pesant.

Voir le corrigé complet

On étudie la jambe gauche (j_{\mathrm{g}}) dans le référentiel lié au buste, supposé galiléen selon l'énoncé. Dans ce référentiel, la jambe (j_{\mathrm{g}}) est en rotation autour de l'axe fixe passant par le pivot fémoral F_{\mathrm{g}} et parallèle à l'axe y.

D'après la figure 7b, la jambe est suspendue en F_{\mathrm{g}} et son orientation est repérée par l'angle \theta(t) par rapport à la verticale descendante, orienté dans le sens de la marche (vers les x croissants).

Le moment cinétique de (j_{\mathrm{g}}) par rapport à l'axe de rotation s'écrit :

L_\Delta = J_F \, \dot{\theta}(t)

Bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à (j_{\mathrm{g}}) pendant cette phase où elle a quitté le sol :

  • L'action de la liaison pivot en F_{\mathrm{g}}, supposée parfaite (sans frottement), dont le moment par rapport à l'axe de rotation est nul :

    \mathcal{M}_\Delta(\vec{R}_{F_{\mathrm{g}}}) = 0
  • Le poids \vec{P} = m_{\mathrm{j}}\vec{g} = -m_{\mathrm{j}}g\,\vec{u}_z, appliqué en son centre de masse G_{\mathrm{jg}}, situé à la distance F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}} = \Delta du pivot.

Le vecteur position du centre de masse par rapport à F_{\mathrm{g}} s'écrit :

\vec{F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}}} = \Delta\sin\theta\,\vec{u}_x - \Delta\cos\theta\,\vec{u}_z

Le moment du poids par rapport au point F_{\mathrm{g}} est donc :

\begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_{F_{\mathrm{g}}}(\vec{P}) &= \vec{F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}}} \wedge \vec{P} \\ &= (\Delta\sin\theta\,\vec{u}_x - \Delta\cos\theta\,\vec{u}_z) \wedge (-m_{\mathrm{j}}g\,\vec{u}_z) \\ &= - m_{\mathrm{j}}g\Delta\sin\theta \, (\vec{u}_x \wedge \vec{u}_z) \\ &= m_{\mathrm{j}}g\Delta\sin\theta\,\vec{u}_y \end{aligned}

L'axe de rotation étant orienté dans le sens des \theta croissants par le vecteur unitaire -\vec{u}_y (la rotation de -\vec{u}_z vers \vec{u}_x s'effectuant autour de -\vec{u}_y), le moment scalaire du poids par rapport à l'axe de rotation est un moment de rappel :

\mathcal{M}_\Delta(\vec{P}) = \vec{\mathcal{M}}_{F_{\mathrm{g}}}(\vec{P}) \cdot (-\vec{u}_y) = -m_{\mathrm{j}}g\Delta\sin\theta

Le théorème du moment cinétique appliqué à (j_{\mathrm{g}}) par rapport à l'axe fixe (F_{\mathrm{g}}y) donne :

\frac{\mathrm{d}L_\Delta}{\mathrm{d}t} = \mathcal{M}_\Delta(\vec{P}) \iff J_F\,\ddot{\theta}(t) = -m_{\mathrm{j}}g\Delta\sin\theta(t)

On obtient ainsi l'équation différentielle régissant l'oscillation :

\boxed{\ddot{\theta}(t) + \frac{m_{\mathrm{j}}g\Delta}{J_F}\sin\theta(t) = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appliquez rigoureusement le théorème du moment cinétique, en introduisant une base polaire adaptée et en prenant en compte la réaction de pivot.

« Le théorème du moment cinétique est cité, mais pas très proprement appliqué. On navigue parfois entre le théorème vectoriel et le théorème scalaire. La réaction de pivot est rarement évoquée. »

« Par ailleurs les projections des différents vecteurs nécessitaient parfois l’introduction d’une base de projection polaire, ce qui a été la plupart du temps occulté. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : isochronisme, oscillateur harmonique

a) Définir ce que sont des oscillations isochrones. b) Dans l'approximation des petits angles, le mouvement de est-il isochrone ? c) Exprimer, dans cette approximation, la pulsation et la durée de cette phase oscillante en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Définir l'indépendance de la période par rapport à l'amplitude, linéariser pour les petits angles et identifier \omega_{\text{os}} ainsi que la demi-période \tau_{\text{os}} = \pi/\omega_{\text{os}}.

Voir la réponse courte

Définition de l'isochronisme, linéarisation aux petits angles et expressions de \omega_{\mathrm{os}} = \sqrt{\frac{m_j g \Delta}{J_F}} et \tau_{\mathrm{os}} = \frac{\pi}{\omega_{\mathrm{os}}}.

Voir le corrigé complet
  1. Des oscillations sont dites isochrones si leur période (ou leur fréquence/pulsation) est indépendante de l'amplitude du mouvement.
  2. D'après l'équation différentielle établie à la question précédente :

    \ddot{\theta}(t) + \frac{m_{\mathrm{j}}g\Delta}{J_F}\sin\theta(t) = 0

    Dans l'approximation des petits angles, on effectue le développement limité au premier ordre \sin\theta(t) \simeq \theta(t), ce qui conduit à :

    \ddot{\theta}(t) + \frac{m_{\mathrm{j}}g\Delta}{J_F}\theta(t) = 0

    Cette équation est linéaire : il s'agit de l'équation différentielle régissant un oscillateur harmonique. La période propre des oscillations ne dépend alors que des caractéristiques inertielles et géométriques du système, et non de l'angle maximal \theta_{\mathrm{a}}. Dans cette approximation, le mouvement de (j_{\mathrm{g}}) est donc isochrone.

  3. Par identification avec la forme canonique de l'oscillateur harmonique \ddot{\theta}(t) + \omega_{\mathrm{os}}^2\theta(t) = 0, on identifie la pulsation propre :

    \boxed{\omega_{\mathrm{os}} = \sqrt{\frac{m_{\mathrm{j}}g\Delta}{J_F}}}

    La phase d'oscillation de la jambe gauche débute à la position arrière -\theta_{\mathrm{a}} et se termine à la position symétrique avant +\theta_{\mathrm{a}} lors de la reprise d'appui au sol (figure 7b). Ce balancement d'une position extrême à l'autre représente une demi-oscillation, soit une demi-période T_0/2 :

    \tau_{\mathrm{os}} = \frac{T_0}{2} = \frac{\pi}{\omega_{\mathrm{os}}}

    D'où l'expression de la durée d'oscillation :

    \boxed{\tau_{\mathrm{os}} = \pi \sqrt{\frac{J_F}{m_{\mathrm{j}}g\Delta}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez la définition de l'isochronisme, contrôlez le signe de l'oscillateur harmonique et n'oubliez pas le facteur 1/2 de la demi-période.

« Trop de candidats associent l’isochronisme à l’aspect constant dans le temps de la pulsation. »

« On déplore cependant que certains candidats ne reconnaissent pas quand il y a une erreur de signe dans l’équation différentielle à laquelle ils aboutissent »

« Le facteur 1/2 a souvent été oublié. Il s’agissait en effet de la demi-période. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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III.2 · Étude de la phase de double contact

Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : énergie mécanique, énergie cinétique du solide

On note la variation d'altitude du point entre les instants de dates et (figure 7a). Exprimer la variation de l'énergie mécanique de entre ces deux instants, en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Sommer la variation d'énergie cinétique des deux jambes (en rotation pure à la vitesse \Omega) et la variation d'énergie potentielle du buste.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation d'énergie mécanique du système complet (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} comme la somme des variations d'énergie potentielle de pesanteur et d'énergie cinétique de chacun de ses trois constituants :

    \Delta\mathcal{E} = \Delta E_{p,\mathrm{pes}}(\Sigma) + \Delta E_c(\Sigma)
  2. Appliquer successivement les hypothèses simplificatrices formulées par l'énoncé pour chaque terme.
Voir la réponse courte

Somme de la variation d'énergie cinétique de rotation et de l'énergie potentielle de pesanteur du buste.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique du système (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} s'écrit comme la somme des énergies mécaniques du buste (b) et des deux jambes (j_{\mathrm{d}}) et (j_{\mathrm{g}}) :

\Delta\mathcal{E} = \Delta E_c(\Sigma) + \Delta E_{p,\mathrm{pes}}(\Sigma)

1. Variation de l'énergie potentielle de pesanteur :

  • Selon la deuxième hypothèse, les variations d'énergie potentielle de pesanteur des jambes (j_{\mathrm{d}}) et (j_{\mathrm{g}}) sont négligées :

    \Delta E_{p,\mathrm{pes}}(j_{\mathrm{d}}) \approx 0 \quad \text{et} \quad \Delta E_{p,\mathrm{pes}}(j_{\mathrm{g}}) \approx 0
  • Le buste de masse m_b voit son centre de masse G_b s'élever d'une hauteur h = z_{G_b}(\tau_{\mathrm{dc}}) - z_{G_b}(0), d'où :

    \Delta E_{p,\mathrm{pes}}(b) = m_b g h

On en déduit :

\Delta E_{p,\mathrm{pes}}(\Sigma) = m_b g h

2. Variation de l'énergie cinétique :

  • Le buste est animé d'un mouvement de translation quasi-uniforme à la vitesse \vec{V}_{\mathrm{dc}} (première hypothèse), sa vitesse est donc constante et :

    \Delta E_c(b) = 0
  • La jambe droite (j_{\mathrm{d}}) effectue une rotation autour de l'axe fixe O_{\mathrm{d}}y de moment d'inertie J_O. Son énergie cinétique à la date t est :

    E_c(j_{\mathrm{d}})(t) = \frac{1}{2} J_O \Omega^2(t)

    Sachant qu'à t = 0, \Omega(0) = 0, la variation d'énergie cinétique de la jambe droite vaut :

    \Delta E_c(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}})
  • Selon la troisième hypothèse, les variations d'énergie cinétique des deux jambes sont supposées égales :

    \Delta E_c(j_{\mathrm{g}}) = \Delta E_c(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}})

La variation d'énergie cinétique totale du système est donc :

\Delta E_c(\Sigma) = \Delta E_c(j_{\mathrm{d}}) + \Delta E_c(j_{\mathrm{g}}) = J_O \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}})

En sommant les deux contributions, on obtient la variation d'énergie mécanique de (\Sigma) :

\boxed{\Delta\mathcal{E} = J_O \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}}) + m_b g h}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait penser à inclure les deux jambes et la variation d'énergie cinétique du buste dans le bilan.

« La prise en compte des deux jambes a été souvent oubliée, tout comme la variation d’énergie cinétique du buste. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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III.3 · Coût énergétique et pas optimal de la marche ordinaire

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie mécanique, puissance mécanique

En supposant quasi-constante la puissance fournie par les muscles pendant la phase de double contact, on évalue par . Rappeler l'énoncé du théorème de la mécanique dont découle cette relation d'évaluation de .

Voir l'indice

Citer le théorème de l'énergie mécanique ou le bilan énergétique global sur la durée de l'impulsion motrice.

Voir la réponse courte

Énoncé du théorème de l'énergie mécanique reliant sa dérivée temporelle à la puissance des forces non conservatives.

Voir le corrigé complet

La relation d'évaluation de la puissance musculaire découle du théorème de l'énergie mécanique (ou sous sa forme instantanée, du théorème de la puissance mécanique) appliqué au système matériel (\Sigma) déformable dans le référentiel terrestre supposé galiléen :

« Dans un référentiel galiléen, la variation d'énergie mécanique \Delta\mathcal{E} d'un système matériel entre deux instants est égale à la somme des travaux des forces extérieures non conservatives et des forces intérieures non conservatives développés pendant cette durée :

\Delta\mathcal{E} = W_{\text{ext, nc}} + W_{\text{int, nc}}

ou, sous forme locale en temps :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = \mathscr{P}_{\text{ext, nc}} + \mathscr{P}_{\text{int, nc}}

 »

Pour le marcheur (\Sigma) au cours de la phase de double contact :

  • les forces extérieures appliquées sont le poids (force conservative, dont l'effet est déjà inclus dans l'énergie potentielle de pesanteur) et les réactions des appuis au sol en O_{\mathrm{d}} et O_{\mathrm{g}}, qui ne travaillent pas dans l'hypothèse d'un contact sans glissement (W_{\text{ext, nc}} = 0) ;
  • les seules forces non conservatives qui travaillent sont les actions motrices développées par les muscles, qui constituent des actions intérieures au système (\Sigma) déformable : \mathscr{P}_{\text{int, nc}} = \mathscr{P}.

Ainsi, \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = \mathscr{P}. En intégrant sur la durée \tau_{\mathrm{dc}} de la phase de double contact et en supposant la puissance \mathscr{P} quasi-constante :

\Delta\mathcal{E} = \int_0^{\tau_{\mathrm{dc}}} \mathscr{P}\,\mathrm{d}t = \mathscr{P}\,\tau_{\mathrm{dc}} \iff \boxed{\mathscr{P} = \frac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les réponses manquaient de précision.

« Trop de réponses évasives. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : puissance mécanique, modélisation de la marche

Avec (expression approchée de valable pour les petits angles ) et en supposant des conditions de marche telles que , avec la pulsation trouvée à la question Q19.c, montrer que .

Voir l'indice

Remplacer h et \tau_{\text{dc}} = p/V_{\text{dc}} dans l'expression de \mathscr{P} = \Delta\mathcal{E}/\tau_{\text{dc}} sous la condition \Omega = \omega_{\text{os}}.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la puissance musculaire moyenne \mathscr{P} = \frac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}} (question Q21) et de celle de la variation d'énergie mécanique \Delta\mathcal{E} (question Q20).
  2. Injecter les hypothèses fournies : \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} (avec \omega_{\mathrm{os}} déterminée en Q19.c), l'expression approchée de h, ainsi que le lien entre le pas p, la durée \tau_{\mathrm{dc}} et la vitesse V_{\mathrm{dc}}.
  3. Factoriser par le terme g V_{\mathrm{dc}} pour obtenir l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Substitution de h, \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) et \tau_{\mathrm{dc}} = p/V_{\mathrm{dc}} dans l'expression de la puissance moyenne développée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la variation d'énergie mécanique du système au cours de la phase de double contact s'écrit :

\Delta\mathcal{E} = J_O \, \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}}) + m_b \, g \, h

Sous la condition de marche \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}}, et en utilisant l'expression de \omega_{\mathrm{os}} issue de la question Q19.c :

\omega_{\mathrm{os}}^2 = \frac{m_j \, g \, \Delta}{J_F}

le terme cinétique devient :

J_O \, \Omega^2(\tau_{\mathrm{dc}}) = J_O \, \omega_{\mathrm{os}}^2 = \frac{J_O \, m_j \, g \, \Delta}{J_F}

En introduisant l'approximation géométrique h \simeq \dfrac{p^2}{2l_j}, la variation d'énergie mécanique s'écrit donc :

\Delta\mathcal{E} = \frac{J_O \, m_j \, g \, \Delta}{J_F} + \frac{m_b \, g \, p^2}{2 l_j}

D'après la question Q21 et les hypothèses de la partie III.2, la durée de la phase de double contact est reliée à la vitesse moyenne horizontale V_{\mathrm{dc}} par :

V_{\mathrm{dc}} = \frac{p}{\tau_{\mathrm{dc}}} \iff \frac{1}{\tau_{\mathrm{dc}}} = \frac{V_{\mathrm{dc}}}{p}

On en déduit l'expression de la puissance musculaire moyenne \mathscr{P} = \dfrac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}} :

\begin{aligned} \mathscr{P} &= \frac{V_{\mathrm{dc}}}{p} \left( \frac{J_O \, m_j \, g \, \Delta}{J_F} + \frac{m_b \, g \, p^2}{2 l_j} \right) \\ &= \left( \frac{J_O \, m_j \, \Delta}{J_F \, p} + \frac{m_b \, p}{2 l_j} \right) g \, V_{\mathrm{dc}} \end{aligned}

On obtient bien la relation attendue :

\boxed{\mathscr{P} = \left(\frac{J_O \, m_j \, \Delta}{J_F \, p} + \frac{m_b \, p}{2l_j}\right) g \, V_{\mathrm{dc}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les étapes du calcul littéral doivent être rigoureusement explicitées sans parachuter le résultat.

« Question rarement bien traitée en raison de sa dépendance avec deux questions précédentes. Par ailleurs, la grande majorité n’explique pas les calculs littéraux réalisés et se contente d’écrire qu’ils aboutissent « tout naturellement » au résultat fourni, ce qui n’est évidemment pas acceptable. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : optimisation, minimum d'une fonction

Obtenir l'expression du pas qui minimise .

Voir l'indice

Dériver la puissance par rapport au pas p et annuler la dérivée pour trouver le minimum d'une fonction de la forme A/p + Bp.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée de la puissance musculaire \mathscr{P}(p) par rapport à la longueur du pas p, à vitesse V_{\mathrm{dc}} fixée.
  2. Trouver la valeur p_{\mathrm{opt}} > 0 qui annule cette dérivée et vérifier le caractère minimal en observant le signe de la dérivée seconde.
Voir la réponse courte

Annulation de la dérivée de \mathscr{P}(p) pour en déduire l'expression analytique du pas optimal minimisant la dépense énergétique.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q22, la puissance \mathscr{P} s'écrit en fonction du pas p sous la forme :

\mathscr{P}(p) = \left( \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F \, p} + \frac{m_{\mathrm{b}} \, p}{2 l_{\mathrm{j}}} \right) g V_{\mathrm{dc}}

À vitesse moyenne de marche V_{\mathrm{dc}} fixée, la fonction \mathscr{P}(p) est dérivable sur ]0, +\infty[ et sa dérivée par rapport à p vaut :

\frac{\mathrm{d}\mathscr{P}}{\mathrm{d}p} = \left( - \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F \, p^2} + \frac{m_{\mathrm{b}}}{2 l_{\mathrm{j}}} \right) g V_{\mathrm{dc}}

La condition d'extremum \dfrac{\mathrm{d}\mathscr{P}}{\mathrm{d}p} = 0 conduit à :

\begin{aligned} \frac{m_{\mathrm{b}}}{2 l_{\mathrm{j}}} &= \frac{J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F \, p^2} \\ p^2 &= \frac{2 l_{\mathrm{j}} J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{m_{\mathrm{b}} J_F} \end{aligned}

Comme une longueur de pas est nécessairement positive, on en déduit l'unique valeur stationnaire :

\boxed{p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{\frac{2 m_{\mathrm{j}} J_O \Delta \, l_{\mathrm{j}}}{m_{\mathrm{b}} J_F}}}

La dérivée seconde est strictement positive pour tout p > 0 :

\frac{\mathrm{d}^2\mathscr{P}}{\mathrm{d}p^2} = \frac{2 J_O m_{\mathrm{j}} \Delta}{J_F \, p^3} \, g V_{\mathrm{dc}} > 0

La puissance musculaire \mathscr{P} admet donc bien un minimum strict en p = p_{\mathrm{opt}}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Minimiser une fonction ne consiste pas à chercher la valeur qui l'annule.

« Bizarrement, dans certaines copies, on trouve que minimiser la puissance P, c’est chercher la valeur du pas qui annule P !? »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : application numérique

Application numérique : Avec , , , calculer dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme, pour laquelle on a alors et .

Voir l'indice

Injecter les valeurs numériques dans l'expression simplifiée de p_{\text{opt}} avec \Delta = l_j/2 et J_O = J_F.

Voir la stratégie
  1. Injecter les hypothèses de l'énoncé (\Delta = l_{\mathrm{j}} / 2 et J_O = J_F) dans l'expression littérale du pas optimal p_{\mathrm{opt}} établie à la question Q23.
  2. Effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies.
Voir la réponse courte

Évaluation numérique directe du pas optimal p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{10/60} \approx 0{,}41\text{ m}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q23, le pas optimal s'exprime par :

p_{\mathrm{opt}} = \sqrt{\frac{2 m_{\mathrm{j}} J_O \Delta l_{\mathrm{j}}}{m_{\mathrm{b}} J_F}}

Dans le cas d'une jambe de masse uniformément répartie, on a \Delta = \frac{l_{\mathrm{j}}}{2} et J_O = J_F, ce qui simplifie l'expression :

\begin{aligned} p_{\mathrm{opt}} &= \sqrt{\frac{2 m_{\mathrm{j}} \cdot 1 \cdot \frac{l_{\mathrm{j}}}{2} \cdot l_{\mathrm{j}}}{m_{\mathrm{b}}}} \\ &= l_{\mathrm{j}} \sqrt{\frac{m_{\mathrm{j}}}{m_{\mathrm{b}}}} \end{aligned}

Avec l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m}, m_{\mathrm{j}} = 10\text{ kg} et m_{\mathrm{b}} = 60\text{ kg}, on obtient :

p_{\mathrm{opt}} = 1 \times \sqrt{\frac{10}{60}} = \frac{1}{\sqrt{6}} \approx 0{,}408\text{ m}
\boxed{p_{\mathrm{opt}} \approx 0{,}41\text{ m} = 41\text{ cm}}

Résultat

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III.4 · Pas optimal avec des échasses

Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : mise à l'échelle, moment d'inertie

a) Parmi les paramètres intervenant dans l'expression de obtenue en Q23, indiquer lesquels sont inchangés par rapport au cas sans échasses et lesquels sont à modifier. On précisera ces modifications. b) En déduire l'expression de , puis donner le rapport en fonction de et de .

Voir l'indice

Identifier les paramètres géométriques et inertiels modifiés par l'allongement de la jambe (l_j \to l_j+l^* et J_O \to J_E^*).

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de p_{\text{opt}} établie à la question Q23 :

    p_{\text{opt}} = \sqrt{\frac{2 m_{\mathrm{j}} J_O \Delta l_{\mathrm{j}}}{m_{\mathrm{b}} J_F}}
  2. Analyser chaque grandeur physique (m_{\mathrm{j}}, m_{\mathrm{b}}, \Delta, J_F, l_{\mathrm{j}}, J_O) pour déterminer son comportement lors de l'ajout d'une échasse de masse négligeable et de longueur l^*.
  3. Remplacer les grandeurs modifiées dans l'expression pour en déduire p_{\text{opt}}^* et former le rapport \dfrac{p_{\text{opt}}^*}{p_{\text{opt}}}.
Voir la réponse courte

Identification des grandeurs modifiées par l'allongement de la jambe et expression formelle du rapport des pas optimaux.

Voir le corrigé complet

a) Paramètres modifiés et inchangés

L'échasse est modélisée par une tige de masse négligeable, fixée sous la jambe :

  • Paramètres inchangés :

    • La masse du buste m_{\mathrm{b}} : elle n'est pas modifiée.
    • La masse de la jambe m_{\mathrm{j}} : la masse de l'échasse étant négligeable, la masse totale de la jambe équipée reste égale à m_{\mathrm{j}}.
    • La distance \Delta = F_{\mathrm{d}}G_{\mathrm{jd}} : la masse de l'échasse étant négligée, le centre de masse G_{\mathrm{j}} conserve la même position relative par rapport au pivot fémoral F.
    • Le moment d'inertie J_F par rapport à l'axe passant par le pivot fémoral F : l'échasse étant de masse négligeable, elle n'apporte aucune contribution inertielle supplémentaire autour de F_y.
  • Paramètres modifiés :

    • La longueur de la jambe en appui au sol : elle devient la longueur de la « jambe équivalente » :

      l_{\mathrm{j}} \longrightarrow l_{\mathrm{j}} + l^*
    • Le moment d'inertie de la jambe par rapport à l'axe de rotation au sol (point de contact E) : la jambe étant surélevée d'une hauteur l^* par rapport au sol, la distribution de masse s'éloigne de l'axe de rotation :

      J_O \longrightarrow J_E^*

b) Expression de p_{\text{opt}}^* et du rapport \dfrac{p_{\text{opt}}^*}{p_{\text{opt}}}

En substituant les grandeurs modifiées dans l'expression de p_{\text{opt}} obtenue en Q23, on obtient :

\boxed{p_{\text{opt}}^* = \sqrt{\frac{2 m_{\mathrm{j}} J_E^* \Delta (l_{\mathrm{j}} + l^*)}{m_{\mathrm{b}} J_F}}}

On en déduit le rapport :

\begin{aligned} \frac{p_{\text{opt}}^*}{p_{\text{opt}}} &= \sqrt{\frac{J_E^* (l_{\mathrm{j}} + l^*)}{J_O l_{\mathrm{j}}}} = \sqrt{\frac{J_E^*}{J_O} \left(1 + \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)} \end{aligned}
\boxed{\frac{p_{\text{opt}}^*}{p_{\text{opt}}} = \sqrt{\frac{J_E^*}{J_O} \left(1 + \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut identifier clairement chaque paramètre modifié par les échasses et expliciter sa nouvelle valeur.

« Les paramètres modifiés par la présence des échasses ne sont pas toujours identifiés correctement. De plus, la nouvelle valeur de ceux-ci n’est pas toujours donnée. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : modélisation de la marche, vitesse de marche

a) Exprimer en fonction du seul rapport dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme. b) Calculer pour un berger adulte de longueur de jambe , monté sur des échasses de longueur . c) Justifier si la durée de la phase oscillante est changée avec les échasses. d) Des études statistiques ont montré, qu'une fois le pas optimal adopté, la vitesse moyenne de déplacement horizontal du marcheur sur un cycle est proportionnelle au pas optimal et à la pulsation de la phase oscillante. En déduire le rapport des vitesses de déplacement du marcheur avec et sans échasses. Commenter.

Voir l'indice

Calculer le rapport des pas en évaluant J_E^*/J_O pour l^* = l_j, remarquer que la période pendulaire reste inchangée si l'échasse est sans masse, et en déduire l'impact sur la vitesse.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des moments d'inertie \frac{J_E^*}{J_O} à partir des formules du tableau 1 en fonction de \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}, puis l'injecter dans le résultat de la question Q25.b.
  2. Réaliser l'application numérique pour \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} = 1.
  3. Analyser l'effet des échasses sur les grandeurs m_{\mathrm{j}}, \Delta et J_F intervenant dans la période d'oscillation \tau_{\mathrm{os}}, en tenant compte de la masse négligeable de l'échasse.
  4. Exprimer le rapport des vitesses moyennes à l'aide de la loi de proportionnalité donnée et en déduire la justification de la « marche augmentée ».
Voir la réponse courte

Calcul du rapport des vitesses de marche, justifiant le gain de vitesse obtenu grâce aux échasses.

Voir le corrigé complet

a) D'après le tableau 1, pour une jambe à répartition uniforme de masse :

J_O = \frac{m_{\mathrm{j}}}{3}l_{\mathrm{j}}^2 \quad \text{et} \quad J_E^* = \frac{m_{\mathrm{j}}}{3}\left(l_{\mathrm{j}}^2 + 3l^*l_{\mathrm{j}} + 3l^{*2}\right)

Le rapport des moments d'inertie au point de contact avec le sol s'écrit donc :

\frac{J_E^*}{J_O} = \frac{l_{\mathrm{j}}^2 + 3l^*l_{\mathrm{j}} + 3l^{*2}}{l_{\mathrm{j}}^2} = 1 + 3\left(\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right) + 3\left(\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)^2

En reportant cette expression dans la relation établie en Q25.b :

\boxed{ \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{\left[1 + 3\left(\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right) + 3\left(\frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)^2\right]\left(1 + \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}}\right)} }

b) Pour un berger avec l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m} et des échasses de longueur l^* = 1\text{ m}, le rapport sans dimension vaut \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} = 1. Il vient :

\frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{(1 + 3 + 3)(1 + 1)} = \sqrt{7 \times 2} = \sqrt{14} \approx 3{,}74
\boxed{ \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{14} \approx 3{,}7 }

c) La durée de la phase d'oscillation autour de l'axe fémoral s'écrit, d'après Q19.c :

\tau_{\mathrm{os}} = \pi \sqrt{\frac{J_F}{m_{\mathrm{j}}g\Delta}}

L'échasse étant modélisée comme une tige de masse négligeable :

  • la masse du membre inférieur reste m_{\mathrm{j}} ;
  • la position du centre de masse G_{\mathrm{j}} n'est pas modifiée, d'où \Delta^* = \Delta ;
  • le moment d'inertie par rapport à l'axe passant par le pivot fémoral n'est pas modifié : J_F^* = J_F.

Par conséquent, la pulsation \omega_{\mathrm{os}} ainsi que la durée de la phase oscillante \tau_{\mathrm{os}} ne sont pas changées avec les échasses :

\boxed{ \tau_{\mathrm{os}}^* = \tau_{\mathrm{os}} }

d) La vitesse moyenne horizontale étant proportionnelle à p_{\mathrm{opt}} et à \omega_{\mathrm{os}} (V \propto p_{\mathrm{opt}}\,\omega_{\mathrm{os}}), et comme \omega_{\mathrm{os}}^* = \omega_{\mathrm{os}}, on obtient :

\frac{V^*}{V} = \frac{p_{\mathrm{opt}}^* \omega_{\mathrm{os}}^*}{p_{\mathrm{opt}} \omega_{\mathrm{os}}} = \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} = \sqrt{14} \approx 3{,}7
\boxed{ \frac{V^*}{V} = \sqrt{14} \approx 3{,}7 }

Commentaire : La vitesse moyenne de marche du berger est multipliée par un facteur de l'ordre de 3{,}7 par rapport à la marche ordinaire, tout en conservant une dépense énergétique musculaire optimisée. Les échasses permettent ainsi de parcourir de bien plus grandes distances en un temps réduit et sans fatigue excessive à travers la lande marécageuse, ce qui justifie pleinement le qualificatif de « marche à pied augmentée ».

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à justifier systématiquement les réponses fournies.

« Question dans laquelle les réponses formulées ne sont pas toujours justifiées. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Partie IV : La préparation du pastis landais

Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, réaction acido-basique

En assimilant la réaction dans la pâte à la réaction en solution aqueuse, exprimer en fonction de , et de , la constante d'équilibre de la réaction (1), puis donner sa valeur numérique à .

Voir l'indice

Exprimer la constante d'équilibre en combinant K_{a1}, K_{a3} et la constante de Henry K_s du dioxyde de carbone.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la constante d'équilibre K^\circ de la réaction (1) à l'aide des activités des réactifs et des produits.
  2. Décomposer la réaction (1) comme une combinaison linéaire de réactions élémentaires dont les constantes sont fournies dans l'énoncé (constantes d'acidité K_{a1} et K_{a3}, constante de solubilité K_s).
  3. En déduire l'expression littérale de K^\circ, puis effectuer l'application numérique à 25~^\circ\text{C}.
Voir la réponse courte

Combinaison des équations de réaction pour relier K^\circ aux constantes d'acidité et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

La réaction (1) s'écrit :

\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}(aq)} + \mathrm{HCO_3^-(aq)} \rightleftarrows \mathrm{CO_2(g)} + \mathrm{H_2O(\ell)} + \mathrm{HP_2O_7^{3-}(aq)}

En assimilant les activités des espèces en solution aqueuse à leurs concentrations adimensionnées (a_{\mathrm{X}} = [\mathrm{X}]/C^\circ avec C^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), celle de l'eau liquide (solvant) à 1, et celle du dioxyde de carbone gazeux à sa pression partielle adimensionnée (a_{\mathrm{CO_2(g)}} = P_{\mathrm{CO_2}}/P^\circ avec P^\circ = 1\text{ bar}), la constante thermodynamique d'équilibre de la réaction (1) s'écrit :

K^\circ = \frac{a(\mathrm{CO_2(g)}) \, a(\mathrm{HP_2O_7^{3-}})}{a(\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}) \, a(\mathrm{HCO_3^-})}

Cette réaction peut être décomposée selon les trois équilibres suivants :

  • Déprotonation de l'ion dihydrogénodiphosphate :

    \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} + \mathrm{H_2O} \rightleftarrows \mathrm{HP_2O_7^{3-}} + \mathrm{H_3O^+} \quad ; \quad K_1^\circ = K_{a1} = \frac{a(\mathrm{HP_2O_7^{3-}})\,a(\mathrm{H_3O^+})}{a(\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}})}
  • Protonation de l'ion hydrogénocarbonate (réaction inverse de l'acidité de \mathrm{CO_{2,aq}}) :

    \mathrm{HCO_3^-} + \mathrm{H_3O^+} \rightleftarrows \mathrm{CO_{2,aqueux}} + 2\,\mathrm{H_2O} \quad ; \quad K_2^\circ = \frac{1}{K_{a3}} = \frac{a(\mathrm{CO_{2,aqueux}})}{a(\mathrm{HCO_3^-})\,a(\mathrm{H_3O^+})}
  • Dégazage du dioxyde de carbone dissous (réaction inverse de la dissolution de Henry) :

    \mathrm{CO_{2,aqueux}} \rightleftarrows \mathrm{CO_2(g)} \quad ; \quad K_3^\circ = \frac{1}{K_s} = \frac{a(\mathrm{CO_2(g)})}{a(\mathrm{CO_{2,aqueux}})}

La réaction (1) étant la somme membre à membre de ces trois équilibres, sa constante d'équilibre vaut le produit de leurs constantes :

K^\circ = K_1^\circ \times K_2^\circ \times K_3^\circ = \frac{K_{a1}}{K_{a3} \, K_s}
\boxed{K^\circ = \frac{K_{a1}}{K_{a3} \, K_s} = \frac{10^{\mathrm{p}K_{a3} - \mathrm{p}K_{a1}}}{K_s}}

Application numérique à 25~^\circ\text{C} : Avec \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7, \mathrm{p}K_{a3} = 6{,}3 et K_s = 2{,}8 \cdot 10^{-2} :

\begin{aligned} K^\circ &= \frac{10^{6{,}3 - 6{,}7}}{2{,}8 \cdot 10^{-2}} = \frac{10^{-0{,}4}}{2{,}8 \cdot 10^{-2}} \approx \frac{0{,}398}{2{,}8 \cdot 10^{-2}} \approx 14 \end{aligned}
\boxed{K^\circ \approx 14}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Établissez méthodiquement la constante d'équilibre à partir de ses définitions sans jamais additionner des constantes.

« De nombreuses expressions erronées par manque de méthode, les candidats semblant tenter de deviner le résultat plus que de l’établir. »

« À noter que certains candidats concluent avec des sommes/différences de constantes d’équilibres ! »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : stœchiométrie, bilan de matière

On utilise un sachet de de levure. Calculer les masses de et de contenues dans le sachet pour assurer la stœchiométrie de la réaction (1).

Voir l'indice

Poser l'égalité des quantités de matière des deux réactifs m_d/M_d = m_b/M_b avec la contrainte de masse totale m_d + m_b = 11\text{ g}.

Voir la stratégie
  1. Calculer les masses molaires M_d de \mathrm{Na}_2\mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7 et M_b de \mathrm{NaHCO}_3 à l'aide des données.
  2. Exprimer la condition de proportions stœchiométriques (n_d = n_b) pour la réaction (1).
  3. Utiliser la masse totale des réactifs dans le sachet (m_d + m_b = 15 - 4 = 11\text{ g}) pour en déduire m_d et m_b.
Voir la réponse courte

Résolution d'un système linéaire traduisant la stœchiométrie et la masse totale du sachet de levure.

Voir le corrigé complet

D'après les masses molaires atomiques fournies :

\begin{aligned} M_d = M(\mathrm{Na}_2\mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7) &= 2 \times 23 + 2 \times 1 + 2 \times 31 + 7 \times 16 = 222\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \\ M_b = M(\mathrm{NaHCO}_3) &= 23 + 1 + 12 + 3 \times 16 = 84\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

D'après l'équation de la réaction (1) :

\mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{2-} + \mathrm{HCO}_3^- \rightleftarrows \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + \mathrm{H}_2\mathrm{O} + \mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-}

les nombres stœchiométriques des réactifs sont égaux à 1. Les réactifs sont donc introduits dans les proportions stœchiométriques si :

n_d = n_b \iff \frac{m_d}{M_d} = \frac{m_b}{M_b}

Le sachet de 15\text{ g} contenant 4\text{ g} d'amidon inerte, la masse cumulée des deux réactifs vaut :

m_d + m_b = m_{\text{tot}} - m_{\text{amidon}} = 15 - 4 = 11\text{ g}

En remplaçant m_d = m_b \frac{M_d}{M_b} dans la relation précédente, on obtient :

\begin{aligned} m_b \left(1 + \frac{M_d}{M_b}\right) &= m_d + m_b \\ m_b &= (m_{\text{tot}} - m_{\text{amidon}}) \, \frac{M_b}{M_d + M_b} \end{aligned}

et symétriquement :

m_d = (m_{\text{tot}} - m_{\text{amidon}}) \, \frac{M_d}{M_d + M_b}

Applications numériques :

\begin{aligned} m_b &= 11 \times \frac{84}{222 + 84} = 11 \times \frac{84}{306} \approx 3{,}02\text{ g} \approx 3{,}0\text{ g} \\ m_d &= 11 \times \frac{222}{222 + 84} = 11 \times \frac{222}{306} \approx 7{,}98\text{ g} \approx 8{,}0\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m_d \approx 8{,}0\text{ g} \quad \text{et} \quad m_b \approx 3{,}0\text{ g}}

(ou m_d = 7{,}98\text{ g} et m_b = 3{,}02\text{ g} en conservant trois chiffres significatifs).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La stœchiométrie relie les quantités de matière et non les masses des réactifs.

« Un nombre conséquent de candidats traduit la stœchiométrie par l’égalité des masses des réactifs. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : équation d'état du gaz parfait, bilan de matière

Quel volume de un sachet de levure peut-il libérer sous une pression égale à et une température égale à si on suppose totale la réaction (1) et si on assimile le gaz à un gaz parfait ?

Voir l'indice

Déterminer la quantité de \text{CO}_2 produite puis utiliser l'équation d'état des gaz parfaits avec T = 443\text{ K}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la quantité de matière de dioxyde de carbone n(\mathrm{CO_2}) produite par un sachet en exploitant la stœchiométrie de la réaction (1) supposée totale, établie en Q28.
  2. Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits dans les conditions de température (170~^{\circ}\text{C}) et de pression (1\text{ bar}) de la cuisson pour en déduire le volume libéré.
Voir la réponse courte

Calcul de la quantité de matière de \mathrm{CO}_2 formé puis détermination du volume par la loi des gaz parfaits à 170 °C.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation bilan de la réaction (1) :

\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} + \mathrm{HCO_3^-} \longrightarrow \mathrm{CO_2(g)} + \mathrm{H_2O} + \mathrm{HP_2O_7^{3-}}

les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques (d'après la question Q28). La réaction étant supposée totale lors de la cuisson, la quantité de dioxyde de carbone gazeux libérée est égale à la quantité initiale de chacun des réactifs :

n(\mathrm{CO_2}) = n_b = n_d = \frac{m_{\text{actifs}}}{M_d + M_b} = \frac{11}{306}\text{ mol} \approx 3{,}60 \cdot 10^{-2}\text{ mol}

En assimilant le dioxyde de carbone à un gaz parfait, son volume V(\mathrm{CO_2}) s'exprime selon :

P \, V(\mathrm{CO_2}) = n(\mathrm{CO_2}) \, R T \implies V(\mathrm{CO_2}) = \frac{n(\mathrm{CO_2}) \, R T}{P}

Application numérique :

  • T = 170 + 273 = 443\text{ K} ;
  • P = 1\text{ bar} = 1{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa} ;
  • R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • n(\mathrm{CO_2}) = \frac{11}{306}\text{ mol} \approx 3{,}595 \cdot 10^{-2}\text{ mol}.
\begin{aligned} V(\mathrm{CO_2}) &= \frac{3{,}595 \cdot 10^{-2} \times 8{,}31 \times 443}{1{,}0 \cdot 10^5} \\ &= 1{,}32 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3 = 1{,}32\text{ L} \end{aligned}
\boxed{V(\mathrm{CO_2}) \approx 1{,}3\text{ L}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : diagramme de distribution, pka

a) Pour chaque numéro de courbe de la figure 8, attribuer l'espèce correspondante. b) Déterminer par lecture sur le diagramme. c) Expliquer à quelles valeurs théoriques correspondent les abscisses des points P et Q.

Voir l'indice

Attribuer les courbes selon le comportement asymptotique aux pH extrêmes, lire C_p sur le plateau de l'espèce dominante, et relier P et Q aux \text{p}K_a.

Voir la réponse courte

Attribution des courbes de distribution par acidité décroissante et identification des abscisses de croisement aux \mathrm{p}K_a.

Voir le corrigé complet

a) Attribution des espèces aux différentes courbes :

  • Courbe 4 : droite de pente -1 passant par le point (0,0). Elle correspond à :

    \log\left(\frac{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{c^\circ}\right) = -\mathrm{pH}

    Il s'agit donc de l'espèce \mathbf{H_3O^+}.

  • Courbe 5 : droite de pente +1 passant par le point (14,0). D'après le produit ionique de l'eau K_e = [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+][\mathrm{OH}^-]/c^{\circ 2} = 10^{-14} à 25~^\circ\mathrm{C}, on a :

    \log\left(\frac{[\mathrm{OH}^-]}{c^\circ}\right) = \mathrm{pH} - 14

    Il s'agit donc de l'espèce \mathbf{OH^-}.

  • Courbes 1, 2 et 3 : elles correspondent aux trois espèces dérivées du diphosphate, successives selon l'acidité du milieu :

    • À \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7, la forme la plus protonée est prédominante : la courbe 1 correspond à \mathbf{H_2P_2O_7^{2-}}.
    • Pour \mathrm{p}K_{a1} < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, l'ampholyte est prédominant : la courbe 2 correspond à \mathbf{HP_2O_7^{3-}}.
    • À \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, la forme la plus déprotonée est prédominante : la courbe 3 correspond à \mathbf{P_2O_7^{4-}}.
Numéro de courbe12345
Espèce chimique\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}\mathrm{HP_2O_7^{3-}}\mathrm{P_2O_7^{4-}}\mathrm{H_3O^+}\mathrm{OH^-}

b) Détermination de la concentration totale C_p :

Sur les domaines de prédominance exclusive (par exemple à \mathrm{pH} \le 4 pour \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}, ou à \mathrm{pH} \ge 12 pour \mathrm{P_2O_7^{4-}}), la concentration de l'espèce prédominante tend vers la concentration totale C_p. Le tracé présente alors un plateau horizontal d'ordonnée :

\log\left(\frac{C_p}{c^\circ}\right) \simeq -0{,}45 \pm 0{,}05

On en déduit :

C_p \simeq 10^{-0{,}45} \approx 0{,}35\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_p \approx 0{,}36\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Remarque : cette valeur est en parfait accord avec la quantité introduite en Q31, où n_d \approx 3{,}60\cdot 10^{-2}\text{ mol} dans un volume de 100\text{ mL} donne C_p = \frac{n_d}{V} = 0{,}36\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

c) Signification théorique des points P et Q :

  • Le point \mathrm{P} est le point d'intersection des courbes 1 (\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}) et 2 (\mathrm{HP_2O_7^{3-}}). À cette intersection, les concentrations de l'acide et de sa base conjuguée sont égales :

    [\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]

    D'après la relation d'Henderson-Hasselbalch :

    \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a1} + \log\left(\frac{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}{[\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a1}

    L'abscisse théorique du point \mathrm{P} est donc égale à :

    \boxed{\mathrm{pH_P} = \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7}
  • Le point \mathrm{Q} est le point d'intersection des courbes 2 (\mathrm{HP_2O_7^{3-}}) et 3 (\mathrm{P_2O_7^{4-}}). À cette intersection :

    [\mathrm{HP_2O_7^{3-}}] = [\mathrm{P_2O_7^{4-}}]

    On en déduit de même :

    \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a2} + \log\left(\frac{[\mathrm{P_2O_7^{4-}}]}{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a2}

    L'abscisse théorique du point \mathrm{Q} est donc égale à :

    \boxed{\mathrm{pH_Q} = \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination de Cp et le rattachement des points aux pKa nécessitent une justification étayée.

« Valeur rarement déterminée. Beaucoup de réponses sans réelles justifications. »

« L’association des points aux différents pKa des couples étudiés est souvent réalisée mais les justifications ne sont jamais fournies. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : diagramme de distribution, réaction prépondérante

On réalise l'expérience suivante : un sachet de de levure est dissous dans d'eau. On chauffe pour rendre la réaction (1) totale. Après retour à température ambiante et en négligeant la quantité de dissous restant en solution après dégazage dans l'air, trouver, par lecture en figure 8, le pH de la solution finale obtenue, sachant que, dans cette hypothèse, le pH est déterminé par la seule réaction d'équilibre (a) suivante :

Voir l'indice

Traduire la réaction de dismutation (a) par l'égalité des concentrations [ \text{H}_2\text{P}_2\text{O}_7^{2-} ] = [ \text{P}_2\text{O}_7^{4-} ] et repérer le point d'intersection sur le graphe.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état du système après avancement total de la réaction (1) : les réactifs ayant été introduits en proportions stœchiométriques et le dioxyde de carbone ayant dégazé, l'espèce prépondérante en solution est l'ion monohydrogénodiphosphate \mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-}.
  2. Exploiter la stœchiométrie de la réaction d'équilibre (a) pour établir la relation entre les concentrations des produits formés.
  3. Identifier l'intersection correspondante sur le diagramme de la figure 8 et en déduire le pH de la solution finale.
Voir la réponse courte

L'égalité des concentrations des deux espèces produites par la dismutation impose de lire le pH à l'intersection de leurs courbes.

Voir le corrigé complet

Après cuisson et réaction (1) totale avec dégazage complet de \mathrm{CO}_2, les ions \mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{2-} et \mathrm{HCO}_3^- introduits en proportions stœchiométriques ont été intégralement consommés. L'espèce phosphorée issue de cette réaction est l'ampholyte \mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-}, à la concentration globale C_p \approx 0{,}36\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

L'équilibre régissant la composition de la solution est :

2\,\mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-} \rightleftarrows \mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{2-} + \mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{4-} \quad \text{(a)}

Partant de \mathrm{HP}_2\mathrm{O}_7^{3-} seul, la stœchiométrie de cet équilibre impose l'égalité des concentrations des espèces formées :

\left[\mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{2-}\right] = \left[\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{4-}\right]

Sur la figure 8, cette condition correspond à l'intersection entre :

  • la courbe 1 représentant \log\left[\mathrm{H}_2\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{2-}\right] ;
  • la courbe 3 représentant \log\left[\mathrm{P}_2\mathrm{O}_7^{4-}\right].

On lit directement à l'intersection des courbes 1 et 3 :

\boxed{\mathrm{pH} = 8{,}0}

Résultat

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Partie V : Bronzage sur les plages de la Côte d'Argent et protection solaire

V.1 · La pénétration des rayonnements dans la peau

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : équation de maxwell, approximation des régimes quasi stationnaires

Écrire les équations de Maxwell dans le conducteur dans l'hypothèse d'un milieu localement neutre et à courant de déplacement négligeable devant le courant de conduction.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations de Maxwell en posant \rho = 0 et en négligeant \varepsilon_0 \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} devant \vec{j} = \gamma\vec{E}.

Voir la réponse courte

Écriture des équations de Maxwell avec neutralité locale \rho = 0 et négligence du terme \mu_0\varepsilon_0 \partial\vec{E}/\partial t.

Voir le corrigé complet

Dans le conducteur ohmique modélisant la peau, la densité volumique de courant de conduction est reliée au champ électrique par la loi d'Ohm locale :

\vec{j} = \gamma \vec{E}

Les équations de Maxwell s'écrivent sous les hypothèses de l'énoncé :

  • Équation de Maxwell-Gauss : le milieu étant localement neutre (\rho = 0),

    \operatorname{div}\vec{E} = 0
  • Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \operatorname{div}\vec{B} = 0
  • Équation de Maxwell-Faraday :

    \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}
  • Équation de Maxwell-Ampère : en négligeant le terme de courant de déplacement devant le courant de conduction (\vec{j}_{\text{D}} = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \ll \vec{j}), on a \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j} = \mu_0 \gamma \vec{E}.

Le système d'équations de Maxwell dans ce milieu s'écrit donc :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} \operatorname{div}\vec{E} &= 0 \\ \operatorname{div}\vec{B} &= 0 \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} &= \mu_0 \gamma \vec{E} \end{aligned} \right. }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est impératif de connaître le courant de déplacement et de ne pas négliger à tort le courant de conduction dans un milieu conducteur.

« Cette question nécessitait de connaître le terme " courant de déplacement ". »

« Les candidats qui ont négligé le courant de conduction ont abouti invariablement à l'équation de propagation de d'Alembert, valable pour une onde dans le vide, ce qui ne correspondait pas à la situation étudiée. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : équation de diffusion du champ, effet de peau

Établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ . On rappelle que , où est l'opérateur laplacien vectoriel.

Voir l'indice

Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et substituer le rotationnel de \vec{B} par l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday.
  2. Permuter les dérivations spatiale et temporelle, puis substituer \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} grâce à l'équation de Maxwell-Ampère établie en Q32.
  3. Utiliser l'identité d'analyse vectorielle fournie et la condition de neutralité locale (\operatorname{div}\vec{E} = 0).
Voir la réponse courte

Application du rotationnel de Faraday couplé à la loi d'Ampère pour obtenir l'équation de diffusion \Delta \vec{E} - \mu_0\gamma\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

D'après les équations de Maxwell obtenues à la question Q32, on a :

\begin{aligned} \operatorname{div}\vec{E} &= 0 \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} &= -\frac{\partial\vec{B}}{\partial t} \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} &= \mu_0 \gamma \vec{E} \end{aligned}

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{rot}}\left(-\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\right)

En permutant les opérateurs de dérivation spatiale et temporelle (théorème de Schwarz), il vient :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}\right)

En remplaçant \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} par son expression issue de l'équation de Maxwell-Ampère :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = -\mu_0 \gamma \frac{\partial\vec{E}}{\partial t}

En utilisant l'identité vectorielle rappelée par l'énoncé et la nullité de la divergence du champ électrique (\operatorname{div}\vec{E} = 0), le membre de gauche s'écrit :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E} = -\Delta\vec{E}

On en déduit l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ \vec{E} :

\boxed{\Delta\vec{E} - \mu_0 \gamma \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} = \vec{0}}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, relation de dispersion, épaisseur de peau

a) Préciser la direction de propagation et la polarisation de l'onde. b) Exprimer en fonction de , , et de la longueur d'onde dans le vide . En déduire, en justifiant, l'expression de qui convient. c) Faire apparaître une longueur caractéristique d'évolution de l'amplitude de . Quel nom donne-t-on à ?

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde plane dans l'équation de diffusion, choisir la détermination complexe garantissant l'atténuation dans le demi-espace z>0, et identifier l'épaisseur de peau \delta.

Voir la stratégie
  1. Identifier la dépendance spatiale de la phase complexe pour déduire la direction de propagation et le vecteur champ électrique pour la polarisation.
  2. Injecter la forme d'onde plane dans l'équation de diffusion établie à la question précédente afin d'obtenir la relation de dispersion liant \underline{k}^2 à \omega, puis exprimer \omega en fonction de \lambda.
  3. Choisir le signe de \underline{k} compatible avec la condition aux limites physique en z \to +\infty (absence de divergence de l'amplitude dans un milieu dissipatif passif).
  4. Réécrire le champ sous la forme faisant apparaître \delta et identifier cette grandeur usuelle de l'électrodynamique des conducteurs.
Voir la réponse courte

Recherche de solution harmonique : relation \underline{k}^2 = -i\mu_0\gamma\omega et définition de l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2/(\mu_0\gamma\omega)}.

Voir le corrigé complet

a) Direction de propagation et polarisation

  • La représentation spatio-temporelle fait intervenir le terme \underline{\vec{k}} \cdot \vec{OM} = \underline{k} z : les surfaces d'onde (plans équiphases) sont les plans z = \text{cte}. L'onde se propage donc selon la direction de l'axe (Oz), dans le sens des z croissants (portée par le vecteur \vec{u}_z, de l'air vers la peau).
  • Le champ électrique est colinéaire au vecteur unitaire \vec{u}_x en tout point et à tout instant : il s'agit d'une polarisation rectiligne selon l'axe (Ox).

b) Expression de \underline{k}^2 et détermination de \underline{k}

D'après la question précédente, le champ électrique vérifie dans le milieu l'équation de diffusion :

\Delta \underline{\vec{E}} - \mu_0 \gamma \frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} = \vec{0}

Avec \underline{\vec{E}}(z,t) = E_0 \vec{u}_x \, \mathrm{e}^{i(\omega t - \underline{k} z)}, les dérivations s'écrivent :

\frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} = i\omega \underline{\vec{E}} \quad \text{et} \quad \Delta \underline{\vec{E}} = \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial z^2} = (-i\underline{k})^2 \underline{\vec{E}} = -\underline{k}^2 \underline{\vec{E}}

En reportant dans l'équation aux dérivées partielles :

-\underline{k}^2 - i \mu_0 \gamma \omega = 0 \implies \underline{k}^2 = -i \mu_0 \gamma \omega

En utilisant la relation fournie \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}, on obtient :

\boxed{\underline{k}^2 = -i \frac{2\pi \mu_0 c \gamma}{\lambda}}

Pour en déduire \underline{k}, remarquons que -i = \mathrm{e}^{-i\pi/2} = \left(\frac{1 - i}{\sqrt{2}}\right)^2. Les deux racines complexes de \underline{k}^2 sont donc :

\underline{k} = \pm \sqrt{\frac{\pi \mu_0 c \gamma}{\lambda}} \, (1 - i)

Le facteur spatial du champ s'écrit alors :

\mathrm{e}^{-i \underline{k} z} = \exp\left[ \mp i \sqrt{\frac{\pi \mu_0 c \gamma}{\lambda}} (1 - i) z \right] = \exp\left[ \mp \sqrt{\frac{\pi \mu_0 c \gamma}{\lambda}} z \right] \, \exp\left[ \mp i \sqrt{\frac{\pi \mu_0 c \gamma}{\lambda}} z \right]

Le milieu occupant le demi-espace z > 0, en l'absence de source d'énergie dans la peau, l'amplitude de l'onde doit rester bornée et s'atténuer à mesure que z \to +\infty. Cela impose de retenir une exponentielle réelle décroissante, c'est-à-dire le signe + devant la racine :

\boxed{\underline{k} = \sqrt{\frac{\pi \mu_0 c \gamma}{\lambda}} \, (1 - i)}

c) Longueur caractéristique \delta

En posant la longueur caractéristique :

\boxed{\delta = \sqrt{\frac{\lambda}{\pi \mu_0 c \gamma}} = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}}

le vecteur d'onde complexe se met sous la forme compacte :

\underline{k} = \frac{1 - i}{\delta}

Le champ électrique s'écrit alors :

\underline{\vec{E}}(z, t) = E_0 \, \mathrm{e}^{-z/\delta} \, \mathrm{e}^{i(\omega t - z/\delta)} \, \vec{u}_x

L'amplitude décroît ainsi comme E(z) = E_0 \, \mathrm{e}^{-z/\delta}. On donne à \delta le nom d'épaisseur de peau (ou profondeur de peau, ou encore profondeur de pénétration).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression complexe du vecteur d'onde et la détermination de l'épaisseur de peau doivent être menées avec soin.

« L’expression complexe de k est rarement établie proprement. L’obtention du facteur (1-i) a posé problème à un grand nombre de candidats. »

« Le nom d’épaisseur de peau est connu mais l’expression pas toujours obtenue. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, analyse critique

Expliquer si ce modèle semble conforme à la pénétration différenciée des rayonnements illustrée en figure 9.

Voir l'indice

Comparer la dépendance en longueur d'onde de l'épaisseur de peau (\delta \propto \sqrt{\lambda}) avec la pénétration relative des UVB, UVA et infrarouges.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dépendance de la profondeur de pénétration \delta vis-à-vis de la longueur d'onde \lambda dans le vide à partir du résultat établi à la question précédente.
  2. Ordonner les différents types de rayonnements (UVB, UVA, IR) selon leur longueur d'onde à partir des données du document 1.
  3. Conclure sur la cohérence qualitative entre le modèle ohmique et les observations de la figure 9.
Voir la réponse courte

Comme \delta \propto \sqrt{\lambda}, les ondes de plus grande longueur d'onde pénètrent plus profondément, en accord avec l'illustration.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'épaisseur de peau établie à la question Q34.c :

\delta = \sqrt{\frac{\lambda}{\pi \mu_0 c \gamma}}

Sous l'hypothèse d'une conductivité \gamma uniforme et indépendante de la longueur d'onde, la profondeur caractéristique de pénétration de l'onde dans la peau est directement proportionnelle à \sqrt{\lambda} :

\delta \propto \sqrt{\lambda}

Les gammes de longueurs d'onde fournies par le document 1 indiquent que :

\lambda_{\mathrm{UVB}} \; (290\text{--}320\text{ nm}) < \lambda_{\mathrm{UVA}} \; (320\text{--}400\text{ nm}) < \lambda_{\mathrm{IR}} \; (800\text{--}2\,000\text{ nm})

Le modèle prévoit ainsi un ordre croissant d'épaisseur de pénétration :

\delta_{\mathrm{UVB}} < \delta_{\mathrm{UVA}} < \delta_{\mathrm{IR}}

Or, la figure 9 montre précisément que :

  • les UVB s'atténuent rapidement et n'atteignent que l'épiderme (< 0{,}1\text{ mm}) ;
  • les UVA pénètrent plus profondément jusqu'au derme (0{,}1\text{ mm} à 1\text{ mm}) ;
  • les rayonnements infrarouges, possédant les plus grandes longueurs d'onde, traversent le derme et parviennent jusqu'à l'hypoderme (> 1\text{ mm}).
\boxed{\text{Le modèle est qualitativement conforme à la pénétration différenciée observée sur la figure 9.}}

Résultat

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V.2 · Les filtres solaires inorganiques

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : multiplicité, maille cristalline

Combien de motifs la maille représentée contient-elle ?

Voir l'indice

Dénombrer les atomes de titane (sommets et centre) et d'oxygène (faces et intérieur) en affectant à chacun sa multiplicité cristallographique.

Voir la stratégie

Pour déterminer le nombre de motifs \mathrm{TiO}_2 par maille :

  1. Dénombrer la contribution de chaque type d'ion (\mathrm{Ti}^{4+} en gris clair et \mathrm{O}^{2-} en noir) en tenant compte de leur multiplicité (sommets, faces, intérieur).
  2. En déduire le nombre d'ions de chaque espèce par maille, vérifier l'électroneutralité, puis conclure sur le nombre de motifs formule \mathrm{TiO}_2.
Voir la réponse courte

Dénombrement des atomes de titane et d'oxygène selon leur position dans la maille quadratique pour trouver Z = 2.

Voir le corrigé complet

Dénombrons les ions appartenant en propre à la maille :

  • Ions titane \mathrm{Ti}^{4+} (gris clair) :

    • 8 ions situés aux sommets de la maille, partagés chacun par 8 mailles adjacentes :

      8 \times \frac{1}{8} = 1
    • 1 ion situé au centre de la maille, entièrement à l'intérieur :

      1 \times 1 = 1

      Soit au total :

      N(\mathrm{Ti}^{4+}) = 1 + 1 = 2
  • Ions oxyde \mathrm{O}^{2-} (noir) :

    • 4 ions situés sur les faces verticales, partagés chacun par 2 mailles :

      4 \times \frac{1}{2} = 2
    • 2 ions situés à l'intérieur de la maille :

      2 \times 1 = 2

      Soit au total :

      N(\mathrm{O}^{2-}) = 2 + 2 = 4

On vérifie bien l'électroneutralité globale du cristal :

2 \times (+4) + 4 \times (-2) = 0

La maille contient donc 2 ions \mathrm{Ti}^{4+} et 4 ions \mathrm{O}^{2-}, ce qui correspond à :

\boxed{Z = 2\text{ motifs } \mathrm{TiO}_2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective en raison d'une méconnaissance de la définition d'un motif cristallin.

« La notion de motif est largement incomprise, la réponse juste à cette question n'ayant été apportée qu’exceptionnellement. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique, maille cristalline

Identifier la forme cristallographique de cet échantillon parmi les trois formes proposées. On rappelle la valeur du nombre d'Avogadro : .

Voir l'indice

Calculer la masse volumique théorique \rho = \frac{Z M}{N_A a^2 b} et comparer aux trois valeurs données pour attribuer la variété allotropique.

Voir la stratégie
  1. Calculer la masse volumique théorique \rho associée à la maille cristalline étudiée à partir de sa masse m_{\text{maille}} = \frac{Z \, M(\mathrm{TiO_2})}{N_A} et de son volume V = a^2 b.
  2. Comparer la valeur obtenue à celles fournies pour l'anatase, la brookite et le rutile afin d'identifier la variété allotropique.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse volumique théorique \rho = \frac{Z M}{N_A a^2 c} et identification du rutile par comparaison aux données.

Voir le corrigé complet

La masse molaire du dioxyde de titane \mathrm{TiO_2} vaut :

M(\mathrm{TiO_2}) = M(\mathrm{Ti}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 48 + 2 \times 16 = 80\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 80 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

D'après la figure 10, la maille est un parallélépipède à base carrée de côté a et de hauteur b (système quadratique). Son volume s'exprime donc par :

V = a^2 b

D'après la question Q36, la maille contient Z = 2 motifs \mathrm{TiO_2}. La masse volumique du cristal s'écrit ainsi :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V} = \frac{Z\,M(\mathrm{TiO_2})}{N_A \, a^2 b}

Application numérique avec les données :

  • Z = 2
  • M(\mathrm{TiO_2}) = 80 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • N_A = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • a = 459\text{ pm} = 459 \cdot 10^{-12}\text{ m}
  • b = 296\text{ pm} = 296 \cdot 10^{-12}\text{ m}

On calcule le volume de la maille :

V = (459 \cdot 10^{-12})^2 \times (296 \cdot 10^{-12}) \approx 6{,}236 \cdot 10^{-29}\text{ m}^3

Puis la masse volumique :

\rho = \frac{2 \times 80 \cdot 10^{-3}}{6{,}02 \cdot 10^{23} \times 6{,}236 \cdot 10^{-29}} \approx 4\,262\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \approx 4\,260\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

Cette valeur coïncide parfaitement avec la masse volumique du rutile (4\,260\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}).

\boxed{\text{La forme cristallographique de l'échantillon est le rutile.}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN ; Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : spectre d'absorption, filtre uv

La figure 11 donne les courbes d'absorbance de et de en fonction de la longueur d'onde pour des tailles de particules de l'ordre de . Expliquer les formulations combinées en et en des crèmes solaires.

Voir l'indice

Observer les bandes spectrales d'absorption complémentaire : le \text{TiO}_2 bloque préférentiellement les UVB tandis que le \text{ZnO} absorbe largement dans le domaine UVA.

Voir la stratégie
  1. Mettre en relation les domaines de longueurs d'onde du document 1 (UVB : 290\text{ à }320\text{ nm} et UVA : 320\text{ à }400\text{ nm}) avec les spectres d'absorption de la figure 11.
  2. Identifier les zones d'efficacité spectrale respectives de \mathrm{TiO}_2 et de \mathrm{ZnO} pour justifier la complémentarité de leur association.
Voir la réponse courte

Constat de la complémentarité des domaines spectraux d'absorption de \mathrm{TiO}_2 (UV-B) et \mathrm{ZnO} (UV-A) sur les courbes fournies.

Voir le corrigé complet

D'après le document 1, le rayonnement solaire ultraviolet qui parvient à la surface de la Terre se décompose en deux bandes spectrales :

  • les UVB (\lambda \in [290\,;\,320]\text{ nm}), responsables des brûlures et des coups de soleil ;
  • les UVA (\lambda \in [320\,;\,400]\text{ nm}), plus pénétrants, responsables du vieillissement prématuré et de l'apparition de cancers cutanés.

L'analyse de la figure 11 montre que :

  • Le dioxyde de titane \mathrm{TiO}_2 (courbe en trait plein) présente une forte absorbance dans le domaine des UVB (pic autour de 310\text{ nm}), mais son pouvoir absorbant décroît très rapidement dans les UVA, devenant médiocre au-delà de 340\text{ nm}.
  • L'oxyde de zinc \mathrm{ZnO} (courbe en tirets) conserve une absorbance élevée et constante sur une large partie du spectre UVA (jusqu'à environ 380\text{ nm}), domaine dans lequel \mathrm{TiO}_2 absorbe nettement moins. En contrepartie, son absorbance dans les UVB est inférieure à celle du dioxyde de titane.
\boxed{\text{La combinaison de }\mathrm{TiO}_2\text{ et de }\mathrm{ZnO}\text{ offre une protection à large spectre en couvrant conjointement les UVB et les UVA.}}

Résultat

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V.3 · Des anti-oxydants dans les crèmes solaires

Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : concentration molaire

Calculer les concentrations en quantité de matière et des solutions (i) et (t) en diiode et en ion thiosulfate .

Voir l'indice

Calculer les concentrations molaires par C = m / (M V) pour chacune des deux solutions étalons préparées.

Voir la réponse courte

Calcul classique des concentrations molaires à partir des pesées de soluté et des volumes des fioles jaugées.

Voir le corrigé complet

Les masses molaires des espèces dissoutes se calculent à partir des données de l'énoncé :

\begin{aligned} M(\mathrm{I}_2) &= 2 \times M(\mathrm{I}) = 2 \times 127 = 254\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, \\ M(\mathrm{Na}_2\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3) &= 2 \times M(\mathrm{Na}) + 2 \times M(\mathrm{S}) + 3 \times M(\mathrm{O}) \\ &= 2 \times 23 + 2 \times 32 + 3 \times 16 = 158\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}. \end{aligned}

Concentration en diiode de la solution (i) : La solution (i) est préparée par dissolution d'une masse m_i = 1{,}250\text{ g} de cristaux de diiode dans une fiole jaugée de volume V_0 = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L}. La concentration en quantité de matière apportée en diiode est :

C_i = \frac{n_i}{V_0} = \frac{m_i}{M(\mathrm{I}_2)\,V_0}

Soit numériquement :

C_i = \frac{1{,}250}{254 \times 0{,}100} \approx 4{,}92 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_i = 4{,}92 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Concentration en ion thiosulfate de la solution (t) : Le thiosulfate de sodium est un solide ionique qui se dissout totalement dans l'eau selon l'équation :

\mathrm{Na}_2\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3(\mathrm{s}) \longrightarrow 2\,\mathrm{Na}^+(\mathrm{aq}) + \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}(\mathrm{aq})

Une mole de \mathrm{Na}_2\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3 libère donc une mole d'ions thiosulfate \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}, d'où [\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}] = C_t :

C_t = \frac{n_t}{V_0} = \frac{m_t}{M(\mathrm{Na}_2\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3)\,V_0}

Avec m_t = 1{,}500\text{ g} et V_0 = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L} :

C_t = \frac{1{,}500}{158 \times 0{,}100} \approx 9{,}49 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_t = 9{,}49 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul élémentaire d'une concentration molaire doit être parfaitement maîtrisé.

« Trop peu de candidats savent calculer la valeur d’une concentration molaire ! »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles

Notions : dosage indirect, réaction d'oxydoréduction

Écrire l'équation bilan de la réaction (supposée totale) se produisant dans l'erlenmeyer avant l'étape de dosage, puis écrire l'équation bilan de la réaction de dosage.

Voir l'indice

Écrire les deux équations d'oxydoréduction à l'aide des couples rédox fournis en équilibrant les électrons échangés.

Voir la stratégie
  1. Identifier les couples d'oxydoréduction mis en jeu pour la première réaction à partir des potentiels standard fournis (E^\circ(\mathrm{I_2/I^-}) > E^\circ(\mathrm{C_6H_6O_6/C_6H_8O_6})) et écrire les demi-équations électroniques correspondantes.
  2. Procéder de même pour la réaction de dosage du diiode en excès par les ions thiosulfate (E^\circ(\mathrm{I_2/I^-}) > E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-}/S_2O_3^{2-}})).
Voir la réponse courte

Écriture des deux équations rédox : oxydation de l'acide ascorbique par le diiode, puis titrage du diiode en excès par le thiosulfate.

Voir le corrigé complet

1. Réaction avant le dosage (oxydation de l'acide ascorbique par le diiode)

L'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6} réagit avec le diiode \mathrm{I_2} introduit en excès. Les demi-équations électroniques associées aux deux couples sont :

\begin{aligned} \mathrm{C_6H_8O_6} &\rightleftharpoons \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{H^+} + 2\,\mathrm{e^-} \\ \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{e^-} &\rightleftharpoons 2\,\mathrm{I^-} \end{aligned}

Puisque E^\circ(\mathrm{I_2 / I^-}) = 0{,}54\text{ V} > E^\circ(\mathrm{C_6H_6O_6 / C_6H_8O_6}) = 0{,}13\text{ V}, la réaction est thermodynamiquement très favorisée (et supposée totale). Son équation-bilan s'écrit :

\boxed{\mathrm{C_6H_8O_6} + \mathrm{I_2} \longrightarrow \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{I^-} + 2\,\mathrm{H^+}}

(ou sous forme hydratée : \mathrm{C_6H_8O_6} + \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{H_2O} \longrightarrow \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{I^-} + 2\,\mathrm{H_3O^+}).

2. Réaction de dosage (titrage du diiode en excès par le thiosulfate)

Le diiode résiduel en excès est titré par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}}. Les demi-équations électroniques sont :

\begin{aligned} \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{e^-} &\rightleftharpoons 2\,\mathrm{I^-} \\ 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} &\rightleftharpoons \mathrm{S_4O_6^{2-}} + 2\,\mathrm{e^-} \end{aligned}

Comme E^\circ(\mathrm{I_2 / I^-}) = 0{,}54\text{ V} > E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-} / S_2O_3^{2-}}) = 0{,}08\text{ V}, la réaction est quasi-totale et rapide. L'équation-bilan de la réaction de dosage est :

\boxed{\mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} \longrightarrow 2\,\mathrm{I^-} + \mathrm{S_4O_6^{2-}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une équation bilan de réaction ne doit jamais faire apparaître d'électrons.

« Les équations de réaction sont rarement obtenues. De plus certaines d’entre elles font apparaître des électrons ! »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : dosage en retour, équivalence

Exprimer en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Établir le bilan molaire du titrage en retour : la quantité initiale de diiode est partagée entre la réaction avec l'acide ascorbique et celle avec le thiosulfate.

Voir la stratégie

Il s'agit d'un titrage indirect (par retour) :

  1. Déterminer la quantité de diiode introduite initialement dans l'erlenmeyer.
  2. Exprimer la quantité de diiode consommée par l'acide ascorbique à l'aide de la stœchiométrie de la première réaction.
  3. Relier la quantité de diiode résiduelle (en excès) à la quantité d'ions thiosulfate versée à l'équivalence grâce à la stœchiométrie de la réaction de dosage.
Voir la réponse courte

Relation du dosage en retour : n_a = n(\mathrm{I}_2)_{\mathrm{init}} - n(\mathrm{I}_2)_{\mathrm{excès}} = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t.

Voir le corrigé complet

Dans l'erlenmeyer, la quantité initiale de diiode apportée par le volume V_i de solution (i) vaut :

n_{\mathrm{I}_2,0} = C_i V_i

D'après l'équation bilan établie à la question Q40, la réaction entre l'acide ascorbique et le diiode présente des nombres stœchiométriques égaux à l'unité :

\mathrm{C_6H_8O_6} + \mathrm{I_2} \longrightarrow \mathrm{C_6H_6O_6} + 2\,\mathrm{I^-} + 2\,\mathrm{H^+}

La quantité de diiode consommée par les n_a moles d'acide ascorbique est donc égale à n_a. La quantité de diiode en excès restante après cette première transformation est :

n_{\mathrm{I}_2,\text{excès}} = n_{\mathrm{I}_2,0} - n_a = C_i V_i - n_a

Ce diiode en excès est ensuite dosé par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}} selon la réaction :

\mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} \longrightarrow 2\,\mathrm{I^-} + \mathrm{S_4O_6^{2-}}

À l'équivalence du titrage, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

\frac{n(\mathrm{S_2O_3^{2-}})_{\text{versé}}}{2} = \frac{n_{\mathrm{I}_2,\text{excès}}}{1}

soit :

\frac{C_t V_t}{2} = C_i V_i - n_a

On en déduit l'expression de la quantité de matière n_a d'acide ascorbique :

\boxed{n_a = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Établissez avec rigueur la relation à l'équivalence en tenant compte des coefficients stœchiométriques.

« L’écriture de la relation d’équivalence est rarement réalisée et ne fait pas toujours intervenir les coefficients stœchiométriques attendus. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : degré de pureté, titre massique

Déterminer le degré de pureté de (p) défini par la fraction massique de (p) en acide ascorbique.

Voir l'indice

Rapporter la masse d'acide ascorbique présente dans l'échantillon à la masse totale de poudre prélevée.

Voir la stratégie
  1. Calculer la quantité de matière n_a d'acide ascorbique présente dans la prise d'essai de volume V_a = 20{,}0\text{ mL} à l'aide de l'expression établie en Q41.
  2. En déduire la quantité de matière totale, puis la masse correspondante d'acide ascorbique dans les V_{\text{sol}} = 100\text{ mL} de solution préparée à partir des m_p = 500\text{ mg} de poudre (p).
  3. Calculer le degré de pureté (fraction massique) w = \frac{m_{\text{acide}}}{m_p}.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse d'acide ascorbique m_a = n_a M_a et quotient par la masse d'échantillon analysé pour trouver la pureté.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q41, la quantité de matière d'acide ascorbique dans la prise d'essai de volume V_a = 20{,}0\text{ mL} s'écrit :

n_a = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t

Avec les concentrations calculées en Q39 :

\begin{aligned} C_i &= \frac{m_i}{M(\mathrm{I_2}) V_{\text{sol}}} = \frac{1{,}250}{254 \times 0{,}100} \approx 4{,}921 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ C_t &= \frac{m_t}{M(\mathrm{Na_2S_2O_3}) V_{\text{sol}}} = \frac{1{,}500}{158 \times 0{,}100} \approx 9{,}494 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

et les volumes V_i = 30{,}0\text{ mL} = 30{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ L} et V_t = 19{,}4\text{ mL} = 19{,}4 \cdot 10^{-3}\text{ L}, on obtient :

\begin{aligned} n_a &= 4{,}921 \cdot 10^{-2} \times 30{,}0 \cdot 10^{-3} - \frac{1}{2} \times 9{,}494 \cdot 10^{-2} \times 19{,}4 \cdot 10^{-3} \\ &= 1{,}476 \cdot 10^{-3} - 0{,}921 \cdot 10^{-3} \\ &= 5{,}55 \cdot 10^{-4}\text{ mol} \end{aligned}

La masse molaire de l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6} vaut :

M(\mathrm{C_6H_8O_6}) = 6 \times 12 + 8 \times 1 + 6 \times 16 = 176\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité totale d'acide ascorbique contenue dans les V_{\text{sol}} = 100\text{ mL} de solution préparée à partir de la masse m_p = 500\text{ mg} = 0{,}500\text{ g} de poudre est :

n_{\text{tot}} = n_a \times \frac{V_{\text{sol}}}{V_a} = 5{,}55 \cdot 10^{-4} \times \frac{100}{20{,}0} = 2{,}78 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

La masse d'acide ascorbique correspondante dans la poudre est donc :

m_{\text{acide}} = n_{\text{tot}} \cdot M(\mathrm{C_6H_8O_6}) = 2{,}78 \cdot 10^{-3} \times 176 \approx 0{,}489\text{ g} = 489\text{ mg}

Le degré de pureté de la poudre (p) est la fraction massique en acide ascorbique :

w = \frac{m_{\text{acide}}}{m_p} = \frac{n_a M(\mathrm{C_6H_8O_6}) V_{\text{sol}}}{m_p V_a}

Numériquement :

w = \frac{0{,}489}{0{,}500} \approx 0{,}978 = 97{,}8\,\%
\boxed{w \approx 98\,\%}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Circuits électriques et régimes transitoires (15 % des questions, partie I), Thermodynamique chimique et équilibres (14 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (13 %, partie III). Plus ponctuellement : Changements d'état du corps pur, Mécanique du solide, Acide-base, précipitation, complexation, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Titrages…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 31 questions sur 42 (74 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q18 à Q26), la partie IV en entier (Q27 à Q31), la sous-partie V.2 (Q36 à Q38) et la sous-partie V.3 (Q39 à Q42). Avec les autres programmes de première année : 31 en PCSI, 31 en PTSI, 21 en MP2I, 29 en TSI1 et 21 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q15 (hydrodistillation), Q20 (énergie mécanique), Q25 (mise à l'échelle), Q26 (modélisation de la marche), Q27 (constante d'équilibre) et Q34 (effet de peau).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?

Questions de cours : Q1 (potentiel chimique), Q3 (loi d'ohm locale), Q10 (diagramme de phase), Q19 (isochronisme), Q21 (théorème de l'énergie mécanique), Q30 (diagramme de distribution), Q32 (équation de maxwell), Q34 (effet de peau)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q17 (enthalpie standard de réaction), Q18 (théorème du moment cinétique), Q33 (équation de diffusion du champ) et Q36 (multiplicité).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 42), par exemple : Q1 à Q14, Q16, Q19, Q21, Q23, Q24, Q28 à Q30, Q32, Q33 et Q35 à Q42. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q22.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que le sujet a été globalement bien balayé et qu'il récompensait un profil équilibré entre physique et chimie, pour une moyenne de 9,80. Écart-type : 3,84 (6 431 présents).

Quelle définition du potentiel chimique est attendue en Q1 ?

L'enthalpie libre molaire du corps pur : pour l'eau pure sous la température T et la pression P, on pose \mu(T,P) = G(T,P,n)/n = G_{\mathrm{m}}(T,P). Le jury sanctionne les expressions parachutées dépendant de l'activité ou de la pression de référence.

Pourquoi la durée de la phase oscillante vaut-elle une demi-période en Q19 ?

La jambe n'effectue qu'un aller simple vers l'avant lors de l'enjambée, et non un aller-retour complet. La durée de cette phase d'oscillation correspond donc à une demi-période propre du pendule, soit \tau_{\mathrm{os}} = T_0/2 = \pi/\omega_{\mathrm{os}}.

Comment dénombrer les motifs d'oxyde de titane dans la maille en Q36 ?

Le motif cristallin est l'entité formulaire \mathrm{TiO}_2. Le décompte dans la maille donne 2 atomes de titane (8 \times 1/8 + 1) et 4 atomes d'oxygène (4 \times 1/2 + 2), ce qui correspond à Z = 2 motifs \mathrm{TiO}_2.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.